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  • il y a 13 minutes
Bruno Retailleau, Marine Tondelier, Sarah Knafo, Olivier Faure, Mathilde Panot, Gabriel Attal et Jean-Philippe Tanguy sont les invités de notre émission "Autorité, justice: quelles réponses au fiasco?". Près d'une semaine après que le corps de la jeune Lyhanna a été retrouvé sur fond de défaillances judiciaires, ces personnalités politiques apportent leurs réponses à cette affaire sur BFMTV à partir de 21 heures.

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Transcription
00:00Premier invité de cette émission exceptionnelle ce soir, il est candidat à l'élection présidentielle, président du parti des Républicains.
00:06Bruno Retailleau nous rejoint sur ce plateau. Bonsoir Bruno Retailleau.
00:10Bonsoir à vous, bonsoir à Pauline de Malherbe et bonsoir Maxime Switek.
00:13Merci à vous d'être là.
00:14Bonsoir Bruno Retailleau. Notre première question, elle est aussi de savoir comment vous qualifiez ce que l'on traverse, ce
00:20que l'on a vu sous nos yeux.
00:21Est-ce un scandale d'État ?
00:24C'est un énorme scandale, c'est une accumulation de manquements, de ratés, vous l'avez dit vous-même.
00:31Je ne me souviens pas d'ailleurs ce qui a pu bouleverser autant les Français.
00:34Il y a quelques heures, je recevais un maire qui me disait qu'hier, il était sorti dans la rue,
00:42il avait vu des mamans qui l'interrompaient
00:44pour lui demander si leurs enfants étaient en sécurité à l'école, à la garderie, dans le périscolaire.
00:52Sacha virait complètement la France. Sacha virait la France parce qu'une jeune enfant, donc Liana, 11 ans, est morte
01:00et devrait être vivante.
01:01Elle devrait être vivante parce que ce pédocriminel, il était connu, il était dans les radars. Et c'est ça
01:09qui est insoutenable.
01:10Mais vous ne dites pas scandale d'État ? Pour vous, l'État n'a pas fauté dans ce scandale
01:15?
01:15Il y a une enquête, on verra. Mais on sait bien qu'il va falloir renverser la table.
01:19Si je me présente à la présidence de la République, croyez-moi, Maxime Switek, ce n'est pas pour enfiler
01:25des perles.
01:26Ce n'est pas pour continuer ce que pendant des dizaines d'années, on a fait en France.
01:31Il y a une rupture à assumer. Et cette rupture, notamment, c'est pour la justice.
01:34Jamais les Français n'ont eu aussi peu confiance dans leur justice.
01:39Ce n'est pas un problème qui concerne tous les magistrats, c'est le problème de la politique pénale, de
01:44notre organisation.
01:46Comment on fait pour protéger nos enfants ? Vous le disiez, désormais, tous les parents s'inquiètent.
01:52Une question, notamment, qu'est-ce qu'on fait des pédocriminels, de ceux qui ont déjà eu affaire à la
01:59justice ?
01:59Est-ce qu'ils peuvent réintégrer la société derrière ?
02:02Vous évoquez, notamment, la question de la castration chimique, y compris sans le consentement de ces hommes condamnés.
02:09Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à vie, vous considérez, Gérald de Darmanin dit qu'ils sont
02:14incurables.
02:15Qu'ils sont incurables ?
02:16Alors, il faut en tirer les conséquences.
02:18Vous savez très, très bien qu'un certain nombre de ces pédocriminels sont des individus dangereux
02:24et qu'ils ont des pulsions qu'ils ne parviennent pas à maîtriser.
02:28Alors, on va les condamner à la prison.
02:30Ils font de longues années de prison.
02:32En 2008, sous Nicolas Sarkozy, avait été voté un texte pour que les pédocriminels les plus dangereux
02:39aient des peines de rétention, de sûreté.
02:43C'est-à-dire qu'après la prison, on pouvait les retenir dans des espaces médicaux, judiciaires.
02:50Mais vous ne les retenez jamais à vie.
02:53Donc, si on veut aujourd'hui, parce que moi, c'est mon objectif,
02:57que demain, lorsque je serai président de la République,
03:01aucun pédocriminel ne se sente en sécurité en France.
03:05Et donc, oui, la castration chimique est un élément.
03:09Il est pratiqué dans d'autres pays.
03:10Aujourd'hui, il peut l'être, mais avec le consentement.
03:14Sinon, vous ne serez jamais.
03:15Ça veut dire qu'aujourd'hui, si un homme refuse de prendre,
03:18ça se fait de façon médicamenteuse, on précise les choses.
03:21Ah, c'est le volontariat.
03:22Si aujourd'hui, il refuse ce traitement, il ne le prend pas.
03:27Vous, vous dites, on va obliger.
03:28Mais pardon, je suis très concrète.
03:30On l'oblige comment ?
03:30C'est-à-dire qu'on va l'obliger à prendre sa pilule ?
03:32On va aller chez lui pour vérifier que tous les jours, à 8 heures ?
03:34Bien sûr, il y a une attestation médicale, au moins le mois.
03:37Je ne sais pas quel espace-temps il faudra qu'il prenne le traitement.
03:42Mais si on ne le fait pas, alors on expose nos enfants.
