- il y a 2 mois
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Télématin reçoit Michel Boujenah pour la 42ème édition du Festival de Ramatuelle.
Télématin reçoit Michel Boujenah pour la 42ème édition du Festival de Ramatuelle.
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00:00Une tradition quand se profilent les vacances.
00:03En général, quand on en parle dans cette émission,
00:05ça veut dire que les beaux jours sont là.
00:06Le festival de Ramatuel.
00:09Accueillons le directeur artistique de ce festival,
00:12M. Michel Bougna.
00:14Viens voir les comédiens, voir les musiques.
00:18Bonjour Michel.
00:20On aime bien vous voir en fait.
00:22Parce que quand vous venez nous voir,
00:23on sait qu'on va annoncer le festival de Ramatuel dans le Var
00:26du 29 juillet au 12 août.
00:2942e édition et on l'adore ce festival.
00:32Il est en plein air, des petits coussins rouges.
00:35Le théâtre est sublime.
00:37C'est la réplique du Théâtre d'Épidore.
00:39On voit bien de partout.
00:41C'est magique, c'est un endroit magique.
00:44La première fois que j'ai joué là-bas,
00:45je suis sorti de scène.
00:46A l'époque, c'était Jean-Claude Briali,
00:48le créateur, avec Jacqueline Franjou.
00:50Je suis sorti de scène en disant...
00:52J'étais rincé.
00:53J'ai dit, je joue demain ou pas ?
00:56C'était tellement bouleversant.
00:58Je ne voulais pas sortir de scène.
00:59Les artistes ne jouent qu'un soir.
01:01On va détailler la programmation.
01:02Vous allez tout nous dire.
01:03Mais on commence par le questionnaire.
01:04Ça s'appelle du tac au tac, Michel.
01:06Ça n'existe pas avec moi.
01:07Allez-y.
01:07C'est très bien que je réponds longuement à n'importe quoi.
01:09C'est ça le problème.
01:10Normalement, je m'en fous.
01:11Allez-y.
01:11Vous allez me faire des longueurs ?
01:13Non, je vais faire tac, tac, tac.
01:15Allez-y.
01:15On y va.
01:16Le chrono est parti.
01:17Michel, le matin,
01:17combien de temps vous passez dans votre salle de bain ?
01:21Cinq minutes.
01:22En vous rasant, à quoi ou à qui pensez-vous ?
01:25À ne pas me couper.
01:27Le temps qui passe vous inspire quoi ?
01:29La plus grande angoisse de ma vie.
01:31Je suis en retard.
01:32Je suis comme le lapin de...
01:34Dany Sopiné.
01:36Quelle est votre plus grande phobie ?
01:39À la police.
01:43Ah oui ?
01:44Pourquoi ?
01:45Parce que j'ai toujours peur qu'on m'arrête et que je n'ai pas les papiers.
01:48Ah oui.
01:48Mais il suffit de prendre les papiers.
01:49Vous arrivez souvent.
01:50Oui, je sais.
01:50La peur de l'uniforme.
01:51Je vérifie tout le temps.
01:53La loi me fait peur.
01:55Non, mais parce que vous savez, quand je suis arrivé en France...
01:57Attention, c'est long, Michel.
01:58Votre juron préféré au volant ?
02:03Allez-y.
02:03Non, je vais vous dire.
02:05Oui.
02:05Non, c'est ce qu'on me fait à moi.
02:07C'est-à-dire, quand je fais une connerie en voiture, ce qui m'arrive souvent, parce
02:09que je ne suis pas présent tout le temps, le mec me fait enculer.
02:14Je fais des promesses.
02:15Toujours des promesses.
02:17Et enfin, Michel, le don de la nature que vous auriez aimé avoir.
02:22Il faut être intelligent.
02:25Bon, merci.
02:26Bon, je vous ai interrompu parce qu'il fallait que je vous posais des questions.
02:28Mais du coup, vous racontiez quand vous êtes arrivé en France.
02:31Non, non.
02:31Quand je suis arrivé en France, j'avais une carte de séjour.
