- il y a 7 semaines
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
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00:00:10Le Antavirus est présent en France. L'une des passagères rapatriées ce week-end a été testée positive et on
00:00:18va vous dire ce que ça change, notamment sur les protocoles sanitaires.
00:00:23Mais d'abord, retour à la case départ du côté de l'Iran. C'est l'autre actualité majeure de
00:00:29cette matinée. Donald Trump a fini par lire le retour des Iraniens sur les propositions américaines.
00:00:34Et ça ne lui a pas plu, mais alors pas plu du tout. Il l'a divertement et tout ça
00:00:38relance les spéculations sur un retour des frappes.
00:00:40Nos envahis spéciaux surveillent bien sûr l'évolution en temps réel dans tous les pays concernés et on va les
00:00:45retrouver les uns après les autres en commençant par Washington.
00:00:48Parce que c'est là que ça s'est passé ces dernières heures. Regardez ce qu'a écrit sur son
00:00:52réseau social Donald Trump.
00:00:53Il juge que la réponse iranienne aux propositions américaines est inacceptable. Il l'a mis en lettres majuscules.
00:01:00C'est la lettre majuscule que vous connaissez par cœur, Samy Sfaxi, vous qui êtes à Washington en direct.
00:01:07« I don't like it », dit le président en anglais dans le texte. Quelles sont les premières réactions à
00:01:11ce message du président américain ?
00:01:13— Alors écoutez, d'abord, ce qu'il faut dire, Julien, c'est que c'est vrai que Donald Trump
00:01:18change radicalement de ton.
00:01:20Les Iraniens ne riront plus très longtemps. Voilà ce qu'il a écrit sur son réseau social.
00:01:26Et alors ça tranche avec son attitude de ces derniers jours.
00:01:29Rappelez-vous, Julien, vendredi, Donald Trump parlait encore de discussions très positives.
00:01:34Là, il va même jusqu'à évoquer de possibles frappes. C'est en tout cas ce qu'il a répondu
00:01:40à une célèbre journaliste américaine il y a quelques heures.
00:01:43Mais c'est vrai qu'on a l'impression que les choses s'accélèrent, notamment dans l'entourage de Donald
00:01:49Trump.
00:01:49Il y a, vous savez, le très influent sénateur républicain, Lindsey Graham, qui est un interventionniste.
00:01:55Il l'était en tout cas déjà sous l'époque de George Bush.
00:01:58Et qui a posté un long message sur X en expliquant que désormais, il fallait que le président Trump passe
00:02:06à l'action.
00:02:06Que l'ère, finalement, de la diplomatie était bel et bien terminée.
00:02:10Et qu'il fallait franchir un nouveau cap.
00:02:12C'est ce qu'il a écrit.
00:02:13Et on le sait, Lindsey Graham est l'un des sénateurs qui murmure à l'oreille de Donald Trump.
00:02:18Merci beaucoup, Samus Faxi, avec Corentin Guistot en direct de Washington.
00:02:21Elle a pris du temps à venir, Patrick Sault, cette réponse.
00:02:24Alors à la fois, bonjour Patrick.
00:02:25Patrick, à la fois le retour des Iraniens, il a tardé, mais aussi Donald Trump, il a tardé à réagir.
00:02:29Oui, et pourtant, dans l'entourage de Donald Trump, on regrette un peu qu'il ait été si vite.
00:02:36Pourquoi ? Parce qu'on a cette période, cette séquence diplomatique qui est en train de s'ouvrir et qui
00:02:41est extrêmement importante.
00:02:43Jeudi et vendredi, Donald Trump rencontrera Xi Jinping.
00:02:47Mais il sera dès mercredi, donc ça arrive très vite sur le sol chinois.
00:02:51Et d'ici là, il y avait peut-être quand même la possibilité de laisser au moins une ambiguïté stratégique
00:02:56dans sa réponse.
00:02:57Et donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, du côté de la Maison-Blanche, voire du département d'État,
00:03:02on aurait aimé que Donald Trump attende un peu avant de reprendre son téléphone portable.
00:03:06Steven Ekovitch est avec nous ce matin.
00:03:08Ce n'est pas une surprise non plus, cette réaction de Donald Trump.
00:03:12On pouvait s'y attendre.
00:03:12Mais non, on est habitué à le système de prise de décision de Donald Trump qui est très imprévisible, incohérente.
00:03:21Et souvent, les décisions prises par prise de tête.
00:03:25Donc, ça fait davantage difficile à analyser ce qui se passe.
00:03:29En dehors du normal brouillard de la guerre, brouillard dans les ambiguïtés des renseignements,
00:03:36on est en continu de l'être dans le brouillard.
00:03:39Donc, voilà le courage, messieurs M.A.
00:03:42Et les militaires, eux, essaient d'être dans le moins de brouillard possible.
00:03:47Général Chollet, ils se sont remis, on l'imagine, sur les plans de travail ce matin
00:03:50et sur les différents plans à proposer au président pour une éventuelle reprise des frappes.
00:03:53C'est ça la tonalité en ce début de semaine ?
00:03:56J'ose espérer qu'ils ne m'ont pas attendu ce matin et qu'ils ont fait ça bien avant.
00:04:00Mais oui, comme il a été dit, dans une opération militaire,
00:04:04en tout cas le déclenchement, c'est capacité et volonté.
00:04:07Les capacités, les Américains ont eu toute la période du cessez-le-feu
00:04:11pour recompléter leurs stocks, pour réaffiner leurs plans
00:04:14et peut-être poursuivre ce qui avait été interrompu par le cessez-le-feu.
00:04:18Souvenez-vous, ils ont décapité le pouvoir, ils ont attaqué les forces armées et la police,
00:04:24ils ont attaqué les infrastructures,
00:04:26ils ont provoqué, je crois, de 13 000 à 15 000 frappes, en tout cas cibles,
00:04:30qui ont été atteintes lors des premières semaines de campagne.
00:04:33Et ils avaient commencé à taper dans les cercles de Warden,
00:04:38qui servent, j'allais dire, de la conception des plans militaires,
00:04:41ils commençaient à attaquer le cercle de l'énergie, la production électrique,
00:04:45pour affaiblir la base industrielle et technologique de défense.
00:04:48Comme vous n'avez plus d'électricité, vous ne pouvez plus faire tourner les usines.
00:04:51Et donc là, ils ont de nouveau un potentiel de cible pour relancer une offensive.
00:04:56Ça, c'est des capacités.
00:04:56Maintenant, ont-ils les volontés ?
00:04:59La volonté pour, du moins, le président Trump, a-t-il la volonté d'y aller ?
00:05:03On pourrait penser que ses tweets ou ses posts le démontrent.
00:05:07Il y a aussi maintenant la question de la fenêtre d'opportunité.
00:05:10Bien sûr.
00:05:11Est-ce qu'il doit arriver en Chine en ayant relancé les frappes,
00:05:14sachant que les Iraniens vont répondre et vont taper dans la région ?
00:05:19Je n'en suis pas sûr.
00:05:21Moi, je penche plutôt sur s'il y a une reprise, ça sera à l'issue de la visite.
00:05:24Et oui, parce que l'Omarinel, si on a reconstitué les forces et les munitions côté américain,
00:05:29on a fait pareil côté iranien, on peut l'imaginer en tout cas.
00:05:31C'est le principe même du CCFE, c'est-à-dire que les belligérants,
00:05:36chacun de leur côté, essayent de reconstituer une capacité militaire,
00:05:41vérifient leurs forces, mais aussi leurs rapports stratégiques, leurs rapports de force.
00:05:45Et moi, ce que je constate, c'est que, rappelez-vous, au tout début de la négociation,
00:05:49dès que la visite chinoise avait été annoncée,
00:05:52j'avais dit, on était plusieurs à avoir dit, que les Iraniens faisaient tout
00:05:55pour se tenir jusqu'à cette visite chinoise.
00:05:58Donc, au-delà de cet accord, on y reviendra,
00:06:01il y a aussi cette volonté de dire, la Chine, pour eux, ça peut être,
00:06:04pardon, cette anguise, une forme de game changer,
00:06:06qui pourra, à mon sens, remettre vraiment des points qui ne bougent pas.
00:06:11C'est-à-dire que l'Iran montre, et de ce que je constate,
00:06:14leur envie de négocier.
00:06:16Difficilement, mais négocier.
00:06:17On parle du nucléaire, avec plusieurs points.
00:06:20En réalité, les États-Unis restent sur une posture assez claire aussi,
00:06:23ce n'est pas d'armes nucléaires pour l'Iran,
00:06:25et donc, ils sont sur une forme de soumission stratégique.
00:06:29Et à partir de là, en fait, on a beau mettre des accords,
00:06:31des contre-accords, du démantèlement ou pas du démantèlement,
00:06:35on est sur deux postures où il y en a un qui dit,
00:06:37je reste en état du seuil, je ne veux pas renoncer à ma capacité d'enrichir.
00:06:42Et l'autre dit, ah non, non, non, il faut que tu renonces à ta capacité d'enrichir.
00:06:45La partie chinoise est, à mon sens, celui qui sera censé être
00:06:49le point d'équilibre de ces négociations.
00:06:51Alors, c'est très important, cette visite en Chine,
00:06:52à partir de mercredi, jeudi, vendredi.
00:06:55On va la suivre, évidemment, en intégralité.
00:06:56Mais Sébastien Ragnot, dès aujourd'hui,
00:06:58on peut imaginer que les choses seront figées,
00:07:00en attendant que Donald Trump aille chez Xi Jinping.
00:07:02Ou bien, au contraire, ça peut évoluer.
00:07:04Non, je pense que ça va...
00:07:06On va être dans une situation de statu quo jusqu'à cette visite,
00:07:09parce que le ministre des Affaires étrangères iraniennes est allé en Chine la semaine dernière.
00:07:12Et la Chine s'est déclarée comme étant, être possible, garant d'un futur accord.
00:07:18Je rappelle que là, ce qui se joue, c'est un accord pour mettre fin à la guerre
00:07:23de manière permanente et durable.
00:07:25Donc, ça prend du temps, c'est de la diplomatie.
00:07:28C'est un jeu de billard à plusieurs bandes diplomatiques.
00:07:31Il y a une réunion entre Israël et le Liban cette semaine
00:07:34pour un accord de paix.
00:07:36Et la clé du Hezbollah est, évidemment, à Téhéran.
00:07:39Il y a des négociations entre les États-Unis et l'Iran
00:07:43avec un médiateur pakistanais.
00:07:45La Chine se présente comme le garant d'un futur accord.
00:07:48Et la France, avec le Charles de Gaulle dans la région,
00:07:51lorsqu'il y aura un accord,
00:07:53se présentera comme le gardien de la paix de cet accord au détroit d'Harmouz.
00:07:57Donc, vous voyez, le jeu de billard à plusieurs bandes
00:07:59qui est mis en place, orchestré et mis en musique par les Iraniens
00:08:02pour faire, eux, accepter un accord de paix avec Washington
00:08:07que, pour l'instant, Washington refuse.
00:08:09C'est vrai qu'on voit les pièces de ce puzzle
00:08:11qui sont en train de s'assembler
00:08:13pendant qu'on continue à discuter sur différents points.
00:08:15Justement, quels sont les points sur lesquels ça coince ?
00:08:18Y a-t-il quand même des avancées malgré ce qu'a dit Donald Trump ?
00:08:21C'est ce qu'on va voir en détail avec Fanny Weckscheider.
00:08:27Alors, dites-nous exactement ce qui a déplu au président américain, Fanny.
00:08:31Sans grande surprise, c'est évidemment la question du programme nucléaire iranien
00:08:35et de l'enrichissement de son uranium qui pose le plus de problèmes.
00:08:39Voici ce que propose l'Iran dans ce document.
00:08:43C'est notamment sur son enrichissement,
00:08:45donc, haute enrichissement de l'uranium,
00:08:47qu'il soit dilué partiellement,
00:08:49que le reste de l'uranium soit transféré vers un pays tiers
00:08:53et qu'en cas d'échec des négociations
00:08:56ou si les États-Unis revenaient sur les termes de l'accord,
00:09:00eh bien, cet uranium qui a été transféré revienne en Iran.
00:09:05Sur la question plus globale du nucléaire,
00:09:08l'Iran demande à ce que la question ne soit pas traitée préalablement,
00:09:13mais que les négociations se déroulent dans les 30 prochains jours.
00:09:17Donc, un calendrier plus long que ce qu'espère Washington.
00:09:20Et surtout, l'Iran demande qu'il n'y ait aucun démantèlement
00:09:23de ces installations nucléaires.
00:09:25Le nucléaire, donc, qui n'est pas la priorité,
00:09:27on le comprend, de l'Iran.
00:09:28Ce que demande Téhéran, principalement,
00:09:30c'est d'abord que les combats cessent,
00:09:33principalement, donc, en Iran et au Liban,
00:09:35et qu'il est d'accord pour rouvrir, pardon, le détroit d'Hormuz
00:09:39à la condition que les États-Unis mettent fin au blocus
00:09:43sur les ports et sur les navires iraniens
00:09:45dans le détroit d'Hormuz.
00:09:47Une réponse également iranienne qui concerne les sanctions.
00:09:50C'est important pour Téhéran,
00:09:52qui demande que les sanctions imposées par les États-Unis
00:09:54sur ces ventes de pétrole, eh bien,
00:09:56soient décalées pour 30 jours.
00:09:59Et surtout, que les fonds gelés à l'étranger soient débloqués.
00:10:02Voici les principales conditions émises par Téhéran.
00:10:05Et on va voir si tout cela se débloque, donc,
00:10:07dans les jours qui viennent à la faveur de cette visite
00:10:09de Donald Trump en Chine.
00:10:10Merci beaucoup, Fanny.
00:10:11En attendant, on va quand même se demander quelle est la suite
00:10:14et si les frappes pourraient reprendre.
00:10:16En tout cas, on l'a vu, on s'y prépare, côté américain,
00:10:19mais côté israélien également.
00:10:20Écoutez Benyamin Netanyahou.
00:10:24Je pense que la guerre en Iran a permis de réaliser
00:10:27beaucoup de choses, mais elle n'est pas terminée,
00:10:29car il reste des matières nucléaires
00:10:30et de l'uranium enrichi à retirer d'Iran.
00:10:33Il reste des sites d'enrichissement à démanteler.
00:10:35L'Iran soutient encore des groupes armés.
00:10:38Ils veulent encore produire des missiles balistiques.
00:10:40On en a dégradé une grande partie,
00:10:42mais tout est encore là et il reste du travail à faire.
00:10:47Et pour aller plus loin là-dessus,
00:10:48retrouvons Naoufel El-Kawafi à Tel Aviv
00:10:51avec l'or à champion.
00:10:53Naoufel, il semble que Benyamin Netanyahou
00:10:55ait présenté d'ailleurs un nouveau plan de frappe
00:10:58à Donald Trump.
00:11:01Oui, parce que vous savez que les deux hommes
00:11:02ne sont pas forcément sur la même longueur,
00:11:04dont la même position concernant les suites de la guerre.
00:11:07D'un côté, vous avez un Donald Trump
00:11:08qui souhaite privilégier encore aujourd'hui
00:11:10les négociations, les pourparlers d'autres.
00:11:12De l'autre côté, vous avez Benyamin Netanyahou
00:11:14qui lui souhaite aller plus loin.
00:11:15Vous l'avez entendu, il souhaite poursuivre cette guerre.
00:11:17Pour lui, elle n'est pas finie.
00:11:18Bien au contraire, il y a encore beaucoup de travail à faire.
00:11:21Il plaide donc en faveur d'une reprise des hostilités.
00:11:24Mais pour ça, il a besoin de l'accord,
00:11:25de l'aval des Américains.
00:11:27Il tente donc de convaincre son homologue Donald Trump.
00:11:30Il a eu un entretien téléphonique effectivement hier avec lui.
00:11:33Il lui a proposé un plan de reprise de cette guerre,
00:11:35de reprise des frappes, un plan d'une à deux semaines
00:11:38pour justement cibler plusieurs infrastructures stratégiques,
00:11:41notamment les infrastructures énergétiques,
00:11:43cibler également plusieurs hauts responsables
00:11:45des gardiens de la révolution.
00:11:47Parce que pour le Premier ministre israélien,
00:11:49la seule manière de mettre à genoux l'Iran,
00:11:52de le pousser à négocier,
00:11:53notamment concernant l'uranium,
00:11:55c'est une reprise des frappes,
00:11:56une reprise de la guerre.
00:11:57– Merci beaucoup Naouf El en direct d'Israël
00:12:00avec l'aura champion.
00:12:02Steven Ekovic, quelle est l'influence aujourd'hui
00:12:04de Benyamin Netanyahou auprès de Donald Trump ?
00:12:06Est-ce qu'elle est toujours aussi forte
00:12:07qu'avant la première campagne de frappe ?
00:12:09– Qui sait ?
00:12:11– Vous peut-être, c'est pour ça que je vous pose la question.
00:12:13– Je ne connais pas.
00:12:16Encore une fois, qu'est-ce qu'on peut dire ?
00:12:19– Moi, ce que je peux dire, c'est que Donald Trump,
00:12:21il faut voir ses manœuvres sur le plan
00:12:25de politique électorale intérieure.
00:12:26Parce que Donald Trump est en face d'un échec assez cuisant
00:12:30lors des midterms en novembre.
00:12:33– Et Benyamin Netanyahou aussi, il est au plan électoral.
00:12:35– Les deux sont dans une situation difficile
00:12:38sur le plan démocratique.
00:12:41Parce que les Américains, les sondages montrent
00:12:43au moins 60% contre cette guerre.
00:12:46Et il s'avère qu'ils sont aussi 60%
00:12:49contre la politique étrangère de Donald Trump.
00:12:51Ça comprend la Chine, la Russie, l'Ukraine, l'Israël.
00:12:57Et les groupes d'aide contre les guerres
00:13:00aussi ont d'autres dimensions.
00:13:02Parce que les guerres ont augmenté le prix à la pompe,
00:13:05qui ont commencé aussi à tisser l'inflation.
00:13:09Et bien évidemment, Donald Trump a trahi
00:13:12une promesse électorale de ne pas s'engager
00:13:15les États-Unis dans une guerre sans fin.
00:13:17Donc sur tout ce plan-là, Trump et son parti républicain
00:13:22sont dans l'embarras.
00:13:23Ce qui fait que maintenant aux États-Unis,
00:13:26on est dans un manœuvre du parti républicain,
00:13:28d'un découpage, récoupage des circonscriptions,
00:13:32un récoupage abusif pour tenter,
00:13:35en dehors des élections libres,
00:13:37de protéger leur majorité mince
00:13:41à la Chambre des représentants et aussi au Sénat.
00:13:43On fait du tripatouillage électoral aussi aux États-Unis,
00:13:46manifestement.
00:13:47Général Cholet, quand on entend les deux dirigeants,
00:13:48Donald Trump et Benjamin Netanyahou,
00:13:50ils disent en gros, en 15 jours, on peut finir le job.
00:13:52Voilà ce qu'on entend depuis plusieurs jours.
00:13:54Ça veut dire quoi sur le ton strictement militaire, ça ?
00:13:56Encore une fois, on a eu 40 jours de frappe.
00:14:00Oui, une tente.
00:14:01À très haute intensité, ça n'a pas abouti.
00:14:05Alors, visiblement, moi j'entends Netanyahou.
00:14:07Netanyahou, il rappelle l'état final recherché initialement.
00:14:11Plus de nucléaire, plus de balistique,
00:14:13plus de soutien au proxy.
00:14:15Il a oublié de mentionner sans doute l'objectif majeur,
00:14:19le changement de régime.
00:14:21Mais tout ça, ça ne va pas ouvrir le canal d'Hormuz.
00:14:24Et donc, le détroit d'Hormuz,
00:14:26ça signifie que Netanyahou, il oublie une chose,
00:14:29c'est que, pendant ce temps,
00:14:31tous les arguments iraniens l'emportent encore.
00:14:35C'est-à-dire que je te tiens à la gorge,
00:14:38je mets en difficulté l'économie mondiale,
00:14:41je mets en difficulté Trump dans son propre pays
00:14:43à cause du prix du galon qui augmente,
00:14:46parce que l'inflation augmente, etc.
