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  • il y a 9 minutes
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:00Et voilà, donc il y aura d'autres précisions en fin de matinée, vient d'annoncer le maire Christophe Béchut,
00:00:04situation de crise vraiment à Angers, situation dramatique également,
00:00:08puisqu'on a donc appris qu'une personne était portée disparue, c'est une barque qui s'est renversée, et
00:00:15c'est vrai que Kevin Fleury, on le voit depuis plusieurs jours maintenant,
00:00:18dans ces zones, on circule davantage en barque qu'en voiture naturellement, parce que les routes tout simplement sont submergées.
00:00:25Oui, on a appris qu'il y avait trois personnes sur cette barque et qu'une personne est portée disparue,
00:00:30rappelons que si les niveaux sont très élevés,
00:00:32le débit est également très important, c'est-à-dire que si on tombe actuellement malheureusement dans la Loire ou
00:00:37dans tous les cours d'eau en cru comme la Sarthe, la Mayenne, le Loire, au nord d'Angers,
00:00:42il y a du fort débit et on se fait automatiquement emporter, donc chaque jour on se retrouve ici en
00:00:47pensant que nous vivons le pire, le pic,
00:00:50malheureusement, chaque jour on constate la même chose, de nouvelles perturbations et donc un pic de cru qui est reporté
00:00:55au lendemain.
00:00:56Et c'est ce qui se passe pour Angers, pic de cru pour demain, voire même pour après-demain, donc
00:01:00la situation est en effet très critique actuellement dans ce département.
00:01:04Oui, vous allez nous dire où on en est sur le plan des précipitations, parce qu'on n'a pas
00:01:08fini avec les pluies, même si visiblement il ne pleuvait pas il y a quelques instants du côté danger,
00:01:12mais c'est vrai que les images qu'on voit depuis plusieurs jours, elles sont assez trompeuses, ces images de
00:01:16crues et d'inondations, on a l'impression que rien ne bouge,
00:01:18alors qu'en réalité il y a quand même une poussée très forte quand on est sur les cours d
00:01:22'eau.
00:01:22Exactement, là nous sommes dans le Lot-et-Garonne avec des paysages entiers qui sont recouverts par les eaux, c
00:01:28'est remonté hier à Tonin, c'est remonté également dans la région de Marmande,
00:01:31et là on voit qu'on inverse aussi la courbe pour l'Aréole, c'est une ville dont on a
00:01:36beaucoup parlé ces derniers jours.
00:01:37En Gironde, exactement, juste en partie limitrophe du Lot-et-Garonne, qui sont encore deux départements en vigilance rouge,
00:01:44là vous avez de nouveau la Garonne qui remonte à l'Aréole, ce sont les projections, et cette hausse devrait
00:01:50atteindre le même niveau que ce week-end.
00:01:53Donc c'est-à-dire qu'on va avoir plus 50, plus 60 centimètres sur le niveau de la Garonne
00:01:58dans la région de l'Aréole,
00:01:58donc malheureusement les territoires qui sont déjà complètement sous l'eau vont se retrouver avec le même niveau d'eau
00:02:03que ce week-end, situation loin d'être maîtrisée.
00:02:05– C'est à Angers que la situation est la plus critique ?
00:02:08– Nous avons Angers, nous avons aussi la région de Sainte, Sainte c'est du jamais vu depuis les années
00:02:1380,
00:02:14donc si vous voulez là on est quand même sur quelque chose de très sérieux, de très inquiétant,
00:02:18avec une eau qui monte lentement certes, mais qui atteint minute après minute de nouvelles rues, de nouveaux territoires.
00:02:25Donc ces deux points sensibles restent ce matin la région d'Angers, le pire n'est pas encore arrivé,
00:02:31et la région de Sainte également avec un niveau d'eau en hausse permanente.
00:02:36– Allons-y justement à Sainte, voir exactement comment les choses se passent du côté de la Charente-Maritime,
00:02:40c'est vrai Arthur Descudé, vous qui êtes sur place, que vous le constatez, en plein centre-ville, les niveaux
00:02:45sont très élevés.
00:02:46– Tout à fait, avec Lucille Martin on est arrivé il y a maintenant deux jours ici à Sainte,
00:02:51et on a vu cette eau, comment elle augmente, on le voit, regardez, dans les habitations,
00:02:56et d'ailleurs des opérations de sauvetage sont en cours.
00:02:59Jean-Pierre, vous venez d'être évacué de chez vous, l'eau était montée jusqu'à très haut chez vous.
00:03:05– Oui, il y a plus de 80 centimètres, donc là je ne peux plus sortir par mes propres moyens,
00:03:14donc il y a les sapeurs-pompiers, il y a le service de la ville, très compétent d'ailleurs, que
00:03:23je sollicite,
00:03:25et puis voilà, je sors un petit peu de temps en temps, pour prendre le frais, puis pour faire un
00:03:30peu de course.
00:03:32– Comment vous viez ces évacuations, ces inondations qui sont très importantes aujourd'hui Jean-Pierre ?
00:03:38– Oui, parce que nous il y a quand même la Garonne qui est au-dessus,
00:03:43il y a la Charente, Angoulême, tout ça, c'est surtout Angoulême qui pousse.
00:03:52– Ce qui est impressionnant, c'est de voir la vitesse à laquelle l'eau augmente.
00:03:56– Eh bien là, elle doit monter entre 1 centimètre et 2 centimètres par heure.
00:04:02Alors si vous comptez par 24 heures, je pense que ça fait beaucoup quand même, 24 centimètres à la journée.
00:04:10– En tout cas, vous avez été bien évacué grâce à l'aide des pompiers de la ville.
00:04:14– Oui, dès qu'on a fait un appel, dans les 15-20 minutes, il y a le personnel de
00:04:23sauvetage, on va dire, en gros,
00:04:25qui sont là, prêts à nous accueillir.
00:04:29– Où vous allez aller maintenant Jean-Pierre ?
00:04:31– Là, je vais faire une course, je m'en vais pour 2 heures et puis après je reviens.
00:04:37– Et après on retourne dans la barque ?
00:04:39– Et puis on monte dans la barque, voilà.
00:04:42– On vous souhaite bon courage, merci Jean-Pierre.
00:04:44– Du courage il y en a, mais il faut l'exploiter après, c'est plus difficile.
00:04:48– Vous avez bien raison, merci Jean-Pierre d'avoir été avec nous, voyez.
00:04:51On le ressent ici avec Lucille Martin, cet optimisme des habitants de la région de Sainte
00:04:57qui ont les pieds dans l'eau depuis maintenant plusieurs jours et ça n'est pas prêt de s'arrêter
00:05:00effectivement.
00:05:01– Oui, optimisme Arthur, alors qu'on a entendu ce que vous avez expliqué Jean-Pierre, c'est très intéressant,
00:05:061 à 2 cm par heure, c'est vrai que c'est évidemment très très impressionnant.
00:05:10– Alors c'est vrai que c'est impressionnant, on n'est pas du tout sur du plus 30, plus
00:05:1340, plus 50 cm,
00:05:15parfois dans les 10 minutes, vous savez, comme dans les territoires méditerranéens.
00:05:18– En général quand ça monte très haut comme ça, ça baisse aussi très vite.
00:05:20– Exactement.
00:05:20– Là non, c'est beaucoup plus insidieux mais massif.
00:05:22– Eh bien vous avez totalement raison, le sol est complètement plat dans ces territoires,
00:05:25donc en effet ça monte lentement et ça repart aussi très lentement.
00:05:28Autre problématique dans la région de Sainte, c'est donc la Charente qui traverse cette commune,
00:05:32c'est un fleuve, très connu évidemment dans cette partie centre-ouest du territoire,
00:05:36qui est connecté à l'océan Atlantique.
00:05:37Et vous avez les grandes marées, ça aussi qui viennent ralentir clairement l'écoulement de ces eaux de pluie
00:05:42qui sont de nouveau attendues sur ces zones tout au long de la journée,
00:05:46donc c'est pas bon et malheureusement le pic de ces grandes marées,
00:05:49c'est pour demain jeudi et vendredi 96-97,
00:05:52grandes marées qui vont venir saturer encore davantage ces terres situées tout près de l'océan.
00:05:56– Il expliquait aussi très bien comment Sainte est au croisement de différents cours d'eau
00:06:00et tous sont encrus, donc tout ça finit par faire un effet un peu étau,
00:06:05goulet d'étranglement entre la Charente et la Garonne.
00:06:08– Oui exactement, on est un peu dans le même scénario,
00:06:11alors c'est différent évidemment, mais Angers c'est la même chose,
00:06:14si vous voulez, vous êtes sur un carrefour autoroutier de cours d'eau,
00:06:18de petites rivières, de petits filets d'eau,
00:06:22c'est vrai que là on parle beaucoup des fleuves,
00:06:24on parle beaucoup des rivières principales que l'on connaît toutes et tous,
00:06:28mais vous avez plein de petits affluents,
00:06:30vous avez plein de petits ruisseaux qui traversent ces territoires
00:06:32et qui sont aussi encrus.
00:06:35Dans la région d'Angers, il n'y a pas que la Sarthe,
00:06:37le Loire, la Loire ou encore la Maine qui débordent,
00:06:40vous avez plein, plein, plein de petites rivières qui saturent les sols,
00:06:44notamment des agriculteurs qui se retrouvent aussi parfois en grande difficulté
00:06:47en raison de pâturages qui sont complètement sous les eaux.
00:06:50– Et on a vu Jean-Pierre qui était évacué sur une barque,
00:06:53on voit que l'utilisation des barques, elle se multiplie,
00:06:56c'est à la suite de l'utilisation justement d'une de ces barques
00:06:59qu'une personne a été portée disparue dans le Maine-et-Loire
00:07:01parce qu'évidemment ces mouvements de circulation
00:07:03ne sont pas toujours encadrés par les professionnels
00:07:06et que c'est toujours un petit peu dangereux.
00:07:08ce genre de situation, il y a la Charente-Maritime,
00:07:13il y a le Maine-et-Loire, deux départements en vigilance rouge
00:07:16qui sont particulièrement surveillés et dont on vient de vous parler.
00:07:20Il y en a deux autres qui sont en vigilance rouge,
00:07:23il s'agit du Lot-et-Garonne et de la Gironde
00:07:25où ça dure depuis encore plus longtemps.
00:07:28Lola Baille est à Langon en Gironde,
00:07:31il y a beaucoup d'eau dans les rues là-bas, Lola,
00:07:34mais il n'y a pas vraiment d'eau potable, c'est ça le problème.
00:07:37On essaie de s'installer dans le temps long,
00:07:38mais c'est ça qui est difficile et qui pèse.
00:07:42Alors il y a l'eau de potable, mais l'eau potable ne coule plus en fait
00:07:45parce qu'il y a une dique qui a sauté, ce qui fait que ce n'est pas accessible.
00:07:47Et je voulais juste montrer, du coup la mairie a mis en place
00:07:49ce système de packs d'eau.
00:07:51Je vais me tourner vers vous Cédric.
00:07:53Finalement, là, c'est problématique qu'il n'y ait plus d'eau.
00:07:56Comment vous organisez avec ces packs ?
00:07:58Alors à ce jour, c'est problématique parce que la canisation a cassé sur Langon
00:08:03et nous distribuons les services élus et les bénévoles distribuent de l'eau
00:08:07par packs d'eau.
00:08:08Nous livrons chez les personnes qui sont les plus vulnérables.
00:08:11En ce moment même d'ailleurs, des riverains qui sont en train de chercher.
00:08:13Voilà, et on vient amener, tout le monde vient se livrer ici.
00:08:17Voilà.
00:08:17C'est les supermarchés, c'est ça, qui par solidarité...
00:08:20Oui, des plateformes qui amènent par palettes des packs d'eau
00:08:24et qui nous permettent de pouvoir amener de l'eau chez tous les habitants
00:08:28où on est impacté sur le centre-ville.
00:08:30Il y en a combien là ? Parce qu'on voit qu'il y a des personnes de tous âges,
00:08:33certaines familles aussi.
00:08:35Combien de palettes d'eau ?
00:08:36De palettes, je ne serai pas à vous quantifier parce que ça arrive par rapport aux demandes,
00:08:41mais il y a beaucoup de personnes qui sont impactées.
00:08:43Il y a autour de 2000 personnes qui sont impactées par ce manque d'eau.
00:08:46Et nous espérons que vite la situation puisse revenir à un état normal.
00:08:51Merci beaucoup.
00:08:52Merci et bon courage.
00:08:53Vous l'entendez, ça concerne un tiers à peu près de la population ici, ce problème d'eau.
00:08:58En tout cas, il y a des horaires de disruption, c'est de 8h30 à 21h ici,
00:09:03où la mairie met en place ces packs d'eau pour les riverains
00:09:06qui, eux, nous confiaient avoir beaucoup d'incertitudes
00:09:08puisqu'il n'y a pas encore de date annoncée de reprise d'eau du robinet.
00:09:12Oui, situation de crise du côté de Langon.
00:09:15Merci beaucoup, Lola, sur le plan de l'eau.
00:09:19Difficulté aussi d'électricité, difficulté de déplacement.
00:09:21On le voit, les élus tentent de s'adapter.
00:09:24Langon, c'est une des villes les plus concernées en Gironde.
00:09:26Autre commune qui est particulièrement touchée, c'est Laréole.
00:09:29Et le maire est avec nous.
00:09:31Bruno Marti, bonjour.
00:09:32Merci de nous répondre.
00:09:33Alors, on a vu des images à Laréole, notamment des images aériennes,
00:09:36particulièrement impressionnantes depuis plusieurs jours maintenant.
00:09:38La commune, elle est vraiment sous les eaux.
00:09:40Est-ce que malgré tout, depuis ces dernières heures, il y a un petit répit ?
00:09:45Alors, on pensait qu'il y avait un répit, mais aujourd'hui, on a un rebond.
00:09:53C'est-à-dire que la hausseur de la bonne augmente.
00:09:58Et on est à 5 ans, parce qu'on nous augmente encore en 9h40.
00:10:03Il y a un peu plus de rots qui arrivent.
00:10:05Donc, ça nous inquiète.
00:10:07Alors, la liaison n'est pas très bonne.
00:10:09On a du mal à vous entendre, Bruno Marti.
00:10:10Est-ce que malgré tout, vous pouvez nous dire si vous avez une perspective, quand même,
00:10:13pour les habitants, un peu de lumière au bout du tunnel ?
00:10:18Est-ce que vous avez une vague idée du laps de temps pendant lequel tout ça doit durer ?
00:10:22Alors, on n'a aucune idée du laps de temps que tout ça peut durer.
00:10:27Puisque, je vous le redis, la guerre en augmente, le niveau de la guerre en augmente.
00:10:33Et on nous annonce un pic dans la nuit.
00:10:37Mais, je vous le redis, avec la tempête et les coefficients de marée qui sont très importantes,
00:10:42on a aujourd'hui, peut-être un espoir dimanche, pas avant une véritable découverte.
00:10:49– On a vu les packs d'eau distribués par vos collègues élus de Langon.
00:10:55Qu'est-ce que vous avez mis en place, vous aussi, du côté de l'Ariole,
00:10:57pour l'approvisionnement des administrés ?
00:11:00– Alors, nous, on a des ravis de temps qui se font à la fois pour les pompiers,
00:11:04mais aussi par des pitcheurs professionnels ou amateurs.
00:11:09Et donc, on fait les courtes pour une partie des habitants qui sont isolés.
00:11:16Et ça s'est mis en place, là, depuis deux jours.
00:11:18Et parce qu'on sait très bien qu'ils n'auront pas, en tout cas,
00:11:23ils n'ont pas la possibilité, au moins jusqu'à dimanche, de se débrouiller.
00:11:28– Merci beaucoup, monsieur le maire.
00:11:29On vous libère parce que la liaison n'est pas très bonne,
00:11:31mais on a compris l'essentiel de votre message ce matin.
00:11:34On voit aussi, Kevin, la grande lassitude, la grande fatigue, l'épuisement même.
00:11:39D'autant qu'on voyait sur le maire de l'Ariole, Bruno Marti,
00:11:42on voit qu'il fait beau en ce moment.
00:11:44Vraiment, cette météo, elle est trompeuse.
00:11:46– C'est paradoxal, c'est un peu comme quand on vous annonce des avalanches
00:11:48et que vous avez un ciel bleu.
00:11:49On se dit que le danger est écarté.
00:11:51Là, c'est loin d'être le cas.
00:11:53Malheureusement, pour l'Ariole, lorsque l'on regarde les projections,
00:11:56on leur a aussi bien côté ciel avec les nouvelles pluies
00:11:58et les projections de la Garonne elle-même,
00:12:00le niveau va remonter et atteindre sans doute la même hauteur que ce week-end.
00:12:05C'est-à-dire qu'hier, on vous disait…
00:12:06– Alors qu'hier, on pensait que ce ne serait pas de ce niveau-là,
00:12:07vous vous dites ce matin, ben si.
00:12:08– Vous avez totalement raison.
00:12:10À Tonins et à Marmande, hier, on vous disait, oui, ça remonte,
00:12:12mais on n'atteindra pas le même niveau.
00:12:14En revanche, Tonins et Marmande, c'est en amont de l'Ariole.
00:12:19Là, l'onde de crue se décale vers l'Ariole, vers Langon,
00:12:21et donc forcément, plus on avance, plus les niveaux d'eau sont de plus en plus élevés.
00:12:25Et là, pour l'Ariole, les projections sont claires.
00:12:27Les niveaux de ce week-end risquent de nouveau d'être atteints.
00:12:30Donc des sols qui sont déjà complètement inondés,
00:12:32sur plusieurs kilomètres de longueur, parfois de largeur,
00:12:35vont connaître entre 50, 60, peut-être 70 centimètres d'eau supplémentaire.
00:12:39– De plus par rapport à la situation actuelle ?
00:12:41– Même niveau que ce week-end, c'est en tout cas les projections que l'on a,
00:12:44et c'est difficile les projections, parce que vous avez une tempête qui arrive,
00:12:47qui va donner des pluies, donc les modèles météo nous disent
00:12:49vous allez avoir tant de pluie, on n'est pas à l'abri d'avoir davantage de précipitations.
00:12:53Comme à l'inverse, on espère cette fois avoir moins de pluie que ce qui est annoncé.
