- il y a 16 heures
A la Une ce soir, direction Évian-les-Bains pour le dernier G7 à domicile d’Emmanuel Macron. Alors que Donald Trump est arrivé triomphant après son accord avec l’Iran, le président français fait pâle figure et se console avec Volodymyr Zelensky.
Nous évoquerons ensuite la volonté d’Emmanuel Macron d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée de septembre. Un outil de contrôle parfait dans la perspective de la présidentielle de 2027.
Et puis nous reviendrons sur le projet de loi censé faire payer les casseurs. Sorti de nulle part et rédigé avec deux mains gauches de droitiers, le texte de Sébastien Lecornu devrait faire chou blanc.
Nous évoquerons ensuite la volonté d’Emmanuel Macron d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée de septembre. Un outil de contrôle parfait dans la perspective de la présidentielle de 2027.
Et puis nous reviendrons sur le projet de loi censé faire payer les casseurs. Sorti de nulle part et rédigé avec deux mains gauches de droitiers, le texte de Sébastien Lecornu devrait faire chou blanc.
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00:00Madame, Monsieur, chers amis, depuis des années, TV Liberté dérange.
00:04Et parce qu'elle dérange, elle subit des attaques permanentes.
00:08Censure, pression, tentative d'isolement, campagne d'asphyxie financière.
00:12La fermeture de nos comptes bancaires nous aura coûté la somme de 442 987 euros en une année.
00:20Le coup est rude, et vous pouvez le constater, l'adversaire ne laisse rien au hasard.
00:25Et ma conviction est simple.
00:26À l'approche des grandes échéances de 2027, certains veulent que les voies libres, les voies discordantes, les voies de
00:32la colère, soient réduites au silence.
00:35Ils rêvent d'un retour du débat public sous contrôle, d'une information uniforme, d'une pensée unique, sans contradiction.
00:41Alors ils utilisent toutes les violences contre ceux qui osent briser l'omerta.
00:46Mais TV Liberté possède une force que beaucoup nous envient, son indépendance absolue.
00:51Cette indépendance est notre bouclier, elle est notre forteresse, elle est notre totem d'immunité, si vous voyez l'image.
00:58Nous ne dépendons ni de l'État, ni des grands groupes financiers, ni des puissances d'argent, ni des banques,
01:03ni d'un oligarque fantasque.
01:05Nous ne dépendons que de vous.
01:07Voilà pourquoi votre don est essentiel.
01:09Chaque donateur est bien plus qu'un soutien pour TVL.
01:12Il est surtout un résistant, il est surtout un combattant qui contribue à armer TV Liberté pour les batailles à
01:19venir.
01:20Aujourd'hui, plus que jamais, la liberté a besoin de moyens, la liberté a besoin de vous.
01:25Alors soutenez TV Liberté, parce qu'une chaîne indépendante ne vit que par la mobilisation de ceux qui refusent de
01:32se taire.
01:32Et parce qu'une liberté qui ne se défend pas finit toujours par disparaître.
01:38TV Liberté n'est pas comme les autres.
01:40Vous n'êtes pas comme les autres.
02:02Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
02:07À la une ce soir, direction Évian-les-Bains pour le dernier G7 à domicile d'Emmanuel Macron.
02:12Alors que Donald Trump est arrivé triomphant après son accord avec l'Iran,
02:16le président français fait pâle figure et se console auprès de Volodymyr Zelensky.
02:22Nous évoquerons ensuite la volonté d'Emmanuel Macron d'interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans dès la
02:28rentrée de septembre.
02:29Un outil de contrôle parfait dans la perspective de la présidentielle de 2027.
02:34Et puis nous reviendrons sur le projet de loi censé faire payer les casseurs.
02:38Sorti de nulle part et rédigé avec deux mains gauches de droitier.
02:41Le texte de Sébastien Lecornu devrait faire chou blanc.
02:48Évian en effervescence.
02:50Depuis lundi, la ville thermale de Haute-Savoie bat au rythme du grand raout mondialiste nommé G7.