03:46Et moi, j'en ai marre.
03:48On ne peut pas durer dans cette société où nos enfants sont menacés.
03:53On aura un exemple très concret.
03:55Et on va vous proposer ce soir à toutes et à tous des exemples très concrets
03:58pour savoir ce que vous feriez dans ces cas-là.
03:59Et on aura un exemple très concret dans un instant d'un chauffeur de bus
04:03qui a été condamné pour des faits comme ceux dont on parle à l'instant.
04:07Mais simplement, vous disiez, tous les parents ont peur.
04:08On le voit dans le sondage encore ce soir de BFM TV.
04:11Il y a beaucoup de parents qui nous regardent effectivement ce soir
04:13qui ont peur pour les enfants.
04:14Est-ce que vous dites qu'il faudrait que nous, parents,
04:17que les parents et même les Français en général,
04:20puissent avoir accès, comme ça se fait dans d'autres pays,
04:23à la liste des personnes qui ont été condamnées pour des actes de pédophilie
04:27et qu'ils sachent si, autour de chez eux, il y a des personnes condamnées pour pédophilie ?
04:31En tout cas, c'est très difficile de le faire de cette façon-là.
04:35Mais en tout cas, il faut que les employeurs puissent avoir accès à un fichier.
04:40Le problème, c'est qu'on est aujourd'hui, en France, à un âge de pierre.
04:44Il y a des fichiers.
04:46Il y a des fichiers cassiopés pour la justice.
04:49Il y a des fichiers pour le ministère de l'Intérieur, je le sais.
04:51Le tâche, c'est dans judiciaire, des fichiers pour la gendarmerie,
04:56des fichiers pour la police.
04:57Et ces fichiers ne communiquent pas.
04:59Il y a une proposition intéressante d'un jeune député LR, Antoine Vermorel,
05:03qui consiste à dire ce qu'on a fait pour les terroristes,
05:07on va le faire pour les pédocriminels.
05:09C'est-à-dire que, comme il y a des fichiers, des fiches S,
05:14lorsque quelqu'un a commis ou est suspecté,
05:17pas seulement est condamné, avant même qu'il puisse être condamné,
05:21quand le non revient deux fois, on interconnecte d'abord tous les fichiers,
05:25ce qui pose un problème juridique.
05:26C'est pour ça que ceux qui vous diront qu'ils veulent faire des lois un peu solides
05:32sans changer la Constitution, ça sera du pipeau.
05:35Vous l'avez plusieurs fois dit, vous voulez changer la Constitution.
05:38Je soumettrai, je soumettrai d'ailleurs à un référendum,
05:42un projet de loi que les Français voteront ou non,
05:45par référendum, sur la nouvelle politique pénale.
05:48Ils choisiront la justice.
05:50Aujourd'hui, ils n'ont jamais eu l'occasion de le faire.
05:53Et quand on veut durcir la justice, par exemple, des mineurs,
05:56le Conseil constitutionnel censure.
05:58Donc il faut, si vraiment on veut renverser la table,
06:01il faut permettre aux Françaises et aux Français
06:04de choisir la politique pénale de leur choix.
06:08Mais je reviens sur ma question, Bruno Retailleau.
06:10Au Royaume-Uni, par exemple, vous voulez savoir si votre voisin,
06:14une connaissance, a été condamné ou a été suspecté pour pédocriminalité.
06:17Vous allez au commissariat et vous demandez aux policiers
06:21de vous dire si tel ou tel.
06:22C'est à la police de décider si elle vous donne l'information ou pas.
06:25Mais vous savez cette possibilité-là.
06:26Vous vous dites que vous ne voulez pas de ce système-là en France.
06:28Vous dites qu'il n'est pas applicable en France.
06:29Non, il y a un point qui est bon au Royaume-Uni.
06:32C'est que, justement, avec le système d'interconnexion de fichiers
06:36qu'ils ont, et du coup, ça permet,
06:39quand vous avez justement une suspicion,
06:41dans le cas, par exemple, de l'IANA,
06:43eh bien le procureur aurait dû recevoir une alerte.
06:46Ça sonne, comme la fiche S.
06:48Avant même que lui ne fasse quelques démarches.
06:50Mais au Royaume-Uni, le juge peut prendre
06:53ce qu'on appelle une mesure de précaution,
06:57de prévention, une ordonnance de prévention,
06:59sans que l'individu puisse être condamné.
07:02Et grâce à cette ordonnance,
07:04on va, par exemple, le sommet lui interdire des contacts,
07:07des activités qui le mettent en contact avec les enfants,
07:11fréquenter des lieux.
07:12Ça, c'est efficace.
07:13Je pense qu'on devrait aussi,
07:15parce que malheureusement,
07:16ils sont trop nombreux,
07:17ceux qui veulent s'en prendre à nos enfants,
07:20notamment par le cyber, par Internet.
07:22Je pense qu'on devrait accorder plus d'importance,
07:25un peu comme les voisins vigilants,
07:27vous avez des chasseurs de pédocriminels.
07:30C'est-à-dire...
07:31Il y en a dans la police,
07:32mais il y en a aussi qui peuvent vous les dire à qui c'est individuel.
07:34Il y en a, bien sûr, dans la police, dans la gendarmerie.
