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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 10/06/2026

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News
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00:13Good evening, thank you for choosing Median TV to inform you.
00:17Here are the titles of your journal.
00:20On the Maroc, lancement aujourd'hui de l'opération Mahaba au port Tangemed et comme chaque année,
00:25la Fondation Mohamed V pour la Solidarité se mobilise pour réserver un bel accueil aux Marocains résidant à l'étranger.
00:33Au Main-Orient, Donald Trump brandit la menace d'une reprise plus forte des hostilités.
00:38Pour le président américain, l'Iran a pris trop de temps pour négocier et devra désormais en payer le prix.
00:47Et sur le front libanais du conflit, Israël continue de pilonner le sud du Liban avec des frappes qui ont
00:52fait au moins 12 morts aujourd'hui malgré la trêve.
00:59Ils sont de retour dans leur royaume et un accueil chaleureux leur a été réservé.
01:05Les Marocains du monde ont commencé à venir se ressourcer et passer de bons moments dans la mère patrie.
01:11L'opération Mahaba 2026 a été lancée aujourd'hui sur haute instruction royale au port Tangemed.
01:18Et comme chaque année, la Fondation Mohamed V pour la Solidarité se mobilise dans les pays de transit pour accompagner
01:25les MRE tout au long de leur voyage du Namrini.
01:28Comme chaque été, le Royaume se prépare à accueillir ses ressortissants établis à l'étranger.
01:34Dès les premières heures de la journée, l'ensemble du dispositif a été déployé dans les principaux points de passage
01:41du Maroc ainsi qu'en Europe.
01:43Port, aéroports et postes frontaliers sont mobilisés pour assurer un accueil dans les meilleures conditions.
01:54L'ONDA et le ministère des Transports sont mobilisés en coordination avec les différentes parties prenantes,
01:58notamment le ministère de l'Intérieur, la Gendarmerie Royale, la DGSN, l'Administration des Douanes et la Protection Civile pour
02:04faciliter l'opération de cette année.
02:05La Fondation Mohamed V pour la Solidarité est également mobilisée pour cette opération conformément aux hautes instructions royales
02:11afin de garantir le succès de cette opération à l'instar des éditions précédentes.
02:17Cette année, 26 espaces marhabas sont mis à la disposition des voyageurs.
02:2220 sont répartis sur le territoire national, tandis que 6 autres sont installés dans plusieurs ports européens,
02:29notamment en France, en Espagne et en Italie.
02:32Sur le terrain, près de 1 400 personnes sont mobilisées.
02:37Assistantes sociales, médecins, cadres paramédicaux, bénévoles et équipes de la Fondation
02:43œuvrent pour répondre aux besoins des voyageurs et leur apporter assistance et accompagnement tout au long de leur parcours.
02:51Le dispositif comprend également un service d'écoute et d'assistance accessible 24h sur 24,
02:58ainsi qu'un centre de coordination chargé de suivre le déroulement de l'opération et de faciliter l'intervention des
03:06différents acteurs concernés.
03:08Rappelons que l'opération marhabas 2025 avait accueilli près de 4 millions de Marocains résidant à l'étranger,
03:15marquant ainsi une progression de près de 11% par rapport à l'année précédente.
03:20Initiée sous la présidence effective de Sa Majesté le Roi Mohamed VI,
03:24l'opération marhabas est devenue au fil des années un rendez-vous incontournable pour les Marocains du monde.
03:31Elle illustre l'attention constante portée par le souverain aux membres de la communauté marocaine résidant à l'étranger
03:38et à l'amélioration de leurs conditions d'accueil lors de leur retour au Maroc.
03:44Le spectre dont cessez le feu s'éloigne au Moyen-Orient.
03:47L'Iran pointe du doigt les États-Unis.
03:50Pour Téhéran, la diplomatie est mise à mal par le recours à la force.
03:54Donald Trump, de son côté, brandit la menace d'une reprise plus forte des hostilités.
03:58Pour le président américain, l'Iran a pris trop de temps pour négocier
04:02et devra désormais en payer le prix au nouveau revirement du locataire de la Maison Blanche,
04:07qui avait pourtant promis la veille un accord imminent avec Téhéran
04:10pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
04:16Et sur le front libanais du conflit, Israël continue de pilonner le sud du pays.
04:21Tchal divisé les positions du Hezbollah.
04:23Mais ce sont les civils qui sont les plus touchés.
04:27La preuve, 12 personnes ont été tuées aujourd'hui sur place dans des frappes israéliennes,
04:33ayant notamment visé une voiture à Saïda.
04:36Saïda, une ville généralement épargnée par la guerre en cours avec le Hezbollah.
04:40Et sachez qu'un soldat français au Liban est décédé aujourd'hui
04:43après avoir été touché par un tir accidentel lors de la préparation d'un entraînement.
04:51Et dans ce contexte, le secteur général de l'ONU met en garde
04:55contre le risque d'un retour d'une guerre totale au Moyen-Orient.
04:59Antonio Guterres s'est exprimé lors d'une réunion du Conseil de sécurité.
05:03Et pour lui, dans la région du Golfe, le cessez-le-feu est plutôt un feu amoindri.
05:08Et nous ne devons pas minimiser les risques que ce feu amoindri devienne total
05:14et embrase toute la région.
05:18Et place à présent à l'invité de soirée.
05:32Pendant longtemps, l'Afrique a été racontée par les autres.
05:36Mais depuis dix ans, le rapport annuel sur la géopolitique de l'Afrique,
05:40du Policy Center for the New South, propose une autre lecture.
05:44Celle d'un continent qui cherche à penser lui-même ses défis, ses conflits, ses ambitions et sa place dans
05:51le monde.
05:52Cette dixième édition réunit 28 chercheurs de 16 nationalités africaines autour d'une question centrale.
06:00L'Afrique est-elle encore un terrain de compétition entre puissances ?
06:03Ou devient-elle progressivement un acteur géopolitique à part entière ?
06:08Et pour en parler, nous sommes avec Abdelhak Bassou, senior fellow au Policy Center for the New South.
06:14Il est en direct de Rabat avec nous, Abdelhak Bassou.
06:18Bonsoir et merci d'être avec nous ce soir.
06:23Merci à vous pour cette occasion.
06:27Alors, cette édition marque les dix ans du rapport annuel sur la géopolitique de l'Afrique, du Policy Center for
06:34the New South.
06:35Lorsque vous regardez aujourd'hui l'Afrique de 2026, qu'est-ce qui a le plus changé par rapport à
06:41celle de 2017 ?
06:46Justement, cette question, si vous voulez, de récupération du pouvoir épistémique.
06:55La manière dont les gens s'informaient sur l'Afrique, qui informaient sur l'Afrique ?
07:01Et donc, on a été à peu près sur trois étapes.
