- il y a 14 heures
Le réalisateur iconoclaste Laurent Firode est l’invité d’Alerte Générale. Créateur des "Films à l’arrache" et auteur de la série satirique "Bienvenue chez les Woke", il livre un entretien sans filtre avec Nicolas Vidal et Alexis Poulin.
Au programme de cette émission :
• Les révélations du rapport Charles Alloncle sur France Télévisions
• Delphine Ernotte, l’audiovisuel public et ses dérives
• Le Festival de Cannes, ses privilèges et son entre-soi
• La polémique autour de Vincent Bolloré et la pétition du monde du cinéma
• La place de l’idéologie et de la propagande dans le cinéma français
• Pourquoi les films populaires sont-ils méprisés ?
• Les Films à l’Arrache et la série "Bienvenue chez les Woke"
• Le succès d’un cinéma indépendant financé par le public
• Jupiter II : Le Retour, son prochain film
Laurent Firode revient également sur le Festival de Cannes, les privilèges d’une partie du monde culturel, les dépenses de France Télévisions sur la Croisette et la fracture grandissante entre les élites culturelles et le public.
Pour le réalisateur, le cinéma français traverse une crise profonde, dominé par un système de subventions et une vision idéologique qui l’éloigne de plus en plus des Français.
Une émission mordante, satirique et sans langue de bois.
Au programme de cette émission :
• Les révélations du rapport Charles Alloncle sur France Télévisions
• Delphine Ernotte, l’audiovisuel public et ses dérives
• Le Festival de Cannes, ses privilèges et son entre-soi
• La polémique autour de Vincent Bolloré et la pétition du monde du cinéma
• La place de l’idéologie et de la propagande dans le cinéma français
• Pourquoi les films populaires sont-ils méprisés ?
• Les Films à l’Arrache et la série "Bienvenue chez les Woke"
• Le succès d’un cinéma indépendant financé par le public
• Jupiter II : Le Retour, son prochain film
Laurent Firode revient également sur le Festival de Cannes, les privilèges d’une partie du monde culturel, les dépenses de France Télévisions sur la Croisette et la fracture grandissante entre les élites culturelles et le public.
Pour le réalisateur, le cinéma français traverse une crise profonde, dominé par un système de subventions et une vision idéologique qui l’éloigne de plus en plus des Français.
Une émission mordante, satirique et sans langue de bois.
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NewsTranscription
00:00Madame, Monsieur, chers amis, depuis des années, TV Liberté dérange.
00:04Et parce qu'elle dérange, elle subit des attaques permanentes.
00:08Censure, pression, tentative d'isolement, campagne d'asphyxie financière,
00:12la fermeture de nos comptes bancaires nous aura coûté la somme de 442 987 euros en une année.
00:20Le coup est rude, et vous pouvez le constater, l'adversaire ne laisse rien au hasard.
00:25Et ma conviction est simple.
00:26À l'approche des grandes échéances de 2027, certains veulent que les voies libres,
00:31les voies discordantes, les voies de la colère, soient réduites au silence.
00:35Ils rêvent d'un retour du débat public sous contrôle, d'une information uniforme,
00:39d'une pensée unique, sans contradiction, alors ils utilisent toutes les violences
00:44contre ceux qui osent briser l'omerta.
00:46Mais TV Liberté possède une force que beaucoup nous envient, son indépendance absolue.
00:52Cette indépendance est notre bouclier, elle est notre forteresse,
00:55elle est notre totem d'immunité, si vous voyez l'image.
00:58Nous ne dépendons ni de l'État, ni des grands groupes financiers,
01:01ni des puissances d'argent, ni des banques, ni d'un oligarque fantasque,
01:05nous ne dépendons que de vous.
01:07Voilà pourquoi votre don est essentiel.
01:09Chaque donateur est bien plus qu'un soutien pour TVL.
01:12Il est surtout un résistant, il est surtout un combattant
01:16qui contribue à armer TV Liberté pour les batailles à venir.
01:19Aujourd'hui, plus que jamais, la liberté a besoin de moyens,
01:24la liberté a besoin de vous.
01:25Alors soutenez TV Liberté, parce qu'une chaîne indépendante
01:28ne vit que par la mobilisation de ceux qui refusent de se taire,
01:32et parce qu'une liberté qui ne se défend pas finit toujours par disparaître.
01:38TV Liberté n'est pas comme les autres.
01:40Vous n'êtes pas comme les autres.
02:13Bonsoir, Public Show, bonsoir aussi, vous de l'autre côté de l'écran.
02:17C'est Alerte Générale, l'émission de Ceux qui en ont gros.
02:20Et cette semaine, on reçoit Laurent Firod.
02:22Bonjour.
02:23Bonjour.
02:24Bonjour.
02:25C'est beau comme le festival de Cannes.
02:27C'est formidable.
02:29Alors Laurent, en plus d'être un imitateur formidable,
02:32il vient de nous faire Bourville là.
02:33C'est un réalisateur, un producteur indépendant.
02:37Les films à l'arrache, vous connaissez évidemment.
02:39On va parler avec lui du cinéma,
02:40bien sûr de la cabale contre Canal+, de Cannes,
02:45puisqu'il en revient ou pas d'ailleurs.
02:47Et puis de l'état de la production audiovisuelle,
02:49y compris le service public de l'audiovisuel.
02:52À côté de lui, Paul Thomasieux, auteur de Bullshit Corporation.
02:57Bonjour.
02:58Sur les boîtes et ce qu'elles font de mieux, c'est-à-dire du bullshit.
03:03Également auteur de courts-métrages,
03:04donc on pourra parler aussi de la réalisation indépendante.
03:07Voilà, donc des thèmes évidemment qui sont importants en ce moment
03:11parce que c'est important le cinéma, c'est important de rêver.
03:14Oh, j'adore, j'adore rêver.
03:15Alors fais-nous rêver Nicolas avec ta chronique.
03:17Bien sûr, on va rêver avec l'édito, c'est parti.
03:19Allez.
03:26Chers amis, bienvenue sur Alerte Générale.
03:28Alors, c'est plutôt plus de 3000 signataires
03:31pour sauver le cinéma du très très très très très méchant Vincent Bolloré.
03:34Mais déjà, certains reculent car la molaire du fond commence à claquer.
03:39Juliette Binoche a déjà regretté le mot « fasciste » dans la pétition qu'elle a signée.
03:43Le courage, mais croustillou, ça ne tient pas une semaine en réalité.
03:47C'est comme en fait laisser certaines stars botoxées en plein soleil trop longtemps.
03:51Après, il faudra les ramasser à la pelle à tarte
03:53au fond d'un cocktail « sex on the beat » à la cocaïne d'amphétamine et sans sucre.
03:57La tribune « zappé Bolloré » est parue dans Libération le mois dernier.
04:00600 signatures au départ, puis de 2800 le 20 mai, puis 3400 quelques jours plus tard.
04:05Puis le patron de Canal Plus a menacé de ne plus les embaucher.
04:08Et soudain, soudain, la peur a fait son office.
04:10Ça, c'est un très très bon film, un titre de film.
04:13Une armée de résistants plastocs qui a subitement perdu son courage de fonforant
04:17le jour où le boss de Canal, notamment, a menacé de leur faire péter les financements
04:21qui leur servent de roubignoles.
04:23Alors, qui a signé ?
04:24On nous a vendu des célébrités bingo du cinéma.
04:26Mais la liste est toute autre.
04:27Les producteurs n'en connaissent à peu près qu'une poignée.
04:30Des techniciens de l'ombre, des comédiens oubliés, des acteurs inconnus,
04:33même par leurs voisins de palier.
04:35Ou des vedettes qui zonnent à Hollywood entre deux temestas
04:38et qui n'ont jamais vu un cinéma français, les amis.
04:41Du côté des starlets au talent plus qu'approximatif,
04:44on dénonce Bolloré tout en vivant grassement de l'argent de Canal,
04:47premier partenaire financier privé du cinéma français.
04:50La main qui les nourrit, c'est celles qui veulent mordiller
04:52avec leurs terradents connectés offerts par la Paramount.
04:55Et pendant ce numéro de bravoure,
04:57que fait le service public pour le cinéma et les Français ?
05:00Eh bien, il fait la grosse bamboche avec Delphine Ernotte,
05:02la dame pipi de France Télévisions,
05:04qui paradait sur le tapis rouge de Cannes,
05:06dans un grand sac à bas version parachute,
05:09qui est franchement une insulte au bon goût.
05:11Et la fanfaronnade, vous le savez, coûte très cher toute l'année,
05:15jusqu'à 400 000 euros brut par an.
05:16La Cour des comptes parle, elle, de quasi-faillite pour France Télévisions.
05:2080 millions d'euros d'un trou aussi profond
05:23que la nullité des programmes diffusés.
05:2580 millions de déficits, et Madame fait la belle sur la croisette.
05:29Alors, la présence de France Télévisions à Cannes,
05:31c'est 6 millions par an, 15% de plus qu'il y a 3 ans.
05:35L'ennuité au majestique facturé à près de 1 800 balles en huile 24.
05:39Une information judiciaire pour abus de biens sociaux a même été ouverte.
05:44Alors, vous cherchez le service public, mes amis, le voilà.
05:47Un palace pour la patronne et quelques dirigeants,
05:50et un gros coup de pied de cul fiscal pour ceux qui règlent l'addition,
05:53c'est-à-dire, c'est-à-dire, c'est-à-dire nous.
05:55Et elle n'est pas plus belle, franchement, la vie de ces margoulins ?
05:58Eh bien oui, le tout au nom du bien.
06:00Voilà le génie de cette petite caste.
06:01Se croire au-dessus de la mêlée tout en vidant les poches du peuple
06:05qu'il méprise en se mastiquant le chou-rosse.
06:08Ils signent des pétitions contre milliardaires bretons,
06:10mais comprennent très vite que c'est le seul qui va les faire bouffer.
06:13En fait, ils méprisent la France.
06:15Des bofs, depuis un transat à 1 000 euros la nuit.
06:17La morale, chez eux, en fait, ça commence juste après le dessert.
06:19Alors, le festival de Cannes a fermé ses portes et la note continue de s'allonger.
06:23Et nos grands résistants ont déjà rangé leur pancarte avant de boire cul sec leur prochain cocktail sur les toits
06:29de Canal+.