02:33Oui.
02:33À l'époque, c'était très compliqué.
02:35Il fallait aller à la préfecture.
02:35On restait toute la journée assis par terre et tout ça.
02:38Et je peux vous dire que quand j'avais le renouvellement de la carte de séjour,
02:40ce n'est pas que je la gardais.
02:42Vous la vénériez.
02:43Oui.
02:44J'aurais voulu en avoir 15 exemplaires.
02:46Donc, j'ai gardé ça avec les papiers.
02:50Je suis tout le temps angoissé en me disant où sont mes papiers ?
02:52Je sais qu'ils sont dans un tiroir précis.
02:55C'est un truc bon de gosse.
02:57C'est très bien.
02:5942e édition du Festival de Ramatuel.
03:01On vous l'a dit, ce sera du 29 juillet au 12 août.
03:03Alors, belle programmation.
03:04On va y revenir.
03:05Voici quelques artistes en images qui vont s'y produire.
03:10Bonjour, oui, ça va, je vous remercie, ça va bien ?
03:13Ça va, je suis désolée comme je suis un peu sous l'eau.
03:16Je n'ai pas...
03:17C'est le monde, c'est ça ?
03:18Ah non.
03:20Non.
03:20Télerma.
03:21Non.
03:21C'est côté santé.
03:23Il ne vous l'a pas dit, votre assistant ?
03:26Non, justement, parce que nous, je n'ai pas vu le spectacle personnellement, mais nous,
03:30à l'Ariane Action, on travaille sur la polyarthrite précoce et il paraît que c'est votre truc.
03:35Il paraît que vous le dites dans votre spectacle.
03:51Montessori, ils vont tout t'expliquer.
03:54Une fois que tu leur as donné ton PEL, ils t'expliquent tout.
03:59Ça nous fait un petit peu chier.
04:01Non, on sait que c'est pour la petite, mais ça nous fait chier, c'est les deux en même
04:04temps.
04:04Voilà, ça s'appelle le Mixed Feelings.
04:07L'école Montessori va t'expliquer que l'enfant d'aujourd'hui peut dormir où il veut dans la maison,
04:11tant qu'il dort, c'est bon.
04:13C'est un peu chier si c'est ça, comme je me suis cassé le cul à monter un lit
04:16tout seul sans la notice.
04:20Regardez, ce ne sont que quelques spectacles, on ne peut pas tous les mettre,
04:23mais il y a Lambert Wilson, il y a Manu Payet, il y a le bourgeois gentilhomme.
04:26Il y a vous, vous serez aussi dans votre propre festival ?
04:29Oui, oui, j'aime pas ça, mais...
04:30Toute la famille que j'aime.
04:31Oui, j'aime pas trop jouer dans le festival de Rome Actuelle, pas parce que j'aime pas ça,
04:35mais étant directeur artistique, je trouve que ça fait un peu redondant que de me programmer moi-même.
04:41Mais Mme Franjou, la présidente du festival, si je joue pas quand elle voit le spectacle et qu'elle l
04:48'aime,
04:49c'est un spectacle très drôle.
04:51Je me suis énormément amusé à jouer à Paris aux variétés pendant plus de 4 mois, c'était super.
04:57Et je suis très content de le jouer à Manu Payet, je suis très content de partir en tournée avec,
05:00je suis très content, mes partenaires, je les adore.
05:03C'est bien, c'est mieux pour nous.
05:04Non mais, vous savez, moi j'ai l'habitude de jouer seul.
05:07C'est vrai, c'est vrai.
05:08Donc, de me retrouver, je l'ai vécu quand j'ai joué la VAR il y a 2, 3, 4
05:14ans,
05:15et là, de jouer avec ses comédiens et ses comédiennes, c'est un bonheur pour moi.
05:22Vous savez, je suis comme un gosse qui sort de chez lui, et qui va en vacances.
05:27C'est pour ça que j'ai un fou rire par jour.
05:28Ah oui, c'est bien.