07:05Une étape après les indépendances, où c'était les puissances, les anciennes puissances coloniales
07:11qui tenaient, si vous voulez, ce pouvoir épistémique, qui, eux, racontaient l'Afrique.
07:18Et on remarquait qu'ils ne racontaient l'Afrique que du côté qu'ils voulaient.
07:23C'est-à-dire qu'on racontait l'Afrique par ce qui manque en Afrique.
07:27On dessinait l'Afrique à partir de ses déficits.
07:30Elle n'a pas, elle n'a pas, elle n'a pas, il lui faut, il lui faut.
07:34Et donc, c'est nous qui devons venir pour faire ceci.
07:38Nous avons eu également, si vous voulez, un moment après la chute du mort du Berlin,
07:43après les années 90, l'émergence de nouveaux pouvoirs, de nouvelles puissances.
07:50Et on croyait que ce narratif, l'ancien narratif, donc des anciennes puissances coloniales,
07:56va peut-être être bousculé par un autre narratif.
08:00Il l'a été un peu, mais on remarque également que ça versait toujours dans,
08:06non pas dans les intérêts des anciennes puissances coloniales,
08:09mais dans les intérêts, si vous voulez, de nouvelles puissances émergentes,
08:13qui, eux aussi, développaient ce pouvoir épistémique dans leurs intérêts, pour eux-mêmes.
08:21Par exemple, on voulait faire dire à l'Afrique ce qu'elle ne dit pas.
08:27Et je crois que le XXIe siècle, à partir des années 2010,
08:32on a eu beaucoup de courants africains, beaucoup de tentatives africaines
08:37pour s'accaparer ce pouvoir sur le narratif sur l'Afrique.
08:42Qui va raconter l'Afrique ?
08:44Et là, maintenant, on parle de, dans ce contexte, on parle de l'Afrique des solutions.
08:49L'Afrique ne se laisse pas raconter par les autres,
08:51mais elle se raconte elle-même en parlant d'une Afrique pas des crises,
08:56mais une Afrique des solutions.
08:58Donc, pendant longtemps, l'Afrique a été perçue comme un simple espace,
09:02on va le dire comme ça, d'influence des grandes puissances.
09:05Là, donc, vous essayez de nous faire comprendre que ce n'est plus le cas aujourd'hui
09:10et que l'Afrique, aujourd'hui, est tout simplement en train de revendiquer
09:15une forme de souveraineté stratégique.
09:17C'est bien cela ?
09:19Oui, c'est bien cela.
09:20Et on passe de la récupération du narratif à la récupération de l'action aussi.
09:25Donc, nous ne sommes plus le théâtre, nous ne sommes plus, si vous voulez,
09:29entre guillemets, le ring où les boxeurs vont se régler leur compte,
09:35mais nous sommes nous-mêmes acteurs.
09:37Nous sommes nous-mêmes acteurs.
09:39On passe donc du pouvoir du narratif au pouvoir même de l'action.
09:45Donc, c'est un peu ça.
09:47Nous ne sommes plus, justement, si vous voulez, l'objet de la politique internationale.
09:53Nous sommes acteurs de la politique internationale.
09:56Abdel Hakbassou, justement, on va continuer sur cette dynamique.
10:05L'un des grands thèmes du rapport concerne justement le retour des rivalités de puissance.
10:11La Chine, les États-Unis, la Russie, la Turquie, les pays du Golfe, l'Union européenne.
10:16Jamais autant d'acteurs n'ont semblé vouloir renforcer leur présence en Afrique.
10:20Pourquoi le continent est-il redevenu aussi stratégique ?
10:27Au début, il était stratégique par ses ressources, si vous voulez, les ressources naturelles,
10:34par tout ce qui est minerais, par tout ce qui est énergie, par toutes les ressources naturelles de l'Afrique.
10:41Aujourd'hui, c'est nous.
10:42Aujourd'hui, vous avez les ingénieurs africains, vous avez les stratèges africains,
10:47vous avez les créateurs africains.
10:51Donc, aujourd'hui, on ne vient pas en Afrique, c'est-à-dire qu'on ne courtise pas l'Afrique
10:57pour ses ressources naturelles,
10:59on les ressource pour ses ressources politiques, pour ses ressources stratégiques, pour sa position.
11:07Si vous voyez aujourd'hui ce qui se passe sur la politique internationale,
11:14ce qui se passe à Hormuz, la menace de fermer Babel Mendeb, qu'est-ce qu'il nous reste ?
11:22Il nous reste l'Afrique.
11:23Sa position stratégique, l'Afrique est une île, est une grande île.
11:29L'Afrique, aujourd'hui, c'est également, si vous voulez, il fait l'arbitre.
11:37Et plus on avance dans le futur, plus dans la politique internationale, l'Afrique sera faiseuse de roi.
11:44C'est celui qui aura l'Afrique à côté de lui qui pourra réussir ses relations internationales,
11:50qui pourra réussir sa place dans le monde.
11:52Justement, en parlant, Abdelhaq Bassou, de relations internationales,
11:57comment l'Afrique négocie dans tout ça ?
12:00Si on jette un coup d'œil dans le rétroviseur 20 ans derrière nous,
12:06peut-on dire que notre continent dispose aujourd'hui, on va dire,
12:10d'une meilleure capacité de négociation face à ces puissances ?
12:16Oui, je crois que c'est possible, on le voit.
12:21C'est l'Afrique qui, avant, avançait en ordre dispersé.
12:24Et si on se souvient de 2022, 2023, je crois, 2023 et jusqu'en 2024,
12:32les votes aux Nations Unies, quand on votait sur la question de l'Ukraine,
12:38quand vous voyez l'Afrique, il n'y avait pas les divisions qu'on reconnaissait dans l'ancienne Afrique.
12:44Cette Afrique a changé, 2022, 2023.
12:47Parfois, les votes africains ont un certain sens, que ce soit pour, que ce soit contre,
12:54mais il se dégage une majorité africaine et on commence à avoir un sens.
12:59Aujourd'hui, toute la lutte qu'il y a, si vous voulez, dans le cadre des réformes des Nations Unies,
13:05toute cette lutte de l'Afrique pour avoir son siège ou ses deux sièges au Conseil de sécurité
13:13est également un sujet où l'on voit l'Afrique aller.
13:16Les accords qui ont été faits autour de l'Aznecaf sont aussi une expression, si vous voulez,
13:23de l'Afrique vers, je ne dis pas tout de suite parler d'une seule voie,
13:29mais de plus en plus d'actions pour aller construire cette voie,
13:35cette voie unie, cette voie, je ne dis pas uniforme, mais plutôt unie.
13:41C'est une voie unie qui pourrait aussi concerner tout ce qui a trait au développement durable,
13:50à la question de nos ressources.
13:52Justement, le rapport de l'Afrique par rapport à ces ressources est d'une importance capitale.
