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  • il y a 2 jours
Ils cherchaient à modifier leur apparence. Ils n’imaginaient probablement pas que leur vie allait s’arrêter sur une table d’opération. D’un côté, une influenceuse qui traverse plusieurs milliers de kilomètres pour subir un lifting fessier présenté comme banal et sans danger. De l’autre, un milliardaire qui décide de recourir à une intervention d’agrandissement pénien dans une clinique parisienne réputée. Deux histoires radicalement différentes. Deux patients qui ne se connaissaient pas. Deux interventions considérées comme "électives". Et pourtant, un même dénouement tragique. En quelques minutes, ce qui devait être une simple amélioration esthétique va se transformer en urgence vitale.

Dans cette vidéo, j'analyse en tant que médecin ce que ces drames nous rappellent : aucune chirurgie n'est anodine. Derrière les photos avant/après et les promesses marketing se cachent des réalités médicales souvent ignorées du grand public. Réactions allergiques fulminantes, complications anesthésiques, embolies, troubles du rythme cardiaque, infarctus, accidents thromboemboliques… même lorsqu'une intervention est réalisée dans un contexte parfaitement encadré, le risque zéro n'existe pas. Pourquoi des personnes parfois jeunes ou en apparente bonne santé peuvent-elles mourir lors d'une chirurgie esthétique ? Quels sont les risques réels ? Et surtout, comment évaluer correctement le rapport bénéfice-risque avant de modifier un corps qui fonctionne déjà ? Une plongée fascinante dans les coulisses d'une médecine où le danger est souvent invisible… jusqu'au moment où il frappe.

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Musique utilisée pour le générique :
Keziah Kyser ft. Prince of Falls – Don’t Know How It’s Like

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Bonjour à tous, c'est Paul Mathieu et bienvenue sur la chaîne du Doc.
00:02Aujourd'hui, c'est une émission spéciale chirurgie esthétique qui tourne mal.
00:07Puisque je n'ai pas un, mais j'ai deux sujets à vous proposer.
00:10Le premier, c'est une influenceuse qui va partir en Russie, se faire faire un lifting fessier
00:15et elle va malheureusement mourir pendant l'intervention.
00:18Et le deuxième, ça se passe cette fois-ci à Paris, en France.
00:22C'est un milliardaire qui va se faire faire des injections à l'intérieur du pénis pour agrandir celui-ci.
00:28Et pareil, l'intervention va mal tourner et il va également mourir.
00:32Et avant de commencer à décrypter ces deux faits divers,
00:35je vais vous rappeler que ce n'est pas pour tirer sur la chirurgie esthétique,
00:39mais simplement pour rappeler qu'il y a des règles à respecter afin que celle-ci se passe pour le
00:44mieux.
00:45Dans le premier fait divers, l'histoire se déroule en Italie
00:48puisqu'une influenceuse italienne décide de partir en Russie, se faire faire un lifting fessier,
00:53c'est-à-dire des injections à l'intérieur des fesses pour agrandir le volume et les remonter.
00:59Sauf que l'intervention va mal tourner puisque dans l'article, on apprend que lorsqu'elle a commencé,
01:06la chirurgienne a réalisé les injections d'anesthésie locale,
01:10c'est-à-dire qu'elle n'avait même pas encore injecté le produit,
01:13et bien la patiente va commencer à se sentir mal et va ensuite faire ce qu'on appelle un choc
01:20anaphylactique.
01:21L'histoire est relativement claire puisqu'elle a été détaillée,
01:24puisque la suspecte, donc la chirurgienne qui a été condamnée, a détaillé son mode opératoire.
01:29Je vous lis l'article.
01:30J'ai pris deux seringues que j'avais préalablement remplies d'anesthésiant,
01:33j'ai injecté 1,8 ml dans la zone désignée à l'aide d'une seringue,
01:38puis environ une minute plus tard, j'ai injecté le même volume avec une seconde seringue.