05:29Ah non, mais c'est une catastrophe.
05:31Ah non, mais ça c'est bien.
05:31Ah oui, mais non, sur scène.
05:32Ah non, mais c'est une catastrophe.
05:33Mais c'est pas trafiqué, hein.
05:35Ouais.
05:35C'est pas trafiqué.
05:36C'est heureux.
05:36À un moment donné, je fais le fou, par exemple.
05:39Ils veulent me faire passer pour fou, d'accord ?
05:41Oui.
05:42Et après, je comprends qu'ils veulent me faire passer, mes enfants, pour me déshériter.
05:45Et, ouais, vous savez, ils sont pas sympathiques.
05:48Et donc, quand je comprends ça, je décide, moi, de faire le fou.
05:52De simuler la folie.
05:53De simuler la folie.
05:54Pour moi, ça, faire ça, c'est un cadeau.
05:58Je peux tout faire.
05:59Je peux prendre l'accent allemand.
06:01Je peux changer le texte.
06:02Je suis fou.
06:04Mais vous pouvez changer d'un soir à l'autre, par exemple.
06:05Ah ben, il m'arrive de...
06:07Mais oui, parce que je deviens fou.
06:08Donc, voilà.
06:10Et eux, ils...
06:11Alors, parfois, je me fais disputer, parce que je vais trop loin.
06:15Mais c'est un bonheur.
06:19J'aime tellement ce métier.
06:21C'est tellement bouleversant d'entendre les gens rire.
06:23Ah ben oui.
06:24Je peux pas...
06:25Je peux pas vous dire à quel point est-ce que ça me fait physiquement.
06:28Ah oui.
06:29Ah oui, oui, c'est physique, c'est...
06:31C'est orgasmique.
06:33Exact.
06:33Non, mais certains l'ont dit.
06:34Ben si, on peut dire, je crois que certains l'ont dit.
06:36J'osais pas le dire.
06:37Donc, on le dit.
06:37C'est un plaisir aussi fort que de faire l'amour quand on fait l'amour...
06:43Oui.
06:43C'est bien.
06:44Quand on est heureux, quoi.
06:46C'est bien.
06:48Un mot de la programmation.
06:49On va pas développer.
06:51On peut ne pas développer.
06:53On s'est compris, Michel.
06:55Non, mais...
06:56Faites-le avec l'accent maintenant.
06:57Ça passe bien, peut-être.
06:59Quand on va la programmation, donc, il y a des chanteurs, il y a des humoristes, il y a des
07:02pièces de théâtre.
07:03Vous tenez, on est d'accord, dans ce festival, il faut tous les genres.
07:07C'est son ADN à ce festival.
07:09C'est de montrer que, sur une scène, tout le monde peut jouer.
07:13Il n'y a pas d'ostracisme.
07:15Il n'y a pas de dire, j'ai ça et pas autre chose.
07:17Il y a de la musique classique, il y a de la variète, il y a tout.
07:19Il y a même des ballets.
07:22Donc, il est important de raconter que le spectacle vivant, c'est le spectacle vivant.
07:27À partir du moment où on défend une idée du spectacle vivant, c'est-à-dire qu'on ne fait
07:31pas n'importe quoi.
07:32Enfin, on essaye de ne pas faire n'importe quoi.
07:33Le 12 août, il y aura Benabar.
07:35Tiens, on écoute Benabar qui va clôturer ce festival.
07:37Absolument.
07:37Benabar, à chaque fois, c'est quand même...
07:40C'est toujours un spectacle avec beaucoup d'enthousiasme et d'entrain, les spectacles de Benabar.
07:46Et on rappelle la tradition des coussins rouges.
07:48Rappelez-nous la tradition des coussins.
07:50La première fois qu'on joue à Ramatuel et que ça se passe bien, le public jette les coussins.
07:56Quand ça arrive à la première fois, on se dit « Mon Dieu, j'ai fait un bide ».
07:58Donc, on les a même changés parce qu'ils sont un peu plus mous qu'avant.
08:05On a eu des jambes dans le public.
