- il y a 19 heures
- #sudradio
Avec Jean-Jacques Cordival, Président de la Fédération CGC des Médias et Secrétaire Général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel
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00:00Et bien, parce que prochainement, effectivement, on risque d'assister à l'enterrement du rapport de la commission d'enquête
00:06sur l'audiovisuel public.
00:08Malheureusement, c'est pas encore joué, mais peut-être on ne sait jamais pour en parler.
00:12Eh bien, nous avons le plaisir de recevoir Jean-Jacques Cordival, qui vient de nous rejoindre sur Sud Radio.
00:18Il est président de la fédération CG Média et secrétaire général du syndicat national des personnels de la communication et
00:25de l'audiovisuel.
00:26Bonjour à vous.
00:27Bonjour.
00:28Et quand j'entends le mot « service public » et ce qui se passe derrière, je sors mon Cordival.
00:33Ce n'est pas nouveau, ça, mais c'est intéressant et novateur.
00:38Alors, d'abord, d'abord, Jean-Jacques Cordival et vous, les auditeurs, les résistants de Sud Radio,
00:44je vais vous faire écouter quand même un petit sonore qui s'est passé en pleine commission d'enquête parlementaire
00:51sur l'audiovisuel public.
00:53C'était Céline Calvez qui remplaçait le président.
00:58Elle était vice-présidente, donc, et toujours avec Charles Lalonde, le rapporteur.
01:01Écoutez.
01:03Merci beaucoup. On va passer à un autre point, s'il vous plaît, puisqu'il y a encore quelques questions
01:06de...
01:07Madame Maïda Zé, vous voulez comprendre. On nous expliquait que tout devait passer par le secrétaire général.
01:11Non, excusez-moi, non, elle voulait comprendre, mais c'est moi qui vous donne la parole, monsieur.
01:13Pardon, pardon, pardon.
01:13Merci beaucoup. On a des discussions avec monsieur le rapporteur sur la conduite de l'audition.
01:18Ce n'est pas la première fois. Il était convenu qu'avec le président qu'on allait plutôt arrêter vers
01:2519h30.
01:25Il n'a jamais été convenu cela, madame. Il n'a jamais été convenu que l'audition serait aussi courte.
01:29La moyenne des durées d'audition tourne plutôt autour de 2h30. Là, ça fait une heure et quart que l
01:34'audition a démarré.
01:35Madame la présidente, à nouveau, c'est la première fois que nous ferions une audition aussi courte.
01:41Il n'en a jamais été question. La moyenne de durée des auditions depuis le début, tout le monde pourra
01:45vérifier, tourne plutôt autour de 2h30.
01:47Là, ça fait un peu plus d'une heure et quart qu'on a commencé.
01:50Voilà. Écoutez, un petit incident de séance.
01:53Alors, la présidente ou la vice-présidente, en tout cas, ne veut pas laisser parler à l'oncle, ne veut
01:57pas laisser à l'oncle interroger les gens qui doivent interroger.
02:01Et ça fait ce que ça fait. Et notamment, l'une des personnes qui l'interrogeait, c'était vous, Jean
02:05-Jacques Cordival.
02:06Et en fait, au-delà de cet incident, on a l'impression, alors c'est quand même quelque chose, on
02:11le voit pour que tous ceux qui suivent cette passionnante,
02:16puisque c'est diffusé par la chaîne, la LCP, la chaîne parlementaire,
02:20mais on a l'impression qu'une partie de cette commission ne veut surtout pas que la vérité ou qu
02:25'un certain nombre de choses sortent.
02:28Ça veut dire quoi, ça ?
02:29D'abord, ce n'est pas une impression, c'est la réalité. Céline, je voudrais juste te préciser qu'il
02:34y a un C, c'est CGC.
02:36Vous avez bouffé un C.
02:37C'est pas CGMédia, mais ça, bon.
02:38C'est pas CGT, justement.
02:41CGC Média, bien sûr.
02:42Voilà.
02:43Absolument.
02:45Encore une fois, la semaine dernière, enfin il y a quelques jours, oui c'est la semaine dernière, à peu
02:49de choses près,
02:49vous avez un communiqué d'un des futurs membres, parce qu'il n'est pas à ce moment-là membre
02:55de la commission,
02:55mais c'est Glia, qui dit, je vais intégrer, peut-être vous l'avez vu, je vais intégrer la commission,
03:01il décide de lui-même, et quand j'aurai intégré la commission, je ferai en sorte, dit-il, de voter
03:07contre ce rapport.