07:35Mais vous avez, un peu comme les voisins vigilants,
07:37vous avez des associations.
07:39Je pense qu'il y a peut-être un statut,
07:41des protocoles,
07:41pour qu'on ne fasse pas n'importe comment.
07:43Mais je pense que, là encore,
07:45ça permettrait à la population,
07:47à ceux qui sont volontaires,
07:48de pouvoir dénoncer ce genre d'individus.
07:51Quand vous dites attention et le cadre,
07:53on va y revenir parce qu'il y a aussi cette question,
07:54et au fond, elle sous-tend aussi tout ce qui s'est passé
07:57et ce qui a traversé,
07:58c'est qu'il y a l'émotion,
07:59mais il y a aussi la colère.
08:01Il y a l'émotion de la mort de Liana.
08:02Il y a la colère de se dire
08:03qu'il y a eu tant de signaux
08:05qui n'ont pas été pris au sérieux.
08:06Et donc, il y a aussi parfois la volonté,
08:08soit de la révolte,
08:09soit même la tentation de se faire justice soi-même.
08:13On va y venir,
08:13mais puisque vous évoquez la question de l'efficacité,
08:17je voudrais vous donner un exemple extrêmement concret.
08:19C'est un cas d'école.
08:20C'est dans le Dauphiné libéré de ce matin.
08:22Le Dauphiné libéré
08:23qui interview un patron de société de transport.
08:27Il réclame un cadre législatif beaucoup plus strict
08:30parce que voilà ce qui lui est arrivé.
08:32Il est à la tête d'une entreprise
08:33avec 180 salariés,
08:3480 véhicules par jour,
08:36dont des bus scolaires.
08:37Et il a, parmi les chauffeurs de ces bus scolaires,
08:42un homme dont il ne savait pas,
08:43et il l'a appris quasiment par hasard il y a quelques jours,
08:46qu'il a été condamné en 2009
08:47pour agression sexuelle sur mineurs,
08:49condamné en 2011 pour viol sur mineurs,
08:51condamné en 2026 pour détention d'images pédo-pornographiques.
08:55Ce chauffeur de bus, originaire de Gap,
08:58travaille depuis 4 ans en contact avec des enfants,
09:01avec notamment des moments où dans le bus,
09:03au bout de la ligne,
09:04il n'y a plus qu'un seul enfant dans son bus.
09:06On lui demande aujourd'hui,
09:08mais quasiment par hasard,
09:09parce qu'il a pris les devants
09:10lorsqu'il a compris qu'il s'agissait de son chauffeur,
09:13de le mettre à l'écart.
09:15Ce qu'il va évidemment faire.
09:16Mais un, il dit,
09:17pourquoi est-ce que je n'ai pas été au courant plus tôt,
09:19alors que l'enquête court depuis longtemps
09:20et qu'il est récidiviste ?
09:22Deux, si on le met à l'écart,
09:24comme on lui demande,
09:25d'activité en contact avec des mineurs,
09:27il doit quand même le garder.
09:28Il n'a pas le droit de le licencier.
09:29Mais lui, il dit,
09:30moi je ne vais pas le garder,
09:31parce qu'en fait,
09:31c'est quand même une petite entreprise.
09:33Je ne peux pas garder quelqu'un
09:34dont je sais désormais
09:34qu'il a tous ses antécédents.
09:36Sauf que pour le virer,
09:37c'est à sa charge,
09:39puisqu'il n'a pas le droit de le licencier.
09:41Tout ce que je viens de vous décrire,
09:42c'est la chaîne de l'inefficacité.
09:45Comment on fait ?
09:45Qu'est-ce qu'on lui dit à lui ?
09:47Je vous l'ai dit,
09:48ça a été une de mes propositions.
09:50Tous les employeurs publics,
09:52par exemple l'éducation nationale,
09:54ou privés,
09:55notamment pour les bus scolaires,
09:56par exemple pour des crèches privées,
09:58tous les lieux où il y a un contact
10:01avec l'enfance,
10:02je pense que les employeurs
10:04devraient avoir la possibilité
10:05de consulter le fameux fichier.
10:08Vous avez un nom,
10:09alors ils ne peuvent pas consulter
10:11tout le fichier,
10:12c'est-à-dire que vous avez un nom,
10:14monsieur...
10:14Ils disent,
10:14voilà, je fais passer l'entretien
10:16de main de monsieur X,
10:17est-ce que vous pouvez le confirmer ?
10:18Je consulte le fichier.
10:19Et là, vous avez une alerte ou non,
10:21et du coup,
10:22vous ne l'embauchez pas.
10:23Deuxième question,
10:24il est déjà embauché par vous ?
10:26On constate qu'effectivement,
10:28il est comme là,
10:28en l'occurrence,
10:29condamné pour des images
10:31piédo-pondes graphiques.
10:32Est-ce que vous pouvez le renvoyer
10:34sans s'y engager vos frais ?
10:36C'est un motif de licenciement
10:37sur le champ.
10:38Voilà, sur le champ.
10:40Est-ce qu'on est capable
10:41de protéger nos enfants ou pas ?
10:43Oui.