00:14:48Donc, il n'y a pas de solution militaire.
00:14:51Il n'y a pas de solution militaire.
00:14:52Pour ouvrir le détroit d'Hormuz,
00:14:54ce serait extrêmement difficile
00:14:56et ça obligerait d'ailleurs
00:14:59ce qui n'est pas envisagé
00:15:00et qui n'est probablement pas envisageable,
00:15:02c'est une opération terrestre
00:15:04pour occuper et neutraliser
00:15:07toute la bande côtière
00:15:08avec la prise d'une ville comme Bandarabas,
00:15:11500 000 habitants,
00:15:12mais ce serait des combats pour 6 mois,
00:15:13pour un an,
00:15:14avec plus de 200 000 ou 300 000 hommes,
00:15:16ce qui est inconcevable actuellement
00:15:18dans l'esprit de Trump.
00:15:20Et 15 jours, 3 semaines
00:15:21ou 2 mois de plus de frappes,
00:15:23ça fragilisera sans doute encore plus l'Iran,
00:15:25mais ça ne résoudra pas la situation.
00:15:27Si on va y aller dans le détroit d'Hormuz
00:15:28dans quelques instants,
00:15:29Lovar Inel ?
00:15:29Oui, je pense qu'en fait,
00:15:31là, on fait face à,
00:15:32au-delà de Benjamin Netanyahou
00:15:34ou de Donald Trump,
00:15:34à une forme d'entêtement stratégique
00:15:37où maintenir le militaire,
00:15:38et vous l'avez dit en présentation,
00:15:40vous savez,
00:15:40il n'y aura plus de diplomatie,
00:15:42laissons croire qu'il n'y aura que du militaire.
00:15:45Le militaire,
00:15:4540 jours de frappe,
00:15:47c'est sans compter,
00:15:48vous savez,
00:15:48les frappes du mois de juin,
00:15:49si on est juste sur la question nucléaire,
00:15:51ça ne fonctionne pas.
00:15:53Et donc,
00:15:53qu'est-ce que ça veut dire ?
00:15:54C'est qu'on a Israël
00:15:56et les États-Unis
00:15:57qui ont été vends debout
00:15:58sur la formule diplomatique
00:15:59qui a été faite et tenue
00:16:00pendant 10 ans
00:16:01et qui avait abouti
00:16:02à quelque chose
00:16:02qui n'était pas parfait,
00:16:04mais qui n'aurait jamais permis
00:16:0560% d'enrichissement du réunion.
00:16:07Donc,
00:16:08j'ai envie de dire,
00:16:08arrêtons de dire
00:16:09que les diplôes,
00:16:11le monde de la coalition
00:16:12et des Nations Unies,
00:16:14c'est nul,
00:16:14ça ne marche pas
00:16:15et que le militaire fonctionne.
00:16:17Là,
00:16:17après plus de 70 jours
00:16:19de conflits,
00:16:20ça montre que le militaire,
00:16:21frappé pour frapper,
00:16:22vous n'arrivez pas à quoi ?
00:16:23Un accord politique.
00:16:25Là,
00:16:25il faut que tout le monde
00:16:26se mette autour de la table
00:16:27et qu'on fasse des compromis.
00:16:28Et ma crainte,
00:16:29c'est ce que j'ai dit depuis le début,
00:16:30c'est que le monde du JCPOA de 2015
00:16:32n'est plus celui d'aujourd'hui
00:16:33et c'est là où,
00:16:34à mon sens,
00:16:35encore une fois,
00:16:36l'Iran a gagné
00:16:37une marge d'escalier
00:16:38vers, pour moi,
00:16:39l'obtention de cette arme nucléaire
00:16:41qui doit rester un tabou.
00:16:42Grâce avant tout
00:16:43à cette arme
00:16:44qui est le contrôle
00:16:44du détroit d'Hormuz,
00:16:46allons au bord du golfe Persique
00:16:47pour retrouver Marie Jantrik
00:16:48parce que, Marie,
00:16:49les menaces iraniennes
00:16:50ont repris à nouveau
00:16:52sur cette zone.
00:16:53Vous qui êtes à Abu Dhabi,
00:16:54les Iraniens,
00:16:55ils disent
00:16:56ces derniers jours,
00:16:57nous,
00:16:57on a fait preuve de retenue.
00:16:58Eh bien,
00:16:58la retenue,
00:16:59figurez-vous,
00:17:00c'est terminé.
00:17:00Est-ce que ça veut dire
00:17:01qu'autour de vous,
00:17:01la crainte du retour
00:17:03des bombardements
00:17:03est en train de monter ?
00:17:07Eh bien,
00:17:07en tout cas,
00:17:08il y a cette déclaration
00:17:08de l'Iran
00:17:09qui est intervenue
00:17:09il y a quelques minutes
00:17:10et qui est reprise
00:17:11à savoir que l'Iran
00:17:12affirme que le rejet
00:17:13de la proposition
00:17:14par les Etats-Unis
00:17:15est tout simplement
00:17:17une menace pour la région,
00:17:18une menace pour la sécurité
00:17:20et la stabilité
00:17:22de la région.
00:17:22Voici ce qui est dit.
00:17:23Alors ici,
00:17:24bien entendu,
00:17:24les Émirats arabes unis
00:17:25restent sur le qui-vif
00:17:27puisqu'au cours
00:17:27de la dernière semaine,
00:17:29à quatre reprises,
00:17:30quatre jours,
00:17:31les Émirats arabes unis
00:17:32ont intercepté
00:17:33des drones
00:17:35et des missiles
00:17:35qui ont été lancés
00:17:37par l'Iran.
00:17:38Les Émirats arabes unis
00:17:39qui ont donc été visés
00:17:39chouinent tout de même
00:17:40que les cours reprennent
00:17:41aujourd'hui en présentiel
00:17:43aux Émirats arabes unis
00:17:44ce qui montre
00:17:44qu'il y a tout de même
00:17:45malgré tout
00:17:46une volonté de normalité.
00:17:48Et puis,
00:17:48pour reprendre
00:17:49sur les menaces
00:17:50de la part de l'Iran,
00:17:51il y a également
00:17:52la France
00:17:52et les Britanniques
00:17:54qui sont directement
00:17:55menacés par l'Iran
00:17:57puisqu'on rappelle
00:17:58que demain,
00:17:58Paris et Londres
00:17:59vont présider
00:18:00une réunion
00:18:01pour tenter
00:18:02de sécuriser
00:18:03le détroit d'Hormuz
00:18:03une fois que
00:18:04la guerre sera terminée.
00:18:06Sauf que l'Iran
00:18:07ne voit absolument pas
00:18:08les choses
00:18:08de cet oeil.
00:18:09Téhéran affirme
00:18:10que c'est à lui
00:18:11d'assurer la sécurité
00:18:12dans le détroit d'Hormuz
00:18:13que ce soit
00:18:14en temps de guerre
00:18:15ou en temps de paix
00:18:16et dit en gros
00:18:16à la France
00:18:17et au Royaume-Uni
00:18:18mêlez-vous de vos affaires.
00:18:19On a Paris et Londres
00:18:21qui, depuis le début
00:18:22de la guerre,
00:18:22voulaient à tout prix
00:18:23se tenir à distance
00:18:23et qui maintenant
00:18:24se retrouvent directement
00:18:25avec TV.
00:18:25C'est important
00:18:26ce que vous nous dites,
00:18:27Marie.
00:18:27Merci beaucoup
00:18:28et surtout Sébastien Rayot
00:18:29que les Français
00:18:30notamment disent
00:18:31depuis le début
00:18:31nous cette opération
00:18:32on veut la mener
00:18:33en concertation
00:18:33avec les Iraniens
00:18:34et en réalité
00:18:35les Iraniens
00:18:36manifestement
00:18:37n'en ont pas du tout envie.
00:18:38Non, c'est une histoire
00:18:38de tempo aussi
00:18:39parce que pour les Iraniens
00:18:40la situation est suffisamment
00:18:41complexe à gérer
00:18:42déjà avec les protagonistes
00:18:44de la guerre
00:18:45les pays du Golfe
00:18:46les Etats-Unis
00:18:47Israël
00:18:48l'Iran
00:18:48la Chine
00:18:49etc.
00:18:50pour que les Européens
00:18:52enfin la France
00:18:53notamment
00:18:53s'intègre
00:18:55dans ce processus-là.
00:18:57Donc je crois
00:18:57qu'ils veulent bien renforcer
00:18:59cette idée du tempo
00:19:00moi je vous dis
00:19:01je pense que
00:19:01cette visite en Chine
00:19:02de Donald Trump
00:19:03va changer les choses
00:19:05parce que c'est la Chine
00:19:06qui en pâtit le plus
00:19:08de ce blocus
00:19:09du détre d'armes
00:19:09non seulement
00:19:10ils sont dépendants
00:19:10du pétrole iranien
00:19:12mais aussi
00:19:12de beaucoup de produits
00:19:13qui viennent
00:19:14du golfe Persique
00:19:15donc il va y avoir
00:19:16une pression
00:19:17à mon avis
00:19:17du côté de Pékin
00:19:18sur la situation
00:19:19pour essayer de trouver
00:19:21pour que tout le monde
00:19:22puisse réussir
00:19:24finalement à trouver la face
00:19:25en essayant
00:19:26de déconnecter
00:19:26cette question
00:19:27de la libération
00:19:28du détre d'armes
00:19:29de toutes les autres questions
00:19:31qui sont liées au nucléaire
00:19:32car le nucléaire
00:19:33va prendre du temps
00:19:34et alors que le détre d'armes
00:19:35on est sur du temps court
00:19:36on est vraiment tous
00:19:37dans une situation
00:19:39économique difficile
00:19:39donc je crois
00:19:40que quand il y aura
00:19:42un début d'accord
00:19:43une feuille de papier
00:19:44qui sera signée
00:19:45par les protagonistes
00:19:46de la région
00:19:49la France
00:19:50et cette coalition
00:19:51va pouvoir jouer un rôle
00:19:53mais je crois aussi
00:19:54que ça pourra être
00:19:55aussi dans l'intérêt
00:19:56de l'Iran
00:19:56qui est dans une confrontation
00:19:58avec Washington
00:19:58qui est assez
00:19:59contre-productive
00:20:00et dans laquelle
00:20:01ça n'avance pas
00:20:02et à partir du moment
00:20:03où cette situation
00:20:04sera un petit peu
00:20:06améliorée
00:20:07modérée
00:20:07etc.
00:20:08il va y avoir
00:20:09moi je pense
00:20:09un arbitre
00:20:10qui pourra
00:20:11se jouer
00:20:11du côté de Paris
00:20:13et de Londres
00:20:14avec leur coalition
00:20:14internationale
00:20:15car tout le monde
00:20:16a intérêt
00:20:16à la libération
00:20:17du détre d'armes
00:20:18en quelques mots
00:20:19Patrick
00:20:19c'est quoi cette réunion
00:20:20demain ?
00:20:20C'est pour poursuivre
00:20:22cette concrétisation
00:20:23avec un élément
00:20:23supplémentaire
00:20:24c'est la présence
00:20:25du groupe aéronaval
00:20:26français
00:20:27et aussi
00:20:27de ce bâtiment anglais
00:20:28le HMS Dragon
00:20:30qui a mis du temps
00:20:31à venir
00:20:32encore une fois
00:20:33on est dans le signal
00:20:33politique
00:20:34rappelons-le
00:20:35non le Charles de Gaulle
00:20:36ne va pas croiser
00:20:37dans le détroit d'Hormuz
00:20:38encore moins
00:20:39dans le golfe
00:20:40Rabot-Persic
00:20:41simplement
00:20:43je dirais
00:20:44presque que
00:20:45l'état-major
00:20:45était lassé
00:20:46de voir le groupe aéronaval
00:20:47faire des ronds dans l'eau
00:20:48en Méditerranée orientale
00:20:49et il y avait deux solutions
00:20:50soit on rentre à Toulon
00:20:51soit on poursuit
00:20:52notre route
00:20:53mais l'idée
00:20:54est vraiment
00:20:55du temps d'après
00:20:56le tempo
00:20:56ce mot-là
00:20:58est excellemment
00:20:58choisi par Sébastien Regnaud
00:21:00parce qu'il s'agira
00:21:01le moment venu
00:21:02lorsqu'on aura
00:21:03ce fameux bout de papier
00:21:04mais que la méfiance
00:21:05sera largement réciproque
00:21:07entre les uns et les autres
00:21:08d'avoir cette espèce
00:21:09de réassurance
00:21:10pour absolument
00:21:11tout le monde
00:21:12à commencer par
00:21:12les équipages
00:21:13des navires
00:21:13qui passeront
00:21:14le détroit d'Hormuz
00:21:14le statu quo
00:21:15va-t-il tenir
00:21:16au moins jusqu'à la visite
00:21:17de Donald Trump
00:21:17en Chine
00:21:18ou bien la situation
00:21:19va-t-elle dégénérer
00:21:19dans les heures qui viennent
00:21:20on va le voir
00:21:21et on va le suivre
00:21:21avec nos envahis spéciaux
00:21:22on surveille aussi
00:21:23l'évolution de la situation
00:21:24sur le plan
00:21:25de la crise
00:21:26de l'antavirus
00:21:27puisque une passagère
00:21:29française
00:21:29qui était à bord
00:21:30du fameux bateau
00:21:32où ce foyer
00:21:33a été repéré
00:21:33cette passagère
00:21:34est bien positive
00:21:35au antavirus
00:21:36et son état de santé
00:21:38s'est dégradé
00:21:38la nuit dernière
00:21:39c'est ce qu'a annoncé
00:21:40le gouvernement français
00:21:41ce matin
00:21:42il y a également
00:21:42plus de 20 cas contacts
00:21:43qui ont été repérés
00:21:45nous irons
00:21:46à l'hôpital Bichat
00:21:46pour prendre le pouls
00:21:49si j'ose dire
00:21:49prendre la température
00:21:50pour voir où sont les choses
00:21:51dans quelques instants
00:21:52à tout de suite
00:21:56deux actualités fortes
00:21:57ce matin
00:21:57en programme
00:21:58d'Arnaud Direct
00:21:59d'abord une française
00:22:00testée positive
00:22:00au antavirus
00:22:01le résultat
00:22:02est tombé ce matin
00:22:03et sa santé
00:22:05s'est dégradée
00:22:06ces dernières heures
00:22:07c'est ce qu'on a appris
00:22:08de sources gouvernementales
00:22:09ce matin
00:22:09nous irons
00:22:10à l'hôpital Bichat
00:22:11l'hôpital que vous voyez
00:22:12en ce moment
00:22:12où elle se trouve
00:22:14et où elle est suivie
00:22:14comme les quatre autres
00:22:16passagers
00:22:16de ce fameux bateau
00:22:17de croisière
00:22:18et puis l'autre
00:22:19pédit de l'actualité
00:22:20de ce matin
00:22:20c'est le coup de sang
00:22:21de Donald Trump
00:22:22contre la réponse
00:22:23de l'Iran
00:22:23après les dernières
00:22:24propositions américaines
00:22:25on va justement
00:22:26sur ce conflit
00:22:26au Moyen-Orient
00:22:27voir les dernières images
00:22:28et les dernières infos
00:22:29avec vous
00:22:29Pauline Pioche
00:22:30bonjour
00:22:30bonjour Julien
00:22:31est-ce qu'on comprend
00:22:32effectivement ce matin
00:22:32c'est que la fin de la guerre
00:22:33n'est pas du tout amorcé
00:22:34refus effectivement
00:22:35catégorique de Donald Trump
00:22:36face à la proposition
00:22:37iranienne pour stopper
00:22:39le conflit
00:22:40je viens de lire
00:22:41la réponse
00:22:42des soi-disant
00:22:43c'est ce que dit
00:22:43Donald Trump
00:22:43un représentant de l'Iran
00:22:44je ne l'apprécie pas
00:22:46c'est totalement
00:22:48inacceptable
00:22:48gros désaccord
00:22:49en fait
00:22:49pour être précise
00:22:50entre autres
00:22:51autour de la gestion
00:22:52de l'uranium
00:22:53l'Iran aurait proposé
00:22:54de diluer une partie
00:22:55de son stock
00:22:56et de transférer
00:22:57le reste
00:22:58à un pays tierce
00:22:59nouvelle menace
00:23:00vous allez l'entendre
00:23:00de Donald Trump
00:23:03j'ai dit qu'ils étaient vaincus
00:23:05mais ça ne veut pas dire
00:23:06que c'est fini
00:23:07on pourrait y aller
00:23:07pendant deux semaines de plus
00:23:09et neutraliser chaque cible
00:23:10on a probablement
00:23:12atteint 70% des cibles
00:23:14il nous reste
00:23:15d'autres cibles potentielles
00:23:16mais même sans cela
00:23:17il leur faudrait des années
00:23:19pour se reconstruire
00:23:21Donald Trump
00:23:22et Benjamin Netanyahou
00:23:23qui ont échangé
00:23:24au téléphone
00:23:25Israël
00:23:25auraient donc proposé
00:23:26aux Etats-Unis
00:23:26un plan pour de nouvelles frappes
00:23:29contre l'Iran
00:23:29c'est ce que dit
00:23:30en tous les cas
00:23:31le média
00:23:31Hormuz Leiter
00:23:32selon une source
00:23:34du ministère de la défense
00:23:35des nouvelles frappes
00:23:36d'une durée
00:23:36d'environ deux semaines
00:23:38avec possibilité
00:23:39de prolongation
00:23:40qui inclurait
00:23:41entre autres
00:23:41l'assassinat
00:23:42du chef d'état-major
00:23:43des gardiens
00:23:44de la révolution
00:23:45qui s'appelle
00:23:46Ahmad Vaidi
00:23:47la question qu'on se pose
00:23:48aussi ce matin
00:23:49c'est où en est-on
00:23:50sur la sécurisation
00:23:51du détroit d'Hormuz
00:23:52alors Paris et Londres
00:23:53vont coprésider demain
00:23:54une réunion
00:23:55en visioconférence
00:23:56avec leurs homologues
00:23:57des pays
00:23:58qui seraient prêts
00:23:59à contribuer
00:24:00à cette mission
00:24:00il sera donc question
00:24:02en fait
00:24:02de la contribution
00:24:03militaire de chacun
00:24:04et en parallèle
00:24:06et bien le porte-avions
00:24:07français Charles de Gaulle
00:24:08est actuellement
00:24:09en mer rouge
00:24:10a priori
00:24:11il serait en mer rouge
00:24:12il se dirigerait
00:24:13donc dans les eaux iraniennes
00:24:14Emmanuel Macron
00:24:15refuse de parler
00:24:17de déploiement
00:24:18des troupes françaises
00:24:19mais en revanche
00:24:20il affirme
00:24:20que la France
00:24:21se tient prête
00:24:22et vous allez voir
00:24:23que la réaction
00:24:24de l'Iran
00:24:25est assez menaçante
00:24:26par la voix