06:29Mais pour nous, que ce soit Canal ou France Télévisions, on raccoura quoi qu'il en soit.
06:34Allez, force et honneur, mes petits Croussilloux en Technicolor.
06:37– Et c'est l'alerte rouge.
06:44On va parler, avant de parler du tapis rouge qui fait rêver de Cannes,
06:47on va surtout parler audiovisuel public,
06:50puisqu'on a la chance d'avoir un invité qui connaît les deux,
06:53à la fois le cinéma, mais aussi la production audiovisuelle publique et privée.
06:58Et une question, depuis le rapport de Charles à l'oncle,
07:01alors que les Français subissent inflation, smicardisation, paupérisation,
07:05on a l'impression que pour l'audiovisuel public, c'est plutôt la fête,
07:11avec des questions sur comment contrôler les budgets, réduire les budgets.
07:15Est-ce que l'audiovisuel public, c'était ça avant ?
07:19Ou est-ce que petit à petit, progressivement, c'est devenu une casse qui se protège
07:23et qui profite largement du gâteau ?
07:25– Je crois que c'est depuis longtemps comme ça, on s'en rend compte.
07:29Mais quand moi je bossais beaucoup pour le service public,
07:31c'était dans les années entre 2000 et 2012.
07:34Je suis resté assez longtemps à faire des téléfilms là-bas,
07:37des documentaires aussi, produits par France 2, France 3, Arte aussi,
07:41qui fait partie du service public.
07:43C'était quand même…
07:44Oui, il y avait une gabegie d'argent épouvantable.
07:47Donc là, je pense, grâce à Charles à l'oncle,
07:52on a commencé à ouvrir les yeux,
07:54mais les gens qui sont dans le service public,
07:56qui bossent avec le service public, tout le monde est au courant,
07:58ça n'a rien d'extraordinaire en fait.
07:59C'est comme Bruel, tout le monde savait.
08:03C'est la même chose.
08:05– Wimstein, mon homèse.
08:07– Oui, voilà, ils sont nombreux comme ça, ils sont très nombreux.
08:11– Est-ce que justement, l'omerta qui tenait dans le service public,
08:15on a vu quand même la violence qui s'est déversée sur Charles à l'oncle,
08:20d'un seul coup tout le système se sentant attaqué contre-attaque,
08:23Nagui qui va jusqu'à utiliser la loi contre les discours de haine,
08:27ou le harcèlement, le cyberharcèlement, parce que c'est une pauvre victime, Nagui, évidemment.
08:31Et donc, on se rend compte que pour attaquer ce mastodonte,
08:35il fallait justement des coyonnaises, ce qui était le cas des signataires de la tribune.
08:40Et c'est pour ça, l'omerta, c'était…
08:41Tu parles, tu vires ?
08:43– Bien sûr, bien sûr.
08:45Moi, j'ai été blacklisté là-bas, à France Télé,
08:47donc, en plus, quand t'es blacklisté, en fait, il se passe un truc,
08:51évidemment, on ne te le dit pas.
08:53– Ah oui.
08:53– Bon, évidemment, tu l'apprends par…
08:55Voilà, comme ça, tu l'apprends par…
08:57Ah, au fait, oui, j'ai oublié de te dire, tu es blacklisté.
09:00Ah, OK, encore.
09:03C'est un truc ridicule comme ça.
09:05Donc, non, franchement, bravo à Charles à l'oncle,
09:09parce qu'il s'est fait vraiment attaquer de toutes parts.
09:12Alors, félicitations, je pense que le grand public a ouvert les yeux,
09:17a compris comment ça fonctionnait.
09:21Est-ce qu'ils vont changer les programmes ?
09:23C'est la grande question, moi, je ne crois pas.
09:25Ça va être toujours aussi merdique.
09:26– J'ai pas d'espoir, Laurent, là-dessus,
09:28qu'à un moment donné, il ne croit pas au bing-bang, quoi.
09:31– Non, non, je pense qu'ils vont réduire la voilure en surface,
09:35style, on ne va plus prendre des chambres à Cannes à 1 800 euros,
09:38à 1 650, voilà, en gros, ça va être ça.
09:41On va faire toujours les mêmes conneries,
09:44voilà, Captain Marlowe et compagnie, ça, c'est sûr,
09:47ça va rester, ce genre de truc.
09:49Donc, des téléfilms idéologiques pourris, nuls,
09:52où les stars s'en mettent plein les fouilles,
09:54ça, je pense, ça n'a vraiment pas changé.
09:56Je pense qu'ils vont certainement réduire les jeux,
09:59parce qu'ils ont été beaucoup attaqués là-dessus,
10:01en disant, comment le service public, normalement,
10:03on peut attaquer, voilà, les jeux…
10:04– C'est Nagui, alors, là, qui a une petite…
10:06– Eh oui, oui, Nagui, le pauvre,
10:08il faudrait une cagnotte pour lui, je pense,
10:10on pourrait lui penser tout ça ce soir.
10:11– Oui, j'espère qu'il sera soutenu dans cette épreuve.
10:13– Ben, quand même, oui, on a tous besoin de Nagui.
10:17Et…
10:18– Donc, je pense qu'ils vont réduire là-dessus,
10:22mais c'est tout, le reste, ils sont tellement au service du pouvoir,
10:27ils sont tellement là pour servir la soupe.
10:29– Mais justement, enfin, le truc qui choque, peut-être, Paul,
10:32sur le service public, ils ne sont pas là pour le public,
10:36ils sont là pour ceux qui donnent les ordres.
10:37– Exactement, oui.
10:39– Un peu ça.
10:40– Eh bien, dans les entreprises, c'est un peu la même chose.
10:44Et quelque part, quelqu'un qui rentre…
10:46Et c'est pour ça que j'ai écrit ce livre,
10:48c'est quelque part aussi à l'attention des jeunes,
10:50qui croient, en entrant dans le monde de l'entreprise,
10:53qu'ils vont être jugés au mérite,
10:55et la méritocratie règne.
10:57Mais en fait, non.
10:58Ce qui est important, c'est de plaire aux supérieurs,
11:00et il faut savoir cirer les pompes,
11:02mais aussi faire les lacets.
11:03C'est ça qui est important.
11:07– Alors justement, Delphine Ernotte,
11:10elle a fait deux mandats, il me semble,
11:13avant ce rapport qui met fin à sa carrière, sans doute.
11:16On doit la carrière de Delphine Ernotte à Thierry Breton,
11:19quand même, à France Télécom,
11:20où elle a été propulsée comme ça.
11:23C'est quelqu'un, justement, qui sait bien faire les lacets
11:25et cirer les pompes, visiblement,
11:27qui sait défendre aussi sa corporation,
11:30et qui ne s'est jamais remis en question.
11:32– Ah ben non.
11:33T'es fou ou quoi ?
11:34Attends, on ne va pas se raconter.
11:35– Ah ben non, mais…
11:36– Non, mais c'est le cas non.
11:40Ben non, on est là pour servir le pouvoir,
11:42on est là pour gagner beaucoup d'argent,
11:44on est là pour cracher sur les autres.
11:46Donc, ils le font très bien, je dirais,
11:48par rapport au job que l'on demande.
11:50Ils le font impeccable.
11:52C'est pour moi qu'il reste.
11:53– J'ai envie de dire aussi que ces gens-là
11:56subissent complètement le biais de supériorité illisoire,
11:58dont on souffre tous, quoi, quelque part.
12:00Ils sont convaincus d'être extrêmement compétents,
12:02de mériter intégralement leur place.
12:04Et d'ailleurs, il y a des petites statistiques assez amusantes là-dessus,
12:07sur le biais de supériorité illusoire.
12:09Il y a des études qui ont été faites sur les conducteurs,
12:11par exemple, les conducteurs d'automobiles.
12:1480% des conducteurs automobiles
12:16pensent être meilleurs que la moyenne.
12:19– C'est comme Gabriel Attal qui pense savoir comment diriger la France.
12:22– Oui, alors lui, il est…
12:23– Vous avez fait la couvre comme ça ?
12:25– Lui, c'est le biais attaliste.
12:26– Non mais, alors, justement, il y a un problème idéologique aussi à France.
12:32– Non, non, non.
12:34– À le service public, je…
12:35– Jamais, mais je n'ai pas du tout sûr que non.
12:37– La phrase de Delphine Ernaud qui est restée quand même,
12:39c'était, on ne montre pas la France telle qu'elle est,
12:42mais telle qu'on voudrait qu'elle soit.
12:44– On l'a vu systématiquement dans les différentes productions.
12:48Ça aussi, même après Delphine Ernaud, c'est quelque chose qui va rester,
12:51qui est profondément ancré aussi dans la mission de service public,
12:54c'est-à-dire révéler une société imposée aux Français,
12:58même si ce n'est pas ce que veulent les Français.
13:00– Ça, j'en suis absolument certain.
13:01Mais je parie n'importe quoi, mais j'en suis sûr et certain.
13:05vous ne verrez jamais un film produit par France Télé
13:08qui va montrer le rêve tel qu'il est, ça c'est impossible.
13:12Impossible, ça veut dire qu'il se remettra en cause, c'est impensable.
13:16– Tu penses que c'est irréformable, toi Laurent ?
13:18– Irréformable, il faut vraiment virer, il faut arrêter.
13:20– Oui, alors on va poser, même au niveau des cadres,
13:25au niveau des dirigeants, ou même au niveau des gens qui sont à la technique,
13:29qui sont…
13:30– Bien sûr, on vire tout le monde.
13:32Moi, je suis peut-être d'avis de garder la météo, et encore.
13:38– Et encore, ce service public a déjà été raboté,
13:40Météo France a déjà été largement raboté.
13:42– Tant mieux.
13:44– Et donc voilà, on pourrait garder la météo,
13:47faite par l'IA uniquement, comme ça au moins.
13:49– Oui, ça on va parler tout à l'heure.
13:51– Et basta.
13:52– Alors, il y a un autre truc, parce que…
13:54– Ça sera de grosses économies.