02:55Le dernier opus en France pour Emmanuel Macron qui peine à s'imposer au centre des échanges alors que Donald
03:01Trump vient d'annoncer l'accord avec l'Iran.
03:04Le point tout de suite.
03:04Trump renvoie Macron dans les cordes alors que le président français aurait à cœur de briller.
03:10Pour sa dernière édition du G7 organisée à domicile, l'arrivée de Donald Trump a mis directement des bâtons dans
03:16les roues de l'hôte.
03:17Quelques heures après un anniversaire fêté avec Fast à la Maison-Blanche, le patron de l'oncle Sam est arrivé
03:22à Évian-les-Bains en fin d'après-midi lundi.
03:25Pour l'accueillir, personne.
03:27Emmanuel Macron était semble-t-il retenu avec son homologue brésilien.
03:31Le président Trump a toutefois eu la joie de participer à la mise en scène de l'accueil des principaux
03:36invités d'Évian aux côtés d'Emmanuel Macron et Brigitte Macron.
03:39Une fois réunis, les deux hommes ont organisé une conférence de presse conjointe après avoir qualifié leur relation de fantastique,
03:47décrivant Emmanuel Macron comme un ami très cher.
03:50Donald Trump a rapidement balayé d'un revers de main l'aide proposée par le président français dans l'accompagnement
03:55de la réouverture du détroit d'Hormuz.
03:57Il faut dire que le président américain a écrasé ses partenaires en arrivant fort de son accord avec l'Iran,
04:03tout juste annoncé la veille.
04:05Littéralement absent de l'équation au Proche-Orient, les Européens et Emmanuel Macron en tête.
04:09essaie donc de reprendre la main sur le récit. C'était sans compter Donald Trump.
04:14La présidente de la Commission européenne, malgré le fait qu'elle ne dirige aucun État membre du G7, s'est
04:19félicitée de l'accord conclu avec l'Iran et les Américains.
04:25Je tiens également à commencer en saluant l'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran.
04:30La priorité est désormais à sa mise en œuvre.
04:32Le détroit d'Hormuz doit être réouvert et la liberté de navigation rétablie, sans aucune restriction.
04:39C'est essentiel pour la stabilité régionale et, bien sûr, pour l'économie mondiale.
04:46Cet accord devrait ouvrir la voie à des négociations plus larges et conduire à la fin des programmes nucléaires et
04:53balistiques de l'Iran.
04:55De quoi comprendre donc que l'UE réclame à présent la même chose que Benjamin Netanyahou,
05:00non seulement le démantèlement du nucléaire iranien, sans que l'on sache s'il s'agit simplement du nucléaire militaire,
05:05mais aussi des dispositifs balistiques.
05:08Un alignement donc sur Tel Aviv.
05:11Le plus important, c'est que nous avons sauvé l'État d'Israël de la menace d'une destruction nucléaire,
05:20car il faut bien comprendre que l'Iran se précipitait vers l'arme nucléaire
05:24et s'empressait d'enterrer son industrie nucléaire et balistique profondément sous terre.
05:31Nous avons établi des zones de sécurité étendues autour de l'État d'Israël.
05:35Nous l'avons fait à Gaza, au Liban et en Syrie, où, soit dit en passant,
05:38nous avons détruit toutes les armes de l'armée d'Assad, qui constituent un maillon central de l'axe du
05:43mal.
05:44Et je tiens à le dire clairement, nous resterons dans ces zones de sécurité aussi longtemps qu'il le faudra
05:49pour protéger notre pays.
05:51Il est donc clair que l'accord préalable conclu entre l'Iran et Donald Trump ne donne pas satisfaction à
05:57Israël,
05:58qui entend maintenir sa présence aussi bien à Gaza et en Syrie qu'au Liban.
06:01Une volonté à rebours des attentes iraniennes prises en compte dans le texte signé avec Washington.
06:07Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole,
06:12l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban.
06:22Une exigence visiblement acceptée par Trump, mais pas par Benjamin Netanyahou, premier concerné.