08:08Parce que les jambes de tout en haut, ils jettent.
08:10Et parfois, ça tombe sur les premiers rangs.
08:12Mais il y a mille spectateurs.
08:16Donc, mille coussins.
08:17Mais c'est très beau.
08:19Mais vous avez dit un truc, pardon, d'un mot.
08:20Je ne savais pas.
08:21Si vous êtes déjà produit à Ramatuel, il n'y a plus de lancée de coussins.
08:24Si, si, si, si.
08:24Non, je voulais dire, la première fois, vous êtes tellement…
08:27Moi, j'ai vu des acteurs ou des chanteurs à qui je n'avais pas dit.
08:31Ils ont cru que c'était comme des tomates, c'est ça ?
08:32Mais c'est mon kiff, moi.
08:34Je ne leur dis pas.
08:36Et puis, ils sont surpris.
08:37Ils ne comprennent pas ce qu'il se passe.
08:37Ils pensent que c'est l'inverse, en fait.
08:38Mais maintenant, tout le monde le sait.
08:41Mais c'est très joli.
08:43C'est très beau à voir.
08:46Quand vous êtes dans la salle, ou sur scène d'ailleurs,
08:49et que vous voyez tous les coussins voler comme ça dans le ciel,
08:52c'est magique.
08:53Mais c'est un lieu magique pour ceux qui n'ont jamais été au Festival de Ramatuel.
08:56Il faut aller une fois dans sa vie.
08:58Il y a des théâtres qui…
08:59On a les écrans qui clignotent.
09:00Ils ont chaud.
09:01Vous avez été, vous, dans une maison,
09:03et vous rentrez dans cette maison et vous dites
09:04« Mon Dieu, ce que je me sens bien ».
09:06Ah bah oui.
09:07Bon, bah oui.
09:07Eh bien, c'est pareil avec ce théâtre.
09:09Il y a des théâtres que j'ai croisés dans ma vie
09:11où je ne voulais plus partir.
09:12Le théâtre des variétés,
09:15j'ai joué deux fois dans ce théâtre,
09:17c'est une merveille.
09:18Je ne veux plus partir.
09:19Ah oui.
09:19C'est chez vous.
09:20Vous ne pouvez pas imaginer.
09:20C'est chez vous.
09:21Ça devient ma maison.
09:22Mais ici, c'est pareil.
09:23Télématin, c'est votre maison aussi.
09:24Mais bien sûr.
09:25Vous ne voulez plus partir.
09:26D'ailleurs, je veux aussi.
09:28Je vais venir tous les jours à partir.
09:29Venez, venez, venez.
09:30Venez, venez.
09:32Allez, on va revoir quelques images de votre carrière
09:34avec Mathieu dans l'arche.
09:36On va revenir sur trois postes différents
09:37que vous avez occupés dans votre carrière.
09:39Il y a d'abord celui de metteur en scène.
09:40En 73, vous nous recevez dans votre appartement
09:43pour nous parler de ce métier
09:45que vous prenez très au sérieux.
09:47Je m'appelle Michel Bougenat.
09:50J'ai 20 ans.
09:52Je mesure 1,71 m.
09:57J'essaye d'être jeune metteur en scène.
10:00Tous les gars de mon âge,
10:02aujourd'hui, mènent un combat pour exister
10:05en face de structures qu'ils acceptent
10:08ou qu'ils refusent.
10:11Pour moi, le théâtre est engagé dans la réalité
10:13et c'est une façon de m'engager dans la réalité.
10:16Est-ce que vous avez commencé par la mise en scène
10:18parce qu'au fond, la scène vous faisait peur ?
10:20Il paraît que vous avez mis 15 ans
10:21à apprendre à saluer, par exemple.
10:23Oui, c'est ça.
10:25Je n'arrivais pas.
10:26C'est à l'Olympia que j'ai appris à saluer.
10:28C'est Jean-Michel Boris qui était venu me chercher
10:31dans ma loge en disant, tu retournes.
