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  • il y a 3 mois
David Lisnard, maire de Cannes et candidat à la présidentielle, était l'invité de BFMTV ce mardi 16 juin

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00:00Bonsoir David Lissard, je ne peux pas commencer cet entretien sans vous parler de ce qu'on vient d'entendre
00:05sur ce plateau,
00:06c'est-à-dire cette mère et cette fille, et cette fille qui vient nous dire « j'ai été
00:10violé par un homme,
00:11il a été condamné par la justice, 30 ans de réclusion, il sort 8 ans après son procès,
00:16et je suis informé il y a un mois par une lettre type de la justice du fait qu'il
00:21sort, ça c'est la loi,
00:23mais du fait qu'il va habiter à quelques centaines de mètres de chez moi.
00:26Courrier type, j'ai l'honneur madame de vous annoncer que. » Votre réaction ?
00:31C'est absurde, c'est injuste, c'est indécent, mais ne croyez pas malheureusement que ce soit une anomalie.
00:39C'est ça le problème. C'est que ces dysfonctionnements-là ne sont pas des erreurs rares.
00:46Ces dysfonctionnements-là, ils révèlent une dysfonction publique.
00:51Ils révèlent un système qui, malgré la qualité de nombreux magistrats, d'enquêteurs,
00:59il y a des gens bien formés en France.
01:01Un système qui ne sait pas faire, qui ne veut pas faire, qui manque de moyens pour faire ?
01:06Tout cela se conjugue.
01:09Nous sommes le pays, et je vous le rappelle à chaque fois,
01:12qui a le record du monde des impôts et des charges.
01:15Où va notre argent ?
01:17Nous sommes le pays qui a le record du monde de la dépense publique.
01:20Ce n'est pas un propos de bistrot, c'est 57% de la dépense publique par rapport à la
01:24richesse.
01:25Et quatre fois moins de magistrats que nos voisins en moyenne.
01:27Et pourtant, quatre fois moins de magistrats que l'Italie.
01:29On dépense deux fois moins que l'Allemagne pour la justice, etc.
01:34Tout le budget de la justice avec les prisons, c'est à peine le double des retraites annuelles de la
01:40SNCF.
01:40Ce n'est pas pour stigmatiser la SNCF, c'est pour remettre des ordres de grandeur.
01:43Pourquoi ? Parce que d'abord, on a eu une inflation du droit bien supérieure aux autres pays.
01:51Donc, ce qui crée une bureaucratie juridique.
01:54Les procédures sont plus longues qu'ailleurs.
01:57Les délais de jugement sont plus longs qu'ailleurs.
02:00Il faut bien comprendre que la bureaucratie, elle implique une triple peine.
02:03Un, elle multiplie le droit, donc elle multiplie l'obstruction des tribunaux.
02:08Puisqu'on invoque des faisceaux juridiques, j'espère que c'est clair.
02:11On pourrait, je vous écoute, on pourrait vous dire, c'est l'inverse.
02:14On pourrait vous dire, c'est parce qu'il n'y a pas assez de gendarmes dans cette brigade qui
02:17devaient enquêter sur la petite Liana,
02:19parce qu'il n'y a pas assez de juges, qu'on n'a pas réussi à traiter tout ça
02:22à temps.
02:23Il n'y a certainement pas assez de juges, de greffiers et de gendarmes. Pourquoi ?
02:26Parce qu'il y a trop de bureaucratie qui détourne du terrain.
02:30Il faut comprendre que la bureaucratie, en fait, elle crée la pénurie, alors qu'on dépense plus d'argent.
02:37C'est tout le paradoxe. C'est la motivation.
02:40Si je suis là sur ce plateau, c'est parce que ça fait des années que je constate sur le
02:44terrain, dans la mairie,
02:45j'ai constaté dans mes commerces, qu'on paye plus d'impôts carré, il y a plus de dépenses,
02:49et pourtant on manque de l'essentiel.