00:24:26de son vice-ministre
00:24:27des affaires étrangères
00:24:28la présence
00:24:29de navires français
00:24:30britanniques
00:24:30ou de tout autre pays
00:24:31susceptible
00:24:32d'accompagner
00:24:33des actions illégales
00:24:35et contraires
00:24:35au détroit international
00:24:36des Etats-Unis
00:24:37dont le détroit
00:24:38se heurtera
00:24:39à une réponse
00:24:39ferme et immédiate
00:24:40ce message
00:24:41il fait aussi référence
00:24:43au destroyer britannique
00:24:44qui lui aussi
00:24:45est en direction
00:24:46du Moyen-Orient
00:24:47et puis je voulais également
00:24:48qu'on s'arrête
00:24:48un petit peu
00:24:49sur le terrain
00:24:50d'abord parce que
00:24:50les frappes
00:24:51se poursuivent
00:24:52entre le Hezbollah
00:24:53et Israël
00:24:53Tzal qui appelle
00:24:55d'ailleurs
00:24:55c'était il y a quelques minutes
00:24:56une dizaine de villages
00:24:57à évacuer
00:24:59une réponse
00:25:00a priori
00:25:01à des frappes
00:25:01de drones
00:25:02du Hezbollah
00:25:02qui ont d'ailleurs
00:25:03touché
00:25:04le dôme de fer
00:25:05israélien
00:25:06c'était
00:25:06ces dernières heures
00:25:08et puis au Liban
00:25:09le sud
00:25:10qui est toujours
00:25:11pris pour cible
00:25:12par Hezbollah
00:25:12d'ailleurs
00:25:13hier deux secouristes
00:25:14affiliés au Hezbollah
00:25:14ont été tués
00:25:15il y a cinq blessés
00:25:16il y a également
00:25:17un soldat israélien
00:25:19qui a été tué
00:25:20au sud du Liban
00:25:21vous allez le voir
00:25:22pour rappel
00:25:23sur cette carte
00:25:24le sud du Liban
00:25:25vous voyez cette ligne
00:25:26qui est tracée
00:25:26ça c'est la zone
00:25:27qui est occupée
00:25:28actuellement
00:25:28par Hezbollah
00:25:29et on a notamment
00:25:31entouré la ville de Thiers
00:25:32parce que la ville de Thiers
00:25:33qui est une ville portuaire
00:25:34est particulièrement
00:25:35visée Julien
00:25:36depuis ces dernières semaines
00:25:37Merci beaucoup Pauline Pioche
00:25:40on vous retrouve tout à l'heure
00:25:40vous continuez à suivre
00:25:41évidemment l'évolution des choses
00:25:42du côté du Moyen-Orient
00:25:44pendant que nous
00:25:45on va aller
00:25:45à l'hôpital Bichat
00:25:47parce que c'est là
00:25:47que se trouvent
00:25:48les passagers français
00:25:49du MH Ondus
00:25:51ils sont cinq
00:25:52et l'une d'entre eux
00:25:53souffre bien
00:25:54du antivirus
00:25:55la confirmation
00:25:56est tombée ce matin
00:25:57Élise Phillips
00:25:57on vous voit
00:25:58vous êtes sur place
00:26:01devant l'hôpital Bichat
00:26:02alors évidemment
00:26:03on a besoin de savoir
00:26:04quelles sont les toutes dernières
00:26:04infos médicales
00:26:05dont vous disposez
00:26:06et comment la nouvelle
00:26:07a été accueillie autour de vous
00:26:11Les dernières informations médicales
00:26:12ont été données ce matin
00:26:14par la ministre de la santé
00:26:15elle-même Stéphanie Ries
00:26:16qui a effectivement annoncé
00:26:18que parmi les cinq français
00:26:19qui sont suivis ici
00:26:21qui sont à l'isolement strict
00:26:22depuis hier
00:26:23à l'hôpital Bichat
00:26:24et bien l'une d'entre eux
00:26:25une femme
00:26:26a contracté le virus
00:26:28il s'agit donc d'une française
00:26:29qui a développé
00:26:30en fait des premiers symptômes
00:26:31alors qu'elle était à bord
00:26:32de l'avion hier
00:26:33qui l'a ramené en France
00:26:34elle a eu un peu de fièvre
00:26:35elle a passé un test
00:26:36et ce matin
00:26:37le test s'est révélé positif
00:26:39on sait aussi
00:26:40que son état de santé
00:26:40s'est dégradé
00:26:41pendant la nuit
00:26:42et donc elle est maintenant
00:26:43et elle va être suivie
00:26:44dans les prochaines semaines
00:26:46ici à l'hôpital
00:26:47très strictement
00:26:48par les médecins
00:26:49qui vont vérifier
00:26:50que son état
00:26:51ne se dégrade pas
00:26:51encore plus
00:26:52avec elle
00:26:53il y a quatre autres patients
00:26:54puisqu'il y a cinq français
00:26:55en tout qui étaient à bord
00:26:56de ce bateau de croisière
00:26:57cinq français
00:26:59donc qui sont suivis
00:27:00ici à l'hôpital Bichat
00:27:01ce matin la ministre de la Santé
00:27:02a précisé
00:27:03qu'ils étaient hospitalisés
00:27:04dans des chambres
00:27:05avec des flux d'air
00:27:06pour éviter les contaminations
00:27:08les équipes médicales
00:27:09qui doivent entrer
00:27:10en contact avec eux
00:27:11doivent respecter
00:27:12des mesures d'hygiène
00:27:14des mesures de précaution
00:27:15extrêmement importantes
00:27:16ils doivent par exemple
00:27:16porter des masques
00:27:18FFP2
00:27:18parce qu'il faut absolument
00:27:20éviter la transmission
00:27:21du virus
00:27:22que ce virus puisse se propager
00:27:23et ces patients
00:27:24au moins les quatre français
00:27:26qui ne sont pour l'instant
00:27:27pas positifs
00:27:28et bien vont rester
00:27:29à l'hôpital
00:27:30jusqu'à nouvel ordre
00:27:31au moins 15 jours
00:27:32parce que le délai d'incubation
00:27:33est assez long
00:27:34et il faudrait éviter
00:27:35que ces patients
00:27:36sortent
00:27:37et transmettent
00:27:38le virus
00:27:39à d'autres personnes
00:27:40et puis en plus
00:27:40de ces cinq français
00:27:41il y a aussi
00:27:4222 cas contacts
00:27:43qui ont été répertoriés
00:27:45sur le territoire français
00:27:46des personnes
00:27:46qui ont été en contact
00:27:48avec des gens
00:27:49qui étaient sur le bateau
00:27:51de croisière
00:27:51ces personnes ont été
00:27:52contactées
00:27:53ou vont être contactées
00:27:54par les autorités médicales
00:27:55le but vraiment
00:27:56des autorités sanitaires
00:27:57c'est encore une fois
00:27:58d'éviter que le virus
00:27:59se propage plus
00:28:00il y a beaucoup d'informations
00:28:02dans ce que vous nous dites
00:28:02c'est vrai qu'il se bouscule
00:28:03ce matin
00:28:04Élise
00:28:04ces informations
00:28:05du côté de l'hôpital Bichat
00:28:07on va prendre le temps
00:28:08d'éclaircir chacun des points
00:28:09avec vous
00:28:10Margot
00:28:11merci d'être avec nous ce matin
00:28:12pour préciser un petit peu
00:28:13les choses
00:28:14d'abord ce qui frappe
00:28:14dans ce que nous a dit Élise
00:28:15c'est la rapidité
00:28:17de l'évolution
00:28:17les premiers symptômes
00:28:18hier
00:28:19dans l'avion
00:28:20qui la ramène
00:28:21de Ténérife
00:28:22en Espagne
00:28:23où le bateau a accosté
00:28:24on a perçu l'image
00:28:25tout à l'heure
00:28:26et quelques heures plus tard
00:28:27une dégradation rapide
00:28:28à tel point que la ministre
00:28:29ce matin
00:28:30même si elle ne l'a pas dit
00:28:30en ces termes
00:28:31on a cru comprendre
00:28:32malgré tout
00:28:32que son pronostic vital
00:28:33était engagé
00:28:34c'est allé très très vite
00:28:35et même dans l'évolution
00:28:35de la situation en général
00:28:36ils atterrissent à 16h30
00:28:38au Bourget
00:28:38jusque là tout va bien
00:28:39et puis après
00:28:40peu de temps après
00:28:41on apprend que
00:28:42l'une des françaises
00:28:44rapatriées
00:28:44présente des symptômes
00:28:46selon nos informations
00:28:47c'était au départ
00:28:47un peu de fièvre
00:28:48et une dégradation
00:28:49brutale pendant la nuit
00:28:50de toute façon
00:28:50elle avait déjà été placée
00:28:52dans un établissement
00:28:53français de référence
00:28:55concernant les risques
00:28:56épidémiologiques
00:28:56et biologiques
00:28:57l'hôpital Bichat
00:28:58c'est l'hôpital régional
00:28:59et même national
00:29:00de référence
00:29:01en la matière
00:29:02où elle avait été placée
00:29:03dans une chambre
00:29:03à pression négative
00:29:04donc pour elle
00:29:05je veux dire
00:29:06la prise en charge
00:29:06était celle
00:29:07qui avait été prévue
00:29:08par le protocole initial
00:29:09au départ on avait dit
00:29:1072 heures pour tous
00:29:12ces français à l'hôpital
00:29:13le temps de faire
00:29:14une évaluation complète
00:29:15comme le disaient
00:29:16les autorités sanitaires
00:29:17de faire notamment
00:29:18un test PCR
00:29:19de faire une prise de sang
00:29:20et au bout de ces 3 jours
00:29:21normalement
00:29:22il devait y avoir
00:29:22un auto-isolement
00:29:23à domicile
00:29:24pendant 42 jours
00:29:25sauf que là
00:29:26tout est remis en cause
00:29:28on n'a pas encore
00:29:29les détails
00:29:29depuis ce matin
00:29:30un décret permet
00:29:31d'avoir un isolement
00:29:33dans un établissement
00:29:34hospitalier
00:29:35pour cette durée
00:29:35de 42 jours
00:29:36mais clairement
00:29:37ça va rebattre les cartes
00:29:38non seulement évidemment
00:29:39pour cette patiente
00:29:41prise en charge
00:29:41mais aussi pour les 4 autres
00:29:42français hospitalisés
00:29:44à Bichat
00:29:44et sans doute
00:29:45pour également
00:29:46les cas contacts
00:29:46on va revenir là-dessus
00:29:48d'abord est-ce que
00:29:48vous en savez un peu plus
00:29:49sur...
00:29:50il n'y a pas de traitement
00:29:51pour cette maladie
00:29:52donc qu'est-ce qui est
00:29:52en train de se passer
00:29:53au moment où on se parle
00:29:54pour cette dame ?
00:29:54il n'y a pas de traitement
00:29:56spécifique
00:29:56contre cette souche
00:29:57des andes
00:29:58dans ta virus
00:29:59en revanche
00:29:59les médecins
00:30:00ils savent prendre en charge
00:30:02cette pathologie
00:30:03en mettant en place
00:30:04des traitements
00:30:05ce qu'on appelle
00:30:05symptomatiques
00:30:06donc ça peut être
00:30:07de l'oxygène
00:30:08la ventilation mécanique
00:30:10aider aussi
00:30:11les troubles
00:30:11de la coagulation
00:30:12s'il y en a
00:30:12enfin voilà
00:30:13on traite
00:30:13symptôme par symptôme
00:30:15en cas
00:30:16de soucis
00:30:18ça c'est clairement
00:30:19bien expliqué
00:30:19et puis c'est
00:30:20contrairement au Covid
00:30:21c'est un virus
00:30:21que les scientifiques
00:30:23connaissent davantage
00:30:23même si on rappelle
00:30:24que cette souche
00:30:25elle ne circule pas
00:30:26en Europe
00:30:26c'est ce qu'on appelle
00:30:27une souche
00:30:28du nouveau monde
00:30:29qui est principalement
00:30:30diffusée en Argentine
00:30:32et au Chili
00:30:33et pas du tout
00:30:35les mêmes
00:30:35enfin c'est pas du tout
00:30:36les mêmes antivirus
00:30:37quand on parle des antivirus
00:30:37en France
00:30:38on parle de souches
00:30:40qui donnent
00:30:41des symptômes
00:30:42souvent au pire
00:30:43une attaque rénale
00:30:44parfois réversible
00:30:45avec une létalité
00:30:46qui est parfois
00:30:47moins de 1%
00:30:48là on est sur autre chose
00:30:49cette souche des Andes
00:30:50on sait
00:30:50la létalité
00:30:52avait été documentée
00:30:53dans une étude
00:30:53du New England
00:30:54Journal of Medicine
00:30:55en 2020
00:30:55à partir d'une épidémie
00:30:56qui s'était produite
00:30:57fin 2018
00:30:58début 2019
00:30:593 cas initiaux
00:31:0134 cas confirmés
00:31:0211 décès
00:31:03donc une létalité
00:31:04pour cette étude
00:31:04qui était d'environ 32%
00:31:06ça change évidemment la donne
00:31:07ce sont des taux
00:31:08qui font froid dans le dos
00:31:10pour éviter
00:31:12une propagation
00:31:13plus large
00:31:13on l'a entendu
00:31:14les 5 passagers
00:31:16ont été placés
00:31:18dans des chambres spécialisées
00:31:19dans le centre de référence
00:31:21on va regarder justement
00:31:22le détail du protocole
00:31:23qui a été mis en place
00:31:24avec Fanny Weckscheider
00:31:27alors Fanny expliquez-nous
00:31:28précisément
00:31:29quelle est la procédure
00:31:30alors pour l'instant
00:31:31c'est un décret
00:31:32un gouvernemental
00:31:33qui a été publié
00:31:34donc très rapidement
00:31:35cette nuit
00:31:36qui donc donne
00:31:37les premiers
00:31:38les premiers contours
00:31:39de ces mesures sanitaires
00:31:41d'urgence
00:31:42évidemment
00:31:42en ce qui concerne
00:31:43notamment
00:31:43généralement
00:31:44tous les passagers
00:31:45qui étaient à bord
00:31:46du hondus
00:31:46de ce navire
00:31:47donc concerné
00:31:48par l'antavirus
00:31:49ils sont pris en charge
00:31:51dans un établissement
00:31:52de santé
00:31:52immédiatement
00:31:53pendant 3 jours
00:31:54pour une évaluation
00:31:55médicale
00:31:56épidémiologique
00:31:57à l'issue
00:31:58de ces tests
00:31:59s'ils sont testés
00:32:01positifs
00:32:01donc
00:32:01à l'antavirus
00:32:03et que
00:32:04donc
00:32:05ils ont les symptômes
00:32:07ils sont isolés
00:32:08à l'hôpital
00:32:08pendant
00:32:09une durée
00:32:10de 42 jours
00:32:10ça correspond à la période
00:32:11maximum d'incubation
00:32:12de l'antavirus
00:32:13donc des andes
00:32:14si c'est négatif
00:32:16là ils sont maintenus
00:32:17à domicile
00:32:18pour la même période
00:32:19également
00:32:20de 42 jours
00:32:21cette fois-ci
00:32:22en ce qui concerne
00:32:22les cas contacts
00:32:23qui ont été jugés
00:32:24à haut risque
00:32:24donc plus précisément
00:32:25ces 5 personnes
00:32:26dont on parle
00:32:26aujourd'hui
00:32:27dont une et même
00:32:28malade maintenant
00:32:29on le sait
00:32:29le protocole
00:32:30c'est aussi une prise
00:32:31en charge hospitalière
00:32:32ça a été le cas
00:32:33rapidement
00:32:33donc dans les 3 jours
00:32:34et un isolement
00:32:35hospitalier
00:32:36qui sera à préciser
00:32:37c'est ce qu'a dit
00:32:38ce matin
00:32:38Maude Bréjean
00:32:39la porte-parole
00:32:40du gouvernement
00:32:41précision
00:32:42qui vont venir
00:32:43en accord
00:32:43avec les autorités sanitaires
00:32:44évidemment
00:32:45on aura plus de détails
00:32:45là-dessus
00:32:46il y a une autre catégorie
00:32:47également de personnes
00:32:48à surveiller
00:32:48ce sont les passagers
00:32:49de certains vols
00:32:50ceux qui ont
00:32:51notamment transporté
00:32:53des personnes décédées
00:32:54des croisiéristes décédés
00:32:55ceux entre
00:32:56l'île britannique
00:32:57de Saint-Hélène
00:32:57et Johannesburg
00:32:58en Afrique du Sud
00:32:58puis entre Johannesburg
00:32:59et Amsterdam
00:33:00aux Pays-Bas
00:33:01ceux-là sont maintenus
00:33:02à domicile
00:33:03en quarantaine
00:33:03donc pendant 42 jours
00:33:04également
00:33:05les 6 semaines
00:33:05d'incubation
00:33:06et leur évaluation
00:33:07médicale
00:33:08est immédiate
00:33:09avant les 3 jours
00:33:10là aussi
00:33:10sur le plan médical
00:33:11et épidémiologique
00:33:12pour surveiller
00:33:13l'évolution
00:33:14on le disait
00:33:15cette maladie
00:33:15évidemment
00:33:16elle n'a pas encore
00:33:17de vaccins
00:33:18pas encore
00:33:19non plus
00:33:20de traitements
00:33:21alors c'est important
00:33:22de respecter
00:33:23surtout quand c'est
00:33:24un isolement
00:33:25à domicile
00:33:25une quarantaine
00:33:26à domicile
00:33:26des contrôles
00:33:27peuvent être effectués
00:33:28éventuellement
00:33:29par les préfets
00:33:30de département
00:33:30merci Fanny
00:33:31voilà donc
00:33:31pour ce qui est
00:33:32en place
00:33:32mais on voit bien
00:33:33que les choses
00:33:34peuvent évoluer
00:33:34et même on sent
00:33:36que les choses
00:33:37sont un petit peu
00:33:37flottantes
00:33:38Jean-Paul Stahl
00:33:38est avec nous
00:33:39professeur de médecine
00:33:40infectieuse
00:33:41au CHU de Grenoble
00:33:42merci beaucoup
00:33:42de nous répondre
00:33:43ce matin
00:33:43est-ce que ces protocoles
00:33:45qu'on vient de détailler
00:33:46vous semblent suffisamment
00:33:47clairs
00:33:47et suffisamment stricts
00:33:48ou est-ce qu'il faut
00:33:48les renforcer encore ?