01:4230 secondes plus tard, j'ai injecté 10 ml du médicament au patient,
01:46et ensuite la fausse chirurgienne, puisqu'on apprend également à cette occasion
01:50qu'elle n'avait pas de diplôme en médecine, donc ce n'était pas un chirurgien.
01:54C'est une personne qui avait été formée, et je mets des gros guillemets,
01:58à faire des injections, comme on peut voir partout sur Snapchat, sur TikTok,
02:02des fausses injecteuses ou des faux injecteurs
02:05qui ne sont pas formés à la médecine, qui savent peut-être faire des injections,
02:09mais c'est quelque chose qui est extrêmement risqué,
02:12et on va en reparler un tout petit peu après.
02:14Ce n'est pas finalement la technique, parce que faire des injections en soi,
02:17je ne vais pas dire que ce n'est pas compliqué, parce qu'il y a bien évidemment des risques,
02:21notamment le risque, dès qu'on injecte un produit, c'est d'en injecter trop.
02:25Bon, ça a priori, si on arrive à doser, ce n'est pas le plus compliqué,
02:28mais c'est surtout sur la technique d'injection,
02:31parce que quand on injecte, bon déjà il y a toute la partie asepsie,
02:34c'est-à-dire le fait d'être stérile pour ne pas créer des infections,
02:37sinon ça peut être très problématique,
02:39mais aussi le fait de ne pas aller ponctionner au niveau des vaisseaux sanguins,
02:43les veines ou les artères, parce que les produits, pour la plupart,
02:47ne doivent surtout pas être injectés par voie, ce qu'on appelle systémique,
02:51c'est-à-dire à l'intérieur des vaisseaux sanguins,
02:53parce que sinon ça va diffuser dans l'organisme,
02:55et ça peut causer pour certains produits de gros soucis au niveau de la santé.
03:00Donc apprendre l'injection, c'est quand tout se passe bien, pas très compliqué,
03:04mais c'est surtout pour gérer les situations comme celle-ci,
03:07et pour ne pas faire n'importe quoi,
03:09parce que c'est comme la plupart des gestes médicaux en fait,
03:12on n'a pas forcément besoin d'être médecin pour faire certaines chirurgies,
03:15on pourrait tout à fait dire il suffit d'être un technicien,
03:18et c'est vrai pour être bon,
03:19mais le problème c'est qu'il faut connaître l'anatomie,
03:22il faut connaître tout un tas de choses qui sont autour du côté purement technique chirurgical,
03:27afin de savoir réagir aux différents scénarios,
03:30parce que sinon oui tu peux être un très bon chirurgien,
03:32savoir faire des sutures parfaites,
03:33mais le jour où il y a un problème,
03:35le jour où il y a une variante anatomique,
03:37le jour où il y a une situation qui dépasse un petit peu le côté purement technique,
03:41il faut savoir rebondir, il faut savoir analyser la situation,
03:44et il faut savoir réagir pour éviter des situations catastrophiques,
03:48comme c'est le cas ici.
03:49Donc après les injections qui ont été faites immédiatement,
03:52la patiente va développer un choc anaphylactique,
03:55et elle va mourir des suites de ce choc anaphylactique,
03:58et donc on va rebondir sur ce premier cas,
04:00le premier cas c'est un cas d'allergie,
04:02c'est à dire qu'elle a fait soit une réaction allergique au produit anesthésiant,
04:07soit une réaction allergique au produit de,
04:10enfin pas de comblement,
04:10mais au produit qui a été utilisé pour le lifting,
04:12on n'a pas de précision,
04:13qui a été injecté un petit peu après.