02:52C'est-à-dire que plus l'État s'est occupé de ce qu'il ne devait pas faire,
02:54et plus on a multiplié la bureaucratie,
02:56un, on crée de la pénurie parce qu'on détourne l'argent public du terrain,
03:02de l'exécution des choses, et deux, on crée de la pauvreté.
03:05On appauvrit le pays.
03:05Et pour aller au bout de ce que vous dites, comment on s'attaque à la bureaucratie ?
03:09On supprime trois organismes ?
03:11Ça ne suffit pas. Il faut revoir l'État du droit,
03:14il faut repartir sur des principes.
03:15Il y a eu, dans la France, des moments où on a réécrit le droit.
03:18Il y a eu des grands moments. On est à ce moment-là.
03:20C'est-à-dire qu'on peut s'y diviser.
03:22Ensuite, il faut réécrire le droit.
03:22La confusion des peines, c'est la justice confuse, pardonnez-moi cette expression.
03:27C'était le combat de cette mère et de cette fille il y a quelques instants.
03:29Comment quelqu'un condamné, on n'est même plus dans la confusion,
03:32on est même dans l'exécution.
03:34Condamné à 30 ans sort au bout d'huit ans.
03:35Comment n'a-t-il pas une interdiction de paraître sur la commune où il y a ses victimes ?
03:39Comment n'est-il tout simplement pas en prison ?
03:41Donc, on dépense plus qu'ailleurs, mais on n'a pas de place de prison.
03:45Mais ça sera valable.
03:47La mère d'Elias, son fils est mort par deux adolescents,
03:52qui avaient 19 condamnations et zéro exécution de peine.
03:57Donc, ça renvoie aussi à la mentalité d'une certaine forme de justice.
04:01Donc, on marche sur la tête.
04:04Et c'est pourquoi il ne s'agit plus maintenant de rafistoler un système qui fuit de partout.
04:09Il s'agit de reconstruire un système.
04:10On en a la capacité.
04:12On en a les moyens.
04:12Mais ça va être un travail colossal.
04:16Les magistrats adaptent la doctrine à la pénurie de places de prison.
04:20On sait qu'il manque 20 000 places de prison.
04:22Ce qui fait qu'on a une surpopulation carcérale, ce qui est indigne d'une grande démocratie.
04:27On met 4-5 personnes dans une cellule.
04:28Et que, deuxièmement, on ne condamne pas des gens à la prison qui devraient faire de la prison,
04:32qui devraient être en tol.
04:34Donc, ça fait que ces gens-là sont ronds dans la rue.
04:37Ils commettent d'autres fêtes et ça obstrue les tribunaux.
04:40Le laxisme judiciaire crée aussi l'encombrement des tribunaux.
04:46C'est-à-dire ?
04:46Alors là, vous m'expliquez.
04:47Bien sûr.
04:48Si vous condamnez quelqu'un plusieurs fois, que vous ne le protégez ni les victimes ni la société...
04:52Parce qu'ils repassent, ça renvoie pas de la justice.
04:57J'ai discuté avec le procureur du ressort de ma commune.
05:00On a passé quelques heures samedi.
05:02Il m'a alerté aussi sur les différences de niveau des chefs de juridiction.
05:08Il y a des chefs de juridiction qui sont des bons juristes,
05:10mais ils sont incapables d'organiser leur juridiction.
05:11Donc, avec les mêmes moyens, ils auront 4 ou 5 ans d'attente.
05:14Et d'autres, avec les mêmes moyens, auront 6 mois d'attente.
05:16Donc, il est temps aussi qu'on crée des chefs de juridiction qui soient des grands organisateurs.
05:23On va être bien clair, David Lissner, vous dites, et on entend très bien,
05:25moins de bureaucratie, revoir le code pénal, sans doute, et écrire.
05:32Et au final, plus de magistrats ?
05:34Bien sûr.
05:34Autant qu'aujourd'hui ? Moins ?
05:36On manque de parquetiers, c'est-à-dire de procurer la rédition.
05:39Vous, le libéral, vous dites qu'il y a des choses qui doivent échapper au moins d'État.
05:43Écoutez, quand il y avait moins d'impôts et moins de charges et moins de règles,
05:48c'est-à-dire plus de liberté libérale, il y avait un État plus fort.
