00:00La diffusion d'un fichier grand public présente de nombreux risques.
00:04On se rappelle de l'affaire de Saint-Gébouilly où le septuagénaire a été assassiné,
00:11pas directement, mais il est mort des conséquences de l'agression,
00:13alors qu'il était radicalement étranger à l'affaire de pédocriminalité
00:17qui était celle pour laquelle il a été agressé.
00:21Mais il n'en demeure pas moins que la protection de ses enfants justifie
00:25qu'il y ait une atteinte aux libertés publiques,
00:27qu'elle justifie qu'effectivement il y ait la création d'un document,
00:31d'un fichier, de quelque chose qui puisse être consulté.
00:33On a véritablement trop de dossiers dans lesquels on s'aperçoit
00:37que l'individu qui vient d'être interpellé est dans le circuit depuis des années.
00:41On va le retrouver à des postes de trésorier, d'association de défense des enfants,
00:45on va le retrouver dans les périscolaires, on va le retrouver sur les fichiers.
00:49Et encore, après avoir été interpellé, il peut continuer,
00:52tant qu'il n'a pas été présenté, un juge de liberté à faire de la publicité
00:56sur des sites de babysitting, il faut effectivement qu'il y ait une réponse
01:00à cette facilité avec laquelle aujourd'hui les pédocriminels jouent.
01:05Mais il y a une autre question que vous venez d'aborder,
01:09c'est celle du traitement de ces pédocriminels.
01:12La crainte que j'ai, c'est qu'aujourd'hui, on n'est pas véritablement de réponse.
01:15Hier encore, j'étais face à un pédocriminel qui était récidiviste,
01:18qui avait déjà été condamné, qui était en récidive légale,
01:23c'est-à-dire que la condamnation était récente, il avait eu 18 mois de prison avec sursis,
01:27avec une mise à l'épreuve, avec un suivi socio-judiciaire,
01:30et ça ne l'a pas empêché de recommencer.
01:33Qu'est-ce qu'on fait de ces personnes-là ? Voilà, c'est ça la question.
01:36Et effectivement, le procureur d'audience me disait,
01:39mais vous savez, la prison qui est la prison locale par rapport à ce tribunal,
01:43elle est pleine de gens comme ça.
01:45Donc effectivement, il faudra aussi que l'on trouve un moyen de répondre.
01:48On ne sait pas traiter cela, aujourd'hui, la psychothérapie n'apporte pas grand-chose,
01:53la castration chimique n'existe pas, ce sont des traitements frénateurs de libido
01:57qui sont pris volontairement ou qui ne le sont pas.
01:59Il faut véritablement qu'on arrive à trouver la parade,
02:02parce que tant qu'on ne l'aura pas, les enfants seront en danger.
02:05Écartez ces gens pour un temps.
02:07Mais vous savez, j'enseignais, toutes les idées sont de bonnes,
02:09donc si vous en avez, franchement, je pense que vous devriez les soumettre au gouvernement,
02:13en tout cas à la chancellerie, parce que là, comme vous le dites,
02:15les prisons, les prisons spécialisées, la castration chimique
02:19qui est proposée par Bruno Retailleau sans consentement et d'autres manières,
02:24voilà, il faut tout étudier pour la protection de nos enfants.
02:27Merci beaucoup d'avoir été avec nous en duplect.
02:29Sous-titrage Société Radio-Canada
02:31Sous-titrage Société Radio-Canada
02:32Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires