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Le président du comité stratégique des centres Leclerc, Michel-Edouard Leclerc était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et Européens, c'est Michel-Edouard Leclerc.
00:04Bonjour à vous.
00:05Bonjour, bonjour Laurence.
00:06L'information de la nuit, c'est cet accord qui a été conclu entre les Etats-Unis et l'Iran
00:10pour mettre fin immédiatement à la guerre sur tous les fronts.
00:13Il prévoit la réouverture du 2-3 d'Hormuz, la fin du blocus maritime américain,
00:18dès lors que la signature sera effective, c'est-à-dire vendredi prochain.
00:21L'effet immédiat, c'est la chute des cours du pétrole, moins 4%.
00:25Quand est-ce que nous verrons les prix à la pompe baisser Michel-Edouard Leclerc,
00:28puisque Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement, demande que les prix à la pompe,
00:32la baisse soit aussi rapide que la hausse l'a été ?
00:34Alors d'abord, il faut s'assurer que ce soit crédible.
00:37C'est le jour anniversaire de Trump, donc il est capable d'annoncer des bonnes nouvelles jusqu'à demain.
00:43Il adore se mettre en scène comme ça.
00:45Bien sûr.
00:47On peut quand même espérer qu'il y ait un accord d'ici la fin de la semaine.
00:50Moi, j'y crois à moitié.
00:51Bon, je le souhaite.
00:52Je le souhaite pour le peuple iranien, pour les peuples libanais.
00:56Il faut quand même voir que dans cette histoire,
00:59il n'est plus resté grand-chose des velléités de libérer les peuples iraniens
01:05de l'autoritarisme des Mollahs.
01:09On s'aperçoit qu'au plus, tout ça, c'est guidé par des négociations de fric,
01:13les taxes sur les détruits d'Hormuz,
01:15le fric formidable qui a été fait par la pétrochimie et les pétroliers.
01:20Moi, ça m'écoeure beaucoup.
01:22J'espère que tout ça peut s'arrêter.
01:24Et si ça s'arrête, effectivement...
01:26Il y aura une baisse des carburants ?
01:28Oui, bien sûr.
01:30Mais là, dès cette semaine, là ?
01:31Non, non.
01:32Il y aura une baisse des carburants au rythme de la libération des 1 200 pétroliers
01:38qui sont dans le golfe persique et qui devront repasser par le détroit d'Hormuz.
01:43Il y a un petit peu de pétrole qui part sur des convois de camions
01:48et puis des oléoducs un peu marginaux.
01:53Pour que ça baisse vraiment et que ça dure, il faut libérer le détroit d'Hormuz.
01:58Il faut qu'il soit libre.
01:58Et donc, on table sur une baisse de quoi ?
02:01De combien de ventimes ?
02:02C'est plus la peine.
02:03Tous les jours, il a eu sa cotation.
02:04Laissez tomber.
02:05Je me suis fait avoir aussi.
02:07Non, non.
02:08Si vraiment, ils font la paix,
02:09alors à ce moment-là, on va revenir vers quelque chose comme 80 dollars le baril.
02:15Ce qui me laisse perplexe, vous voyez,
02:19c'est que dans la logique trumpiste,
02:23ils ont été virés le président du Venezuela
02:25en disant aux compagnies pétrolières américaines d'aller forer au Venezuela
02:30alors que ça coûte beaucoup plus cher d'aller forer au Venezuela.
02:34Ils ont privé les Chinois, les Cubains de pétrole.
02:37Moi, je ne sais pas trop quel est le jeu de qui
02:41dans lequel on entraîne qui là-dedans.
02:43Vous avez vu, même au niveau de l'Europe,
02:46vous n'avez pas entendu pendant ce temps-là
02:47beaucoup les pays européens de l'Europe du Nord
02:49qui ont accès à un pétrole aujourd'hui
02:51où ils font beaucoup d'argent
02:53autour de la Baltique et de la mer du Nord.
02:56Et donc, vous voyez bien que la géopolitique l'emporte
02:59et le fric l'emporte sur la rationalité, en fait.
03:02Mais les consommateurs, eux, ce qui les intéresse,
03:04c'est les prix à la pompe
03:04et évidemment la façon dont ils peuvent finir les fins de mois.
