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Plongé dans les glaces impitoyables de l'océan Austral, un navire abandonné soulève de nombreuses questions sans réponse. Dans notre dernier documentaire, nous explorons l'intrigante histoire de ce vaisseau fantôme antarctique, en analysant des anomalies satellites surprenantes et des journaux de bord qui laissent les experts perplexes. Découvrez les défis redoutables du passage de Drake, où des conditions extrêmes peuvent mystérieusement laisser un navire intact tout en rendant un équipage introuvable. Rejoignez-nous pour démêler les secrets de ces navires fantômes qui continuent de dériver dans les eaux les plus isolées de la planète !
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00:00It happens strange things in the cold waters of the Antarctic.
00:04One of these things happened to a ship called Jenny.
00:07It was a small ship that the story started in 1822.
00:11The ship and its crew took the sea and disappeared a year later.
00:16During 18 years, the ship was considered a naufragé.
00:19Then, people forget it.
00:21But in 1840, the world entire in again heard it speak.
00:26This year, the sailor Hope navigated in Drake's canal, in Antarctica,
00:32when his crew saw a ship in the middle of the glass.
00:35It was the goelette Jenny.
00:37She slowly floating in the darkness, without any sign of life.
00:42The captain of Hope, Mr. Brighton, gave the order to get out of the mysterious ship.
00:47They thought it was a phantom ship, but soon, they approached the crew members on the pont.
00:55Les marins s'adressèrent à eux, mais ne reçurent aucune réponse.
01:00Il était clair que quelque chose de terrible était arrivé.
01:03Lorsque Brighton monta à bord, il se rendit compte que l'équipage n'avait pas disparu, ainsi qu'on l
01:09'avait cru.
01:10Ils étaient pointillés bien là.
01:12Mais ils étaient affigés comme des statues.
01:15Brighton descendit sur le pont inférieur et trouva le capitaine.
01:18Il était assis à sa table, congelé, un stylo à la main.
01:24Brighton consulta le journal de bord.
01:26La dernière entrée datait du 4 mai 1823.
01:30Le capitaine avait écrit qu'il était le dernier survivant.
01:34Ils avaient passé 71 jours sans manger.
01:38Il semble que le navire se soit perdu en mer parce que son capitaine avait décidé de changer de route
01:43ou qu'un iceberg l'avait heurté.
01:45Mais personne n'en est sûr.
01:47Par la suite, personne n'a jamais plus revu le Jenny.
01:51Selon les rumeurs, l'équipage du Hope aurait abandonné le navire gelé et l'aurait laissé dériver dans les eaux
01:57froides.
01:59D'après d'autres rumeurs, toute cette histoire n'est que fiction.
02:04L'histoire du Jenny apparut dans un magazine allemand au milieu du 19e siècle.
02:09Mais on n'a aucune preuve de l'existence de ce navire.
02:13Récemment, des chercheurs de l'université de Cambridge ont décidé de se pencher sur le mystère.
02:19Ils ont découvert que l'un des membres de l'équipage du Hope, resté anonyme, avait raconté à quelqu'un
02:25la légende du navire gelé.
02:28Cette personne en avait ensuite parlé à quelqu'un d'autre, et l'histoire avait été publiée dans un magazine
02:33allemand appelé Globus.
02:35Et c'est tout. Aucun indice supplémentaire.
02:39L'un des navires fantômes les plus célèbres est le Mary Celeste, dont l'existence ne fait aucun doute.
02:46L'histoire de ce navire est bien documentée.
02:49Les journaux en ont parlé.
02:52Mais ce qui est intéressant, c'est que ce bateau a continué à être utilisé après la disparition de 10
02:57de ses membres d'équipage.
03:00L'histoire du Mary Celeste a commencé au Canada en 1861.
03:05Pendant sa construction, le navire s'appelait l'Amazon.
03:09Il eut plusieurs capitaines, et connut lui aussi quelques difficultés.
03:14Le bateau fut vendu, acheté, puis revendu, réparé, puis il navigua sous le nom de Mary Celeste.
03:23En 1872, son capitaine s'appelait Benjamin Briggs.
03:26C'était un homme honnête et courageux, doté d'une grande expérience de la navigation.
03:32Il avait une épouse, une fille et un fils.
03:36Lors de son dernier voyage, il emmena sa femme et sa fille avec lui, et son fils resta en Amérique.