10:32J'ai dit, mais c'est fini.
10:34On va aller gêner.
10:34Vous n'avez pas dit au revoir.
10:36Il m'a dit, mais tu es fou, toi.
10:37Il me dit, c'est là, maintenant que c'est important
10:40pour eux aussi de te dire merci.
10:42C'était vraiment mécaniquement le geste de saluer
10:44ou c'était le fait de saluer ?
10:46Non, j'avais fini.
10:47Je considérais que j'ai fini.
10:48J'ai déjà eu beaucoup de chance qu'ils soient venus.
10:50Ils ne soient pas partis.
10:50Apparemment, ils sont contents.
10:52Ils sont restés.
10:54Pourquoi je vais les emmerder à demander
10:56à être récompensés ?
10:57Ma récompense, je ne l'ai eu pas dans le spectacle.
11:00On avait partagé ça.
11:02Il me dit, tu n'as pas le droit.
11:03Donc, j'y suis retourné.
11:04Non, mais ce n'est pas ça.
11:05C'est parce que quand j'ai passé un seul concours
11:09dans ma vie, parce que je déteste ça,
11:11j'ai été recalé à cause de mon accent,
11:12de mes épaules, parce que j'avais des problèmes
11:14avec mes bras.
11:17J'en ai tellement souffert
11:19que je n'osais pas jouer.
11:20Et c'est un monsieur qui s'appelle Jacques Lansman.
11:23Ah oui, Jacques Lansman.
11:24Et au paradis.
11:26Et qui avait écrit...
11:28J'avais remplacé un acteur de la troupe
11:31qui avait été accepté au conservatoire.
11:32Donc, il nous avait quittés.
11:34On était tout jeunes.
11:35J'étais le seul à pouvoir reprendre le rôle.
11:37C'est moi qui faisais la mise en scène.
11:39Et j'ai donc joué pour ça.
11:42Et il a dit, mais il est formidable, ce garçon.
11:45C'est né comme ça.
11:46C'est né comme ça.
11:47Et vous avez bien fait,
11:48puisqu'après, on voit le succès que vous avez eu.
11:50Notamment dans un film, moi, que j'ai adoré.
11:52Ça, c'est Les Trois Hommes et un Couffin
11:54de Colin Serrault,
11:55pour lequel vous décrochez le César
11:57du meilleur second rôle.
11:58Pierre, quand on va filer le César,
12:00je vous jure, je ne savais pas quoi dire.
12:04Et pourtant, croyez-moi, j'adore parler.
12:07Et je peux, en général, ne pas m'arrêter de parler.
12:10Je ne savais pas quoi dire.
12:12Parce qu'il y a des moments où on ne peut plus...
12:14Quand on n'est pas habillé d'un personnage,
12:16on ne sait plus l'émotion.
12:17On ne sait plus.
12:18On est complètement perdu.
12:19Et quand ça se passe bien,
12:20comme ça s'est passé sur Le Couffin,
12:21on a envie de partager ça avec les autres.
12:23Je veux dire, les moments de bonheur,
12:25c'est formidable de pouvoir partager avec les autres.
12:27C'est con d'être seul au moment où on est heureux.
12:30Qu'est-ce que vous en avez fait de ce César ?
12:31Il est chez vous ?
12:32Oui, il est sur ma cheminée.
12:33Il est devenu tout...
12:35Il perd beaucoup de sa couleur.
12:37Ah non, il faut le raviver.
12:38Ça te délimine, les Césars.
12:40C'est ce qu'on fait un peu, je crois.
12:41C'est le contraire de moi.
12:46Effectivement.
12:46Alors, il y a une autre année qui a été...
12:48Mais je regrette encore que le César n'ait pas été attribué à André,
12:54Ducelier, Roland Giraud, et moi en même temps.
12:56En même temps, j'étais un peu...
12:58Bon, c'était vrai que c'était une année où j'étais partout,
13:01où tout marchait.
13:02Enfin, je veux dire, c'était incroyable.
