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  • il y a 2 mois
Florian Fournier, cofondateur et CEO d'Orasio, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mardi 16 juin. Il s'est penché sur la particularité des solutions d'Orasio dans l'analyse vidéo et le fonctionnement de ses systèmes d'analyse, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business.
00:05Et donc on découvre Horacio ici à Eurosatoria Villepeinte avec mon invité Florian Fournier.
00:11Bonsoir Florian.
00:12Bonsoir François.
00:13Vous êtes le cofondateur et donc CEO d'Horacio.
00:16Alors avec vous on va parler de l'analyse vidéo parce que c'est un sujet évidemment dans le domaine
00:21de la sécurité et de la défense qui prend de l'ampleur.
00:24Alors vous allez nous parler donc de ce système 5 je crois ou V, comment vous prononcez ça ?
00:30Ah, système V.
00:32Système V qui est donc l'une des solutions que vous présentez ici à Horacio.
00:38Parlons de l'analyse vidéo parce que c'est un sujet qui est passionnant.
00:42Énormément de startups s'emparent de tout cela parce qu'aujourd'hui avec une caméra et un soft derrière on
00:47arrive à faire énormément de choses.
00:49Quelle est votre particularité chez Horacio ?
00:52Donc chez Horacio nous développons des solutions d'intelligence artificielle appliquées à la vidéo qui permettent de détecter en temps
00:58réel ou a posteriori des situations dans des flux vidéo.
01:01Donc ces solutions nous les proposons à la fois pour des forces de sécurité intérieure, nous les proposons aussi pour
01:06des infrastructures critiques et enfin pour des armées européennes.
01:10Qu'est-ce qui est singulier, qu'est-ce qui est original dans notre approche ?
01:13Déjà la première chose c'est que nous avons développé une solution tactique utilisée sur le terrain par des régiments
01:19de forces spéciales européennes.
01:20Donc en premier lieu par des régiments français, en second lieu par des régiments ukrainiens et enfin par différents partenaires
01:26européens.
01:27La particularité de ces solutions c'est qu'elles vont apporter sur le terrain, là où il y a peu
01:32d'électricité, là où il y a peu de connectivité, la capacité d'être alerté en temps réel sur des
01:37événements d'intérêt sans avoir besoin d'une équipe.
01:40C'est le premier type de solution en lien directement avec plusieurs des acteurs présents à Eurosatoris.
01:45Mais il faut quoi ? Il faut une caméra quand même ? Comment ça marche ?
01:48Donc nos systèmes fonctionnent sur tout type de caméras, que ce soit des caméras thermiques pour enregistrer la nuit ou
01:54détecter la nuit des événements particuliers,
01:55que ce soit des caméras à jour, des caméras infrarouges.
01:58Donc nous notre particularité c'est de dire qu'on veut tourner sur tous les systèmes existants.
02:02Ensuite on a des solutions comme Système V, mais on en parlera dans quelques minutes, qui ne sont pas pour
02:06les armées européennes mais qui sont pour le ministère de l'Intérieur.
02:08Donc typiquement une solution Système V, la différence qu'elle va avoir avec le reste de nos solutions, c'est
02:13qu'elle, elle va tourner sur des fichiers.
02:15C'est-à-dire qu'elle va équiper tous les enquêteurs de police nationale et de gendarmerie avec une solution
02:20qui permet à chaque enquêteur d'importer des centaines ou des milliers d'heures de fichiers vidéo
02:25pour retrouver en quelques secondes, en écrivant en langage naturel, je recherche un individu avec la description de l'agresseur
02:32qui porte une casquette rouge, un t-shirt blanc, un sac Adidas vert.
02:36L'enquêteur il va écrire ça, il va retrouver en quelques secondes ces événements plutôt que de devoir visionner, en
02:41accélérer des centaines d'heures de fichiers vidéo.
02:44Là que l'analyse ne se fait pas en temps réel, le fichier va absorber, en fait votre IA va
02:50absorber tout ce fichier et donner le résultat en quelques secondes, quelques minutes, comment ça marche ?
02:54Exactement, c'est-à-dire que imaginez aujourd'hui un enquêteur qui a mille heures d'enregistrement vidéo.
03:00Donc l'enquêteur pour avoir ses mille heures d'enregistrement vidéo, il a un fait marquant qui s'est produit,
03:05il est allé faire des réquisitions pour récupérer des fichiers vidéo,
03:10que ce soit des fichiers vidéo de la station service, du centre commercial ou de la ville sur lequel s
03:15'est produit l'événement.
03:16Et ensuite ces mille heures de fichiers vidéo, l'enquêteur il va pouvoir les traiter avec notre solution en quelques
03:21heures.