10:44Et du coup,
10:45et aujourd'hui,
10:45vous savez,
10:46le droit,
10:47je ne suis pas sûr
10:48qu'une loi votée
10:49dans ce sens-là
10:50serait ou non censurée.
10:52C'est la raison pour laquelle
10:53je veux la démocratie.
10:55Je veux le choix des Français.
10:57Pour vous,
10:57la démocratie,
10:58c'est remettre en cause
10:59la Constitution
11:00telle qu'elle est aujourd'hui ?
11:01Parce que vous avez peur
11:01du Conseil constitutionnel ?
11:03Oui,
11:04ce n'est pas que j'en ai peur,
11:05mais je pense que,
11:06malheureusement,
11:07aujourd'hui,
11:08le peuple français
11:09a été privé
11:10d'un certain nombre
11:11de choix.
11:12Si nos règles
11:14en matière de justice pénale
11:15sont aussi parfois laxistes,
11:17ce n'est jamais
11:18le peuple français
11:19qui ne s'est prononcé.
11:21Donc,
11:21je crois que
11:22je suis gaulliste
11:23et je veux le référendum.
11:25Aujourd'hui,
11:25la Constitution
11:26telle qu'elle est
11:27ne permet pas
11:27de soumettre au référendum,
11:29par exemple,
11:30un projet de loi
11:31sur la justice pénale.
11:32demain,
11:34ce sera le cas
11:34si je suis élu
11:35président de la République.
11:36Bruno Retailleau,
11:37les Français
11:37nous ont entendu
11:38notamment il y a deux jours
11:39sur ce plateau,
11:39le plateau du forum BFM.
11:41Je voudrais vous faire écouter
11:42le témoignage de Clément.
11:43Clément,
11:43c'est un ancien
11:44surveillant pénitentiaire.
11:45Il nous a dit
11:46une chose très,
11:46très simple.
11:48Si on touche
11:49à mes enfants,
11:50si on touche
11:51à ma fille,
11:51je règle le problème
11:53moi-même.
11:55Je suis papa
11:56de deux petites filles,
11:57quatre ans,
11:58un an et demi.
11:59J'ai ma première
12:00qui est à l'école
12:01depuis deux ans.
12:03L'autre,
12:04ça va arriver aussi,
12:05elles vont grandir.
12:06Vous touchez
12:08à mes enfants,
12:09vous touchez
12:10à mes enfants,
12:13vous êtes morts.
12:14C'est fini.
12:16C'est terminé.
12:17Vous comprenez
12:18cette colère-là,
12:20ces mots-là ?
12:21Je la comprends,
12:22mais je ne peux pas
12:23le justifier.
12:23Et pourquoi
12:25je suis ferme ?
12:27C'est simplement
12:27que je veux éviter ça.
12:29Je veux éviter demain
12:30une société
12:31de la violence
12:32où ce sont
12:33les citoyens
12:34qui créeraient
12:35des milices
12:35où on aurait
12:37des vengeances
12:38personnelles,
12:39avec parfois
12:40d'ailleurs
12:40des erreurs.
12:41Donc ça,
12:42ça n'est pas possible.
12:43Mais de proche
12:44en proche,
12:45si on ne reprend
12:46pas le contrôle,
12:47si on n'assume
12:48pas des sanctions,
12:49on a malheureusement
12:51été victime
12:51d'une idéologie
12:52en France
12:53anti-prison.
12:54On disait,
12:55mais la prison,
12:56en réalité,
12:57ce n'est pas bon
12:57et la prison,
12:58c'est l'école du crime.
12:59Non,
13:00la prison protège
13:01la société
13:01et on le voit bien
13:02dans des pays
13:03comme les Pays-Bas
13:05où la prison,
13:06ils ont,
13:07sur une quinzaine d'années,
13:08de bien meilleurs résultats
13:10que les nôtres
13:10parce qu'ils emprisonnent
13:11beaucoup plus vite
13:12aux premiers délits
13:14qui sont graves,
13:15des peines
13:16plus rapides,
13:17leurs prisons
13:18sont moins encombrées
13:19et ils obtiennent
13:20des résultats.
13:21Il faut changer
13:21la politique pénale
13:22en France
13:23et assumer
13:24le fait que
13:25quand il y a une faute,
13:27eh bien,
13:27il y a une conséquence
13:28et la conséquence,
13:29c'est la peine
13:30et y compris
13:30d'emprisonnement.
13:32Avec plusieurs questions.
13:33Les peines courtes,
13:35ça,
13:35c'est le modèle
13:36effectivement de la Hollande
13:37qui n'empêche pas
13:37des peines plus longues
13:38mais des peines courtes
13:39immédiates,
13:40appliquées tout de suite,
13:41c'est-à-dire pas de sursis
13:42en quelque sorte.
13:43Attention,
13:44pas pour les pédocrimiennes.
13:44On l'a bien compris,
13:45là, c'est votre logique pénale globale.
13:47Pour arrêter des parcours
13:49de violences.
13:50Premier délit grave,
13:51premier délit grave,
13:5115 jours,
13:523 semaines.
13:52Exactement,
13:53il y a une butée.
13:54On ne rigole pas
13:56avec les règles.
13:56Un délit, c'est la prison.
13:58Autre question désormais,
13:59c'est aussi au bout,
14:00justement,
14:01pour les crimes
14:01les plus graves.