00:12:56– Et sur les niveaux, le pic, pour ce qui nous attend là,
00:13:00c'est 50 ou 60 centimètres de plus, c'est pour quand, l'année prochaine ?
00:13:04– C'est d'ici demain matin, voilà, c'est d'ici demain matin.
00:13:06Le problème, c'est vrai qu'on était déjà ensemble la semaine dernière sur le plateau,
00:13:09et c'est difficile pour les habitants sinistrés de vous dire,
00:13:12bon ben voilà, là le pic va être atteint cette semaine,
00:13:14parce qu'en fait, au rythme des perturbations,
00:13:16c'est un chemin qui tourne en boucle, si vous voulez.
00:13:20C'est-à-dire que là, pour le moment, il n'y a pas de sortie pour quitter ce chemin,
00:13:22et ce chemin, malheureusement, c'est la crue.
00:13:24– Et vous avez commencé à nous en parler, il y a une nouvelle tempête qui se profile,
00:13:27qui arrive, c'est la tempête Pedro, avec de nouvelles pluies,
00:13:31avec également des vents très violents,
00:13:34et les vents, ils ont une conséquence lorsque les sols sont gorgés d'eau,
00:13:37c'est que les arbres, évidemment, on le comprend,
00:13:40tiennent moins dans la terre, le sol est meuble.
00:13:43Du côté du Lot-et-Garande, on va retrouver Igor Saheri,
00:13:46vous êtes encore en amont, Igor, par rapport à la Gironde,
00:13:49et là-bas, il y a évidemment ces pics de niveau d'eau dont nous a parlé Kévin,
00:13:54mais il y a aussi ces vents qui arrivent,
00:13:56et on surveille de très près les arbres qui sont menaçants,
00:14:00et là, ça pourrait faire des dégâts évidemment très importants.
00:14:02– Oui, absolument, nous sommes à Aiguillon, Julien, précisément,
00:14:07Aiguillon qui a vécu un week-end très compliqué,
00:14:09puisque la première crue a été assez importante,
00:14:11et il a fallu évacuer environ 500 personnes d'un quartier qui était tout près de la Garonne,
00:14:16et même du Lot, vous le voyez, ce niveau qui reste quand même très élevé,
00:14:19mais c'est vrai que le pic de cette deuxième crue est déjà passé,
00:14:23et il n'ira pas au-delà du premier pic le week-end dernier.
00:14:27Les deux inquiétudes de la préfecture du Lot-et-Garonne dans ce secteur-là,
00:14:31avant effectivement la Gironde, c'est deux choses.
00:14:34D'abord, c'est l'arrivée des vents forts prévus en fin de journée,
00:14:39en début de soirée et toute la nuit, dans le cadre de cette tempête Pedro,
00:14:43et vous l'avez dit, le danger, c'est que ces arbres ont été fragilisés
00:14:48par la première tempête Nils la semaine dernière,
00:14:51et il y a aussi les sols gorgés d'eau depuis maintenant plus d'une semaine,
00:14:56si bien qu'effectivement, il y a de fortes possibilités que des arbres chutent,
00:15:01et chutent sur le réseau téléphonique, ainsi que le réseau électrique,
00:15:05avec potentiellement des dégâts très importants pour les habitants de ce secteur.
00:15:10Et puis la deuxième inquiétude, c'est que les pluies vont reprendre,
00:15:13il va y avoir des précipitations, là aussi, à partir de la fin de journée,
00:15:17et toute la nuit, on ne sait pas encore la quantité de précipitations qui vont tomber,
00:15:21mais potentiellement, cela peut avoir encore une fois des conséquences sur les digues,
00:15:26et potentiellement sur le niveau de la Garonne, qui devrait réaugmenter,
00:15:29c'est juste que pour le moment, on ne sait pas dans quelle mesure.
00:15:32C'est vraiment le calme avant la tempête que vous nous montrez,
00:15:35Igor, avec ces images filmées par Hugo Dorsemene,
00:15:39il y a ces précipitations, mais il y a les vents,
00:15:42ils vont monter jusqu'à quelle vitesse, ces vents tempétueux, Kevin ?
00:15:46Alors, dès cet après-midi, si vous êtes sur la façade atlantique,
00:15:49vous allez sentir en effet le souffle arriver depuis l'océan,
00:15:52on va dépasser les 100 km par heure.
00:15:54Ce qui nous préoccupe davantage, ce sont les régions de l'Aude et des Pyrénées-Orientales,
00:15:58donc sur les bords, évidemment, de la Méditerranée.
00:16:01Nils s'est passé la semaine dernière, s'en sont suivis de nouvelles pluies,
00:16:05d'écrues et d'importants dégâts liés aux fortes rafales de vents,
00:16:08150 dans la région de Perpignan, 160 vers Narbonne.
00:16:12Donc, on ne sera pas sur ce scénario-là, avec ces vents hyper puissants,
00:16:16mais on sera quand même sur des rafales à 120, 130.
00:16:19Et ça, c'est un facteur aggravant, parce que vous avez, il faut bien comprendre,
00:16:21les services de secours qui sont mobilisés ou remobilisés dans d'autres territoires,
00:16:25et vous avez une nouvelle tempête qui arrive,
00:16:27qui va occasionner, pas spécialement des inondations pour l'Aude et les Pyrénées-Orientales,
00:16:31mais de nouvelles chutes d'arbres, de nouveaux dégâts sur les infrastructures
00:16:34qui sont très fragilisées, donc, de nouveau, une situation très tendue.
00:16:38Problématique pour le vent sur la façade atlantique,
00:16:40c'est qu'à l'heure de la pleine mer, le vent arrivant de l'ouest,
00:16:42il va venir, lui aussi, jouer un rôle de frein, de bouchon,
00:16:47dans l'évacuation de l'eau.
00:16:49Imaginez la Garonne, imaginez l'estuaire de la Gironde,
00:16:51qui tente de se libérer de toute cette eau.
00:16:54Vous avez la hauteur de la mer qui est très élevée, liée aux coefficients de marée,
00:16:57et vous avez en plus les fortes rafales de vent qui arrivent pleine ouest.
00:16:59Tout ça, ça ralentit l'écoulement de la Garonne.
00:17:02Donc, c'est pour ces raisons que les autorités sont très inquiètes
00:17:05de ces coefficients de marée élevée,
00:17:07et de retour de ce vent tempétueux dès la nuit prochaine.
00:17:11Et on voit une fois de plus que ces phénomènes météo-majeurs,
00:17:14c'est une conjonction de conditions qui conduisent à cette situation impressionnante,
00:17:20et même dramatique, puisque donc, on vous le rappelle,
00:17:23du côté du Maine-et-Loire, une personne est désormais portée disparue.
00:17:27On l'a appris il y a quelques minutes seulement, le Maine-et-Loire,
00:17:30où se trouve Igor Saïry.
00:17:33Vous avez entendu les élus, vous avez entendu le préfet,
00:17:37Thomas Armand, plutôt, qui est dans le Maine-et-Loire.
00:17:39Igor, on vient de l'entendre du côté du Lot-et-Garonne.
00:17:41Thomas Armand, vous avez entendu les élus et le préfet
00:17:43donner les circonstances de cette issue dramatique
00:17:46pour une personne qui est portée disparue,
00:17:48et puis également être assez inquiet pour les heures qui viennent.
00:17:55Oui, sur l'évolution de la situation,
00:17:57puisqu'aujourd'hui, les prévisions sont conformes,
00:17:58mais demain, on s'attend à un niveau légèrement supérieur
00:18:01à ce qui a été prévu par Vigie Crue.
00:18:03Regardez ici, vous avez la Maine qui est sur votre droite.
00:18:05Elle a un certain niveau.
00:18:07On se rapproche de la crue historique de 1995.
00:18:11Et puis, regardez juste à gauche,
00:18:12vous avez ce qu'on appelle une trémie.
00:18:14Donc, c'est un tunnel qui passe sur la route.
00:18:16Vous voyez qu'il y a de l'eau à l'intérieur.
00:18:17Eh bien, c'est volontaire.
00:18:18Vous avez les équipes techniques de la municipalité
00:18:20qui vont volontairement inonder cet ouvrage
00:18:22pour arrêter de faire une pression, justement, sur ce tunnel.
00:18:25L'opération est en cours devant nous.
00:18:27Et ce que nous disait à l'instant également le maire d'Angers,
00:18:30c'est qu'il va falloir prendre des mesures supplémentaires,
00:18:33notamment sur les conditions de circulation
00:18:35qui vont devenir de plus en plus difficiles,
00:18:37puisque le niveau va monter de 10 cm jusqu'à ce soir,
00:18:40encore davantage dans la journée de demain.
00:18:43Le préfet qui a rappelé de son côté un message de prudence,
00:18:46notamment pour les curieux qui viennent admirer ces crues
00:18:50au bord de la Loire ou de la Maine.
00:18:53Je vous rappelle donc cette information
00:18:54qui nous a été communiquée il y a quelques dizaines de minutes.
00:18:57Trois kayakistes hier soir sont sortis en pleine nuit
00:19:01pour regarder les crues de plus près.
00:19:04Deux ont été sauvés.
00:19:05Une personne est toujours disparue.
00:19:06Les opérations se sont interrompues hier soir.
00:19:09Elles ont repris ce matin.
00:19:10Mais vous le voyez donc cette image
00:19:12où on voit que la Maine commence à s'emparer peu à peu
00:19:15de certaines rues d'Angers.
00:19:16Là, en face, c'est volontaire,
00:19:17mais on appelle beaucoup de prudence et de vigilance
00:19:20aux habitants et aux curieux.
00:19:22Oui, attention, évidemment, attention.
00:19:24Pas de risques inconsidérés.
00:19:25Les conditions sont extrêmement dangereuses,
00:19:27comme vous nous le rappelez, Thomas Hermann,
00:19:29avec ces images impressionnantes du tunnel en cours d'inondation
00:19:31filmé par Vincent Serron.
00:19:33C'est vrai, Kevin, qu'on voit ces kayakistes,
00:19:36ils sortent parce qu'ils se disent qu'il n'y a pas de danger.
00:19:38Et puis, en réalité, ils sont pris au piège.
00:19:39Hélas, les drames, c'est quand même souvent comme ça que ça arrive.
00:19:41Oui, c'est comme quand on a un fort risque d'avalanche
00:19:44et qu'on dit ne faites pas de hors-piste.
00:19:45Les skieurs chevronnés n'aiment pas qu'on le dise,
00:19:48mais là, c'est exactement la même situation concernant les crues.
00:19:51Si vous êtes, pareil, des pros du kayak,
00:19:54les débits sont très importants.
00:19:56Vous pouvez vous retrouver avec le courant bloqué contre un pont.
00:19:59Vous pouvez taper une branche qui circule dans la Loire.
00:20:03Surtout pendant la nuit.
00:20:04Surtout pendant la nuit.
00:20:05Si vous avez un souci, vous savez que les sapeurs-pompiers sont actuellement débordés
00:20:09et pas spécialement en ce moment dans les casernes pour intervenir rapidement.
00:20:12Donc vraiment, c'est une situation dangereuse.
00:20:15C'est une situation qui ne s'améliore pas.
00:20:17Rappelons également qu'un département a été ajouté à la vigilance
00:20:20il y a quelques instants, c'est la Mayenne.
00:20:22En raison...
00:20:22Rouge ?
00:20:23Non, c'est en orange.
00:20:24C'est la Mayenne qui est passée en cru dans la région de Laval.
00:20:28Donc voilà, tout ça pour vous dire que la situation n'est pas maîtrisée
00:20:30et que le meilleur des choses à faire, c'est soit de rester chez soi,
00:20:34si les conditions autour de son domicile sont mauvaises,
00:20:37soit de prendre toutes les précautions,
00:20:39mais par exemple de ne pas s'engager sur des routes inondées
00:20:40comme on les voit derrière vous.
00:20:42Quatre départements rouges, une grosse dizaine de départements orange.
00:20:47Je parle sous votre contrôle, Kevin.
00:20:48Exactement.
00:20:49On voit que les choses restent figées, que ça va encore évoluer dans les heures qui viennent.
00:20:52Vous l'avez compris, l'actualité s'accélère ce matin.
00:20:54A la fois sur ce front des inondations avec l'annonce d'une personne portée disparue l'année dernière
00:20:59et puis sur l'autre grand titre de l'actualité de ce matin,
00:21:02c'est-à-dire l'enquête sur la mort de Quentin.
00:21:05Deux nouvelles interpellations ont été annoncées il y a quelques minutes.
00:21:08On est donc maintenant à 11 sur le coup de filet lancé par les enquêteurs à Lyon
00:21:14pour élucider cette mort de Quentin
00:21:18avec des répercussions évidemment judiciaires mais aussi politiques
00:21:21comme on le verra dans quelques instants.
00:21:24Il y a désormais 11 suspects interpellés dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin.
00:21:31On a appris il y a quelques minutes que deux suspects supplémentaires avaient été arrêtés.
00:21:37On va vous dire où en est cette enquête précisément avec d'abord Paul Conge
00:21:40qui se trouve à Lyon et qui suit ses auditions, ses gardes à vue,
00:21:44ce coup de filet qui a été déclenché hier
00:21:47et qui rebondit donc encore ce matin, Paul, avec deux nouvelles interpellations.
00:21:53Oui, absolument. Hier et ce matin, la police lyonnaise a donc frappé la mouvance ultra-gauche en profondeur.
00:21:5811 personnes interpellées par la BRI ici dans le Rhône, près de Soissons, dans l'Aisne,
00:22:02mais aussi dans la Drôme, en Isère ou encore en Haute-Loire
00:22:05où certains suspects semblaient s'être réfugiés.
00:22:07Alors la plupart des auditions ont déjà commencé.
00:22:09Elles ont lieu derrière moi dans ce commissariat lyonnais.
00:22:12Il y a à l'heure où je vous parle 8 hommes et 3 femmes en garde à vue.
00:22:166 d'entre eux sont suspectés d'homicide,
00:22:18donc soupçonnés d'avoir directement participé au commortel
00:22:21contre le militant nationaliste Quentin Derranc
00:22:24après des affrontements entre deux groupes d'ultra-droite et d'ultra-gauche
00:22:27près de Sciences Po Lyon le 12 février.
00:22:29Ce sont donc les 6 suspects principaux.
00:22:31Parmi eux, on trouve au moins deux militants du groupe uscule antifasciste,
00:22:35la jeune garde Jacques-Élie Favreau,
00:22:37l'ancien assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault
00:22:40et un autre militant antifa pour les 5 autres gardés à vue.
00:22:44On sait qu'il y a 3 femmes.
00:22:45Elles font partie plutôt de l'entourage direct des suspects.
00:22:48Ce seraient des accompagnatrices qui auraient aidé les principaux suspects
00:22:52à se soustraire aux forces de l'ordre.
00:22:54Elles sont mises en cause pour recel de malfaiteurs.
00:22:5611 gardés à vue, donc je vous le disais, elles ont commencé hier.
00:22:58Elles peuvent durer jusqu'à demain soir pour les premiers
00:23:01et jusqu'à après-demain matin pour les secondes.
00:23:04Merci beaucoup Paul.
00:23:05En direct de Lyon devant l'hôtel de police
00:23:09où se déroulent ces auditions.
00:23:11Et on verra exactement ce que racontent ces suspects aux enquêteurs.
00:23:16Est-ce que Maxime Brandstetter, il faut s'attendre à nouveau
00:23:19à de nouvelles interpellations parce que le coup de filet est finalement plus large
00:23:22que ce qu'on a pu croire dans un premier temps ?
00:23:25Alors il est plus large que les 6 qui étaient soupçonnés
00:23:28d'avoir directement participé au coup mortel.
00:23:30Ça c'est le premier chiffre qui avait été donné par le procureur.
00:23:32C'est le chiffre qui a été donné par le procureur,
00:23:34mais le procureur qui précisait bien que c'était 6 ayant participé au coup mortel sur Quentin Deranque.
00:23:40Mais il suffit de regarder les vidéos pour voir qu'il y avait beaucoup plus de personnes.
00:23:43Si vous vous le souvenez, on vous le disait déjà,
00:23:46des sources policières nous disaient qu'avant cette scène de lynchage
00:23:48à quelques centaines de mètres, il y avait eu une première scène,
00:23:51un affrontement à 20 personnes environ contre 20 personnes.
00:23:55On a eu la vidéo d'ailleurs depuis, on voit cette espèce de bataille rangée,
00:23:59si je puis dire, entre deux groupes, celui de Quentin Deranque
00:24:02et l'autre groupe qui font certainement partie aujourd'hui des personnes en garde à vue.
00:24:06Donc vous voyez bien que ça peut être beaucoup plus large.
00:24:09Si je vais plus loin, je peux dire que parmi ces 20 contre 20,
00:24:11c'est cette quarantaine de personnes, potentiellement tout le monde
00:24:14pourrait être interpellé à partir du moment où il y a des coups qui ont été filmés.
00:24:18Donc ça peut aller beaucoup plus largement,
00:24:20mais ce qui est sûr, j'ai envie de dire les plus importants,
00:24:22c'est sans doute ceux qui ont participé à la mort de Quentin Deranque
00:24:26et ça, il y avait le chiffre de 6 que donnait le procureur.
00:24:28Et est-ce qu'on sait si les enquêteurs ont du solide
00:24:31sur des éléments matériels ou bien pas encore ?
00:24:33On ignore exactement ce qu'ont récolté les enquêteurs.
00:24:37Ce qui est sûr, c'est qu'à première vue, rien que d'après les informations qu'on a,
00:24:41il y a des vidéos, il y a beaucoup de témoignages.
00:24:43Si on prend l'exemple de M. Olivier Favreau,
00:24:46l'assistant parlementaire de Raphaël Arnaud,
00:24:49dès le début, on avait plein de témoignages concordants,
00:24:51que ce soit de némésis, de participants.
00:24:55Laurent Nunez le reconnaissait, il y avait énormément de témoignages
00:24:57qui le désignaient comme étant ici.
00:24:59Donc comprenez que, visiblement, il y a des informations,
00:25:01il y a des éléments.
00:25:03Peut-être que ce qui va être compliqué, ça va dépendre des auditions,
00:25:06ça va être de déterminer exactement qui a fait quoi,
00:25:08parce que dans ce genre de scène, vous imaginez que c'est complexe.
