00:00J'aimerais raconter en quelques minutes cette scène.
00:02Nous sommes le 19 décembre, nous sommes dans le bureau de Jacques Boulard,
00:06en présence de Péman Galé-Marzan et de mes avocats.
00:10Au bout de deux heures et demie de discussions assez stériles,
00:15je regarde Jacques Boulard et en fait je lui tends la main.
00:20Et je lui dis, c'est la main d'Elias que nous vous tendons,
00:26à vous les magistrats du siège.
00:28La défiance envers la magistrature est complète.
00:33Ce que je vous propose humblement, c'est de prendre la main d'Elias
00:38et que cette rencontre avec les juges des enfants ait lieu
00:44pour rétablir aussi la confiance avec l'institution judiciaire.
00:48Et en fait je lui tends la main, la main d'Elias,
00:52et je lui dis qu'Elias devrait être un trait d'union
00:56entre notre famille, les victimes, le peuple français et l'institution judiciaire.
01:05Et à ce moment-là, il lève les yeux au ciel
01:09et répète pour la dixième fois
01:12« Nos règles nous contraignent ».
01:16Alors voilà, Jacques Boulard est un haut magistrat,
01:20mais c'est un petit homme.
01:22Et je suis capable de le dire aujourd'hui, c'est un petit homme.
01:26Et moi je m'appelle Stéphanie Bonhomme,
01:28je viens d'une lignée d'hommes bons.
01:32Elias était un enfant bon et face au manque d'humanité,
01:41au manque de respect, au manque de dignité de Jacques Boulard,
01:49face à cette incapacité à saisir la main d'Elias,
01:53nous la famille d'Elias, nous demandons sa démission.