13:58L'enjeu des minerais critiques, vous en parliez il y a quelques instants,
14:01des terres rares, de l'énergie ou encore des infrastructures numériques,
14:05cet enjeu risque-t-il de créer de nouvelles formes de dépendance aujourd'hui ?
14:11Je crois qu'on doit se donner rendez-vous vers la première semaine de juillet.
14:18Le policier Center for the New South produit un autre rapport,
14:22c'est-à-dire l'alter ego de ce rapport,
14:24et c'est le rapport annuel sur la géoéconomie de l'Afrique.
14:29Ce rapport va donner lieu à ce que nous appelons les assises économiques,
14:38l'African Economic Symposium, le symposium économique de l'Afrique,
14:43qui se produira je crois dans trois semaines.
14:46Alors là, toutes ces questions-là sont traitées,
14:50et le policier Center durant le mois de juin organise la géopolitique sur la première semaine
14:56et la géoéconomie sur les dernières semaines de juin ou les premières semaines de juillet.
15:01Le rapport va également, ou disons accorde également une place importante au conflit
15:07qui traverse plusieurs régions de notre continent, en particulier le Sahel.
15:13Qu'est-ce qui fait de cette région un des principaux foyers géopolitiques de notre planète aujourd'hui ?
15:22Nous avons vu, c'est-à-dire à partir de l'installation de cet extrémisme violent,
15:29parce qu'heureusement que la violence que nous voyons en Afrique est en grande partie,
15:35en majeure partie, si vous voulez, contre des groupes, c'est des violences intra-étatiques,
15:41ce qui se passe à l'intérieur des États, même si parfois ils sont transfrontaliés dans des régions comme le
15:46Sahel.
15:46Mais nous n'avons pas, si vous voulez, de conflits de haute intensité entre États.
15:54Si on exclut ce qui se passe en République démocratique du Congo avec le Rwanda,
16:01nous n'avons pas un conflit entre États.
16:06Alors cet extrémisme violent, ce terrorisme en Afrique,
16:12ce n'est pas seulement la région du Sahel, c'est également la région du bassin du lac Tchad.
16:17Donc ce sont déjà deux grandes régions.
16:19Nous parlons beaucoup du Sahel, mais nous marginalisons un peu.
16:24Nous ne parlons pas beaucoup de cette région du bassin du lac Tchad,
16:27même si les deux régions sont reliées.
16:29Elles sont reliées parce qu'il y a deux pays du Sahel, si vous voulez,
16:34le Niger et le Tchad, qui sont également concernés par la région du bassin du lac Tchad.
16:43Et donc, si on veut faire un peu brièvement l'historique,
16:50on va revenir à ce qu'on appelle Akhmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique,
16:55qui par la suite, si vous voulez, à partir de 2012,
17:01a connu un certain développement avec la dislocation du pouvoir en Libye,
17:09le retour de certains Tuaregs avec leur armement dans le nord du Mali.
17:15Et donc, on a eu ce séparatisme qui a rencontré le terrorisme
17:20et qui s'est un peu étendu dans la région.
17:26Je crois que le retour sur les raisons, sur tout ça, serait un peu lourd.
17:30– Bassou, dans cette instabilité, le rapport évoque la dronisation des conflits,
17:36les cyberattaques et la numérisation de la guerre.
17:39– Sommes-nous en train d'assister à une transformation profonde
17:43des modes de confrontation en Afrique ?
17:49– D'ailleurs, comme toute avancée technologique,
17:53toutes les avancées technologiques que l'humanité a connues,
17:58ils ont été au début pour le bien, si vous voulez, de la société,
18:02pour le bien de l'humain, mais ça a toujours été utilisé aussi,
18:08si vous voulez, de l'autre côté.
18:11Alors, le jour où le drone a été créé,
18:15tout le monde a été heureux de ce que ce drone allait amener,
18:20de ce que cette technologie allait amener.
18:23Même chose pour l'intelligence artificielle,
18:25mais aujourd'hui, vu d'ailleurs les progrès des instruments de la connaissance,
18:34Internet, l'informatique, tout ça, si vous voulez,
18:40a permis de connaître mieux, d'apprendre mieux.
18:43Et donc, même ces techniques qui sont censées ne concerner
18:50qu'une certaine partie de gens, de scientifiques,
18:54de gens qui le connaissent, sont en train de se vulgariser,
18:58de se vulgariser au point d'être aussi à la portée
19:01de groupes terroristes, de groupes extrémistes.
19:03Et donc, l'Internet ne sert plus seulement à la propagande,
19:07il sert aujourd'hui à chercher comment construire un drone,
19:11comment militariser un drone, comment mettre une charge sur un drone,
19:15comment… Donc, on peut poser toutes ces questions.
19:18– C'est l'importance d'insister sur l'usage éthique et responsable,
19:21aujourd'hui, de toutes ces technologies dont vous parlez.
19:25Alors, Abdelhak Basso, on parle souvent de l'Afrique continentale,
19:28mais beaucoup moins de sa dimension maritime.
19:31Le rapport insiste sur l'importance stratégique croissante
19:34des espaces maritimes africains.
19:37Les mers africaines qui deviennent très convoitées,
19:41on observe une nouvelle bataille pour le contrôle
19:43des routes commerciales et énergétiques.
19:46Et là, il y a le Maroc qui donne le bon exemple
19:51avec sa double façade atlantique et méditerranéenne,
19:55qui bénéficie d'un positionnement particulier
19:58dans cette nouvelle géographie stratégique,
20:00mais un positionnement qu'il met au service des pays africains.
20:06Il y a l'initiative atlantique de Sa Majesté le Roi Mohamed VI,
20:09que vous évoquez aujourd'hui ce positionnement du Maroc
20:13qui dit aux pays enclavés, venez ensemble,
20:16on va travailler main dans la main
20:18pour que vous aussi vous puissiez bénéficier
20:20de l'importance de ces zones maritimes.
20:25Vous savez, quand vous prenez le préambule
20:29de la constitution marocaine,
20:30le préambule de la constitution marocaine trace un peu,
20:34si vous voulez, la géopolitique aux yeux du Maroc,
20:36la géopolitique du monde.
20:37Et il divise le monde en cinq parties,
20:41c'est-à-dire la première partie, c'est le Maghreb,
20:44qui pour la constitution marocaine est un espace stratégique
20:48qu'il faut absolument construire.
20:51La deuxième partie géopolitique,
20:53le deuxième espace géopolitique pour le Maroc,
20:56c'est la Oumma arabo-islamique,
20:58il dit que c'est un espace de coopération et d'appartenance.
21:01Le troisième, c'est l'espace africain et Sahel.
21:05Et le Maroc écrit dans sa constitution Afrique et Sahel,
21:09il désigne comme un espace de coopération et de solidarité.
21:15Et quand le Maroc parle de solidarité,
21:18c'est justement mettre ce qu'il a à la disposition
21:24de ses pères africains,
21:27de ses frères africains,
21:28de ses amis africains,
21:32et de trouver l'initiative.