00:25:10Et on ne sait pas encore ce qui ressort de ces auditions,
00:25:12on ne sait pas si les suspects parlent aux enquêteurs
00:25:15ou s'ils se réfugient derrière leur droit au silence.
00:25:19Vous nous parlez de ces images, ces nouvelles images
00:25:22qui sont apparues il y a donc quelques heures sur une altercation
00:25:24qui a éclaté avant le drame.
00:25:27On va s'y arrêter un petit peu plus longuement sur ces images
00:25:29parce que ça complète évidemment le film,
00:25:32le scénario de ces événements tragiques de jeudi soir.
00:25:35Ce sont nos éclaireurs qui nous racontent la scène précisément.
00:25:40Et c'est vous, Rebecca Blanc-Lelouch,
00:25:42qui avez pris le temps de regarder, d'analyser en profondeur ces images.
00:25:45Que raconte-t-elle ?
00:25:47Eh bien, c'est une rixe, c'est la toute première rixe
00:25:50qui éclate jeudi dernier à 17h50,
00:25:53juste avant le lynchage mortel de Quentin Deranque
00:25:56dans le 7e arrondissement de Lyon,
00:25:57à une centaine de mètres du lieu,
00:26:00là où Quentin a été lynché.
00:26:02Vous allez voir une vidéo,
00:26:03on y voit un affrontement avec deux groupes bien distincts.
00:26:06Je précise qu'on ne sait pas si Quentin Deranque est sur cette vidéo.
00:26:09On sait en revanche que ici,
00:26:11les personnes qui sont entourées juste ici en noir,
00:26:14il s'agit du groupe d'ultra-droite dont Quentin fait partie.
00:26:18Eux sont armés de béquilles, de parapluies pour frapper le groupe adverse.
00:26:22Et puis juste en face, les personnes habillées en kaki,
00:26:25eh bien il s'agit du groupe adverse, du groupe d'ultra-gauche
00:26:29qui s'affrontent donc pendant quelques minutes.
00:26:32On ne sait pas en revanche si ce groupe d'ultra-gauche était armé ou non.
00:26:36Ce que l'on sait, c'est qu'ils étaient à peu près le même nombre,
00:26:39une dizaine de personnes environ.
00:26:40Ces images ont été filmées par un riverain.
00:26:43Ce riverain a accepté de témoigner au micro de BFM TV.
00:26:47C'est un témoignage anonyme recueilli par Paul Conge.
00:26:53Là, je voyais deux groupes clairement qui s'affrontaient
00:26:56dans des deux côtés, qui étaient tous visage dissimulé, cagoulé.
00:27:00On avait vraiment l'impression qu'ils s'étaient donné rendez-vous
00:27:02pour s'affronter.
00:27:05Certains étaient armés de béquilles ou de fumigènes.
00:27:08On sait qu'en ce moment, l'ensemble des suspects interrogés
00:27:12sont interrogés sur les faits d'homicide volontaire.
00:27:15Et au moins, l'un d'entre eux est directement suspecté
00:27:17d'avoir participé au coup mortel de Quentin de Ranque.
00:27:20Voilà donc pour les faits, pour ce qu'on en sait.
00:27:23En tout cas, Rebecca, merci beaucoup.
00:27:25Il y a également un volet politique, évidemment, très très important,
00:27:29qui rebondit encore ce matin.
00:27:31Écoutez deux réactions.
00:27:32D'abord, la porte-parole du gouvernement, suivie de François Hollande,
00:27:35sur notre antenne.
00:27:36Moi, j'appelle la présidente Mathilde Panot
00:27:39à exclure Raphaël Arnaud de son groupe,
00:27:42ou tu du moins à l'exclure temporairement
00:27:45pour marquer cette clarification,
00:27:47pour dire non à la violence.
00:27:49Là, il y a une double responsabilité de la France insoumise.
00:27:53La première responsabilité depuis des mois,
00:27:56c'est d'entretenir une espèce de brutalité dans l'expression,
00:28:00de dénonciation permanente, de mise en accusation.
00:28:03La deuxième responsabilité, c'est d'avoir accepté,
00:28:08pour un parti supposé dans l'arc républicain,
00:28:12d'avoir accepté d'avoir un lien avec un groupe,
00:28:16en l'occurrence la Jeune Garde,
00:28:18qui fait du combat physique son but et sa méthode.
00:28:24Voilà donc cette double responsabilité dénoncée par François Hollande
00:28:26et cette demande de la part de la porte-parole du gouvernement
00:28:29d'exclure au moins temporairement Raphaël Arnaud.
00:28:33Guillaume Daré, il a répondu, Manuel Bompard.
00:28:36Oui, réponse immédiate.
00:28:37Le patron des députés, non, pardon, qui est le coordinateur.
00:28:40National de la France insoumise, effectivement,
00:28:42qui vient de répondre sur le réseau social XA,
00:28:45Maud Bréjean, la porte-parole du gouvernement.
00:28:48Il dénonce, je cite,
00:28:49« Le mépris absolu de la séparation des pouvoirs
00:28:52et de tous les principes élémentaires.
00:28:54Je lui rappelle, dit-il à la porte-parole du gouvernement,
00:28:56que Raphaël Arnaud n'a aucune responsabilité
00:28:59dans le drame survenu à Lyon. »
00:29:01C'est ce que dit Manuel Bompard,
00:29:03qui rejette la faute, finalement, sur le gouvernement
00:29:05et explique.
00:29:06Maud Bréjean pourrait nous dire
00:29:08pourquoi aucun effectif de police
00:29:09n'était déployé en marge de Sciences Po Lyon
00:29:12jeudi dernier,
00:29:13malgré les alertes des services de renseignement.
00:29:17elle serait enfin dans son rôle.
00:29:19Fin de citation.
00:29:21Vous voyez, un affrontement qui ne fait que débuter,
00:29:23effectivement, entre le gouvernement
00:29:26et la France insoumise.
00:29:27Ton offensif, donc, pour Manuel Bompard,
00:29:29sur un plan strictement légal, d'ailleurs,
00:29:31qui est au Montsé,
00:29:31si c'est possible de pousser à cette exclusion temporaire,
00:29:34elle peut le faire, la présidente de l'Assemblée, ou pas ?
00:29:36Non, je crois que ça ne relève que du groupe.
00:29:38Ça avait été fait, rappelez-vous,
00:29:39si je ne dis pas de bêtises,
00:29:41à l'époque d'Adrien Quatennens
00:29:42pour des raisons totalement différentes.
00:29:43Il faut revoir si, effectivement,
00:29:44c'était lui qui s'était mis en marge
00:29:46ou s'il avait été exclu temporairement.
00:29:47En tout cas, temporairement,
00:29:49il n'avait plus appartenu au groupe.
00:29:51Mais on avait vu,
00:29:52pour des raisons totalement différentes,
00:29:53rappelez-vous,
00:29:54la question aussi du sénateur Guerriot,
00:29:56il y a quelques mois,
00:29:59sur, justement,
00:29:59la question de la soumission chimique
00:30:00à l'égard de la débutée Jossot,
00:30:03où la réponse qui avait été apportée
00:30:04par le président du Sénat, Gérard Larcher,
00:30:07c'était de dire,
00:30:07si je ne dis pas de bêtises,
00:30:08il n'y a que le Conseil constitutionnel
00:30:10qui peut démettre un parlementaire,
00:30:12sinon, c'est à lui de se mettre de côté.
00:30:14Alors, on a entendu François Hollande,
00:30:15un autre député socialiste est avec nous.
00:30:17C'est Laurent Bommel, bonjour,
00:30:19merci de nous répondre.
00:30:20Vous avez vu, lu et entendu
00:30:21cette réaction de Manuel Bompard
00:30:23après la demande de Maude Bréchon.
00:30:26Comment réagissez-vous
00:30:27à ce texte publié
00:30:28par le coordinateur national des Insoumis ?
00:30:30– Je crains pour lui
00:30:32que ça ne suffise pas
00:30:34à éteindre la polémique.
00:30:37Raphaël Arnaud, effectivement,
00:30:39présente un profil particulier
00:30:45qui signale finalement
00:30:46un rapport à la violence politique
00:30:48qui est problématique pour LFI.
00:30:52D'ailleurs, nous-mêmes,
00:30:53nous ne l'avions pas soutenu
00:30:54lors des législatives de 2024.
00:30:57On avait soutenu un dissident,
00:30:58alors même qu'il y avait un accord global,
00:30:59dans le cadre du MFP.
00:31:01Donc, on avait effectivement bien senti
00:31:04que ce profil était problématique.
00:31:06Donc, je crois qu'aujourd'hui,
00:31:07LFI ne sortira pas de cette situation
00:31:11en essayant de reporter
00:31:14la responsabilité sur les forces de police.
00:31:16– Donc, ça veut dire que vous soutenez
00:31:17la demande de Maude Bréchon.
00:31:18Vous pensez aussi qu'il faut exclure,
00:31:20temporairement ou peut-être
00:31:21d'ailleurs définitivement,
00:31:22Raphaël Arnaud de l'Assemblée.
00:31:23C'est la demande que vous faites ce matin.
00:31:24– Moi, je ne fais aucune demande.
00:31:26En tout cas, ce que je demande
00:31:27à nos collègues de LFI,
00:31:29c'est d'ouvrir une véritable introspection
00:31:31sur leur rapport à la violence
00:31:35et non seulement la violence publique,
00:31:37mais aussi toute cette virulence verbale,
00:31:40ces campagnes de calomne,
00:31:42ces dénonciations de toutes celles et tous ceux,
00:31:45y compris dans le camp de la gauche,
00:31:47qui, à un moment donné,
00:31:48ne sont pas d'accord avec leur choix
00:31:49stratégique et tactique,
00:31:51et vis-à-vis desquels ils déversent
00:31:53ou ils encouragent,
00:31:54y compris sur les réseaux sociaux,
00:31:57des campagnes haineuses
00:31:58et qui posent vraiment problème
00:32:01parce que nous sommes dans une démocratie
00:32:04et la démocratie,
00:32:05c'est le respect du pluralisme
00:32:06et des opinions.
00:32:07– Alors, c'est intéressant ce que vous nous dites
00:32:09parce que vous avez rappelé
00:32:10le contexte des législatives,
00:32:11vous avez rappelé qu'au PS,
00:32:12effectivement,
00:32:13il n'y avait pas eu un soutien
00:32:14pour Raphaël Arnaud à l'époque,
00:32:15mais est-ce que ce n'est pas
00:32:16un petit peu facile
00:32:16de se dédouaner de l'accord global ?
00:32:18Parce que dans la suite de votre réponse,
00:32:20vous dites qu'il y a un problème
00:32:21structurel à LFI.
00:32:22Est-ce qu'aujourd'hui,
00:32:23avec le recul,
00:32:23vous ne regrettez pas cet accord
00:32:25du nouveau Front populaire ?
00:32:26Parce que tout le monde savait déjà
00:32:28qu'il y avait,
00:32:29notamment Raphaël Arnaud
00:32:31chez les candidats globaux
00:32:32de la France insoumise.
00:32:34– Oui, je vous rappelle,
00:32:36vous avez précisé
00:32:37que vous ne l'avez précisément pas
00:32:40soutenu à un accord,
00:32:41ça ne veut pas dire
00:32:41qu'on est d'accord sur tout,
00:32:43il y avait déjà des divergences,
00:32:45et par exemple,
00:32:46la candidature de Raphaël Arnaud
00:32:47était une divergente.
00:32:48Il y avait déjà aussi,
00:32:50de notre part,
00:32:51des réserves sur le rapport
00:32:54à la communication politique
00:32:55de Jean-Luc Mélenchon,
00:32:57cette forme de brutalité,
00:32:59cette volonté de conflictualiser.
00:33:01D'ailleurs,
00:33:01on lui avait demandé
00:33:02dans la campagne de 2024
00:33:03de se tenir un peu en retrait,
00:33:05on avait, souvenez-vous,
00:33:07expliqué qu'il ne serait pas
00:33:08le premier ministre
00:33:09en cas d'électoire
00:33:10de cette coalition.
00:33:12Force est de constater
00:33:13que ces problèmes
00:33:14se sont aggravés depuis,
00:33:16et on a vu dans la période récente,
00:33:17par exemple,
00:33:18comment le fait que les socialistes,
00:33:20parce qu'ils ont fait une analyse
00:33:21de la situation politique
00:33:23d'une assemblée sans majorité,
00:33:24et ont voulu aller vers
00:33:25des formes de compromis,
00:33:27comment les socialistes
00:33:28sont aujourd'hui l'objet
00:33:29de campagnes extrêmement virulentes
00:33:31de l'immigrement,
00:33:32qu'ils ne sont pas dignes
00:33:34du fonctionnement apaisé
00:33:35d'une démocratie.
00:33:36Vous répondez quoi à Rachida Detti
00:33:38quand elle dit ce matin
00:33:39« Toute la gauche est concernée,
00:33:40le nouveau Front populaire,
00:33:41ils ont tous été élus
00:33:42avec le soutien,
00:33:44direct ou indirect,
00:33:44c'est ce qu'elle veut dire,
00:33:45de la jeune garde ? »
00:33:46Oui, mais je réponds aussi
00:33:47quand même à cette partie
00:33:49de la droite,
00:33:50qu'elle n'est pas tout à fait
00:33:51exempte de reproche,
00:33:53en termes aussi de violence
00:33:54et de violence politique
00:33:57et verbale.
00:33:59Voilà, les Républicains
00:34:00n'offrent pas dans l'hémicycle
00:34:01l'exemple d'une formation politique
00:34:04qui est toujours apaisée
00:34:06dans ses propos.
00:34:07Il y a eu récemment
00:34:08une niche parlementaire
00:34:11dans laquelle ça a été
00:34:12un festival de propos très durs
00:34:15à l'égard des migrants,
00:34:17de propos sulfureux,
00:34:19de propos incitant quand même
00:34:21à une forte conflictualité
00:34:22dans notre société.
00:34:24Puis, on parle là aujourd'hui
00:34:26des dérives
00:34:27de groupuscules radicaux
00:34:29d'extrême gauche.
00:34:30Enfin, la violence,
00:34:31elle est aussi le fait
00:34:32dans notre vie politique
00:34:34des groupuscules d'ultra-droite
00:34:36dont les liens
00:34:37avec le Rassemblement national
00:34:38sont quand même discutés aussi.
00:34:40Merci beaucoup pour cette réaction.
00:34:42Laurent Baumel, ce matin,
00:34:43comment réagit-on maintenant
00:34:44du côté du FIEF
00:34:45du député Raphaël Arnaud ?
00:34:46Il est élu du Vaucluse
00:34:48et Anne Boisys.
00:34:49Vous vous êtes rendu
00:34:50près de sa permanence.
00:34:52Quelles sont les réactions
00:34:53ce matin auprès des habitants
00:34:55que vous avez croisés ?
00:34:58Oui, absolument.
00:34:59On a pu échanger
00:35:00avec plusieurs habitants
00:35:01ce matin ici à Avignon.
00:35:02La plupart nous indiquent
00:35:04ne plus croire en la politique
00:35:05et se sentir impuissants
00:35:07face à cette montée
00:35:08des violences
00:35:09dans le monde politique.
00:35:10Je vous propose
00:35:11d'écouter les témoignages
00:35:12que l'on a recueillis
00:35:14ce matin avec Arnaud Delerre.
00:35:16On commence un petit peu
00:35:17à se poser beaucoup de questions
00:35:19sur les gens
00:35:20qui sont censés être probants,
00:35:23honnêtes,
00:35:24penser à nous,
00:35:25à leur ville, etc.
00:35:27Donc non, c'est fini.
00:35:28Moi, la politique,
00:35:28je n'y crois plus, sincèrement.
00:35:30Et ce qui est encore plus regrettable,
00:35:32c'est la récupération politique
00:35:33qu'il y a derrière
00:35:33parce qu'il y a quand même là
00:35:35quelqu'un qui est mort,
00:35:36qu'on soit de son parti,
00:35:38pas de son parti,
00:35:38d'accord, pas d'accord.
00:35:39C'est quand même une vie
00:35:40qui est partie dans la violence.
00:35:41Donc c'est hyper grave.
00:35:43C'est toujours regrettable
00:35:44quand les gens s'insultent,
00:35:45s'injurient au lieu de débattre.
00:35:47C'est toujours regrettable.
00:35:48Mais bon,
00:35:49je pense que ça correspond
00:35:50aux tensions
00:35:50qui sont à l'œuvre
00:35:51dans la société en ce moment.
00:35:53On le rappelle,
00:35:54on est dans le fief
00:35:55de Raphaël Arnaud,
00:35:56député de la France Insoumise
00:35:57ici à Avignon.
00:35:59Hier soir,
00:35:59ce sont 9 personnes
00:36:00qui ont été interpellées.
00:36:01Ce matin, on apprend
00:36:02qu'ils sont 11
00:36:03à avoir été interpellées
00:36:05dans le cadre
00:36:05de l'enquête ouverte
00:36:06après la mort
00:36:07de Quentin de Ranque
00:36:08à Lyon.
00:36:09Et parmi ces personnes
00:36:10interpellées,
00:36:11figurent deux proches
00:36:12de Raphaël Arnaud.
00:36:13On trouve l'assistant parlementaire
00:36:15Jacques-Élie Favreau
00:36:16ainsi qu'un proche,
00:36:17un militant de la jeune garde
00:36:18Adrien B.
00:36:19Et on le rappelle,
00:36:20c'est un climat tendu
00:36:22pour la France Insoumise.
00:36:23Et ce matin,
00:36:23Maude Bréjean,
00:36:24la porte-parole du gouvernement,
00:36:25a appelé à exclure temporairement
00:36:27Raphaël Arnaud
00:36:27de l'Assemblée nationale.
00:36:29Il y a des rebondissements
00:36:30heure par heure
00:36:31à la fois judiciaire et politique.
00:36:33D'un mot, Guillaume.
00:36:33La décision,
00:36:34ce qu'on disait
00:36:34sur un député
00:36:35qui est parfois exclu
00:36:36ou pas de son parti,
00:36:37on disait que c'était
00:36:37pour des raisons
00:36:38totalement différentes.