03:08Ah, il est déjà comme ça ?
03:09Ah ben oui, oui, oui.
03:10Le lendemain, il s'est un peu repris en disant, oui, j'envisage, il faut regarder, etc.
03:14Mais c'est fait, il y a eu un communiqué, il dit, j'appellerai à voter contre le rapport de
03:19cette commission.
03:20Alors, qui est ce monsieur Massé Glia ?
03:23Bon, France Télévisions, je vais être un tout petit peu long, mais enfin voilà.
03:28Les gens qui vont à la commission, on les appelle, téléphone ou mail, voilà.
03:35Première étape, une visio, pour préparer.
03:37Deuxième étape, alors avec trois personnes de France Télévisions,
03:40un du secrétariat général, un de la présidence, et un du service juridique.
03:44Quand je dis un, c'est une d'ailleurs, entre parenthèses.
03:46Voilà, donc, deuxième étape, alors là, on est en présentiel.
03:50Donc, on fait comme si on était à l'audition.
03:52Et on remet trois documents aux personnes.
03:55Le premier document, c'est une notice.
03:57Une petite notice.
03:59Je crois que vous l'avez eue, Céline, je l'ai envoyée.
04:00Oui, tout à fait, je l'ai eue, c'est incroyable.
04:01Une petite notice.
04:02A la fin, c'est marqué, il doit y avoir des problèmes juridiques.
04:05Le président est à BM2, mais enfin, le président est de notre côté.
04:08Écrit noir sur blanc sur un document France Télévisions.
04:10Déjà, ça devrait poser un problème, ça, on est à la peur.
04:12Le deuxième document, c'est ce qu'on appelle une note de cadrage.
04:15Donc, il y en a plusieurs pages.
04:16On explique aux gens, c'est un peu, en gros,
04:18voilà ce que vous allez faire, voilà ce que vous allez dire, etc.
04:20Et puis, le troisième document, c'est la liste,
04:22c'est un des plus importants, la liste des 31 membres de la commission,
04:26en expliquant que 12 nous sont favorables.
04:2912 nous sont favorables.
04:30Et tous ceux qui sont favorables, c'est ceux qui ont voté l'amendement Masséglia.
04:34Pour aller vite, l'amendement Masséglia...
04:35Oui, parce qu'on ne va pas rentrer dans les détails sur le sphère.
04:37C'est important. Et puis, 6 autres qui nous sont, qu'on connaît,
04:40qui sont un peu de notre côté.
04:4112 et 6, ça fait 18 sur 31.
04:43Vous imaginez comment ça peut basculer, André ?
04:45Non, mais attendez, attendez, Jean-Jacques,
04:46quand même, vous dites quelque chose qui est hallucinant,
04:48parce que c'est ça qui va agir.
04:49Non, mais je veux dire, attendez,
04:51avant, on fait une commission d'enquête parlementaire.
04:54Oui.
04:54Un rapport doit être fait.
04:55Avant que ce soit fini, bien avant,
04:57ah, moi, je vais voter contre le rapport,
04:59moi, je ne suis pas d'accord.
04:59Mais c'est...
05:00Attendez, on est au Zimbabwe, là.
05:02Pardon, je ne riais contre le Zimbabwe.
05:03Moi, je sais ce que j'appelle la bananocratie, hein.
05:04Mais oui, c'est une monarchie bananière.
05:07C'est ça.
05:07Non, mais je veux dire, on fait...
05:08On le réunit déjà.
05:09On va faire un rapport.
05:10Avant même que les conclusions ne soient faites,
05:13oui, mais nous, on est contre.
05:14Mais c'est quoi, ça ?
05:15Vous savez, vous avez lu le canard enchaîné d'hier.
05:17Balanant.
05:18Encore une fois, je ne parle pas de l'intercation.
05:20Je ne sais pas, vous avez suivi.
05:21Voilà.
05:22Balanant qui s'en prend, qui menace Charles Aloncle.
05:26Oui, le député modem, là.
05:27Voilà.
05:27On va te régler trois petits points.
05:29Je ne sais pas ce qu'on règle.
05:30On ne va pas te régler l'addition.
05:32Je ne sais pas ce qu'il a...
05:33Mais après, il dit non, mais c'est pas...
05:34Balanant qui s'exprime dans le canard enchaîné,
05:36il dit, oui, on va lui laisser faire son rapport.