00:33:51Renforcer certainement pas
00:33:52il n'y a absolument
00:33:53aucune raison
00:33:55il faut bien savoir
00:33:56que c'est un virus
00:33:57qui est très difficilement
00:33:59transmissible
00:33:59d'homme à homme
00:34:01très difficilement
00:34:03ça existe
00:34:04la transmission interhumaine
00:34:05elle existe
00:34:06bien sûr
00:34:06mais elle est
00:34:08extrêmement difficile
00:34:09donc là on est
00:34:10dans un cas
00:34:10très très particulier
00:34:11pour un virus
00:34:13qui est largement
00:34:14connu
00:34:14de la part
00:34:15des spécialistes
00:34:16depuis de très
00:34:17nombreuses années
00:34:18c'est vraiment
00:34:20des circonstances
00:34:21très particulières
00:34:22avec la promiscuité
00:34:24d'un bateau de croisière
00:34:25un bateau
00:34:26qui est à 10 jours
00:34:27de mer
00:34:27de toute région
00:34:28habitée
00:34:29donc de tout
00:34:31soin pour les personnes
00:34:33qui pourraient être
00:34:34qui pourraient être malades
00:34:36donc tout ça
00:34:37c'est extrêmement
00:34:39extrêmement spécial
00:34:40et puis se rajoute
00:34:42le côté
00:34:44médiatico
00:34:44socio
00:34:45politique
00:34:46qui est
00:34:48qui est engendré
00:34:49par le contexte
00:34:50parce que
00:34:51bon
00:34:51des patients
00:34:52de cet ordre
00:34:53j'allais pas dire
00:34:55que c'est de la routine
00:34:56mais c'est pas du tout
00:34:57quelque chose
00:34:58d'extraordinaire
00:35:00pour les spécialistes
00:35:02de maladies infectieuses
00:35:03alors même si
00:35:05professeur
00:35:06on a l'impression
00:35:06qu'il y a des voix
00:35:07un petit peu dissonantes
00:35:08y compris au sein
00:35:09de votre profession
00:35:09quand on lit ce matin
00:35:11une interview
00:35:11de votre confrère
00:35:12Antoine Flao
00:35:13elle fait froid dans le dos
00:35:14cette interview
00:35:15parce qu'il dit
00:35:16je pense moi
00:35:16que l'antavirus des Andes
00:35:18est aussi grave
00:35:19que le virus Ebola
00:35:20ce sont ces mots
00:35:22est-ce que vous les reprenez
00:35:23à votre compte
00:35:23ou est-ce que vous dites
00:35:24non
00:35:24il va beaucoup trop loin
00:35:25mon confrère Flao
00:35:28je reprends pas du tout
00:35:30et je considère que là
00:35:32on rentre dans le côté
00:35:35la dérive
00:35:37médiatique
00:35:38de
00:35:39voilà
00:35:39je prédis la catastrophe
00:35:42parce que comme ça
00:35:43je suis quelqu'un
00:35:44quoi
00:35:45non
00:35:45c'est certainement pas
00:35:47certainement pas
00:35:48d'abord
00:35:49déjà Ebola
00:35:51en soi
00:35:53n'a jamais été
00:35:54un problème
00:35:55dans les pays
00:35:55comme le nôtre
00:35:58déjà la comparaison
00:35:59est un peu oiseuse
00:36:00et la prédiction
00:36:01est tout aussi hasardeuse
00:36:03alors ce sont des mots
00:36:05assez durs
00:36:06vis-à-vis de votre confrère
00:36:07qu'on entend ce matin
00:36:07vous comprenez que
00:36:08quand évidemment
00:36:09on essaie d'y voir clair
00:36:10c'est difficile
00:36:10de s'y retrouver
00:36:11entre les différentes
00:36:12paroles médicales
00:36:13comment faire le tri
00:36:14si j'ose dire
00:36:16je ne sais pas
00:36:17que vous dire
00:36:18je ne peux pas
00:36:19me mettre à la place
00:36:21des autres
00:36:21qui veulent à tout prix
00:36:24se montrer
00:36:26mais
00:36:27non
00:36:27les faits scientifiques
00:36:29sont là
00:36:29c'est un virus
00:36:30qui est connu
00:36:31dont la transmission
00:36:33inter-humaine
00:36:34est avérée
00:36:35et elle est chiffrée
00:36:37et elle est chiffrée
00:36:38avec en plus
00:36:39une mortalité
00:36:40que vous avez relevée
00:36:41qui est tout à fait
00:36:42exacte
00:36:43mais dans des pays
00:36:44qui n'ont pas
00:36:45le même système
00:36:45le même système
00:36:46de santé que le nôtre
00:36:47et en particulier
00:36:48les capacités
00:36:49de réanimation
00:36:51puisque c'est le seul
00:36:52traitement
00:36:52pour les cas graves
00:36:55qui n'ont pas
00:36:55les mêmes capacités
00:36:56de réanimation
00:36:57que nous
00:36:58donc
00:36:59je ne dis pas
00:37:01que la maladie
00:37:02n'est pas grave
00:37:03ce que je veux dire
00:37:04par là
00:37:04c'est qu'une épidémie
00:37:05à grande échelle
00:37:06est impossible
00:37:09une précision
00:37:09sur les mesures politiques
00:37:12qui sont en train
00:37:13d'être mises en place
00:37:13il y a une réunion
00:37:14cet après-midi
00:37:15Guillaume Dar
00:37:15déjà hier
00:37:16Sébastien Lecornu
00:37:17a tenu une réunion
00:37:18il y a une nouvelle réunion
00:37:19cet après-midi
00:37:19à 16h15
00:37:20à Matignon
00:37:21autour du Premier ministre
00:37:22il y aura notamment
00:37:23Stéphanie Risse
00:37:24bien sûr
00:37:24la ministre de la Santé
00:37:25Laurent Nunez
00:37:26aussi le ministre
00:37:27de l'Intérieur
00:37:28le but c'est de montrer
00:37:29la mobilisation du gouvernement
00:37:31d'être parfaitement
00:37:32réactif
00:37:33vigilant
00:37:34prévoyant
00:37:35d'essayer d'être rassurant
00:37:36c'est ce que disait ce matin
00:37:37la porte-parole du gouvernement
00:37:39tout cela
00:37:39sans créer la panique
00:37:41ce sont ces mots
00:37:42ce n'est pas forcément évident
00:37:43parce qu'évidemment
00:37:44ces notions de virus
00:37:46d'éventuelles épidémies
00:37:47de personnes
00:37:48qui sont testées
00:37:49on entendait Margot
00:37:49parler des tests PCR
00:37:51ça ravive des mauvais souvenirs
00:37:52évidemment
00:37:53ce sont ceux du Covid
00:37:54et politiquement
00:37:55c'était un enjeu considérable
00:37:56on s'en rappelle
00:37:57c'est sûr
00:37:57il faut faire le tri
00:37:58entre toutes les informations
00:37:59qu'on reçoit
00:38:01et toutes les préconisations
00:38:02des uns et des autres
00:38:03et on vous remercie infiniment
00:38:04professeur Jean-Paul Stal
00:38:06pour avoir été ce matin
00:38:07avec nous en direct
00:38:07de Grenoble
00:38:09pour ces précisions
00:38:10que vous nous avez données
00:38:12vous restez sur BFM TV
00:38:14parce qu'on va continuer
00:38:15à vous donner des précisions
00:38:16sur l'avancée
00:38:17de cette crise
00:38:19liée au antivirus
00:38:20mais aussi évidemment
00:38:21sur le conflit
00:38:22au Moyen-Orient
00:38:23avec Donald Trump
00:38:24qui a publié
00:38:25un message très sec
00:38:27vis-à-vis de la réponse iranienne
00:38:28aux propositions américaines
00:38:30elles ne me plaisent pas du tout
00:38:31ces réponses iraniennes
00:38:33a-t-il dit
00:38:33alors qu'il sera en Chine
00:38:34dans trois jours
00:38:35pour un voyage
00:38:36particulièrement important
00:38:37à tout de suite
00:38:44le antivirus est présent
00:38:46sur le sol français
00:38:47l'une des passagers
00:38:48rapatriées ce week-end
00:38:49a été testée positive
00:38:50on va vous dire
00:38:51ce que ça change
00:38:51sur les protocoles sanitaires
00:38:54il y a une nouvelle réunion
00:38:55gouvernementale
00:38:56qui est prévue
00:38:56cet après-midi
00:38:57sur le sujet
00:38:59l'état de santé
00:38:59de cette patiente
00:39:01s'est dégradé
00:39:02la nuit dernière
00:39:03et on verra
00:39:04si son pronostic vital
00:39:05est engagé ou pas
00:39:06mais d'abord
00:39:07retour à la case départ
00:39:08sur l'Iran
00:39:09Donald Trump
00:39:10a lu le retour iranien
00:39:12concernant les propositions
00:39:14américaines de la semaine dernière
00:39:15ça ne lui a pas plu du tout
00:39:16ce qui évidemment relance
00:39:17les spéculations
00:39:18sur un possible retour
00:39:18des frappes
00:39:19nos envahis spéciaux
00:39:20surveillent l'évolution
00:39:21en temps réel
00:39:22et on va les retrouver
00:39:23les uns après les autres
00:39:24dans les différents pays concernés
00:39:26les pays du Golfe
00:39:27mais aussi
00:39:28les Etats-Unis
00:39:29avec donc cette réaction
00:39:30de Donald Trump
00:39:31sur son réseau social
00:39:33c'est tombé
00:39:33la nuit dernière
00:39:34c'est totalement
00:39:35inacceptable
00:39:36dit-il
00:39:37en lettre capitale
00:39:39I don't like it
00:39:41Samy Sfaxi
00:39:42vous êtes en direct
00:39:43de Washington
00:39:44dites-nous
00:39:45quelles sont
00:39:45les réactions
00:39:46à ce message
00:39:47quelques heures
00:39:47après sa diffusion
00:39:48maintenant
00:39:48même si
00:39:49on est toujours
00:39:51au cœur
00:39:51de la nuit
00:39:52du côté des Etats-Unis
00:39:55à peu près
00:39:564h du matin
00:39:56en effet
00:39:57mais c'est vrai
00:39:57que ce qu'on observe
00:39:58ici
00:39:59c'est que Donald Trump
00:40:00change radicalement
00:40:01de ton
00:40:02c'était en tout cas
00:40:03le cœur des débats
00:40:04il y a quelques heures
00:40:05sur les chaînes d'information
00:40:06en continu ici
00:40:07à Washington
00:40:08puisque dans son message
00:40:10il précise
00:40:11les Iraniens
00:40:12ne riront pas
00:40:13longtemps
00:40:13voilà en tout cas
00:40:14ce changement de ton
00:40:16qui est radical
00:40:16vous le savez
00:40:17il y a quelques jours
00:40:18encore
00:40:18il parlait
00:40:19de discussions
00:40:20très positives
00:40:20sur les prochaines
00:40:22négociations
00:40:23il n'en est rien
00:40:24et d'ailleurs
00:40:24il a même menacé
00:40:25dans une interview
00:40:26qu'il a donnée
00:40:27à une célèbre journaliste
00:40:28américaine hier
00:40:29en expliquant
00:40:30qu'il pourrait y avoir
00:40:31deux prochaines frappes
00:40:32en tout cas
00:40:33dans les prochains jours
00:40:34c'est en tout cas
00:40:35le souhait
00:40:36pas le souhait
00:40:36mais l'option
00:40:37qu'il se réserve
00:40:39les proches
00:40:40partie des proches
00:40:41de Donald Trump
00:40:42commencent à
00:40:43en tout cas
00:40:44donner également
00:40:45leur opinion
00:40:45c'est le cas
00:40:46de l'Instagram
00:40:47c'est un sénateur
00:40:48très influent
00:40:49républicain
00:40:50et il a
00:40:50cette en tout cas
00:40:52opportunité
00:40:53il parle à l'oreille
00:40:54il murmure
00:40:55à l'oreille de Donald Trump
00:40:56c'est en tout cas
00:40:56comme cela qu'il est décrit
00:40:57et il a posté
00:40:58un long message
00:40:59sur X
00:40:59en expliquant
00:41:00que désormais
00:41:01il fallait
00:41:01que Donald Trump
00:41:03franchisse un cap
00:41:04il est temps
00:41:05que la diplomatie
00:41:06s'arrête
00:41:06c'est en tout cas
00:41:07ce qu'il a écrit
00:41:07sur X
00:41:08cette nuit
00:41:09merci beaucoup
00:41:10Samy
00:41:10si Donald Trump
00:41:11publie un autre message
00:41:12dans la nuit
00:41:12il a l'habitude de le faire
00:41:13évidemment
00:41:13vous nous rappelez aussitôt
00:41:15Patrick Sos
00:41:16on a renoncé
00:41:17depuis longtemps
00:41:18à comprendre
00:41:19ce qui se passait
00:41:20dans la nette
00:41:20de Donald Trump
00:41:21en revanche
00:41:21ce que nous dit Samy
00:41:22sur son entourage
00:41:23sur la poussée
00:41:25de ce fameux
00:41:25l'Instagram
00:41:26qu'on connaît un peu moins
00:41:27en France
00:41:27mais qui est très influent
00:41:28qui a une personnalité majeure
00:41:29aux Etats-Unis
00:41:30est-ce que tout ça
00:41:31peut jouer
00:41:32et aller vers une reprise
00:41:33des frappes ou pas ?
00:41:34pas forcément
00:41:35en tout cas
00:41:35pas cette semaine
00:41:36encore une fois
00:41:37le gros point
00:41:38sera évidemment
00:41:39le déplacement
00:41:40en Chine
00:41:41du président Trump
00:41:42et le lieu
00:41:43est éminemment important
00:41:44il arrive vraiment
00:41:45dans la tanière
00:41:46de l'autre loup
00:41:47Xi Jinping
00:41:48et je modère
00:41:50un petit peu
00:41:50quand même
00:41:51les propos
00:41:51sur l'influence
00:41:52en tout cas
00:41:52ces dernières semaines
00:41:53de l'Instagram
00:41:54qui effectivement
00:41:54fait partie
00:41:55des vatanguères
00:41:56depuis vraiment
00:41:56le début
00:41:57il n'a quasiment
00:41:59pas été suivi
00:42:00des faits
00:42:00par son président
00:42:01alors certes
00:42:02il y a beaucoup
00:42:03de communication
00:42:03de la part
00:42:04de ce sénateur
00:42:06qui estime
00:42:07que Donald Trump
00:42:08est au bout
00:42:09du téléphone
00:42:10à chaque fois
00:42:11qu'il cherche
00:42:11à l'avoir
00:42:12mais pour l'instant
00:42:13il n'a pas
00:42:13énormément
00:42:14d'influence
00:42:15on a surtout
00:42:16été assez surpris
00:42:17dans un autre entourage
00:42:18l'un des entourages
00:42:19j'ai envie de dire
00:42:19de Donald Trump
00:42:20par finalement
00:42:21et c'est un peu
00:42:22contre-intuitif
00:42:22mais la rapidité
00:42:23de la réponse
00:42:24du président américain
00:42:25il y avait une bonne opportunité
00:42:27en fait pour se taire
00:42:28c'est peut-être mal connaître
00:42:29y compris de la part
00:42:30de ses proches
00:42:30mal connaître le président
00:42:31il y avait peut-être
00:42:32la possibilité
00:42:33de garder une ambiguïté
00:42:34et de garder surtout
00:42:35un certain nombre
00:42:36de cartes encore en main
00:42:37avant d'arriver
00:42:38en Chine
00:42:39parce qu'il va se retrouver
00:42:40et ça va être l'objet
00:42:41de développement
00:42:42d'ici l'arrivée
00:42:43d'Air Force One
00:42:44sur le sol chinois
00:42:45ce sera mercredi
00:42:46dans le courant
00:42:47de la journée
00:42:48pour nous
00:42:49c'est qu'il pouvait rester
00:42:50encore avec son blocus
00:42:52avec une espèce
00:42:54d'attente sur
00:42:55que va répondre
00:42:56le président américain
00:42:56avec des cartes en plus
00:42:58celles de négociation
00:42:59avec les chinois
00:43:00et puis là en fait
00:43:00il vient encore une fois
00:43:01de à la fois déchirer
00:43:03cette réponse
00:43:04mais de s'enlever
00:43:05là aussi
00:43:06une option possible
00:43:07alors c'est vrai
00:43:07Benjamin Petrovert
00:43:08qu'il faut lire entre les lignes
00:43:09toujours avec Donald Trump
00:43:10même si le ton peut sembler
00:43:12très agressif
00:43:13en réalité
00:43:13on a l'impression
00:43:15qu'on part plutôt
00:43:15vers un statu quo
00:43:16en attendant cette fameuse
00:43:17visite en Chine
00:43:17oui et Patrick Soiss a raison
00:43:18tant que la rencontre
00:43:20n'a pas lieu
00:43:2014 et 15
00:43:22il ne va rien se passer
00:43:23sur le terrain
00:43:24ce n'est pas possible
00:43:24au contraire
00:43:25Donald Trump va sans doute
00:43:26profiter d'un grand dîner
00:43:28d'un grand banquet
00:43:28qui est prévu à l'occasion
00:43:29de cette visite
00:43:30pour faire pression
00:43:31sur Xi Jinping
00:43:32puisqu'il faut rappeler
00:43:34que c'est le principal client
00:43:35des Iraniens
00:43:36donc ils auraient tout intérêt
00:43:38à l'écouter
00:43:38et Donald Trump
00:43:39va certainement jouer là-dessus
00:43:40mais la soirée a été marquée
00:43:42par des chauds et des froids
00:43:43parce qu'il y a eu
00:43:44ce coup de fil
00:43:45entre Donald Trump
00:43:46et Benjamin Netanyahou
00:43:47Netanyahou était à ce moment-là
00:43:48à la mère morte
00:43:49à l'occasion d'un colloque
00:43:50en urgence
00:43:51il a dû rentrer à Jérusalem
00:43:52pour décrocher le téléphone
00:43:54et parler avec Donald Trump
00:43:55qui visiblement
00:43:56lui a fait part d'une part
00:43:57de la contre-proposition
00:43:58des Iraniens
00:43:59et d'autre part
00:44:00très certainement
00:44:01de la suite
00:44:02qu'il allait donner
00:44:03aux événements
00:44:04et on voit bien
00:44:04qu'il se prépare quelque chose
00:44:06pour qu'il y ait un coup de fil
00:44:07aussi important
00:44:08entre les deux hommes
00:44:08même s'il se parle énormément
00:44:10c'est bien qu'il y a quelque chose
00:44:12qui va se passer derrière
00:44:12alors pas tout de suite
00:44:14Patrick l'a dit très clairement
00:44:15oui sans doute
00:44:16il va se passer quelque chose
00:44:17mais il faut attendre
00:44:18parce qu'au fond
00:44:18il y a le temps de la négociation
00:44:20qui peut faire permettre
00:44:21à Donald Trump de jouer
00:44:23et de dire à la fin
00:44:23ben écoutez
00:44:24moi ça ne me plaît pas
00:44:25je repars en guerre
00:44:26mais ça il le fera évidemment
00:44:27une fois qu'il sera revenu de Chine
00:44:29et il faut voir
00:44:29ce qui va se passer
00:44:30dans le Netre d'Hormuz
00:44:30on ira tout à l'heure
00:44:31au bord du golfe
00:44:32à Rabo-Persic
00:44:32mais Olivier Lasmol
00:44:33on voit bien que
00:44:34c'est là que ça se joue
00:44:35et que si ça n'avance pas
00:44:36ou bien si éventuellement
00:44:37il y a de nouveaux bombardements
00:44:38là ça peut faire basculer les choses
00:44:40oui alors basculer les choses
00:44:43la difficulté c'est
00:44:44de ne pas être dans l'instantanéité
00:44:46dans l'immédiateté
00:44:47parce qu'on voit bien
00:44:48qu'on est toujours
00:44:49sur des positions
00:44:51qui relèvent du poker menteur
00:44:53et on avance
00:44:53et donc il y a des frappes régulières
00:44:56je ne pense pas
00:44:57qu'il y aura un basculement
00:44:58parce qu'un basculement
00:44:59ça veut dire
00:44:59qu'est-ce que ça voudrait dire
00:45:00clairement
00:45:00ça serait une frappe massive
00:45:02sur Téhéran
00:45:04puisque le Golfe
00:45:05a déjà été en grande partie bombardé
00:45:07ou alors
00:45:09un déploiement
00:45:10de troupes à terre
00:45:11et ça
00:45:12on sait très bien
00:45:12que ça ne sera pas le cas
00:45:14ça serait extrêmement étonnant
00:45:16donc
00:45:16oui ça repartira
00:45:18mais ça repartira
00:45:19de façon mesurée
00:45:22Anthony Dabila
00:45:23alors on fait évidemment
00:45:24le tour de table
00:45:25pour savoir
00:45:25le ressenti des uns et des autres
00:45:27statu quo
00:45:28ou bascule ?