03:43En novembre 1872, le Mary Celeste quitta le port de New York avec 10 personnes à bord et disparut.
03:51Huit jours plus tard, un autre navire, le Dei Gratia, quitta également New York et suivit la même route.
03:58Le capitaine du Dei Gratia, David Morehouse, aperçut le Mary Celeste et comprit immédiatement que quelque chose n'allait pas.
04:06Le navire se déplaçait trop librement, comme si personne ne le contrôlait.
04:11Le capitaine essaya de contacter les membres de son équipage, mais personne ne lui répondit.
04:16Alors, avec d'autres marins, il monta à bord du Mary Celeste.
04:21Le navire était en bon état. Il n'y avait pas de dégâts.
04:25La cale était légèrement remplie d'eau, mais c'était sans gravité.
04:30Tout semblait en ordre, mais il manquait un canot de sauvetage.
04:35Les objets de valeur des membres de l'équipage étaient dans leur cabine.
04:39La cargaison était dans la cale.
04:41Les réserves d'eau et de nourriture étaient intactes.
04:43D'après le journal de bord, le navire avait essuyé une tempête, mais rien de trop violent.
04:49D'autres navires avaient traversé cette tempête.
04:52Et rien de grave ne leur était arrivé.
04:55La dernière entrée était datée du 25 novembre et affirmait que tout allait bien.
05:01Les voiles du Mary Celeste étaient légèrement endommagées.
05:04Mais cela s'était peut-être produit après la disparition de l'équipage.
05:08L'ensemble du navire était en excellent état.
05:11Alors, qu'est-ce qui avait poussé ces hommes à l'abandonner ?
05:14Une partie de l'équipage du Dei Gratia resta à bord du Mary Celeste pour le ramener à terre.
05:19Tout se passa bien.
05:21On achemina le bateau au port le plus proche.
05:25Ensuite, le capitaine du Dei Gratia comparut devant un tribunal et raconta son histoire.
05:31Mais le procureur et le juge ne crurent pas à son récit.
05:34Ils étaient surpersuadés que le capitaine s'était en réalité débarrassé de l'équipage du navire
05:39pour récupérer sa cargaison.
05:41Selon les lois maritimes de l'époque,
05:45si vous trouviez un bateau fantôme avec une cargaison de valeur,
05:48alors une partie substantielle de cette cargaison vous appartenait.
05:51De nombreuses personnes pensèrent donc que David Morehouse avait décidé de se faire un peu de sous.
05:57Cette version semblait plus crédible que celle de la disparition mystérieuse de dix personnes.
06:03Heureusement, personne n'accusa le capitaine d'avoir commis un crime.
06:06On le remercia pour ses services et on lui donna une récompense en argent.
06:11Cependant, sa réputation fut entachée, ce qui affecta grandement sa carrière,
06:16car beaucoup pensaient qu'il avait attaqué l'équipage du Mary Soleste.
06:21Mais même après cette terrible affaire, ce procès et cette enquête,
06:25l'histoire n'était pas terminée.
06:28Le Mary Soleste était toujours un navire efficace.
06:31Il navigua encore plusieurs fois,
06:33jusqu'à ce qu'un capitaine le fasse s'écraser sur un récif afin de toucher l'assurance.
06:38Un tribunal révéla la manœuvre et accusa le capitaine d'avoir causé des dommages matériels de façon délibérée.
06:45L'histoire du Mary Soleste devint célèbre dans le monde entier.
06:50Les gens commencèrent à échafauder des théories plus ou moins réalistes.
06:54Certains croyaient que le navire avait traversé le triangle des Bermudes.
06:58Mais cette version fut rapidement réfutée,
07:01car la région des Bermudes se trouvait à des milliers de kilomètres de l'itinéraire du Mary Soleste.
07:08Le Kraken ou un autre monstre géant avait-il attaqué le navire ? Non.
07:13Le bateau ayant été retrouvé dans un état presque parfait,
07:16cette théorie fut-elle aussi réfutée ?
07:19Selon l'une des versions les plus répandues,
07:21l'équipage du Mary Soleste aurait volé une cargaison de valeur
07:24et se serait rendu en Espagne à bord d'un canot de sauvetage.
07:28Cependant, ceux qui connaissaient le capitaine Benjamin Briggs
07:30dirent qu'il s'agissait d'un homme honnête.
07:33Et puis, il avait un fils à New York.