14:03Sébastien Lecornu
14:04évoque une peine
14:07vraiment incompressible,
14:08de véritable perpétuité
14:10s'il s'agit de pédocriminels.
14:13Comment est-ce que vous réagissez ?
14:14Est-ce qu'il faut
14:15une perpétuité réelle ?
14:17Il n'y aura pas
14:17de perpétuité réelle.
14:18Vous le savez parfaitement,
14:20d'ailleurs,
14:20tous les deux.
14:21Vous êtes des observateurs
14:23de la vie politique
14:24et judiciaire.
14:25Il n'y aura pas.
14:26Bien sûr qu'il faut
14:27les peines incompressibles,
14:28mais parce que ça n'existe
14:30plus en France.
14:31Maxime Switek.
14:32Est-ce que c'est souhaitable ?
14:33Est-ce que ça pourrait réagir ?
14:34Est-ce que vous le souhaitez ?
14:35Un, des peines incompressibles,
14:37c'est-à-dire pas
14:38d'aménagement de peine
14:39parce qu'il faut
14:40que les téléspectateurs
14:41sachent une chose,
14:42c'est qu'en France,
14:43on a créé un droit
14:45à l'inexécution des peines.
14:47Avec la loi de Mme Belloubet,
14:49vous êtes condamnée
14:49à un an de prison,
14:51vous ne ferez pas
14:52une journée de prison ferme,
14:54etc.
14:55Donc bien sûr,
14:55il faut le supprimer,
14:56mais ça ne suffit pas.
14:58Vous n'enfermerez pas
14:59toute la vie un individu.
15:01Donc, d'où ma proposition
15:02de castration chimique
15:04obligatoire
15:05pour les individus
15:06les plus dangereux
15:07qui ont les plus grands risques
15:09de récidive.
15:10On ne peut pas laisser
15:11nos enfants
15:12comme une proie
15:13vis-à-vis de ces criminels.
15:14On va parler
15:14de la protection des femmes
15:15dans un instant, évidemment.
15:16Je reste sur la prison.
15:18Comment on fait ?
15:18Nos prisons débordent déjà
15:20et le terme est faible.
15:21Donc comment est-ce que vous faites
15:22pour conserver
15:24d'une certaine manière
15:24ceux qui sont déjà en prison aujourd'hui,
15:26modifier la loi
15:27et rajouter des toutes petites peines
15:28de prison
15:28qui vont forcément
15:30s'accumuler au fil du temps ?
15:31Comment est-ce que vous faites ça ?
15:33D'abord, il y a une volonté.
15:34On doit pouvoir
15:35confier des prisons.
15:36Je suis scandalisé
15:38quand j'entends
15:39tel ou tel ministre
15:40dire
15:40mais les élus
15:40ne le veulent pas.
15:41Moi, j'ai un cas en Vendée.
15:43Deux maires se battaient même
15:44pour avoir
15:44une nouvelle prison.
15:46Donc,
15:46on doit le pouvoir.
15:48Vous savez que ce n'est pas
15:48toujours le cas.
15:48Est-ce qu'il faudrait imposer,
15:50par exemple,
15:50à certaines communes
15:51d'avoir des prisons ?
15:51Je connais des maires
15:53qui sont volontaires.
15:54Donc déjà,
15:55prenons ce volontariat
15:56comme argent qu'on parle.
15:57Et qu'est-ce qui bloque ?
15:58Parce que vous n'êtes pas
15:59le premier à nous le dire.
15:59Oui, mais je pense
16:01qu'il n'y a pas
16:01de vraie volonté.
16:02Je pense qu'on a
16:03une idéologie
16:05anticarcérale.
16:06Ensuite,
16:06Maxime Switek,
16:07prenons l'exemple
16:08des Pays-Bas.
16:10Les Pays-Bas
16:12incarcèrent
16:12deux fois plus que nous.
16:14Ils mettent
16:14deux fois plus
16:14de peine de prison
16:15et il y a deux fois
16:16moins de détenus.
16:17Pourquoi ?
16:18Parce qu'en punissant
16:19très tôt les individus,
16:20ils les mettent
16:21en prison
16:22de façon plus courte
16:23et donc il y a
16:24une rotation.
16:25Tandis que nous,
16:25on attend le pire
16:27qui est du sang
16:28sur les murs
16:28pour emprisonner les gens.
16:30Du coup,
16:30on les enferme longtemps
16:31pendant à peu près
16:32onze mois
16:33et on a moins
16:34de détenus
16:35qui sont détenus
16:36longtemps
16:37parce qu'on a
16:38trop attendu.
16:39Donc,
16:39il y a aussi
16:40cette politique pénale
16:42à changer.
16:43Il faut construire
16:43des prisons,
16:44évidemment,
16:45mais aussi
16:46avec une nouvelle
16:46politique pénale
16:47pour arrêter
16:48très vite
16:49ceux qui sont
16:50des délinquants
16:51dans ce parcours
16:52de délinquants.
16:52Une question
16:53sur la sanction
16:53vis-à-vis
16:54de ceux
16:55qui n'ont pas vu,
16:56qui n'ont pas su.