06:28De quoi remettre en cause l'accord lui-même dans le cas où Israël frapperait à nouveau le Liban dans
06:33les prochains jours.
06:34En attendant, comme à leur habitude, les Européens dépossédés de l'histoire au Moyen-Orient se recroquevillent sur l'Ukraine.
06:40Avec une anticipation des conséquences positives de la réouverture du détroit d'Ormuz,
06:45les dirigeants occidentaux ont avancé vers de nouvelles sanctions sur l'énergie pour faire plier Moscou.
06:50Un stratagème qui fonctionne particulièrement bien pour les intérêts américains.
06:59Et au prétexte de protéger les jeunes, Emmanuel Macron veut aussi mettre en place l'interdiction des réseaux sociaux
07:05au moins de 15 ans, synonyme de surveillant généralisé, le décryptage de Nicolas de Lamberterie.
07:10L'enfer est, paraît-il, pavé de bonnes intentions.
07:14Et dans le rayon des bonnes intentions, la protection de l'enfance fait assurément office de produits phares.
07:21Depuis plusieurs années, la petite musique de la restriction des réseaux sociaux aux jeunes se fait entendre
07:27et l'orchestre liberticide en arrière-plan est de plus en plus bruyant.
07:31En effet, nos aimables gouvernants, pour restreindre l'accès aux réseaux sociaux au moins de 15 ou 16 ans,
07:37n'ont pas trouvé mieux que de suggérer l'identification d'identité obligatoire pour tout le monde.
07:43Et Emmanuel Macron, pour son dernier G7 en tant que président de la République,
07:48de justifier l'utilité de rencontres comme le G7 pour faire avancer ce dossier
07:52et d'annoncer le vote du texte en juillet par le Parlement et sa mise en application dès septembre.
07:59On prendra les textes pour que ce soit mis en œuvre à la rentrée de septembre.
08:02Et donc on doit protéger nos enfants, nos ados, leur permettre d'apprendre à l'école, avec la famille, avec
08:07les amis,
08:07donner plus de temps à la lecture, plus de temps au sport, mais les protéger de ces réseaux.
08:11On a créé une dynamique internationale pour protéger nos enfants à travers le monde
08:15et pour responsabiliser nos plateformes, parce que derrière, on va leur dire, on va vérifier l'âge.
08:18Concrètement, de manière progressive, les citoyens devront utiliser un outil développé par l'Union européenne,
08:25le European Digital Identity Wallet, ou portefeuille d'identité numérique européen,
08:30pour pouvoir justifier de leur âge et être autorisés à utiliser leurs réseaux sociaux.
08:35Alors que la France a été secouée par le scandale Liana, mais aussi par l'affaire Epstein,
08:41très présente à Paris, Pierre-Yves Rougeron voit une grande indécence à prétendre vouloir maintenant agir
08:47pour la protection de l'enfance via la restriction des réseaux sociaux.
08:51Donc, c'est ce pays qui refuse d'enquêter sur le volet français de l'affaire Epstein,
08:56qui refuse expressément par l'intermédiaire de son président du Sénat et de sa présidente de l'Assemblée nationale,
09:02en refusant une enquête parlementaire, alors que n'importe quel spécialiste de l'affaire Epstein vous dira
09:07que la moitié au minimum se fait à Paris, c'est ces mêmes gens qui osent venir nous parler
09:13de l'accès des mineurs aux réseaux sociaux.
09:16On peut surtout redouter, selon les opposants à ces mesures,
09:20que cela contribue à accélérer le flicage généralisé d'Internet
09:24à l'approche d'une campagne présidentielle très ouverte,
09:27et dans une époque où la légitimité des gouvernants s'effondre aussi rapidement
09:32que le niveau de vie des populations.
09:33Et c'est au nom de cette absence de volonté, au nom de cette incompétence généralisée,
09:38au nom de cette nullité sacralisée, qu'on veut embastiller tout un monde.