21:35Le Maroc se fait une force de proposition à l'Afrique.
21:38Cette Afrique, qui est une grande île,
21:41deux océans, deux mers,
21:44et le contrôle de deux points de passage très importants,
21:48qui sont le canal de Suez et le détroit de Gibraltar.
21:53Donc, ajoutons que l'Afrique a son droit de regard sur le peuple Mendeb.
21:59Alors, si nous prenons cette Afrique qui a tous ces atouts-là,
22:03mais qui n'en fait rien,
22:07et donc quand Sa Majesté lance l'initiative,
22:11si vous voulez, sur l'Afrique atlantique,
22:13c'est comme s'il disait à ses compères africains,
22:16à ses pères africains,
22:19regardez comment nous avons travaillé en Méditerranée.
22:22Quand nous parlons à l'Europe, en Méditerranée,
22:25nous parlons en Nord dispersé.
22:27Et les Européens imposent ce qu'ils veulent.
22:31Merci.
22:31Parce que du côté...
22:33Voilà, c'est un peu...
22:35Donc, du côté de la...
22:36Oui, merci.
22:37Merci à vous.
22:38Désolé, on est un peu rattrapé par le temps.
22:40C'est très intéressant ce que vous étiez en train de développer.
22:44En tout cas, merci beaucoup.
22:45Merci pour toutes ces précisions.
22:46Merci d'avoir répondu à ma question.
22:49Merci beaucoup.
22:50À présent, place à l'essentiel de l'actualité sportive
22:54avec Ababakar Dunkar.
23:05Bienvenue pour ce tour de l'actualité sportive.
23:08Et à la veille du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2026,
23:11les Lyons de l'Atlas poursuivent leur préparation
23:13sous la direction du sélectionneur national Mohamed Warby.
23:17Le staff technique peaufine les derniers réglages
23:19afin de trouver la formule idéale
23:21avant l'entrée en lice du Maroc contre le Brésil.
23:24Une interrogation demeure toutefois
23:25autour de l'état physique d'Abdessa Madel Zalzouli
23:28et Nussel Mazraoui,
23:29sortis blessés lors du récent match amical face à la Norvège.
23:33Logés dans le groupe C avec le Brésil, l'Écosse et Haïti,
23:36les Marocains s'apprêtent à relever un défi de taille
23:38sur la scène mondiale.
23:43Et justement, Abdessa Madel Zalzouli
23:45souffre d'une entorse modérée au niveau d'un ligament du genou.
23:48Selon les conclusions du staff médical,
23:50sa période de convalescence devrait s'étendre
23:52entre deux et quatre semaines.
23:54Compromettant fortement sa participation
23:56à la phase de groupe du mondial.
23:57Malgré cette indisponibilité,
23:59l'encadrement médical de la sélection marocaine
24:01n'enviege pas de libérer le joueur.
24:03Les responsables des Lyon de l'Atlas
24:05ont d'ailleurs informé le club du Real Betis
24:07de leur volonté de conserver le joueur
24:09au sein du groupe,
24:09dans l'espoir qu'il puisse retrouver la compétition.
24:14La FIFA a confié la direction du match d'ouverture de la Coupe du Monde 2026
24:18à l'arbitre brésilien Wilton Sampaio.
24:20Il officiera lors de l'affiche inaugurale entre le Mexique et l'Afrique du Sud.
24:24Âgé de 44 ans et arbitre international depuis 2013,
24:28Sampaio possède une solide expérience du très haut niveau.
24:31Lors du mondial 2022 au Qatar,
24:33il avait d'ailleurs dirigé quatre rencontres,
24:36dont le quart de finale entre l'Angleterre et la France.
24:38Une nomination prestigieuse qui confirme sa place
24:41parmi les arbitres les plus expérimentés du football mondial.
25:08Les autorités américaines évoquent des préoccupations
25:11liées au contrôle d'admissibilité,
25:13sans davantage de précision.
25:15Une décision qui suscite l'incompréhension en Somalie
25:17et prive tout un pays d'un moment historique
25:20sur la scène du football mondial.
25:25Je me sens très bien aujourd'hui.
25:27Je tiens à remercier la FIFA pour son soutien constant
25:30ainsi que le peuple somalien.
25:31Je suis très reconnaissant envers la FIFA
25:33et également envers la Confédération africaine de football.
25:36C'est tout ce que j'ai à dire.
25:42Ce refus affecte aujourd'hui Omar Artan,
25:45un arbitre qui avait mérité le droit d'officier
25:46au plus haut niveau du football mondial
25:48et qui méritait réellement cette opportunité.
25:50Ces décisions auraient forcément un impact sur nous
25:53car nous voulions qu'il poursuive ce travail
25:55pour lequel il a tant sacrifié.
25:57Cela affectera non seulement la communauté du football
25:59mais aussi l'ensemble des Somaliens.
26:03À 24 heures de la Coupe du Monde 2026,
26:05la sélection iranienne continue de susciter
26:08un fort attachement populaire
26:09malgré un contexte national particulièrement complexe
26:13entre tensions géopolitiques et une attente sportive.
26:16Les supporters restent mobilisés derrière leur équipe.
26:19Plusieurs fans reconnaissent toutefois
26:21la pression immense qui pèse sur les joueurs
26:23appelés à représenter leur pays
26:25dans une période délicate entre fierté nationale.
26:28Passion du football et désir d'unité,
26:30les supporters espèrent voir leur sélection
26:32offrir des moments de joie à tout un peuple
26:34lors du prochain Rendez-vous mondial.
26:40Deux joueurs ont signé ici
26:43ainsi qu'un gardien de but.
26:45Je suis très enthousiaste et très heureux
26:47et même si cela ne se reproduit plus,
26:48au moins j'aurais vécu cette expérience
26:50une fois dans ma vie.
26:54Je souhaite que la politique reste éloignée du sport
26:56car ces deux domaines ne devraient pas être mélangés.
26:58Malheureusement, honnêtement même,
27:00j'ai de la peine pour ces joueurs
27:02parce qu'ils subissent énormément de pression.
27:04Lorsqu'ils rentrent dans leur pays,
27:05une grande partie de la population est contre eux
27:07et de l'autre côté,
27:08beaucoup d'Iraniens leur sont également opposés.
27:11Il est donc extrêmement difficile pour eux
27:13de jouer normalement sous une telle pression.
27:19Ils essaient de rester concentrés,
27:21mais c'est une situation très difficile.
27:23Ils doivent faire avec.
27:24C'est ainsi toute la journée.
27:25Ils y pensent.
27:26Ils sont venus ici pour représenter l'Iran
27:28et faire de leur mieux pour le peuple,
27:30pour rendre les gens heureux.
27:31C'est tout ce qu'ils peuvent faire
27:33et tout ce qu'ils veulent faire.