05:52C'est-à-dire que si on veut retrouver un État fort,
05:56il faut enlever toutes les surcharges de l'État, notamment les surcharges bureaucratiques.
06:01Si vous voulez plus de magistrats, plus de greffiers, plus de policiers, plus de gendarmes,
06:05il faut qu'il y ait moins de bureaucrates.
06:06Et pour qu'il y ait moins de bureaucrates, il faut qu'il y ait moins de bureaucratie.
06:08Pour qu'il y ait moins de bureaucratie, je dis toujours la même chose,
06:10il faut qu'il y ait moins de règles absurdes.
06:12Le nombre de règles qui se contredisent.
06:14Je sors de 3h30 de bureau de l'Association des maires de France.
06:17Il y a trop de bureaucratie à l'AMF ?
06:19L'AMF, non, c'est une association.
06:21En revanche, dans nos mairies, on est victime d'un jonction contradictoire.
06:24C'est un autre sujet, mais tout ça est lié.
06:27Dans la même journée, on peut vous enjoindre de faire 300 logements sociaux
06:30avant la fin de l'année et vous interdire de faire des logements
06:33parce qu'il y a une grenouille à ventre rouge qui est passée sur le terrain
06:38où il devait y avoir les logements il y a 6 mois.
06:39Donc tout ça, on le vit tous les jours.
06:41Il faut comprendre que c'est énorme.
06:46Donc on a aujourd'hui, je répète, on dépense plus qu'ailleurs
06:49et on est moins bon dans l'exécution
06:51parce qu'il y a un détournement de notre argent de contribuable.
06:54Tout euro qui est donné à la bureaucratie,
06:58c'est un euro en moins pour l'école,
07:00c'est un euro en moins pour la justice de terrain,
07:02c'est un euro en moins pour la police.
07:04C'est ça qu'il faut comprendre.
07:06Et c'est pourquoi c'est la révolution du bon sens
07:09que je propose par la liberté et la responsabilité individuelle,
07:12y compris des magistrats,
07:13qui va permettre de retrouver un État recentré sur ses missions et fort.
07:18Que l'État arrête de nous dire
07:20combien on doit manger de fruits et légumes,
07:22combien de fois on doit avec l'ADEME nettoyer ses slips et ses caleçons,
07:25mais qu'en revanche, parce que c'est la réalité,
07:27on a payé ça quand même,
07:28mais qu'en revanche, on est des magistrats,
07:30on est des greffiers, on est des places de prison
07:32et c'est tout cela qu'on va mettre en place.
07:34Et j'entends ce que vous dites,
07:35ce sera votre ligne dans cette campagne ?
07:36C'est ma ligne de conduite,
07:37mais c'est tout le sens de mon engagement depuis des années.
07:40Est-ce que vous aimez la Formule 1 ?
07:42Oui, alors je dois avouer que je la regardais beaucoup plus
07:44quand j'étais jeune.
07:45Vous voyez pourquoi je vous pose la question ?
07:47Non.
07:48Non ?
07:48Non.
07:48Le jour de la marche blanche pour Liana,
07:52est-ce que vous seriez allé à un Grand Prix de Formule 1
07:54comme l'a fait Jordan Bardella ?
07:56Cette photo est extrêmement commentée depuis plusieurs jours.
07:59Le jour de la marche blanche,
08:00lui dit, des marches blanches,
08:01de toute façon, il y en a tous les jours.
08:03La famille de Liana avait demandé que les politiques ne soient pas là,
08:05mais ça lui vaut pas mal de critiques.
08:08Le fait de s'exposer, d'exposer,
08:10il est avec sa compagne,
08:11ce qui est évidemment son droit.
08:14Le jour de la marche blanche,
08:15est-ce que pour vous c'est matière apolémique
08:16ou est-ce que vous dites comme lui,
08:17c'est ma vie privée,
08:20des marches blanches,
08:21il y en a tout le temps,
08:22donc je ne vais pas m'empêcher de vivre ces jours-là,
08:23même si je suis aujourd'hui l'un des favoris de l'élection.