13:56– Les économies, parce que, alors, tout le débat,
13:59c'était sur la privatisation de l'audiovisuel public,
14:01en disant qu'on doit avoir un audiovisuel public, c'est important,
14:03mais on n'a pas parlé de la privatisation déjà existante
14:06de l'audiovisuel public, notamment par MediaOne,
14:09boîte de production qui est propriété de Xavier Niel, entre autres.
14:13Et là, ça passe, parce que c'est lui qui produit,
14:17Nagui et sa boîte de production, c'est privé aussi,
14:19mais là, on ne parle pas de privatisation rampante du service public.
14:22C'est normal, c'est des prestataires, et visiblement,
14:25on ne sait pas faire en interne.
14:27– Alors, c'est en fait, parce que vous avez dû le remarquer,
14:31il y a deux sortes de milliardaires.
14:33Il y a les milliardaires de droite, on se dit, c'est normal,
14:36et il y a les milliardaires de gauche.
14:37– Non, ça c'est…
14:38– Là, on peut se poser la question.
14:40Ils sont de gauche.
14:42Pourquoi il y a des milliardaires de gauche ?
14:44Parce que le milliardaire, il cherche quoi ?
14:45Il cherche le pognon, on se dit, d'accord.
14:46– Alors, le pognon, il est où ?
14:49Dans une société qui est tenue par des gens de gauche,
14:52ce n'est pas les capitalistes qui sont les plus riches,
14:54c'est l'État qui est le plus riche.
14:56Donc, il faut prendre l'argent à l'État.
14:58Il faut cirer les pompes à l'État.
15:00Et les milliardaires de gauche, ils prennent l'argent à l'État.
15:02Ils doivent perdre l'État, donc au pouvoir.
15:04Et c'est aussi simple que ça.
15:06Donc, ce n'est pas une privatisation, c'est…
15:10– Quelles seraient les implications d'une vraie privatisation
15:13du service public total ?
15:15C'est-à-dire, on arrête, on n'a pas à financer une chaîne.
15:20Même une chaîne et une radio, c'est déjà trop.
15:22Finalement, on s'en fout, l'info, c'est la propriété des milliardaires
15:25ou des gens qui veulent bien la financer,
15:26pour les médias indépendants.
15:27Vous regardez TVL, n'hésitez pas.
15:30Ben voilà, comment ça se passe ?
15:31Si jamais ça devait arriver…
15:32Alors, ça n'arrivera pas puisqu'on est en France, mais…
15:36– Bon ben voilà, c'est à rassurer tout le monde.
15:41Parce qu'il y a des gens qui vont se dire,
15:42mais on ne peut pas vivre sans…
15:43Mais voilà, mais est-ce qu'on peut vivre ?
15:45Est-ce qu'il y a des pays, par exemple, qui n'ont pas d'audiovisuel public ?
15:48– Bien sûr.
15:48– Oui ?
15:49– Encore heureux.
15:49– Nickel.
15:50– Je ne sais pas, mais il y en a plein, c'est sûr.
15:52On est quand même une des dernières démocraties communistes au monde.
15:59Donc quand même, il y en a un d'autre, mais nous, on est en plein dedans.
16:03Donc, non, il y a un plein.
16:06Je ne pense pas que ça serait un mal,
16:08parce que les gens ne feraient pas la différence.
16:09On arrête France 2, France 3, il n'y a plus, tout à l'heure.
16:11– Oui.
16:13– Non, c'est aussi simple que ça.
16:16– Mais pour en revenir sur les prestataires,
16:18et je poursuis la question d'Alexis, ce prestataire,
16:20effectivement, qui produit cet avou, qui produit ces émissions.
16:23– Ah oui, c'est vrai.
16:24– Exactement, il y a une vérité problématique,
16:25parce qu'au-delà de ça, c'est-à-dire qu'il y a des gens qui se connaissent,
16:28est-ce qu'il y a des espèces de collusion ?
16:29Toi, qui as bien connu le système de l'intérieur,
16:32comment aujourd'hui on peut accepter qu'une boîte privée,
16:34qui est tenue par des gens qui sont quand même extrêmement proches du pouvoir,
16:37produisent une émission dans laquelle on invite des gens
16:39qui sont de la même galaxie, et tout ce petit monde se connaît.
16:42Comment ça fonctionne ?
16:42Il y a quoi derrière, selon toi ?
16:43Il y a une prise d'argent, ou c'est vraiment un combat idéologique,
16:47ou une emprise idéologique qui est là, en plus de la thune ?
16:50– Oui, non, parce que vraiment, le moteur de tout ça, c'est toujours la thune.
16:55Donc, l'emprise idéologique, elle est factice,
16:59c'est vraiment un truc, c'est vrai, on fait croire que,
17:01mais en fait, personne ne pense rien, il pense juste à la thune.
17:05Donc, c'est que je comprends d'ailleurs, après c'est humain,
17:07je ne vais pas leur jeter la pierre.
17:09Mais voilà, c'est un groupe, il y en a qui sont dans le domaine du privé,
17:15légalement, je dirais, d'autres sont dans le domaine du public, légalement,
17:17mais en fait, ils font tous partie de la même famille,
17:19et ils se refilent la thune, en fait.
17:24Moi, je ne vois pas de différence, ça ne me dérange pas.
17:27C'est pareil, c'est autant de la merde.
17:31– Ah, c'est à gauche, c'est de la merde.
17:34– Mais on pourrait imaginer, effectivement, que le système,
17:37ça répond à des appels d'offres, c'est quand même très légiféré,
17:41les appels d'offres, il y a des contrôles.
17:42Là, on a quand même l'impression que, manifestement,
17:44c'était fait au coin d'une table, tranquillement,
17:47entre deux verres de champomis, quoi.
17:49– Ah, ben c'est sûr, champomis, je ne crois pas.
17:51– Non, mais c'est pour pas pour nous.
17:55– On ne t'a pas donné la bonne info, mais voilà.
17:59Donc, non, non, après, je veux dire, c'est le système aparachique,
18:04ils sont là, donc, voilà.
18:05Donc, est-ce que les appels d'offres sont vraiment si surveillés que ça ?
18:12Je ne pense pas trop.
18:15Même, je pense que c'est absolument pas surveillé,
18:17ou si les gens qui surveillent, ce sont eux-mêmes qui se font partie du truc,
18:21donc ça n'a aucun sens.
18:23– Et d'ailleurs, à propos de surveillance,
18:25on a quand même un organe de surveillance extrêmement important en France,
18:27pour la défense de la démocratie et de la République, l'ARCOM.
18:30– Ah, ah, ah, on parlait.
18:33– Ben oui, avec quand même cette phrase magique,
18:36je saisis l'ARCOM.
18:37– Je saisis l'ARCOM, je saisis l'ARCOM.
18:40– Allô, Père Noël.
18:41– Et donc, je saisis l'ARCOM, est-ce que l'ARCOM, une fois, une fois,
18:47a lancé une petite critique à l'encontre du service public,
18:52de l'info ou de la propagande, ou est-ce que c'est tout le temps CNews ?
19:00– Tu sais, c'est comme le studio qui tourne.
19:02– Ça tourne sur la même.
19:04– Ah, c'est encore…
19:06– C'est con, ça fait trois fois que c'est toi.
19:08– Je pense que c'est quand même assez souvent CNews, en effet.
19:11– Tu as absolument raison.
19:13À mon avis, on a dû leur dire, non mais faites gaffe quand même.
19:16– Oui, ça se voit.
19:17– Ça se voit trop, mettez un truc en bidon à côté, voilà quoi,
19:20donc qui ne sert à rien.
19:22Non, l'ARCOM est toute puissante, c'est comme le conseil constitutionnel.
19:26Je dirais, voilà, on croit qu'il y a une assemblée qui vote les lois,
19:28en fait, il y a…
19:30– Ben non, et d'ailleurs l'ARCOM, c'est encore un autre niveau de ma mamouchie,
19:34puisque j'ai appris qu'ils gardaient leurs salaires,
19:37enfin leurs émoluments, un an après avoir quitté leur fonction.
19:40– Pendant un an, ils ne sont payés à rien foutre.
19:42– C'est trop peu, je trouve.
19:43– C'est trop peu, c'est trop peu.
19:45Non, on va lancer plein de hashtags aujourd'hui.
19:47– Exactement.
19:47– Cagnottes pour Nagui,
19:49c'est un mec au planqué de l'ARCOM.
19:51Allez, on va faire bien cagnottes, ça va faire du lit.
19:53– Quand même, pour bon et loyaux service,
19:55il pourrait y avoir, je ne sais pas, il est…
19:57– Il faut appeler Jean-Betitien pour la cagnotte.
20:00– Je m'en vais, je m'en vais.
20:03– Je saisis l'ARCOM.
20:05– Je saisis l'ARCOM.
20:08– Mais il n'y a pas que là, en entreprise,
20:10il y a plein de gens qui sont payés à rien faire,
20:11qui sont dans des placards.
20:12D'ailleurs, pour ceux que ça amuserait,
20:14j'ai fait une vidéo qui s'appelle le Golden Placard sur YouTube,
20:17vous verrez ça, c'est…
20:19Être payé à rien faire, c'est monnaie courante.
20:21– C'est monnaie courante.
20:21– C'est une manière, en fait, de se débarrasser des gens sans…
20:24– Y compris dans le privé, parce que là, dans le public,
20:27il y a quand même une gabegie d'argent public,
20:28c'est ça qui choque, deuxième fois.
20:30– Oui, mais imaginez que dans le public,
20:31en fait, quand vous êtes dans une entreprise du CAC 40,
20:34vous êtes quasiment fonctionnaire
20:35quand vous êtes employé de ces grandes boîtes.
20:38C'est beaucoup plus difficile de virer quelqu'un dans ces boîtes-là
20:41parce qu'il y a besoin d'une paix sociale aussi vis-à-vis des syndicats.
20:44Et donc, la meilleure méthode, c'est de mettre des gens
20:45dans des placards dorés, en général,
20:48parce que là, c'est en général des directeurs
20:50qui ont des casseroles derrière eux,
20:51et puis à un moment donné, on ne peut plus les cacher.
20:53Et voilà, et ça, c'est une très bonne méthode
20:56pour laisser les gens croupir jusqu'à ce qu'ils en débarrent
20:59et puis qu'ils aillent voir ailleurs.
21:00– Eh bien, après le golden placard,
21:01c'est le moment du grand déballage, moi, cher Alain.