27:34Ils veulent rendre le peuple iranien heureux
27:37parce qu'ils vivent sous les bombardements
27:38de manière continue depuis les 60 derniers jours.
27:48Avant son dernier match de préparation
27:50contre le Costa Rica,
27:51Thomas Tuchel refuse de placer l'Angleterre
27:53parmi les grands favoris du Mondial 2026.
27:55Le sélectionneur allemand estime
27:57que les Sri Laiens doivent d'abord prouver leur valeur
27:59après près de 60 ans sans titre mondial.
28:02Malgré cette prudence,
28:03l'ancien entraîneur du Bayern Munich
28:05affiche une confiance réelle dans le potentiel de son groupe.
28:08Pour lui, atteindre les quarts de finale
28:10ouvre toutes les possibilités.
28:11L'objectif est clair.
28:12Avancer étape par étape,
28:14rester concentré
28:15et nourrir le rêve
28:16de décrocher enfin une deuxième étoile.
28:26Non, nous ne sommes pas les principaux favoris.
28:28Nous ne pouvons pas l'être
28:29car nous n'avons pas remporté cette compétition
28:31depuis très longtemps.
28:32Il existe des équipes qui ont gagné récemment
28:34et qui ont davantage de succès.
28:35Ce sont elles les favorites.
28:36Tandis que nous, nous sommes les prétendants au trophée.
28:39Vous n'avez pas besoin de connaître mon opinion
28:41sur Lionel Messi et Cristiano Ronaldo.
28:43Ce sont les Gauth,
28:44les plus grands de tous les temps.
28:46Leurs sélections sont parmi les équipes à battre.
28:48L'Argentine, le Portugal et l'Espagne
28:51figurent parmi les principaux candidats au titre.
28:53Je suis convaincu qu'une fois les quarts de finale atteints,
28:56tout devient possible.
28:57Il y a des challenges
28:58et nous voulons aller tout le temps.
29:00Mais je ne pense pas que nous sommes les favorites.
29:03Parlons du championnat marocain.
29:04La 23e journée de Botola Pro
29:06proposait un match de duel électrique
29:08entre le MAS et l'Esphar.
29:10Une rencontre soldée par un nul vierge
29:12qui laisse un goût amer
29:14aux deux prétendants au titre
29:15et permet à la RS Berkan
29:17de s'installer seule dans le haut du classement
29:19avec 46 points.
29:20Derrière, le MAS et l'Esphar
29:22comptent chacun 45 points
29:23à égalité en deuxième position.
29:27Et puis, belle opération du Kaukab de Marrakech
29:30lors de cette 23e journée de Botola Pro.
29:32Devant son public,
29:33le club Marrakechis s'est imposé
29:352 buts à 0 face au Raja Casablanca.
29:37Hamza Znati a ouvert le score sur pénalty
29:40à la 78e minute de jeu
29:42avant que Saleh Salami
29:44ne scelle définitivement
29:45le succès des siens dans le temps additionnel.
29:48Le tournant du match est intervenu
29:50quelques minutes plus tôt
29:51avec l'expulsion du capitaine du Raja Badr Banoun.
30:03Et aucun vainqueur entre l'Union Yacoub
30:05et le club Omnisport de Meknes.
30:08Les Magnesis ont frappé les premiers
30:10grâce à Moustapha Saad
30:11à la 57e minute de jeu.
30:13Mais les locaux ont trouvé
30:14les ressources nécessaires
30:15pour revenir en fin de rencontre
30:17grâce à Youssef Lagnibi
30:18à la 87e minute.
30:20Réduit à 10 après l'expulsion
30:21de Karim Bounakat.
30:23Le Codem a finalement résisté
30:24pour repartir avec un point
30:26au classement en Meknes
30:27et 6e avec 31 points
30:29alors que l'Union Yacoub
30:30et le Mansour
30:30restent 14e avec 17 minutes.
30:35En point Mercato
30:36et le feuilleton Julien Alvarez
30:37anime déjà le Mercato européen.
30:39Selon les informations communiquées
30:41en Espagne,
30:42le Real Madrid aurait transmis
30:43une offre de 150 millions d'euros
30:45à Atlantico Madrid
30:46pour recruter l'attaquant argentin.
30:49Une proposition immédiatement
30:50refusée par les Coltoneros
30:52et bien décidées
30:53à conserver l'un
30:54de leurs joueurs majeurs
30:55arrivés de Manchester City
30:57à l'été 2024
30:58pour environ 95 millions d'euros.
31:00Alvarez est sous contrat
31:01jusqu'en 2030.
31:02Son contrat d'ailleurs
31:03comporte une clause
31:04libératoire exceptionnelle
31:06fixée à 500 millions d'euros
31:07preuve de l'importance
31:09accordée à l'international
31:10l'argent.
31:16Un mot de tennis
31:17quatre ans après avoir
31:18annoncé sa retraite,
31:20Serena Williams a effectué
31:21un retour remarqué
31:22à la compétition
31:23associée à la canadienne
31:24Victoria Mboko.
31:26L'américaine de 44 ans
31:27a remporté son premier match
31:28en double-double
31:29du Queens Club de Londres
31:31avec cette victoire convaincante
31:33face à une paire tête de série.
31:35L'ancienne numéro un mondial relance
31:36les spéculations autour
31:37d'un éventuel retour
31:38en simple à Wimbledon.
31:40Toujours animée
31:41par son esprit de compétition,
31:43la détentrice de 23 titres
31:45du Grand Schlem
31:45a démontré qu'elle restait
31:47une figure incontournable
31:48du tennis mondial.
31:59Je ne sais pas vraiment,
32:01je n'avais rien de mieux à faire,
32:03j'en avais assez
32:03de rester à la maison.
32:05Mes enfants sont en vacances
32:06d'été, alors pourquoi pas ?
32:08C'était vraiment amusant,
32:10j'ai pris énormément de plaisir
32:11à jouer avec Vicky.
32:13Elle a apporté l'équipe
32:14dans les moments importants
32:16et j'ai pu compter sur elle.
32:17Nous n'avions jamais joué ensemble
32:19auparavant,
32:19mais tout semblait naturel
32:21sur le cours.
32:21C'était vraiment très agréable.
32:25De son côté,
32:26Emma Raducano
32:27a parfaitement lancé
32:28sa campagne
32:29sur le gazon londonien.
32:30La Britannique
32:31s'est qualifiée
32:32pour le deuxième tour
32:33du tournoi à Queen's Club
32:34après une victoire nette
32:36face à la Russe
32:37Anna Blinkova,
32:386-0 au 6-3,
32:39dominatrice
32:40dès les premiers échanges.
32:41L'ancienne championne
32:42de l'US Open
32:43n'a laissé aucun jeu
32:44à son adversaire
32:45dans la première manche,
32:46plus accrochée
32:46dans le second set.