07:36Il ne l'aurait jamais abandonné.
07:39Une enquête plus approfondie révéla qu'une série de circonstances fortuites
07:43pouvaient être à l'origine de la disparition de l'équipage.
07:47Avant son dernier voyage, le navire avait livré du charbon.
07:51La pompe destinée à aspirer l'eau se serait alors bouchée avec cette matière.
07:56Et lorsque le navire avait traversé une tempête,
07:59la cale se serait tout simplement remplie d'eau.
08:03Briggs n'avait pas pu se rendre compte de la quantité d'eau présente,
08:06car les tonneaux entreposés empêchaient le de bien voir.
08:09Il aurait estimé qu'il était dangereux de rester à bord du navire,
08:13et aurait donc évacué ses passagers sur un canot de sauvetage.
08:17Mais peut-être qu'au moment de rejoindre la terre ferme,
08:21la tempête s'était soudain intensifiée et avait renversé le canot.
08:26Par ailleurs, une entrée du journal de bord indique que le chronomètre était défectueux.
08:31Il s'agit d'un appareil permettant de déterminer la position d'un navire en mer à l'aide de
08:36la longitude.
08:37Briggs s'était perdu et ne savait pas dans quelle direction naviguer.
08:40La tempête était violente, et il ne pouvait pas savoir si le navire risquait de couler.
08:45Il aurait alors peut-être décidé de l'abandonner au moment d'approcher la côte des Açores.
08:51L'originalité de cette affaire de bateau fantôme réside dans le fait qu'il est possible à tout un chacun
08:56de mener l'enquête.
08:58Vous trouverez de nombreuses informations au sujet du Marie Celeste sur Internet.
09:02Il y a des documentaires et de nombreux articles.
09:05Peut-être parviendrez-vous à découvrir quelque chose que d'autres n'ont pas vu,
09:08et à élucider le mystère de cette disparition.
09:13Par une douce nuit d'été, le 30 août 1892,
09:17un magnate de la navigation, Peter J. Minch, convia sa famille à une croisière sur les eaux du lac supérieur.
09:23Leur embarcation, le Western Reserve, était considéré comme l'un des navires les plus sûrs de son époque.
09:29Construit dans un acier similaire à celui employé plus tard pour le tristement célèbre Titanic,
09:34il partagea un sort tout aussi tragique.
09:37Brisé en deux, le bâtiment ne fut retrouvé qu'en 2024, soit 132 ans après sa disparition.
09:44Long de 91 mètres, ce vapeur fut le premier cargo des Grands Lacs à être doté d'un revêtement d
09:50'acier.
09:50Un quotidien le surnomma « le lévrier des eaux continentales », en raison de la vitesse à laquelle il fendait
09:55les flots.
09:55Conçu et financé par Peter Minch lui-même, le navire avait été mis à l'eau deux ans auparavant, dans
10:01les chantiers navals de Cleveland.
10:03Le soir de sa dernière traversée, le Western Reserve mit le cap sur Two Harbors, dans le Minnesota.
10:08Minch était accompagné de cinq membres de sa famille, son épouse, leurs deux jeunes enfants, sa belle-sœur ainsi que
10:14sa nièce.
10:15Vingt-deux membres d'équipage se trouvaient également à bord.
10:19La traversée du lac Huron se déroula d'abord dans le calme,
10:22mais sitôt franchit la baie de Whitefish, le lac devint tumultueux, contraignant l'équipage à jeter l'encre quelques temps.
10:30Plus tard dans la soirée, aux environs de 21 heures,
10:34à leur entrée dans le lac supérieur, une tempête estivale d'une rare violence se leva,
10:39accompagnée de rafales impétueuses et de vagues en furie.
10:42Puis survint la catastrophe, le navire commença à se disloquer.
10:47En moins de dix minutes, le Western Reserve sombra corps et biens.
10:50Tous parvinrent à gagner les canaux de sauvetage.
10:53La famille Minch, avec quelques marins, prit place à bord du canot en bois.
10:57Les dix autres montèrent dans celui en métal.
10:59Mais la fureur des éléments fit immédiatement chavirer le canot métallique,
11:03et seuls quelques survivants parvinrent à rejoindre l'autre embarcation.
11:06Ce dernier canot dériva durant près de dix heures.
11:09Un vapeur croisa leur route, mais ne perçut ni leurs appels, ni leur présence.