03:07Qu'est-ce que vous, vous proposez chez Leclerc ?
03:09On sera moins chers.
03:09Pour continuer à aider les Français.
03:13Déjà, ce matin, on est sur l'E10,
03:19sur les essences, on est bien placés sur le podium,
03:23des moins chers, et on challenge Total Access,
03:27bien que ce soit un prix contraint,
03:30qui ont bloqué leur prix,
03:32après avoir cagnoté pendant des années.
03:34Vous savez, ça fait en deux ans,
03:36nous avons été les moins chers de France
03:39dans 95% des cas.
03:42Donc là, cette fois-ci, on ne peut pas suivre
03:44parce que c'est politique, ils ont bloqué leur prix.
03:46Mais voilà, ils font la paix.
03:47Quand vous dites cagnoter, c'est-à-dire qu'ils ont engrangé
03:49tellement bénéficiairement qu'ils peuvent se permettre de faire ça ?
03:52Oui, mais dès qu'ils vont devoir se lâcher,
03:54dès qu'ils ne seront plus obligés de répondre aux injonctions
03:56du président, du premier ministre,
03:58ou de leur réputation,
04:01Leclerc devient moins cher.
04:02C'est ce que vous nous dites, évidemment,
04:04en représentant Leclerc.
04:06Est-ce que ça s'est ressenti dans la consommation,
04:08les derniers jours ?
04:09Est-ce qu'il y a eu une embellie ?
04:10Est-ce que les Français se sont dit
04:11tiens, il y a peut-être...
04:12Je ne parlerai pas d'embellie
04:13parce que le climat est assez anxiogène.
04:15La consommation des carburants s'est réduite
04:18à près de 10 %,
04:19à la fois professionnel et public.
04:24Peut-être plus de transport collectif,
04:26peut-être plus de vélo,
04:27peut-être moins de voitures le week-end,
04:29moins de voyage.
04:30D'ailleurs, ça, c'est vrai.
04:32Leclerc est un très gros voyagiste en France
04:34et les destinations, maintenant,
04:37sont beaucoup plus françaises qu'à l'étranger.
04:39Il y a la question du prix des carburants,
04:42de la volatilité des prix des billets
04:44suite au prix des carburants.
04:46Donc, les grands voyages, il y en a moins.
04:47Il y a près de 20 % de ventes
04:49de moins de voyages à l'étranger.
04:51Mais il y a aussi les conditions militaires.
04:55Vous savez, il y a très peu de couloirs
04:56pour partir en Asie, aujourd'hui,
04:58entre l'Ukraine et le Liban.
05:00Et même en bas, en Afrique,
05:01ils se cognent dessus aussi.
05:02Les couloirs sont...
05:03Donc, les Français vont partir en France.
05:04C'est une bonne nouvelle pour notre pays.
05:05Les Français vont plutôt partir en France.
05:06Et c'est plutôt bien
05:07parce qu'en plus,
05:08on est la première destination touristique du monde.
05:11Du monde.
05:12Donc, près de plus de 100 millions
05:13de touristes,
05:14merci Notre-Dame,
05:16merci les Jeux olympiques.
05:17La carte postale était belle.
05:20Faisons en sorte de bien les accueillir.
05:22Michel-Édouard Leclerc,
05:22mais est-ce qu'il y a eu une reprise
05:23de la consommation ces derniers jours ?
05:24Est-ce que vous l'avez noté ?
05:25Alors, pas seulement sur l'essence,
05:26mais sur la consommation en général
05:27dans les...
05:29Non, la consommation est à tonne.
05:30C'est elle qui tire la moitié
05:32du PIB français,
05:33de la production intérieure brute.
05:35Elle est à tonne.
05:36Alors, des enseignes comme
05:37Système U, Intermarché, Leclerc,
05:41Action, Lidl,
05:41tous ceux qui ont des offres
05:44qui correspondent à des faibles
05:46pouvoirs d'achat marchent bien.
05:47À côté de ça...
05:48Des marques distributeurs, c'est ça ?
05:50Des marques de distributeurs
05:51ou des enseignes comme les nôtres.
05:53Là, on cartonne.
05:56On cartonne vraiment beaucoup.
05:57Vous voyez, Leclerc n'a pas racheté
05:58de magasin et on augmente encore
06:00nos parts de marché.