32:47Elle a néanmoins
32:48conservé sa maîtrise
32:49pour conclure
32:50en un peu plus d'une heure
32:51un succès convaincant
32:53qui confirme ses ambitions
32:54à l'approche
32:55de Wimbledon.
33:01Terminons avec du cyclisme
33:03et le tour
33:03Revers Neuron Alp
33:04a vécu un moment clé
33:05hier avec le contre
33:06de la montre
33:07par équipe
33:08de 28,4 kilomètres
33:10disputé à Péreux.
33:11Dans cet exercice stratégique,
33:12l'équipe Wismalis Bike
33:14a parfaitement maîtrisé
33:15son sujet
33:15emmené par l'américain
33:17Matteo Jorgensen.
33:18Le collectif néerlandais
33:19s'est imposé
33:20avec près des 10 secondes
33:22d'avance
33:22sur une aide
33:22compagnie Ineos,
33:24troisième de l'étape
33:25et F Education Easy Post
33:26conserve néanmoins
33:28le maillot jaune.
33:29Et voilà qui referme
33:30ce tour de l'actualité sportive.
33:32Merci de l'avoir suivi.
33:32L'actualité s'étant continue
33:34sur Emédias TV.
33:38Et tout de suite,
33:38place à l'invité culture
33:40avec Mariam Hamlichi
33:41qui reçoit
33:42Abdelillah Kadili,
33:43présidente de la fondation Tamkin.
33:56Mesdames et messieurs,
33:57bonsoir et bienvenue
33:57dans l'invité culture.
33:59Alors que la technologie
34:00réinvente notre monde,
34:02l'éducation reste le socle
34:04de tout développement humain,
34:07économique,
34:08mais aussi social.
34:09Aujourd'hui,
34:10le grand défi
34:11n'est plus seulement
34:12de transmettre,
34:13mais de garantir
34:14l'accessibilité
34:15et l'équité pour tous.
34:16C'est précisément
34:17au cœur de cette ambition
34:19que s'inscrit la vision
34:20de la fondation Tamkin
34:21pour l'excellence et la créativité.
34:24Soutenir, orienter
34:25et accompagner les apprenants
34:27dans chaque étape
34:29de leur parcours scolaire
34:30et de leur développement.
34:31Face à ce défi
34:33qui engage
34:34la responsabilité collective
34:35des familles,
34:36des enseignants
34:37et de la société civile,
34:38l'outil digital
34:40s'impose aujourd'hui
34:41comme un catalyseur
34:42majeur
34:43de la transformation.
34:45Le numérique
34:46s'affirme désormais
34:47comme un espace
34:47d'accompagnement
34:48personnalisé,
34:49d'orientation
34:50et de tutorat
34:51capable de s'adapter
34:53au rythme
34:54de chaque élève.
34:55Et c'est précisément
34:56par cette synergie
34:57entre humanisme
34:58et innovation digitale
34:59que nous pouvons
35:00bâtir ensemble
35:01l'école
35:02de la réussite
35:03et de l'inclusion.
35:04Et la Kadili,
35:05vous êtes...
35:07Kadili, pardon.
35:08Kadili.
35:09Kadili, c'est un cas.
35:10Vous êtes le président
35:11fondateur
35:11de la fondation
35:12de Sanky.
35:13C'est un plaisir
35:13de vous avoir avec nous
35:14ce soir
35:15et de parler
35:16d'un sujet aussi important.
35:17Plaisir est très partagé.
35:18Je vous remercie
35:19de me recevoir.
35:20Un plaisir.
35:21Je vous félicite
35:21pour vos programmes
35:23et l'intérêt
35:24que vous portez
35:25à un sujet
35:26d'actualité
35:27qui le restera
35:28tout le temps,
35:29celui de l'éducation.
35:30Tout à fait.
35:31Un sujet aussi important
35:32et comme je le disais
35:33en introduction,
35:34c'est un petit peu
35:34le socle
35:35et c'est quand on parle
35:37de nos enfants aujourd'hui
35:38d'éducation,
35:38on parle des adultes
35:39de demain
35:40et de ceux
35:41qui vont construire
35:42aussi l'avenir
35:42du Maroc
35:43d'où l'importance
35:44de ce sujet
35:46et justement
35:46aujourd'hui
35:47on est dans un monde
35:48en pleine mutation
35:49on a le numérique
35:50qui arrive
35:53tout qui s'accélère
35:54donc ce développement
35:55technologique
35:55est freiné
35:56et nous au Maroc
35:57aujourd'hui
35:58comment on se place
35:59par rapport à cela
36:00comment doit-on
36:01considérer
36:02cet outil
36:03digital ?
36:04Est-ce qu'il est devenu
36:04aujourd'hui nécessaire
36:05de l'intégrer
36:06dans nos programmes
36:07pour pouvoir justement
36:09développer un petit peu
36:10l'enseignement au Maroc ?
