00:00Trois semaines et deux jours après l'âge de fer, voici, avec quelques jours d'avance,
00:04le deuxième volet du diptyque d'Antonin Baudry consacré au général de Gaulle.
00:08C'est la bataille de Gaulle. J'écris ton nom.
00:22Messieurs, nous savons tous ce que cela signifie.
00:25Le film démarre en janvier 1943.
00:27Le prologue donne un petit peu le ton du film, c'est-à-dire que le général de Gaulle va
00:32être un petit peu en retrait,
00:33de manière un peu paradoxale, mais je trouve assez intelligente dans la narration du film.
00:38Un des personnages clés du film, c'est le général Leclerc, qu'on voyait assez peu dans le premier volet.
00:42C'est toujours Niels Schneider qui le joue.
00:44Le personnage est vraiment intéressant parce que ça rappelle qu'il y a vraiment une mystique autour du général de
00:50Gaulle.
00:51Le général de Gaulle avait vraiment la mystique de la France libre, une certaine idée de la France,
00:54et il n'y avait plus mystique que lui. C'est vraiment comme ça que le joue Niels Schneider.
00:58Il est totalement possédé. La vision de Jean Moulin est assez belle aussi.
01:01Elle n'est pas hyper héroïque. C'est un homme qui se bat, qui croit en ses convictions,
01:06qui, avec une certaine rouerie, va essayer peut-être de faire une espèce de fake news
01:10pour pouvoir faire avancer sa cause et aider le combat du général de Gaulle.
01:14Et ce qui est assez réussi, c'est qu'il y a aussi la présence de ce personnage fictif que
01:18joue Anna-Maria Bartolomei et qu'elle joue avec beaucoup d'énergie.
01:23Et ce qui rappelle aussi que, ce qu'on voyait déjà dans le premier volet, dans l'idée de résistance
01:28et de la France libre, il y a le rôle prépondérant de la jeunesse.
01:31Je rejoins Samuel notamment sur le fait qu'Anna-Maria Bartolomei est très, très bien dans le film.
01:37En revanche, moi, je suis tracassée par l'irruption de personnages fictifs quand on choisit de consacrer cinq heures de
01:45film aux années 1940-1945 du général de Gaulle.
01:49Je ne vois pas bien l'intérêt d'inventer des personnages pour des raisons romanesques ou des raisons de cinéma
01:55ou pour qu'il y ait un rôle féminin ou pour qu'il y ait des jeunes.
01:58Je trouve que c'est un peu compliqué quand on vit dans un temps de post-vérité où, finalement, tous
02:05les révisionnismes sont possibles et à craindre.
02:09Je pense qu'il faut être un petit peu précis. Cela étant, je trouve le film assez réussi, assez emballant.
02:15On ne savait pas trop sur quel pied danser avec le premier volet, avec ses ruptures de ton, son côté
02:21un petit peu BD,
02:21et puis, en même temps, Birakem, les scènes de bataille, etc.
02:26Une sorte d'exaltation patriote avec, comme disait Samuel, une certaine idée de la France.
02:32Et je trouve que là, l'unité du film fonctionne mieux, même s'il reste des moments un peu drôles.
02:39Ce n'est pas anodin de donner le rôle du général Giraud à Thierry Lhermitte, qui est un acteur de
02:44comédie qu'on adore.
02:45Et là, qui campe ce général qui est une sorte de marionnette des Américains.
02:50Et il le fait vraiment très, très bien.
02:52Il y a une séquence où De Gaulle l'embrasse.
02:55La tête de l'ermite, à ce moment-là, c'est une des petites choses un peu drôles du film.
02:59Et d'un film qui est, par ailleurs, assez poignant.
03:02Ça, je m'y attends des moins.
03:03Comment on arrive à galvaniser des troupes ?
03:05Eh bien, il faut des mots.
03:06Il faut notamment les mots du général Leclerc,
03:09qui vont parcourir, en fait, abolir les distances et galvaniser non seulement ces troupes, mais aussi toute la résistance.
03:19Et même De Gaulle, ces mots, la France libre est invaincue et nos enfants n'auront pas honte de nous.
03:25Eh bien, ça leur donne de la force et ça donne beaucoup d'émotion au film.
03:29Je trouve que cette image de Leclerc, par ailleurs, c'est Neil Schneider, tout sec, avec sa canne,
03:35il a presque dans les scènes de désert un petit côté Mad Max, un peu de méga beau gosse de
03:40la deuxième DB.
03:41Et franchement, il donne quelque chose d'assez poignant au film.
03:47Ça marche très, très bien, cette incarnation.
03:49Oui, Marie a raison.
03:50Moi, je trouve comme elle que le deuxième film est plus réussi que le premier parce qu'il a choisi
03:55son camp, si j'ose dire.
03:56C'est-à-dire que vraiment le premier, on sentait le film et l'acteur principal un petit peu écartelés
04:03entre deux visions possibles, deux tons possibles.
04:06Il y avait une dimension, comme l'a dit Marie, un peu BD, cartoonesque et presque farcesque, d'une certaine
04:10manière.
04:11Et puis, la dimension lyrique, épique, que représentait parfaitement la bataille de Bir Hakeim.
04:17Là, on est vraiment dans la dimension lyrique, épique, tragique même.
04:24On pourrait dire que le film était plus balisé comme ça, mais je trouve qu'il fonctionne mieux.
04:27Le film révèle des choses qu'on a peut-être un peu oubliées ou que le cinéma n'a pas
04:33toujours racontées de cette façon.
04:35C'est en ça, je trouve, que le deuxième volet est très intéressant.
04:38Par exemple, la France a un allié qui pourrait être un ennemi presque et qui s'appelle les États-Unis.
04:46Et cette bataille vraiment d'idéaux et de l'idée qu'on se fait d'un pays prend une place
04:56prépondérante dans le film.
04:58Et je dois dire, je n'ai pas à souvenir de beaucoup de films consacrés à la Deuxième Guerre mondiale
05:04qui m'aient raconté ça sous cet angle-là.
05:06La bataille de Gaulle, j'écris ton nom, c'est mieux que l'âge de fer, c'est bien.
05:10La bataille de Gaulle, j'écris ton nom, merci Paul-Éloire, c'est bien.
05:14Arriving on the scene is the General Giraud who will lead the French forces into battle.
05:19L'armée du General Giraud reprend la main.
05:23Vous ne comprenez rien à la politique.
05:25Giraud est une marionnette des Américains.
05:27Vous ne pouvez pas obstacler la guerre, General De Gaulle.
05:30Il n'y aura jamais aucun accord entre lui et moi.
05:33I cannot deal with this crazy man.
05:35I cannot deal with this mad man.
05:40Les résistants doivent s'unir.
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