21:09– Vous êtes encore et toujours sur Alerte Générale
21:12et on ne saisit pas toujours l'ARCOM, bien entendu.
21:14Chers amis, on est dans le grand déballage,
21:15la séquence que vous attendez, bien entendu.
21:17Et on va parler avec l'ami Laurent Firone,
21:20notamment, on va élargir le spectre
21:23de ce fameux, de ce beau, bel univers du cinéma français.
21:26– Ah oui.
21:26– Du bonheur, on fait des bisous, des câlins,
21:29on prend des avions en lounge,
21:32notamment pour aller à l'autre bout du monde,
21:33comme Marion Cotillon, petit bisou à elle, d'ailleurs.
21:35– Tu t'es pas toi ?
21:36– Non, je t'es pas toi.
21:38– Non, parce que j'essaie d'être tout à fait objectif
21:41sur la capacité à nous emmerder à la terre qui brûle.
21:43Voilà, donc une industrie sous perfusion, bien entendu.
21:48Et ce qui est intéressant, on t'a déjà beaucoup entendu,
21:51là tu es tant mieux, mais c'est vrai qu'on se dit toujours
21:53qu'on t'entend finalement, ils se foutent ces gens
21:56que les films fassent beaucoup d'entrées,
21:59il suffit qu'ils prennent leur cachet à l'amont
22:00et un peu à l'aval, ils n'en ont rien à faire.
22:02C'est ça qui est incroyable, et chaque fois que tu le racontes,
22:04je trouve ça absolument dingue, et pourtant,
22:06j'ai l'impression que ça se perpétue au fil du temps.
22:08Voilà, et d'ailleurs, on en parlera dans tes skates,
22:09parce qu'il y a plusieurs skates comme ça, les films à l'arrache.
22:13Complètement, c'est sûr que ça se perpétue,
22:15et pareil, ça va durer, je ne suis pas trop optimiste là-dessus,
22:19ça va certainement durer.
22:21Non, non, je faisais juste en référence avant
22:24aux milliardaires de gauche et aux milliardaires de droite,
22:26en effet, les milliardaires de gauche font partie
22:30beaucoup du monde du CMA, ce qui leur importe,
22:33ce n'est pas de plaire au public, de vendre des tickets de CMA,
22:37etc., c'est d'avoir des subventions,
22:39parce qu'ils servent la soupe au pouvoir, à l'État,
22:42et comme ça, ils ont les subventions, ils vivent très bien,
22:45s'il n'y a personne dans la salle, et alors ?
22:49– Non, parce que c'est un film trop engagé, peut-être.
22:51– C'est ça, le truc.
22:51– Oui, oui, c'est un film trop engagé.
22:53Finalement, personne ne perd du pognon, moi, Charles-Laurent ?
22:55Si, nous, concrètement.
22:56– Oui, bien sûr.
22:58– Même le propre, personne ne perd du pognon, vraiment ?
23:00Même les ciné, les machins, quand ils font des espèces de gros bides,
23:02qui nous servent trois ou quatre fois par mois,
23:04avec des grosses annonces chez Laurent Delamay, chez les autres ?
23:07– Non, après, ils auraient pu en gagner plus.
23:11– Oui.
23:11– Mais pour en gagner plus, il faut avoir l'envie de plaire au public,
23:16donc essayer de se creuser la cervelle,
23:17essayer d'avoir de l'imagination, essayer de faire de bons films,
23:21essayer de prendre des comédiens qui vont plaire au public.
23:23C'est compliqué.
23:24– Oui, ça demande du travail.
23:25– Voilà, ça demande du travail.
23:26Et ça, c'est épouvantable.
23:28– Et du talent, plus.
23:28– Et du talent, donc imaginez un peu.
23:30– Justement, là…
23:32– Et si je peux me permettre de rebondir sur l'agent public,
23:35parce qu'il n'y a pas que les milliardaires de gauche qui profitent du système,
23:37il y a aussi, malheureusement, désolé de vous le dire, les grandes entreprises,
23:40je ne sais pas si vous connaissez le mécanisme du CIR, le crédit impôt recherche.
23:44En fait, c'est aussi une gabegie incroyable,
23:46parce que finalement, il y a des gens qui sont employés aussi dans les entreprises
23:49pour créer des dossiers crédit impôt recherche,
23:51pour se faire rembourser des travaux pour les entreprises
23:54qui ne sont pas du tout de la recherche.
23:55Il y a même des entreprises qui se créent
23:57pour créer des dossiers crédit impôt recherche.
24:00C'est même un business de création, de…
24:04– C'est comme pour le CNC, du coup.
24:06– Voilà, c'est le même genre de choses.
24:07– Parce que le CNC, il faut rentrer dans une grille de lecture, forcément.
24:12Un projet, ça doit répondre à 10 commandements wokistes, à peu près.
24:17Et puis ça passe.
24:19Le CNC, la défense du CNC, c'est que c'est pris sur le prix du ticket de cinéma,
24:22donc c'est ceux qui vont encore au cinéma qui le financent.
24:24Est-ce que c'est vrai, ça ?
24:25– Ça m'a fait toujours marrer, ça.
24:27Les gens qui… Je le vois souvent sur les réseaux sociaux,
24:30toutes les comédiennes et comédiens de gauche disent
24:33« Mais on dit toujours que le CNC, c'est l'État, c'est pas l'État,
24:36ça n'a rien à voir. »
24:38– Là, tu les fais très bien, Gab.
24:39– Je le sais, je le sais, je suis très bon.
24:42– Tu les connais aussi.
24:43– Bien entendu, c'est pour ça.
24:44– Non, non, pas du tout, l'État ne finance pas le CNC.
24:48Et moi, je lui réponds, mais les taxes, c'est quoi ?
24:50Qui empoche les taxes ?
24:51C'est par l'État, par hasard.
24:54– Voilà, bon, fin de la discussion.
24:57Faire une distinction entre les impôts et les taxes, c'est grotteste, quoi.
25:02Parce que quand on achète un ordinateur,
25:04quand on achète un téléphone portable,
25:05quand vous regardez Netflix, etc., on paye le CNC.
25:09Là-dessus, il y a une taxe.
25:10– Est-ce qu'il y a aussi des petits critères verts, jaunes, rouges,
25:15sur le bilan carbone, par exemple, des films ?
25:17Attention, parce que parfois, on va filmer très loin dans le monde,
25:19pour des bides commerciaux incroyables.
25:22– Je sais.
25:22– Est-ce que là, on est obligé de dire,
25:24on va dépenser tant de carbone, ou est-ce que là, non ?
25:26– Bien sûr, tu dois remplir un télés des charges
25:31empreintes carbone sur les films,
25:33où tu dois bien sûr avoir aussi…
25:35– Donc, tu plantes des arbres en même temps que tu filmes ?
25:37– Oui, moi, oui.
25:39Moi, personnellement.
25:40– Je te dégresse, je te dégresse.
25:41– Je te dégresse.
25:43– C'est-à-dire que je mange un bricot, je le jette.
25:45– Sortez-nous de ce monde.
25:46– Ça, c'est important.
25:47– C'est très important.
25:48C'est le même essentiel.
25:49Et voilà, bien sûr, tu dois remplir beaucoup de critères
25:53pour obtenir, bien sûr, des aides, machins, des fonctions,
25:55– En fonction de tout ça, oui.
25:58– Et je vais vous faire rire, mais même dans l'industrie de défense,
26:02vous avez des règles éco-conception, ne pas mettre de plomb dans les missiles,
26:06parce que ça va polluer la terre quand le missile va tomber.
26:08– D'ailleurs, ça avait fait un problème avec, je crois, le César,
26:11enfin les camions du César, parce qu'ils avaient fait des gaines en maïs.
26:14– Ah oui.
26:15– Et les rongeurs, ben, adorent le maïs.
26:18– Et les gaines n'ont pas beaucoup tenu sur le terrain.
26:21– Voilà.
26:22– Mais les rongeurs étaient heureux, la biodiversité a été respectée.
26:24– Oui, oui, mais… – Il n'y a pas de limite.
26:26– C'est génial.
26:26– Les cons, ça osse tout, c'est même ça qu'on les reconnaît, par exemple.
26:29– Et donc, ça exonère les acteurs avec ce petit dossier
26:32d'aller de l'autre côte de l'Atlantique en char à voile, par exemple,
26:34ou en barque solaire.
26:35– Bien sûr.
26:35– Ils peuvent prendre l'avion, quoi.
26:36– Oui, ils peuvent prendre l'avion.
26:38Après, souvent, oui, à mon avis, là, je n'ai pas d'exemple en tête,
26:42mais c'est sûr qu'il y en a qui prennent le bateau,
26:44avec leur équipe qui prend l'avion.
26:47Déjà, il faut amener le bateau, donc il faut…
26:49Enfin, bref, ça va faire des dix ans en plus.
26:51Mais bon, voilà, après, il y a les caméras sur…
26:52Voilà, ils vont prendre le train, le bateau, la bicyclette,
26:55enfin, ce qui est là, je n'aurais rien à foutre.
26:57Mais voilà, quoi.
26:58Donc, évidemment, tout ça, c'est un jeu ridicule.
27:03Enfin, voilà, moi, en tout cas, personnellement,
27:05j'ai une empreinte carbone très, très basse.
27:06– Oui.
27:08– Je veux dire, en basse, je tourne chez moi, donc…
27:14– Oui, mais est-ce que ton DPO est aux normes ?
27:16– Ah oui, parce que…
27:17– Eh oui, maintenant, je vous pose la question,
27:18on va poser la question.
27:19– Si tu veux tourner chez toi,
27:21mais si c'est une passoire thermique…
27:22– Eh oui, scandale !
27:23– Alors, tu es sorti…
27:25– Mais c'est bien pour ça que je tourne en été
27:26quand il fait chaud, bien.
27:27– Oui, les fenêtres ouvertes.
27:28– Alors, Laurent, toi, tu es sorti de ce système-là,
27:31puisque maintenant, tu es producteur indépendant,
27:32et ton prochain film, c'est un biopic sur Greta Thunberg.
27:35– Oh, magnifique.
27:37– Non.
27:41– Ah bon ?
27:42– Moi, j'aimerais bien que tu en fasses un.
