- il y a 5 heures
Ci Né Ma du mercredi 10 juin 2026
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00:06Bonjour, et voici une émission spéciale.
00:09Nous étions la semaine dernière à Aix-les-Bans pour la 5e édition du Festival Cinéma Français de la Cité
00:15Savoyarde.
00:16Nous allons revivre des moments forts du festival.
00:18Fils de personne arrive dans les salles avec un Romain Duris, et pas tant.
00:22Le maître Steven Spielberg est de retour avec son disclosure day.
00:25Et Jérémy Régnier nous entraîne dans une expédition au Grand Nord, salvatrice, danse d'un monde à l'autre.
00:32Et bien sûr, notre sélection d'autres sorties, voici un programme chargé de votre maxiné.
00:37C'est la version longue de l'émission.
00:38Et à Aix-les-Bains, le festival s'est ouvert avec une première comédie tournée localement autour du lac du
00:43Bourget,
00:44la maison de nos rêves, attendue l'automne prochain dans les salles.
00:47C'est Kev qui a eu l'idée, qui a écrit le scénario avec Antonin Fourlon.
00:49Ils ont écrit une super version de scénario, je crois d'une histoire que Kev a vécue réellement.
00:54Inspirée en tout cas.
00:56Inspirée d'une histoire que j'ai vécue effectivement, où j'ai acheté un viagé il y a quelques années.
01:02Et ça ne s'est pas très bien passé, donc ça m'a effectivement donné envie d'écrire un sujet
01:07de comédie là-dessus.
01:08Cette maison de nos rêves a été consacrée meilleur film de l'édition par le public Yexois.
01:12Une autre comédie a été présentée au public d'Aix-les-Bains avec la start-up.
01:16Deux quinquas en fin de droit se voient proposer par France Travail de créer leur entreprise,
01:20autant que ce soit une start-up.
01:21Une première pour cette savoureuse comédie tournée en région Auvergne-Rhône-Alpes.
01:26Ferme-moi le pitch.
01:27C'est quoi le PIMCH ?
01:29Tu vois le tableau du fiche d'affaires des subventions ? On met mieux en haut à gauche et direct
01:34en bas à droite, ça fait mieux de la paye à la fin du mois.
01:37Et donc vos deux, là, c'est pas souvent que vous payez la tournée ? Vous appuyez chez le tiercé
01:40ou quoi ?
01:41Et Claude a raison, il faut mettre les bouchées doubles sur la start-up.
01:44C'est une chance pour le village.
01:461250, 23 000 euros, ça vienne partout !
01:49La suite d'une aventure commençait il y a deux ans, parce qu'on était venu avec Thierry présenter les
01:53Roches.
01:54En plein tournage.
01:55Ça avait eu un bon accueil, et on est revenu présenter le film hier, on avait en première nationale.
02:01Avoir un premier ressenti public a été excellent, donc on est content.
02:04Non, monsieur, c'est un ascenseur à gens en costume.
02:07Alors c'est des dents de requin, c'est carnassier, pour manger du chiffre d'affaires.
02:10De toute façon, j'imagine qu'avec tout le cash que vous brassez, vous déclarez bien tout, non ?
02:16Quelle est l'adresse de votre domicile dans le village ?
02:19Bah je lis dans votre curriculum que vous êtes de Brignet.
02:21Ah oui, mais non, mais non, mais nous on prend personne en dehors du village.
02:24Mais qu'est-ce que vous avez contre les gens de Brignet ?
02:26Allez, nous nous intéressons à une sortie salle cette semaine, fils de personne.
02:31Ça va aller, tout va bien se passer mon amour.
02:35T'inquiète pas, je reviens vite.
02:40Romain Duris incarne un père dévasté suite au décès de sa femme.
02:44L'enfant qu'il venait d'adopter ne le considère pas encore comme un père, désemparé.
02:48Le père retourne en Thaïlande pour retrouver la famille biologique de l'enfant.
02:52Je suis curieux des films qui se passent ailleurs.
02:55En général, je trouve que le cinéma avec le voyage, ça crée vraiment des moments privilégiés,
03:02de bouger de son quotidien, de notre France tant chérie.
03:08Ça donne de toute façon quelque chose de particulier, de jamais pareil.
03:13Donc bref, après l'histoire, le scénario était très bien écrit sur un voyage où peu de,
03:21comme on le voit dans le film, peu de mots, mais beaucoup d'intensité.
03:35Je pense toujours que le personnage de Thomas, il ne sait pas toujours exactement ce qu'il fait.
03:41Et ça peut paraître étrange, parce que dans un scénario, on construit souvent des personnages
03:45qui ont des buts à atteindre, ils doivent passer ça.
03:48Là, il y a quelque chose qui est toujours un peu dans cette zone grise
03:53que j'ai voulu accepter et dont je propose au spectateur de partager d'une certaine manière
03:57avec ses doutes par moments de qu'est-ce qu'il fait, où il va.