00:45:29On est clairement
00:45:29dans un pourrissement
00:45:30de la situation
00:45:32la pression augmente
00:45:33l'attente se fait
00:45:35insupportable
00:45:36et c'est le moment
00:45:38où les acteurs
00:45:39perdent patience
00:45:41font des erreurs
00:45:42éventuellement
00:45:44je note que
00:45:45tout le monde pense
00:45:46à raison
00:45:47que rien ne se passera
00:45:48d'ici le rendez-vous
00:45:50avec la Chine
00:45:51alors
00:45:52deux hypothèses
00:45:53qui pourraient venir
00:45:55comment dire
00:45:56en complément
00:45:56ce sont simplement
00:45:57des hypothèses
00:45:58soit une frappe
00:45:58très courte
00:45:59qui donnerait un peu
00:46:00le ton
00:46:01avant le déplacement
00:46:02de Donald Trump
00:46:04en Chine
00:46:04quelque chose
00:46:05de très ciblé
00:46:05qui montre
00:46:06qu'il y a
00:46:07de la détermination
00:46:07et on se souvient
00:46:09que la guerre
00:46:09des 12 jours
00:46:10en juin 2025
00:46:11a été déclenchée
00:46:12par Benjamin Netanyahou
00:46:13alors qu'il était
00:46:14aux Nations Unies
00:46:15et que les Iraniens
00:46:16se disaient
00:46:17qu'il n'y aurait pas
00:46:18de frappe
00:46:19tant que Benjamin Netanyahou
00:46:21serait à New York
00:46:22et le début
00:46:24de la guerre actuelle
00:46:27avec la frappe
00:46:28sur Ali Khamenei
00:46:29qui était en plein jour
00:46:31dans un bureau
00:46:31non sécurisé
00:46:32avec plusieurs dizaines
00:46:33de ses responsables
00:46:34militaires
00:46:35et qui n'avaient
00:46:36absolument pas prévu
00:46:37alors peut-être
00:46:39une frappe
00:46:39pendant le voyage
00:46:42de Donald Trump
00:46:42en Chine
00:46:43ça ce serait vraiment
00:46:44un coup de tête
00:46:44énorme
00:46:45puisque tout le monde
00:46:46s'y attend
00:46:46c'est le meilleur moment
00:46:47pour surprendre
00:46:47les Iraniens
00:46:49ensuite Donald Trump
00:46:50a été au moins
00:46:51autant transgressif
00:46:52mais je parle
00:46:54au conditionnel
00:46:55bien évidemment
00:46:55on va prendre
00:46:55la température
00:46:56du côté iranien
00:46:57maintenant
00:46:57parce que
00:46:57Siyavosh Ghazi
00:46:58est avec nous
00:46:58en direct depuis Téhéran
00:47:00à quelques heures
00:47:01maintenant
00:47:01Siyavosh
00:47:02après ce message
00:47:04du président Trump
00:47:06comment le régime
00:47:08a-t-il réagi
00:47:09du côté de Téhéran
00:47:11pour l'instant
00:47:12il n'y a pas
00:47:13de réaction officielle
00:47:14après les déclarations
00:47:15et le message
00:47:16de Donald Trump
00:47:17mais la position
00:47:19iranienne
00:47:20est très ferme
00:47:21puisqu'il y a eu
00:47:22une série
00:47:23de déclarations
00:47:24de responsables militaires
00:47:25mais aussi politiques
00:47:26par exemple
00:47:27un des membres
00:47:28du bureau
00:47:28du président
00:47:29de la république
00:47:30a publié
00:47:31sur le réseau X
00:47:32un texte
00:47:32pour dire aux américains
00:47:33qu'ils n'avaient
00:47:35qu'un seul choix
00:47:36c'est de rentrer
00:47:38à la maison
00:47:39et de quitter
00:47:39la région
00:47:40le même message
00:47:41a été publié
00:47:42par les gardiens
00:47:43de la révolution
00:47:43la marine
00:47:44des gardiens
00:47:44de la révolution
00:47:45pour dire
00:47:46que si jamais
00:47:46il y avait
00:47:47la saisie
00:47:49d'un navire iranien
00:47:50ou encore
00:47:50une attaque
00:47:51contre un navire
00:47:52commercial iranien
00:47:53l'Iran
00:47:54allait trapper
00:47:55une base
00:47:56américaine
00:47:57pour chaque navire
00:47:58touché
00:47:59ou saisi
00:48:00donc un discours
00:48:01très dur
00:48:02la même chose
00:48:03le même ton
00:48:03par le porte-parole
00:48:05de la commission
00:48:06de la sécurité nationale
00:48:08du parlement iranien
00:48:09qui a affirmé
00:48:09que les américains
00:48:11n'avaient
00:48:12d'autre choix
00:48:13que de se rendre
00:48:13et d'accepter
00:48:15la défaite
00:48:15qu'ils ont subie
00:48:16durant la guerre
00:48:18de 40 jours
00:48:19donc sur ce plan
00:48:20militaire
00:48:21les iraniens
00:48:22les gardiens
00:48:23de la révolution
00:48:23et les forces
00:48:25armées iraniennes
00:48:25se disent
00:48:26prêts
00:48:27à de nouveaux
00:48:29affrontements
00:48:29avec les américains
00:48:31dans le même temps
00:48:32il y a un contrôle
00:48:33de plus en plus
00:48:34serré
00:48:34du détroit
00:48:35d'Hormuz
00:48:36du golfe persique
00:48:37puisqu'il y a eu
00:48:38des avertissements
00:48:40lancés
00:48:40contre les américains
00:48:42mais aussi
00:48:43contre la France
00:48:44et le Royaume-Uni
00:48:45le vice-ministre
00:48:46de l'Afrique étrangère
00:48:47a affirmé
00:48:48que si jamais
00:48:48des navires de guerre
00:48:50pensés
00:48:51ou britanniques
00:48:52s'approchaient
00:48:53du détroit d'Hormuz
00:48:54et bien
00:48:55l'Iran allait réagir
00:48:56très durement
00:48:56donc un temps
00:48:57de plus en plus dur
00:48:59pas question
00:48:59pour l'Iran
00:49:00d'abandonner
00:49:01le contrôle
00:49:02du détroit d'Hormuz
00:49:03mais dans le même temps
00:49:04il y a
00:49:05une politique
00:49:07de coup par coup
00:49:08puisque
00:49:09hier
00:49:10un pétrolier
00:49:11du Qatar
00:49:12a été autorisé
00:49:13à traverser
00:49:13le détroit d'Hormuz
00:49:14pour aller
00:49:15livrer du pétrole
00:49:16au Pakistan
00:49:16et aujourd'hui
00:49:17un navire irakien
00:49:20un super pétrolier irakien
00:49:21a été autorisé
00:49:23à traverser le détroit
00:49:24pour aller livrer
00:49:25du pétrole au Vietnam
00:49:26donc une manière
00:49:27pour Téhéran
00:49:28de montrer
00:49:30son contrôle
00:49:31sur le détroit d'Hormuz
00:49:32mais aussi
00:49:32le fait
00:49:33qu'il peut y avoir
00:49:34une souplesse
00:49:34de la part de Téhéran
00:49:36bien évidemment
00:49:37il n'est pas question
00:49:38que les Américains
00:49:38ou par exemple
00:49:40les navires marchands
00:49:41des monarchiers arabes
00:49:43du Golfe Persique
00:49:43puissent traverser
00:49:45le détroit d'Hormuz
00:49:46en dehors du Qatar
00:49:48tant qu'il n'y aura
00:49:50pas de paiement
00:49:51de réparation
00:49:51de guerre
00:49:52et tant qu'ils n'auront
00:49:53pas accepté
00:49:54de payer des taxes
00:49:56pour le passage
00:49:57on voit bien
00:49:58merci beaucoup
00:49:58Syavosh
00:49:59avec vous
00:49:59que chacun
00:49:59campe sur ses possédiens
00:50:01facialement
00:50:02en tout cas
00:50:02parce qu'on peut imaginer
00:50:03qu'en coulisses
00:50:04on continue à discuter
00:50:05sur ces points précis
00:50:07qui semblent tout faire
00:50:08achopper
00:50:09jusqu'à maintenant
00:50:10alors justement
00:50:10on va prendre
00:50:11en détail
00:50:11les différents points
00:50:12de ces propositions
00:50:14qui ont été rejetées
00:50:15ou acceptées
00:50:15par les Iraniens
00:50:16avec Fanny Wegscheider
00:50:20alors Fanny
00:50:21dites-nous
00:50:21ce qui n'a pas plu
00:50:22au président américain
00:50:24précisément
00:50:24alors évidemment
00:50:25c'est la question
00:50:26du programme nucléaire
00:50:27iranien
00:50:27et de ce que devient
00:50:29le stock d'uranium
00:50:31enrichi
00:50:31qui pose problème
00:50:32parce que
00:50:33ce que propose
00:50:34l'Iran
00:50:35dans ce document
00:50:36et bien c'est
00:50:36de diluer
00:50:37partiellement
00:50:38son uranium
00:50:39il accepte
00:50:40de transférer
00:50:41le reste de l'uranium
00:50:42vers un pays tiers
00:50:43et en cas
00:50:44de désaccord
00:50:45sur ces négociations
00:50:47ou en cas
00:50:47de retrait
00:50:48des Etats-Unis
00:50:49d'un accord
00:50:49éventuellement conclu
00:50:50de refaire venir
00:50:51cet uranium
00:50:52au pays
00:50:54donc la question
00:50:54centrale
00:50:55de l'uranium
00:50:55encore
00:50:56vous allez le voir
00:50:56de manière plus générale
00:50:58du nucléaire
00:50:59avec cette autre
00:51:00condition iranienne
00:51:01qui demande
00:51:02à négocier
00:51:02dans les 30 prochains jours
00:51:04pour elle
00:51:04ce n'est pas
00:51:05une question préalable
00:51:06l'uranium
00:51:06donc elle se donne
00:51:0730 jours
00:51:07pour en discuter
00:51:08avec les Etats-Unis
00:51:09et surtout
00:51:10Téhéran
00:51:11demande à ce qu'il n'y ait
00:51:11aucun démantèlement
00:51:12de ces installations
00:51:14nucléaires
00:51:14donc la question nucléaire
00:51:15n'est pas au centre
00:51:16puisque ce que privilégie
00:51:17Téhéran
00:51:18c'est l'arrêt
00:51:19des combats
00:51:20principalement
00:51:21en Iran
00:51:21et au Liban
00:51:22ainsi que la réouverture
00:51:24des détroits d'Hormuz
00:51:25elle est d'accord
00:51:26pour l'accorder
00:51:27si et seulement
00:51:28si les Etats-Unis
00:51:30lèvent leur blocus
00:51:31contre les navires
00:51:32et contre les ports
00:51:32iraniens
00:51:33autre condition
00:51:34également importante
00:51:35pour les Iraniens
00:51:37c'est de mettre fin
00:51:39à toutes les sanctions
00:51:39les sanctions américaines
00:51:41notamment
00:51:41sur les ventes
00:51:42de pétrole
00:51:43pour une durée
00:51:44de 30 jours
00:51:45l'Iran
00:51:46qui demande également
00:51:47que soient débloqués
00:51:47les fonds qui ont été
00:51:48gelés en Iran
00:51:49à l'étranger
00:51:50pardon
00:51:50les fonds iraniens
00:51:51Merci Fanny
00:51:52Sébastien Ragnol
00:51:53peut-il y avoir encore
00:51:54dans les heures et les jours
00:51:55qui viennent
00:51:55des bougies
00:51:56sur ces points
00:51:57que vient de nous présenter
00:51:58Fanny ?
00:51:59Oui parce qu'il y a
00:51:59quelque chose
00:51:59qui est vraiment
00:52:00présenté sur la place publique
00:52:01avec vraiment
00:52:02des propositions
00:52:05qui sont vraiment
00:52:06exprimées
00:52:07et puis il y a
00:52:08une position
00:52:09de poker menteur
00:52:09si vous voulez
00:52:10de chaque parti
00:52:10autant les Iraniens
00:52:12dans ce que vient de dire
00:52:12Syavosh Ghazi
00:52:13que du côté de Donald Trump
00:52:14chacun parle à sa base
00:52:16donc tout le monde
00:52:16va montrer
00:52:17sa volonté
00:52:18sa détermination
00:52:19et va montrer
00:52:21qu'il est hors de question
00:52:22de faire des concessions
00:52:23mais évidemment
00:52:24en coulisses
00:52:24il y a des concessions
00:52:26il y a des négociations
00:52:27il y a des discussions
00:52:27et tout cela
00:52:29tout cela avance
00:52:30mais je remarque
00:52:31qu'il y a quand même
00:52:32par rapport
00:52:33aux dernières semaines
00:52:34puis même par rapport
00:52:35aux derniers mois
00:52:36une avancée
00:52:37c'est-à-dire que
00:52:38par exemple
00:52:39je prends l'exemple
00:52:40du stock d'uranium enrichi
00:52:41il a été question
00:52:42d'aller le chercher
00:52:42par la force
00:52:43là les Iraniens
00:52:45accepteraient
00:52:45de le livrer
00:52:46à un pays tiers
00:52:47mais ils veulent
00:52:48que ce soit réversible
00:52:49que ce soit possiblement
00:52:50qu'ils reviennent
00:52:51en Iran
00:52:52s'il y avait
00:52:53un désaccord
00:52:54ou une montée
00:52:55en tension
00:52:55les Américains
00:52:56ont évidemment
00:52:57une position
00:52:57beaucoup plus ferme
00:52:58ça sort du pays
00:52:59mais définitivement
00:53:00mais vous voyez
00:53:01il y a déjà une avancée
00:53:02c'est-à-dire que
00:53:03la question de la sortie
00:53:04du pays
00:53:04a été acceptée
00:53:07du côté iranien
00:53:09il y a aussi
00:53:09beaucoup de choses
00:53:10il y a l'enrichissement
00:53:11d'uranium
00:53:11bon les Américains
00:53:13ne veulent pas
00:53:13d'enrichissement
00:53:14d'uranium
00:53:14les Iraniens
00:53:16veulent un enrichissement
00:53:18d'uranium
00:53:18à 2, 3, 4%
00:53:20pour pouvoir
00:53:21faire du nucléaire
00:53:23civil
00:53:23pour le reste
00:53:25il y a aussi
00:53:25la question
00:53:26pour les Iraniens
00:53:27et ça c'est très important
00:53:28du dégel
00:53:29des avoirs
00:53:30d'une levée
00:53:31des sanctions
00:53:31et cela
00:53:32ils le conditionnent
00:53:34évidemment
00:53:34à la tenue
00:53:35du détroit d'Harmouz
00:53:36car c'est pour eux
00:53:37le levier
00:53:37qui leur permettra
00:53:38d'obtenir
00:53:39ce qu'ils veulent
00:53:40donc moi
00:53:40vraiment
00:53:41je suis
00:53:42on ne pouvait pas
00:53:43s'attendre à autre chose
00:53:43de la part de Donald Trump
00:53:44que de dire
00:53:45que cet accord
00:53:46était inacceptable
00:53:47parce qu'en l'état
00:53:48en effet
00:53:48il est pour les Etats-Unis
00:53:50inacceptable
00:53:50mais comme
00:53:52vous le disiez
00:53:53il y a une réunion
00:53:54très importante
00:53:54en Chine
00:53:56cette semaine
00:53:57le ministre
00:53:58des Affaires étrangères
00:53:59iranien
00:54:00est allé en Chine
00:54:01pour préparer
00:54:02avec ses homologues
00:54:04chinois
00:54:04cette visite
00:54:06du Donald Trump
00:54:07et là
00:54:07il va se passer
00:54:08quelque chose
00:54:08car les Chinois
00:54:09se présentent
00:54:10et ça c'est le ministre
00:54:11des Affaires étrangères
00:54:13chinois
00:54:13qui l'a dit
00:54:15comme un acteur
00:54:16qui voudra se présenter
00:54:17comme le garant
00:54:18de l'accord
00:54:18qui sera trouvé
00:54:19donc vous voyez
00:54:20il y a toute une offensive
00:54:21diplomatique
00:54:22qui est en route
00:54:23c'est du temps long
00:54:24évidemment
00:54:24c'est pour des militaires
00:54:26beaucoup plus longs
00:54:27que ce qui était prévu
00:54:28mais voilà
00:54:29il y a une telle pression
00:54:30économique de toute façon
00:54:31sur ces négociations
00:54:32qu'il y aura
00:54:33quelque chose
00:54:34qui ressemblera à un accord
00:54:35Benjamin Petrovert
00:54:36il y a un paramètre
00:54:37qui reste en effet
00:54:38c'est que chaque protagoniste
00:54:39considère qu'il a le temps
00:54:41les Iraniens considèrent
00:54:42qu'ils ont le temps
00:54:43d'ailleurs cette proposition
00:54:45d'accepter
00:54:46de faire sortir
00:54:47l'uranium enrichi
00:54:48mais si jamais
00:54:49les négociations
00:54:50n'aboutissent pas
00:54:50alors il faudra
00:54:51les ramener en Iran
00:54:52pardon mais on ne parle pas
00:54:53d'une bouteille d'eau là
00:54:53donc ça paraît totalement
00:54:55surnaturel comme proposition
00:54:56et de l'autre côté
00:54:57Donald Trump
00:54:58qui fait croire
00:54:59qu'il n'a pas le temps
00:54:59alors qu'en fait
00:55:00lui aussi peut-être
00:55:01il a plus le temps
00:55:02parce que n'oublions jamais
00:55:03que dans la stratégie américaine
00:55:04il y a aussi l'idée
00:55:05du pourrissement
00:55:06parce que chaque jour
00:55:07qui passe
00:55:07est un jour
00:55:08où l'économie iranienne
00:55:10sombre un petit peu plus
00:55:11c'est aussi un paramètre
00:55:12et ça on ne sait toujours pas
00:55:14dans quel état aujourd'hui
00:55:15est la population iranienne
00:55:16celle
00:55:17dont on pensait
00:55:18qu'il y aurait un soulèvement
00:55:19qui n'est toujours pas présent
00:55:20parce que sans doute
00:55:21pendant qu'internet est coupé
00:55:22depuis plus de 60 jours
00:55:23et bien l'oppression
00:55:24se fait constante
00:55:25à tous les coins de rue
00:55:26maintenant
00:55:27il y a une déclaration
00:55:27tout de même
00:55:28c'est celle de
00:55:29Benjamin Netanyahou hier
00:55:30sur CBS
00:55:31parce qu'il est tout de même
00:55:32l'associé de Donald Trump
00:55:33dans cette guerre
00:55:34les deux hommes
00:55:34s'y sont parlé
00:55:35et hier il a utilisé
00:55:36des phrases
00:55:37qui sont très claires
00:55:38il a dit
00:55:38la guerre contre l'Iran
00:55:40n'est pas terminée
00:55:41il reste encore
00:55:42de l'uranomorichi
00:55:42qui doit être retiré
00:55:43et il a parlé également
00:55:45de la guerre terrestre
00:55:46on peut entrer physiquement
00:55:47a dit Netanyahou
00:55:48Trump le veut aussi
00:55:50donc on voit bien
00:55:51alors vous allez me dire
00:55:52c'est le ton
00:55:52va-t'en guerre Netanyahou
00:55:53qu'il est évidemment
00:55:54beaucoup plus que Donald Trump
00:55:56puisque les contingences politiques
00:55:58de l'un et de l'autre
00:55:58ne sont pas les mêmes
00:55:59mais il n'empêche
00:56:00ça reste encore un paramètre
00:56:02à ne pas négliger
00:56:03alors écoutons-le justement
00:56:04à Benjamin Netanyahou
00:56:05puisque vous en parlez
00:56:07je pense que la guerre en Iran
00:56:09a permis de réaliser
00:56:10beaucoup de choses
00:56:11mais elle n'est pas terminée
00:56:13car il reste des matières nucléaires
00:56:14et de l'uranium enrichi
00:56:15à retirer d'Iran
00:56:16il reste des sites d'enrichissement
00:56:18à démanteler
00:56:19l'Iran soutient encore
00:56:20des groupes armés
00:56:21ils veulent encore
00:56:22produire des missiles balistiques
00:56:24on en a dégradé
00:56:25une grande partie
00:56:26mais tout est encore là
00:56:27et il reste du travail à faire
00:56:30et on va retrouver
00:56:31à Tel Aviv
00:56:32Naoufel El-Kawafi
00:56:34qui est avec Laura Champion
00:56:35alors Naoufel
00:56:36il faut préciser
00:56:37que Benjamin Netanyahou
00:56:38il a donc parlé
00:56:39au président Trump
00:56:39et il lui a présenté
00:56:41un nouveau plan d'attaque
00:56:42éventuel
00:56:42pour les jours qui viennent
00:56:46oui parce que les deux hommes
00:56:47ne sont absolument pas
00:56:48sur la même longueur d'onde
00:56:49ne partagent pas
00:56:50la même position
00:56:50sur les suites de la guerre
00:56:51d'un côté vous avez
00:56:52effectivement Donald Trump
00:56:53qui souhaite poursuivre
00:56:53les négociations
00:56:54les pourparlers
00:56:55et de l'autre côté
00:56:56Benjamin Netanyahou
00:56:57qui souhaite aller
00:56:57beaucoup plus loin
00:56:58en reprenant les hostilités
00:57:00pour lui vous l'avez entendu
00:57:00la guerre n'est absolument
00:57:01pas terminée
00:57:02il souhaite une reprise
00:57:03d'une campagne
00:57:04offensive de frappe
00:57:05sur plusieurs cibles
00:57:07mais pour cela
00:57:08il a besoin
00:57:08de l'accord
00:57:09de l'aval
00:57:10des américains
00:57:11il tente tant bien que mal
00:57:12de convaincre
00:57:13son homologue américain
00:57:14Donald Trump
00:57:14avec qui il a changé
00:57:15hier au téléphone
00:57:16et il lui a soumis
00:57:17effectivement ce plan
00:57:18un plan d'une à deux semaines
00:57:19de reprise de frappe
00:57:20notamment sur plusieurs
00:57:22cibles stratégiques
00:57:23des infrastructures énergétiques
00:57:24en ciblant également
00:57:25plusieurs hauts responsables
00:57:27des gardiens de la révolution
00:57:28parce que pour Benjamin Netanyahou
00:57:29la seule manière
00:57:30de mettre à genoux
00:57:32de faire plier
00:57:33le régime iranien
00:57:34et de retirer
00:57:35l'iranium enrichi
00:57:36et bien
00:57:37c'est de tout simplement
00:57:38reprendre ses frappes
00:57:39reprendre cette guerre
00:57:40reste à savoir
00:57:41quelle sera la réponse
00:57:42de Donald Trump
00:57:43à quelques jours
00:57:44à peine de son déplacement
00:57:45en Chine
00:57:45Donald Trump
00:57:46qui privilégie encore
00:57:47ses négociations
00:57:48contrairement à Benjamin Netanyahou
00:57:49qui souhaite donc
00:57:50aller plus loin
00:57:51Merci beaucoup Naofel
00:57:53on voit qu'il y a une guerre
00:57:53d'influence autour
00:57:54de Donald Trump
00:57:55Olivier Lasmol
00:57:56entre d'un côté
00:57:57Benjamin Netanyahou
00:57:58qui est très bâtant en guerre
00:57:59de l'autre aussi
00:58:00les monarchies du Golfe
00:58:01qui ne souhaitent pas
00:58:02que tout ça reprenne
00:58:03Alors
00:58:06Benjamin Netanyahou
00:58:07est dans son rôle
00:58:08et on ne s'attendait pas
00:58:10à autre chose
00:58:10et c'est presque normal
00:58:11de sa part
00:58:12là on peut attendre
00:58:13en revanche
00:58:14un appui
00:58:16pour l'économie mondiale
00:58:17en général
00:58:17une sortie de crise
00:58:18c'est des pays
00:58:21riverains
00:58:21de l'Iran
00:58:22qui eux ont
00:58:23un intérêt
00:58:24immédiat
00:58:25à ce que
00:58:26ce conflit
00:58:27prenne fin
00:58:28parce qu'eux-mêmes
00:58:29sont durement éprouvés
00:58:30donc on peut attendre
00:58:31effectivement
00:58:31sur l'aspect diplomatique
00:58:33je pense que
00:58:33on a la Russie
00:58:35on a la Chine
00:58:35mais les pays riverains
00:58:37du Golfe
00:58:38du Détroit
00:58:39ont une carte à jouer
00:58:41et je pense que c'est là-dessus
00:58:42on ne le voit pas encore
00:58:43pour l'instant
00:58:44ou peu
00:58:44qu'on peut attendre
00:58:45vraiment
00:58:46une évolution
00:58:47d'autant qu'on peut comprendre
00:58:49que Trump soit complètement
00:58:50et était
00:58:51devenu quasiment
00:58:52excusez-moi
00:58:53l'expression hystérique
00:58:54par rapport à la proposition
00:58:55iranienne
00:58:56qui effectivement
00:58:57est la provocation
00:58:58et qui
00:58:59on ne le souligne pas assez
00:59:01pour la sortie d'Hormuz
00:59:02on dit
00:59:02la réouverture d'Hormuz
00:59:03mais ce n'est pas la réouverture
00:59:04c'est la réouverture contrôlée
00:59:05c'est-à-dire que
00:59:06souveraineté pleine et entière
00:59:08de l'Iran
00:59:09sur Hormuz
00:59:09ce qui va à l'encontre
00:59:11du droit international
00:59:12qui n'arrête pas
00:59:13de rappeler
00:59:14en disant
00:59:14les Etats-Unis
00:59:16ne respectent pas
00:59:17le droit international
00:59:18mais eux-mêmes
00:59:19vont à l'encontre
00:59:19du droit international
00:59:20donc voilà
00:59:21on a effectivement
00:59:22je pense
00:59:23les pays riverains
00:59:24ont un rôle
00:59:25très important à jouer
00:59:26Elle est où la clé
00:59:27Anthony Dabila ?