06:01Donc, ça veut dire qu'on est bien
06:02positionnés en prix.
06:03C'est pareil dans presque tous les métiers.
06:07Ça se reclasse.
06:08Il y a de la casse
06:09chez les gens qui vendent et chers.
06:11Et ceux qui ne vendent pas chers,
06:12aujourd'hui, prennent leur marché.
06:13Il y a des produits spécifiques
06:15qui ont plutôt bien marché.
06:16Les Français se font à nouveau plaisir
06:17sur l'alimentaire,
06:19sur les vêtements...
06:20C'est quelquefois très ambigu.
06:22On va dire, c'est deux en un.
06:25L'Oréal, c'est trois en un, je crois.
06:27Mais c'est deux en un.
06:28C'est-à-dire qu'à la fois,
06:30on fait anti-gaspi,
06:31on consomme moins,
06:32on consomme petit prix,
06:33des marques comme Eco+,
06:34premier prix, etc.
06:35Mais de l'autre côté,
06:37on se lâche à l'apéro.
06:38Et là, au contraire,
06:42ce n'est pas luxe.
06:44Mais ça traduit
06:45une situation d'anxiété, en fait.
06:48Et il y a d'ailleurs
06:49une menace de Donald Trump
06:50d'une taxe de 100%
06:51sur les vins et spiritueux.
06:53Ça, c'est une véritable inquiétude
06:55sur les prix.
06:55Il devrait faire attention
06:56parce qu'en France,
07:00on aime les Américains.
07:01On aime le mythe américain.
07:04Il ne s'en rend pas compte.
07:05Lui, il tient des propos,
07:06et surtout Vance,
07:07il tient des propos
07:08mal à propos
07:10à l'égard de l'Allemagne,
07:11à l'égard de la France,
07:12à l'égard de l'Europe.
07:13Mais nous, les Français,
07:14on aime bien
07:15nos héros de cinéma.
07:16On aime bien...
07:17Mais il sera reçu à Versailles
07:18en grand point de notre point de vue.
07:19J'espère qu'il va le re-comprendre.
07:21Mais à force de nous menacer
07:23nos vins de Bordeaux,
07:25nos vins de Bourgogne, etc.,
07:26il ne faudrait pas qu'il oublie
07:27qu'il y a 4000 entreprises américaines
07:29qui sont en France.
07:31Même les ascenseurs autistes,
07:32par exemple,
07:33c'est américain.
07:33Et moi, je pense que
07:35s'il exagère trop,
07:36il faudra que tous
07:37les entrepreneurs français
07:39mobilisent les entreprises américaines
07:41en France
07:41pour écrire aux Républicains,
07:44aux États-Unis,
07:45pour lui dire
07:46mettez-la en veilleuse.
07:47Vous pensez qu'on fait vraiment le poids,
07:48nous, les entreprises françaises,
07:49par rapport aux entreprises américaines,
07:51Michel-Édouard Leclerc ?
07:51On est le plus gros marché du monde.
07:53On est le plus gros marché du monde.
07:55On parlait d'Europe, là.
07:56Oui.
07:56Et pas seulement de la France.
07:57Un mot du rapport sénatorial
07:59qui a été publié le 21 mai
08:00qui est plutôt rude
08:01pour la grande distribution
08:02parce qu'ils estiment
08:04que vous faites des marges démesurées.
08:06Qu'est-ce que vous répondez
08:07sur 100 euros dépensés en alimentation,
08:09plus de 40 reviendraient
08:10à la grande distribution,
08:1113 à l'industrie
08:12et seulement 8 aux agriculteurs ?
08:14Alors, c'est un rapport
08:15qui est plutôt rude
08:16pour la médiocrité
08:19ainsi révélée
08:20et l'inculture
08:21de ceux qui l'ont rédigée.
08:22Les sénateurs ?
08:23C'est nul.
08:23Ah, vous y allez fort ?
08:24Ah oui, oui.
08:24Non, mais moi,
08:25je suis président
08:26d'une école de commerce.
08:26Ils n'ont pas travaillé ?
08:27En première année de Sciences Éco
08:29ou en première année de Néoma,
08:31je peux vous dire
08:31qu'on réécrit ça, fit ça.