08:26La marche de blanche d'Illiana,
08:27elle était quand même particulière
08:27parce que cet horrible assassinat,
08:33meurtre ou assassinat,
08:33je ne vais pas le qualifier,
08:36a suscité une émotion puissante.
08:39Et le fait que vous posiez la question
08:42montre que quand vous êtes un élu,
08:44vous savez, les lucidités rétrospectives,
08:46c'est facile, quoi.
08:47– Et vous, par exemple, ce jour-là,
08:49c'est pas très loin de chez vous, d'ailleurs,
08:50Monaco, si vous me dites que j'étais au Grand Prix,
08:52moi aussi, forcément,
08:54vous seriez interdit,
08:55vous vous êtes interdit certaines choses,
08:57ou vous lui jetez la pierre ?
08:58– Vous savez, quand vous êtes…
08:59Alors moi, c'est différent,
09:00je suis élu en plus,
09:01enfin, j'ai un exécutif,
09:03donc moi, j'ai un peu la tête dans le guidon,
09:05si vous voulez,
09:06du travail quotidien
09:07et pas du vilain de la Formule 1, quoi.
09:09– Mais pourquoi je vous réponds comme ça ?
09:13Parce que je trouve toujours très facile
09:14de donner des leçons de morale.
09:16– Oui, évidemment,
09:17ce que j'ai présenté,
09:18c'est une faute de goût.
09:20– Faute de goût ?
09:21– Certainement,
09:22mais chacun jugera.
09:23Voilà, j'ai pas envie,
09:24moi, je suis pas là pour commenter cela,
09:25je suis là pour poser un projet
09:27de redressement de la France,
09:28pour que la France retrouve sa grandeur,
09:30pour que les artisans,
09:31les commerçants,
09:31les ouvriers
09:31gagnent mieux leur vie par leur travail.
09:33Vous voyez,
09:34donc,
09:35les affres de Jordan Bardella,
09:39chacun se fait son opinion,
09:40je suis pas plus qualifié
09:41que n'importe quel Français
09:42pour juger ça.
09:43– Bon, on entend ce que vous dites.
09:44j'essaie de me qualifier
09:44pour porter une espérance.
09:46– Puisque vous parlez de qualifié,
09:47vous me tendez la perche,
09:48ce soir,
09:49les Bleus jouent leur premier match
09:51en Coupe du Monde
09:51face au Sénégal.
09:53– Face au Sénégal.
09:53– Ça nous rappelle les mauvais souvenirs.
09:55– Le foot,
09:55ça rappelle les mauvais souvenirs,
09:56on avait perdu la...
09:56je suis un peu de valeur professionnelle.
09:57– Je le sais,
09:58j'étais sûr de ne pas vous piéger
09:59sur cette question-là.
10:00Est-ce qu'après le match,
10:03vous craignez des violences ?
10:05– Maintenant,
10:05on est obligé
10:06de les craindre tout le temps
10:08parce que c'est devenu un prétexte,
10:10mais je les crains
10:10pour la fête de la musique,
10:11je les crains pour le 14 juillet.
10:14J'ai l'expérience,
10:14je vois bien que...
10:15– C'est-à-dire que même à Cannes,
10:16qui est une ville...
10:17– Qui est une ville comment, tiens ?
10:19– Allez,
10:20comment je vais la qualifier ?
10:20Dont les revenus sont peut-être
10:21un peu supérieurs
10:22à ceux de la moyenne en France ?
10:23– Alors,
10:24le taux de pauvreté,
10:24ce qui est supérieur à Cannes,
10:25c'est le taux de pauvreté.
10:26Le taux de pauvreté à Cannes,
10:27c'est 21%.
10:28La moyenne nationale,
10:30c'est 14%.
10:30Pourquoi ?
10:30Parce que Cannes est une ville
10:31qui a beaucoup de logements sociaux
10:32par rapport au reste du département
10:34et qui est une ville
10:35d'immigration pauvre historique.
10:36Je le dis parce qu'il y a
10:37la partie prestigieuse de Cannes.