04:15Et l'anaphylaxie c'est donc une réaction d'allergie qui est très grave,
04:19puisque dans le pire cas,
04:21ça conduit au choc anaphylactique,
04:23il y a différents stades d'anaphylaxie,
04:26le premier, enfin je ne vais pas les classer,
04:27mais en gros ça va des réactions cutanées légères,
04:30un petit peu de rougeur,
04:31un petit peu de grattement, de grattage, de prurite,
04:34on appelle ça en langage médical,
04:36aux réactions cutanées un peu plus sévères,
04:38des gonflements,
04:39à aux fameux œdèmes de quink,
04:41l'œdème de quink c'est quand on commence à avoir les tissus mous,
04:44au niveau du visage qui commencent à gonfler,
04:46et notamment au niveau de la gorge,
04:48et le problème quand ça gonfle au niveau de la gorge,
04:51c'est que ça peut venir comprimer les voies aériennes,
04:53parce que si les voies aériennes sont comprimées,
04:56parce qu'elles sont totalement gonflées,
04:57l'air ne circule plus,
04:58et donc on peut véritablement étouffer,
05:00et le choc anaphylactique,
05:02c'est quand la pression artérielle chute fortement,
05:06parce qu'il y a une réaction généralisée d'allergie,
05:09que les vaisseaux perdent leur capacité
05:11à justement faire de la résistance,
05:13et à maintenir une pression artérielle,
05:15qu'il y a ce qu'on appelle de la vasoplégie,
05:17donc les vaisseaux se relâchent,
05:19il y a également du liquide
05:20qui va commencer à sortir des vaisseaux justement par cette vasoplégie,
05:23donc la pression artérielle va chuter,
05:26et c'est quelque chose de dramatique,
05:28parce que le décès survient extrêmement rapidement,
05:31et le choc anaphylactique,
05:32c'est quelque chose qui dans les hôpitaux arrive rarement,
05:36ça arrive malheureusement,
05:37parce que quand on a une allergie,
05:38il faut bien sûr le signaler,
05:39et normalement on vérifie les allergies avant chaque intervention,
05:42et c'est pour ça que des fois,
05:43ça me fait toujours rire sur les procédures,
05:45parce que chaque personne va demander,
05:47est-ce que normalement,
05:48il y a toujours des cas où ça échappe à tout ça,
05:50mais normalement,
05:51chaque personne demande,
05:52en haut dans le service,
05:53on va demander,
05:54est-ce que vous avez des allergies,
05:55monsieur, madame,
05:56ensuite une fois arrivé en bas,
05:58l'infirmière du réveil va demander,
05:59est-ce que vous avez des allergies,
06:01ensuite l'infirmier ou l'infirmière qui va prendre le patient,
06:03dans sa salle,
06:04est-ce que vous avez des allergies,
06:06moi j'arrive après,
06:07est-ce que vous avez des allergies avant de démarrer,
06:08et le patient il doit se dire,
06:10mais ça fait 15 fois qu'on me demande si j'ai des allergies ou pas,
06:13bref,
06:13mais vous comprenez,
06:14parce que l'allergie,
06:15l'anaphylaxie,
06:16c'est quelque chose de dramatique,
06:17et pour vous raconter des situations,
06:19ce qui se passe,
06:20parce que parfois,
06:20on ne sait pas qu'on est allergique,
06:22parce que comment ça se passe une allergie,
06:23on rencontre un allergène qui va être allergisant,
06:26et certaines personnes vont développer justement l'allergie,
06:29c'est-à-dire le système immunitaire qui va venir réagir contre cet allergène,
06:33et donc il y a la première fois où on rencontre l'allergène,
06:36où il ne se passe rien,
06:37simplement le corps emmagasine l'information,
06:39et il se dit,
06:39toi la prochaine fois que je te rencontre,
06:41ça va barder,
06:42donc la première fois,
06:43on mange des cacahuètes,
06:44on met du latex,