27:43– C'est vrai, tu as raison, ça serait pas mal.
27:45– Avec Marion Coutillard dans le rôle de L'Otation de l'Otation de l'Otation.
27:48– Non, alors le prochain film, justement.
27:50Comment on produit un film par des circuits indépendants,
27:53justement, quand on n'a pas accès au CNC ?
27:55– Eh bien, quand on n'a accès à rien, comme moi,
27:58on demande aux gens qui me suivent sur les réseaux,
28:02qui m'aiment bien, il y a des gens qui m'aiment bien.
28:04Merci à eux.
28:05– On fait partie.
28:06– Et donc, je leur demande un peu de thunes pour faire le film,
28:10pour que je puisse payer les comédiens, etc.
28:12Et là, c'est ce qui s'est passé sur mon prochain film,
28:15Jupiter 2, le retour, qui ne parlait pas de Greta Thunberg.
28:17Quoique…
28:18– Elle va faire un caméo.
28:18– À un moment donné, on y fait allusion.
28:21Et voilà, donc ça va surtout parler de notre cher président,
28:25qu'on regrette tous.
28:26– Ah non, il n'est pas encore parti.
28:27– Il n'est pas encore parti.
28:28– Il n'a pas donné la date.
28:29– Il n'a pas donné la date.
28:30– Il n'a pas donné la date, il a oublié de donner sa date de démission.
28:32– Ça, ça, après la guerre, donc ça sera longtemps.
28:34– Oui, c'est un moment, en fait.
28:36– Dans 10 ans, on est encore 10 ans de Macron, je crois.
28:38– Donc, parle-nous de ce film.
28:40Donc, il a été financé.
28:41– Il a été financé, absolument.
28:42– Je sais, tu as quand même une énorme communauté aujourd'hui.
28:44Beaucoup de gens qui t'aident.
28:45– Oui, absolument.
28:45– C'est vraiment bien, parce qu'on le dit Alexis,
28:47c'est la production indépendante.
28:48Donc, donne-nous deux, trois infos.
28:50Tout de même, tu es sur le plateau de l'Air Général,
28:52et je sais qu'il y a quelques heures,
28:54tu étais entré encore de travailler dessus.
28:55– Bien entendu.
28:56Et voilà, là, j'ai quasiment fini le tournage.
28:59Donc, voilà, maintenant, il faut le…
29:01Là, je suis en train de le monter.
29:03Il me reste encore deux séquences à tourner.
29:06Après, il faut monter le film.
29:07Enfin, c'est un truc un peu chiant.
29:08C'est la post-production.
29:10Il va falloir le mixer.
29:11Il va falloir trouver une musique.
29:12Ah, j'ai fait un bon choix de musique.
29:13– Oui.
29:14– Il y a une chanson…
29:15Enfin, je vais jouer pas mal.
29:17Franchement, là, je vais mettre en teaser, ça,
29:19des trucs quand même sympas.
29:21– Oui.
29:22– Voilà, parce qu'à un moment donné,
29:24il y a une scène où il y a un mec
29:25qui fait une fanzone pour Macron,
29:27et là, il a créé des petites chansons
29:29en l'honneur de Macron.
29:31Et je pense que…
29:31– C'est quoi le scénario sur Jupiter 2 ?
29:34– Le scénario, c'est en fait,
29:35ça se passe le jour de la réélection de Macron,
29:38deuxième tour.
29:39Donc, tout le monde doit faire barrage.
29:42Bien sûr, évidemment, c'est quand même la priorité.
29:44Et on va suivre différentes personnes,
29:48personnages, durant cette journée,
29:50et notamment quelqu'un qui est un fan absolu de Macron,
29:53qui l'imite en tout, qui…
29:54Voilà, c'est vrai, il dit,
29:55Macron, c'est mon modèle absolu.
29:58Bon, il va lui arriver quelques malheurs.
30:00Bon, il faut quand même que ça finisse assez bien, le film.
30:03Donc voilà.
30:04Et voilà, c'est un film vraiment dans l'esprit burlesque,
30:08comédie italienne à l'époque,
30:09où le CMA pouvait encore se permettre
30:11de faire de la critique sociale,
30:13ce qui n'est plus le cas du tout aujourd'hui.
30:15Et donc, à cause justement des subventions,
30:16on ne peut pas critiquer le pouvoir
30:18quand on est financé par le pouvoir.
30:19– C'est normal, mais c'est normal ça !
30:21– Voilà, c'est comme ça, c'est comme ça.
30:23Donc voilà, c'est un film qui n'est pas financé par le pouvoir,
30:26évidemment, donc je me permets d'envoyer des studs,
30:30beaucoup de studs.
30:31– Ça fait du bien.
30:32– Sans plomb, sans plomb, bien sûr.
30:34– C'est vrai que c'est ça,
30:37cette liberté-là qui manque et qui commence à se voir,
30:39y compris dans les cases aussi humour.
30:41Les films à l'arrache, le succès vient de là aussi,
30:43c'est-à-dire qu'on voit bien que les humoristes
30:46sont extrêmement limités là aussi par qui payent.
30:49Alors en France Inter, c'est qu'ils sont limités par l'humour,
30:51tout simplement, mais c'est quand même un truc vraiment terrible
30:54et de se dire, aujourd'hui, pour produire librement,
30:57il faut donc faire appel au public
30:58ou est-ce qu'il y a encore des financiers, des circuits
31:01où on peut avoir quand même accès à des gens ?
31:04– Alors, moi j'ai eu la chance quand même,
31:06les films à l'arrache passent sur K1+.
31:09– Oui, ça n'a pas signé la tribune ?
31:11– Ah merde, j'ai oublié.
31:13– Oui, mais oui, on va en parler, on va en parler.
31:15– Ah là là là !
31:16– Mais il faut dire que je ne l'ai pas lu.
31:18Ah ben si, c'est que ça, c'est que quand on ne lit pas
31:20qu'il faut signer, c'est ça.
31:21– C'est ça, c'est ça.
31:23– Oui, disons, oui, reparlons des films à l'arrache.
31:27– Oui, oui, non, non, voilà, donc ils sont sur Canal+,
31:30donc ça, ça me permet aussi d'avoir un peu plus,
31:34pour payer un peu tout le monde,
31:35parce que faire que les comédiens jouent bénévolement,
31:38comme au début, pendant trois mois, ça va,
31:41après, ils commencent à tirer à la gueule,
31:42je comprends très bien, c'est tout à fait normal.
31:44Donc aujourd'hui, voilà, on est dans un truc à peu près rentable,
31:49donc ça, c'est quand même pas mal, ça veut dire que…
31:52Parce que moi, j'ai vraiment commencé, mais comme un clochat absolu, hein.
31:55Monsieur Clodo, quoi.
31:57Donc, non, vraiment, j'avais ma petite caméra,
32:01chez moi, je filmais avec des copains,
32:03j'avais créé une petite chaîne YouTube,
32:06et petit à petit, il y a le succès qui est arrivé,
32:09et je n'ai rien demandé à personne, en fait, voilà,
32:10c'est arrivé comme ça, donc là, maintenant,
32:13je me laisse entraîner par le courant,
32:15mais c'est très bien,
32:17mais en fait, ce que j'aimerais aussi,
32:19c'est que l'exemple…
32:21Enfin, que je devienne un exemple pour le monde.
32:24Non, voilà, c'est possible, en tout cas.
32:30C'est possible.
32:30C'est possible, c'est-à-dire qu'on peut partir vraiment de rien,
32:33en étant même à avoir un discours où on peut s'en prendre plein la gueule,
32:37ok, on y va quand même, au final, ça peut marcher quand même.
32:40Moi, je pense à Gabriel Attal, c'est enfant des rues.
32:42D'accord, exactement.
32:45Bravo, c'est vrai, mais pour ça, il faut donc connaître le métier,
32:49parce que toi, à l'origine, tu viens du système.
32:52Ah, complètement, bien sûr.
32:53Tu as fait des films, des films, et donc, est-ce qu'à l'époque,
33:00tu passais des nuits d'hôtel à 1 500 euros, ou comment ça se passait ?
33:051 500 roupies, je crois, c'était…
33:07Mais bon, mais non, en fait, c'est-à-dire que je suis revenu d'où je venais,
33:13parce que moi, j'ai commencé le cinéma vraiment comme un clodo aussi.
33:17J'ai toujours été un peu un clodo, en fait, donc ça ne me dérange pas.
33:19Mais voilà, donc moi, j'ai commencé à faire du cinéma chez moi, tout seul,
33:24comme avant une vraie cloche.
33:25Après, il y a des petits co-métrages qui ont marché,
33:28et c'est le système qui est venu à moi.
33:31Donc, je me suis dit, ah, incroyable, le système, c'est ça, le monde du cinéma ?
33:34Oui, je n'avais pas cette voix-là, enfin, peut-être.
33:38Et après, voilà, je suis entré dedans, parce que moi, j'ai toujours fait du cinéma,
33:42parce que je n'aimais jamais le cinéma, je n'ai jamais eu une grande estime pour le monde du
33:47cinéma.
33:48Ça m'a toujours un peu fait chier, j'avoue.
33:50Je m'en foutais, les stars, machin, Cannes, tout ça, je n'en ai rien à foutre.
33:53Et donc, c'est le système qui est venu vers moi.
33:56J'ai découvert le monde du cinéma, je me suis aperçu que c'était vraiment une grosse merde.
34:02Et…
34:03Mais pourquoi ? C'était quoi les…
34:05Mais pourquoi ? Parce que moi, j'étais bêtement naïf, j'étais cinéphile.
34:10Je n'ai jamais entendu quelqu'un qui fait du cinéma parler de cinéma.
34:14On ne parle pas de ça.
34:16À Cannes, on ne parle pas de cinéma.
34:17On parle.
34:19C'est qui ton agent ?
34:20T'as touché combien ?
34:22C'est quoi tes parts sur le truc ?
34:23On ne parle que pognon, en fait, uniquement.
34:25Rien d'autre.
34:27J'ai remarqué une chose, d'ailleurs, les stars…
34:29J'ai côtoyé les stars.
34:31Magnifique, c'était une chance.
34:32J'ai…
34:32Oh la la la la la la la !
