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  • il y a 3 heures
Après un cambriolage dans son restaurant à Lectoure dans le Gers, Yannick Pitton, patron de la brasserie Le Bastion a décidé de diffuser le visage de son cambrioleur présumé. Une méthode illégale mais qui a permis l'interpellation du suspect. Invité de RMC, il assume son geste malgré les risques encourus.

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Transcription
00:00Ça, il faudra lui demander, mais c'est vrai que j'ai fait cette vidéo un peu sous le coup
00:05de la colère.
00:06Je sortais de la gendarmerie où j'avais porté plainte, où j'ai été porté plainte à Florence,
00:11où c'est que vous le savez, en ce moment, le Gers est assez médiatisé.
00:16Les gendarmes sont très sollicités en ce moment, et je les félicite du travail qu'ils font,
00:23et c'est tout à leur honneur, ils font un travail formidable.
00:26Mais quand je suis revenu, j'avais ce sentiment de colère et d'injustice.
00:32Entre-temps, j'ai appris qu'il avait cambriolé deux ans auparavant, le Mans Allé à Valence,
00:38lors du jugement pour 18 chefs d'incubation, il a pris 17 mois, il n'en m'a pas fait
00:4210.
00:43Mathieu, mon pote qui tient le Mans Allé, n'a toujours pas été remboursé, il n'a pas touché un
00:48centime.
00:49J'ai dit, mais ce n'est pas possible, on ne peut pas, avec l'actualité d'aujourd'hui,
00:53on ne peut plus ne rien dire, et à un moment donné, on ne peut plus se laisser voler et
00:58ne rien dire.
00:59Là, il faut que ça change, il faut que la peur change de camp.
01:03Ce n'est pas possible que nous, les victimes, on continue à avoir peur, qu'on continue à se laisser
01:09faire, entre guillemets.
01:10Il faut qu'il y ait des réformes, il faut qu'il y ait des lois qui nous protègent, nous,
01:15les victimes.
01:16Ce n'est pas possible. Vous me voyez, j'ai un certain gabarit, j'ai un passif.
01:22Si j'avais été sur les lieux et que je l'aurais maîtrisé, parce que j'ai les capacités de
01:27le faire,
01:28de le retenir et d'attendre à la gendarmerie, on m'aurait accusé de séquestration.
01:34Si je lui aurais fait mal, j'aurais dû lui donner des dommages à intérêt.
01:38C'est aberrant.
01:40En fait, on n'est plus dans un pays libre, on ne peut pas se défendre, on n'a aucun
01:44moyen.
01:45Nos victimes, en fait, il faut se laisser faire et après, il faut dire, voilà, il m'est arrivé ça.
01:50Mais c'est trop tard.
01:51C'est trop tard, il faut qu'on puisse...
01:54Le jeune délinquant avait...
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