09:43Tout ceci n'est que du flicage de bas de gamme qui arrive avant tout au bon moment pour une
09:51élection
09:51où on sait qu'une large part de l'enjeu n'est pas politique mais sécuritaire,
09:57car cette élection sera celle de toutes les régressions,
10:00sera celle des ingérences fantômes pour des sanctions qui elles seront bien réelles,
10:05sera celle de mise en coupe réglée des libertés publiques en raison d'ingérences autoproclamées,
10:12c'est-à-dire je vois une ingérence d'un tel et elle existe parce que je le dis,
10:17et parce que je le dis, je vous embastille dans une optique Minority Report et pré-COP,
10:23et pour votre bien, alors soyez, disons, éperdus de gratitude pour notre suprême leader.
10:28Faut-il pour autant nier l'impact des réseaux sociaux et plus généralement des écrans
10:33sur la santé mentale des enfants, pour ne pas dire de la population en général ?
10:37Certainement pas.
10:38Mais voir soudain tous ces gouvernants, de la France au Royaume-Uni en passant par l'Australie,
10:44prendre les mêmes mesures liberticides et de flicage,
10:47a de quoi laisser dubitatif et craintif.
10:50La réponse globale à apporter à ces problématiques de l'omniprésence des écrans
10:55est sans doute complexe et imparfaite, mais des exemples comme les restrictions chinoises
11:00sur TikTok en Chine et pas ailleurs dans le monde, pour que les enfants aient une utilisation
11:05limitée et éducative de ce réseau social, ouvre des pistes de réflexion.
11:11Encore faudrait-il pour cela, chez nous, avoir un début de volonté souveraine,
11:16c'est-à-dire porter sur la volonté de maîtriser les outils qui nous entourent.
11:20Et dans ce domaine, nul doute que l'Europe est une fois de plus déclassée.
11:28Sous la pression après les heures en marge de la finale de la Ligue des champions,
11:32Sébastien Lecornu a proposé un nouveau projet de loi censé faire payer les casseurs.
11:37Un texte morné au contresens juridique qui joue uniquement sur l'effet d'annonce.
11:42Renaud de Bourleuf.
11:43Les contribuables n'ont pas à payer pour ceux qui détruisent.
11:46Voilà le dernier effet d'annonce en date de Sébastien Lecornu.
11:49Le Premier ministre a annoncé un projet de loi présenté en Conseil des ministres en juillet prochain
11:53pour une adoption au Parlement d'ici la fin de l'année 2026.
11:56Une initiative annoncée après les saccages du 30 mai à la suite de la finale de la Ligue des champions,
12:00des commerces pillés, des vitrines fracassées, des feux de poubelles dans les centres-villes, notamment à Paris.
12:04Dans la semaine qui a suivi, Sébastien Lecornu a été interpellé à l'Assemblée nationale.
12:08Il a admis que la législation devait évoluer pour faire payer les fauteurs de troubles.
12:11Mais malheureusement, le système, notre système, ne se retourne pas suffisamment vers les auteurs de cette dégradation
12:18pour recouvrer aux civils les sommes qui correspondent aux réparations imputées à la société.
12:25Et je pense que cette question doit être regardée désormais rapidement, sans tabou,
12:29dans notre capacité à recouvrer justement réellement ces sommes,
12:33à intervenir de manière beaucoup plus coercitive.
12:36Et j'ai demandé aux ministres de faire des propositions assez rapidement.
12:39Je ne suis pas favorable aux suspensions des prestations sociales.
12:42Néanmoins, je crois qu'il y a un chemin de bon sens.
12:44C'est de permettre à ces prestations sociales, en dehors du reste à vivre,
12:48de financer justement ces réparations sur des solutions adaptées.
12:52Le texte serait constitué de deux axes.
12:54D'abord, la responsabilité civile serait élargie.
12:57Toute personne participant à un attroupement violent au cours duquel les dégradations sont commises
13:01pourrait être tenue de contribuer civilement à leur réparation.
13:04L'idée est de briser l'anonymat du groupe.
13:07Même sans avoir commis personnellement un acte précis,
13:10la simple participation à l'attroupement violent pourrait engager une responsabilité.