34:33Et je me suis aperçu qu'en fait, ils n'ont que…
34:37Ils n'ont que très peu de sujets de conversation.
34:40C'est soit, en effet, les projets à venir, le pognon qui peuvent se faire.
34:47Aussi, ils sont très, très friands de…
34:50Toutes les médecines parallèles pour rester en vie le plus longtemps, précisément.
34:53Ah oui.
34:54Tout le monde, en plus, tu vois.
34:55Non, pas moi.
34:57Non, pas moi.
34:59Alors ça, c'est indéniable.
35:02Et aussi, à savoir, quand une star rencontre une autre star,
35:05il veut savoir quelle star il connaît.
35:07Ah, c'est pas mal, ça.
35:09Le qui est, quoi.
35:10Le point qui est, en fait.
35:11Voilà, c'est un poignet de main, c'est une sorte génial.
35:13Ça peut me servir.
35:14Ah ouais.
35:15Voilà.
35:15Ce n'est que ça.
35:17Le reste, tu parles d'un truc un peu ailleurs de ça, mais ils ne comprennent pas.
35:20Mais est-ce que, toi, t'as croisé des gens comme toi, des réalisateurs,
35:23peut-être pas français aussi, qui étaient aussi très déçus de ce monde-là,
35:27et qui pouvaient faire leur métier ?
35:28Oui, oui.
35:29Non, non, bien sûr, il y en a plein, en fait.
35:31Ils ne supportent pas, quoi.
35:32Ça y gave horriblement.
35:33Mais bon, si tu veux faire partie du système et faire des films
35:37et trouver financement, tu fermes ta gueule.
35:38Oui, tu joues le jeu.
35:40T'es obligé.
35:42C'est quand même...
35:43D'où peut-être le fait qu'il y a de moins en moins de bons films ?
35:46Oui.
35:48Non, mais...
35:49Non, mais...
35:49Non, c'est sûr.
35:50Est-ce que tu as l'impression qu'il y a de plus en plus de navets ?
35:52Parce que moi, j'ai quand même cette étrange impression
35:54que là, on a des inondations, des tsunamis de navets.
35:57Les mecs sont contents de jouer dedans, en plus.
36:00Ah oui.
36:00Vraiment.
36:00Ils font la promo, en plus.
36:02Oui, bon, après, la promo, c'est dans le contrat.
36:04Oui, oui, oui.
36:04Non, mais tu vois, c'est incroyable, ça.
36:07Parce que moi, mille fois, je l'ai vu, ça.
36:09C'est-à-dire que quand tu vois, par exemple, une comédienne
36:12qui est assez connue, qui va sur les plateaux de télé
36:15pour faire la promo du film,
36:17quand tu es un peu dans le milieu, tu sais que c'est le dixième choix
36:22parce qu'elle a été moins chère qu'une telle
36:23qui faisait casser les coups qu'une telle, etc.
36:25Donc, au final, quand la nana dit
36:27« On a écrit sérieux pour moi ! »
36:32« Tout le sait que ce n'est pas le cas,
36:33c'est parce que toi, tu as vu ton salaire un peu à la baisse,
36:37tu as trop cassé les couilles, on t'a dit « Ok, toi, c'est ça. »
36:40Voilà, c'est à ton, on le sait.
36:41Et elle joue le jeu, c'est des comédiens.
36:44Oui, parce qu'il y a un vrai mercato, en fait, aussi.
36:46Bien sûr.
36:46Un vrai mercato.
36:47Et tu as des mecs qui refusent,
36:50essentiellement pour le pognon, j'imagine.
36:52Non, aussi pour des caprices à la con.
36:55Moi, je me souviens d'un comédien,
36:58il avait lancé un appel d'œuvre auprès des producteurs,
37:01il voulait faire un rôle où il sautait en parachute.
37:05À Tom Cruise.
37:06Non, non, un acteur français.
37:08Non, mais bien sûr.
37:08Non, mais voilà, pareil.
37:10Exactement, pareil.
37:11Il lance ça en disant « Ah, j'aimerais un rôle… »
37:13Parce qu'il y a aussi la fascination des acteurs français
37:15pour les acteurs américains, notamment.
37:17Bien sûr.
37:17Il y a une vénération.
37:19J'adore les Césars, parce qu'à chaque fois,
37:20ils en chopent un.
37:21Là, c'était le sosie de Jim Carrey.
37:24Plus tard, on l'a eu.
37:25On est un acteur américain.
37:27Et tout tourne autour de l'acteur américain.
37:29Le mec, c'est un acteur.
37:30C'est même pas…
37:31Et là, tu te dis « Mais waouh, c'est quand même triste. »
37:34C'est hyper triste, même.
37:36Sean Penn qui est tout le temps là aussi.
37:38Un coup c'est l'Ukraine, un coup c'est les Césars.
37:40C'est gravissime.
37:42On parle des acteurs, justement.
37:45Tu t'en fais un portrait quand même assez tragique,
37:46de dire qu'ils n'ont pas beaucoup de conversations.
37:49Moi, j'ai été quand même surpris par ces acteurs engagés
37:53qui ont signé la tribune anti-Canal Plus.
37:55Parce que c'était une fascisation du cinéma.
37:58Qu'est-ce qui leur est arrivé là d'un seul coup ?
38:01Et pourquoi ils ont signé une tribune ?
38:02C'est-à-dire, c'était l'équivalent de Ciel,
38:04la branche sur laquelle ils sont assis.
38:06Qu'est-ce qu'ils pensaient en fait en retirer ?
38:08– Alors déjà, acteurs et pensés, je pense qu'il y a un truc.
38:12– Il n'y a pas de des acteurs.
38:14– Il n'y avait pas que des acteurs.
38:17Il n'y avait pas que des acteurs.
38:18Il y avait des réalisateurs, il y avait tout le monde du cinéma engagé.
38:21– Voilà, tout à fait.
38:22– Non, non, mais tu as raison.
38:24Ils l'ont signé, oui.
38:26En effet, ça m'a quand même étonné.
38:27Parce que franchement, tu as un plus…
38:30Ils déversent des millions et des millions à tous ces gens-là.
38:32Et ils sont en train de dire, voilà, c'est des nazis.
38:36Après, ils reviennent, frappent à la porte.
38:38– Monsieur le nazi, on voudrait de l'argent.
38:42– Je ne sais pas, tu réfléchis deux secondes au moins ou quoi, je ne sais pas.
38:46– La réponse de Maxime Sada était excellente.
38:49En disant, vous n'êtes pas content, on ne va pas bosser avec vous.
38:52– Exactement, c'est tout.
38:53C'est aussi simple que ça.
38:55– Et là, ce que j'ai adoré, c'est la réponse.
38:57En disant, quoi ?
38:59Mais voyez, on a eu raison de faire cette tribune.
39:00– Oui, forcément.
39:01– Parce que le mec qu'on a traité de nazi, c'est un vrai nazi.
39:06– Les mecs sont géniaux.
39:08– Ils ont totalement vrillé.
39:11– Mais du coup, ils ont fait marche arrière, quand même.
39:12– Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr.
39:15– Évitez quand même.
39:17Le frigo doit être rempli, sinon on va finir sur Comme j'aime.
39:19Tu vois, ça va être pénible, quoi.
39:22– On va finir Benjamin Castelny.
39:27– Non, mais là, c'est bien d'autres.
39:29– Marc, t'as bien Schwarzenegger qui fait les pubs par taille.
39:31– Je crois que Juliette, ça va, je pense.
39:34Et on a suffisamment de côté pour…
39:35De toute façon, bon, elle est quand même extraordinaire.
39:37Parce qu'on l'avait vu, c'était au César, où elle avait un voile sur les cheveux.
39:41Donc déjà, avant, tu te dis, nana, ok, d'accord.
39:44C'est quoi le message, là ?
39:45– Oui.
39:45– Oui, t'arrives en burqa, c'est bien.
39:47– Oui, on fait cool, c'est pour le CMA, etc.
39:49Bon, enfin bref, donc, non, non, je pense que…
39:54Parce qu'elle a dit, je crois, oui, la tribune, c'est très bien, on a peur, c'est normal.
39:57– Mais l'homofascisme, c'est tout moche.
39:59– L'homofasciste, oui, c'est un peu tout moche.
40:01On aurait dû dire nazi.
40:03– Oui, c'est vrai, mais justement, ça montre…
40:05Alors, ces gens-là, donc, se plaignent du fait que,
40:08parce que Bolloré est l'actionnaire de Canal+,
40:10et qu'il a des idées de droite, il serait donc un fasciste
40:13et un danger pour la production culturelle.
40:17Donc, la production culturelle doit, de facto, être une production de gauche.
40:21– C'est ça.
40:21– C'est un peu ça, le sens de la…
40:22– Exactement, le sens, il est là, en fait, voilà.
40:25C'est-à-dire que ceux qui prontent toujours la diversité,
40:30voilà, en fait, la diversité, ça veut dire quoi ?
40:32Ça veut dire être de gauche.
40:33Donc, oui, en effet, c'est une tristesse absolue,
40:36mais ce sont des gens qui vivent tellement dans une tour d'ivoire,
40:38une tour d'ivoire, que c'est quand même fou, quoi.
40:42C'est-à-dire qu'ils n'ont aucune conscience,
40:43on le voit à Cannes, du monde qui les entoure.
40:46Moi, je me souviens, à Cannes, j'y suis allé souvent, c'est le pire.
40:50Donc, tu rentres dans une voiture officielle à la con, là,
40:54et en fait, t'as beaucoup de racailles à Cannes.
40:58À la face à côté, c'est un peu chaud, quoi.
41:00Et t'as toujours des mecs qui t'attendent au carrefour,
41:02qui tapent sur la voiture comme ça, comme des malades,
41:05pour voir qui est dedans.
41:07Et donc là, je vois, ils tapent comme des fous sur les vitres,
41:11la vitre est un tout peu fumée.
41:12Moi, je me mets un peu comme ça, ils disent,
41:14oh, je ne connais pas ce connard, donc ils s'en vont.
41:18Voilà, c'est l'ambiance de Cannes.
41:20Et d'ailleurs, il y a des choses qui m'ont vachement surpris à Cannes,
41:23c'est par exemple, quand on voit le tapis rouge,
41:27les photographes sont tous là,
41:29les stars qui font l'amour, ça, l'amour, c'est un peu…
41:32Pas que les stars, horreur berger.