00:36:39Fin 2022,
00:36:40Adrien Quatennens,
00:36:40on le disait,
00:36:41qui avait été condamné
00:36:42pour violences conjugales,
00:36:43avait été suspendu
00:36:44quatre mois
00:36:46du groupe
00:36:47de la France Insoumise
00:36:48avant d'y être réintégré.
00:36:49Il avait été réinvesti
00:36:50après la dissolution,
00:36:51mais il avait retiré
00:36:52sa candidature
00:36:52trouvant que c'était
00:36:53trop compliqué.
00:36:53Allez,
00:36:54l'autre actualité
00:36:54forte de cette matinée,
00:36:56ce sont les inondations,
00:36:58les intempéries.
00:36:59Une personne est portée disparue.
00:37:00On l'a appris ce matin
00:37:02dans le département
00:37:03du Ménéloir.
00:37:04On va vous expliquer
00:37:05les circonstances
00:37:06de cette disparition
00:37:07et vous dire
00:37:07ce qui va arriver
00:37:08dans les heures qui viennent
00:37:09autour d'Angers
00:37:10où la situation est critique.
00:37:12A tout de suite.
00:37:14Dans quelques minutes,
00:37:15il sera 11 heures.
00:37:16Vous êtes dans Arnaud Direct
00:37:17et regardez ce qui nous attend
00:37:18pour l'heure qui vient.
00:37:19L'actualité,
00:37:20elle s'accélère ce matin,
00:37:21notamment dans l'enquête
00:37:22sur la mort de Quentin
00:37:24avec deux nouvelles interpellations.
00:37:25Ce matin,
00:37:26il y a donc maintenant
00:37:2611 suspects
00:37:28qui sont auditionnés
00:37:29sur le plan politique.
00:37:31Également,
00:37:31les situations se tend
00:37:32avec le gouvernement
00:37:33qui demande
00:37:34l'exclusion temporaire
00:37:35de Raphaël Arnaud,
00:37:36le député de l'Assemblée.
00:37:38Manuel Bompard
00:37:39a répondu
00:37:40qu'il n'en était
00:37:41pour l'instant,
00:37:41évidemment,
00:37:42pas question de son point de vue.
00:37:43Et puis,
00:37:44sur le front des inondations,
00:37:45un drame
00:37:46dans le Ménéloir
00:37:47avec une personne
00:37:48qui est maintenant
00:37:49portée disparue,
00:37:50un kayakiste
00:37:51qui est tombé dans l'eau
00:37:52hier soir.
00:37:54Angers,
00:37:54sa région,
00:37:55se prépare
00:37:55à une crue exceptionnelle
00:37:57alors qu'en Gironde
00:37:58et dans le Lot-et-Garande,
00:37:59on craint maintenant
00:38:00l'arrivée d'une nouvelle tempête
00:38:01baptisée Pedro
00:38:02avec des vents importants
00:38:03qui pourraient déraciner
00:38:04les arbres
00:38:05sur le sol
00:38:07détrempé.
00:38:08Voilà donc pour les
00:38:09toutes dernières informations,
00:38:11les titres de ce matin.
00:38:12C'est parti jusqu'à midi.
00:38:20Et commençons par
00:38:21les intempéries
00:38:22avec nos équipes
00:38:23qui sont déployées,
00:38:24vous le voyez partout,
00:38:25dans ces départements
00:38:26qui sont en vigilance rouge.
00:38:28Il y en a quatre.
00:38:30Ils se trouvent donc
00:38:30dans le Ménéloir,
00:38:32en Charente-Maritime,
00:38:33en Gironde
00:38:33et dans le Lot-et-Garonne.
00:38:34Commençons par le Ménéloir
00:38:35parce que c'est là,
00:38:36Thomas Hermand,
00:38:37qu'on a donc appris
00:38:38qu'un drame
00:38:38s'était produit
00:38:40la nuit dernière.
00:38:41Un kayakiste
00:38:42qui est tombé à l'eau
00:38:43et dont le corps
00:38:43n'a pas été retrouvé.
00:38:47Oui, c'était hier soir
00:38:48et c'était lors d'un point
00:38:49avec le préfet
00:38:50et le maire d'Angers.
00:38:51Trois kayakistes donc.
00:38:53Deux ont été secourus
00:38:54mais un troisième
00:38:55est toujours porté disparu.
00:38:56Les opérations de recherche
00:38:57se sont interrompues hier soir.
00:38:58Elles ont reprise
00:38:59depuis ce matin.
00:39:00Angers se prépare.
00:39:01C'était le deuxième message
00:39:02des autorités.
00:39:04Regardez ici.
00:39:04Eh bien, c'est la Mène
00:39:06tout simplement
00:39:06qui s'écoule
00:39:07dans cette trémie.
00:39:08Bonjour Christophe.
00:39:09Ça fait depuis 1995
00:39:10qu'on n'a pas fait
00:39:11cette opération ?
00:39:13Exactement.
00:39:13On est sur une opération
00:39:14qui avait été faite
00:39:15en 1995
00:39:16et qui ne s'était pas
00:39:17reconduite depuis.
00:39:18Ça sert à quoi
00:39:19d'inonder ce tunnel ?
00:39:20Là, on se trouve
00:39:21sous l'esplanade
00:39:22de cœur de Mène
00:39:22au sein de la ville d'Angers
00:39:24sur les voies sur berge
00:39:26dans une structure
00:39:26qui est sous le niveau de l'eau
00:39:28et donc,
00:39:29étant donné
00:39:29la montée de la crue
00:39:30de la loi de la Mène,
00:39:31on doit immerger
00:39:32cette trémie
00:39:33pour qu'elle ne soit pas
00:39:34poussée par la poussée
00:39:35d'Archimène.
00:39:36Là, il y aura quoi ?
00:39:37Un mètre d'eau
00:39:37quand tout sera rempli ?
00:39:39Sur un premier seuil,
00:39:40on va être autour
00:39:40d'un mètre d'eau
00:39:41et selon l'évolution
00:39:42de la crue de la Mène,
00:39:42on sera amené éventuellement
00:39:44à remplir de nouveau
00:39:45à différentes hauteurs d'eau.
00:39:47Le préfet, le maire,
00:39:48disait que ça allait être
00:39:48très compliqué
00:39:49sur les routes
00:39:49à l'échelle du département.
00:39:51C'est quoi
00:39:51les complexités
00:39:52à l'heure actuelle ?
00:39:54À l'heure actuelle,
00:39:55on a 25 routes départementales
00:39:56qui sont fermées,
00:39:57ce qui représente 70 km
00:40:02qui continuent à augmenter.
00:40:03On conseille surtout
00:40:05aux automobilistes
00:40:06de limiter leurs déplacements
00:40:07et d'utiliser
00:40:08les outils de guidage
00:40:10pour avoir
00:40:11le meilleur itinéraire.
00:40:12Merci beaucoup
00:40:12et bon courage.
00:40:13Vous voyez ici,
00:40:14Angers se prépare
00:40:15à ses centimètres
00:40:17d'eau supplémentaire,
00:40:17plus 10 cm
00:40:18d'ici demain
00:40:19et puis ça va encore
00:40:20augmenter
00:40:20pour la journée de demain.
00:40:22On ne voit pas encore
00:40:23de décru ici,
00:40:24c'est pour ça
00:40:25qu'on reste très attentif.
00:40:26Des mesures seront annoncées
00:40:27d'ailleurs par le maire d'Angers
00:40:28dans l'après-midi.
00:40:29Oui, effectivement,
00:40:30le maire d'Angers,
00:40:31au côté duquel vous étiez
00:40:33il y a quelques instants,
00:40:34Thomas avec Vincent Serron,
00:40:36le maire d'Angers
00:40:37qui a donné des informations
00:40:38avec le préfet
00:40:39à ses côtés
00:40:40sur un drame
00:40:41qui s'est donc produit
00:40:42hier soir,
00:40:43cette disparition,
00:40:44ce kayakiste
00:40:45dont le bateau
00:40:46s'est renversé
00:40:47sur la Loire.
00:40:48Mélanie Vecchio,
00:40:49vous nous avez rejoint.
00:40:50Est-ce qu'on a plus de précisions
00:40:51sur les circonstances
00:40:52de ce drame ?
00:40:53On parle de drame,
00:40:54alors évidemment,
00:40:55le corps pour l'instant
00:40:55n'a pas encore été repêché
00:40:57mais on a assez peu d'espoir
00:40:59du côté des autorités locales
00:41:00de pouvoir retrouver
00:41:01cette personne vivante.
00:41:02C'est ce qu'indiquait
00:41:02le préfet ce matin,
00:41:03le préfet de Méné-Loire
00:41:04qui disait justement
00:41:06qu'il y avait très peu
00:41:07d'espoir de retrouver
00:41:08cette personne vivante.
00:41:09Cette personne,
00:41:09c'est un homme
00:41:10qui est âgé de 53 ans,
00:41:12sont les premières remontées.
00:41:13Ça se passe à Chalonne-sur-Loire.
00:41:15Il était avec
00:41:16deux autres personnes,
00:41:17un homme de 37 ans
00:41:19et un autre homme
00:41:19de 44 ans,
00:41:21sur une barque,
00:41:22sur un canoë,
00:41:23comme vous le disiez.
00:41:24Et ça se passe hier soir
00:41:26aux alentours de 23 heures.
00:41:29Cette embarcation a chaviré.
00:41:31Deux hommes,
00:41:32les deux hommes ont réussi
00:41:33à s'accrocher à un arbre
00:41:34et ensuite,
00:41:35ils ont été secourus
00:41:36par des riverains.
00:41:37Ils ont été transportés
00:41:40au centre hospitalier d'Angers.
00:41:41Leur spécifique vital
00:41:42n'est pas engagé.
00:41:43Le troisième homme,
00:41:45donc cet homme âgé
00:41:45de 53 ans,
00:41:46a été emporté.
00:41:47Il est toujours recherché.
00:41:48Et puis on le disait,
00:41:49il y a donc assez peu de chances
00:41:51de retrouver
00:41:52cette personne vivante.
00:41:53C'est ce qu'indiquait
00:41:54le préfet de Ménéloire ce matin.
00:41:55Alors c'est un vraisemblable drame
00:41:57qui s'annonce évidemment,
00:41:59qui rappelle, Marc Hay,
00:42:00les consignes de prudence
00:42:01qui ne sont pas forcément
00:42:03systématiquement observées.
00:42:04Et parfois,
00:42:05on ne se méfie pas,
00:42:06on a l'impression
00:42:06que la situation est calme
00:42:07alors qu'en réalité,
00:42:09notamment sur les cours d'eau,
00:42:10ça pousse très fort.
00:42:11Bien sûr,
00:42:11le courant,
00:42:12le débit
00:42:13est très puissant
00:42:14sur ces cours d'eau
00:42:16qui traversent
00:42:18le département du Ménéloire.
00:42:19Je vous rappelle
00:42:19que le département
00:42:20est placé en vigilance rouge
00:42:21à Chalonne-sur-Loire.
00:42:23Donc c'est la Loire
00:42:23qui passe à proximité
00:42:25de cette ville
00:42:27du Ménéloire
00:42:28dans les environs d'Angers
00:42:30et avec des débits
00:42:31qui sont puissants.
00:42:32Et on le dit toujours,
00:42:33c'est pareil,
00:42:33quand vous êtes en voiture,
00:42:34il suffit de quelques dizaines
00:42:36de centimètres,
00:42:36entre 20 et 30 centimètres
00:42:38pour que votre voiture
00:42:39soit emportée par les eaux.
00:42:41Et donc, bien sûr,
00:42:42ce sont des régions,
00:42:43c'est assez étonnant,
00:42:44mais ce sont des régions
00:42:45où actuellement,
00:42:46je pense à
00:42:48Chalonne-sur-Loire,
00:42:49Muret-Rigny,
00:42:50Angers,
00:42:51les Poncez,
00:42:52où actuellement,
00:42:52comme dans le sud-ouest,
00:42:53on se déplace par endroits
00:42:54en barque ou en kayak
00:42:56parce que très clairement,
00:42:57les routes ne sont plus
00:42:59accessibles.
00:43:00Et donc,
00:43:02ces habitants
00:43:03utilisent le système D,
00:43:05mais c'est vrai
00:43:05qu'à 23 heures
00:43:06en pleine nuit,
00:43:07parfois,
00:43:07il y a des coupures de courant
00:43:08également dans ces départements
00:43:10qui sont placées
00:43:10en vigilance rouge
00:43:11et donc,
00:43:12on ne voit rien
00:43:12et avec le débit,
00:43:14le risque est en effet
00:43:16très fort
00:43:16et il faut rester
00:43:17extrêmement prudent.
00:43:18Pendant que vous parlez,
00:43:19on voit les images
00:43:20en Charente-Maritime,
00:43:21on va aller dans quelques instants
00:43:22pour retrouver Arthur Descudé
00:43:23où on voit justement
00:43:23des barques qui sont utilisées
00:43:25comme ça pour la vie
00:43:26au quotidien.
00:43:26En plus,
00:43:27en pleine nuit,
00:43:28évidemment,
00:43:28on ne voit rien,
00:43:29on ne voit pas les branches
00:43:30qui arrivent
00:43:30et parfois,
00:43:31il y a des barrages naturels
00:43:33qui se sont un peu créés
00:43:34avec l'amoncellement
00:43:35de branches
00:43:35qui cèdent
00:43:36à un moment ou à un autre
00:43:37sous la...
00:43:39Exactement,
00:43:39voilà,
00:43:40ce sont les embâques
00:43:40qui cèdent
00:43:41et du coup,
00:43:43en la balle...
00:43:44Vous avez une sorte de vague.
00:43:44Exactement,
00:43:44il y a une vague
00:43:45qui peut submerger le kayak.
00:43:46Oui,
00:43:47il faut être très prudent
00:43:48avec ces embâques.
00:43:49C'est comme aussi
00:43:49avec les digues.
00:43:50On le voit là
00:43:51depuis plusieurs jours,
00:43:52des digues
00:43:53qui ont été construites
00:43:54pour protéger
00:43:55certaines communes
00:43:57et ces digues
00:43:58sont très fragiles.
00:43:59Le poids de l'eau
00:44:00est considérable
00:44:01dans le cadre
00:44:02des crues exceptionnelles
00:44:04qui touchent actuellement
00:44:04la France.
00:44:05Donc,
00:44:05on peut avoir des brèches
00:44:06en effet dans ces digues
00:44:08et puis d'un seul coup,
00:44:09vous avez une forme de vague
00:44:11qui peut arriver.
00:44:12Donc,
00:44:13la prudence
00:44:14est encore de mise
00:44:14d'autant plus
00:44:15que les niveaux
00:44:16à la fois
00:44:17en Charente-Maritime
00:44:18ou encore
00:44:19dans le Maine-et-Loire,
00:44:20tous les niveaux
00:44:21sont orientés à la hausse.
00:44:22Je regardais la Maine
00:44:23à Angers,
00:44:24les niveaux montent
00:44:24et puis d'autres pluies
00:44:26concernent aujourd'hui
00:44:27ces territoires
00:44:27de la Bretagne,
00:44:29des pays de la Loire,
00:44:30donc des précipitations
00:44:31parfois soutenues
00:44:31qui tombent sur des sols
00:44:33complètement saturés.
00:44:33Donc,
00:44:33il n'y a pas de pic de cru
00:44:35envisagé
00:44:36à la fois,
00:44:36pour l'instant en tout cas,
00:44:37pour les pays de la Loire
00:44:38et pour la région
00:44:40Poitou-Charente,
00:44:40le département
00:44:41de la Charente-Maritime.
00:44:42Alors justement,
00:44:42allons-y en Charente-Maritime
00:44:43parce que vous découvrez
00:44:45en direct
00:44:45ces images,
00:44:47ces inondations
00:44:48impressionnantes
00:44:48à Sainte-Arthur-Descudé.
00:44:51Vous êtes sur place
00:44:52et ces images
00:44:53que nous envoie
00:44:53Lucille Martin,
00:44:54elles sont très impressionnantes
00:44:56et on est avec vous
00:44:56depuis plusieurs heures maintenant
00:44:57et on voit
00:44:58que le niveau monte,
00:44:59vous en avez maintenant
00:45:00jusqu'à la ceinture.
00:45:03Oui,
00:45:04c'est impressionnant,
00:45:04Julien,
00:45:05vous avez raison de le dire,
00:45:0782 centimètres d'eau
00:45:08dans la rue
00:45:08dans laquelle on se trouve
00:45:09avec Lucille Martin.
00:45:10Alors vous vous en doutez,
00:45:11autant d'eau,
00:45:12ça rentre dans les habitations.
00:45:14On est d'ailleurs
00:45:14chez Cédric
00:45:15qui a sa maison
00:45:16qui est complètement inondée
00:45:18depuis ce matin.
00:45:19Bonjour Cédric,
00:45:20merci d'être avec nous.
00:45:22Comment évaluez-vous
00:45:22l'ampleur des dégâts
00:45:24chez vous
00:45:24à l'heure où l'on se parle ?
00:45:25C'est exceptionnel.
00:45:26Ça fait six ans
00:45:27qu'on est là,
00:45:27on n'a jamais vu ça.
00:45:29À l'ampleur des dégâts,
00:45:30on verra après.
00:45:31Pour l'instant,
00:45:32il y a quelques systèmes électriques
00:45:36qu'on souhaitait
00:45:37et puis d'autres,
00:45:38on peut encore vivre à l'étage.
00:45:40Les évacuations,
00:45:40c'est limite.
00:45:41Pour l'instant,
00:45:42vous,
00:45:42pas d'évacuation prévue,
00:45:43vous restez chez vous ?
00:45:43On reste là,
00:45:44mais on est prêt à partir
00:45:45si jamais il y a
00:45:47toute l'électricité
00:45:48qui pète
00:45:49ou si ça n'évacue plus,
00:45:50on ne pourra pas rester,
00:45:51c'est sûr.
00:45:51Et puis alors Cédric,
00:45:52un grand élan de solidarité
00:45:54avec les voisins,
00:45:55les services de la ville
00:45:56pour installer des parpaings.
00:45:57Racontez-nous
00:45:58ce qui a été fait chez vous.
00:45:59Oui, la ville est très efficace,
00:46:01les pompiers,
00:46:03il y a beaucoup de bénévoles.
00:46:06Et puis on est dans une rue
00:46:07qui est très conviviale,
00:46:08c'est comme un petit village,
00:46:09donc on s'en traite beaucoup.