13:05Mais je pense à Roland très fort encore aujourd'hui
13:07parce qu'il me manque et je ne le vois pas souvent
13:11et je ne peux pas le voir.
13:13Et André, je l'ai quand même de temps en temps téléphone
13:15pour me discuter avec lui.
13:16Donc, mais ce n'était pas juste, quoi.
13:19Je comprends.
13:20Les trois ont été mérités.
13:21Alors, il y a une autre année qui a, je pense,
13:23compté pour vous, c'est 2003,
13:24où vous réalisez votre premier film,
13:26Père et fils, avec entre autres l'immense Philippe Noiré.
13:30Je voudrais tellement qu'on puisse déconner,
13:32mais je n'ai pas le temps.
13:34Famille, fratrie, Michel Boujna connaît bien.
13:36Il est l'un de trois frères.
13:37Ce premier film en tant que réalisateur,
13:39c'est un peu son histoire.
13:40Moi, mon rêve, c'est que les gens sortent du film en disant
13:43c'était bien, j'ai passé un bon moment.
13:46Et si, en plus, il y en a un ou deux qui disent
13:48« Tiens, ça fait longtemps que je n'ai pas vu ma mère ou mon père,
13:50je vais l'appeler, passer une après-midi avec lui. »
13:52Moi, je suis fou de joie.
13:54Alors, je crois que quand vous sortez le film,
13:55vous faites un pari avec Pascal Elbé.
13:57Vous lui dites « Si, il fait plus d'un million,
13:59je vais courir tout nu, place de la Concorde. »
14:01Est-ce que vous l'avez fait ?
14:02Mais bien sûr, je l'ai fait.
14:03Les images.
14:04Vous avez filmé ?
14:06Vous l'avez fait à quelle heure ?
14:06Ça a été fait, ça a été filmé.
14:08Vous n'avez que vu tout nu ?
14:09Oui.
14:09En fait, ce qui s'est passé, c'est que dans le film,
14:12Bruno Puzzou et Charles Berling font un pari avec Pascal
14:15de courir tout nu.
14:18Et je ne voulais pas le faire.
14:20Bruno ne voulait pas le faire.
14:21Il me dit « Ah non, moi, tout nu, je ne cours pas. »
14:22J'ai dit « Mais bien sûr que je vais te taper,
14:23tu vas le courir. »
14:25Et j'ai dit « Écoute, si, le film… »
14:26Et ça a commencé comme ça.
14:28Et puis ça a été multiplié.
14:29Oui, oui, je l'ai fait, bien sûr.
14:30En pleine nuit, place de la Concorde,
14:32avec toute une barrière des gens de la Gaumont,
14:35de tous les personnes de la Gaumont
14:36qui me protégeaient de l'ambassade américaine.
14:38Parce que j'ai dit « Vous me tirez pas dans le cul. »
14:42Il faut me protéger.
14:43C'est qui cet olibyrus ?
14:45En vous, vous ne voyez pas.
14:46Il vous pleuvait.
14:48Mais je l'ai fait, je l'ai fait.
14:49Non, non, il y a les images.
14:50Vous pouvez revenir demain avec les images ?
14:53Alors, si vous trouvez le DVD,
14:56ça existe dans le DVD.
14:57Ça se ment sous le manteau.
14:59Ça existe dans le DVD, mais il faut le trouver.
15:01On l'avait fait un système.
15:03Il y a un truc caché.
15:04Oui, il y a un truc caché dans le DVD.
15:05Un bonus caché.
15:06Moi, j'ai le DVD de Père et Fils à la maison.
15:08Je vous l'amène demain.
15:09On va regarder.
15:10Je vous l'amène de chercher.
15:11Vous savez, franchement,
15:13le spectacle n'est pas si extraordinaire que ça.
15:14Moi, je pense que ça va se défendre, quand même.
15:17Bon, merci Mathilde.
15:19Personne ne s'est jeté sur moi.
15:20Mais si c'est caché, Michel,
15:22si c'est planqué, on ne peut pas le trouver.
15:24Bon, merci Mathilde.
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