13:14Il reviendrait alors à la personne de prouver qu'elle n'a pas participé aux dégradations.
13:18Ce qui paraît plus facile à dire qu'à faire,
13:21et qui constitue une inversion totale des principes actuels du droit.
13:25Le second axe est celui de la responsabilité financière directe qui casse-paye.
13:30Les réparations ne seront plus ou seront moins supportées par les collectivités ou les assurances.
13:34N'oublions pas qu'à chaque fois c'est le contribuable qui trinque.
13:36Avec la nouvelle loi, ce serait à l'auteur ou à ses camarades d'allonger la monnaie.
13:40La contribution sera adaptée aux capacités financières de chacun,
13:45engendrant de fait une rupture d'égalité devant le droit.
13:48Sébastien Lecornu ne veut pas de suspension totale des aides,
13:50mais une possibilité de ponctionner ou moduler les prestations sociales.
13:53Cette réaction a déjà été mise sur la table plusieurs fois
13:55après les nombreux saccages provoqués par des matchs de football ou des soirées du 31 décembre.
13:59Très le plus jeune âge, il faut en revenir à un principe clair.
14:02Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité,
14:06on t'apprend à la respecter.
14:09En juin 2025, une proposition de loi a été déposée par le député LR des Côtes d'Armor, Corentin Le
14:13Fur.
14:14Elle visait à suspendre temporairement les aides sociales pour les personnes condamnées
14:17pour exactions lors de rassemblements ou manifestations.
14:19La proposition de loi a échoué lors de l'examen en commission,
14:22mais après les événements de la Ligue des Champions, le député a fait une piqûre de rappel.
14:26Pendant trop longtemps, on a laissé s'installer l'idée que l'on pouvait casser,
14:29piller, agresser ou attaquer des fonctionnaires de l'État sans en subir les conséquences.
14:35C'est précisément le sens de la proposition de loi casseur-payeur
14:40que je défends afin que ceux qui s'attaquent à la République
14:43cessent de bénéficier de la solidarité nationale.
14:46Plus tôt encore, cette question avait été évoquée en 2019
14:48lors du débat sur la loi dite anti-casseur.
14:51Un texte visant à renforcer et garantir le maintien de l'ordre public lors des manifestations
14:55très opportunément adoptées dans la période des manifestations des gilets jaunes.
15:00La loi introduisait le principe du casseur-payeur.
15:02L'État peut exercer un recours civil contre les auteurs de dommages
15:05pour se faire rembourser les indemnisations versées aux victimes.
15:08Sans grande surprise, ce dispositif n'a pas été appliqué après les émeutes de l'été 2023 liés à l
15:13'affaire Noël.
15:14Rappelons que les dégâts sont estimés à environ 1 milliard d'euros.
15:16Entre difficulté à identifier précisément les auteurs
15:19et difficulté à établir le lien précis d'une personne avec un dommage spécifique,
15:23les casseurs n'ont pas dû à payer.
15:24Qui a mis l'argent sur la table ?
15:26L'État et les assurances.
15:28Avec votre argent, donc.
15:30Reste à savoir si le projet de loi bientôt débattu
15:31permettra de sanctionner les vrais casseurs
15:33ou s'il s'agit uniquement d'un nouveau texte
15:35pour frapper les opposants politiques qui osent protester dans les manifestations
15:38où les casseurs, connus des services, arrivent toujours à s'infiltrer.
15:46Et passons à présent à l'actualité en bref en France.
15:52Alerte risque d'espionnage à Eurosatori.
15:54Une note de la Direction du renseignement et de la sécurité défense, la DRSD,
15:58a prévenu les industriels français d'un risque élevé d'espionnage
16:01par du Salon mondial de l'armement à Eurosatori,
16:04lancé lundi à Villepinte, en Seine-Saint-Denis.
16:05Une crainte qui n'a rien de nouveau.
16:07En effet, le secteur de la défense suscite toujours l'intérêt des concurrents internationaux
16:11et les salons permettent de multiplier les opérations d'espionnage industriel
16:14en toute tranquillité.