41:34Je voulais dire, tu peux nous refaire horreur berger,
41:35alors c'est quand même…
41:36Exactement.
41:38Et en fait, ce qu'on n'entend pas,
41:40parce que moi, j'étais sur le tapis rouge à un moment donné,
41:43bon, personne ne me prend en photo, mais tant mieux,
41:45mais en tout cas, j'entendais les photographes
41:49qui se comportent comme des sauvages,
41:51un truc de fou furieux,
41:53ils se battent entre eux pour avoir la meilleure place
41:55et ils insultent les gens, les stars,
41:58pour qu'au moins la star la regarde.
42:00C'est une grosse pute salope !
42:01Ah là, je l'ai mis.
42:03Je dis, putain, d'accord, ok.
42:05Ah ouais, étonnant, d'accord, ça marche comme ça.
42:09J'avais vu ça sur un sommet du G8 à l'époque.
42:12Alors, ils insultent pas les mecs, mais c'est genre
42:13« Allez, souris, merde ! »
42:17Tony Blair, il est tout type, genre…
42:19Oui, oui, tu penses que c'est hyper glamour, quoi, en fait ?
42:22C'est vrai qu'ils se battent dans le poing.
42:23C'est international.
42:24Alors, t'as des poules, en fait,
42:25t'as les Coréens contre les Français,
42:27les Pierce, les Japonais.
42:28C'est formidable.
42:29Horrible.
42:30Incroyable.
42:31Bon.
42:32Et alors ?
42:33Ah !
42:35Ça manquait !
42:35Ben oui !
42:36Ils étaient presque en retard.
42:37Ah tiens !
42:46Oui, bonsoir, monsieur le conseiller.
42:48Ah !
42:49Un film sur Brigitte Macron comme sur Mélania.
42:51C'est une excellente idée.
42:52Est-ce qu'il sera question de…
42:53Ah non, bien sûr, non.
42:55Mais alors, justement,
42:56ça tombe bien parce qu'on a invité ce soir
42:58qui fait du cinéma et…
43:00Oui.
43:02Ah oui, indépendant, oui.
43:06Un film peut-il être encore considéré
43:09comme artistique s'il est populaire ?
43:11C'était une question que je lui ai posée, effectivement.
43:14Écoutez, merci beaucoup.
43:15On va en parler.
43:16Et j'ai hâte de voir ce film sur Brigitte.
43:19Et il y a un film sur Macron aussi.
43:21Ah oui.
43:22Mes amitiés.
43:22Merci.
43:23Bonne soirée, monsieur le conseiller.
43:25Incroyable.
43:26Alors, c'est vrai qu'il y a un film sur Macron
43:27qui se prépare après 2027,
43:30si jamais il quitte le pouvoir,
43:31qui va raconter, en fait,
43:32ses 10 ans de quinquennat.
43:34Ou de deuxième, je ne sais plus.
43:35Enfin, bref.
43:37Si ça, ce n'est pas quand même
43:38de la suceboulerie comme on en fait plus,
43:40c'est un truc de dingue.
43:43Oui, c'est assez…
43:44Je suis impatient de le voir.
43:46Et sur cette question,
43:48il y a aussi un peu un rejet du populaire
43:50dans le cinéma.
43:51C'est-à-dire que…
43:52Bien sûr.
43:52Si c'est populaire, c'est de la merde.
43:54Évidemment.
43:54Bien sûr, c'est une caste.
43:57Ils sont dans leur tour d'ivoire.
43:58Voilà.
43:59De toute façon, on l'a vu
44:00avec les comédiens pour le film
44:02qui faisaient la promo de Toutes pour une.
44:04Parce que le film a été un bide monumental.
44:06Je crois qu'il a coûté plus de 10 millions d'euros.
44:08Donc, certaines personnes…
44:09Il y a eu 15 000 téléspectateurs…
44:12Oui, sur un nombre de salles inouïes.
44:13Oui, oui, c'est de 300 salles.
44:17Donc, les filles étaient là à dire,
44:19voilà, on ne vient pas voir notre film
44:22parce que vous êtes trop des fachos, des racistes.
44:25Ah oui.
44:26Ça finissait par Pays de merde, je crois.
44:28Oui, oui.
44:29Évidemment.
44:29Évidemment.
44:32Donc, voilà.
44:33Bien sûr qu'il y a un mépris total du public
44:36que moi, j'ai très souvent vu à France Télé.
44:40Très, très, très souvent.
44:41C'est-à-dire que quand on défendait un projet là-bas,
44:44il fallait vraiment…
44:45Ils étaient là à parler du public.
44:47De toute façon, nous, on a un public de vieux.
44:48Ils ne comprennent rien.
44:50On s'en fout.
44:51Ils ont un mépris épouvantable.
44:53Épouvantable.
44:54Vraiment, c'est…
44:55Oui, ils les prennent vraiment pour des moins que rien, quoi.
44:59Des crétins, des imbéciles.
45:00C'est horrible.
45:01C'est un glauque.
45:02C'est atroce, quoi.
45:04On va en parler notamment…
45:05C'est l'heure des comptes, mon cher…
45:12Chers amis, c'est l'heure des comptes.
45:14Vous le savez, on est quand même un peu plus armés ici
45:16que Roland Lascure, le ministre des Contes dégradés.
45:19Je vous envoie la première séquence
45:20et on en parle à vos invités.
45:21«Avrime de la première séquence »
45:24«Avrime de la première séquence »
45:53– Tu as vu Delphine Ernotte en sac à bas version parachute,
45:56c'est que du bonheur, non ?
45:57Ça y va bien en plus.
45:58– Une betterave géant.
45:58– Franchement ça y va bien.
45:59Moi je trouve que ça la met en valeur.
46:00– C'est chouette.
46:00– Non ?
46:01– J'avais fait un petit sketch dessus.
46:02– Je n'en blute pas.
46:04Mais c'est quand même incroyable.
46:05– Non mais…
46:06– Tu vois, au-delà du ridicule de la situation
46:08et de l'accoutrement vestimentaire,
46:10on est vraiment une nouvelle fois dans l'émotion
46:13véritablement du fait du mépris, du mépris total.
46:16C'est-à-dire je vous crache à la gueule.
46:17– Bien sûr, mais tu n'as pas vu le message subliminal derrière.
46:21Elle s'est vêtue d'un sac poubelle.
46:22Bon, tu as beaucoup d'accord.
46:24Mais c'est quoi le message derrière ?
46:26Donc c'est un sac poubelle quand même de 300 litres.
46:28– Oui, oui, manifestement.
46:30– On le trouve très rarement dans le commerce.
46:31– Oui.
46:32– Le message c'est quoi ?
46:33On consomme trop, on pollue trop.
46:36– Ah c'est bien.
46:37– Mais oui, mais vous êtes passé à côté ?
46:38– Oui.
46:39– Pour ça, bien sûr évidemment.
46:41– Moi j'ai vu le parachute avant le crash quand même aussi.
46:43Il y avait un petit côté parachute tu vois.
46:45– Oui, aussi bien sûr, ça c'était au cas où.
46:46– Tu vois, il y a un problème pour elle.
46:47– Double emploi.
46:48– Double emploi.
46:48– Comme ça, s'il y a problème, au moins on gère les deux.
46:50– Exactement.
46:51– On gère les deux, c'est formidable.
46:52C'est que du bonheur.
46:52Un petit mot, Paul, là-dessus ?
46:54– Moi j'étais plutôt sur la betterave,
46:56donc je pensais que c'était plutôt manger des fruits et des légumes.
46:58– Aussi, je crois qu'il y a ce message-là.
46:59– Plutôt un message vegan.
47:01– Oui, un petit message vegan.
47:02– Bien, on demandera un service communication de France Télévisions
47:05pour savoir un peu ce qu'il y avait derrière, bien entendu.
47:07On va passer à une deuxième séquence.
47:09Vous allez voir, là, on est dans le rose bonbon,
47:10on va se régaler.
47:11C'est que du bonheur, c'est pour vous les amis.
47:13– C'est le candidat du oui, franc, sincère.
47:16Oui à l'ambition du travail juste.
47:18Oui à une nation qui intègre ceux qui la font tourner.
47:22Oui à l'ambition du travail qui invente, qui innove.
47:25Oui à l'ambition, la vraie.
47:27Celle d'éduquer pour demain.
47:29Celle de financer pour demain.
47:30De protéger pour demain.
47:32Et moi, je vous demande,
47:34qui entendez-vous aujourd'hui se saisir des projets pour le travail ?
47:38Qui pour notre modèle social ?
47:40Qui pour notre jeunesse ?
47:42Qui pour l'Europe ?
47:43Qui pour le défi gigantesque de l'IA ?
47:46Qui ?
47:46– Gabriel !
47:47– Eh bien, ouais.
47:49Eh oui, Gabriel Attal.
47:51– Alors, formidable, Valérie Ayer.
47:52– Là.
47:52– Bécassine, version de brosse bonbon,
47:55qui lit un texte ultra facile et qui a besoin de le lire,
47:57tout de même, pour déclamer.
47:58Je pense que c'est pas le premier rôle pour toi, ça.
48:00Manifestement, dans le prochain film.
48:01Tu l'auras pas.
48:02– Non, c'est-à-dire que quand tu vois quelqu'un,
48:04tu dois toujours te dire, mais dans quel rôle,
48:06tu la verrais parfaitement.
48:08– Ouais.
48:08– Eh bien là ?
48:08– Et elle, par exemple, la cruche totale,
48:11tu te dis, mais elle est impeccable.
48:12– Oui.
48:13– Elle se force pas.
48:15– Elle n'a pas de ton jeu.
48:16– C'est naturel.
48:16– C'est ça qui est bien.
48:17– C'est spontané.
48:18– C'est là que tu vois qu'acteur, c'est un métier quand même,
48:20puisqu'elle avait 50 mots, quoi.
48:22Et elle lit sa fiche à chaque mot.
48:25– Oui, on ne rentre pas.
48:27Un travail juste.
48:30– Qui ?
48:32– C'est quand même formidable,
48:37parce que ces gens ne progressent pas, tu vois.