03:22Donc vous imaginez en quelques heures, c'est mille heures, après quelques heures il va pouvoir faire des requêtes et
03:26chacune de ces requêtes,
03:27elles vont prendre quelques secondes pour retrouver une plaque d'immatriculation en particulier, un individu en particulier, une situation en
03:33particulier.
03:34Mais l'interface c'est quoi en fait ? C'est une interface un peu à la Tchajipiti où on
03:37prompte quelque chose, trouve-moi,
03:40une personne de taille d'un mètre quatre-vingt avec une casquette rouge ou une voiture bleue avec telle immatriculation
03:47?
03:48Exactement, nous avons des solutions où c'est du prompt, c'est-à-dire que l'enquêteur il écrit un
03:51prompt, il a les résultats.
03:53Système V, pour que vous ayez en tête, Système V c'est un produit qui a cinq ans d'historique
03:58avec le ministère de l'Intérieur, entre des enquêteurs et le ministère.
04:02Donc aujourd'hui, Système V c'est un produit qui n'a pas de recherche en langage naturel, mais qui
04:06a plein d'interfaces qui ont été construites,
04:07qui ont été designées pour coller au plus près des besoins des enquêteurs.
04:10Nous, nous avons des solutions qui permettent la recherche en langage naturel et c'est pour ça que le ministère
04:14de l'Intérieur, il nous a choisi pour faire évoluer cette solution,
04:18c'est pour bénéficier à la fois de cette expertise et de cette expérience de construire pendant cinq ans des
04:21solutions pour les enquêteurs,
04:22et à la fois de bénéficier de notre approche, l'open world qui permet de faire cette approche en langage
04:27naturel et l'ensemble de ces solutions que nous avons construites pour différents enquêteurs européens
04:32et de garder le meilleur des deux mondes pour les enquêteurs français.
04:35D'accord. Alors, quels sont vos clients ? Vous parliez du ministère de l'Intérieur. Est-ce qu'il y
04:40a des civils qui font... Enfin, le ministère de l'Intérieur c'est des civils.
04:43Finalement, il y a d'autres entités qui peuvent être intéressées par ce que vous faites ?
04:48Donc, historiquement, nous avons commencé par des forces armées européennes. Ensuite, on a proposé une solution et on a développé
04:53une solution pour les enquêteurs.
04:54Donc, en premier lieu, le ministère de l'Intérieur aujourd'hui en France qui a communiqué récemment sur Système V.
04:59Mais nous avons aussi des villes qui installent notre solution, Citadel, sur leur parc de caméras. Ça permet quoi à
05:05une ville ?
05:06Donc, les mairies, par exemple ?
05:07Exactement. Les mairies, aujourd'hui, si on prend les 200 plus grandes mairies de France, 198 d'entre elles sont
05:14équipées d'un parc de caméras, de plusieurs centaines de caméras.
05:17Sauf qu'aujourd'hui, ces flux vidéo, vous avez des caméras dans la rue, ces flux vidéo, ils ne sont
05:23pas analysés parce qu'humainement, c'est impossible de voir ce qui se passe devant l'ensemble de ces centaines
05:27de caméras.
05:28Aujourd'hui, nous, ce qu'on va apporter pour ces mairies, c'est la possibilité d'être alerté, d'être
05:31vigilant 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
05:34Et en temps réel ?
05:35Exactement, en temps réel. La durée entre un événement qui se passe et l'alerte, c'est 100 millisecondes aujourd
05:40'hui.
05:40Mais alors, qu'est-ce que vous détectez comme événement ? Parce que ça peut être plein de choses.
05:46Aujourd'hui, techniquement, on est capable de faire énormément de choses, mais je vais vous parler des choses qu'on
05:50est capable de faire techniquement et légalement.
05:52Et le légalement, c'est extrêmement important pour nous, vu la puissance des solutions.
05:56Évidemment, il y a la CNIL derrière qui gère tout ça, notamment dans le domaine civil. J'imagine que dans
06:00le domaine de l'armée, c'est un peu différent.
06:01Exactement. Donc notre objectif, c'est vraiment de respecter le cadre légal, à la fois au niveau du pays, à
06:06la fois au niveau du RGPD européen et de l'IA Acte.
06:08Donc typiquement, ce qu'une ville peut faire en temps réel aujourd'hui, lorsqu'il y a un événement particulier,
06:12un concert, une cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques ou autre,
06:15elle va pouvoir être alertée en temps réel s'il y a un départ de feu, s'il y a
06:20un mouvement de foule, s'il y a une chute de personnes, s'il y a une bagarre.