00:59:27Elle est à Tel Aviv ?
00:59:28Elle est à Riyad
00:59:29pour l'Arabie Saoudite ?
00:59:30Elle est à Pékin
00:59:32ou à Washington ?
00:59:33La stratégie
00:59:34est un espace
00:59:35à plusieurs dimensions
00:59:36et il faudra trouver
00:59:37un point médian
00:59:38entre toutes les positions
00:59:40de tous les acteurs
00:59:41à la fois
00:59:41les pays arabes du Golfe
00:59:44l'Iran
00:59:44qui n'a pas été défait
00:59:46n'est pas en train
00:59:47de capituler sans condition
00:59:48donc il aura
00:59:49un intérêt à trouver
00:59:51les lignes bougent
00:59:52je pense que Sébastien
00:59:54l'a bien démontré
00:59:56avec l'acceptation
00:59:57de la sortie
00:59:58au moins d'une partie
00:59:59ça veut dire qu'on discute
01:00:00là il y a une dynamique
01:00:01qui s'est un peu
01:00:02enclenché
01:00:03et évidemment
01:00:05les Etats-Unis
01:00:06la Chine
01:00:06les pays tiers
01:00:07quel va être le régime
01:00:08du Détroit
01:00:09il y a vraiment
01:00:10beaucoup de choses
01:00:10à négocier
01:00:11ça n'exclut pas
01:00:12qu'il y ait des opérations
01:00:13militaires ponctuelles
01:00:14parce que dans
01:00:15beaucoup de guerres
01:00:16il y a cette concomitance
01:00:18entre des opérations
01:00:19limitées
01:00:20et des négociations
01:00:22et la situation
01:00:23pourrait durer
01:00:24assez longtemps
01:00:25est-ce que c'est tenable
01:00:26pour certains acteurs
01:00:28est-ce que certains
01:00:28vont rentrer
01:00:29dans un mode
01:00:30d'urgence
01:00:31parce qu'un effondrement
01:00:33est possible
01:00:33pour l'instant
01:00:34ce n'est pas le cas
01:00:35mais ça peut arriver
01:00:36à tout moment
01:00:37quel est l'impact
01:00:39de la voix de
01:00:39Benyamin Netanyahou
01:00:40aujourd'hui
01:00:41Patrick Sos
01:00:41c'est compliqué
01:00:43y compris pour
01:00:44Benyamin Netanyahou
01:00:45lui-même
01:00:46on parle de la guerre
01:00:48et Netanyahou
01:00:49est vraiment
01:00:49dans l'idée
01:00:50de toujours garder
01:00:51par la manche
01:00:52Donald Trump
01:00:53dans une guerre
01:00:53israélo-américaine
01:00:54contre l'Iran
01:00:55mais pour moi
01:00:56on a vraiment
01:00:57deux guerres
01:00:58dont l'une
01:00:58a des objectifs
01:00:59pour le coup
01:01:00qui n'ont pas bougé
01:01:01celle des Israéliens
01:01:02qui est d'en finir
01:01:03avec la menace iranienne
01:01:04en finir avec le nucléaire
01:01:06tout court
01:01:06et avec un changement
01:01:07en régime
01:01:08et vous avez la guerre
01:01:09de Donald Trump
01:01:10qui elle
01:01:10et bien
01:01:11cette lancée
01:01:12sans réel objectif
01:01:13de guerre
01:01:14et qui risque
01:01:15de se terminer
01:01:16on le voit
01:01:16de plus en plus
01:01:17ça nous apparaît
01:01:18de plus en plus
01:01:18grandement
01:01:20ça va se terminer
01:01:21sur une situation
01:01:22qui correspond
01:01:23peu ou prou
01:01:24à celle
01:01:25qui perdurait
01:01:26avant la guerre
01:01:28avec en plus
01:01:29un détroit d'Hormuz
01:01:30qui sera encore
01:01:30en danger
01:01:31et donc
01:01:31c'est pour ça
01:01:32que vous avez
01:01:33Benyamin Netanyahou
01:01:34qui bien se dit
01:01:35j'ai besoin
01:01:36de la force de frappe
01:01:36américaine
01:01:37je vais essayer
01:01:38de l'influencer encore
01:01:39on le sait
01:01:40la façon dont ça s'est passé
01:01:42pour le début
01:01:43de la guerre
01:01:44de 40 jours
01:01:46cette fameuse réunion
01:01:47avec Benyamin Netanyahou
01:01:49qui a exposé
01:01:51la nécessité
01:01:52et le côté indispensable
01:01:53de cette opération
01:01:54est-ce qu'il va s'y faire reprendre
01:01:56deux fois
01:01:57Donald Trump
01:01:58on a quand même l'impression
01:01:59que
01:01:59malgré les derniers coups de fil
01:02:01il y a un fil
01:02:02qui s'est un petit peu distendu
01:02:03entre les deux heures
01:02:04Sébastien Renu
01:02:04avant de voir
01:02:05les suites politiques
01:02:06ici en France
01:02:07et économiques
01:02:07oui et puis
01:02:08il y a une négociation
01:02:09qui va se jouer
01:02:10entre Israël et le Liban
01:02:11et si Donald Trump
01:02:13a téléphoné à Netanyahou
01:02:15ces derniers jours
01:02:16enfin ces dernières heures
01:02:17c'est aussi
01:02:18parce que
01:02:19la question
01:02:19de la relation
01:02:20entre le Liban
01:02:21et Israël
01:02:22rentre en ligne de compte
01:02:24dans cette histoire
01:02:24c'est-à-dire que
01:02:25nous avons quatre protagonistes
01:02:26l'Iran
01:02:27les Etats-Unis
01:02:28le Liban
01:02:29et Israël
01:02:30il y a deux négociations
01:02:31il y a un médiateur pakistanais
01:02:33il y a un futur garant
01:02:34qui se situe à Pékin
01:02:35et sans doute
01:02:37un gardien de la paix
01:02:38qui va être du côté de Washington
01:02:39donc on voit bien
01:02:40là le jeu de bière diplomatique
01:02:42qui se joue
01:02:43où il y a tout un ensemble
01:02:45de marchandages diplomatiques
01:02:46je te donne ça
01:02:47si tu me laisses ça
01:02:49et puis tout ça
01:02:50c'est une histoire de priorité
01:02:51c'est pour chaque protagoniste
01:02:53de la situation
01:02:54quelles sont les plus grandes priorités
01:02:56sachant que
01:02:56par rapport à ces priorités
01:02:58il y a des concessions
01:02:59sur ce qui est
01:03:00plus superflu
01:03:01pour les intérêts nationaux
01:03:02de la région
01:03:03et pour conclure d'ailleurs
01:03:04dans la contre-proposition
01:03:05on ne voit pas apparaître
01:03:07la ligne simplement
01:03:07que l'Iran renonce
01:03:08à vouloir rayer Israël
01:03:10ou un quelconque pays de la carte
01:03:11donc on voit bien désormais
01:03:13que chaque protagoniste
01:03:13a ce qu'il intéresse
01:03:14et oublie presque
01:03:16l'origine de la guerre
01:03:16et vous savez que
01:03:17les cours du baril de pétrole
01:03:18sont presque indexés
01:03:20sur cette évolution
01:03:21qu'on vous montre
01:03:22sur l'antenne de BFM TV
01:03:23les choses se sont retendues
01:03:25ces dernières heures
01:03:25vous l'avez compris
01:03:26et bien conséquence directe
01:03:28les cours du pétrole
01:03:29ont remonté
01:03:30on va voir
01:03:31l'évolution de la courbe
01:03:33dans quelques instants
01:03:34voilà
01:03:35on est repassé au-dessus
01:03:36des 100 dollars
01:03:37le baril assez nettement
01:03:38alors que la semaine dernière
01:03:39on était en dessous
01:03:40et tout ça
01:03:41Guillaume Daré
01:03:42a des conséquences économiques
01:03:43pour nous
01:03:44tout le monde l'a mesuré
01:03:45pendant le week-end
01:03:46ceux qui ont pris la route
01:03:47en tout cas
01:03:47et le gouvernement
01:03:49pendant ce temps-là
01:03:49continue à temporiser
01:03:51oui le gouvernement
01:03:51qui avait promis
01:03:52de nouvelles aides
01:03:53effectivement
01:03:53et la porte-parole du gouvernement
01:03:54a annoncé ce matin
01:03:55sur BFM
01:03:55que dans la semaine
01:03:57effectivement
01:03:57le gouvernement
01:03:57va devoir arranger
01:03:58alors c'était censé
01:03:59ton début de semaine
01:03:59absolument
01:04:00et que ça retarde
01:04:02un petit peu
01:04:02effectivement le planning
01:04:03qui avait été avancé
01:04:04l'indication qu'elle a donnée
01:04:05c'est que davantage
01:04:06de français seraient aidés
01:04:07parce qu'effectivement
01:04:08elle le constate
01:04:09la situation est de plus en plus
01:04:10difficile
01:04:11pour des français
01:04:12qui sont de plus en plus
01:04:13nombreux
01:04:13ceux qui travaillent
01:04:14mais pas seulement
01:04:15ceux qui sont amenés
01:04:16à se déplacer
01:04:17quotidiennement aussi
01:04:18pour amener leurs enfants
01:04:19à l'école ou ailleurs
01:04:19ça a été évoqué également
01:04:21on ne sait pas précisément
01:04:23les professions
01:04:24qui pourraient voir
01:04:25effectivement les aides
01:04:26élargies
01:04:27tout ça
01:04:27ça se fait bien sûr
01:04:28aussi avec un critère
01:04:29elle l'a redit aussi
01:04:30c'est le respect
01:04:31des finances publiques
01:04:32il n'y aura pas d'aide
01:04:33généralisée globale
01:04:34là aussi ça va rester
01:04:35ciblé
01:04:36comme on l'a déjà vu
01:04:36notamment en direction
01:04:37par exemple
01:04:38des pêcheurs
01:04:39ou des agriculteurs
01:04:40vous savez qu'il y a
01:04:40un certain nombre
01:04:41de professions libérales
01:04:42notamment
01:04:42on parle beaucoup
01:04:43des infirmières
01:04:44des aides-soignants
01:04:44des aides à domicile
01:04:45qui attendent des aides
01:04:46ces aides se font toujours attendre
01:04:48ça devrait être tranché
01:04:49effectivement dans la semaine
01:04:50est-ce que ça sera annoncé
01:04:51d'ici la fin de la semaine
01:04:52ou la semaine prochaine
01:04:52là ce n'est pas encore précisé
01:04:54tout ça évidemment
01:04:54c'est arbitré
01:04:55par le Premier ministre
01:04:56Amatignon
01:04:57qui a évidemment
01:04:58un oeil tout particulier
01:04:59sur la rigueur
01:05:00des finances publiques
01:05:00le Premier ministre
01:05:01qui doit gérer
01:05:02deux gros sujets
01:05:03aujourd'hui
01:05:03d'abord cette situation
01:05:04avec peut-être
01:05:05dans le détroit d'Hormuz
01:05:07les choses qui pourraient
01:05:07dégénérer à nouveau
01:05:08parce que l'Iran
01:05:09explique que la retenue
01:05:11dont elle a fait preuve
01:05:12ces derniers jours
01:05:12et bien c'est maintenant
01:05:14terminé
01:05:14on ne sait pas trop
01:05:15ce que ce message
01:05:16peut vouloir dire
01:05:17mais évidemment
01:05:17ça n'a rien de rassurant
01:05:18et puis autre dossier
01:05:19pour le gouvernement
01:05:20une réunion cet après-midi
01:05:21pour Sébastien Lecornu
01:05:22autour de la situation
01:05:23sur l'antavirus
01:05:24puisque un cas
01:05:26a donc été confirmé
01:05:27en France
01:05:28une française
01:05:29l'une des cinq passagers
01:05:31qui est revenue
01:05:32du bateau de croisière
01:05:33touché par l'antavirus
01:05:35elle a présenté
01:05:35des premiers symptômes
01:05:36hier et ce matin
01:05:37dans confirmation
01:05:37elle est bien touchée
01:05:39par la maladie
01:05:39et son état s'est dégradé
01:05:40très rapidement
01:05:41ces dernières heures
01:05:42nous verrons
01:05:43les conséquences
01:05:44que cette évolution
01:05:44peut avoir
01:05:45en allant directement
01:05:46à l'hôpital Bichat
01:05:48retrouver notre équipe
01:05:49à tout de suite
01:05:51deux actualités
01:05:51très fortes
01:05:52ce matin
01:05:53au programme
01:05:54d'abord une française
01:05:55qui a été testée positive
01:05:56au antavirus
01:05:57le résultat
01:05:58est tombé
01:05:59ce matin
01:06:00nous irons à l'hôpital Bichat
01:06:01où elle se trouve
01:06:02dans quelques instants
01:06:03alors que
01:06:03son état s'est dégradé
01:06:05ces dernières heures
01:06:06évidemment
01:06:06on surveille tout ça
01:06:07de très près
01:06:07et puis
01:06:08l'autre pilier
01:06:09de l'actualité ce matin
01:06:09c'est le coup de sang
01:06:10de Donald Trump
01:06:11contre la réponse
01:06:11de l'Iran
01:06:12après les dernières
01:06:13propositions américaines
01:06:14bien justement
01:06:15sur le conflit
01:06:16au Moyen-Orient
01:06:16on va voir
01:06:17les dernières infos
01:06:18les dernières images
01:06:18avec vous Pauline Pioche
01:06:20et Julien
01:06:20je vous emmène
01:06:21d'abord au Liban
01:06:22où les frappes
01:06:22se poursuivent
01:06:23ces images ont été tournées
01:06:24dans la ville de Marjayoun
01:06:26c'est au sud du pays
01:06:28c'est là que Tzahal
01:06:29est toujours présent
01:06:30d'ailleurs
01:06:31l'armée israélienne
01:06:32a appelé ce matin
01:06:33une dizaine de villages
01:06:34à évacuer
01:06:35une réponse
01:06:36selon elle
01:06:36à des frappes
01:06:37de drones du Hezbollah
01:06:39qui ont touché
01:06:39le dôme de fer
01:06:40vous savez ce dôme
01:06:41qui est au-dessus d'Israël
01:06:42alors pour bien comprendre
01:06:44je voulais quand même
01:06:44vous remontrer cette carte
01:06:46parce qu'il y a
01:06:46cette zone
01:06:47qui est donc occupée
01:06:49en ce moment
01:06:49celle qui s'affiche
01:06:50en rouge
01:06:50qui est actuellement
01:06:51occupée par Tzahal
01:06:53au sud du Liban
01:06:53et puis il y a cette ville
01:06:55Thir
01:06:55on vous en a déjà parlé
01:06:57il y a cette autre réalité
01:06:59ce sont nos reporters
01:06:59qui l'ont constaté
01:07:01sur place
01:07:02parce que
01:07:02cette ville
01:07:03mais également aux alentours
01:07:04fait face à un risque
01:07:05de pénurie
01:07:06les pêcheurs
01:07:07en fait
01:07:07n'ont plus accès
01:07:08à une réserve de poissons
01:07:09qui est donc située au sud
01:07:10tout simplement
01:07:11parce qu'elle leur est interdite
01:07:14les israéliens
01:07:15nous étranglent
01:07:16l'armée libanaise
01:07:17nous a interdit
01:07:17d'aller là-bas
01:07:18au plus loin
01:07:19on peut aller au nord
01:07:20de toute façon
01:07:21on craint les frappes
01:07:22donc on n'essaye même pas
01:07:23d'aller au sud
01:07:24parce que c'est quelque chose
01:07:25qui nous fait très peur
01:07:27voilà ça c'est la réalité
01:07:28sur le terrain
01:07:29maintenant du côté
01:07:30des négociations
01:07:30ça n'avance pas
01:07:31franchement dans le bon sens
01:07:32refus catégorique
01:07:33vous le disiez
01:07:34Julien
01:07:34de Donald Trump
01:07:35face à la proposition
01:07:37iranienne
01:07:37pour stopper
01:07:38donc ce conflit
01:07:39voilà ce qu'il dit
01:07:40le président américain
01:07:41je viens de lire
01:07:42la réponse
01:07:42des soi-disant
01:07:44représentants
01:07:44de l'Iran
01:07:45je ne l'apprécie pas
01:07:46c'est totalement
01:07:46inacceptable
01:07:47de son côté
01:07:48voilà ce que répond
01:07:49ce matin
01:07:50le porte-parole
01:07:50du ministère iranien
01:07:52des affaires étrangères
01:07:54la seule chose
01:07:55que nous avons réclamé
01:07:56ce sont les droits
01:07:57légitimes de l'Iran
01:08:00nous avons demandé
01:08:02à mettre fin
01:08:03à la guerre
01:08:03à stopper
01:08:04la piraterie
01:08:05contre nos navires
01:08:06ce qu'ils appellent
01:08:07le blocus maritime
01:08:08ou encore
01:08:09la libération
01:08:10de nos avoirs
01:08:11est-ce des revendications
01:08:12excessives ?