16:57Il y a évidemment
16:58l'affaire Liana,
16:59il y a la plainte
17:01de la petite Rose
17:02qui n'a pas été prise
17:03au sérieux
17:04malgré la plainte,
17:05malgré les constats,
17:07y compris des médecins.
17:08Il y a également
17:09une affaire
17:10qui avait bouleversé
17:11la France,
17:11le petit Elias,
17:13sa maman.
17:14Elias,
17:14il a été tué
17:15à l'âge de 14 ans,
17:16deux jeunes mineurs
17:17à la machette,
17:18à la sortie
17:18de son entraînement
17:20de foot.
17:20Et ces deux mineurs,
17:22ils avaient été condamnés,
17:23les peines n'avaient pas
17:24vraiment été appliquées,
17:25le contrôle judiciaire
17:26jamais vraiment appliqué
17:27malgré des signalements,
17:29malgré plusieurs passages
17:30devant les juges.
17:31La famille d'Elias
17:33demande aujourd'hui
17:34à rencontrer
17:35les juges pour enfants
17:35qui, en quelque sorte,
17:38ont laissé
17:39à travers les mailles
17:40du filet
17:40par une forme
17:41de défaillance globale
17:44Elias être tué.
17:46Ça leur est refusé.
17:47Qu'est-ce qu'il faut dire
17:48aux victimes ?
17:49Qu'est-ce qu'il faut dire
17:50à la maman de Rosa
17:51qui dit
17:52la France nous a déçus ?
17:53Qu'est-ce qu'il faut dire
17:53à la maman d'Elias
17:55qui dit
17:55on est laissé mépriser ?
17:58Lundi,
17:59j'ai eu la maman d'Elias.
18:00Je l'avais reçue
18:01quand j'étais
18:02ministre de l'Intérieur.
18:03J'avais été évidemment
18:04touché par ce drame
18:06et elle m'a dit
18:07ce que vous dites
18:09aux téléspectateurs.
18:10En fait,
18:11sur les juges pour enfants,
18:13une juge pour enfants
18:14avait accepté
18:15de lui parler.
18:16La hiérarchie a refusé.
18:17Parce que pour la hiérarchie,
18:19c'était quelque part
18:20une reconnaissance
18:21d'une faute.
18:22Les conclusions
18:23du rapport
18:24qui avait été commandé
18:25par le Gardesseau
18:26à l'époque
18:27sur le crime
18:28et sur la mort d'Elias,
18:30c'était accablant.
18:31Il y avait là encore
18:32une chaîne
18:33de dysfonctionnement.
18:35Comment voulez-vous
18:36que les Français
18:37ne soient pas révoltés
18:39lorsque le PSG gagne
18:40sa deuxième étoile ?
18:42C'était il y a
18:42moins de 15 jours.
18:44Vous avez des centaines
18:45et des centaines
18:46d'interpellations
18:47de gardes à vue.
18:48Vous n'avez que
18:48trois individus
18:49qui écopent
18:50d'un peu de prison.
18:51Donc d'un côté,
18:52le laxisme
18:53et de l'autre,
18:54avec la jeune Rosa,
18:56une enfant,
18:57là encore,
18:57avec ce pédocriminel
18:58et là,
18:59c'est le laisser aller.
18:59Ce n'est plus possible.
19:01Ça n'est plus possible.
19:02On doit prendre
19:03des mesures,
19:04mais ce n'est pas
19:05comme avant.
19:06Ce n'est pas
19:06du petit rafistolage
19:08des bouts de rustine.
19:09Ça, ça ne peut plus coller.
19:10Mais alors quoi ?
19:11Qu'est-ce qu'on fait ?
19:12Je vous l'ai dit,
19:12on change la constitution.
19:13Reconnaissance faciale,
19:15responsabilité solidaire
19:15des casseurs,
19:16peine planchée
19:18pour atteinte
19:18aux forces de l'ordre,
19:19suppression des juges
19:20d'application des peines,
19:21allocation familiale suspendue.
19:23C'est ça,
19:23la méthode Retailleau ?
19:24La méthode Retailleau,
19:25c'est la méthode
19:25de la fermeté,
19:26la réparation,
19:27bien sûr.
19:28Quand une famille
19:28reçoit des allocations,
19:33en face de chaque droit,
19:35il y a un devoir.
19:36Quand on est défaillant,
19:37eh bien,
19:38il n'y a pas
19:39d'allocation familiale.
19:40Quand on est majeur,
19:41on paye les réparations.
19:43Pourquoi est-ce que
19:43ce serait le contribuable
19:45à Paris et ailleurs
19:46qui paierait
19:48les abribus,
19:49qui paierait justement
19:50tous ces mobiliers urbains
19:52qui ont été détruits ?
19:53C'est insoutenable.
19:54Alors comment vous faites ?
19:55Est-ce que vous êtes
19:55partisan, par exemple,
19:57de faire payer,
19:59je veux dire,
20:00collectivement,
20:00solidairement,
20:01ceux qui auraient été
20:01attrapés ce soir-là ?
20:02Je l'ai dit.
20:03Pour faire payer
20:04les dégâts
20:05qu'il n'aurait pas commis.
20:07C'est-à-dire qu'on serait
20:07payé quelqu'un
20:07pour des dégâts
20:08qu'il n'aurait pas commis.