00:46:10Donc on va aider les voisins,
00:46:12ils viennent nous aider.
00:46:14Il y a un voisin
00:46:15qui m'a proposé sa barque
00:46:16pour sortir si je voulais.
00:46:19Est-ce que vous vous attendiez
00:46:20à autant d'eau
00:46:20aujourd'hui ?
00:46:21Non, pas du tout,
00:46:22c'est ça le problème aussi
00:46:23et ça monte assez rapidement
00:46:25aussi dans la ville de Sainte.
00:46:26En matière de crues,
00:46:27on ne peut pas trop prévoir en fait.
00:46:28C'est ce que l'expérience nous apprend,
00:46:30c'est qu'on ne sait pas
00:46:31si ce sera une petite crue,
00:46:32une grande crue.
00:46:33Donc moi j'ai tout un stock
00:46:34de parpaings à la cave,
00:46:35sauf que le temps que je me raperçoive
00:46:37que ce serait une grande crue,
00:46:38la cave a été inondée,
00:46:38donc je ne peux pas aller les chercher.
00:46:41Comment vous allez faire
00:46:42pour les prochains jours
00:46:43parce que ce n'est pas prêt
00:46:43de s'arrêter malheureusement
00:46:44ici en Charente-Maritime ?
00:46:46Ah ben là, je ne sais pas.
00:46:47Moi j'ai envie de rester
00:46:48parce que j'ai des instruments
00:46:49de musique, de collection,
00:46:50mais c'est vrai que la famille
00:46:51a peut-être envie de partir
00:46:52parce que ça commence
00:46:53à être un peu lourd.
00:46:54Justement Cédric,
00:46:55je voulais montrer
00:46:55parce que cette image
00:46:56elle est assez impressionnante.
00:46:57Vous voyez sur ces images
00:46:57de Lucille Martin,
00:46:58le piano qui a été surélevé
00:47:00parce que vous êtes professeur de musique
00:47:02et alors depuis ce matin,
00:47:03on l'entend dans tout le quartier,
00:47:04vous jouez des morceaux de piano
00:47:05pour les habitants.
00:47:06Est-ce qu'on peut en avoir un en direct
00:47:07parce que c'est vrai
00:47:08que ça montre cet optimisme
00:47:10dans le quartier.
00:47:11Je vais s'écouter un petit peu Cédric.
00:47:18Et bien voilà,
00:47:19sur ces belles notes de musique,
00:47:20vous voyez cet élan de solidarité,
00:47:22cet optimisme
00:47:23qui se maintient ici en Charente
00:47:24malgré la montée des eaux
00:47:26qui est assez impressionnante
00:47:27et qui se poursuit
00:47:28donc ici en Charente-Maritime.
00:47:30C'est une scène magnifique
00:47:31que vous nous avez montrée.
00:47:32Garde le sourire, Cédric,
00:47:34et on voit cette solidarité
00:47:35entre les habitants de la rue.
00:47:37Ce genre de scène,
00:47:37on en voit dans l'ensemble
00:47:39des communes qui sont concernées
00:47:40et elles sont hélas évidemment
00:47:41très très nombreuses.
00:47:43Cédric qui n'a pas été évacué
00:47:45pour l'instant
00:47:45alors qu'il y a des centaines
00:47:47et des centaines de personnes
00:47:48qui sont évacuées.
00:47:48La barre qu'on a percevée
00:47:49tout à l'heure
00:47:50avec des personnes
00:47:52qui étaient avec des vêtements
00:47:53phosphorescents,
00:47:53ce sont des personnes
00:47:55qui évacuent justement
00:47:56notamment les personnes âgées
00:47:58qui ne peuvent plus rester
00:47:59dans ces conditions
00:48:00aussi compliquées.
00:48:00Il y a une expression
00:48:02qu'il a employée Cédric
00:48:03il y a quelques instants,
00:48:04Marc.
00:48:05Il a dit avec les crues
00:48:06on ne peut jamais savoir
00:48:07et c'est vrai,
00:48:08on essaie d'anticiper les pics,
00:48:09on voit les grandes tendances
00:48:10mais c'est difficile de dire
00:48:12le pic ce sera à telle heure
00:48:13et ensuite il n'y aura plus de problème.
00:48:14En fait on fait des projections
00:48:15qui sont parfois rendues
00:48:16un petit peu délicates
00:48:17parce qu'il y a une multitude
00:48:18de facteurs à prendre en compte.
00:48:20D'une part la saturation des sols,
00:48:22bon là c'est très simple,
00:48:22ils sont saturés.
00:48:24Les pluies donc à venir,
00:48:25donc là pour l'instant
00:48:26on est globalement
00:48:26sur des conditions
00:48:27encore un peu sèches
00:48:28sur la Charente-Maritime
00:48:29mais d'autres pluies arrivent
00:48:30avec l'arrivée
00:48:31de la tempête Pédro
00:48:31et des pluies,
00:48:32pas des petites pluies,
00:48:33de fortes pluies
00:48:34et puis dans le même temps
00:48:35les coefficients de marée
00:48:36donc la tempête Pédro,
00:48:37la houle,
00:48:38la surcote,
00:48:39des coefficients de marée
00:48:39qui vont dépasser les 90
00:48:41et donc tout ceci va en fait
00:48:42bloquer l'écoulement des eaux
00:48:44vers l'océan Atlantique
00:48:46et donc en effet
00:48:47on est sur du multiparamètre
00:48:48et sur des facteurs
00:48:49aggravant voire suraggravant
00:48:51dans le cas de Sainte
00:48:53et de Cognac.
00:48:54Stéphanie Durafour
00:48:55est avec nous
00:48:55porte-parole d'assurelande.com
00:48:57c'était très intéressant
00:48:58de voir comment cet habitant
00:49:00Cédric fait en sorte
00:49:01d'avoir le moins
00:49:01de dégâts possibles
00:49:03au moment où on se parle
00:49:04dans l'état
00:49:05où en sont les choses
00:49:05on peut difficilement
00:49:06faire plus
00:49:07mais c'est vrai
00:49:07qu'il faut inciter
00:49:08l'ensemble de ces sinistrés
00:49:09à faire ce genre de choses
00:49:10pour essayer de sauver
00:49:11ce qui peut l'être.
00:49:11Oui exactement
00:49:12on a vu
00:49:13les meubles étaient surélevés
00:49:15la difficulté
00:49:16dans ce genre d'épisode
00:49:17ça va être effectivement
00:49:19de procéder
00:49:20à l'estimation
00:49:21des dommages
00:49:22pourquoi ?
00:49:22parce qu'il va falloir
00:49:23attendre que toute l'eau
00:49:24soit retirée
00:49:25des habitations
00:49:26pour pouvoir venir chiffrer
00:49:27le montant des dégâts
00:49:28et ça ça peut prendre
00:49:29des semaines
00:49:30notamment si on a
00:49:30de nouveaux épisodes
00:49:31qui sont amenés
00:49:32à revenir demain
00:49:34dans les jours prochains
00:49:35pour donner peut-être
00:49:36un ordre d'idée
00:49:37la CSR
00:49:38qui est la caisse centrale
00:49:39de réassurance
00:49:39c'est l'organisme
00:49:40qui gère le fonds
00:49:41d'indemnisation
00:49:42des catastrophes naturelles
00:49:43a estimé
00:49:44qu'il y aurait
00:49:45250 000 sinistres
00:49:47pour un montant
00:49:49d'un milliard d'euros
00:49:50de dommages
00:49:50donc on est sur un épisode
00:49:52très conséquent
00:49:53qui va coûter très cher
00:49:54à ce stade
00:49:54ou bien ça peut encore
00:49:55empirer ?
00:49:56alors ça pourrait empirer
00:49:57pourquoi ?
00:49:58parce que
00:49:58ces personnes-là
00:49:59ont vécu
00:49:59un premier sinistre
00:50:01donc elles vont faire
00:50:01une déclaration
00:50:02mais potentiellement
00:50:03dans les jours
00:50:03qui vont venir
00:50:04elles vont avoir
00:50:05un deuxième épisode
00:50:06d'inondation
00:50:07et ça
00:50:07ça va venir
00:50:08s'ajouter
00:50:08à la note
00:50:09ça va être un deuxième
00:50:10sinistre à déclarer
00:50:11des formalités
00:50:13administratives
00:50:14supplémentaires
00:50:15et ça pourrait
00:50:15effectivement avoir
00:50:16une note
00:50:17qui va être
00:50:17beaucoup plus importante
00:50:19dans les jours
00:50:19qui viennent
00:50:20et puis il y a la question
00:50:21aussi de la réparation
00:50:22est-ce qu'il faut
00:50:23remettre en l'état
00:50:24à l'identique
00:50:25ça c'est quelque chose
00:50:26qu'aujourd'hui
00:50:26les assureurs
00:50:28sont dans l'obligation
00:50:29de faire
00:50:29mais il va peut-être
00:50:30falloir se poser la question
00:50:31à l'avenir
00:50:32de reconstruire différemment
00:50:34pour s'adapter
00:50:34à ce type d'événement
00:50:35situation évolutive
00:50:37on le voit
00:50:38notamment du côté
00:50:39du Maine-et-Loire
00:50:39le maire de Ponce
00:50:40est avec nous
00:50:41c'est Jean-Paul Pavillon
00:50:43merci de nous répondre
00:50:45le Maine-et-Loire
00:50:45c'est vrai que c'est
00:50:46le département
00:50:46qu'on surveille le plus
00:50:47en ce moment
00:50:48parce que d'abord
00:50:49il y a eu donc
00:50:49une personne
00:50:50qui est portée disparue
00:50:51maintenant depuis
00:50:51plusieurs heures
00:50:52et puis surtout
00:50:53vous êtes au nœud
00:50:56de quelque chose
00:50:56qui est très très
00:50:57impressionnant
00:50:58autour de vous
00:50:58il y a l'ensemble
00:50:59des fleuves
00:51:01et des cours d'eau
00:51:02qui sont encrues
00:51:03est-ce que vous voyez
00:51:04le niveau
00:51:05qui est en train
00:51:05de monter
00:51:06de façon inexorable
00:51:07et jusqu'où il peut aller ?
00:51:09Alors il y a
00:51:11effectivement
00:51:11les tours de bassin
00:51:12bonjour à vous tous
00:51:13on est sur deux bassins
00:51:13versants
00:51:14et donc il y a
00:51:14le bassin de la Loire
00:51:15où il y a
00:51:16la bonne nouvelle
00:51:17qu'on arrive sur un pic
00:51:18qui va arriver
00:51:19à 5 mètres
00:51:21bientôt
00:51:22et notamment
00:51:22avec la Vienne
00:51:23qui dernière
00:51:23commence à décroître
00:51:25mais sur
00:51:26l'agglomération
00:51:27en ville
00:51:28c'est la Maine
00:51:29qui nous inquiète
00:51:30parce que
00:51:30comme la Loire
00:51:31est morte
00:51:32la Maine a du mal
00:51:33à s'évacuer
00:51:33de la Loire
00:51:34et là
00:51:34les niveaux
00:51:35continuent à monter
00:51:36donc là
00:51:37il y a
00:51:37évidemment un dossier
00:51:39sur tout ce qui est
00:51:40Ville-Longelay
00:51:40et puis
00:51:41toutes les basses-vallées
00:51:42en ville
00:51:43Comment vous vous préparez
00:51:44à ce qui est en train
00:51:45d'arriver
00:51:45de se produire ?
00:51:47Alors on se prépare
00:51:48on a des documents
00:51:49pour en accompagner
00:51:50c'est-à-dire qu'on a
00:51:51des documents
00:51:51qu'on regarde
00:51:52depuis
00:51:53très longtemps
00:51:54et donc
00:51:54au revoir
00:51:55de ça
00:51:56ça fait
00:51:56déjà plus d'une semaine
00:51:57bien avant
00:51:57la période de crise
00:51:59qu'on connaît aujourd'hui
00:52:00on a commencé
00:52:01à travailler
00:52:01pour justement
00:52:03informer la population
00:52:04que l'on va les monter
00:52:05et que l'on va les monter
00:52:07et donc
00:52:07ça fait partie
00:52:08du beau quotidien
00:52:09des plans
00:52:09communaux de sauvegarde
00:52:10comme je le disais
00:52:11qui sont là
00:52:11pour informer la population
00:52:13à travers
00:52:14ce qu'on appelle
00:52:15le débit
00:52:16qui sont des documents
00:52:17techniques
00:52:17au départ
00:52:17et qui aujourd'hui
00:52:18sont des documents
00:52:19opérationnels
00:52:20pour accompagner
00:52:21les gens
00:52:22à évacuer
00:52:22et les informer
00:52:23pour voir
00:52:24ce qu'il y a à faire
00:52:25en cas de télévision
00:52:27Et on va vous laisser
00:52:28retourner auprès
00:52:29de vos administrés
00:52:29Jean-Paul Pavillon
00:52:30en vous remerciant
00:52:31la liaison sonore
00:52:32n'est pas très très bonne
00:52:32mais on a compris
00:52:33l'essentiel
00:52:34de votre message
00:52:35et on a compris
00:52:36qu'évidemment
00:52:36vous restiez
00:52:37sur le qui-vie
00:52:38avec l'ensemble
00:52:38des équipes municipales
00:52:41parce que
00:52:42Marc Hay
00:52:42nous explique
00:52:43que les choses
00:52:43vont se compliquer
00:52:45dans les heures qui viennent
00:52:45même si
00:52:46avec ce point très précis
00:52:47du maire
00:52:48on a cru comprendre
00:52:48qu'on surveille
00:52:50les différents bassins
00:52:51et que la situation
00:52:52n'est pas forcément
00:52:53complètement homogène
00:52:54Non en effet
00:52:55même si dans l'ensemble
00:52:57quand même
00:52:57la situation
00:52:58reste très délicate
00:52:59à l'échelle
00:53:00du département
00:53:00du Maine-et-Loire
00:53:01puisque la Loire
00:53:02reste quand même
00:53:03à un niveau très élevé
00:53:04la Maine
00:53:05continue de progresser
00:53:07en termes de niveau
00:53:08avec c'est vrai
00:53:08beaucoup d'inquiétude
00:53:09pour la ville d'Angers
00:53:12mais c'est vrai
00:53:12que tout ce secteur
00:53:13là autour d'Angers
00:53:14donc Angers
00:53:15Les Ponsées
00:53:17Bouchemennes
00:53:17Mur-et-Rigné
00:53:19Chalonne-sur-Loire
00:53:20là pour le coup
00:53:21c'est vraiment
00:53:22un nœud
00:53:23assez délicat
00:53:24dans ce département
00:53:26du Maine-et-Loire
00:53:26avec surtout
00:53:27pour l'instant
00:53:28c'est vrai
00:53:28un temps globalement sec
00:53:30actuellement sur le département
00:53:31mais les pluies
00:53:31ne sont pas très loin
00:53:32elles arrosent déjà
00:53:34la Bretagne
00:53:35et ces pluies
00:53:37vont arriver
00:53:37sur les pays de la Loire
00:53:38et il est prévu
00:53:39entre 20 et 30 litres d'eau
00:53:40par mètre carré
00:53:41alors en tant que tel
00:53:42c'est pas si énorme que ça
00:53:44mais ça représente
00:53:45quand même
00:53:458 à 10 jours de pluie
00:53:47qui vont tomber
00:53:48sur des sols
00:53:48complètement saturés
00:53:49et lorsqu'on regarde
00:53:50les projections
00:53:51de Vigicru
00:53:52qui s'arrêtent globalement
00:53:53à demain
00:53:54notamment pour la Maine
00:53:55on voit le niveau
00:53:56encore progresser
00:53:57mais c'est sans compter
00:53:58sur l'arrivée
00:53:59de ces nouvelles pluies
00:54:00et puis surtout
00:54:01du vent
00:54:01qui va se renforcer
00:54:02sur les côtes atlantiques
00:54:04des forts coefficients
00:54:04de marée
00:54:05donc cet effet bouchon
00:54:07donc voilà
00:54:08globalement
00:54:09la situation
00:54:09n'est pas encore
00:54:10très rassurante
00:54:11pour ce département
00:54:12du Maine-et-Loire
00:54:12Puisque vous nous parlez
00:54:13de la Bretagne
00:54:14pluie importante
00:54:15mais pas de risque
00:54:15d'inondation là-bas
00:54:16ce stade
00:54:16Alors si
00:54:17aussi parce que
00:54:18pour le coup
00:54:18il y a une double vigilance
00:54:20pour la Bretagne
00:54:21à la fois les crues
00:54:22pour le Finistère
00:54:23et pour le Morbihan
00:54:24avec d'ailleurs
00:54:25plusieurs cours d'eau
00:54:26qui sont à nouveau
00:54:27repassés
00:54:28en vigilance
00:54:29orange
00:54:30crue
00:54:30c'est le cas
00:54:32donc de l'Odé
00:54:34de la Laïta
00:54:34du Blavé
00:54:35ce sont des cours d'eau
00:54:36dont on a beaucoup parlé
00:54:37depuis maintenant
00:54:384-5 semaines
00:54:39qui étaient repassés
00:54:41en jaune
00:54:41qui sont à nouveau
00:54:42placés en vigilance orange
00:54:43Pourquoi ?