08:33Non, vous voyez,
08:34mais ça démontre,
08:34c'était un rapport à charge,
08:35un peu comme il y a eu
08:36aussi au service public, etc.
08:38Les députés,
08:39ils s'éclatent avec ça.
08:40Mais nous, évidemment,
08:41ce n'est pas
08:42Michel-Edouard Leclerc
08:43qui est touché,
08:43c'est les centaines de milliers
08:45de salariés de la distribution
08:46à qui on dit
08:47vous redevez de l'argent
08:49à l'agriculture,
08:49vous redevez de l'argent
08:50à l'industriel.
08:51Non, mais de quoi ?
08:52On ne dit pas ça
08:52d'un restaurateur.
08:54C'est en France,
08:56les élites n'aiment pas
08:58le commerce.
08:58Et donc,
08:59on va le leur rendre bien
08:59parce qu'on va leur expliquer
09:00qu'aujourd'hui,
09:01si les Chinois font un carton
09:02avec leur voiture,
09:04si même les peuples
09:06méditerranéens
09:06ont construit la civilisation,
09:07c'est grâce au commerce.
09:08Et donc, moi,
09:10puisqu'on parle
09:10de souveraineté alimentaire
09:12et que ce rapport
09:12tournait autour de ça,
09:14moi, j'invite
09:14à ce qu'il fasse
09:15comme le président
09:16de la République
09:16fait maintenant,
09:17qu'on fasse la team
09:19souveraineté alimentaire française,
09:20qu'elle soit compatible
09:23avec l'expression
09:24du pouvoir d'achat
09:24des Français,
09:25la défense du pouvoir d'achat
09:26et qu'on le fasse
09:27de la fourche à la fourchette
09:28comme le disait
09:29Madame Lambert.
09:29Il faut arrêter
09:30de casser du sucre
09:31sur le dos
09:32sur le commerce.
09:33Ça ne sert à rien
09:33d'avoir un prix,
09:35un tarif,
09:36de décréter un prix légal
09:38si ce n'est pas vendu.
09:39Ça ne fera jamais
09:39une rémunération.
09:40Nous, les commerçants français,
09:42nous sommes aujourd'hui
09:42dans le monde
09:43les meilleurs commerçants
09:43du monde.
09:44Et la team
09:45souveraineté alimentaire,
09:46ça consisterait en quoi ?
09:47Qui en ferait partie ?
09:48Michel-Édouard Leclerc ?
09:49Moi, je le suis
09:50pour qu'on mette
09:51des filières entières.
09:52Le président a réuni
09:53à l'Elysée
09:54les producteurs
09:55d'électricité
09:55jusqu'aux distributeurs
09:57d'électricité
09:57pour qu'on accélère
09:59sur le passage
10:00de l'énergie fossile
10:01aux énergies électriques.
10:03Sur l'agroalimentaire,
10:04on s'est fait tailler
10:05des croupières,
10:06non pas par les États-Unis,
10:07la Chine ou autre,
10:08mais par les Italiens
10:09et par les Espagnols,
10:11d'accord ?
10:12Et sur les marchés européens.
10:13Donc nous,
10:13on propose
10:14qu'on soit associés
10:15à l'ensemble
10:16des décisions qualitatives.
10:18Je propose aussi
10:19que tous les industriels
10:22soient obligés
10:23de mettre l'origine
10:24de leurs produits.
10:24Comme ça,
10:25on verra bien
10:27qui jouera
10:28la préférence nationale.
10:29Moi, je ne sais pas
10:30quand j'achète
10:30du lait Nestlé,
10:32quand j'achète des produits
10:33dans les grandes multinationales,
10:35on me dit
10:35que je n'ai pas le droit
10:35de négocier les prix agricoles,
10:37d'accord ?
10:37J'achète ça.
10:38Dans la loi Egalim,
10:38j'achète ça.
10:39Mais par contre,
10:40je veux savoir
10:40si je paye le cochon espagnol
10:42ou le cochon français
10:43quand j'achète
10:44un sandwich Sodebo
10:45ou Fleury-Michon.
10:46Je voudrais aussi
10:47qu'on mette
10:48le Nutri-Score
10:49partout
10:49sur les produits.
10:51Après,
10:52les consommateurs
10:52font ce qu'ils veulent.