01:08:13notre proposition
01:08:15visant à assurer
01:08:16une navigation sûre
01:08:17dans le détroit d'Hormuz
01:08:18est-ce une demande
01:08:19excessive ?
01:08:21alors en fait
01:08:22le gros désaccord
01:08:23entre l'Iran
01:08:24et les Etats-Unis
01:08:25c'est la gestion
01:08:25de l'uranium
01:08:26parce que l'Iran
01:08:27aurait proposé
01:08:27de diluer une partie
01:08:28de son stock
01:08:28et de transférer
01:08:29le reste
01:08:30à un pays tiers
01:08:31et puis
01:08:31Donald Trump
01:08:32et Benjamin Netanyahou
01:08:33ont échangé
01:08:34également par téléphone
01:08:35Israël aurait donc
01:08:37proposé aux Etats-Unis
01:08:38un plan
01:08:39pour de nouvelles frappes
01:08:40contre l'Iran
01:08:41c'est ce que dit
01:08:42le média
01:08:42Orsmus Leiter
01:08:43selon une source
01:08:44du ministère israélien
01:08:45de la défense
01:08:46de nouvelles frappes
01:08:47d'une durée
01:08:48possiblement
01:08:49de deux semaines
01:08:49qui pourraient être
01:08:50prolongées
01:08:50en fait
01:08:51l'idée
01:08:51ce serait
01:08:52de parvenir
01:08:53à tuer le chef
01:08:54d'état-major
01:08:55des gardiens
01:08:55de la révolution
01:08:56qui s'appelle
01:08:57Ahmad Vaidi
01:08:58et puis Julien
01:08:59je voulais quand même
01:08:59vous donner
01:09:00cette dernière information
01:09:01parce qu'il y a
01:09:02une réunion
01:09:02demain
01:09:03qui sera
01:09:03coprésidée
01:09:04par Paris
01:09:05et Londres
01:09:06avec leurs homologues
01:09:07des pays
01:09:08qui aimeraient
01:09:09contribuer
01:09:09à cette mission
01:09:11vous savez
01:09:11c'est une mission
01:09:12pour tenter
01:09:12de sécuriser
01:09:13le fameux
01:09:14détroit
01:09:15d'Hormuz
01:09:15en fait
01:09:16le coeur
01:09:17de cette réunion
01:09:18ce sera
01:09:19de la contribution
01:09:20militaire
01:09:20de chaque pays
01:09:22une initiative
01:09:23qui n'est pas
01:09:23vraiment saluée
01:09:24par Téhéran
01:09:24d'ailleurs
01:09:25comme on va le voir
01:09:25dans quelques instants
01:09:26en retrouvant
01:09:27Marie Jantrique
01:09:28on va aller au bord
01:09:29du golfe
01:09:30arabo-persique
01:09:31avec vous
01:09:32Marie
01:09:32pas très loin
01:09:33du détroit d'Hormuz
01:09:34parce que
01:09:35les menaces iraniennes
01:09:37se font
01:09:38de plus en plus
01:09:39fortes
01:09:40Marie Jantrique
01:09:40donc vous êtes
01:09:41à Abu Dhabi
01:09:42et les Iraniens
01:09:43ils ont dit
01:09:43il y a quelques heures
01:09:44l'un de leurs représentants
01:09:45en tout cas
01:09:45que la retenue
01:09:47dont ils faisaient preuve
01:09:48les Iraniens
01:09:49ces derniers jours
01:09:49ce qui n'était pas
01:09:50d'ailleurs évident
01:09:51forcément aux yeux
01:09:51de tout le monde
01:09:52et bien cette retenue
01:09:52s'est terminée
01:09:53est-ce que ça veut dire
01:09:54qu'autour de vous
01:09:55on sent monter
01:09:57la crainte
01:09:57d'une reprise
01:09:58des bombardements
01:09:59sur les monarchies
01:10:00du golfe
01:10:03et bien disons
01:10:04que les tensions
01:10:05restent toujours
01:10:06aussi importantes
01:10:07le week-end
01:10:07a été compliqué
01:10:08pour les pays du golfe
01:10:10ici aux Émirats arabes
01:10:11unis hier
01:10:11deux nouveaux drones
01:10:12venus d'Iran
01:10:13ont été interceptés
01:10:14le Koweït
01:10:15a également annoncé
01:10:16avoir été visé
01:10:18par des drones hostiles
01:10:19et puis le Qatar
01:10:20quant à lui
01:10:21a indiqué
01:10:21qu'un navire
01:10:23à une quarantaine
01:10:23de kilomètres
01:10:24au large de Doha
01:10:25avait là aussi
01:10:26été frappé par un drone
01:10:27ce qu'il faut souligner
01:10:28c'est qu'en plus
01:10:29des craintes
01:10:29il y a aussi
01:10:30la frustration
01:10:31qui arrive
01:10:32j'étais en train
01:10:32de lire à l'instant
01:10:33le journal ici
01:10:34qui s'appelle
01:10:35Golf News
01:10:35c'est l'un des plus
01:10:36grands journaux
01:10:36il est en langue anglaise
01:10:37et il avait ce titre
01:10:39pour l'un des articles
01:10:40qui était
01:10:41What's the end game
01:10:42quel est le but final
01:10:43et quel est le but
01:10:44finalement
01:10:44de tout ça
01:10:45c'est une question
01:10:45qu'il y a beaucoup
01:10:45de gens qui se posent
01:10:46sauf que cette question
01:10:47ici aux Emirats Arabes Unis
01:10:48elle a de vraies conséquences
01:10:49parce que comme je le disais
01:10:50le fait que les tensions
01:10:51soient maintenues
01:10:51ça a des conséquences
01:10:52sur le quotidien
01:10:53pour les habitants
01:10:53avec ces attaques
01:10:54de la part de l'Iran
01:10:56ces derniers jours
01:10:57les cours avaient été assurés
01:10:58en distanciel
01:10:59en raison du gros regain
01:11:00de tension
01:11:01aujourd'hui les Emirats Arabes Unis
01:11:02tentent une sorte
01:11:03de retour à la normale
01:11:04avec le retour des cours
01:11:06en présentiel
01:11:07les écoliers
01:11:07qui peuvent retourner
01:11:08en salle de classe
01:11:09mais à tout moment
01:11:10il y a des mesures
01:11:11qui sont prises
01:11:11pour qu'à tout moment
01:11:12s'il y a besoin
01:11:14le pays puisse se défendre
01:11:16puisqu'il s'attend
01:11:17tous les jours
01:11:17à de potentielles
01:11:18nouvelles attaques
01:11:18de la part de l'Iran
01:11:19Marie-Pauline nous disait
01:11:20il y a quelques instants
01:11:21qu'une réunion
01:11:22est prévue demain
01:11:22entre français et britanniques
01:11:23pour continuer
01:11:24à coordonner
01:11:25leur initiative
01:11:27vers le détroit d'Hormuz
01:11:28vers cette région
01:11:29en tout cas
01:11:30et le moins qu'on peut se dire
01:11:31c'est que les Iraniens
01:11:31ne sont pas très favorables
01:11:33ils y sont même
01:11:34franchement hostiles
01:11:35si l'on prend les termes
01:11:36de leur dernière communication
01:11:40oui exactement
01:11:40ce que les Iraniens
01:11:41disent au final
01:11:42aux français et aux britanniques
01:11:43c'est mêlez-vous
01:11:44de vos affaires
01:11:45et ne venez pas
01:11:46dans le détroit d'Hormuz
01:11:47puisqu'on rappelle
01:11:48que français et britanniques
01:11:50veulent mettre en place
01:11:51une coalition
01:11:51pour assurer la sécurité
01:11:52dans le détroit d'Hormuz
01:11:53assurer le trafic maritime
01:11:55une fois que le conflit
01:11:57sera terminé
01:11:57mais Téhéran
01:11:58ne voit pas les choses
01:11:59de cet oeil là
01:12:00et assure que ceux
01:12:01qui doivent gérer
01:12:02le détroit d'Hormuz
01:12:03que ce soit en temps de paix
01:12:04ou en temps de guerre
01:12:05et bien ce sont eux
01:12:05ce sont les Iraniens
01:12:07et l'Iran en gros
01:12:08dit clairement
01:12:09aux français et aux britanniques
01:12:11de ne pas venir
01:12:11dans le détroit d'Hormuz
01:12:13ce sont donc
01:12:13des menaces
01:12:14pour Paris et Londres
01:12:15qui depuis le début
01:12:16voulaient pourtant
01:12:17rester à l'écart du conflit
01:12:18Merci beaucoup Marie
01:12:19avec Anthony Métro
01:12:20à Abu Dhabi
01:12:21Benjamin Petrovert
01:12:22c'est une fin de non recevoir
01:12:23de la part des Iraniens ?
01:12:24On a l'impression
01:12:25qu'il joue
01:12:26chacun joue sa partie
01:12:27en espérant
01:12:28qu'il ne va pas paraître
01:12:29comme moins intelligent
01:12:30que le protagoniste d'en face
01:12:32et on va même
01:12:32dans ces négociations
01:12:33de toute façon
01:12:34quand on lit
01:12:34ligne par ligne
01:12:35les contre-propositions
01:12:36des Iraniens
01:12:37au fond se retrouvent
01:12:38à un mois et demi en avant
01:12:39donc il n'y a pas tellement
01:12:40de changement
01:12:40dans la situation
01:12:41et dans le rapport de force
01:12:42chacun espère gagner du temps
01:12:44les Iraniens
01:12:45savent que Donald Trump
01:12:46est pressé
01:12:46parce qu'ils ont
01:12:47cette carte
01:12:48qui est le blocage
01:12:49du détroit d'Hormuz
01:12:50et de l'autre côté
01:12:51Donald Trump
01:12:51lui va aussi prendre son temps
01:12:52parce qu'il sait
01:12:53que l'économie iranienne
01:12:54est à sec
01:12:55même s'il donne l'impression
01:12:56d'être pressé
01:12:56pour des raisons électorales
01:12:57Mais pourquoi
01:12:57Lovar Inel
01:12:58de la part des Iraniens
01:12:59ne pas saisir cette perche
01:13:00qui est tendue
01:13:01par les français
01:13:02et les britanniques ?
01:13:03Pourquoi ne pas croire
01:13:04le président français
01:13:05quand il dit
01:13:05nous, nous voulons faire tout ça
01:13:08en coopération avec vous ?
01:13:09Il y a deux éléments
01:13:11parce que ça serait dissocier
01:13:13le conflit
01:13:13qui les oppose
01:13:14aux Etats-Unis
01:13:15et aux Israéliens
01:13:16comme si ça n'existe pas
01:13:17pour négocier
01:13:17avec les français
01:13:18Je pense que ça
01:13:19les Iraniens ne peuvent pas
01:13:20d'autant plus que là
01:13:22Rappelons-nous de ce que c'est
01:13:23On parle d'un État
01:13:23qui était sous sanction
01:13:24qui devient en fait
01:13:25une puissance régionale
01:13:26capable d'asphyxier le monde
01:13:27sur le plan économique
01:13:28grâce à ce détroit
01:13:29mais c'est un pouvoir pour eux
01:13:31qui ne peuvent pas renoncer
01:13:33sur appel
01:13:34on va dire
01:13:35je ne vais pas dire pacifique
01:13:36mais une main tendue
01:13:37de la part européenne
01:13:38je le rappelle en fait
01:13:39ce conflit
01:13:40ça montre quoi ?
01:13:41ça montre qu'on a
01:13:42trop longtemps
01:13:44laissé croire
01:13:45que la méthode
01:13:45de négociation
01:13:46était la méthode
01:13:47des faibles
01:13:47des mous
01:13:48voire des idiots
01:13:49vis-à-vis des Iraniens
01:13:50et là moi je crois
01:13:51comprendre qu'au contraire
01:13:52Quand vous dites
01:13:52on là c'est Donald Trump
01:13:53Donald Trump
01:13:54mais aussi les Israéliens
01:13:55parce qu'en fait
01:13:55là ça a été la coalition
01:13:56si je vais juste sur 2018
01:13:57les Israéliens ont toujours été
01:13:59contre le JCPOA
01:14:00et d'ailleurs
01:14:01ça s'est suivi d'offensive militaire
01:14:03avant même le 24
01:14:04enfin de l'année 2025
01:14:06l'offensive de juin
01:14:07sur le programme nucléaire
01:14:08donc les bombes ne suffisent pas
01:14:10c'est le diplomatique
01:14:11qui doit revenir
01:14:11et là ce que font
01:14:12les Européens
01:14:14c'est dire
01:14:15écoutez cette guerre
01:14:15en fait c'est pas la nôtre
01:14:16effectivement
01:14:16nous notre sujet
01:14:18c'est le détroit d'Hermouz
01:14:18on va essayer de remettre
01:14:20un peu de raison
01:14:20autour de la table
01:14:21parce qu'on ne peut pas vivre
01:14:22de cette manière
01:14:23les Iraniens
01:14:24aussi vis-à-vis des Européens
01:14:26et je l'avais dit hier
01:14:27sur le message du blocus
01:14:29d'Hermouz iranien
01:14:30ils envoient un message aussi
01:14:31à l'Europe
01:14:31parce qu'il y a des avoirs gelés
01:14:32il y a des sanctions
01:14:33par ailleurs
01:14:34donc à mon sens
01:14:35c'est un autre dialogue
01:14:36sur que peut-on mettre
01:14:38sur la table
01:14:38ils osent le ton
01:14:39mais en fait
01:14:40les Iraniens sont capables
01:14:41de négocier
01:14:42les Européens sont capables
01:14:44de négocier
01:14:44donc je pense qu'il y a
01:14:45plus de chances
01:14:46il faut laisser le temps au temps
01:14:47pour le coup
01:14:48les Européens sont capables
01:14:50d'attendre
01:14:50les Iraniens montrent
01:14:51qu'ils sont capables d'attendre
01:14:52mais je pense que les deux
01:14:53sont capables de négocier
01:14:54là où Iraniens et Etats-Unis
01:14:56n'arrivent pas
01:14:57à obtenir un compromis
01:14:59là je suis d'accord
01:15:00sur ce qui a été dit
01:15:00sur les éléments
01:15:01de négociation
01:15:02entre aujourd'hui
01:15:03et 70 jours avant
01:15:04rien n'a changé
01:15:05c'est vrai on sent bien Patrick
01:15:06que ce qui est au coeur
01:15:08du problème
01:15:09c'est ce découplage
01:15:10entre la situation
01:15:11dans le détroit d'Hermouz
01:15:12et les négociations
01:15:13sur le nucléaire
01:15:16il y a un certain nombre
01:15:17de pays qui voudraient
01:15:18donc découpler les deux
01:15:19et puis d'autres
01:15:20qui veulent tout régler d'un coup
01:15:21oui mais parmi ceux
01:15:22qui veulent découpler
01:15:24il y a les américains
01:15:25alors c'est dit
01:15:26plus ou moins à bas bruit
01:15:27mais Donald Trump
01:15:28ça lui va très bien
01:15:28d'offrir une porte de sortie
01:15:31facile
01:15:31en tout cas moins difficile
01:15:32que l'autre
01:15:33en débloquant
01:15:34d'une façon ou d'une autre
01:15:35le détroit d'Hermouz
01:15:36et ensuite de passer
01:15:37aux négociations
01:15:38sur le nucléaire iranien
01:15:40je crois que tout le monde
01:15:41est absolument d'accord
01:15:42il y a quand même
01:15:42beaucoup de déclaratifs
01:15:44dans ce qui est fait
01:15:44y compris de la part
01:15:45des Iraniens
01:15:46il y a eu des conversations
01:15:48répétées
01:15:49entre les présidents
01:15:50iraniens
01:15:50et français
01:15:51une communication
01:15:53extrêmement intense
01:15:54et répétitive
01:15:55entre
01:15:56Araqchi
01:15:56le ministre iranien
01:15:57des affaires étrangères
01:15:59et Jean-Noël Barraud
01:16:00son homologue français
01:16:01donc ils savent
01:16:02ils savent pourquoi
01:16:03le Charles de Gaulle
01:16:04va sur place
01:16:04ils savent surtout
01:16:05pourquoi il n'y va pas
01:16:06enfin il ne va pas
01:16:07dans le détroit d'Hermouz
01:16:09la position
01:16:10ou la posture
01:16:11défensive
01:16:12et d'aide
01:16:13le moment revenu
01:16:14des français
01:16:14elle est très bien comprise
01:16:15par les Iraniens
01:16:16mais là
01:16:16on est vraiment
01:16:17dans un jeu de dupe
01:16:18les déclarations
01:16:19vont sans doute
01:16:19devenir un peu
01:16:20à la manière
01:16:21d'un prêt
01:16:23cesser le feu
01:16:23là on va être
01:16:24dans un prêt
01:16:25un entretien
01:16:26entre Xi Jinping
01:16:27et Donald Trump
01:16:28qui est vraiment
01:16:29l'élément central
01:16:30de non pas seulement
01:16:31de cette semaine
01:16:31mais de ce mois-ci
01:16:33voire de cette séquence
01:16:34on rappelle là
01:16:35dans quelques jours
01:16:36on aura autant de temps
01:16:37en cesser le feu
01:16:38ni pédiguerre
01:16:39qu'en temps de guerre
01:16:4040 jours de guerre
01:16:41et là
01:16:42on est à 33
01:16:4334 jours
01:16:44de cesser le feu
01:16:44vous voyez
01:16:45donc c'est vraiment là
01:16:46que ça va se passer
01:16:46et d'ici là
01:16:47on aura effectivement
01:16:48des déclarations
01:16:49qui seront
01:16:50sans doute
01:16:50assez véhémentes
01:16:51mais qui seront
01:16:52là encore
01:16:53beaucoup de bruit
01:16:54et les actes
01:16:56vont se passer
01:16:57très certainement
01:16:58à Pékin
01:16:59et pour illustrer
01:16:59ce que vous dites
01:17:00écoutez ce qu'a dit
01:17:01Donald Trump
01:17:01il y a quelques heures
01:17:04j'ai dit qu'ils étaient
01:17:06vaincus
01:17:06mais ça ne veut pas dire
01:17:07que c'est fini
01:17:08on pourrait y aller
01:17:08pendant deux semaines
01:17:09de plus
01:17:10et neutraliser
01:17:11chaque cible
01:17:11on a probablement
01:17:13atteint 70%
01:17:14des cibles
01:17:15il nous reste
01:17:15d'autres cibles potentielles
01:17:17mais même sans cela
01:17:18il leur faudrait
01:17:19des années
01:17:20pour se reconstruire
01:17:23on a du mal
01:17:23à comprendre
01:17:24d'où sortent
01:17:26ces pourcentages
01:17:27sur quoi sont-ils basés
01:17:28surtout qu'il a donné
01:17:29d'autres chiffres
01:17:30par le passé
01:17:30évidemment
01:17:31c'est quoi
01:17:32ces autres cibles
01:17:33qui pourraient être frappées
01:17:34parce que du côté américain
01:17:35comme israélien
01:17:36on dit
01:17:36le job n'a pas été fini
01:17:37Benjamin
01:17:38oui et Netanyahou
01:17:39a tenu un discours
01:17:40similaire hier
01:17:41sur la chaîne CBS
01:17:42avec un programme
01:17:43très clair
01:17:44c'est à se demander
01:17:45d'ailleurs
01:17:45s'il ne va pas y avoir
01:17:46à un moment
01:17:46une répartition des rôles
01:17:48alors là je suis peut-être
01:17:49dans un scénario fiction
01:17:52entre les américains
01:17:53et les israéliens
01:17:54c'est-à-dire que les américains
01:17:54vont jouer la carte
01:17:55de la négociation
01:17:56notamment en allant
01:17:57voir du côté des chinois
01:17:58le 14 et le 15
01:18:00et peut-être que les israéliens
01:18:01de leur côté
01:18:02vont poursuivre
01:18:03des opérations ciblées
01:18:04on peut aussi imaginer ça
01:18:05parce qu'on voit bien
01:18:06qu'à un moment
01:18:06les intérêts de Trump
01:18:07et de Netanyahou
01:18:08ne sont plus les mêmes
01:18:08L'Omarinel
01:18:09oui pour nos téléspectateurs
01:18:11ce qu'il faut comprendre
01:18:11c'est que les propos
01:18:13de Benjamin Netanyahou
01:18:16vont dans le sens
01:18:16des américains
01:18:17vous savez il y a quelques jours
01:18:18ils ont dit
01:18:18que le programme nucléaire
01:18:19n'était pas si entamé
01:18:21que cela
01:18:21et qu'il faut des frappes
01:18:22encore
01:18:23c'est ce que ça sous-entendrait
01:18:24ça voudrait dire
01:18:25que l'opération du mois de juin
01:18:26où on nous avait annoncé
01:18:27que le programme nucléaire
01:18:28était oblitéré
01:18:29n'était pas si juste ça
01:18:31que ça
01:18:32que ce qui nous avait été annoncé
01:18:33il y a quelques semaines
01:18:34rappelez-vous
01:18:34Donald Trump
01:18:35en disant
01:18:35c'est bon l'arme nucléaire
01:18:36c'est plus possible
01:18:37avant de très très longues années
01:18:38ce n'est pas si clair que ça
01:18:40et que finalement
01:18:42la question du militaire
01:18:44ne peut pas se décorréler
01:18:45d'un accord politique
01:18:47mais avec qui ?