06:45on utilise un produit de contraste iodé,
06:48on utilise n'importe quel médicament,
06:49ça se passe bien,
06:50et la deuxième fois,
06:51et bien cette fois-ci,
06:52c'est la phase où le corps a gardé en mémoire cette allergie,
06:54et là,
06:55il déclenche la réaction anaphylaxique,
06:57et donc en fait,
06:58c'est la deuxième fois qu'on utilise un produit,
07:00qu'il y a une réaction allergique,
07:02qui peut parfois être grave,
07:04donc il y a bien une première fois,
07:06où on découvre l'allergie,
07:07donc c'est pas parce qu'on demande que forcément,
07:09et que la personne pense ne pas avoir d'allergie,
07:11qu'en fait il n'y en a pas,
07:13malheureusement,
07:13mais en tout cas,
07:14il faut savoir réagir,
07:15parce que des situations,
07:16j'en ai déjà eu,
07:16tu injectes,
07:17tu commences à faire tes injections,
07:18et puis très rapidement,
07:20le patient commence à dire,
07:21c'est bizarre,
07:22ça me gratte un petit peu la gorge,
07:23ou tu commences à voir que,
07:25il commence à tousser un petit peu,
07:27c'est un petit signe qui te dit,
07:28attends,
07:28il n'y a pas de raison qu'il tousse,
07:29alors il a le droit de tousser bien évidemment,
07:30mais des fois il tousse,
07:31une fois,
07:32deux fois,
07:32trois fois,
07:33et puis tu regardes la pression artérielle,
07:34et tu vois qu'elle a commencé déjà à chuter,
07:36et des fois,
07:37en l'espace de,
07:38je vous dis littéralement,
07:39une minute,
07:40on part d'une pression artérielle qui est normale,
07:42à une pression artérielle qui est quasiment en train de s'arrêter,
07:45et donc il faut réagir extrêmement vite,
07:47et la réaction,
07:48c'est de mettre de l'adrénaline immédiatement,
07:51pour justement contrer cette réaction allergique,
07:54donc ça c'est quelque chose,
07:55en vérité,
07:55l'anaphylaxie,
07:56une fois qu'on la détecte,
07:57et une fois qu'on la traite,
07:58avec de l'adrénaline,
07:59qui est normalement censée être présent,
08:01dans tous les blocs opératoires,
08:02et le personnel est censé être formé pour l'utiliser,
08:05c'est quelque chose,
08:06l'anaphylaxie,
08:07qui le plus souvent se passe bien,
08:08parce que l'adrénaline vient contrer les effets de la réaction anaphylactique,
08:12et ensuite les équipes de réanimation prennent le relais,
08:15on entretient,
08:16on arrête bien évidemment le produit allergisant,
08:18parce que tu ne continues pas d'injecter,
08:20sinon ça va continuer de se manifester,
08:24mais en général,
08:25une fois que c'est diagnostiqué,
08:26ça se passe la plupart du temps plutôt bien,
08:29en tout cas c'est une situation d'état de choc,
08:30qui a un bon pronostic quand on est en milieu hospitalier,
08:34mais là le problème c'est littéralement un défaut de reconnaissance,
08:37et un défaut de traitement,
08:39et c'est quelque chose de dramatique,
08:41parce que ça aurait pu se corriger extrêmement rapidement,
08:43donc le message à retenir c'est que c'est un défaut de surveillance,
08:47et d'avoir fait n'importe quoi avec une praticienne,
08:49qui n'est pas formée,
08:50qui n'est pas tout simplement médecin,
08:52et de vouloir aller chercher des coûts qui sont toujours plus bas à l'étranger,
08:56et bien sûr pour de la chirurgie esthétique,
08:58parce que ce n'est jamais quelque chose d'indispensable,
09:01et donc il faut se rappeler que toute chirurgie comporte des risques,
09:04et parfois c'est des risques minimes,
09:06une injection fait une réaction allergique,
09:08ça peut littéralement vous tuer,
09:10même si bien évidemment c'est quelque chose de rare.