10:53Si vous mangez
10:54quelque chose
10:55qui est rouge
10:55ou qui est classé G
10:56ou F,
10:57vous irez en selle de sport
10:58une heure de plus.
10:59Mais au moins,
11:00savoir ça.
11:01Et enfin,
11:02je pense qu'il faut
11:02mettre en suspens
11:03toutes les dispositions
11:05qui n'ont rien à voir
11:05avec les lois agricoles
11:07qui m'interdisent
11:08de vendre des couches
11:09moins chères,
11:09qui m'obligent
11:11à prendre des marges
11:12sur le Schweppes,
11:12le coca,
11:13le café,
11:14le thé
11:14qu'on ne produit pas
11:15en France.
11:15Je voudrais que,
11:16justement,
11:17on donne à la possibilité
11:18de revaloriser
11:19le produit agricole français
11:20tout en permettant
11:21aux distributeurs
11:22de se concurrencer
11:23dans la loi
11:25de manière légale
11:26pour pouvoir offrir
11:27des prix moins chers.
11:28Michel-Edouard,
11:28il y a aussi
11:29la question de l'énergie,
11:30de l'inflation
11:31des prix de l'énergie.
11:31On l'a vu,
11:34évidemment,
11:3425% d'inflation
11:35en deux ans
11:36après la guerre
11:36en Ukraine.
11:37Est-ce que là aussi,
11:39il y a eu des spéculations ?
11:40Là aussi,
11:40vous dénoncez des abus
11:41de tous les côtés ?
11:43Aujourd'hui,
11:44ce qu'on vend en magasin
11:44a déjà été acheté
11:46il y a cinq mois,
11:47un an.
11:48Mais vous entendez
11:49toutes les organisations
11:50professionnelles
11:51commencer par dire
11:52qu'ils vont devoir acheter
11:5320% plus cher
11:54leurs emballages,
11:5520% plus cher
11:56les plastiques,
11:57toute la pétrochimie,
11:58d'ailleurs,
11:58elle est cotée
11:58à la hausse,
11:59mais d'une manière
12:00hontée parce qu'on croit
12:01que ça va passer directement
12:02sur le consommateur
12:04via les industriels.
12:05Alors nous,
12:06on est en mode combat.
12:07Philosophie,
12:07Teddy Rainer,
12:08tu veux me taper,
12:09moi je vais résister.
12:10J'invite tous les industriels
12:12aujourd'hui,
12:13avant de venir nous voir,
12:14de renégocier en amont
12:15ce qui n'a pas encore augmenté,
12:17de ne pas laisser passer
12:18les hausses
12:19parce qu'il n'y a aucune raison
12:20que les consommateurs français
12:22payent l'inactivité
12:24en amont
12:25des industriels
12:26face aux spéculateurs.
12:27Là,
12:27aujourd'hui,
12:28Eurostat prévoit
12:29une inflation en Europe
12:30entre 2,5 et 3,5.
12:32Vous aviez prédit 4%
12:34avant cet été.
12:34J'avais dit que si ça continuait,
12:35on irait jusqu'à 4%.
12:37Je prolongeais
12:37les statistiques Eurostat.
12:38Donc là,
12:39vous avez rebusé à la base.
12:40Là, s'ils arrêtent,
12:41évidemment,
12:42on va rester à 2,4,
12:432,5.
12:44Mais je vous rappelle
12:46que les salaires
12:46ne vont pas augmenter plus.
12:47Donc,
12:47si on veut
12:48que l'économie française
12:51aille mieux,
12:52il faut que tout le monde
12:54se batte
12:54pour que les prix baissent.
12:56Michel-Edouard Leclerc,
12:57il y a aussi,
12:58on parlait d'énergie,
12:59l'électricité.
13:00Vous voulez accélérer
13:01sur l'électrique
13:01pour ne pas que nous soyons
13:03écrasés par les Chinois,
13:05ce qui est déjà
13:05en grande partie fait.
13:07Comment faire
13:08pour que les Français
13:08les plus modestes
13:09qui n'ont absolument pas
13:10les moyens
13:10d'acheter une voiture électrique
13:11puissent accéder
13:12quand même
13:12à ces technologies ?