05:39On sortira un autre rapport, un argumentaire sur le...
05:43On va mettre un autre rapport.
05:45Mais c'est quoi cette histoire ?
05:46Il le dit dans le canard.
05:47Là, c'était mercredi.
05:49Mercredi.
05:50On est vendredi.
05:51Il y a deux jours, il dit, oui, oui, je...
05:52On va faire un autre argumentaire, un contre-argumentaire,
05:56un contre-rapport.
05:57Mais là aussi, on est où ?
05:58Et puis, André, la troisième chose,
06:00c'est qu'on a posé la question clairement...
06:02Parce qu'à un moment, je suis interpellé par la députée socialiste
06:05Aïda Hadadze.
06:06Et elle dit, parce que je dis, nous, on est là,
06:07on n'a pas été préparés, on vient spontanément.
06:10Et elle dit, mais monsieur, il faut savoir que
06:12dans toutes les commissions d'enquête, les questions sont envoyées avant.
06:15Alors, André, s'ils ont tout avant...
06:16Les questions sont envoyées avant...
06:17Qu'est-ce qu'elle dit ?
06:18Aux députés.
06:19Vous auriez dû voir, André, vous auriez dû voir la tête de Charles à l'oncle.
06:23Tiens, il était comme vous, à 11h.
06:25Céline est à midi.
06:26Voilà, comme une horloge.
06:27Il était à 11h.
06:28Il regarde la présidente, il dit, mais qu'est-ce que c'est que ça ?
06:31Vous auriez dû voir sa tête ?
06:32Il n'en revenait pas.
06:33Il dit, on envoie les questions.
06:34En tout cas, moi, ce que je sais, c'est que lui ne les envoie pas.
06:37Ce n'est pas possible autrement.
06:43Normalement, ça devrait l'être.
06:44C'est invraisemblable.
06:45On ne peut pas, à un moment ou à un autre, dire aux gens,
06:47vous venez pour vous expliquer.
06:49Vous avez quand même tous remarqué qu'ils lisent.
06:51Ils lisent leurs papiers.
06:52Quand on voit Anne Eulmès, qui est interrogée pour savoir si elle est partie...
06:55La directrice des programmes de la fiction.
06:57On est d'accord, la directrice des programmes de la fiction.
06:59Elle lit ce qu'on lui a demandé.
07:01Elle tourne les pages.
07:02Elle ne sait pas si elle est en vacances avec tel ou tel producteur.
07:05Enfin, tout France Télévisions le sait, entre parenthèses.
07:07Mais elle, elle ne le sait pas.
07:08Et donc, elle tourne les pages.
07:09Moi, ce que je crois, c'est ce que j'ai dit d'ailleurs.
07:11Si, à ce moment-là, toutes les questions sont faites d'avance,
07:13à ce moment-là, on fait un bouquin.
07:15On fait une compilation, puis on est tranquille.
07:17On ne fait pas une commission d'enquête.
07:18Alors, Jean-Jacques Ardival, vous connaissez quand même les règles,
07:21mieux que moi, les règles du jeu.
07:22Il y a quelque chose que je voudrais comprendre.
07:24Est-ce qu'on peut, parce qu'on a tout le monde à parler de ça,
07:28que ce soit au cadavre en Chine ou ailleurs,
07:30est-ce qu'on peut enterrer un rapport ?
07:33Parce qu'à l'oncle dit, je résume,
07:35à l'oncle dit, moi, je vais jusqu'au bout, j'irai jusqu'au bout,
07:37quelle que soit la chose, je suis député, je remplis.
07:39Est-ce qu'on peut l'enterrer ?
07:41Est-ce qu'on peut faire qu'il ne sorte pas ?
07:43Il y a déjà eu un précédent,
07:45c'était sur le financement des syndicats.
07:48C'est la seule fois où ce rapport a été enterré.
07:51C'est drôle, d'ailleurs.
07:52Il n'est jamais sorti.
07:53Non, il n'est jamais sorti, il a été enterré.
07:55Voilà, mais donc, ça serait un scandale d'État,
07:57parce que bien évidemment, il y a plein de choses qui ont été dites,
07:58et puis, je crois, mais Céline, vous le voyez comme tout le monde,
08:01vous voyez sur les réseaux sociaux, ça se déchaîne.
08:03Et ce n'est pas forcément des gens qui sont de tel ou de tel bord.
08:06Les gens veulent savoir où passe leur argent.