10:38– Il y a la partie
10:38People Tapis Rouge.
10:39– Mais c'est une ville d'habitants
10:42et c'est une ville d'habitants
10:44qui a toujours été
10:45un réceptacle d'immigration pauvre.
10:46– Est-ce que vous avez mis en place
10:48en tant que maire
10:48– Un couvre-feu pendant les soirs ?
10:51Vous ne le ferez pas ?
10:52Certaines villes ont décidé
10:52de le faire et il y en a plusieurs.
10:53– Peut-être que je le ferai.
10:54J'ai vu que Clermont-Ferrand
10:55l'avait fait.
10:55Il y a un très bon jeune maire.
10:57Il n'y a pas de souci.
10:58Chacun est pragmatique.
10:59Le problème, c'est que
10:59quand vous prenez une décision,
11:00il faut la faire appliquer.
11:01Donc aujourd'hui,
11:02je suis incapable de vous dire
11:03la réalité des effectifs
11:05de police nationale
11:06que j'aurai sur ma commune
11:07sur certains événements.
11:08Voilà.
11:08Vous comprenez ?
11:09Donc il y a une police municipale
11:11qui est la première de France
11:12par habitant à Cannes,
11:19nationaux qui sont très bons
11:19mais qui sont très peu nombreux.
11:21J'ai bien vu qu'il y a eu
11:22un gros problème d'anticipation
11:24de la part de l'État
11:24le soir de la finale
11:25de la Coupe d'Europe victorieuse
11:27pour le Paris Saint-Germain
11:28où il y avait un sous-effectif notoire
11:30dans toutes les Alpes-Maritimes
11:32mais notoire.
11:33C'était le cas à Nice,
11:34c'était le cas à Cannes
11:35où il y avait des 4-5 000 personnes
11:37dont 400-500 voyous
11:38qu'on a tenus comme on pouvait.
11:42Donc là-dessus,
11:43s'il s'avérait qu'un couvre-feu
11:45peut être efficace,
11:45je n'hésiterais pas à le prendre.
11:47– Pourquoi pas un couvre-feu
11:48pour les mineurs
11:49certains soirs
11:50pendant la Coupe du Monde
11:50chez vous à Cannes ?
11:51– Mais pourquoi pas ?
11:52Pour l'instant,
11:52je ne le prends pas
11:53parce que je me méfie aussi
11:55de mesures
11:56qui pourraient être liberticides
11:57parce qu'on est incapable
11:58de sanctionner
11:59les gens qui dégradent.
12:00– Est-ce qu'il faut justement
12:02faire payer les casseurs ?
12:03Le gouvernement prépare une loi.
12:04– Je sais ce que j'en pense.
12:05– Faire payer les casseurs ?
12:06– Mais bien sûr.
12:07– Alors, beaucoup de gens
12:08aujourd'hui disent
12:09oui, il faut faire payer.
12:10Ensuite, quand on rentre
12:11dans le détail,
12:11c'est plus compliqué.
12:12Faire payer, ça veut dire quoi ?
12:13Il signe un chèque s'il casse
12:15ou, par exemple,
12:16on suspend le RSA,
12:18les allocs ?
12:18– Mais en fait,
12:19c'est bien, c'est là où
12:20pourquoi on se complique
12:20– Personne n'est d'accord
12:21sur ce sujet.
12:22– Je vais vous dire,
12:23ma position que je défends
12:24depuis des années,
12:25c'est d'abord,
12:26je ne crois pas
12:26qu'on puisse retrouver
12:27de l'autorité républicaine
12:29s'il n'y a pas
12:29de responsabilité individuelle.
12:31Moi, j'ai des enfants,
12:32je suis responsable
12:32de mes enfants mineurs.
12:34Ce n'est pas vous
12:34qui devez payer pour mes gosses.
12:36Si mes enfants
12:37font quelque chose,
12:38je suis solvable,
12:39je dois payer.
12:39Si je ne suis pas solvable
12:41et que j'ai des aides sociales,
12:42il faut supprimer
12:43les aides sociales
12:45correspondant au montant
12:45de ce qui doit être payé.