04:00C'est ce que vous me disiez.
04:01D'un coup, on est avec lui et laisser de la place et du temps aux spectateurs
04:06d'observer, de se questionner et de se perdre un peu.
04:18Pourquoi la Thaïlande ? La chance.
04:21On a eu une proposition d'adoption au bout de deux ans.
04:25Ma femme, elle vit souvent ici pour ma prime.
04:28C'est ça que j'adore.
04:29J'aime les papas fragiles, j'aime les papas perdus.
04:33Il fait un vrai voyage, comme vous dites, initiatique.
04:36Un apprentissage de retrouver de la lumière.
04:40Et je pense que c'est par la protection, en fait,
04:43tout au cours de ce voyage, qu'il va apprendre son rôle de père,
04:48qui va découvrir qu'il a ça en lui, en fait, que c'est finalement assez naturel
04:53et qu'il veut lui assurer un avenir sécurité, entre guillemets,
04:59enfin, un avenir sain.
05:12Cette zone grise, je l'ai trouvée toujours intéressante,
05:14parce que je trouve que souvent au cinéma, on a peur d'aller dans ces zones-là,
05:17de peur de ne pas avoir de l'empathie,
05:20et d'accepter l'idée que oui, peut-être qu'il y a un peu de lâcheté à un moment
05:23donné,
05:24peut-être qu'il y a la peur, peut-être de la lâcheté,
05:25peut-être que...
05:26Mais au fond, ce que je disais toujours à Romain,
05:29c'est que je crois qu'il est vraiment persuadé que c'est un acte d'amour.
05:34Il veut lui redonner une mère, il veut lui redonner quelque chose qu'il a perdu.
05:39Il y a l'idée d'une renaissance, et d'une certaine manière,
05:42ça l'aide à lui-même faire le deuil de sa propre femme.
05:45Et donc, ils vont se réparer l'un l'autre à la fin, je pense.
05:50Je cherche sa famille, d'après ce que c'est, l'aîné ici.
06:00Comment ça ?
06:01Il veut de l'argent, OK, bien sûr.
06:03Il veut plus, c'est pas plus.
06:05Ça pose la question de, oui, qu'est-ce que c'est que d'être père, de devenir père ?
06:09Est-ce qu'on est père par instinct ?
06:10Est-ce qu'on est père juste parce qu'on a un enfant et il a le même sang ?
06:15Ou est-ce qu'on est père parce qu'on éduque ?
06:16Voilà, moi je pense que c'est la qualité, le temps passé,
06:20avec un enfant qui fait qu'on devient son père et qu'il devient notre fils.
06:27Il n'y avait jamais de creux, il n'y avait jamais de...
06:34de moment dans les scènes où je me retournais vers sa fille en disant,
06:37merde, où va-t-on ?
06:39Non, il m'a appris que l'enfant avait vraiment une richesse intérieure
06:46qui n'était jamais vide, jamais creuse.
06:48Moi, mon personnage non plus, de par ce deuil, de par ce...
06:54cette mission qu'il a, il n'y avait jamais de choses artificielles.
06:59Ma Pring, de par son attitude, il demandait...
07:05On était authentique, il y avait une sincérité à être ensemble.
07:10On n'était pas du tout dans le début de scène, tu dois dire ça, après on laisse un temps,
07:15moi je réponds ça, et puis il va se passer ça.
07:18Il y avait, c'était constamment, c'est pas de l'improvisation, mais c'est du...
07:22c'est du moment en fait quoi, c'est du...
07:24mais c'était habité tout le temps, donc on n'était jamais perdu...
07:29C'était toujours intéressant et captivant, donc ça, c'est une vraie chance.
07:39On se jette à l'eau tout de suite, on ne répète pas, le moins possible.
07:45On laisse vivre des moments, on a laissé vivre plein de moments comme ça,
07:50dans l'attente que les choses se déploient dans la vérité.
07:56Oui, il y a une manière de les filmer dans l'observation pour rejoindre cette part animale dont vous parlez.
08:02Puis parce qu'encore une fois, oui, il y a quelque chose de l'animalité dans le sens où il
08:05n'y a pas la parole.
08:07Il y a l'observation et petit à petit, l'apprivoisement,
08:14ça se fait.
08:21C'est assez beau d'ailleurs, cette fragilité-là,
08:24d'un moment pris comme ça,
08:26dont on ne sait pas le matin, en se levant, ce que va être la scène, vers quoi elle va
08:29tourner,
08:31si l'émotion va venir,
08:32comment elle va venir.
08:35C'est fait de plein de choses comme ça, le cinéma.
08:36Et je crois que le film, il laisse l'espace de ça,
08:39de ne pas savoir et...