09:12Allez on va passer cette fois-ci au deuxième cas,
09:14parce qu'il n'y en a pas que pour les femmes qui veulent se faire grossir les fessiers,
09:18il y a également des cas où cette fois-ci c'est des hommes,
09:21et des hommes riches,
09:22puisque on parle d'un milliardaire qui se faisait faire des injections
09:26pour grossir le pénis dans une clinique parisienne,
09:28en dehors des heures d'ouverture, certainement pour des raisons de confidentialité,
09:32parce que oui tu n'as pas forcément envie de savoir quand tu es un milliardaire,
09:36et que tu vas voir tous les paparazzis,
09:37de savoir ce que tu fais dans la clinique,
09:39même s'il peut y avoir des choses un petit peu anodines,
09:41mais là je comprends que l'augmentation du pénis,
09:45forcément ce n'est pas quelque chose que tu as envie d'étaler dans la presse people.
09:49Toujours est-il que cet homme milliardaire qui avait plus de 60 ans,
09:54cette fois-ci c'est la même chose,
09:55c'est le même type de scénario,
09:57c'est une clinique qui reste ouverte en dehors des horaires d'ouverture,
10:00donc c'est-à-dire personnel réduit,
10:02c'est, on l'apprend un petit peu plus tard,
10:04une chirurgienne qui pour le coup était diplômée dans son pays,
10:07mais qui n'avait pas le droit d'exercer en France,
10:09et qui pourtant exerçait depuis plus de 20 ans,
10:11ainsi je lis l'article,
10:13sans être inscrite à l'ordre des médecins,
10:14et sans avoir de diplôme reconnu en France.
10:17Donc ça aussi c'est toujours des choses un petit peu suspectes,
10:19pourquoi est-ce qu'on embauche des gens qui n'ont pas de diplôme reconnu ?
10:22Pour le coup là c'est un médecin,
10:24mais en tout cas si on part du principe que la loi exige d'avoir un diplôme français
10:28ou reconnu en France,
10:30c'est pour des raisons de sécurité,
10:31parce qu'on ne sait pas comment les gens ont été formés dans leur pays,
10:35et ce n'est pas une question d'être contre les étrangers ou quoi que ce soit,
10:38c'est simplement que le niveau de la formation médicale est inégal entre les pays,
10:42et donc forcément quand tu travailles en France,
10:44quand tu opères en France,
10:45et bien il faut se plier aux normes françaises,
10:47et la preuve ça n'a pas raté,
10:49alors peut-être que ça se serait passé de la même façon
10:51avec un chirurgien français et diplômé, bien évidemment,
10:54mais en tout cas c'est un facteur aggravant,
10:57et on ne peut pas s'empêcher de se poser la question,
10:59est-ce que ça n'aurait pas pu être autrement,
11:01si la complication avait été reconnue à temps ?
11:05Puisque qu'est-ce qui s'est passé ?
11:06On va lire l'article ensemble,
11:08on lit qu'il y a eu l'acte de désinjection intra-pénienne pour justement grossir,
11:13je n'arrête pas de le prendre à demain,
11:15bon vous aurez compris,
11:16là j'exagère un petit peu,
11:19bref, en tout cas, il y a des injections qui sont réalisées dans le pénis
11:22pour agrandir cet organe,
11:24et l'enquête a révélé qu'il n'y avait aucune erreur sur la technique d'injection,
11:30qu'en tout cas la chirurgienne,
11:31ou la chirurgienne sans diplôme,
11:34avait fait les choses dans les règles de l'art sur le plan technique,
11:37encore une fois, sur le plan de l'acte,
11:38il n'y avait pas eu d'erreur de chirurgie,
11:40il n'y avait pas eu d'erreur sur le site d'injection,
11:42sur la dose ou autre,
11:43mais malheureusement,
11:45et c'est un des autres messages de cette vidéo,
11:47c'est que pendant une chirurgie,
11:49le corps est soumis à un stress,
11:50et pendant ce stress,
11:52il peut y avoir des choses qui vont se passer,
11:54qui vont faire décompenser d'autres maladies,
11:56notamment, comme c'est le cas ici,
11:58un infarctus du myocarde,
11:59c'est-à-dire une artère du cœur qui va venir se boucher,
12:01pourquoi est-ce que ça survient ?
