00:00Ça fait des années que c'est comme ça, enfin c'est tous les jours, tous les jours, ces dysfonctionnements
00:05sont une norme en réalité, ce ne sont pas des faits isolés.
00:10Sur la confusion des peines, il n'y a pas de dysfonctionnement aujourd'hui, c'est l'application de la
00:14loi telle qu'elle est rédigée par nous.
00:17C'est inentendable, c'est absolument inentendable, et puis qu'on se pose la question de la prise en charge
00:23de ces pédocriminels,
00:24parce qu'on le sait qu'ils récidivent, on le sait qu'ils récidivent.
00:27Un pédocrimène n'a jamais une seule victime, ou alors c'est quasiment une exception.
00:31On le sait, donc on ne peut pas, je ne sais même pas, c'est impossible de se dire c
00:38'est quoi, c'est la victime qui doit déménager parce que lui il est sorti en prison ?
00:41Vous vous rendez compte dans quelle société on est ? Et ça c'est le quotidien en fait, c'est
00:45le quotidien.
00:46C'est comme des femmes qui sont victimes d'événements conjugales, mais même pour certains quand ils sont condamnés,
00:52combien de femmes après, on ne les prévient même pas.
00:55C'est-à-dire qu'en cas présent, il faut que ce soit la personne condamnée qui change de ville,
00:59pas que ce soit...
01:00Il n'y a rien qui va, et la confusion des peines, il faut absolument revenir dessus.
01:03Enfin je veux dire, une peine suffit, on parle de crimes massifs, systémiques, une peine suffit.
01:07Rappelez-vous l'affaire du chirurgien Joël Le Squarnec l'année dernière, le procès.
01:11Il sort dans cinq ans.
01:13Vous vous rendez compte qu'il a plus de 299 victimes ?
01:16Bon, après ça c'est au niveau des procédures, on sait très bien qu'il a encore plus de victimes
01:19que ça en réalité.
01:20Vous faites le ratio, en fait, par victime, connue en tout cas, et il y a du temps qui passe
01:27en prison, ça veut dire quoi ?
01:29Ça veut dire qu'en fait les enfants, les femmes, c'est pas grave, on peut les massacrer, on peut
01:34les violer, on peut tout faire, c'est ok, c'est pas grave, c'est pas une priorité.
01:39Donc voilà, encore une fois, tous les jours, on répète la même chose.
01:44Et donc là, il faut que, pour nous d'ailleurs, c'est pas qu'une question de justice.
01:50Pour le coup, c'est une question de responsabilité politique, c'est une question de responsabilité collective.
01:55Madame a fait des signalements qui n'ont pas été pris en compte.
01:58Combien de lanceurs d'alerte ou de parents qui protègent se font condamner parce qu'ils alertent et qu'ils
02:05veulent protéger des enfants.
02:06Ça aussi, c'est une réalité qui est quotidienne.
Commentaires