16:16La DRSD conseille donc d'être vigilant sur le contrôle d'accès à ce salon
16:19qui accueille plus de 2500 exposants
16:21et des délégations de près d'une centaine de pays
16:23venus se fournir en matériel moderne.
16:25A noter que la DRSD devrait s'intéresser plus étroitement
16:28aux ventes de florons français à l'étranger
16:29avec le consentement, voire l'engouement de nos politiques au pouvoir.
16:33Une fuite des savoir-faire à la régulière
16:35qui fait largement aussi mal à notre pays.
16:38Un rapport sur les violences sexuelles contre les enfants
16:40qui tombent mal pour le gouvernement.
16:42Lundi, la Commission indépendante sur l'inceste
16:43et les violences sexuelles faites aux enfants,
16:45la CIVIS, a remis au ministère de la Justice et de la Santé
16:47son bilan des recommandations faites en 2023.
16:50Selon la CIVIS, seules 3 des 17 mesures jugées prioritaires
16:54dans le rapport sont pleinement mises en œuvre.
16:56Le bilan dénonce une grave insuffisance,
16:58voire une absence de mise en œuvre, sur de nombreux points.
17:00L'empêchement de reconnaissance par l'agresseur
17:02de l'enfant issu d'un viol,
17:03le retrait systématique de l'autorité parentale
17:05en cas de condamnation,
17:06la reconnaissance de l'inceste comme infraction spécifique
17:08dans le code pénal,
17:09ainsi que l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs.
17:12La Commission pointe aussi un manque de moyens
17:14adaptés à l'élection nationale
17:15et surtout un retard majeur dans le domaine judiciaire,
17:18particulièrement visible avec le scandale de l'affaire Liana.
17:21Je pense qu'en tout cas,
17:22elle joue un rôle
17:26d'électrochoc.
17:29Et c'est vraiment
17:31la moindre des choses
17:32qu'on puisse rendre à cette
17:34pauvre petite et à sa famille,
17:36c'est que vraiment ça serve à quelque chose.
17:38Et je pense que ça peut servir
17:40d'électrochoc.
17:41En tant que défenseur des enfants,
17:45je suis forcément insatisfait,
17:47d'autant plus qu'à chaque fois qu'on retarde,
17:50je rappelle le chiffre,
17:53un enfant est violé, agressé,
17:56toutes les trois secondes.
17:59Donc c'est quand même particulièrement interpellant.
18:03Et vous en avez, n'oubliez pas,
18:05vous avez dans votre classe,
18:05vous avez trois enfants dans une classe.
18:08Donc, à chaque fois qu'on attend,
18:10là,
18:11on a un certain nombre d'enfants
18:12qui ont été violés,
18:13qui ont été agressés sexuellement.
18:15Au Mans,
18:16un chirurgien accusé d'avoir violé
18:17au moins quatre patientes anesthésiées.
18:19L'homme de 61 ans n'y l'est fait,
18:21mais aurait été dénoncé par des collègues.
18:23Une infirmière affirme notamment
18:25avoir vu le praticien de santé
18:26violer trois patientes sédatées.
18:28Une quatrième victime potentielle
18:29a également été identifiée.
18:30Par ailleurs,
18:31de nombreuses photos de sexe féminin
18:32ont été retrouvées
18:33dans le téléphone du suspect.
18:34Le chirurgien aurait justifié cela
18:36par une démarche artistique.
18:38Il est renvoyé devant la cour criminelle
18:40pour viol sur personnes vulnérables.
18:41En attendant,
18:42le chirurgien a été placé
18:42sous contrôle judiciaire
18:43et il lui est interdit
18:44d'opérer des femmes.
18:45Depuis,
18:46d'autres patientes se sont manifestées
18:47pour savoir
18:48si elles n'avaient pas été victimes
18:49du même médecin.
18:50Affaire à suivre.