36:11Écoutez, nous au Maroc
36:11nous ne sommes pas
36:14seuls
36:14d'autres pays
36:15qui font face
36:16à cette réalité
36:18qui s'impose
36:19de plus en plus
36:22qui est
36:22à notre sens
36:23à la fondation
36:24Timkin
36:25incontournable
36:26nous l'avons dit
36:27non seulement
36:28aujourd'hui
36:29mais il y a des années
36:30nous avons
36:32clamé
36:33que les technologies
36:34de la formation
36:34et de la communication
36:36sont de nature
36:37à donner un coup de fouet
36:38à l'amélioration
36:39de la qualité
36:40de l'éducation
36:40dans notre pays
36:41d'autres pays
36:42sont passés par là
36:43la Finlande
36:44le Rwanda
36:45la Chine
36:46l'Inde
36:47et donc
36:48le Maroc
36:48n'est pas un cas
36:50isolé
36:51prendre
36:54cette utilisation
36:55très au sérieux
36:56je pense que
36:57c'est en train
36:58d'avoir lieu
37:00dans les écoles
37:01dans les collèges
37:02dans les lycées
37:03et la vague
37:04continuera
37:05et je pense
37:06que les technologies
37:07l'intelligence artificielle
37:09plus particulièrement
37:10durant ces 3-4 dernières années
37:13apportera
37:15contribuera
37:15à une transformation
37:16substantielle
37:17de notre système éducatif
37:19en tout cas
37:20on a souvent l'impression
37:21on associe souvent
37:22le numérique
37:23à une fracture potentielle
37:25ou attendue
37:26est-ce que c'est vraiment
37:27le cas
37:27sachant que
37:29l'outil digital
37:30peut finalement
37:31devenir
37:32cet outil
37:33qui rendra
37:34cette éducation
37:35aujourd'hui accessible
37:36et équitable
37:36pour tous
37:38Fracture
37:39n'est peut-être pas
37:39le mot qu'il faut utiliser
37:40c'est parce qu'on en a peur
37:42qu'on sorte
37:43ce genre de terme
37:44le digital
37:45va provoquer
37:46une fracture
37:47au sein du dispositif
37:48ou de l'écosystème éducatif
37:50nous pensons
37:51à la fondation
37:51de Semkin
37:52que c'est
37:53beaucoup plus
37:53un outil
37:54qui va contribuer
37:56justement
37:56non seulement
37:57à l'amélioration
37:57mais à la transformation
37:59de l'écosystème éducatif
38:01pour plusieurs raisons
38:02parce qu'il amène
38:03à l'élève
38:04il amène aux parents
38:05il amène aux enseignants
38:07il amène
38:07à toutes les parties
38:08prenantes
38:08de l'équation
38:09de Semkin
38:10pour l'amélioration
38:11de la qualité
38:12de l'éducation
38:13des moyens
38:14que nous n'avions pas
38:15dans le temps
38:15il rapproche
38:17des expertises
38:17qui sans
38:19ces technologies
38:21sans cet outil
38:22ne seraient pas disponibles
38:23un exemple
38:24aujourd'hui
38:25à la fondation
38:25nous sommes
38:26à notre 75ème
38:28Semkin International Talks
38:30ceux qui assurent
38:31ces talks
38:32ces séminaires
38:34entre guillemets
38:35sans des personnes
38:36d'Inde
38:36de Chine
38:37de Singapour
38:38des Etats-Unis
38:39on n'aurait pas eu accès
38:41à ces gens-là
38:42je vous donne un exemple
38:43monsieur Jimmy Cassap
38:44qui était la troisième
38:45personne de Google
38:46n'aurait jamais été
38:47connu chez nous
38:48sans justement
38:50ces technologies
38:50de l'information
38:51et de la communication
38:52et sans l'intelligence
38:53artificielle
38:54donc plutôt qu'une fracture
38:55c'est un plus
38:56c'est un plus
38:57substantiel
38:58qui aide
38:59à rapprocher
39:00ces expertises
39:01pour des personnes
39:02qui n'y auraient pas eu
39:05accès
39:06autre chose
39:07les bourses
39:08d'excellence
39:08et de mérite
39:09de la fondation
39:10Semkin
39:10et bien il y a des élèves
39:12de régions
39:13très lointaines
39:14Tata
39:15Asazag
39:16Elmim
39:17Birgendouz
39:18à 70 kilomètres
39:19de Grégeret
39:19qui ont eu accès
39:20à des bourses
39:21d'universités
39:22dont ils ne connaissaient
39:23même pas le nom
39:24aujourd'hui
39:25ce sont des architectes
39:26ils sont des architectes
39:27ils sont ingénieurs
39:28en intelligence artificielle
39:30c'est grâce
39:30à ces technologies
39:31c'est grâce
39:32à l'intelligence artificielle
39:33qu'on a pu
39:34mettre à la disposition
39:35de ces élèves
39:36d'environnement
39:38très
39:40très modeste
39:41des bourses
39:42d'excellence
39:42fournies
39:43et mises
39:44en notre disposition
39:44par des universités
39:46marocaines de renom
39:47et par des universités
39:48internationales
39:49La technologie
39:50le digital
39:51un outil
39:52dont il faut voir
39:53aujourd'hui
39:53les opportunités
39:54et non pas
39:55les menaces
39:56aujourd'hui
39:57si l'école traditionnelle
39:59repose sur des modèles
40:00qui peuvent paraître
40:02on va dire
40:03dépassés
40:04le digital
40:06ou en tout cas
40:07les interfaces
40:09ces plateformes
40:09digitales
40:10d'accompagnement
40:11au niveau de l'enseignement
40:12peuvent-elles
40:13faire la différence
40:14et suivre un enfant
40:15en fonction de son rythme
40:16en fonction
40:18de la personne
40:19qu'il est
40:19de sa personnalité
40:20donc s'adapter
40:21à chaque enfant
40:22C'est là
40:22l'un des avantages
40:24extraordinaires
40:25de cet outil
40:30parce qu'il collecte
40:33l'information
40:34il l'analyse
40:35il la restitue
40:37avec un certain
40:38nombre d'orientations
40:40avec des commentaires
40:41il ne la restitue
40:42pas uniquement
40:43à l'élève
40:44seul
40:44mais il la restitue
40:45aux parents
40:46moyennant bien entendu
40:47en la transmettant
40:48via les moyens
40:49qui existent aujourd'hui
40:50il la restitue
40:51à l'enseignant
40:51pour lui permettre
40:52de revoir
40:53pour lui permettre
40:54de suivre
40:54il la donne
40:55à l'élève
40:56pour lui faire
40:57mettre le doigt
40:58sur les problèmes
41:00qu'il a
41:00sur les deficiencies
41:03qu'il a
41:03et donc
41:04il l'accompagne
41:06dans toute sa progression
41:07et nous avons développé
41:09avec notre partenaire
41:11technologique
41:12Tamtec Solutions
41:13une plateforme
41:15qui fait cela
41:16justement
41:16et je vous en parlerai
41:18à tantôt
41:20TimeTrack
41:21est une plateforme
41:22développée
41:22pour non seulement
41:24fournir du soutien scolaire
41:25mais suivre l'élève
41:26mettre à sa disposition
41:28un agent IA
41:29qui analyse
41:30tout ce qu'il fait
41:31donc ça n'est plus
41:32one size fits all
41:33mais plutôt
41:34un encadrement
41:36une orientation
41:37un renforcement
41:38de compétences
41:39spécifiques
41:40à chacun des élèves
41:41là où il est
41:42partout où il est
41:43en informant les parents
41:45et en prenant l'enseignant
41:46comme un
41:47comment dire
41:48comme une compétence
41:49qui renforce
41:50justement
41:50ce dispositif
41:52parce que
41:52maître
41:53parce que
41:54on maîtrise
41:55de la technologie
41:56on en parlait
41:57justement tout à l'heure
41:57avant de commencer
41:58cet entretien
41:59quand on parle
42:00de l'éducation
42:00c'est tout un écosystème
42:01et c'est ce que vous essayez
42:03de mettre un petit peu
42:03en place
42:04cette interface
42:05qui peut connecter
42:06tous les acteurs
42:07et tous les intervenants
42:10justement
42:10dans le développement
42:11en tout cas
42:12l'équation Temkin
42:13pour l'amélioration
42:14qualitative de l'éducation
42:15c'est justement cela
42:16c'est un document
42:18qui est maintenant
42:20enregistré
42:21qui a été adopté
42:23par pas mal de pays
42:24sur le continent
42:25le Nigeria
42:26le Cameroun
42:27le Bénin
42:29et d'autres pays
42:30et qui considère
42:33l'éducation
42:34comme une série
42:35de variables
42:35qui sont interdépendantes
42:37chacune étant indépendante
42:40mais qui sont quand même
42:40dans leur interaction
42:42interdépendante
42:43l'amélioration
42:44que connaît une variable
42:45a par voie de conséquence
42:48un impact amélioratif
42:49sur les autres variables
42:51ces variables
42:52sont quoi ?