11:13Vers sept heures du matin, l'embarcation ne se trouvait plus qu'à un kilomètre du rivage,
11:18à hauteur de Deer Park, dans le Michigan.
11:21Si proche du salut, mais hélas, le canot chavira à son tour,
11:24précipitant tous ses occupants dans les eaux glacées du lac.
11:27Le seul rescapé fut Harry Stewart, le timonier du navire, âgé de 24 ans.
11:33Il parvint à nager plus d'un kilomètre dans des eaux glacées pour rejoindre la rive,
11:37presque inanimée, mais bien vivant.
11:39Il déclara par la suite que sa survie ne tenait qu'à la protection offerte par un caban de grosse
11:43laine,
11:44bien ajustée à son corps.
11:46Le Western Reserve resta perdu pendant plus d'un siècle,
11:49jusqu'à ce qu'un duo d'explorateurs obstinés finisse par localiser son épave.
11:53Ils consacrèrent plus de deux ans à sonder inlassablement les eaux au large de la péninsule supérieure du Michigan.
12:00Daryl et Danertel y parvinrent à l'aide d'un sonar à balayage latéral,
12:04capable d'examiner une bande de 800 mètres de part et d'autre.
12:08Un jour, un infime signal apparut à gauche de l'écran.
12:11Aussi discret fut-il, Daryl en mesure à l'ombre,
12:14constata qu'elle atteignait près de 12 mètres de hauteur
12:17et en déduisit qu'il s'agissait sans doute d'un élément de taille.
12:20Ils firent demi-tour et dirigeèrent leur balayage sur la zone concernée.
12:24Ils aperçurent des panneaux de cale ainsi qu'une carcasse évoquant un navire littéralement brisé en deux,
12:30l'une des moitiés reposant sur l'autre, dans une position presque impossible.
12:34Chaque section mesurait environ 45 mètres,
12:37et après en avoir vérifié la largeur,
12:40ils comprirent avec certitude qu'ils venaient de retrouver l'illustre Western Reserve.
12:45Les historiens demeurent incapables d'expliquer avec certitude
12:48pourquoi un bâtiment réputé insubmersible s'est soudainement rompu en son centre,
12:53mais plusieurs hypothèses sérieuses sont avancées.
12:55L'une d'elles évoque le phénomène de Daudan.
12:58Lorsqu'un navire chevauche une vague gigantesque,
13:00sa proue et sa poupe peuvent se retrouver suspendues, sans appui,
13:04exerçant ainsi une contrainte extrême sur la section centrale,
13:08qui se courbe alors vers le haut,
13:10à l'image d'un bâton que l'on plie en tirant sur ses extrémités.
13:13Une autre explication plausible concerne la qualité de l'acier utilisé pour sa construction.
13:18A cette époque, l'acier venait remplacer le fer en tant que matériau de choix,
13:22mais les procédés de fabrication demeuraient imparfaits.
13:25Certaines plaques étaient de médiocre qualité,
13:27ce qui aurait pu fragiliser l'ensemble de la structure.
13:31Il est aussi envisageable que le navire ait manqué de lest,
13:34ce poids destiné à en assurer la stabilité,
13:37ou que sa répartition ait été mal pensée.
13:41A peine huit semaines après la catastrophe du Western Reserve,
13:44un autre bâtiment conçu à la même époque est façonné à partir de séries semblables de tôles d'acier,
13:51connu le même sort funeste que son jumeau.
13:54Le douleur H. Kilcher,
13:56vapeur de fret affectée au transport de marchandises entre les ports des Grands Lacs,
14:01entrepris ce qui devait être une traversée sans histoire,
14:03le 26 octobre 1892.
14:07Chargé de plus de 3000 tonnes de charbon,
14:10le navire quitta le port de Buffalo,
14:12en direction de Milwaukee,
14:14sous le commandement du capitaine Leeds H. Wicks.
14:16Il naviguait avec un équipage de 18 hommes.
14:19Le voyage s'annonçait sans encombre,
14:21et dans l'après-midi du 28 octobre,
14:23le navire franchit le détroit de McKinnack
14:25avant de pénétrer dans les eaux du lac Michigan.
14:28Il était attendu à Milwaukee le 30,
14:30mais n'y parvint jamais.
14:31Une tempête d'une violence extrême s'abattit les 28 et 29 octobre
14:36sur les lacs Michigan et Huron,
14:38bouleversant les itinéraires de nombreuses embarcations.