12:47Parce qu'il est quand même
12:49absurde
12:50que nous soyons
12:51le seul pays au monde
12:52où nous subventionnons
12:53la délinquance.
12:55Dans le pays,
12:56je le disais tout à l'heure,
12:57qui a le record du monde
12:57et des impôts,
12:58ceux qui bossent,
12:59ceux qui travaillent,
12:59ceux qui se comportent bien
13:01payent pour ceux
13:02qui n'assument pas
13:02leurs responsabilités.
13:04Donc, oui, évidemment,
13:05il faut du code pénal,
13:06mais il faut de la responsabilité
13:07familiale.
13:08Et il faut,
13:09comme le propose
13:09la députée Alexandra Martin,
13:11revoir le code pénal
13:12des mineurs.
13:13Soit le mineur,
13:14donc on abaisse
13:15l'âge de responsabilité pénale,
13:16on réduit l'excuse
13:18de minorité.
13:19Et si le mineur
13:20n'est pas responsable,
13:22ce n'est pas à vous et moi
13:23d'être responsable
13:24des gosses des autres,
13:25c'est aux parents
13:25de ses enfants.
13:26Quand on fait des enfants,
13:27on doit s'en occuper,
13:28on doit être responsable.
13:29La société n'a plus
13:30à subventionner,
13:32surtout dans un pays
13:32surendetté,
13:34la délinquance
13:35et ceux qui cassent.
13:36Ça, c'était pour les casseurs.
13:37Et j'avoue que j'ai compris
13:38votre proposition.
13:39On en redébattra sans doute
13:40pendant la campagne.
13:41Donald Trump est en France,
13:42Donald Trump est à Evian.
13:43Demain, il sera au château
13:45de Versailles,
13:46invité par Emmanuel Macron.
13:47Ça suscite pas mal
13:48de débats,
13:49de critiques,
13:49de polémiques
13:50dans la classe politique.
13:50voici les réactions
13:51d'Édouard Philippe
13:52et de Jordan Bardella.
13:54Quand on est président
13:55de la République français,
13:55on parle au président américain.
13:57On ne choisit pas
13:58le président américain.
13:59Ce sont les Américains
13:59qui choisissent leur président.
14:00Mais on parle
14:01au président américain.
14:02Le président de la République
14:03choisit d'accueillir
14:05le président américain.
14:06Il le fait comme il le souhaite.
14:07Et montrer que la France
14:08est un pays qui a à la fois
14:09une grande histoire
14:10et un grand présent
14:11et à mon avis
14:11un grand futur
14:12ne me pose pas de problème.
14:14Au contraire.
14:14Je pense que le président Macron
14:16a cherché à faire en sorte
14:21que le président Trump
14:22reste jusqu'au bout
14:24de ce G7
14:27alors qu'il avait tourné
14:28les talons du précédent sommet
14:30au Canada.
14:32Ils sont plutôt d'accord
14:33pour le coup,
14:34Jordan Bardella
14:34et Édouard Philippe.
14:35Ce n'est pas toujours le cas.
14:36Est-ce que vous l'auriez invité, vous ?
14:38Oui.
14:38Oui ?
14:39Évidemment.
14:41Évidemment.
14:42Vous êtes président
14:43de la première puissance mondiale.
14:44On pouvait faire ça ailleurs
14:45qu'à Versailles.
14:46Oui, sauf qu'il y a une symbolique
14:47quand même.
14:48Ce sont les 250 ans
14:49de l'indépendance
14:50des Etats-Unis
14:53et la France a eu un rôle
14:55primordial
14:56dans l'indépendance
14:56des Etats-Unis d'Amérique.
14:57Et il est très important aussi
15:00indépendamment
15:00de la personnalité du président
15:01là-dessus,
15:02je partage ce qui a été dit,
15:04de construire
15:05une relation transatlantique.
15:06C'est fondamental.
15:07Il y a une implication,
15:09une imbrication
15:10de nos intérêts.
15:11Donc tant pis
15:12si ce même Donald Trump
15:13arrive en France
15:14en disant
15:15je vais taxer de 100%
15:16votre vin.
