00:00Au Gabon, comme dans plusieurs pays en Afrique, le sens de la responsabilité est pointilleux quand il s'agit de
00:05l'exercer vis-à-vis d'un consanguin.
00:07A cet effet, le Code pénal en son article 249 alinéa 2 prévoit que l'abandon du père ou de
00:13la mère atteinte d'une maladie ou d'une infirmité
00:16est passible d'un emprisonnement allant jusqu'à 5 ans, assorti d'une amende de 5 millions de francs CFA.
00:22La vieillesse dans notre pays est appréhendée comme un éléphant négatif au sein de la société,
00:26laquelle semble ne plus tolérer les personnes d'un âge avancé.
00:30Entre influences néfastes de certaines assemblées chrétiennes qui en font les principaux sorciers de la réussite des fidèles,
00:36d'aucuns en viennent sous le joug de ces gourous spirituels à renier le sang.
00:41Et ce, en perdant de vue les obligations qui sont les leurs, dès l'instant que leurs parents sont sous
00:46leur responsabilité.
00:48S'il n'est plus rare de voir la famille se désolidariser dans des leurs, en l'occurrence un père
00:52de famille ayant perdu ses moyens ou une mère de famille handicapée,
00:55la réalité juridique impose une autre conduite.
00:58En effet, le législateur gabonais est fermé à l'idée d'un consanguin, soit mis en danger par l'irresponsabilité
01:03d'un tiers.
01:04D'ailleurs, cette infraction est encadrée légalement en l'article 249 alinéa par le code pénal,
01:10lequel dispose que quiconque délaisse en un lieu quelconque le conjoint, les enfants, les pères et mères,
01:16ou toute personne placée sous sa responsabilité, qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son
01:21âge ou de son état physique ou psychique,
01:23est puni d'un emprisonnement de 5 ans au plus et d'une amende de 5 millions de francs au
01:28plus.
01:29Gageons que ce cadre normatif coercitif sera dissuadé plus d'un à verser dans ses pratiques inhumaines.
01:36Gageons que ce qui partait des
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