12:02Parce que si le patient avait des plaques,
12:05des rétrécissements sur les artères du cœur,
12:07pendant la chirurgie, il y a un stress,
12:09et ce stress peut faire des pics tensionnels,
12:11ou déclencher de l'inflammation,
12:12qui va venir faire décrocher les plaques,
12:14et former du caillot de sang.
12:15Donc, ça peut arriver pendant une chirurgie,
12:18là, manifestement, c'est le cas,
12:19puisqu'on apprend que le patient avait commencé
12:22à se plaindre de douleurs abdominales,
12:24qui n'ont...
12:24Il faut toujours se méfier des douleurs abdominales,
12:26même si c'est vrai que ce n'est pas typique
12:27d'un cas d'infarctus,
12:29mais parfois, certains infarctus,
12:31notamment ceux qui sont sur la paroi inférieure,
12:33par la coronaire droite,
12:34qui va venir faire la partie inférieure du cœur,
12:37vont mimer des douleurs abdominales,
12:39par des effets probablement nerveuses,
12:41puisque les nerfs vont se, entre guillemets,
12:43se toucher un petit peu entre l'abdomen,
12:45ou en tout cas, l'estomac,
12:46et la paroi inférieure du cœur.
12:48Donc, souvent, ce type d'infarctus
12:49va donner des douleurs abdominales,
12:51des douleurs épigastriques,
12:52et parfois, des nausées et des vomissements.
12:55Donc, même si on peut penser à un tableau digestif,
12:58en tout cas, il faut réagir rapidement,
12:59et surtout, si on ne comprend pas
13:01ce qui se passe pendant une chirurgie,
13:02il faut pouvoir surveiller le patient,
13:05poser un diagnostic,
13:06et le traiter si besoin.
13:07Or, et c'est là qu'on apprend
13:09qu'il y a eu un défaut dans la prise en charge,
13:10on apprend qu'il y a eu l'alerte
13:12qui a été donnée à 20 heures,
13:14en gros, le premier appel à l'aide
13:16sur probablement un collègue,
13:17mais que les pompiers
13:19et donc les équipes médicales
13:20pour transférer le patient
13:21n'ont été appelés que deux heures plus tard.
13:24Donc, il y a eu deux heures
13:25qui se sont écoulées
13:26entre le début des symptômes
13:28et le début du tableau,
13:29et le moment où on décide
13:31de passer la main
13:32pour justement, eh bien,
13:33prendre en charge le patient correctement.
13:36Et ces deux heures,
13:37c'est quelque chose
13:37qui peut être trop long,
13:39parce que quand il survient ensuite,
13:40et c'est le risque d'un infarctus,
13:42quand une artère est bouchée,
13:43c'est un trouble du rythme
13:44qui fait qu'ensuite,
13:45le cœur va s'arrêter
13:46et que la personne,
13:47et c'est ce qui est arrivé ici,
13:49est décédée ensuite à l'hôpital
13:50sans avoir pu être réanimée.
13:52Donc, le message,
13:53c'est un peu ce que je vous dis
13:55au début de la vidéo,
13:55c'est qu'il y a le geste technique
13:57en lui-même,
13:58et ça, je vais être méchant,
13:59mais si une personne
14:00ne fait toujours, toujours,
14:01toujours la même chirurgie,
14:02techniquement,
14:03tu donnes ça à n'importe quelle personne
14:04qui est douée de ses mains.
14:05Des fois, j'ai même envie de dire
14:06à un singe,
14:07et même pour ce que je fais moi,
14:09sur le plan purement technique,
14:10un singe, tu l'éduques,
14:12au bout de 3, 4 mois,
14:136 mois, 1 an,
14:14il arrive à répéter les gestes.
14:15Le problème,
14:16c'est de pouvoir comprendre
14:17tout ce qu'il y a autour
14:18et de pouvoir s'adapter
14:19en cas de situation imprévue.