14:41Lorsque le temps se calma enfin
14:43et que les navires commencèrent à rallier les ports,
14:45les premières pièces du drame du W. H. Kilcher furent réunies.
14:50Un capitaine, croisant non loin à bord de sa goélette,
14:53rapporta avoir aperçu un grand vapeur
14:55luttant contre les éléments à quelques 30 kilomètres
14:58au nord-ouest de l'île de North Manitou,
15:00le 28 octobre, aux environs de 20 heures.
15:03Le bâtiment paraissait sans défense,
15:05sans signe de vie à son bord.
15:07Peu après, un autre capitaine découvrit des débris,
15:10meubles et fragments d'un pont de navire,
15:12dérivant près de l'île de South Manitou.
15:14Deux vapeurs supplémentaires repêchèrent
15:16des morceaux de la timonnerie du W. H. Kilcher
15:19dans cette même zone.
15:20Il devint alors évident que le cargo avait succombé à la tempête.
15:23Et hélas, aucun membre de l'équipage ne survécu.
15:28Les grands lacs constituent depuis longtemps un foyer majeur de naufrages maritimes.
15:33Entre 6 000 et 10 000 épaves y ont été recensées depuis le XVIIe siècle.
15:38En 1669, le Griffon fut le premier navire européen à y disparaître sans laisser de traces.
15:44Parti de Buffalo, dans l'état de New York, à destination de Green Bay, dans le Wisconsin,
15:49il avait traversé le lac Aérié, la rivière Détroit, le lac Sainte-Claire, puis le lac Huron,
15:55avant d'atteindre le lac Michigan.
15:57Après avoir accosté à Green Bay, le bâtiment entama son voyage de retour.
16:01Et ne reparut jamais.
16:03En 1975, l'un des naufrages les plus emblématiques survint,
16:07lorsque le gigantesque minéralier de 222 m, le SS Edmund Fitzgerald,
16:12sombra dans le lac supérieur, lorsqu'une tempête automnale,
16:16initialement prévue bien plus au sud de son itinéraire, remonta brusquement.
16:21Un autre cargo, l'Arthur M. Anderson, suivait sa route
16:24et resta en contact radio constant avec le capitaine du Fitzgerald, Ernest Maxorley.
16:29Dans l'après-midi du 10 novembre, des vagues déchaînées s'abattaient sur le pont,
16:34et des bourrasques dépassant les 130 km heure secouaient violemment les deux navires.
16:39À 19h20, l'Anderson perdit le contact radio avec le Fitzgerald, qui avait disparu des radars.
16:44Aucun signal de détresse ne fut émis.
16:46Aucun avertissement ne précéda sa perte.
16:49Le gigantesque bâtiment s'était littéralement volatilisé.
16:52Par la suite, les équipes de secours découvrirent l'épave gisant à plus de 160 mètres de profondeur,
16:57brisée en deux vastes segments.
16:59Aucun des 29 marins ne survécut, et nul ne put témoigner du drame.
17:03De telles tragédies peuvent découler de multiples facteurs.
17:06Erreurs humaines, pannes techniques, ou malheureuses coïncidences.
17:10Les grands lacs, vastes étendues d'eau intérieure,
17:12présentent des phénomènes météorologiques comparables à ceux que l'on observe en mer.
17:17Ces véritables mers enclavées, nichées au cœur du continent,
17:22voient naître des tempêtes d'une puissance redoutable,
17:25parfois alimentées par des vents équivalents à ceux d'un ouragan.
17:28Ces phénomènes surviennent fréquemment en novembre et décembre,
17:32lorsque les eaux, encore tièdes après l'été, rencontrent les premières poussées d'air glaciales provenant du Canada.
17:39L'écart de température entre air et eau, amplifié par des vents puissants, engendre d'énormes vagues.
17:46En outre, la glace se forme plus aisément en eau douce qu'en mer.
17:51Cette glace s'accumule rapidement sur les navires, les rendant plus vulnérables,
17:55et les équipages doivent péniblement manœuvrer dans les eaux gelées.
17:58Les niveaux d'eau sont aussi instables.
18:01Les années humides voient de se multiplier les tempêtes,
18:04ce qui accroît les risques de dommages ou de naufrages.
18:06Sous-titrage Société Radio-Canada
18:09Sous-titrage Société Radio-Canada
18:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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