20:09Ça a existé
20:10dans les années 70
20:11sous Pompidou.
20:12Jusqu'en 1981.
20:14Jusqu'en 1981,
20:15c'est la gauche
20:16qui l'a aboli.
20:17Il y avait une responsabilité,
20:19si j'ose dire,
20:19collective et solidaire.
20:20Vous êtes un groupe,
20:22vous commettez des dégâts,
20:24il y a des réparations,
20:25eh bien,
20:26vous êtes collectivement
20:27responsable.
20:28Voilà.
20:28Ça fera réfléchir
20:29les gens.
20:30Je pense que
20:31le niveau de violence
20:32qu'a atteint notre société
20:34doit appeler
20:35des mesures fermes.
20:37Sinon,
20:37ça ne marchera pas.
20:38Il faut reprendre
20:39une main,
20:40sérieusement,
20:41sereinement,
20:42mais c'est comme cela
20:43qu'on rétablira
20:43l'autorité
20:44et la sécurité,
20:46en réalité,
20:47l'ordre républicain
20:48en France.
20:49Et tant pis si,
20:50j'allais dire,
20:51pris dans la nasse,
20:52il y a un ou deux
20:53qui sont innocents.
20:56Écoutez,
20:56les policiers
20:57ou les gendarmes,
20:57quand il y a des destructions,
20:59croyez-moi,
20:59ces groupes-là,
21:00on les connaît,
21:01on a en plus désormais,
21:02et je pense qu'on devrait
21:03beaucoup plus utiliser
21:05avec les moyens technologiques,
21:07de vidéos,
21:07de reconnaissance faciale.
21:09Regardez l'autre jour,
21:10ils étaient très,
21:11très peu masqués.
21:12C'est moi qui avais porté
21:13la loi,
21:13vous savez,
21:14sur les black box,
21:15le fait de se cacher
21:16le visage
21:17sur la voie publique.
21:19Il y a eu des résultats,
21:20d'ailleurs.
21:20Mais là,
21:21je pense que là aussi,
21:22il faut prendre
21:22de nouvelles mesures.
21:23Les casseurs
21:24dans les manifestations,
21:25ils se camouflent,
21:26etc.
21:27Et pour les attraper
21:28et les repérer,
21:29ce serait la même chose
21:30d'un soir de victoire
21:30ou de défaite
21:31du Paris Saint-Germain.
21:31Les casseurs arriveraient,
21:33se mettraient une cagoule
21:33et la reconnaissance faciale,
21:34c'est terminé.
21:35Justement,
21:35Maxime Switek,
21:36avec cette disposition,
21:37nous avions créé
21:39un délit,
21:40justement,
21:40lorsque vous cachez
21:41le visage
21:41sur la voie publique.
21:42Et ça a changé
21:43déjà beaucoup de choses.
21:44Il y a toujours
21:45des exactions.
21:45C'est-à-dire le fait même
21:46d'être masqué
21:46est déjà en soi un délit ?
21:48C'est en soi,
21:48mais c'est la loi.
21:50Le gouvernement de l'époque
21:51avait repris, d'ailleurs,
21:52le texte que j'avais fait
21:53voter au Sénat.
21:54Ça, j'avais bien compris.
21:55Ce que je disais,
21:55c'est que ça ne les empêche pas
21:56forcément de venir
21:57en manifestation masquée.
21:58Regardez le fisc.
21:59Le fisc a un certain
22:00nombre de prérogatives.
22:01Vous ne payez pas vos impôts.
22:02J'espère que vous le faites.
22:04Il va vous poursuivre.
22:05On vous le confirme.
22:06Il va pouvoir capter
22:08une partie saisie,
22:09une partie du salaire.
22:10Eh bien, pour ceux qui cassent,
22:11c'est la même chose.
22:12Même s'ils n'ont pas
22:13trop d'argent,
22:14ça mettra 5 ans.
22:15Eh bien, on échelonnera,
22:17mais on les fera payer.
22:18Mais vous le ferez vraiment ?
22:19C'est-à-dire que, quand même,
22:19cette question,
22:20notamment des amendes
22:21non recouvrées,
22:22c'est une question régulière.
22:24C'est-à-dire qu'on sait
22:25qu'il n'y a que 20%
22:26des amendes
22:26qui sont véritablement
22:27non recouvrées.
22:28C'est le trésor public
22:28qui le dit.
22:29Donc, ça veut dire
22:29qu'il y a des amendes,
22:30mais en réalité,
22:31elles se perdent dans la nature.
22:32Là encore,
22:33c'est une question d'efficacité,
22:34pardon, mais...
22:34Mais on est d'accord,
22:35mais là, il ne s'agit pas
22:36du même dispositif.
22:36Il y a un décalage
22:36entre ce qu'on dit,
22:38qu'on fait,
22:39et ce qui est concrètement fait
22:40à l'arrivée.
22:41Il ne s'agit pas
22:41d'une simple contravention.
22:43Évidemment,
22:44ce sera le juge.
22:45Évidemment,
22:45il y a un certain nombre
22:46de dispositions,
22:48de garanties,
22:49mais il y aura
22:49une condamnation,
22:50y compris pour la réparation.