18:52Jamais trop tard
18:53pour demander réparation,
18:55lundi à Marseille,
18:55un homme âgé de 104 ans
18:57a annoncé saisir
18:58la cour européenne des droits de l'homme
18:59pour obtenir le paiement de ses heures
19:00effectuées en Allemagne
19:01lors du STO
19:02pendant la Seconde Guerre mondiale.
19:03En 1943,
19:04alors qu'il était plombier
19:05dans un restaurant
19:05du Jeuport de Marseille,
19:07Albert Corriere
19:07avait été envoyé en Allemagne
19:09dans le cadre
19:09du service du travail obligatoire.
19:11Il estime aujourd'hui
19:11que la France a une dette envers lui.
19:13Il réclame 43 200 euros.
19:16Les cloches sonnent de nouveau
19:17dans ce village du Poitou.
19:18Lundi,
19:19à l'appui dans la Vienne,
19:20l'église Saint-Hilaire de Senan
19:21a retrouvé son clocher
19:22après plusieurs années de travaux.
19:24La structure en bois du clocher
19:25a été placée à l'aide d'une grue.
19:26Le curé de la paroisse
19:27a béni les cloches
19:27en présence des habitants.
19:29Cet édifice d'attente
19:30du XIe siècle
19:30a un cœur et un avant-cœur
19:31typique de l'art roman
19:32dont Poitiers est considérée
19:33comme la capitale.
19:35Cette église est aussi
19:35intimement liée
19:36à l'histoire
19:36de la communauté acadienne.
19:38Au XVIIIe siècle,
19:39les Acadiens
19:40étaient des colons français
19:41chassés du Canada
19:41par les Anglais.
19:43Beaucoup ont trouvé refus
19:43dans des villages
19:44à l'est de Poitiers
19:45et leurs descendants
19:46perpétuent aujourd'hui
19:47leurs souvenirs.
19:52Et l'on poursuit
19:52avec un rapide tour du monde.
19:57Le président libanais
19:58satisfait par l'accord
20:00Washington-Téhéran.
20:01Lundi,
20:02le chef de l'État libanais
20:03Joseph Aoun
20:04a salué ce pas positif
20:06vers une baisse des tensions
20:07et une solution diplomatique.
20:09Il n'en reste pas moins
20:10que la guerre
20:10semble loin de la fin
20:11pour le Liban.
20:12En effet,
20:13Benjamin Netanyahou
20:14a d'ores et déjà affirmé
20:15qu'il excluait
20:16de retirer
20:17les troupes israéliennes
20:18du sol libanais
20:19comme de Gaza
20:20et de la Syrie.
20:21L'accord entre l'Iran
20:22et les Etats-Unis
20:23finalisé lundi
20:24pour ouvrir
20:25une véritable phase
20:26de négociation
20:27a particulièrement déplu
20:28au Premier ministre israélien
20:30qui n'a vraisemblablement
20:31pas été consulté
20:33dans la mesure
20:34où il souhaitait
20:34poursuivre la guerre
20:35contre le Hezbollah au Liban.
20:37De quoi ouvrir
20:38une véritable crise
20:39entre Tel Aviv
20:40et Washington.
20:41L'armée ukrainienne
20:43peine toujours
20:44à recruter
20:44alors que la mobilisation
20:46forcée des hommes
20:47donne une image
20:48déplorable
20:49du pouvoir
20:49de Volodymyr Zelensky.
20:51Kiev tente
20:52de développer
20:52les contrats
20:53à durée déterminée
20:54pour attirer
20:55des volontaires.
20:56Depuis lundi,
20:56l'armée ukrainienne
20:57propose ainsi
20:58des CDD
20:58de 10 ou 14 mois
21:00avec des périodes
21:01de démobilisation garanties.
21:03Bien sûr,
21:04les rémunérations
21:05sont aussi revues
21:06à la hausse
21:06jusqu'à environ
21:079000 euros
21:08pour les soldats
21:09en première ligne.
21:10Elles devraient d'ailleurs
21:10dans l'esprit
21:11de Zelensky
21:12être prises en charge
21:13par les subsides
21:14européens
21:15et donc
21:15par vos impôts.