14:20Sinon, il ne s'agit pas
14:21d'avoir juste des mains,
14:23sinon, il n'y aurait pas besoin
14:24d'avoir fait toutes les études
14:25de médecine,
14:25mais la gestion chirurgicale ou autre,
14:28c'est le fait de pouvoir gérer
14:29aussi les médicaments,
14:31de gérer tout ce qui va se passer
14:32dans le reste du corps
14:33et c'est pour ça
14:34qu'en général,
14:35un chirurgien opère
14:36avec un anesthésiste
14:37et d'autres personnes
14:37pour gérer le patient
14:39pendant qu'il y a le côté
14:39purement technique.
14:41Bref, et donc là,
14:42quel a été le problème ?
14:42Le problème, c'était probablement,
14:44je ne suis pas enquêteur,
14:45mais a priori,
14:46un défaut de surveillance,
14:47une personne qui n'a pas
14:48su reconnaître la complication
14:50et surtout,
14:51comme je vous ai dit,
14:52en dehors des heures d'ouverture,
14:53c'est-à-dire personnel réduit,
14:54peut-être pas de médecin anesthésiste
14:55sur place
14:56qui aurait pu prendre en charge
14:58un petit peu mieux
14:59et surtout,
15:00un délai beaucoup trop long
15:02avant de passer la main
15:03et d'appeler véritablement
15:04des secours compétents.
15:05Bref, pour conclure
15:06cette émission spéciale,
15:09chirurgie esthétique ratée
15:10ou en tout cas mortelle,
15:11les messages,
15:12c'est qu'aucune chirurgie
15:13n'est anonyme,
15:14même si c'est juste
15:15des injections
15:16qui peuvent sembler
15:17quelque chose
15:18de très simple à faire.
15:19Donc, n'allez pas
15:19sur Snapchat ou autre
15:20pour vous faire injecter
15:22par des gens
15:22qui n'ont aucune expérience
15:24ni de l'anesthésie,
15:25ni des injections,
15:26ni autre
15:26et on n'apprend pas
15:27les injections
15:28en trois heures de tutoriel
15:30sur YouTube
15:30ou dans un sombre
15:32dans une sombre salle de bain,
15:34dans un immeuble,
15:35je ne sais pas où.
15:35Comme c'est le cas
15:36et je dis ça en rigolant,
15:37mais c'est quelque chose
15:38qui se passe vraiment.
15:39Et deuxièmement,
15:40même si vous allez
15:40dans une clinique réputée
15:41sur les Champs-Elysées
15:43et que vous payez
15:45plusieurs dizaines
15:45de milliers d'euros
15:46les interventions,
15:47eh bien,
15:48faites attention
15:48parce que malheureusement,
15:49vous n'êtes jamais à l'abri.
15:51Donc,
15:51aucune chirurgie
15:53n'est anodine.
15:53Voilà pour la vidéo.
15:55J'espère que ça vous aura plu,
15:56que ça vous aura instruit
15:57comme toujours.
15:57N'oubliez pas,
15:58avant de partir,
15:59hyper important
16:00pour vous protéger
16:01des complications
16:02si vous allez faire
16:03une chirurgie esthétique
16:04ou même si vous n'en faites pas,
16:06c'est le pouce bleu.
16:07Et d'ailleurs,
16:07il paraît que
16:08ceux qui mettent un pouce bleu
16:09pour les hommes,
16:09bien sûr,
16:10ça permet d'agrandir le pénis
16:12mieux que n'importe quelle chirurgie.
16:14Et pour le coup,
16:15là,
16:15c'est véritablement sans risque.
16:17Donc,
16:17n'hésitez pas.
16:18N'oubliez pas non plus
16:19de vous abonner,
16:19hyper important pour le soutien.
16:21Retrouvez-moi sur Instagram
16:22et sur TikTok,
16:23ledoc.pm
16:24et je vous dis à bientôt
16:25pour la prochaine vidéo.
16:26Salut à tous !
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La Chaîne Du Doc'
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