22:54Et les individus paieront
22:55de deux choses l'une.
22:56Il y a un mineur,
22:57et bien c'est la famille
22:58ou c'est pas un mineur,
23:00c'est un majeur.
23:00Et bien on lui retiendra
23:02sur ses prestations sociales
23:03ou sur son salaire.
23:05Ça n'est pas aux Français,
23:06à ce que j'appelle
23:07les honnêtes gens,
23:08de payer le dégât
23:09des casseurs.
23:10Bruno Rotaillot,
23:11est-ce qu'on est
23:12à un tournant ?
23:13C'est-à-dire qu'il y a
23:14évidemment le scandale
23:16dont on a parlé
23:16et puis il y a,
23:17malgré tout,
23:17les manifestations
23:19qui ont eu lieu
23:19en début de semaine
23:20un peu partout en France.
23:22Il y a,
23:23parallèlement,
23:24il se trouve que c'est
23:24une concomitance
23:25évidemment qui n'a rien à voir
23:27en termes de crimes
23:28mais de calendrier.
23:31Il y a tout de même
23:31la justice qui,
23:32après des années
23:34où un certain nombre
23:35de faits ont été
23:36classés sans suite,
23:37finit par décider
23:38de mettre Patrick Bruel
23:40peut-être dès ce soir
23:41en prison,
23:43en tout cas mis en examen
23:44et en garde à vue
23:45pour la première fois.
23:46Est-ce qu'au fond,
23:47on est dans un moment
23:48à la croisée
23:49de plusieurs chemins
23:50et de plusieurs affaires
23:51qui font qu'on est
23:51dans un moment
23:52de déclic,
23:53peut-être de changement
23:54des mentalités
23:55vis-à-vis des agressions ?
23:56Évidemment vis-à-vis
23:57des enfants
23:58mais aussi vis-à-vis
23:59des femmes.
24:00Vraiment,
24:01je le souhaite.
24:01C'est une bonne chose
24:02que la parole se libère.
24:03Je rappelle que
24:05les réseaux sociaux
24:06ce ne sont pas
24:06les prétoires.
24:07Le tribunal,
24:08c'est la vraie justice.
24:10Ça, c'est important.
24:11Mais quand on voit
24:12le nombre d'affaires,
24:15notamment sur les enfants,
24:16je crois que
24:16toutes les trois minutes,
24:17il y a un enfant
24:17qui est agressé
24:18vis-à-vis des femmes,
24:20c'est scandaleux.
24:21Et donc,
24:22il faut être très sévère,
24:24tout simplement.
24:24et il n'y a aucun individu
24:26qui soit au-dessus
24:27de la loi,
24:28quel qu'il soit,
24:29vedette,
24:29non-vedette,
24:30peu importe.
24:31Bruno Retailleau,
24:32c'est Marine Tondelier
24:33qui va vous succéder
24:34dans un instant.
24:35Encore une question.
24:35Marine Tondelier
24:36a expliqué qu'il y avait
24:38entre vous
24:38et Gérald Darmanin
24:39une forme de virilisme,
24:41de virilisme et de besoin
24:43de montrer sa force
24:44et sa réactivité
24:44par une course
24:46à l'échalote.
24:47Qu'est-ce que vous dites
24:48ce soir à Marine Tondelier
24:49qui est à quelques mètres
24:50de vous ?
24:51Peu importe.
24:52Moi, je ne parle pas
24:53d'échalote.
24:54Je parle de ces enfants
24:55qui meurent.
24:56Qui meurent parce que
24:58notre société
24:59n'a pas été capable
25:00de les protéger.
25:00Ce n'est pas un hasard,
25:01ce n'est pas une fatalité.
25:03Moi, ce que je veux dire
25:04aux Français,
25:04c'est qu'il y a pire
25:06que l'horreur,
25:06c'est l'accoutumance
25:07à l'horreur.
25:08Et il n'y a pas de fatalité.
25:09Si on prend des décisions,
25:11bien sûr,
25:11Marine Tondelier
25:12est une verte,
25:13elle vient de la gauche,
25:14cette culture de l'excuse sociale.
25:16C'est ce qui nous a tués.
25:18C'est ce qui a fait
25:18que notre société,
25:20progressivement,
25:20s'est ensauvagée.
25:22Et moi, ce que je veux,
25:23c'est une autre société
25:24où, très clairement,
25:25il ne s'agit pas de virilisme.
25:27Il s'agit de sanctionner
25:29ceux qui sont violents.
25:31Voilà.
25:31C'est comme cela
25:32qu'on rétablira la paix civile,
25:33la concorde.
25:34On en a besoin
25:35parce que, vous savez,
25:36c'est toujours les plus fragiles
25:37et les plus modestes,
25:38les plus fragiles,
25:39les enfants, les femmes.
25:40C'est toujours eux
25:40qui trinquent.
25:41Donc moi, je veux
25:42une société qui soit
25:44intraitable,
25:45implacable
25:45avec ceux
25:46qui commettent de violences
25:48précisément
25:48sur des enfants,
25:50sur des femmes,
25:50peu importe.
25:51Merci beaucoup,
25:52Bruno Retailleux,
25:53d'avoir répondu
25:53à nos questions.
25:54sur des questions.
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