21:17Le nouveau gouvernement
21:19hongrois craint-il
21:20un retour de Viktor Orban ?
21:21Lundi,
21:22à Budapest,
21:23le Parlement
21:23a voté une loi
21:24visant à plafonner
21:25à 8 ans consécutifs
21:26ou non
21:27l'exercice
21:28de la fonction
21:28de Premier ministre.
21:30Une disposition
21:31qui exclut
21:31de facto
21:32Viktor Orban
21:33qui aura déjà
21:33été chef de gouvernement
21:35pendant près de 20 ans.
21:36Le Fides,
21:37parti de l'ancien
21:38Premier ministre,
21:39s'est opposé
21:40à cette limitation
21:41qui aurait pour conséquence
21:42de restreindre
21:43la volonté populaire.
21:44Quant au principal
21:45intéressé,
21:46il a ironisé,
21:48déclarant,
21:48je cite,
21:49« La loi Orban
21:50a été adoptée,
21:51c'était la question
21:52la plus urgente,
21:53mais si on a besoin
21:54de moi,
21:54je serai encore là. »
21:59Et voilà,
22:00c'est déjà la fin
22:00de cette édition.
22:01Dès à présent,
22:01retrouvez Choc du monde.
22:03Edouard Chaneau
22:03reçoit l'essayiste
22:04Laurent Ouzon
22:04pour évoquer
22:05le sommet du G7
22:06et les conflits iraniens
22:07et ukrainiens.
22:08« Assange avait bien
22:09montré que les guerres
22:10n'étaient pas là
22:11pour être gagnées
22:11ni être perdues,
22:12elles étaient là
22:12pour financer
22:14une économie de l'ombre
22:15et pour financer
22:16des structures,
22:17des personnalités,
22:18des partis,
22:19etc.
22:20etc. »
22:21Et donc,
22:21cette guerre,
22:23c'est un peu
22:24ce que je dis toujours,
22:25quand il y a
22:25beaucoup d'intérêts
22:26contradictoires
22:26qui ont intérêt
22:26à ce que quelque chose
22:27arrive,
22:28alors cette chose
22:28finit par arriver.
22:29Et cette guerre
22:30est arrivée
22:30parce qu'elle était
22:31de l'intérêt
22:31de beaucoup de monde
22:32d'une certaine façon.
22:33Et donc,
22:35je crois que
22:36Donald Trump
22:36n'a pas vraiment
22:37la main
22:38là non plus
22:39sur cette question-là,
22:40mais on arrive
22:41simplement à un point
22:42où l'épuisement
22:43en quelque sorte
22:44des porteurs de guerre
22:46et l'épuisement
22:47aussi,
22:47la fatigue
22:48des opinions publiques
22:49qui va se renforcer
22:50avec la crise
22:51qui va nous arriver
22:52très probablement
22:53septembre-octobre,
22:53probablement plutôt octobre
22:55du fait du problème
22:57dans l'étroit d'Hormuz,
22:58font que les gens
22:59commencent vraiment
23:00à en avoir marre
23:00de cette politique-là.
23:02Vous parlez des Européens ?
23:03Oui, je parle des Européens.
23:04Et seulement des Ukrainiens ?
23:05Évidemment pas.
23:06Mais ce que je veux dire,
23:08c'est que les Européens
23:08ne seront plus disposés
23:10à continuer
23:11à dépenser des milliards
23:12comme ils l'ont fait
23:13depuis maintenant
23:14des années
23:14pour financer
23:15une guerre
23:17ou financer
23:18en fait une politique
23:19qui finalement
23:21n'aboutit à rien
23:22si ce n'est
23:23à un énorme tas
23:24de cadavres.
23:24Et c'est à présent
23:25le moment de se quitter.
23:26Merci à tous
23:27pour votre fidélité.
23:28Rendez-vous demain
23:29pour une nouvelle page
23:30d'actualité.
23:31En attendant,
23:32portez-vous bien.
23:33Bonsoir.
23:33Sous-titrage Société Radio-Canada
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