13:13D'abord,
13:13il va arriver sur le marché
13:14des petites voitures
13:15qui ne sont pas chères.
13:17Quand vous dites
13:17pas chères,
13:18c'est quoi ?
13:18Je sais,
13:19dans les 15 000,
13:2120 000 euros.
13:23Quand je dis
13:24que ce n'est pas cher,
13:24c'est cher pour qu'il n'en a pas,
13:26mais dans les voitures,
13:27dans les gammes de voitures,
13:28c'est accessible.
13:28D'autant que le gouvernement
13:30a prévu des bonifications.
13:33Alors aujourd'hui,
13:33les mieux placées
13:34sont des voitures chinoises,
13:36sont des voitures coréennes aussi,
13:37on n'en parle pas,
13:38des voitures japonaises,
13:38on met tout chinois,
13:39mais c'est beaucoup
13:40plus varié que ça.
13:42Donc notre proposition,
13:43c'est de continuer
13:44à bonifier l'achat
13:46de voitures électriques,
13:47c'est de foncer
13:47sur l'électrique
13:48parce qu'au pétrole,
13:49on perdra toujours,
13:50les Américains auront toujours
13:51plus de pétrole que nous,
13:52même l'Europe du Nord,
13:53nous Français,
13:54pour la souveraineté,
13:55pour la préférence nationale,
13:56il faut qu'on ait l'électrique.
13:58Et Leclerc travaille aujourd'hui
14:00sur la montée,
14:02j'allais dire la montée en charge,
14:03la montée du nombre
14:05de bornes de recharge,
14:07des bornes de recharge
14:08avec des tarifications
14:09qui seront les moins chères
14:10du marché.
14:11On est aujourd'hui
14:11le moins cher du marché
14:12sur le kilowattheure normalisé
14:16qu'on trouve sur les parkings.
14:18On a une appli,
14:19il n'y a pas à s'abonner,
14:20on pourra même avoir
14:21du ticket Leclerc dessus
14:22et donc des rabais.
14:24Et aujourd'hui,
14:25il y a déjà une petite compétition
14:26entre Aldi et Lidl
14:27sur les charges rapides
14:28ou sur les charges normalisées.
14:30Je pense qu'on va transférer
14:31une partie de l'intérêt
14:33pour le pouvoir
14:34vers l'électrique
14:35parce que vous avez vu,
14:36les voitures électriques,
14:37c'est plus 40%,
14:39c'est plus 14%
14:40le mois dernier.
14:41Donc les Français
14:43ont compris l'enjeu.
14:43Il faut que les constructeurs
14:44automobiles aussi
14:45choisissent leur camp
14:46à force de dire
14:47un peu de thermique,
14:48un peu d'électrique.
14:48Les jeunes Français
14:49ne savent pas
14:50qu'ils baignent à l'acheter.
14:51Il y a aussi une question
14:52sur les abonnements,
14:53sur les recherches électriques.
14:54C'est assez illisible
14:55les prix,
14:56c'est ce que choisir
14:57qui révèle ça.
14:58Là, pareil,
14:59vous voulez plus de transparence ?
15:00On vous fera
15:01quelques petites annonces
15:03bientôt.
15:04Leclerc va être
15:05leader sur l'électrique
15:06comme on a été leader
15:07sur les carburants
15:08et comme on restera
15:10leader sur les carburants.
15:11C'est ce que vous dites,
15:12évidemment.
15:13Il y a votre proposition
15:14sur la souveraineté alimentaire.
15:15Il y a aussi,
15:16vous réclamez toujours
15:17la création d'un fonds souverain,
15:18un fonds d'investissement
15:19capable de mobiliser
15:20l'épargne des particuliers
15:21pour financer
15:22les grands chandiers nationaux.
15:23La question,
15:24c'est est-ce que les Français
15:25ont confiance en leur État ?
15:26Et là,
15:27l'État français...
15:28Le fonds souverain
15:29n'est pas forcément piloté
15:30par l'État.
15:30Et dans le cas,
15:31par exemple,
15:31des fonds norvégiens,
15:32ce n'est pas l'État
15:33qui décide de l'affectation
15:35de ces fonds.
15:36Donc,
15:36c'est un débat
15:38qui doit avoir lieu
15:38sur les moyens,
15:39les conditions.