08:08C'est la moindre chose.
08:10C'est tout le problème qui est posé au monde politique aujourd'hui,
08:13dans tous les domaines, que vous le savez,
08:14pas seulement la télévision.
08:16Je rappelle quand même que le président, en 2017,
08:20avait expliqué que la gouvernance de France Télévisions
08:22était la honte de la République.
08:25Et d'un seul coup, on vient vous dire que tout est formidable.
08:27Mais non, rien n'est formidable.
08:29Je crois que j'ai largement donné les chiffres.
08:31On vous dit, c'est 81 millions, 80 millions de déficits.
08:34Mais ça, c'est des jeux d'écriture.
08:35C'est sur le groupe.
08:37Il n'y a pas une filiale qui viendra au secours de France Télévisions,
08:40le jour où France Télévisions sera dans la panade.
08:42Il est déjà dans la panade.
08:43Mais je l'ai dit, France Télévisions est ça, l'entreprise.
08:46C'est moins 256 en 2024,
08:48moins 290 millions en 2025.
08:50Mais Jean-Jacques Cordival,
08:51les chiffres, vous les avez donnés,
08:53c'est vrai que c'est absolument parlant.
08:54Et ne parlons pas, justement, des producteurs,
08:57enfin, des pontes de France Télévisions
08:59qui commandent des centaines de millions
09:01à telle ou telle ou telle société de production
09:04et se retrouvent dans la société de production.
09:06Pour moi, c'est un deal d'avance.
09:09C'est-à-dire que,
09:10quand les gens deviennent trop gênants
09:12et qu'ils l'ouvrent un peu trop,
09:13on leur dit, tu dégages.
09:15Alors, effectivement, on leur donne une somme d'argent,
09:17mais de l'autre côté, on leur dit,
09:18bon, ne vous inquiétez pas,
09:19on sera amenés à retravailler ensemble,
09:21on va voir ça.
09:21Pour moi, le deal, il est une partie cash
09:23et une partie...
09:25C'est de l'outplacement à France Télévisions.
09:28C'est quand on est viré.
09:29Parce que les gens qui sont virés,
09:30ceux qui sont licenciés,
09:31pour des prunes, pour rien,
09:32pour la plupart du temps,
09:33quand vous gênez, on vous licencie.
09:35Eux, ils n'ont droit à rien,
09:36on est d'accord, on a des clopinettes.
09:38Mais là, on vous reclasse.
09:41Je prends l'exemple de Samuel Etienne
09:43qui dit, voilà, j'avais mon émission,
09:47Twitch, etc.,
09:48ça a été une partie payée par France Télévisions.
09:49Je pense que le deal, il est là.
09:51C'est une partie en cash
09:52et puis une partie...
09:54On vous aidera, vous retravaillerez.
09:55C'est ça.
09:56C'est intéressant.
09:57Vous savez que ça se passe exactement
09:58dans les banques
09:59pour les gens qui font des fusions d'acquisition.
10:01C'est une partie dans les paradis fiscaux,
10:03c'est un peu autre chose,
10:04et une partie en cash
10:05pour que vous ayez l'impression
10:06de payer des impôts.
10:07Mais je voudrais revenir à cela.
10:09Ça nous mène où ?
10:09Est-ce que d'abord,
10:10cette commission,
10:11vu que presque tous les jours,
10:13maintenant, c'est le clash,
10:15ça peut encore durer comme ça
10:16ou il va y avoir
10:17un vrai clash d'ici quelques temps ?
10:19D'abord, il y en a eu,
10:21il n'y en a pas eu qu'un.
10:22Bon, vous avez vu
10:24que Patrier Létus
10:25avait donné...
10:26Le président de la commission, oui.
10:29Il avait donné comme consigne
10:30que personne n'utilise son portable
10:32pendant la séance.
10:33On est d'accord.
10:34Bon, vous visionnerez,
10:35Céline, vous la visionnerez aussi.
10:37La séquence,
10:38une heure et demie,
10:38on était là pendant une heure et demie,
10:40à peu près une heure et demie,
10:42Mme Céline Calvez
10:43a été sur son portable en permanence.
10:45Tout le temps.
10:45Vous la voyez tout le temps,
10:47tout le temps, tout le temps, tout le temps.
10:48Qu'est-ce qu'elle a fait
10:49avec qui elle était en ligne ?
10:51C'est ça la question
10:52qu'il faut se poser.