15:17Non, c'est autre chose.
15:17Et c'est ce que j'allais vous dire.
15:19Est-ce qu'on ne lui déroule pas
15:19un peu trop le tapis rouge ?
15:21Vous devez accueillir
15:22des chefs d'État.
15:23Le rôle de la diplomatie,
15:24c'est de discuter
15:25avec tout le monde
15:25et c'est de défendre
15:26les intérêts.
15:27Sauf que,
15:28est-ce que
15:29c'est qu'une séquence
15:30de com'
15:30pour montrer que
15:32le président de la République
15:33parle au grand de ce monde ?
15:34Ça fait 10 ans
15:35qu'on vit ça
15:36à ras-le-bol.
15:36Ou est-ce qu'on a été
15:38capable de poser
15:38nos intérêts ?
15:40Quels sont les objectifs
15:41de cette rencontre
15:41pour défendre
15:42les intérêts de la France ?
15:43Et dans les intérêts
15:45de la France,
15:45évidemment,
15:46doivent être posés
15:47des intérêts stratégiques
15:49en Indo-Pacifique,
15:51doivent être
15:52qu'est-ce que l'on peut
15:53apporter aujourd'hui
15:54dans la résolution
15:55du conflit
15:56au Moyen-Orient,
15:57prendre des initiatives
15:58pour déminer Hormuz,
16:00c'est-à-dire montrer
16:00qu'on a une utilité
16:01et une puissance
16:02pour créer un rapport
16:03plus équilibré.
16:04La diplomatie
16:05est fondée
16:06sur des principes
16:07que l'on doit toujours
16:09affirmer
16:10et sur des intérêts
16:11que l'on doit défendre,
16:12donc sur un rapport
16:13de force.
16:13Le problème aujourd'hui,
16:15c'est pas qu'on reçoive
16:15ou pas Trump,
16:16c'est que la France
16:18est devenue tellement
16:18faible à l'intérieur.
16:19On est sur-endetté,
16:2054% de notre dette,
16:22on le doit aux étrangers,
16:23donc ça nous enlève
16:24de la souveraineté.
16:26On annonce
16:27une loi de programmation militaire
16:28qui est une bonne loi,
16:29mais les crédits de paiement
16:30ne sont pas tous là.
16:3036 milliards de rallonge.
16:32Donc,
16:33on dit
16:34qu'on veut réindustrialiser,
16:35on vient de passer
16:36derrière l'Espagne
16:38en industrie manufacturière.
16:40Donc,
16:40si vous voulez,
16:42la puissance,
16:44ça se travaille,
16:45ça vient d'abord
16:45de l'intérieur.
16:46Et donc,
16:46ça se travaille aussi,
16:47si je vous souviens,
16:48en utilisant
16:48l'outil diplomatique
16:50qu'est le château de Versailles.
16:52Mais fondé sur la compétitivité.
16:53Je voudrais vous entendre
16:54sur ce qui s'est passé
16:55ces dernières heures
16:56à Nice.
16:58Vous êtes sans doute
16:58au courant
16:59de la polémique
16:59après des propos
17:00qui sont attribués
17:01au ministre des Transports,
17:02Philippe Tabarro.
17:03Pourquoi m'amenez-vous là-dessus ?
17:06Pourquoi m'amenez-vous là-dessus ?
17:07Parce qu'il y a un appel
17:08à la démission.
17:09Ce soir,
17:09le maire de Nice,
17:09Éric Ciotti,
17:10accuse le ministre des Transports
17:11avec qui il est fâché
17:12depuis des mois
17:12de l'avoir menacé de mort.
17:14Il porte plainte.
17:15Il affirme que Philippe Tabarro
17:16lui aurait dit
17:17je vais te faire disparaître
17:18en t'envoyant des géorgiens.
17:20Il l'aurait aussi,
17:21ça c'est le canard enchaîné
17:22qui en fait le récit
17:22traité de Nabot.
17:24Éric Ciotti demande
17:25à Sébastien Lecornu
17:26de virer
17:27son ministre des Transports.
