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  • il y a 2 mois
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et ancien président du Centre national d’études spatiales, Philippe Baptiste explique que la France et l'Europe doivent désormais assurer leur souveraineté dans les nouvelles technologies, notamment face aux Etats-Unis.

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Transcription
00:00Les États-Unis sont aujourd'hui notre premier partenaire et on a envie de continuer à travailler avec eux.
00:03Mais cette envie de travailler avec eux, ça ne veut pas dire pour autant que c'est la vassalisation heureuse.
00:07Ça veut dire aussi qu'on a notre forme d'autonomie, notre forme d'autonomie stratégique, notre forme d'autonomie
00:12technologique.
00:14C'est absolument indispensable.
00:15Si on veut avoir un avenir, si on veut avoir un avenir de Français et d'Européens, il faut qu
00:20'on soit capable de développer ça.
00:22Sinon, et je pense vraiment qu'on est à un moment qui est à un moment de rupture.
00:25C'est-à-dire qu'on voit bien qu'aujourd'hui, en fait, il y a des investissements dans la
00:29technologie.
00:30Dans l'IA, partout dans le monde, qui accélèrent à une vitesse absolument incroyable.
00:35Soit nous, on est capable, effectivement, de dire que oui, banco, on y va.
00:39On investit.
00:40Et investir, ça veut dire qu'on investit sur toute la chaîne.
00:42De la recherche la plus amont, parce que quand vous faites de l'IA, vous faites des maths.
00:46Ça veut dire que vous avez besoin de mathématiciens, de statisticiens et d'algorithmiciens.
00:50Donc, vous faites des maths et vous faites toute la chaîne qui va de l'amont jusqu'à l'aval.
00:54Donc, du laboratoire jusqu'à Mistral, pour faire simple.
00:57Soit on est capable de le faire, soit à un moment ou à un autre,
01:01eh bien, on va tomber dans une forme de… on va être relégué en deuxième division.
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