06:24C'est-à-dire ce type d'événement ou un port d'armes, ce type d'événement, aujourd'hui, nos
06:29systèmes, ils le détectent en temps réel et ils vont permettre d'alerter les opérateurs sur ce qui se passe.
06:33La deuxième valeur pour les villes de nos solutions...
06:35Excusez-moi, mais un port d'armes, ça peut être, je ne sais pas moi, une arme blanche qui est
06:40dans une poche, un pistolet qui est accroché à la ceinture.
06:45Quand vous dites port d'armes, c'est comment vous le détectez ?
06:48Donc aujourd'hui, tout ce que vous demanderiez à un opérateur, c'est-à-dire, imaginez si vous êtes devant
06:52un écran et votre responsabilité, c'est d'alerter dès que vous voyez un individu armé.
06:56Donc il faut que ça soit visuel.
06:57Aujourd'hui, ce que vous demandez à un opérateur humain de faire, notre solution est capable de le faire avec
07:02un niveau de fiabilité plus élevé.
07:05Donc bien entendu, si le port d'armes n'est pas visible, vous n'aurez aucune alerte.
07:07C'est sûr, d'accord.
07:09Et la deuxième valeur pour les villes, c'est la réponse à réquisition judiciaire.
07:12Toutes les villes, elles ont des événements qui se passent et elles ont besoin de répondre à des demandes d
07:15'enquêteurs, de la police nationale ou de la gendarmerie,
07:17qui les sollicitent pour dire, est-ce que vous avez vu sur votre voie publique le week-end dernier, un
07:21véhicule, un camion Mercedes blanc avec un coffre de toit gris ?
07:24Aujourd'hui, les opérateurs, pour répondre à ces demandes des enquêteurs, ils vont passer des heures, voire des jours pour
07:28y répondre.
07:29Avec notre solution, en quelques secondes, ils vont avoir ces réponses et ils vont permettre d'accélérer les réponses aux
07:34enquêtes.
07:35La reconnaissance faciale est toujours un sujet tabou ?
07:39Non, non, ce n'est pas tabou, c'est complètement interdit sur territoire national.
07:42Donc aucune de nos solutions...
07:43Techniquement, suffisable ?
07:44Techniquement, bien entendu.
07:46Par exemple, sur nos solutions militaires qui sont déployées en dehors de l'Union Européenne pour retrouver des otages ou
07:51des terroristes,
07:51nous avons des briques de reconnaissance faciale.
07:54Donc là, c'est un cadre légal différent.
07:55Nous, nous avons les briques technologiques et nous avons des solutions qui permettent de faire de la reconnaissance faciale.
07:59Aucune de ces solutions n'est déployée sur le territoire national.
08:02Donc aucun client de type une ville, aucun client de type enquêteur au sein de la police nationale ou de
08:08la gendarmerie n'a accès à ce type de solution.
08:11Après, il faut avoir en tête qu'il y a de la finesse dans le déploiement de ce type de
08:15technologie.
08:16Par exemple, les enquêteurs danois, les enquêteurs de la police danoise, lorsqu'ils font des enquêtes de pédocriminalité, ils ont
08:21le droit d'utiliser la reconnaissance faciale pour ne pas se retrouver...
08:23Parce que c'est un cadre juridique un peu particulier.
08:25Exactement. Pour ne pas avoir des enquêteurs qui regardent des horreurs pendant des heures, ils ont déployé une loi pour
08:30permettre aux enquêteurs d'utiliser ce type de technologie.
08:32Les Ukrainiens avec qui nous travaillons aussi, ils ont des briques de reconnaissance faciale sur la voie publique pour retrouver
08:38des personnes qui font des actes de sabotage sur le territoire ukrainien.
08:42Donc c'est des cadres légaux différents sur lesquels on va s'adapter.
08:45Évidemment, tout ça est dans un contexte de souveraineté très important.
08:49C'est-à-dire que toutes ces données sont stockées, analysées en Europe ?
08:53Alors c'est même plus qu'en Europe.
08:56Nos déploiements aujourd'hui, ils se font tous on-premise chez le client.
08:59Ça veut dire qu'on ne déploie pas notre solution sur un cloud, sur un partenaire européen.
09:04Aujourd'hui, nos clients militaires, nos clients les villes, nos clients les enquêteurs...
09:06Ils ont tout sur place en fait.
09:08Ils ont tout sur place.
09:08C'est-à-dire que notre expertise de déployer chez eux des machines de calcul sur lesquelles on stocke la
09:13data et on processe l'IA est une très grande valeur pour eux et une des contraintes technologiques auxquelles nous
09:18répondons.
09:18Merci beaucoup Florian Fournier, cofondateur et CEO d'Orazio.
09:24Merci François.
09:24Merci d'être venu dans Tech&Co.
09:26Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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