00:54:44Parce que là aussi
00:54:45de fortes pluies
00:54:45sont prévues
00:54:46sur le sud de la Bretagne
00:54:47entre le Finistère
00:54:47et le Morbihan
00:54:48il pourrait tomber
00:54:4950 litres d'eau
00:54:49par mètre carré
00:54:50au cours de ces 24 prochaines heures
00:54:51ce qui représente
00:54:52soit deux semaines de pluie
00:54:54là aussi
00:54:54le contexte est le même
00:54:55des sols complètement saturés
00:54:56donc on pourrait à nouveau
00:54:58avoir d'importantes inondations
00:55:00donc dans ces secteurs
00:55:02je regarde par exemple
00:55:03actuellement
00:55:03la Laïta
00:55:04à Quimperlet
00:55:05on voit que
00:55:06le niveau
00:55:07est de 2 mètres 85
00:55:09mais qu'il pourrait monter
00:55:10à près de 4 mètres
00:55:13donc d'ici
00:55:14demain
00:55:15donc on voit très bien
00:55:16que la situation
00:55:17n'est pas du tout
00:55:18du tout stabilisée
00:55:19On vous rappelle
00:55:21cette disparition
00:55:22d'un kayakiste
00:55:23hier soir
00:55:24dans ce département
00:55:25du Ménéloir
00:55:25si on fait le bilan global
00:55:26d'ailleurs
00:55:27depuis le début
00:55:28de cet épisode
00:55:31d'intempéries
00:55:323 personnes décédées
00:55:33et une personne
00:55:34portée disparue
00:55:35il y a eu 2 morts
00:55:35liés à des intoxications
00:55:36monoxyde de carbone
00:55:37en Gironde
00:55:39le 14 février
00:55:40un mort dans un accident
00:55:41sur la voie publique
00:55:42impliquant
00:55:43un véhicule immergé
00:55:44ça c'était le 15 février
00:55:45et donc
00:55:46un disparu
00:55:47voilà pour le bilan
00:55:48à ce stade
00:55:48mais vous avez compris
00:55:49qu'on n'en est pas encore
00:55:50au bout
00:55:51dans le département
00:55:52du Ménéloir
00:55:52dont vous nous avez parlé
00:55:53en Bretagne bien sûr
00:55:55mais aussi le long de la Garonne
00:55:56et notamment dans
00:55:57Lotte et Garonne
00:55:58à Tonins
00:55:59où vous trouvez
00:56:00Igor Saheri
00:56:01Tonins qui est l'une des communes
00:56:02les plus touchées
00:56:03depuis le début
00:56:03et on a l'impression
00:56:04qu'on n'en verra jamais le bout
00:56:07oui c'est un peu ça
00:56:08Julien
00:56:09regardez cette image
00:56:10de Hugo d'Orsemène
00:56:11il y a encore
00:56:12énormément d'eau
00:56:13à cet endroit précisément
00:56:14de cette commune
00:56:15de Tonins
00:56:16avec beaucoup d'habitations
00:56:18complètement isolées
00:56:19à cause de cette Garonne
00:56:21qui s'est étalée
00:56:22qui continue de s'étaler
00:56:23alors le pic de la deuxième crue
00:56:26attendu cette nuit
00:56:27est finalement arrivé
00:56:29aux alentours de 9h
00:56:30alors on n'est pas
00:56:31sur des hauteurs
00:56:33de l'eau similaires
00:56:35que le week-end dernier
00:56:35elles sont un petit peu plus basses
00:56:37il n'empêche
00:56:38que cette crue perdure
00:56:39et si vous voulez
00:56:41il y a deux inquiétudes
00:56:42de la part de ce département
00:56:43c'est l'inquiétude
00:56:44au niveau du vent
00:56:45des vents forts
00:56:46vont arriver en fin de journée
00:56:47si bien que cela pourrait
00:56:48fragiliser
00:56:49tous les arbres
00:56:50que vous voyez ici
00:56:51qui sont déjà fragilisés
00:56:53par la première tempête Nils
00:56:54il y a maintenant
00:56:56un peu plus d'une semaine
00:56:56mais aussi parce que
00:56:58les sols sont gorgés d'eau
00:56:59donc ces arbres sont fragilisés
00:57:00et ils pourraient s'effondrer
00:57:02sur des habitations
00:57:03mais également
00:57:03sur le réseau téléphonique
00:57:05et le réseau électrique
00:57:07on a l'habitude
00:57:07d'entendre parler
00:57:08les élus
00:57:09des communes
00:57:10de ce département
00:57:11mais aussi les pompiers
00:57:12mais on n'a pas l'habitude
00:57:13d'interroger
00:57:15les gendarmes
00:57:16la Gendarmerie nationale
00:57:16fait aussi un travail
00:57:18très présent
00:57:19très important
00:57:20depuis maintenant 10 jours
00:57:21et je suis avec
00:57:22le major Roubaise
00:57:23de la gendarmerie
00:57:24de Marmont
00:57:25qui est la commune
00:57:25juste à côté
00:57:26major
00:57:27là je vois votre barque
00:57:29et vous venez de revenir
00:57:30en fait
00:57:31vous avez fait un tour
00:57:32en bateau
00:57:32pour quelle mission exactement ?
00:57:34C'est exact
00:57:34alors nous avions
00:57:35comme mission ce matin
00:57:36de faire une sortie
00:57:38avec les sapeurs-pompiers
00:57:40de Tonins
00:57:41pour visiter
00:57:42les maisons sinistrées
00:57:43où certains habitants
00:57:46se sont maintenus
00:57:47au domicile
00:57:48voilà
00:57:48donc nous avons pris contact
00:57:50avec ces personnes là
00:57:52et puis parfois
00:57:53on les a aidés aussi
00:57:54à remonter du bois
00:57:56de la cave
00:57:56pour une personne
00:57:57qui avait des difficultés
00:57:58voilà
00:57:59et ainsi qu'une évacuation
00:58:01d'une personne
00:58:02vous êtes sur le pont
00:58:02si j'ose dire
00:58:04depuis maintenant
00:58:04une dizaine de jours
00:58:05sachant que ça va continuer
00:58:07il y a une tempête
00:58:07qui arrive
00:58:08des précipitations
00:58:08du vent
00:58:10vigilance maximale
00:58:11c'est exact
00:58:12c'est effectivement
00:58:14ça fait déjà une semaine
00:58:15et on a
00:58:16toutes nos équipes
00:58:16sont mobilisés
00:58:18de jour comme de nuit
00:58:19pour la surveillance
00:58:20de l'évolution
00:58:21de ces crues
00:58:22et prêts
00:58:24à assurer
00:58:25les interventions
00:58:25également
00:58:26ainsi que la surveillance
00:58:27des habitations isolées
00:58:28il faut rappeler
00:58:29que nous sommes
00:58:30sur une zone inondable
00:58:32donc il y a une partie
00:58:32des gens ici d'ailleurs
00:58:33qui ont plutôt l'habitude
00:58:34il n'empêche
00:58:35que c'est une situation
00:58:36exceptionnelle
00:58:37que vous avez déjà vécu
00:58:39alors moi non
00:58:40mais ici
00:58:41ici ils ont
00:58:42c'est quelque chose
00:58:44qu'ils ont déjà vécu
00:58:45les années précédentes
00:58:48notamment
00:58:492023-2021
00:58:49voilà 2021
00:58:51on nous parle souvent
00:58:52de cette crue de 2021
00:58:53comme référence
00:58:54mais bon
00:58:55je crois que celle-ci
00:58:57est plus ou moins
00:58:58aussi importante
00:58:58aussi importante
00:58:59oui je crois
00:59:00merci beaucoup Major
00:59:01en tout cas bon travail
00:59:03la préfecture
00:59:04de l'Oté-Garonne
00:59:05vient de publier
00:59:06un communiqué de presse
00:59:07pour encore indiquer
00:59:08encore une fois
00:59:09aux habitants
00:59:09même si ça a l'air
00:59:10d'être calme
00:59:11puisque le ciel
00:59:12est dégagé
00:59:12il y a effectivement
00:59:13des vents
00:59:14comme je le disais
00:59:14des précipitations
00:59:15qui s'annoncent
00:59:15dans les prochaines heures
00:59:16et les prochains jours
00:59:17qui vont maintenir
00:59:18sa situation de tension
00:59:19jusqu'à au moins ce week-end
00:59:20c'est vrai
00:59:21Igor sur ces images
00:59:22du Godor Semaine
00:59:23on voit que la situation
00:59:24a l'air calme
00:59:25mais ce n'est qu'une apparence
00:59:27il ne faut pacifier
00:59:28n'est-ce pas Marc
00:59:28il y a un côté un peu calme
00:59:29avant la tempête
00:59:30et la tempête
00:59:31au sens propre
00:59:32puisque c'est Pedro qui arrive
00:59:33oui absolument
00:59:34donc il faut s'attendre
00:59:35à une dégradation
00:59:36assez rapide
00:59:37des conditions météo
00:59:39dans le sud-ouest
00:59:40de la France
00:59:40dès la nuit prochaine
00:59:41en réalité
00:59:42et demain matin
00:59:43avec des rafales de vent
00:59:44qui vont atteindre
00:59:45les 110 km par heure
00:59:47sur les côtes aquitaines
00:59:48et puis sur un grand quart
00:59:49sud-ouest
00:59:50des précipitations abondantes
00:59:52attendues
00:59:52ils pourraient localement
00:59:53tomber d'ici demain soir
00:59:5450 litres d'eau
00:59:55par mètre carré
00:59:56ça représente
00:59:57deux semaines de pluie
00:59:58sur des sols
00:59:59complètement saturés
01:00:00donc les cours d'eau
01:00:02la Garonne notamment
01:00:03qui avait quand même baissé
01:00:05qui avait amorcé
01:00:05une décrue
01:00:06depuis quelques jours
01:00:07et bien malheureusement
01:00:08les niveaux vont repartir
01:00:09à la hausse
01:00:10et ce qu'on craint
01:00:10Stéphanie Durafour
01:00:11c'est ce que nous expliquait
01:00:12Igor
01:00:12c'est de voir ces arbres
01:00:13qui pourraient tomber
01:00:14avec le vent
01:00:15sur des véhicules
01:00:16sur des maisons
01:00:18et à ce moment-là
01:00:19évidemment
01:00:19il pourrait y avoir
01:00:20des dégâts très importants
01:00:21et d'autres drames
01:00:22exactement
01:00:23notamment les chutes arbres
01:00:25qui ne sont pas contrôlables
01:00:27donc il faut effectivement
01:00:29prendre des mesures
01:00:30de prévention
01:00:31quand on sait
01:00:31que ce type d'épisode
01:00:33va arriver
01:00:33c'est-à-dire rentrer
01:00:35tout ce qui peut constituer
01:00:36un projectile
01:00:36dans les jardins
01:00:37le mobilier de jardin
01:00:39dépôt de fleurs
01:00:41et évidemment
01:00:42ranger son véhicule
01:00:43à l'abri
01:00:44pourquoi ?
01:00:44parce que tout n'est pas
01:00:45non plus assuré
01:00:47à hauteur de ce qu'on s'imagine
01:00:48donc tout ce qui concerne
01:00:49les extérieurs
01:00:50ne font pas toujours partie
01:00:51du contrat d'assurance habitation
01:00:53et les véhicules
01:00:53ne sont pas non plus
01:00:54toujours couverts
01:00:55pour les événements climatiques
01:00:56donc bien faire attention
01:00:57à comment on est protégé
01:00:59aussi matériellement
01:01:00quel contrat on a souscrit
01:01:01c'est très important
01:01:02comment on peut vérifier ça ?
01:01:03c'est facile ou pas ?
01:01:04oui alors
01:01:04évidemment le contrat d'assurance
01:01:06n'est pas une lecture
01:01:07que tout le monde
01:01:08a envie de faire
01:01:10c'est pas quelque chose
01:01:11de forcément passionnant
01:01:12néanmoins
01:01:14quelque chose
01:01:14de très simple à faire
01:01:15c'est de regarder
01:01:16aujourd'hui les assureurs
01:01:17envoient le contrat d'assurance
01:01:18en version dématérialisée
01:01:19et bien avec la petite fonction
01:01:21recherche
01:01:21on peut taper des mots-clés
01:01:22et comprendre
01:01:23assez facilement
01:01:24comment on est couvert
01:01:25et on passe un coup de fil
01:01:26à son assureur aujourd'hui
01:01:27et on lui pose la question
01:01:28très clairement
01:01:29est-ce que je suis couvert
01:01:30pour ça ?
01:01:30il y a des petites fiches
01:01:31synthétiques aussi
01:01:32qui sont très faciles
01:01:33on les demande à son assureur
01:01:34c'est important de comprendre
01:01:35comment on est couvert
01:01:37et qu'est-ce qu'on a souscrit
01:01:38ça évite
01:01:39et bien le côté déceptif après
01:01:40je rappelle que
01:01:41l'état de catastrophe naturelle
01:01:43qui certainement
01:01:44va être déclaré
01:01:45dans plusieurs communes
01:01:47permettra aux personnes
01:01:48d'allonger
01:01:48leur délai de déclaration
01:01:51mais ne permettra pas
01:01:53d'être mieux indemnisé
01:01:54on n'est pas mieux indemnisé
01:01:56parce qu'on est reconnu
01:01:57en zone de catastrophe naturelle
01:01:58on est indemnisé
01:01:59selon le contrat
01:02:00qu'on a souscrit
01:02:02le front des intempéries
01:02:04qu'on continue donc
01:02:04à surveiller sur BFM TV
01:02:06avec l'évolution des choses
01:02:08et notamment du bilan
01:02:09qui s'est alourdi
01:02:10on vous le rappelle
01:02:10avec l'annonce d'un disparu
01:02:12dans le Maine-et-Loire
01:02:12autre évolution
01:02:13dans l'autre grande actualité
01:02:15de cette matinée
01:02:16l'affaire Quentin
01:02:17et ses suites
01:02:17à l'instant
01:02:18on apprend que le siège
01:02:19de la France Insoumise
01:02:20a dû être évacué
01:02:21à cause d'une alerte
01:02:23à la bombe
01:02:23nous vous dirons
01:02:24dans quelques instants
01:02:25exactement ce qui s'est passé
01:02:26c'est le coordinateur national
01:02:27de la France Insoumise
01:02:28Manuel Bompard
01:02:28qui l'a annoncé
01:02:29il y a quelques secondes
01:02:30sur les réseaux sociaux
01:02:32ça c'est pour le plan politique
01:02:33alors que sur le plan judiciaire
01:02:35deux suspects
01:02:36supplémentaires
01:02:37ont été interpellés ce matin
01:02:38on était à 9 hier soir
01:02:40on est donc à 11
01:02:40ce matin
01:02:41et nous irons évidemment
01:02:43à Lyon
01:02:43pour voir comment se déroulent
01:02:45ces auditions
01:02:46avec notre équipe
01:02:46sur place
01:02:47à tout de suite
01:02:48sur BFM TV
01:02:49les suites
01:02:51de la mort
01:02:52de Quentin
01:02:53avec une actualité
01:02:55qui accélère
01:02:56encore ce matin
01:02:57il y a
01:02:58d'un côté
01:02:58une alerte à la bombe
01:02:59du côté du siège
01:03:01de la France Insoumise
01:03:02et de l'autre côté
01:03:03deux interpellations
01:03:04de plus
01:03:05après le coup de filet
01:03:06d'hier à Lyon
01:03:07d'abord
01:03:08ce qu'on sait
01:03:08sur cette alerte à la bombe
01:03:10Guillaume Daré
01:03:10vous nous avez rejoint
01:03:11c'est Manuel Bompard
01:03:12le coordinateur national
01:03:13de la France Insoumise
01:03:14qui l'a annoncé
01:03:15il y a quelques minutes
01:03:15il y a quelques minutes
01:03:16tout juste
01:03:17sur son réseau social X
01:03:19il annonce
01:03:19je cite
01:03:20que le siège national
01:03:21de la France Insoumise
01:03:22vient d'être évacué
01:03:24suite à une menace
01:03:25à la bombe
01:03:26les services de police
01:03:27sont sur place
01:03:28l'ensemble des salariés
01:03:30et des militants
01:03:31sont en sécurité
01:03:32davantage pour l'instant
01:03:34de précision
01:03:34sur l'horaire
01:03:35les conditions
01:03:36le type de menaces
01:03:37contre la France Insoumise
01:03:39mais effectivement
01:03:39cette annonce
01:03:40dans un moment
01:03:41de tension politique
01:03:42on le voit extrême
01:03:43du coordinateur national
01:03:44de la France Insoumise
01:03:45Manuel Bompard
01:03:46qui annonce donc
01:03:46que le siège national
01:03:47de la France Insoumise
01:03:48a été évacué
01:03:49suite à une menace
01:03:50à la bombe
01:03:51deux collègues députés
01:03:52pas deux LFI
01:03:53sont avec nous
01:03:54deux collègues
01:03:55de Manuel Bompard
01:03:56c'est Jean-René Cazeneuve
01:03:57pour Ensemble
01:03:59pour la République
01:04:00et Antoine Vermorel-Marquès
01:04:01député LR
01:04:03de la Loire
01:04:04alors bonjour
01:04:04à tous les deux
01:04:05vous êtes venus
01:04:06surtout pour réagir
01:04:07sur le côté politique
01:04:08et les autres avancées
01:04:10de ce matin
01:04:11dont on va vous parler
01:04:12dans quelques instants
01:04:13mais d'abord une réaction
01:04:13peut-être Antoine Vermorel-Marquès
01:04:15sur cette annonce
01:04:17que vient de faire Manuel Bépart
01:04:18on voit que l'électricité
01:04:20est encore en train de monter
01:04:21d'un cran ce matin
01:04:22l'électricité est en train de monter
01:04:23et la faute à qui
01:04:25et d'ailleurs
01:04:26sur cette question-là
01:04:26ils disent que
01:04:27tous les salariés
01:04:28sont en sécurité
01:04:28et grâce à qui ?
01:04:29grâce aux forces de l'ordre
01:04:30et grâce à la police
01:04:31qui fait son travail
01:04:32dans notre pays
01:04:32non seulement vis-à-vis
01:04:34de l'ultra-gauche
01:04:36mais aussi pour protéger
01:04:37les sièges des partis politiques
01:04:38parce que c'est
01:04:39l'honneur de notre République
01:04:40de pouvoir protéger
01:04:41tous les partis politiques
01:04:42et ça c'est normal
01:04:43heureusement
01:04:44mais j'espère qu'ils le salueront
01:04:46dans l'hémicycle
01:04:46parce que nous on les entend plus dire
01:04:47la police tue
01:04:48que la police nous protège
01:04:49et c'est aussi ça
01:04:49qui électrise le débat public
01:04:51et c'est aussi ça
01:04:52qu'il faut rappeler
01:04:52à l'ensemble des Français
01:04:53que la police évidemment
01:04:55est là pour protéger
01:04:56l'ensemble des compatriotes
01:04:57et également des élus de la République
01:04:58Jean-René Cazeneuve
01:04:59est-ce que les choses sont
01:05:00en train de déraper
01:05:01de façon très très inquiétante ?