15:40Mais l'idée
15:41de faire un fonds
15:42qui mobilise
15:43l'ensemble de l'épargne
15:43et même
15:44qui proposeraient
15:45de la défiscalisation
15:46à des gens riches,
15:48plutôt que de les taper
15:48une fois et qu'ils s'en aillent,
15:50on leur proposerait
15:51des opérations
15:52de défiscalisation.
15:53Je pense que ça marcherait.
15:55Vous voyez,
15:55par exemple,
15:55il manque 2 millions
15:56de logements en France.
15:58Eh bien,
15:58ce n'est pas grave
15:59de s'endetter
15:59de la valeur de 2 millions
16:01si ces actifs existent.
16:03On ne change pas l'équilibre.
16:05Mais on permettrait
16:06à des gens
16:06qui, d'habitude,
16:08défiscalisent des œuvres d'art,
16:09défiscalisent dans la culture,
16:11défiscalisent dans l'humanitaire,
16:12on leur permettrait ça
16:13sur le logement social.
16:15Ce serait bien pour les Français,
16:162 millions de logements.
16:17Je prends cet exemple,
16:19mais il y en a beaucoup.
16:20Michel-Edoard Leclerc,
16:21un tout petit mot
16:21des salaires.
16:22Il y a eu une revalorisation
16:24du SMIC
16:25au 1er juin.
16:26Est-ce que ça vous sent
16:27une suffisante
16:28de 2,4 %
16:28par rapport à l'inflation ?
16:30Est-ce qu'il faut
16:30le systématiser ?
16:31Il faut tout changer
16:33sur le salaire.
16:34Je trouve intéressant
16:35dans les deux livres principaux
16:36qui sont sortis en librairie
16:38ces deux derniers mois,
16:39celui d'Atal
16:39et celui de Bardella,
16:41tous les deux,
16:42commencent à poser
16:43une question
16:44qui était tabou jusqu'ici.
16:45Est-ce qu'on doit faire payer
16:46par les travailleurs,
16:48entreprises et salariés ?
16:50Est-ce qu'on doit faire payer
16:51par les travailleurs
16:52l'avenir du robot,
16:53du numérique
16:54et de l'intelligence artificielle ?
16:55Moi, je suis d'accord avec eux.
16:57Il faut transférer
16:57ces charges sur le travail,
16:59sur ce qui concurrence
17:00le travail.
17:01Et pour moi,
17:02aujourd'hui,
17:03cette masse
17:03que constitue le numérique,
17:05les transactions financières...
17:07On met une taxe sur l'IA ?
17:07On met une taxe sur l'IA ?
17:09Une manie française des taxes.
17:10Oui, mais attendez.
17:11On résout un problème
17:12de manière pragmatique.
17:13Aujourd'hui,
17:13on met du taxe
17:14sur votre boulot.
17:15Vous,
17:15on paye des taxes
17:17sur votre salaire,
17:18on paye des taxes...
17:19Et CNews paye des taxes
17:21européennes
17:22sur votre salaire.
17:24Alors, d'abord,
17:25on supprimerait
17:25ces deux taxes.
17:26Votre salaire net
17:28serait votre salaire brut.
17:30C'est quand même
17:30plus de 30 %
17:31sur 4-5 ans.
17:33Je pense que
17:33Laurence Ferrari
17:34apprécierait
17:35et tous ses collègues
17:36autour.
17:37Et après,
17:38et dans le même temps,
17:38on choisirait
17:39une autre base
17:40de cotisation
17:41qui serait
17:42beaucoup plus large
17:43et donc avec
17:44des petits taux
17:44sur des très grandes masses
17:46permettrait de financer
17:47notre système social.
17:48Parce que,
17:49pour le coup,
17:49je veux défendre
17:50le système social français.
17:52Allez-y aux Etats-Unis,
17:53faites un enfant,
17:54sortez de l'hôpital,
17:55ça vous coûte
17:5530 000 dollars.
17:57En France,
17:58ça ne coûte rien.
17:58Alors, par contre,
17:59je soutiens
18:00l'initiative des députés,
18:02je ne sais plus
18:02de quel camp ils sont,
18:04qui disent que
18:04même si c'est gratuit,
18:05la santé,
18:06ce serait bien
18:07que les Français
18:07sachent combien ça coûte.