17:29Qu'est-ce que vous dites vous ?
17:31Je dis que
17:32depuis des mois
17:33et des années
17:35avec l'association
17:35des maires de France,
17:36nous soulevons le problème
17:37de la violence
17:38sur les élus.
17:39C'en est là ?
17:40Et si les faits
17:41sont avérés...
17:42Là on parle d'un ministre.
17:43Oui,
17:44par quelqu'un.
17:45Si les faits sont avérés,
17:47ils sont évidemment graves.
17:48Évidemment.
17:49Avec des conséquences ?
17:50Vous me posez une question
17:51en sachant que
17:52j'ai moi
17:53une histoire
17:53avec Philippe Tabarro
17:54puisque j'ai gagné
17:55contre lui
17:56aux élections à Cannes
17:57dans un contexte
17:58en 2014,
17:58une élection qui a été
17:59très dure.
18:00Vous ne lui avez jamais dit ça ?
18:01Il n'y a jamais eu
18:02ce ton-là entre vous ?
18:03C'était très dur.
18:04À ce point-là ?
18:04Non, jamais
18:05et on ne s'est pas insulté.
18:07Si ses propos sont confirmés,
18:08bien sûr.
18:08Mais si ses propos sont confirmés,
18:10ils sont évidemment graves
18:12et il traduirait
18:13une approche
18:14un peu clanique
18:16voire violente
18:17de la vie publique.
18:17Si ses propos sont confirmés,
18:20est-ce qu'il peut rester
18:20au gouvernement ?
18:22Je pense que
18:22si un ministre,
18:24lors d'un accueil
18:26diplomatique
18:26du Premier ministre
18:27de l'Inde
18:28qui est une des plus
18:29grandes puissances au monde
18:29en présence
18:30du Président de la République
18:31alors qu'il n'y a pas eu
18:32en plus d'altercation
18:33d'après ce que j'ai vu
18:34ça tout à l'heure.
18:35C'était verbal
18:36mais pas au-delà.
18:37Mais il faut que ce soit avéré.
18:38Mais si c'est avéré,
18:40s'il n'y a pas eu
18:40de provocation
18:41de la part d'Éric Ciotti
18:42ce que dit Éric Ciotti
18:43et que le ministre
18:45l'insulte sur son physique
18:47et lui dit
18:48je vais te faire disparaître,
18:50ça pose un problème.
18:50Avec des Géorgiens.
18:51C'est extrêmement grave.
18:52Avec des Géorgiens.
18:54Honnêtement,
18:54je ne sais pas pourquoi
18:55les Géorgiens sont arrivés
18:56dans la discussion.
18:56Il y a une communauté géorgienne
18:57sur la Côte d'Azur.
18:58Il y a la Dode,
18:58il y a des Tchétchènes,
18:59on a tout ce qu'il faut.
19:00Tout ça,
19:01à la fois,
19:02j'ai envie de le dire,
19:02mais c'est très grave.
19:04De toute façon,
19:05c'est grave
19:05puisqu'on en parle
19:06sur ce plateau.
19:08Et dans ce cas-là,
19:09évidemment,
19:09c'est grave.
19:10Et il ne pourrait pas
19:12rester ministre.
19:13Un ministre
19:14qui devant le Président
19:14de la République
19:15menace un maire
19:16lors d'un accueil diplomatique
19:18parce qu'il y a
19:18des divergences politiques,
19:19c'est scandaleux,
19:19c'est honteux.
19:20Ce serait le cas.
19:22Et on va évidemment...
19:23On a tellement d'autres sujets
19:24à évoquer.
19:24On a fait deux minutes là-dessus.
19:25On va évidemment
19:26laisser faire la justice
19:26puisque Éric Ciotti
19:28a porté plainte
19:30contre M. Tabarro.
19:32Il y a une plainte.
19:33Il y a à la fois
19:34une mercédure judiciaire
19:35et à la fois
19:35une dimension politique
19:36à la faire.
19:37Merci beaucoup,
19:38David Dissard.
19:38Merci à vous.
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