01:05:02La violence ne peut pas répondre
01:05:04à la violence
01:05:05et donc moi je condamne
01:05:08cette alerte à la bombe
01:05:09et j'appelle tout le monde
01:05:10à prendre ses responsabilités
01:05:11et à essayer d'apaiser ce débat
01:05:12nous sommes à un mois
01:05:14des élections municipales
01:05:15et j'espère qu'on aura
01:05:17parce que nous sommes
01:05:18dans une grande démocratie
01:05:19nous sommes dans une grande république
01:05:20j'espère qu'on aura
01:05:20un formidable débat
01:05:22on en a besoin
01:05:23on a besoin de cette respiration
01:05:25démocratique dans notre pays
01:05:26et donc je rappelle vraiment
01:05:27tout le monde à se calmer
01:05:28la responsabilité de LFI
01:05:29on y reviendra
01:05:30mais attention
01:05:31de ne pas faire monter l'attention
01:05:33C'est vrai Guillaume
01:05:34que le débat
01:05:35il s'électrise
01:05:36d'une façon quand même
01:05:37inédite
01:05:38ça fait longtemps
01:05:39longtemps qu'on n'a pas vu
01:05:40une situation pareille
01:05:41Oui avec une étape supplémentaire
01:05:42ce matin
01:05:43puisque la porte-parole
01:05:43effectivement du gouvernement
01:05:45Maude Bréjon
01:05:45a appelé la France Insoumise
01:05:47à nouveau je cite
01:05:48à faire le ménage
01:05:49et à exclure
01:05:51ou du moins provisoirement
01:05:52même le maître de côté
01:05:54Raphaël Arnaud
01:05:55du groupe
01:05:56de la France Insoumise
01:05:57à l'Assemblée Nationale
01:05:58quelques instants
01:05:59plus tôt
01:06:00quelques minutes plus tôt
01:06:01en milieu de matinée
01:06:02Manuel Bompard
01:06:03lui avait déjà répondu
01:06:04à la porte-parole du gouvernement
01:06:05en jugeant qu'il y avait là
01:06:06une confusion
01:06:06dans la séparation
01:06:07des pouvoirs
01:06:08mais on voit effectivement
01:06:09que c'est une ligne de fracture
01:06:10non seulement évidemment
01:06:12entre la gauche
01:06:13et la droite
01:06:15entre LFI
01:06:16mais également
01:06:17une partie du bloc central
01:06:19et puis au sein
01:06:19de la gauche elle-même
01:06:20puisque vous avez entendu
01:06:21François Hollande
01:06:21notamment ce matin
01:06:22sur notre antenne
01:06:23qui dit
01:06:24quand on voit cela
01:06:25ça valide une chose
01:06:26à ses yeux
01:06:27aux yeux de l'ancien président
01:06:28LFI est bien
01:06:29d'extrême-gauche
01:06:30et à ses yeux
01:06:30plus jamais d'accord
01:06:32avec la France Insoumise
01:06:33y compris au second tour
01:06:34des élections
01:06:34et notamment des élections
01:06:35municipales
01:06:36donc on va
01:06:36c'est une triple fracture politique
01:06:38puisque vous en parlez
01:06:38de ces interventions
01:06:39de Maude Bréjean
01:06:40et de François Hollande
01:06:41on va les écouter
01:06:46La présidente Mathilde Panot
01:06:49a exclu
01:06:50Raphaël Arnaud
01:06:51de son groupe
01:06:52ou tu du moins
01:06:53elle l'exclure
01:06:53temporairement
01:06:54pour marquer
01:06:55cette clarification
01:06:56pour dire non
01:06:58à la violence
01:06:58Là il y a une double responsabilité
01:07:01de la France Insoumise
01:07:02la première responsabilité
01:07:04depuis des mois
01:07:04c'est d'entretenir
01:07:06une espèce de brutalité
01:07:09dans l'expression
01:07:10de dénonciation permanente
01:07:12de mise en accusation
01:07:13La deuxième responsabilité
01:07:14c'est d'avoir accepté
01:07:17pour un parti
01:07:19supposé dans l'arc républicain
01:07:21d'avoir accepté
01:07:23d'avoir un lien
01:07:24avec un groupe
01:07:25en l'occurrence
01:07:26la jeune garde
01:07:27qui fait du combat physique
01:07:31son but et sa méthode
01:07:33Alors c'est Manuel Bompard
01:07:34qui s'exprime depuis ce matin
01:07:35au nom de la France Insoumise
01:07:36vous l'avez compris
01:07:37à la fois
01:07:38sur cette alerte à la bombe
01:07:40mais aussi en réponse
01:07:41à Maude Bréjon
01:07:42qui appelle donc
01:07:43à l'exclusion temporaire
01:07:44de Raphaël Arnaud
01:07:45de l'Assemblée Nationale
01:07:47et on voit ici
01:07:48la réponse
01:07:48de Manuel Bompard
01:07:49Guillaume Daré
01:07:50il a choisi
01:07:51la contre-attaque
01:07:52Oui je vous le disais
01:07:53effectivement
01:07:53il reproche
01:07:55le mépris
01:07:56dit-il absolu
01:07:56de la séparation
01:07:57des pouvoirs
01:07:58à la porte-parole
01:07:58du gouvernement
01:07:59et met en cause
01:08:00finalement d'une certaine façon
01:08:01le gouvernement
01:08:02en disant
01:08:02elle ferait mieux
01:08:03de nous expliquer
01:08:03pourquoi le dispositif policier
01:08:05n'était pas assez présent
01:08:07ou peu présent
01:08:08autour de Science Pollion
01:08:10la semaine dernière
01:08:10lors de la conférence
01:08:11de Rima Hassan
01:08:12il juge qu'elle serait
01:08:13je cite
01:08:13déjà dans son rôle
01:08:15on voit effectivement
01:08:15qu'il y a une forme
01:08:18de barrage
01:08:19anti-LFI
01:08:19qui est en train
01:08:20de se mettre en place
01:08:21au niveau de la scène
01:08:22politique nationale
01:08:23et à différents égards
01:08:24finalement chacun
01:08:25semble essayer
01:08:26d'incarner
01:08:26le meilleur barrage
01:08:27à LFI
01:08:28on voit une partie
01:08:29pour le gouvernement
01:08:29une partie pour la droite
01:08:30et on l'a vu aussi
01:08:31dans les mots
01:08:31de Jordan Bardella
01:08:32qui essaye à ses yeux
01:08:33de construire
01:08:34un barrage anti-LFI
01:08:35et d'inverser
01:08:36ce front républicain
01:08:37comment réagissez-vous
01:08:38à cette réponse
01:08:38de Manuel Bonpar
01:08:39Jean-Henri Cazeneuve ?
01:08:40qui peut être surpris
01:08:41aujourd'hui
01:08:42par ce qui se passe
01:08:42hélas
01:08:43ça fait des années
01:08:45que la France insoumise
01:08:47souffle sur les braises
01:08:49vous voyez
01:08:49on est responsable
01:08:50des députés
01:08:51qu'on choisit
01:08:51et les députés
01:08:52sont eux-mêmes
01:08:53responsables
01:08:53des collaborateurs
01:08:55qui choisissent
01:08:55moi je peux vous dire
01:08:56que mes collaborateurs
01:08:57ils ne sont pas fichiers
01:08:58je peux vous dire
01:08:59que mes collaborateurs
01:09:00ils ne sont pas violents
01:09:00moi mes collaborateurs
01:09:02je les ai choisis
01:09:02pour leur compétence
01:09:04je n'ai pas choisi
01:09:05pour faire de la politique
01:09:06et soutenir
01:09:06je ne sais quel mouvement
01:09:08indirectement
01:09:08ça veut dire
01:09:09que vous avez vérifié
01:09:09leur passé
01:09:10avant de les embaucher ?
01:09:10écoutez je les connais
01:09:11évidemment
01:09:12je les connais personnellement
01:09:13et donc je sais
01:09:14ce qu'ils valent
01:09:15et je les ai embauchés
01:09:16une fois plus
01:09:16pour leur compétence
01:09:17et pas pour
01:09:18telle ou telle
01:09:19acquaintance politique
01:09:20donc moi je
01:09:21ce qui se passe
01:09:22hélas
01:09:23aujourd'hui
01:09:23était prévisible
01:09:24et il faut exclure
01:09:25il faut exclure Raphaël Arnaud
01:09:26ou pas ?
01:09:27écoutez je exclure
01:09:29il faut d'abord attendre
01:09:31que la justice
01:09:32fasse son travail
01:09:33c'est quand même important
01:09:34de ne pas réagir
01:09:34trop à chaud
01:09:35par rapport à ça
01:09:36mais oui
01:09:37je crois que la France insoumise
01:09:38est indirectement responsable
01:09:40de ce qui se passe
01:09:41elle attise la haine
01:09:43dans l'hémicycle
01:09:44chaque français
01:09:45peut le témoigner
01:09:46elle choisit des candidats
01:09:48avec un passé sulfureux
01:09:49elle sait ce qu'elle fait
01:09:50quand elle choisit
01:09:50Rimin Hassan
01:09:52ou Raphaël Arnaud
01:09:53elle le sait
01:09:54elle théorise
01:09:56la conflictualisation permanente
01:09:58elle met en doute
01:09:59toutes les institutions
01:10:00notre collègue
01:10:00vient de le dire
01:10:01sur la police
01:10:01entre autres
01:10:02c'est quand même insupportable
01:10:04et les français
01:10:04n'en peuvent plus
01:10:05de ce type de candidat
01:10:07sauf que
01:10:08le moins qu'on peut dire
01:10:09c'est que du côté du gouvernement
01:10:10on ne semble
01:10:12pas vouloir
01:10:13enfin du côté de LFI
01:10:14pardon
01:10:14on ne semble pas vouloir
01:10:15être dans le mea culpa
01:10:15écoutez ce qu'a dit
01:10:16Jean-Luc Mélenchon
01:10:17hier en réponse
01:10:18aux attaques de Sébastien Lecornu
01:10:20à l'Assemblée
01:10:21quand il a appelé LFI
01:10:22à faire le ménage
01:10:23nous n'acceptons pas
01:10:25les leçons
01:10:25que nous donne
01:10:27monsieur le premier ministre
01:10:28qui visiblement
01:10:29a pété un câble
01:10:30cet après-midi
01:10:31aux questions d'actualité
01:10:36nous insultant
01:10:39et nous se rendant
01:10:40même plus compte
01:10:41de ce qu'il dit
01:10:42il dit
01:10:43à trois reprises
01:10:44faites le ménage
01:10:45à Mathilde Panot
01:10:46et bien Mathilde Panot
01:10:48n'est pas la personne
01:10:49qui fait le ménage
01:10:50chez les insoumis
01:10:50elle est la présidente
01:10:52du groupe parlementaire
01:10:53dont nous sommes fiers
01:10:54il a pété un câble
01:10:56Sébastien Lecornu
01:10:57Antoine Vermorel Marquès
01:10:57non mais il n'a pas pété un câble
01:10:59il a simplement dit
01:10:59ce qu'il fallait dire
01:11:00que c'était ignoble
01:11:01ce qui se passait
01:11:02et que les propos de Mathilde Panot
01:11:03n'étaient pas à la hauteur
01:11:04moi j'ai mal à la république
01:11:05quand je vois un député
01:11:06de la nation
01:11:07porter une écharpe
01:11:08comme le fait Raphaël Arnaud
01:11:09avec des militants
01:11:10de la jeune garde
01:11:11en embauchant
01:11:11un collaborateur parlementaire
01:11:12parce que
01:11:13les collaborateurs parlementaires
01:11:14il faut le dire
01:11:15aux téléspectateurs
01:11:15ce ne sont pas des fonctionnaires
01:11:16chaque député choisit
01:11:18c'est un contrat de droit privé
01:11:19son collaborateur parlementaire
01:11:21et d'ailleurs
01:11:21qu'est-ce qu'un collaborateur parlementaire
01:11:23d'un député du Vaucluse
01:11:25fait le jeudi soir
01:11:26à 17h30 à Lyon
01:11:27avec la jeune garde
01:11:28moi je peux vous garantir
01:11:29que mes collaborateurs parlementaires
01:11:30sur leur temps de travail
01:11:31ils ne sont pas
01:11:32dans une autre circonscription
01:11:33avec un autre mouvement
01:11:34pour aller taper
01:11:35tuer
01:11:36ou s'en prendre
01:11:37à des militants
01:11:37et moi je pense aujourd'hui
01:11:39que Raphaël Arnaud
01:11:41comme la groupe
01:11:41de la France Insoumise
01:11:42doivent se poser leur question
01:11:43de la responsabilité politique
01:11:45et je crois
01:11:46peut-être que je me trompe
01:11:47mais que les électeurs
01:11:48de ce monsieur
01:11:48de ce député Arnaud
01:11:50n'avaient pas forcément
01:11:51la conviction
01:11:52et la transparence
01:11:53au moment du vote de 2024
01:11:55de qui il était
01:11:56on savait qu'il était fichier
01:11:56et ce qu'il allait faire ensuite
01:11:57et ce qu'il allait faire ensuite
01:11:58et s'il veut engager
01:12:00sa responsabilité politique
01:12:01il a un choix simple à faire
01:12:03c'est de démissionner de son mandat
01:12:04et de se représenter
01:12:05à une élection partielle
01:12:06et on verra
01:12:07si les électeurs
01:12:07choisissent de nouveau
01:12:09des candidats
01:12:09des députés de la nation
01:12:10qui osent embaucher
01:12:11des collaborateurs parlementaires
01:12:13qui sont suspectés de meurtre
01:12:14Là où on sent une forme
01:12:15de malaise en coulisses aussi
01:12:16c'est au sein du Parti Socialiste
01:12:17parce qu'on a vu la parole
01:12:18ce matin de François Hollande
01:12:19mais qui a une place à part
01:12:22un peu au sein du Parti Socialiste
01:12:23ancien président de la République
01:12:25qui n'a jamais caché
01:12:26son opposition à Jean-Luc Mélenchon
01:12:27on a vu qu'hier
01:12:29sur son compte X
01:12:30notamment Olivier Faure
01:12:31a repris effectivement
01:12:33ce qui s'est passé
01:12:33à l'Assemblée nationale
01:12:34en disant bien sûr
01:12:35que l'affrontement politique
01:12:37ne valait absolument pas
01:12:38c'est une évidence
01:12:39la mort d'un homme
01:12:40mais on sait qu'il y avait
01:12:40la question d'un lien
01:12:42et d'un soutien
01:12:43au second tour
01:12:44des élections municipales
01:12:45face au Rassemblement National
01:12:47qui pouvait toujours se poser
01:12:48sa parole
01:12:49dans les prochains jours
01:12:50et les prochaines semaines
01:12:51sera particulièrement scrutée
01:12:52et on peut voir une chose
01:12:53c'est que ce lien
01:12:54entre la France Insoumise
01:12:55et le Parti Socialiste
01:12:56ça va rester
01:12:57une des problématiques majeures
01:12:59pour Olivier Faure et LPS
01:13:00dans les semaines à venir
01:13:01dans la prochaine
01:13:02campagne présidentielle
01:13:03On précise qu'on a invité
01:13:04de très nombreuses
01:13:05personnalités
01:13:06de la France Insoumise
01:13:07ce matin
01:13:07c'est un peu silence radio
01:13:08à part Manuel Montpard
01:13:10et Jean-Luc Mélenchon
01:13:10hier
01:13:11il y a assez peu
01:13:12de prise de parole
01:13:13pour l'instant
01:13:14Jean-Luc Cazeneuve
01:13:15avant d'aller voir
01:13:15justement du côté
01:13:16du Vaucluse
01:13:17du côté du FIEF
01:13:18de Raphaël Arnaud
01:13:18comment on réagit ce matin
01:13:19avec Anne Moisy
01:13:20ce qui nous attend
01:13:20Oui moi je voudrais
01:13:22regarder ce qu'il dit Guillaume
01:13:23et saluer tous les socialistes
01:13:25qui quand même
01:13:25en avance de face
01:13:26depuis un certain temps
01:13:27je pense à
01:13:28Raphaël Guzman
01:13:29je pense à Jérôme Gued
01:13:30je pense effectivement
01:13:31au président
01:13:32de la République
01:13:32François Hollande
01:13:33qui ont tous dit
01:13:35que la France Insoumise
01:13:36était radioactive
01:13:37Oui même s'il y en a
01:13:38un certain nombre
01:13:38qui ont été élus
01:13:40dans le cadre
01:13:40du nouveau Front Populaire
01:13:41qui est une alliance
01:13:42avec la France Insoumise
01:13:43J'espère que
01:13:45ce qui est en train
01:13:46de se passer là
01:13:46va acter définitivement
01:13:48la séparation
01:13:49entre l'extrême gauche
01:13:50et la gauche de gouvernement
01:13:52Allez comment réagit-on
01:13:53dans le Vaucluse
01:13:54puisque vous l'avez rappelé
01:13:55monsieur le député
01:13:56il est élu du Vaucluse
01:13:58même si d'origine lyonnaise
01:13:59Raphaël Arnaud
01:14:00Anne Bouaziz
01:14:01vous êtes justement
01:14:02tout près de son FIEF
01:14:04et vous avez interrogé
01:14:04pas mal de monde ce matin
01:14:05Quelles sont les réactions des gens ?