08:41et que ça peut être agréable, en fait.
08:46Un film intense et pudique qui joue sur les silences
08:49et vous plongera en immersion dans cette relation père-fils-naissante.
08:53Une tradition a pris place chaque année à Aix-les-Bains sur le festival du cinéma français.
08:58Reproduire une cascade de films en public.
09:00C'est Patrick Bruneton qui a en charge sa réalisation.
09:03Et puisque le comédien Zindin Soalem était de passage, ce dernier s'est montré impressionné.
09:08On est toujours impressionné par le travail des cascadeurs, mais ce n'est pas quelque chose que je n'ai
09:12jamais vu.
09:13Alors je n'ai pas participé à énormément de films avec des cascades,
09:17mais j'ai joué par exemple dans un film de Cédric Lapiche il y a une vingtaine d'années
09:22qui s'appelle Ni pour ni contre, où on jouait des malfrats.
09:24Donc il y avait de la cascade, il y avait de la bagarre, il y avait de la chorégraphie.
09:28Et j'avais tourné aussi en Suisse, dans un film qui s'appelle Opération Casablanca,
09:32où il y avait comme ça aussi quelques impacts avec des voitures.
09:35Donc c'est quelque chose qui ne m'est pas étranger, mais je ne suis pas spécialiste des films à
09:42cascade.
09:47Nous, on est souvent dans l'ombre.
09:49On est derrière la caméra, on est dans l'ombre.
09:51Là, c'est une démonstration de ce que est notre métier de doubleur.
09:56On double les comédiens, les comédiennes.
09:59Là, on a vu un cascadeur physique qui saute sur le toit d'une autre voiture.
10:02Il y a eu des coups de feu, il y a eu des percussions, il y a eu tout ça.
10:05Donc voilà, mon métier, c'est de remplacer les comédiens dans des zones dangereuses, on va dire,
10:11et de faire ça sérieusement pour ne pas me blesser et tout ça.
10:18On sort du lieu de tournage, parce que ici, c'est le festival du film,
10:21de montrer au public ce que c'est une vraie cascade.
10:24Ils ne la verront pas de la même façon la prochaine fois.
10:26Et ça, je pense que c'est important.
10:28Et même les comédiens.
10:30Et oui, mais comme il était en interview lui aussi.
10:34Donc voilà, un comédien, un cascador.
10:37On est complémentaires.
10:39Et la complémentarité, c'est lui l'artiste.
10:41Et moi, je suis un petit peu dans son ombre.
10:43Mais voilà, quel plaisir de travailler pour ces gens-là.
10:48Bon, mon commandant, ça va ?
10:56Un événement est attendu dans les salles de cinéma cette semaine.
10:59Le nouveau Spielberg.
11:06Qu'est-ce que t'as volé ?
11:07Des secrets.
11:10Tout le monde a droit à la vérité.
11:28Et si les extraterrestres étaient déjà parmi nous, infiltrés sur Terre ?
11:32C'est le sujet du nouveau Spielberg.
11:34Venu présenter ce Disclosure Day à Paris la semaine dernière,
11:37le maître de la science-fiction livre un nouveau film consacré au sujet.
11:41C'est parti.
11:41Well, la histoire vient à me parce que quand je faisais mes earlier science-fiction films,
11:46je ne suis pas en train de penser à mon imagination
11:49à penser des choses que j'avais pas encore été fait avant
11:52et quand la news cycle s'était changé
11:56avec plus et plus de plus de personnes
11:57de, vous savez, les États-Unis, les Air Force, les Navy pilots,
12:06les gens en congress.
12:07quand ils ont commencé à lancer, ou à leak dans le whistleblower,
12:13information que a fait l'incredible, presque crédible.
12:18Et ça all s'arrête en 2017,
12:21avec le New York Times reporting sur le tic-tac footage
12:25que c'était capturé par un Navy F-18 jet
12:29off the coast of San Diego.
12:31Et quand je l'ai vu, quand le monde a vu,
12:33le footage, I suddenly realized, maybe there's a new way
12:37of telling a story about the, you know,
12:43the clear and present opportunity
12:47to disclose what the government
12:50or what different, you know, deep state contract companies
12:54have been hiding from the general public for 80 years.
13:09La gastronomie est à l'honneur à Aix-les-Bains.
13:11Tiens, tiens, nous y avons croisé la comédienne humoriste
13:13Joséphine Draille, pas loin d'un buffet.
13:16Trop bien, je me lance.
13:19Bonjour Joséphine, que faites-vous ?
13:20Ça se voit, non, je me régale.
13:22Je mange du chocolat et je vais déguster,
13:25c'est un accord chocolat et vin.
13:27C'est quand même hyper original
13:28puisque c'est mes deux passions dans la vie,
13:30c'est le chocolat et le vin.
13:31Ça tombe plutôt bien.