18:08Ça, c'est une très bonne
18:11initiative pédagogique.
18:12Vous n'êtes toujours
18:12pas candidat à la présidentielle ?
18:13Vous avez des idées
18:14intéressantes ?
18:14D'accord,
18:14je viens de vous le dire.
18:16D'accord,
18:17mais vous ne excluez
18:17toujours pas l'idée.
18:18Non.
18:19J'ai envie que...
18:20Écoutez,
18:21personne ne parle
18:22du pouvoir d'achat,
18:23personne ne parle...
18:24Oui, mais entre autres,
18:25les gens ne parlent pas trop.
18:26Alors que c'est le problème
18:27central des Français.
18:28C'est dans des programmes
18:29un peu...
18:30On parle plus
18:31comment on finance
18:31et tout ça.
18:32Et puis,
18:32ils sont tous dans l'idée
18:35pour être au deuxième tour
18:36contre l'ARN,
18:37comme si ça faisait
18:37un projet français.
18:38Et même pour l'ARN,
18:39ça ne fait pas
18:40un projet français.
18:41Donc, ce qu'il faut,
18:41c'est aujourd'hui
18:42coaliser les Français
18:43sur 51% de projets,
18:45faire la France grande
18:46en Europe
18:47avec des idées sociales.
18:49Mais regardez,
18:50la droite sociale,
18:51les séguinistes,
18:52les chabans d'Almatien,
18:53de Gaulle,
18:54tout ça,
18:55à droite,
18:55on ne parle plus
18:56de ces références.
18:57Alors,
18:57elles sont générationnelles,
18:58mais quand même,
18:59il y avait du fond
18:59sur le plan social.
19:00Il y avait des chrétiens démocrates
19:01et à gauche,
19:02ils se battent sur...
19:04on se limite
19:05à taper les riches,
19:06machin.
19:06Ça va marcher une fois,
19:07ça ne fait pas
19:08un projet collectif.
19:09Il faut un projet collectif
19:10à la France,
19:10c'est un commerçant
19:11qui le dit.
19:12D'accord,
19:12et c'est peut-être
19:12vous qui porteriez
19:13ce projet.
19:14Un dernier mot,
19:14si on résume
19:15cette interview,
19:16donc inflation
19:16plutôt à la baisse,
19:18les prix des carburants
19:18vont à la baisse,
19:19la consommation
19:19peut repartir cet été,
19:20Michel,
19:21dans le coin ?
19:21Oui, ça peut repartir.
19:22Si c'est vrai,
19:23je montre ce tableau.
19:25Si vraiment,
19:25Trump change d'avis
19:27et va se reposer un peu
19:28ou va jouer au golf,
19:30me montrer.
19:30Les Iraniens acceptent aussi.
19:32Oui, oui.
19:32Et puis,
19:33il y a aussi
19:33de savoir
19:33comment ça va finir
19:35cette histoire
19:36avec Netanyahou
19:37parce que lui,
19:37il n'a pas intérêt
19:38de finir.
19:38C'est ça le problème.
19:39Non, mais sur la consommation,
19:40ça peut repartir
19:41à condition...
19:41Ah oui, oui, oui.
19:42Les Français,
19:42on a un appétit
19:43d'équipement
19:44et de consommation
19:45qui est très, très fort.
19:46Ils le retiennent aujourd'hui
19:47parce qu'ils ne savent pas
19:48si leurs enfants
19:49vont avoir leur retraite,
19:50un emploi et tout ça.
19:51Et c'est normal,
19:52c'est normal.
19:53Vous connaissez-vous
19:54comme moi,
19:54quel que soit
19:54le niveau de revenu.
19:56Et c'est ce qui explique
19:57qu'on a un taux d'épargne
19:57très élevé en France.
19:59Mais si ça va mieux,
20:00les Français...
20:01En plus,
20:01on a plein de projets
20:05industriels en France.
20:06Choose France,
20:07ça a bien marché quand même.
20:08Écoutez,
20:08merci beaucoup,
20:09Michel-Édouard Leclerc.
20:10Une petite humeur d'optimisme
20:11ce matin
20:12dans la grande interview
20:12qui est Naveau
20:13rendu chez moi.
20:14Bonne journée à vous.
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