01:18:48avec des
01:18:49rappelons-le
01:18:50le régime iranien
01:18:51qui n'a pas changé
01:18:52malgré les annonces américaines
01:18:54qui se réveille tous les matins
01:18:55en disant
01:18:56mort à Israël
01:18:57et mort aux Israéliens
01:18:58donc c'est anti-sioniste
01:18:59anti-soumiste
01:18:59et rayer la carte
01:19:01Israël
01:19:01de cette carte du Moyen-Orient
01:19:03ça c'est objectivement
01:19:04pas acceptable
01:19:05néanmoins
01:19:06Néanmoins
01:19:06Benyamin Netanyahou
01:19:07n'est pas sa première attaque
01:19:09sur le programme nucléaire
01:19:10c'est-à-dire que
01:19:11les attaques sur les scientifiques
01:19:12qui ont commencé
01:19:13de 2010
01:19:13qui ont recommencé
01:19:15en 2020
01:19:15tous les éléments
01:19:46les cyberattaques aussi
01:19:47donc Trump
01:19:48Xi Jinping
01:19:49ce sera après-demain
01:19:51et vous le suivrez évidemment
01:19:52sur BFM TV
01:19:53parce qu'énormément de choses
01:19:55vont se jouer là-bas
01:19:56ce qu'on surveille également
01:19:57c'est la situation
01:19:58sur le front sanitaire
01:20:00avec ce matin
01:20:01la confirmation
01:20:02d'un cas d'antavirus
01:20:04signalé en France
01:20:04c'est une passagère
01:20:05qui se trouvait
01:20:06à bord du fameux
01:20:08bateau de croisière
01:20:09touché par
01:20:10ce foyer d'antavirus
01:20:125 passagers
01:20:13ont été rapatriés
01:20:15ce week-end
01:20:15et donc l'une d'entre eux
01:20:17souffre de l'antavirus
01:20:19et son état de santé
01:20:20s'est dégradé
01:20:20ces dernières heures
01:20:21c'est même ce qu'on a appris
01:20:22ce matin
01:20:23ce qu'a dit la ministre de la Santé
01:20:24ils sont tous les 5
01:20:25à l'hôpital Bichat
01:20:25on vous retrouve
01:20:26Élise Phillips
01:20:27devant l'hôpital
01:20:28quelles sont les dernières
01:20:29informations médicales
01:20:30dont vous disposez
01:20:33Effectivement
01:20:34la toute dernière information
01:20:35l'information importante
01:20:37de ce matin
01:20:38c'est qu'il y a
01:20:38désormais
01:20:39un cas avéré
01:20:40d'antavirus
01:20:40sur le territoire français
01:20:41puisque comme vous le disiez
01:20:42cette française
01:20:43qui fait partie
01:20:45des 5 passagers
01:20:46rapatriés hier
01:20:47a été testée positive
01:20:49elle était arrivée
01:20:49hier à l'hôpital Bichat
01:20:51ici dans un camion
01:20:52du SAMU
01:20:52après avoir été
01:20:54rapatriée
01:20:55depuis Ténérife
01:20:56elle a développé
01:20:56des premiers symptômes
01:20:57un peu de fièvre
01:20:58elle a passé un test
01:20:59et ce test
01:21:00ce matin
01:21:00s'est révélé positif
01:21:02et son état
01:21:02effectivement
01:21:03s'est dégradé
01:21:03au cours de la nuit
01:21:04toutes ces informations
01:21:05elles nous ont été données
01:21:06ce matin
01:21:06par la ministre de la Santé
01:21:07Stéphanie Iris
01:21:08qui n'a pas donné
01:21:09plus de détails
01:21:10sur l'état de santé
01:21:12de cette patiente
01:21:13ce matin
01:21:13mais ce qui est sûr
01:21:14c'est qu'elle va être
01:21:14très suivie
01:21:15dans les prochaines semaines
01:21:16très suivie
01:21:17tout comme ses 4 autres
01:21:19collègues
01:21:19si on peut le dire
01:21:20puisque 4 autres français
01:21:22sont hospitalisés
01:21:22ici à Bichat
01:21:23dans des chambres
01:21:24avec des flux d'air
01:21:25pour éviter
01:21:26toute contamination
01:21:27ils ont également
01:21:29fait des tests
01:21:30ces dernières heures
01:21:31qui pour le moment
01:21:31a priori sont négatifs
01:21:32mais d'autres tests
01:21:33vont être réalisés
01:21:34dans les prochains jours
01:21:35pour vérifier
01:21:36qu'ils ne développent pas
01:21:37de symptômes
01:21:38et que le virus
01:21:39ne se développe pas
01:21:40cette situation
01:21:41évidemment elle suscite
01:21:42de l'inquiétude
01:21:43parce que ces passagers
01:21:45français étaient à bord
01:21:46de ce bateau de croisière
01:21:47qu'ils vont devoir rester
01:21:48à l'hôpital
01:21:48pendant plusieurs semaines
01:21:50au moins 15 jours
01:21:51selon la ministre
01:21:53pour les 4 français
01:21:54qui pour l'instant
01:21:55n'ont pas été testés
01:21:56positifs
01:21:57et ce matin
01:21:58la porte-parole
01:21:59du gouvernement
01:21:59Maude Bréjean
01:22:00a tenté de rassurer
01:22:01en expliquant
01:22:01que des mesures
01:22:02très strictes
01:22:03allaient être prises
01:22:04et que tous les cas
01:22:05contacts identifiés
01:22:06sur le territoire français
01:22:07devraient s'isoler
01:22:08pendant une période
01:22:09de 42 jours
01:22:09soit la durée maximale
01:22:11d'incubation
01:22:12pour éviter encore une fois
01:22:13la propagation
01:22:14la transmission
01:22:15du virus sur le territoire
01:22:16et oui pas facile
01:22:17de rassurer
01:22:18comme vous nous le dites
01:22:18Élise merci beaucoup
01:22:20parce que Margot de Frouville
01:22:21on constate que
01:22:21le cas de cette patiente
01:22:23il s'est dégradé
01:22:24à une vitesse
01:22:25qui est quand même
01:22:26assez inquiétante
01:22:27Oui et on ne s'attendait pas
01:22:28d'ailleurs à voir
01:22:29le résultat du test
01:22:30dès ce matin
01:22:31la patiente
01:22:32qui a présenté
01:22:33des symptômes
01:22:33selon les informations
01:22:34de la fièvre
01:22:35dans le vol retour
01:22:35vol qui ralliait
01:22:37Ténérife
01:22:38au Bourget
01:22:39entre 13h30
01:22:40et 16h30
01:22:40hier
01:22:41elle a été prise en charge
01:22:43comme c'était prévu
01:22:43et c'est le meilleur
01:22:45scénario possible
01:22:45pour elle
01:22:46puisqu'elle est dans
01:22:46l'hôpital français
01:22:47de référence
01:22:48en ce qui concerne
01:22:49les risques
01:22:51épidémiologiques
01:22:51et biologiques
01:22:52Avec des chambres
01:22:52qui sont prévues pour ça ?
01:22:54Des chambres qu'on appelle
01:22:55la pression négative
01:22:55ça veut dire qu'il n'y a pas
01:22:56d'air qui rentre
01:22:57et qui sort
01:22:58il faut un sas
01:22:59un médecin rentre
01:23:01complètement équipé
01:23:01d'une combinaison
01:23:03étanche
01:23:03avec des lunettes
01:23:04de protection
01:23:05c'est des chambres
01:23:06qui nous avaient été
01:23:07présentées
01:23:07dès 2014
01:23:09rappelez-vous
01:23:10pendant l'épidémie
01:23:11d'Ebola
01:23:12où c'était
01:23:12un virus
01:23:13qui faisait extrêmement peur
01:23:15on avait pu visiter
01:23:16ces chambres
01:23:16à BFM TV
01:23:18on avait vu en effet
01:23:18toutes les mesures
01:23:19de précaution
01:23:20qui étaient prises
01:23:21là on voit
01:23:22que ça a un peu
01:23:23rebattu les cartes
01:23:24du protocole
01:23:25qui avait été présenté
01:23:26hier à 6h du matin
01:23:28à savoir
01:23:2872h à l'hôpital
01:23:29puis retour à domicile
01:23:31pour 42 jours
01:23:32soit 6 semaines
01:23:33la période maximale
01:23:34d'incubation
01:23:35estimée pour ce virus
01:23:36puisque là
01:23:37avec le résultat
01:23:38revenu positif
01:23:39il est peu probable
01:23:41que les 4 autres français
01:23:42puissent regagner
01:23:43leur domicile
01:23:43puisqu'ils ont été
01:23:44en contact étroit
01:23:44avec la française
01:23:46symptomatique
01:23:47c'est vrai qu'il y a
01:23:47une impression
01:23:48un peu de flottement
01:23:49sur les protocoles
01:23:51avec différentes options
01:23:53qui sont sur la table
01:23:54et qui ne sont pas forcément
01:23:55très très coordonnées
01:23:56même entre les pays
01:23:57on voit des choses
01:23:58un petit peu différentes
01:23:58on va vous montrer
01:23:59ce qui est à ce stade
01:24:01en place en France
01:24:01avec Fanny Weckscheider
01:24:03qui va nous en dire
01:24:03un petit peu plus
01:24:04sur le détail
01:24:05de cette procédure
01:24:07Fanny
01:24:08quelle est-elle ?
01:24:08C'est vrai qu'on s'y perd
01:24:09un petit peu
01:24:10entre les cas avérés
01:24:11les cas contacts
01:24:11et les durées
01:24:12Oui c'est lié aussi
01:24:13à ce décret
01:24:13qui a été publié
01:24:15en urgence
01:24:15face à la situation
01:24:16forcément
01:24:17donc ça va continuer
01:24:17d'évoluer
01:24:18mais d'ores et déjà
01:24:19ce décret gouvernemental
01:24:20publié hier soir
01:24:22il dit que
01:24:23pour tous les croisiéristes
01:24:25qui reviennent en France
01:24:26de manière générale
01:24:27et bien
01:24:27ils vont d'abord
01:24:28être pris en charge
01:24:29dans des établissements
01:24:30de santé
01:24:31pour une durée
01:24:31de 3 jours minimum
01:24:33en fonction ensuite
01:24:34des résultats
01:24:35de leurs tests
01:24:36puisqu'ils vont être évalués
01:24:37médicalement
01:24:38épidémiologiquement également
01:24:39si les tests sont négatifs
01:24:40c'est-à-dire qu'ils n'ont pas
01:24:41de symptômes
01:24:41qu'ils n'ont pas
01:24:43ce virus
01:24:44l'antavirus
01:24:44et bien ils vont être
01:24:45mis en quarantaine
01:24:47donc à domicile
01:24:48et vous l'avez peut-être
01:24:49vu tout à l'heure
01:24:49c'est passé un peu vite
01:24:50mais s'ils sont positifs
01:24:51et bien ils restent
01:24:52en quarantaine
01:24:53cette fois-ci
01:24:54à l'hôpital
01:24:5442 jours maximum
01:24:56c'est les 6 semaines maximum
01:24:57qui sont la période
01:25:00d'incubation maximum
01:25:01de l'antavirus
01:25:01Ce matin
01:25:02Maude Bréjean
01:25:02a donné une précision
01:25:03concernant typiquement
01:25:04les cas contacts
01:25:06ceux qui sont considérés
01:25:07comme à haut risque
01:25:08donc typiquement
01:25:09c'est 5 rapatriés
01:25:10dont une maintenant
01:25:10qui est déclarée positive
01:25:12eux seront hospitalisés
01:25:143 jours
01:25:14c'est ce qu'a dit
01:25:15la porte-parole du gouvernement
01:25:16et les conditions
01:25:17de leur isolement
01:25:18puisqu'on parle d'isolement
01:25:19maintenant
01:25:19sont donc encore
01:25:20toujours à préciser
01:25:21on entendait tout à l'heure
01:25:22Élise parler
01:25:23d'une quinzaine de jours
01:25:24au moins pour les cas contacts
01:25:25donc ça
01:25:26ça va évoluer
01:25:26en ce qui concerne
01:25:27cette fois-ci
01:25:28les autres
01:25:28un autre type de personnes
01:25:30ce sont les passagers
01:25:31de certains vols
01:25:32ces vols qui ont fait
01:25:32l'île britannique
01:25:34de Sainte-Hélène
01:25:35en direction de Johannesburg
01:25:36en Afrique du Sud
01:25:36puis Johannesburg
01:25:37Amsterdam
01:25:39là où il y avait
01:25:40des cas confirmés
01:25:42d'antavirus
01:25:43et bien eux
01:25:43sont soumis
01:25:44à une quarantaine
01:25:45à domicile
01:25:46donc une auto-quarantaine
01:25:48là aussi
01:25:4842 jours
01:25:49donc maximum
01:25:50et ensuite
01:25:51rapidement
01:25:52dès leur identification
01:25:53ils sont évalués
01:25:54là aussi médicalement
01:25:55épidémiologiquement
01:25:56également
01:25:57avant 3 jours
01:25:58pour être sûr
01:25:59donc qu'on casse
01:26:01au plus vite
01:26:01la chaîne de transmission
01:26:02de l'antavirus
01:26:03merci Fanny
01:26:04on voit Guillaume Daré
01:26:05que le gouvernement
01:26:07suit ça
01:26:08de la façon
01:26:09la plus proche possible
01:26:10mais sans savoir
01:26:11exactement
01:26:12comment les choses
01:26:13vont évoluer
01:26:14il y a une réunion
01:26:14qui est prévue
01:26:15cet après-midi
01:26:15absolument
01:26:1516h15 à Matignon
01:26:17autour du premier ministre
01:26:18Sébastien Lecornu
01:26:18qui en avait déjà tenu une
01:26:19il y aura notamment
01:26:20la ministre de la Santé
01:26:21Stéphanie Risse
01:26:21le ministre de l'Intérieur
01:26:23Laurent Nunez
01:26:23évidemment
01:26:24tout le monde repense
01:26:26à l'époque du Covid
01:26:27donc il y a une volonté
01:26:27de dire politiquement
01:26:28on prend ça très au sérieux
01:26:30d'être vigilant
01:26:31prévoyant
01:26:32d'essayer d'être rassurant
01:26:33vers les français
01:26:35tout en ne faisant pas
01:26:37paniquer la population
01:26:38c'est ce qui est le plus délicat
01:26:39de dire regardez
01:26:39on prend des mesures
01:26:40bien sûr c'est quelque chose
01:26:41d'important
01:26:42on essaye d'étudier
01:26:43quel est ce type de virus
01:26:44on met à l'isolement
01:26:46le plus possible
01:26:47les personnes qui peuvent
01:26:47être concernées
01:26:48mais ce n'est pas
01:26:49parce qu'on est vigilant
01:26:50et prévoyant
01:26:50qu'il faut se dire
01:26:52qu'on entre dans une pandémie
01:26:53c'est là où c'est toujours
01:26:54difficile de passer
01:26:55finalement de l'épidémiologique
01:26:57aux politiques
01:26:58rappelez-vous
01:26:58ça avait été très compliqué
01:26:59évidemment
01:27:00l'impact politique
01:27:01du Covid à l'époque
01:27:01surtout quand les médecins
01:27:02ne sont pas forcément
01:27:03d'accord entre eux
01:27:04regardez ce que dit
01:27:05Antoine Flao
01:27:06épidémiologiste reconnu
01:27:07qui a repris un terme
01:27:09qui fait peur à tout le monde
01:27:10et que vous avez employé
01:27:10il y a quelques minutes
01:27:11d'ailleurs Margot
01:27:12c'est pour ça que
01:27:13je vous le soumets
01:27:14il dit lui
01:27:14je pense que l'antavirus des andes
01:27:16est aussi grave
01:27:16que le virus Ebola
01:27:18et il y avait
01:27:19il y a quelques minutes
01:27:19sur cette antenne
01:27:21un autre infectiologue
01:27:22qui disait
01:27:22non non pas du tout
01:27:23c'est pas vrai
01:27:23donc si les infectiologues
01:27:25ne sont pas d'accord entre eux
01:27:26comment faire pour adapter
01:27:27les mesures ?
01:27:27On voit que déjà
01:27:30partisans d'une ligne très stricte
01:27:32où les cas contacts
01:27:34devraient être traités
01:27:36comme les cas symptomatiques
01:27:37avec un isolement
01:27:38dans un lieu défini etc
01:27:39Ce que font certains pays
01:27:40semble-t-il ?
01:27:41Par exemple hier
01:27:42on a appris qu'il y avait
01:27:43un patient grec
01:27:44qui allait être rapatrié
01:27:45avec un avion militaire
01:27:46et qui n'a aucun symptôme
01:27:47qui se porte bien
01:27:48et il va être placé en quarantaine
01:27:49dans un hôpital militaire
01:27:51d'Athènes
01:27:52pendant ces six semaines
01:27:54nous c'était pas
01:27:55l'option retenue par la France
01:27:57il faut préciser
01:27:58qu'il y a 24 heures
01:27:59il n'y avait plus aucun passager
01:28:00symptomatique sur le virus
01:28:02depuis la fin avril
01:28:02donc on était quand même
01:28:04dans un état d'esprit
01:28:04un peu différent
01:28:05de l'actuel
01:28:07ça a beaucoup évolué
01:28:08depuis hier soir
01:28:09mais on voit en effet
01:28:10que les médecins se divisent
01:28:11sur la stratégie à adopter
01:28:13ce qui est compliqué
01:28:14le protocole
01:28:15on nous l'a communiqué
01:28:16uniquement hier
01:28:17à 6h du matin
01:28:18le jour du rapatriement
01:28:20le jour du débarquement
01:28:21de tous les passagers
01:28:21parce qu'évidemment
01:28:23il y a plein de choses
01:28:23à ajuster
01:28:24il faut faire avec les avis
01:28:25des infectiologues
01:28:26des virologues
01:28:27et il y a beaucoup de choses
01:28:29à prendre en charge là
01:28:31ce qui est incertain
01:28:32c'est en effet
01:28:34on savait déjà
01:28:34qu'il y avait 8 cas contacts
01:28:35pour le premier vol
01:28:37Sainte-Hélène-Johannesbourg
01:28:38là on a appris
01:28:38qu'il y en avait 14 autres
01:28:40pas forcément français
01:28:41mais qui sont sur le sol français
01:28:42pour le vol
01:28:44Johannesbourg-Paris
01:28:46et on leur demande
01:28:47de contacter
01:28:47les autorités françaises
01:28:48et de se mettre
01:28:49à l'isolement
01:28:49là il va falloir
01:28:50vraiment tracer les choses
01:28:52avec plus de précision
01:28:54Il y a énormément de choses
01:28:55qui se passent
01:28:57derrière ces grilles
01:28:57que vous voyez ici
01:28:58les grilles de l'hôpital Bichat
01:28:59où Christophe Delay
01:29:01et Roselyne Dubois
01:29:02vont évidemment retourner
01:29:03dans quelques instants
01:29:05nous on se retrouve demain
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