48:39Je pense qu'il y a des acteurs, des comédiens
48:40qui progressent au bout d'un moment.
48:42Valérie Hayé, elle ne progresse pas au fond.
48:44– Si, si, en diction, en diction.
48:45– Alors en tenue peut-être pas, mais en diction peut-être,
48:48mais en termes de force et de fureur,
48:50c'est quand même pas ça encore.
48:51– Oui, mais attention, parce que c'est parce que
48:52je pense qu'en comédienne comique,
48:54elle est formidable.
48:55– Oui.
48:55– C'est ça le truc, là.
48:57Donc je pense que là, elle nous a fait vous marrer, quoi.
48:59– Elle a un costume ridicule, elle a un texte grotesque,
49:02elle a une façon de parler, mais c'est épouvantable.
49:05Donc franchement, tu rigoles.
49:06Mais là où je suis étonné, il y a des gens pour l'écouter.
49:09– Oui.
49:10– Ils viennent d'où ?
49:11Ils sont payés, ils sont quoi ?
49:12Je pense, j'espère, quoi.
49:13– Non, mais ce qui est important, c'est de savoir
49:14si quelqu'un a retenu quoi que ce soit de ce qu'elle a dit.
49:16– Non, non, mais c'est pas…
49:18– Bon, c'est bon, c'est bravo.
49:21– En plus, c'était de faire scander Gabriel Attal.
49:25Là aussi, Gabriel Attal, c'est un des moins pires mauvais acteurs
49:28de la politique actuelle.
49:29Le fond du fond, c'est Glucksmann.
49:32Même ses soutiens, je pense qu'ils ont honte.
49:35Le mec est très, très mauvais.
49:36Et je ne pense pas qu'un media training peut changer quoi que ce soit.
49:38– Oui, mais si on a vu Edouard Philippe au match,
49:42il y a là, Youpi, etc.
49:44– Il n'y a pas d'amis.
49:45– Non ?
49:45– Il est seul sur une chaise au milieu de personne.
49:47C'est pas horrible.
49:48– À un moment, il regarde s'il peut faire un check.
49:50– Oui, je sais, ça va.
49:50– Il peut pas, donc il fait…
49:52– Il fait comme ça, voilà.
49:53– Il fait un merde.
49:54– Personne veut checker, bon.
49:55– Allez, personne check.
49:56– Allez, on se met un troisième parce que quand même,
49:58on va paraitre bouloré.
50:00Troisième.
50:00– Mais je pense que les gens, c'est pas de l'adhésion,
50:02ont juste envie, pardonnez-moi,
50:03de donner un bon coup de pied au cul à tous ces gens.
50:05Les gens des dernières années ont ruiné le pays,
50:07ont détruit le paysage politique,
50:09ont récupéré à droite, à gauche.
50:10Moi, j'ai espéré beaucoup les premières années en plus de tout ça.
50:14Très positif, en faisant super,
50:15ils ont récupéré une tête d'affiche à droite,
50:16une tête d'affiche à gauche.
50:18En fait, tout le monde passe pour des traîtres.
50:19Le pays est ruiné.
50:21Et il ne reste plus que des extrêmes.
50:22Personne, je crois, pense en les programmes.
50:23Oui, il croit.
50:24Mais je pense que les gens, c'est pas de l'adhésion,
50:26ont juste envie, pardonnez-moi,
50:27de donner un bon coup de pied au cul à tous ces gens
50:29qui font n'importe quoi depuis 10, 15, 20, 25.
50:32Vous mettez le curseur où vous voulez.
50:33– Des traîtres qui ont ruiné le pays.
50:35– Ah oui, bien sûr.
50:38– C'est quand même…
50:38– Oui, mais c'est quand même un truc un peu énervé.
50:43S'il y a une demande de Chérie Bolloré,
50:44bon voilà, on peut dire…
50:45On ne peut pas dire, on va se faire tacler,
50:47mais ce n'est pas grave.
50:47– Le constat, voilà, il est largement partagé.
50:50– Bien sûr.
50:50– Sauf que c'est un constat interdit.
50:52Quand tu vois ce jeu triste
50:54où les médias oligarchiques font semblant
50:57comme si tout ça tenait encore,
50:58comme si…
50:59Enfin, je suis désolé,
51:00mais le bilan fait que ni Philippe,
51:02ni Glucksmann, ni Attal,
51:04enfin, peuvent se présenter à quoi que ce soit.
51:06Enfin, le Parti Unique, c'est mort.
51:07– Bien sûr.
51:08– Mais malheureusement,
51:09on fait comme si c'était encore un truc
51:10qui avait de l'avenir.
51:12– Et oui, et j'ai bien peur qu'il en ait.
51:15– Oui, parce que c'est ça,
51:15la question, c'est tout est un jeu,
51:17tout est aussi une question de marketing.
51:19Et là, il y a des moyens
51:20pour faire du marketing de la traîtrise
51:22et de la faillite.
51:23– Il y a beaucoup de moyens.
51:24– En tout cas, c'est du bon sens.
51:26On ne peut adhérer à ce propos.
51:28Et c'est la première fois que je l'écoutais,
51:29moi, Cyril Bolloré, pour le coup,
51:30c'est la première fois que je voyais une séquence de lui
51:31et je me suis dit, tiens, on va la passer
51:32parce que je trouvais ça intéressant,
51:33en tout cas, à diffuser à nos téléspectateurs.
51:36Chers amis, on arrive au moment le plus pénible
51:39de cette émission, le plus pénible,
51:42véritablement, mon cher Alexis.
51:43– Vous avez attendu la minute mainstream,
51:45évidemment, c'est parti.
51:51– Ah là là, encore une fois,
51:56où la culture a su s'afficher à l'organe,
51:58on n'en parle plus.
51:59Heureusement que Cannes est là, j'ai envie de dire,
52:01pour rappeler que la France est un pays du glamour
52:03et des paillettes, le problème, ce sont les Français,
52:05ces beaufs qui roulent au diesel, fument des gitanes
52:08et ne comprennent pas qu'ils financent des chefs-d'œuvre.
52:10– Oui, clairement, clairement, Cannes,
52:12c'est ce qui nous reste encore, bien entendu,
52:14pour notre brillance culturelle avec ces acteurs,
52:17ces stars qui viennent du monde entier, Alexis.
52:19Et puis des ministres, et puis des hommes politiques,
52:22de la taille de l'envergure de Jean-François Copé,
52:24on l'a vu, c'est incroyable, on le voit comme ça,
52:26c'est des gens formidables.
52:28Najat Vallobel-Kassem, conseillère, commissaire
52:30à la Cour des Comptes, là, on voit quand même
52:31qu'il y a du talent sur le tapis rouge.
52:33– C'est vrai, il y a du talent, et il n'y a pas que du talent
52:35sur le tapis rouge, il y a du talent auprès aussi
52:37de tous ces scénaristes, tous ces hommes de l'ombre
52:39qui sont capables de montrer le réel tel qu'il n'est pas
52:42et puis de nous faire rêver d'une certaine façon
52:44contre nos rêves, finalement.
52:46– Bien sûr, bien sûr.
52:47– Parce qu'il faut toujours aller contre soi.
52:48– Bien entendu, et surtout, ils s'engagent,
52:50ils sont là pour sauver la démocratie.
52:53Cette tribune contre Bolloré est formidable,
52:55quel courage, j'ai l'essayé.
52:56– Quel courage, quel courage, quel courage.
52:58– C'est pas pour rien qu'il y avait autant de films
52:59sur la Seconde Guerre mondiale, Jean-Brunin, tout ça,
53:01parce que la résistance, elle est là.
53:02– Ah bah oui, elle est là.
53:03– Elle est là, maintenant, aujourd'hui.
53:05– Près de ces acteurs qui se sont engagés,
53:07au risque de leur carrière, mais quand même.
53:10– Ça, c'est vrai.
53:11– On considère rester que Canal+,
53:14pour financer ça, ça serait un scandale.
53:15– Fasciste.
53:16– L'engager aux marques dans les salons,
53:17là, ou du Martinez, quand même, tu vois.
53:19Sale la gueule.
53:19On peut dire que ce pays est presque sauvé, tu vois.
53:22Presque sauvé.
53:23Si on y met une touche de roi berger, comme ça,
53:25en robe charlotte, là, je pense qu'on est au top.
53:28On est au top.
53:29Et 2027, ça annonce vraiment, vraiment bien.
53:31– Ce sera la super production que tout le monde attend,
53:34la campagne de Raphaël Guxman.
53:36– Génial, ouais.
53:36– Je crois que là, ce sera une sorte de mission impossible,
53:40sans Tom Cruise, sans effets spéciaux,
53:42mais avec peut-être quand même quelques petits effets de...
53:46– En fait, du côté d'Ida Bedband,
53:47ça va être plutôt Apocalypse Now, mais peu importe.
53:52– Chacun pourrait être un titre de film.
53:54– C'est clair.
53:55– Je crois que Gabriel Attal, c'est Forrest Gump.
53:57– Et Forrest, voilà, voilà.
53:58Cours Forrest, cours Gabi, cours Gabi.
54:00– C'est bien.
54:00Et voilà.
54:01– Merci beaucoup.
54:02– Merci d'avoir suivi.
54:03– Merci à vous.
54:04– J'espère que vous allez passer un bon moment.
54:09C'est Alerte Générale,
54:10émission de gens qui en ont gros.
54:12Rendez-vous dans 15 jours.
54:13D'ici là, portez-vous bien, abonnez-vous à TVL
54:15et faites attention aux films que vous regardez.
54:17– On n'a pas eu le temps, tiens, de demander
54:19vos réalisateurs préférés, Laurent Firaud.
54:21Je me pose la question.
54:22– Moi.
54:23– C'est bon.
54:24– Un boulot d'effort invidable.
54:26– En toute manière.
54:27– En toute manière.
54:28– Bye bye.
54:29– Merci beaucoup.
54:30– Sous-titrage ST' 501
54:33– Sous-titrage ST' 501
54:33– Sous-titrage ST' 501
54:33– Sous-titrage ST' 501
54:35– Sous-titrage ST' 501
54:39– Sous-titrage ST' 501
54:41– Sous-titrage ST' 501
54:42– Sous-titrage ST' 501
54:47– Sous-titrage ST' 501
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