42:53sont l'élève
42:53l'enseignant
42:54qui est la clé de voûte
42:55du système éducatif
42:59les parents
43:00qui doivent retourner
43:01et puis il y a des programmes aussi
43:01oui bien sûr
43:02il y a des programmes
43:03la communication
43:04l'autorité locale
43:06toutes les parties
43:07prenantes au dispositif
43:08sont intéressées
43:10et doivent être impliquées
43:11dans son amélioration
43:12construire une école
43:14c'est bien
43:14mais former les enseignants
43:16et les impliquer justement
43:17dans le dispositif
43:19de l'école
43:19c'est également bien
43:21là je voudrais saluer
43:23une initiative
43:24du ministère
43:25de l'éducation nationale
43:26véritablement
43:27l'année dernière
43:28et cette année
43:30l'organisation
43:31du forum
43:31d'un enseignant
43:32un forum
43:33qui a réuni
43:343000 enseignants
43:35une première
43:36c'est la deuxième édition
43:37qui a eu lieu
43:37il y a quelques mois
43:38c'est une première
43:39il faut continuer
43:41il faut non seulement
43:42réunir le forum
43:44des 3000
43:45mais organiser des forums
43:46au niveau régional
43:48au niveau provincial
43:49pour écouter
43:50les enseignants
43:50pour les impliquer
43:51dans cette
43:53dynamique
43:54de transformation
43:56Justement
43:57vous le disiez tout à l'heure
43:58vous parliez
43:59d'algorithmes
44:00de quelle manière
44:01de suivi
44:01algorithmique
44:03en tout cas
44:03ou les données
44:05que peuvent procurer
44:06ces plateformes
44:07ou qu'elles collectent
44:07permettent-ils aussi
44:08de pouvoir identifier
44:11les besoins
44:12d'un enfant
44:12les difficultés
44:13aussi précocement
44:14Parmi les solutions
44:16que nous avons développées
44:17celle qui permet
44:19à un élève
44:19de s'identifier
44:21son identification
44:23est validé
44:24par ses parents
44:25il choisit
44:26un enseignant
44:27l'enseignant
44:28qui le suivra
44:29et il choisit
44:30également un agent
44:30IA
44:31qui devient son compagnon
44:33et son compagnon
44:34non pas pour une année
44:35mais pour toute sa procession
44:37au sein du dispositif
44:39éducatif
44:40et donc cet agent
44:41identifie
44:42les lacunes
44:43aide l'élève
44:45à y faire face
44:46l'enseignant
44:47est informé
44:48sur ses lacunes
44:50et suit
44:50avec l'élève
44:51et attire son attention
44:53donc c'est une accumulation
44:54d'informations
44:55qui est analysée
44:57au fur et à mesure
44:57et les réponses
44:59sont données
44:59à l'élève
45:00à ses parents
45:01et à l'enseignant
45:03imaginez
45:04toutes ces informations
45:05qu'est-ce qu'elles vont
45:06permettre de faire également
45:07elles vont permettre
45:08d'identifier
45:08les penchants
45:09de l'élève
45:10ses forces
45:11et ses faiblesses
45:12on va faire face
45:13à ses faiblesses
45:14pour les réduire
45:17et renforcer ses forces
45:19à la fin du parcours
45:20le compagnon dira
45:22moi à mon avis
45:23tu devrais choisir
45:24tu devrais aller
45:26dans telle direction
45:27médecine
45:28et s'il choisit médecine
45:30et bien l'agent
45:31lui donnera
45:32le parcours
45:33pour devenir médecin
45:34la première année
45:35la deuxième année
45:36la troisième année
45:36et lui fournira
45:38un certain nombre
45:38d'outils
45:41pour renforcer
45:42sa maîtrise
45:43du domaine
45:44vu la particularité
45:45aussi
45:45c'est que ce sont
45:46des données
45:47qui sont collectées
45:49très jeunes
45:50et qui suivent
45:51un petit peu
45:52l'enfant
45:52dès qu'il arrive
45:53au collège
45:53et nous sommes
45:55nous serons
45:56en mesure
45:57de le faire
45:58pour la cinquième
45:59et sixième année
46:00du primaire
46:01alors vous voyez
46:02qu'est-ce que
46:04la technologie permet
46:06si on avait
46:07confié ça
46:08on n'avait pas ça
46:09dans le temps
46:09on ne pouvait pas
46:10collecter tout
46:11individuellement
46:12il faut garder à l'esprit
46:13que nous avons
46:148 500 000 élèves
46:15il faut garder à l'esprit
46:16que la technologie
46:18permet aussi
46:19à chaque enfant
46:20de révéler son potentiel
46:21quand elle est utilisée
46:22à bon escient
46:23et c'est ça la question
46:24et c'est ça
46:25ce qui est important
46:26aujourd'hui
46:26c'est de pouvoir utiliser
46:27cet outil
46:27qui est devenu
46:28finalement nécessaire
46:29incontournable
46:30ce n'est plus
46:31une alternative
46:32pour rester en phase
46:33avec l'évolution
46:34du monde actuel
46:35donc il faudrait
46:36il faudrait
46:37et c'est en train
46:38d'avoir lieu
46:42transformer
46:44modifier
46:44notre approche
46:47du rôle
46:48de l'enseignant
46:50qui devient
46:51réellement
46:51le leader
46:52pour nous
46:53il l'a toujours été
46:54maintenant son rôle
46:55se renforce
46:55avec sa maîtrise
46:56des technologies
46:57de la formation
46:58et de la communication
46:58et plus particulièrement
47:00de l'intelligence artificielle
47:01les élèves
47:03n'ont pas besoin
47:03d'être
47:04vu
47:06globalement
47:07mais individuellement
47:08et leurs compétences
47:09et leurs lacunes
47:11sont identifiées
47:12et renforcées
47:12les parents
47:13ont besoin
47:14d'être informés
47:15et tout l'écosystème
47:17est partie prenante
47:18à cette transformation
47:19en tout cas
47:20c'est sur ces paroles
47:20qu'on va conclure
47:21cet entretien
47:22avec vous
47:22monsieur
47:24Adilakadili
47:25je vais finir
47:25par y arriver
47:26merci à vous
47:27c'est un plaisir
47:28de vous avoir
47:29comme invité ce soir
47:29je vous remercie
47:31de me recevoir
47:31c'est la fin
47:32de l'invité culture
47:34pour ce soir
47:34je vous souhaite
47:34une très bonne soirée
47:39voilà qui referme
47:40cette première tranche
47:41de Soir Info
47:41merci de l'avoir suivie
47:42dans quelques instants
47:43au Nouveau Point
47:44sur l'actualité
47:58Sous-titrage ST' 501
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