01:14:09Oui absolument
01:14:10on a pu échanger
01:14:11avec pas mal d'habitants
01:14:12ce matin ici à Avignon
01:14:13et la plupart nous indiquent
01:14:14ne plus croire en la politique
01:14:16et effectivement
01:14:17constater une montée
01:14:17de la violence
01:14:18je vous propose
01:14:19tout simplement
01:14:19de les écouter
01:14:20de les témoignages
01:14:21qu'on a recueillis
01:14:22ce matin avec Arnaud Delair
01:14:24on commence un petit peu
01:14:25à se poser beaucoup de questions
01:14:27sur les gens
01:14:28qui sont censés être
01:14:30probants
01:14:31honnêtes
01:14:32penser à nous
01:14:33voilà
01:14:34à leur ville
01:14:34etc
01:14:35donc non c'est fini
01:14:36moi la politique
01:14:36je n'y crois plus
01:14:38sincèrement
01:14:38et ce qui est encore plus regrettable
01:14:40c'est la récupération politique
01:14:41qu'il y a derrière
01:14:42parce qu'il y a quand même là
01:14:43quelqu'un qui est mort
01:14:44qu'on soit
01:14:44de son parti
01:14:45pas de son parti
01:14:46d'accord
01:14:46pas d'accord
01:14:47c'est quand même une vie
01:14:48qui est partie
01:14:48dans la violence
01:14:49donc c'est hyper grave
01:14:51c'est toujours regrettable
01:14:52quand les gens s'insultent
01:14:53s'injurient
01:14:54au lieu de débattre
01:14:55c'est toujours regrettable
01:14:56mais bon
01:14:56je pense que ça correspond
01:14:58aux tensions
01:14:58qui sont à l'oeuvre
01:14:59dans la société
01:15:00en ce moment
01:15:01on le rappelle
01:15:02donc on est dans le fief
01:15:03ici à Avignon
01:15:04de Raphaël Arnaud
01:15:05député de la France Insoumise
01:15:06et on l'a appris ce matin
01:15:08qu'ils sont non plus
01:15:099 mais 11
01:15:10à avoir été interpellés
01:15:12dans le cadre
01:15:12de l'enquête
01:15:13ouverte
01:15:13pour après la mort
01:15:14de Quentin Deranc
01:15:15à Lyon
01:15:16et d'après les informations
01:15:17du service police-justice
01:15:19de BFM TV
01:15:19et bien on apprend également
01:15:20qu'ils sont au moins
01:15:214 militants
01:15:23de la jeune garde
01:15:24dont l'assistant parlementaire
01:15:26de Raphaël Arnaud
01:15:26effectivement
01:15:27Anne vous avez raison
01:15:28de le souligner
01:15:30ce développement
01:15:31dans l'enquête
01:15:32et ses nouvelles arrestations
01:15:33ce matin
01:15:3411 suspects
01:15:35sont donc maintenant
01:15:36entendus
01:15:36à ce stade
01:15:37et Paul Conge
01:15:38est à Lyon
01:15:39devant les locaux
01:15:40de la police
01:15:41qui a mené ce coup de filet
01:15:42depuis hier
01:15:43avec donc Paul
01:15:44de nouvelles interpellations
01:15:44ce matin
01:15:48oui exactement
01:15:48la police lonaise
01:15:49a vraiment décidé
01:15:50de taper dans la mouvance
01:15:51d'ultra-gauche
01:15:51en profondeur
01:15:52les 11 personnes
01:15:53qui ont été interpellées
01:15:54par la BRI
01:15:54l'ont été ici
01:15:56dans le Rhône
01:15:56mais pas seulement
01:15:57certains étaient partis
01:15:58très loin
01:15:58près de Soissons
01:15:59dans l'Aisne
01:16:00en Isère
01:16:01dans la Drôme
01:16:01mais aussi en Haute-Loire
01:16:02donc les auditions
01:16:03ont commencé
01:16:04pour certaines
01:16:05dans le commissariat
01:16:05juste derrière moi
01:16:06il y a à l'heure
01:16:07où je vous parle
01:16:078 hommes et 3 femmes
01:16:08en garde à vue
01:16:09ils ont tous
01:16:10une vingtaine d'années
01:16:11et 7 d'entre eux
01:16:12sont suspectés d'homicide
01:16:13c'est-à-dire qu'ils sont soupçonnés
01:16:15d'avoir directement frappé
01:16:16le militant nationaliste
01:16:17Quentin Déranck
01:16:18après des affrontements
01:16:19entre deux groupes
01:16:20d'ultra-droite
01:16:21et d'ultra-gauche
01:16:22près de Sciences Po Lyon
01:16:23le 12 février dernier
01:16:24donc ce sont les 7 suspects principaux
01:16:26et donc parmi eux
01:16:27on trouve donc
01:16:27selon nos informations
01:16:294 anciens militants
01:16:30du groupuscule antifasciste
01:16:31la jeune garde
01:16:32parmi eux
01:16:33Jacqueline Favreau
01:16:34vous en avez parlé
01:16:35l'assistant parlementaire
01:16:36du député insoumis
01:16:37Raphaël Arnaud
01:16:38pour les 5 autres
01:16:39et gardez à vue
01:16:39on sait qu'il y a
01:16:403 femmes
01:16:41elles font plutôt partie
01:16:42de l'entourage proche
01:16:43de ces suspects
01:16:44ce sont des accompagnatrices
01:16:46qui auraient aidé
01:16:47ces suspects
01:16:48à se soustraire
01:16:48aux forces de l'ordre
01:16:49elles sont mises en cause
01:16:50donc pour recel de malfaiteurs
01:16:52on se garde à vue
01:16:53je vous le disais
01:16:53donc elles ont commencé hier
01:16:55et les dernières
01:16:55donc devraient se terminer
01:16:57vendredi matin
01:16:58Merci Paul
01:16:59vous continuez à suivre
01:17:00évidemment l'évolution
01:17:01et le déroulement
01:17:03de ces auditions
01:17:04Maxime Brandstetter
01:17:05est-ce qu'on a une idée
01:17:06de la nature
01:17:07des éléments
01:17:07dont disposent les enquêteurs ?
01:17:08Non
01:17:09on ignore
01:17:10tous les éléments
01:17:11qu'ont récoltés
01:17:12les enquêteurs
01:17:12ce qu'on savait
01:17:13c'est qu'ils les avaient
01:17:14identifiés assez tôt
01:17:16en réalité
01:17:16mais qu'ils voulaient attendre
01:17:18un, d'avoir identifié
01:17:19tout le monde
01:17:19et deux, d'avoir assez
01:17:20d'éléments
01:17:20pour leur reposer
01:17:21en garde à vue
01:17:22quitte à ce qu'il y ait
01:17:23plein de fantasmes
01:17:23sur les réseaux sociaux
01:17:24parce qu'on a lu
01:17:24absolument tout
01:17:25et n'importe quoi
01:17:25exactement
01:17:26mais parce que
01:17:26quand vous êtes enquêteur
01:17:27vous n'avez pas le choix
01:17:28quand vous mettez
01:17:28quelqu'un en garde à vue
01:17:29vous avez un maximum
01:17:30de 48 heures
01:17:31pour lui poser des questions
01:17:32donc il ne faut pas se louper
01:17:32il ne faut pas se louper
01:17:33et il ne faut pas trouver
01:17:34un élément ultra accablant
01:17:36après ces 48 heures
01:17:37parce que vous ne pouvez plus
01:17:38poser la question
01:17:39donc on sait qu'ils ont
01:17:40forcément des éléments
01:17:41déjà on sait qu'il y avait
01:17:41des vidéos
01:17:42on sait qu'il y avait
01:17:43des témoignages
01:17:44dès le départ
01:17:44il y avait beaucoup
01:17:45de témoignages
01:17:46c'est Laurent Nunes
01:17:46le ministre de l'Intérieur
01:17:47qui disait
01:17:48beaucoup de témoignages
01:17:49qui disaient
01:17:49qui reconnaissaient des gens
01:17:51monsieur Elie Favreau
01:17:52a été très très vite reconnu
01:17:53donc on se doute
01:17:54qu'ils ont des questions
01:17:54à leur poser
01:17:55après c'est ce que disait
01:17:56Paul à l'instant
01:17:57attention
01:17:58parmi toutes ces gardes à vue
01:17:59on sait déjà
01:18:03soupçonnés de recel de malfaiteurs
01:18:04en gros ils ont aidé
01:18:05à la logistique
01:18:06soit à les transporter
01:18:07soit à les abriter
01:18:08pour l'instant oui
01:18:08on essaie de ratisser large
01:18:09on ratisse large
01:18:10il y a un cœur
01:18:11un cœur de suspect
01:18:13si je peux m'exprimer ainsi
01:18:14que sont les sept
01:18:15qui auraient donné
01:18:15des coups mortels
01:18:16déjà réaction effectivement
01:18:18d'autres responsables
01:18:18de la France Insoumise
01:18:19après l'alerte à la bombe
01:18:20Manon Aubry
01:18:21députée européenne
01:18:22dit voilà à quoi mène
01:18:23la cabale
01:18:24contre la France Insoumise
01:18:25ces derniers jours
01:18:26qui vise à nous attribuer
01:18:28des responsabilités
01:18:29qui ne sont pas les nôtres
01:18:30le moment est grave
01:18:31tous les responsables politiques
01:18:32doivent en appeler
01:18:33à l'apaisement
01:18:34oui effectivement
01:18:35les réactions politiques
01:18:35qui se multiplient
01:18:37après donc ces interpellations
01:18:39dont l'assistant parlementaire
01:18:40de Raphaël Arnaud
01:18:41et donc cette alerte à la bombe
01:18:43ce matin du côté du siège
01:18:44de la France Insoumise
01:18:45dans le 10e arrondissement de Paris
01:18:46vous nous disiez Maxime
01:18:47que les enquêteurs
01:18:48disposaient de vidéos
01:18:50on a vu assez vite
01:18:51des premières vidéos
01:18:52qui étaient insoutenables
01:18:54évidemment glaçantes
01:18:55des coups portés
01:18:55à Quentin au sol
01:18:57d'autres vidéos
01:18:58sont apparues
01:18:59ensuite notamment
01:18:59la vidéo d'une
01:19:01bagarre générale
01:19:02qui s'est déroulée
01:19:03un petit peu avant
01:19:04des images
01:19:05sur lesquelles
01:19:05nos éclaireurs
01:19:06se sont penchés
01:19:07depuis hier
01:19:11et c'est vous
01:19:11Rebecca Blanc-le-Bouche
01:19:12qui les avez analysées
01:19:15que disent-elles
01:19:16précisément ces images ?
01:19:17Et bien c'est la toute première
01:19:18Rix qui a éclaté
01:19:20à 17h50
01:19:21jeudi dernier
01:19:22juste avant
01:19:23le lynchage mortel
01:19:24de Quentin de Ranc
01:19:25dans le 7e arrondissement
01:19:26de Lyon
01:19:27à une centaine de mètres
01:19:28du lieu
01:19:28où il a été lynché
01:19:30vous allez voir
01:19:30une vidéo
01:19:31sur laquelle on y voit
01:19:32un affrontement
01:19:33entre deux groupes
01:19:34bien distincts
01:19:35je précise qu'on ne sait pas
01:19:36si Quentin de Ranc
01:19:37est présent
01:19:37sur cette vidéo
01:19:38sur ces images
01:19:39en revanche
01:19:40ce que l'on sait
01:19:40c'est que le groupe
01:19:41que vous voyez là
01:19:42qui est encerclé
01:19:43sont habillés en noir
01:19:44un peu plus au fond de la vidéo
01:19:45et bien il s'agit
01:19:46du groupe d'ultra droite
01:19:48on sait aussi
01:19:49qu'ils étaient munis
01:19:50d'un certain nombre de choses
01:19:51pour frapper le groupe adverse
01:19:52une béquille par exemple
01:19:53un parapluie également
01:19:55et puis juste
01:19:56de ce côté là
01:19:57et bien il s'agit
01:19:58du groupe d'ultra gauche
01:19:59le groupe adverse
01:20:00plutôt majoritairement
01:20:01habillé de kaki
01:20:03on ne sait pas eux
01:20:04s'ils étaient armés ou non
01:20:05ce que l'on sait en revanche
01:20:06c'est qu'ils étaient
01:20:06à peu près du même nombre
01:20:08une dizaine de personnes environ
01:20:10on sait que cette vidéo
01:20:12a été enregistrée
01:20:13par un riverain
01:20:15il a accepté
01:20:15de témoigner au micro
01:20:16de BFM TV
01:20:17en anonyme
01:20:18témoignage recueilli
01:20:19par Paul Conge
01:20:25des deux côtés
01:20:27qui étaient tous
01:20:27visage dissimulé
01:20:29cagoulé
01:20:29on avait vraiment
01:20:30l'impression
01:20:31qu'ils s'étaient donné
01:20:31rendez-vous
01:20:32pour s'affronter
01:20:34certains étaient armés
01:20:36de béquilles
01:20:36ou de fumigènes
01:20:38l'ensemble des suspects
01:20:39que l'on vient d'apercevoir
01:20:41vont être interrogés
01:20:42sur l'effet d'homicide
01:20:43volontaire
01:20:44on sait également
01:20:45qu'au moins un d'entre eux
01:20:46est directement suspecté
01:20:47d'avoir participé
01:20:48au coup mortel
01:20:49de Quentin de Ranque
01:20:49Merci beaucoup
01:20:50Rebecca
01:20:51Blanc-le-Houche
01:20:52pour l'analyse
01:20:53de ces images
01:20:55autre image
01:20:55qui nous parvient
01:20:56il y a quelques instants
01:20:57maintenant
01:20:57celle du siège
01:20:58de la France insoumise
01:20:59vous savez que
01:21:00une alerte à la bombe
01:21:01est intervenue ce matin
01:21:02et le siège de LFI
01:21:03dans le 10ème arrondissement
01:21:04de Paris
01:21:05a été évacué
01:21:06on voit ici
01:21:07la présence policière
01:21:10devant le siège de LFI
01:21:11pendant que toutes
01:21:11les vérifications
01:21:12sont faites
01:21:14alors on n'a pas
01:21:15d'autres éléments
01:21:15pour l'instant
01:21:16sur cette alerte
01:21:18à la bombe
01:21:19on voit
01:21:19la présence policière
01:21:22et on a entendu
01:21:22par ailleurs Maxime
01:21:24LFI
01:21:24qui essaie de faire monter
01:21:25la polémique
01:21:25sur l'absence
01:21:27de présence policière
01:21:28lors des événements
01:21:29de jeudi
01:21:29Oui
01:21:30c'est vrai que
01:21:31quand on voit
01:21:31la vidéo
01:21:32que vient de présenter
01:21:33Rebecca
01:21:33et même les autres vidéos
01:21:34on voyait Quentin
01:21:35se faire lyncher
01:21:36Quentin
01:21:37dès se faire lyncher
01:21:38il n'y a pas
01:21:39d'autre mot
01:21:41LFI s'étonne
01:21:42du fait que les policiers
01:21:42ne soient pas intervenus
01:21:43évidemment
01:21:44les policiers
01:21:44n'ont pas à laisser
01:21:45faire ces affrontements
01:21:47de rue
01:21:47ils auraient dû être là
01:21:48après on a quand même
01:21:49une réponse
01:21:50de la part des autorités
01:21:51sur la présence policière
01:21:52ils assurent que
01:21:53contrairement à ce
01:21:54qui a été dit au début
01:21:55il y avait bien
01:21:56un dispositif policier
01:21:57pour entourer
01:21:58la conférence de Rima Hassan
01:21:59qui était jugé
01:22:00comme sensible
01:22:00quoi qu'il arrive
01:22:01il y avait 25 policiers
01:22:02pour être exact
01:22:03des BAC
01:22:04il y avait des effectifs
01:22:06des renseignements territoriaux
01:22:07et il y avait aussi
01:22:08des CRS
01:22:0860 CRS
01:22:09qui étaient sur un autre point
01:22:10et qui sont venus
01:22:11dès qu'ils ont su
01:22:12qu'il y avait cette altercation
01:22:14visiblement
01:22:14ils sont arrivés trop tard
01:22:15on rappelle bien
01:22:16que l'altercation
01:22:17à la fois la vidéo
01:22:18qu'on vient de voir
01:22:19mais le moment
01:22:19où Quentin se fait lyncher
01:22:20qui est à quelques centaines
01:22:21de mètres
01:22:22et bien ça se passe
01:22:24pas exactement
01:22:25devant Sciences Po
01:22:25ça n'excuse pas
01:22:27mais ça explique
01:22:28pourquoi les policiers
01:22:29ont sans doute
01:22:30réagi trop tard
01:22:30alors que vous voyez ici
01:22:31le siège de la France Insoumise
01:22:33avec les policiers
01:22:34et les chiens
01:22:35qui sont sûrement
01:22:36en train de chercher
01:22:37des explosifs
01:22:38c'est des chiens
01:22:38qui sont formés
01:22:40spécifiquement
01:22:40pour chercher les explosifs
01:22:41alors là
01:22:41il a l'air de ressortir
01:22:43si vous voyez
01:22:43que ça a été
01:22:45Paris
01:22:45la préfecture de police
01:22:46de Paris
01:22:47a malheureusement
01:22:47l'habitude
01:22:48des alertes à la bombe
01:22:49avec des laboratoires
01:22:50qui se déplacent
01:22:51dans ce genre de cas
01:22:53si la rue a été bouclée
01:22:54et que les policiers
01:22:55sont là
01:22:55ça veut dire
01:22:55que c'est quelque chose
01:22:56qui a forcément été considéré
01:22:57comme sérieux
01:22:58là il y a
01:22:59ce qu'on appelle
01:23:00une levée de doute
01:23:00on espère que cette levée de doute
01:23:02aboutira sur le fait
01:23:03qu'il n'y avait pas vraiment
01:23:03d'engins explosifs
01:23:04on ignore ce qui a provoqué
01:23:06parfois c'est un coup de téléphone
01:23:07parfois c'est un renseignement
01:23:08en tout cas
01:23:09ça a l'air d'être considéré
01:23:10comme sérieux
01:23:10Mathilde Panneau
01:23:11qui monte à son tour
01:23:13au front
01:23:14la patronne des députés
01:23:15de la France Insoumise
01:23:16qui évoque cette évacuation
01:23:18après une alerte à la bombe
01:23:19dit-elle
01:23:20je cite
01:23:21après les dégradations
01:23:21de nos permanences
01:23:22les menaces de mort
01:23:23les menaces de viol
01:23:24contre nous
01:23:25je veux dire
01:23:26écrit-elle solennellement
01:23:27à ceux qui cessent
01:23:28de nous cibler
01:23:29votre responsabilité
01:23:30est immense
01:23:31à ceux qui pensent
01:23:33nous intimider
01:23:33nous ne cèderons pas
01:23:34et jamais
01:23:35vous n'arriverez
01:23:36à bout de nous
01:23:37c'est ce que dit
01:23:37Mathilde Panneau à l'instant
01:23:38et les réactions politiques
01:23:39elles vont évidemment
01:23:40se multiplier
01:23:40dans les minutes qui viennent
01:23:43vous allez le voir
01:23:44dans quelques instants
01:23:44avec Christophe Delay
01:23:45et Roselyne Dubois
01:23:46nous on se retrouve demain
01:23:47à l'instant
01:23:47à l'instant
01:23:49– Sous-titrage FR 2021
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