10:52Avec qui était-elle en ligne
10:54sur son portable
10:55pendant toute l'audition ?
10:57Oui.
10:58Mais alors justement,
10:59est-ce que ça peut durer comme ça ?
11:00Parce que là,
11:01on voit très très bien
11:01qu'à l'oncle,
11:03vous avez vu les pétitions,
11:04il y a eu les pétitions d'ailleurs
11:06du showbiz,
11:07enfin du parti du showbiz
11:08en disant
11:08c'est de l'inquisition
11:09ce qui se passe actuellement
11:10à France Télévisions
11:11et puis une pétition pour à l'oncle
11:13en disant
11:13« Attendez, on est en démocratie,
11:15il faut aller jusqu'au bout de cela. »
11:16Moi j'ai vu Fabienne Servan-Schreiber
11:18encore une fois
11:18qui depuis des années
11:20est sous contrat
11:21avec France Télévisions.
11:22Le nombre de produits
11:22qu'elle a placés,
11:23alors Céline,
11:24entre autres,
11:25le nombre de produits
11:26qu'elle a placés,
11:27elle dit avant-hier
11:28c'est scandaleux
11:30les questions de...
11:31C'est de l'inquisition.
11:32Elle a dit ça.
11:33C'est l'inquisition.
11:34Mais elle ne doit pas savoir
11:35ce que c'est l'inquisition.
11:36On brûlait les sorcières
11:39en place de grève,
11:39j'exagère un peu,
11:40mais c'est ça l'inquisition.
11:42« On va peut-être brûler
11:44Céline Calvaise
11:45en place de grève
11:46parce qu'elle a regardé
11:47son portable. »
11:48Non mais c'est ce qu'elle a dit.
11:49Alors en fait,
11:50pour vous,
11:50Jean-Jacques Harnival,
11:51je sais que vous,
11:52vous allez continuer
11:53et un certain nombre de gens
11:54qui disent
11:54« Attendez,
11:55on est là pour dire les choses
11:56et pour dire les choses
11:57pour sauver France Télévisions
11:59puisque c'est ce que vous voulez aussi.
12:01Mais les autres qui disent
12:02« Non, non,
12:03il faut enterrer,
12:03il faut enterrer. »
12:04C'est extraordinaire.
12:05C'est-à-dire que
12:06on est dans un pays,
12:07je vois l'Amérique
12:07où enfin
12:08les choses d'Epstein sortent,
12:10je ne compare pas,
12:12mais où là,
12:13on fait tout
12:13pour empêcher
12:15un Charles à l'oncle
12:16de faire son travail,
12:18son travail de député.
12:19Et oui,
12:20et tout sera détruit,
12:22toutes les preuves,
12:22toutes ces auditions
12:23seront détruites
12:24si le rapport n'est pas adopté.
12:25Alors d'abord,
12:25nous,
12:26on ne sera pas détruite.
12:27Alors,
12:27si c'est parti,
12:29c'est-à-dire que
12:30plus rien ne sera visible.
12:32C'est-à-dire que
12:33les vidéos qui ont été prises,
12:34elles seront plus visibles,
12:35les comptes,
12:36on peut vraiment enterrer.
12:37Ah, bien sûr,
12:39si vous voulez,
12:40nous,
12:40encore une fois,
12:41on n'a pas de conseil
12:42à donner à Charles à l'oncle,
12:43mais Charles à l'oncle,
12:44il écrira un bouquin.
12:45Parce qu'il n'écrit pas un bouquin,
12:47puis là,
12:47à mon avis,
12:47tout le monde se l'arrachera
12:48comme des petits pains,
12:49le bouquin,
12:49parce qu'il y aura tout.
12:50Moi,
12:50je trouve ça absolument scandaleux,
12:52parce que c'est un service public,
12:54je le rappelle,
12:55on est dans un service public
12:56et on vous dit,
12:57vous ne dites rien.
12:58Je rappelle,
12:59nous,
12:59on est,
13:00je l'ai dit 20 fois,
13:01d'abord,
13:01on est un syndicat,
13:03donc un syndicat,
13:03c'est apolitique.
13:04Donc moi,
13:05je ne vais pas dans un sens,
13:07je ne vais pas dans l'autre.
13:08Et ce que je dis,
13:09et ce qui est important de dire,
13:10c'est qu'il n'est pas question
13:11qu'on privatise l'audiovisuel public.
13:13Mais là,
13:14aujourd'hui,
13:14on était sur le point
13:15de tout enterrer,
13:16de tout mettre sous le tapis,
13:17avec une fusion.
13:18Là,
13:18on aurait planqué tout,
13:19on n'avait plus rien.
13:20Là,
13:21au moins,
13:21on a des preuves,
13:22il y a encore une fois des preuves,
13:23que ça a été mal géré,
13:25et qu'il faut,
13:27bien entendu,
13:27réformer l'audiovisuel public,
13:29en tout cas,
13:29France Télévisions,
13:33aujourd'hui,
13:34c'est simple.
13:35Moi,
13:35je ne suis pas pour la privatisation
13:36de l'audiovisuel public,
13:37je le répète,
13:38je le redis,
13:39je suis pour un audiovisuel public fort,
13:41mais pas avec ces gens.
13:43Mais pas,
13:43non,
13:44mais là,
13:44pas avec ces gens,
13:46pas avec ces machinations.
13:47Là,
13:47c'est une monarchie bananière.
13:49C'est ça,
13:49c'est une bananocratie.
13:50J'ai trouvé le terme.
13:51Le truc,
13:51c'était assez joli,
13:52je l'ai trouvé,
13:53je l'ai gardé.
13:54Bananocratie.
13:54En tout cas,
13:55entre bananière et démocratie.
13:56Et qui dit régime,
13:58et c'est un régime
13:58qu'il ne pourra pas durer.
14:00Pensez-vous qu'ils vont recevoir
14:01Patrick Sébastien
14:02qui attend toujours
14:03sa date de convocation ?
14:04Ah oui,
14:04non,
14:04pourquoi ?
14:07Écoutez,
14:07il se trouve qu'au tout début,
14:10alors peut-être qu'on sera
14:11à l'exutoire
14:11de Patrick Sébastien
14:12ou d'autres.
14:13Moi,
14:13je l'ai entendu
14:14quand il est allé
14:14chez Hanouna.
14:16Il était chez Hanouna.
14:17Oui,
14:17mais il ne leur peut dire
14:18grand-chose.
14:18Maman,
14:19il pose la question à Hanouna,
14:20il lui dit,
14:20dis-moi,
14:22Cyril,
14:22pourquoi est-ce qu'on l'a reconduit
14:23une troisième fois ?
14:25Hanouna lui répond,
14:26parce qu'il n'y avait pas
14:27d'autres candidats.
14:29Mais ce n'est pas vrai,
14:30bien sûr.
14:31Mais il faut lire,
14:32Céline,
14:32il faut lire,
14:32moi je vous invite à lire,
14:33même André,
14:34je vous invite à le lire,
14:35il faut lire les 30 pages
14:36qu'elle a pondues,
14:37ça s'appelle Réconcilier.
14:39Et donc,
14:39c'est plus un discours politique
14:40qu'un projet télévisuel.
14:42Il faut réconcilier les Frances
14:44qui sont fracturées.
14:45Mais André,
14:46c'est quoi ça ?
14:46Mais vous lisez le projet
14:47de Frédéric Dumas,
14:48qui était très lié à tout.
14:50On a tout lu sur Delphine Ernaut,
14:52les mâles blancs
14:52depuis 50 ans,
14:53il faut les écarter.
14:54André,
14:55vous seriez parti.
14:56Ah bah moi,
14:56je ne serais même pas rentré,
14:58moi je crois.
14:59Non mais,
14:59en plus,
15:00en plus,
15:00rappelez-vous,
15:01nous ne sommes pas là
15:02pour parler de la France
15:03telle qu'elle est,
15:04mais la France telle
15:05qu'on voudrait qu'elle soit,
15:07c'est quand même,
15:07ça a été son moto,
15:08Delphine Ernaut.
15:09On s'en fout du joie,
15:11c'est notre narrative qui compte.
15:12Carole,
15:13bien aimée Bess,
15:14quand il y avait eu l'audition
15:14de 2020 devant le CSA,
15:16c'était toujours le CSA,
15:18elle l'avait prise en flagrant délit
15:19en disant,
15:22il n'y a rien eu quoi.
15:24Ah mais je vais le faire.
15:25C'est un peu comme
15:26la comptabilité analytique,
15:27je vais le faire.
15:28Je le ferai au quatrième mandat,
15:29c'est ça.
15:30Peut-être,
15:31voilà,
15:31peut-être.
15:31Merci beaucoup Jean-Jacques Ordival,
15:33merci.
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