13:32Voilà, et le cinéma, on rajoute le cinéma quand même
13:33parce que je suis quand même là pour un festival de cinéma
13:35donc on va mettre les trois passions.
13:37Et donc, qu'avez-vous découvert Joséphine ?
13:38Bah du coup, je crois que c'est un accord,
13:40donc chaque chocolat va avec une boisson différente.
13:44J'ai spoté un chocolat parce que j'adore la fève de Tonka
13:46et il y en a un qui a la fève de Tonka
13:47donc j'avoue que c'est mon numéro un de choix.
13:53Et donc, vous faites concorder chocolat et vin ?
13:56C'est ça ?
13:56Le chocolat, voilà, on s'est mis d'accord
13:59pour faire un accord mai-vin
14:01et puis on a essayé d'avoir l'accord le plus parfait possible
14:05avec des chocolats un peu plus acidulés,
14:07avec des chocolats plus fruités
14:10donc, du conflit, on a fait l'accord ensemble.
14:14La première fois que je suis venue, c'était il y a trois ans
14:15et j'avais justement adoré cet équilibre
14:17entre la gastronomie et le cinéma.
14:19Je trouvais ça hyper intéressant
14:20puisque comme je vous l'ai dit,
14:21c'est vraiment une des deux passions.
14:23Donc, j'avais adoré mon séjour
14:24et j'avais rencontré notamment pour la petite anecdote
14:27le comédien Zindin Soalem
14:29que j'ai après, on a tellement eu un coup de cœur
14:31que je l'ai après embauché en tant que comédienne
14:34dans ma série, une série que j'ai créée depuis
14:35et donc on est vraiment devenus amis.
14:37Et quand j'ai su qu'il revenait cette année,
14:40lui et sa compagne m'ont dit
14:42mais reviens, ce serait trop sympa
14:43qu'on se refasse comme il y a trois ans.
14:45Et cette série s'appelle ?
14:46C'est pour ça que je suis revenue.
14:47Elle s'appelle Intérimaire
14:48sur la chaîne Teva du groupe M6.
14:50Et donc, Zindin joue mon oncle dans la série,
14:52très drôle, il est très drôle.
14:54Et donc, voilà, on était très contents
14:56de se retrouver dans ce cadre-là
14:58de ce très chouette festival
14:59qui est hyper convivial
15:00et en même temps à taille humaine.
15:02Et comment vous vivez le succès du film
15:03dans lequel on vous retrouve
15:04avec ou sans enfants sur Netflix ?
15:08Mais c'est fou, ça fait une semaine
15:10numéro un depuis une semaine.
15:12Donc là, il va entamer sa deuxième semaine
15:13en tant que numéro un.
15:14Ce qui est fou parce qu'il avait quand même
15:16eu un bon retour
15:17quand il est sorti au cinéma.
15:19Il avait fait un peu moins de 200 000 entrées
15:20mais c'était quand même plutôt un petit film.
15:21Et là, le côté Netflix numéro un,
15:24ça veut dire que c'est des centaines
15:25de milliers de gens qui l'ont vu.
15:26Ça nous fait tout drôle
15:27parce qu'on est hyper fiers
15:28et hyper heureux de ce film.
15:29On était trop contents de l'avoir tourné.
15:30Il s'est fait de savoir que plein de gens
15:31s'en sont emparés là.
15:34Je suis hyper touchée
15:34donc j'espère que ça va rester numéro un
15:35pendant des semaines
15:37et on espère qu'on va pouvoir faire une suite du coup.
15:53Au départ de ce D'un monde à l'autre,
15:55il y a un deuil douloureux
15:56pour le comédien Jérémy Régnier
15:58et de même pour l'explorateur Loury Lag.
16:00Je suis tombé sur une interview de Loury
16:03que je ne connaissais pas
16:04donc j'ai découvert un peu
16:06ses exploits,
16:07ce qu'il faisait.
16:08J'étais assez impressionné
16:09et je me suis permis de liker tout vêtement
16:13et lui m'a renvoyé un message
16:14et il m'a gentiment envoyé son livre.
16:18Un livre qui était rempli de ses exploits
16:20qu'il avait fait depuis plusieurs années,
16:22son rapport à la nature, à l'écologie
16:24et dans ce livre,
16:25il y avait une très belle lettre
16:27qu'il écrivait à son père.
16:29Un peu une lettre à cœur ouvert
16:30et j'ai été très touché par ça
16:33et voilà, j'ai été...
16:34Je ne sais pas pour quelle raison
16:36j'ai eu envie de lui écrire.
16:37Et donc, je me suis permis de lui écrire,
16:39de lui écrire ce que je traversais,
16:40ce que je vivais à ce moment-là.
16:41Il y a quelques mois,
16:42Loury s'est invité sur mon chemin.
16:45Dès notre première rencontre,
16:47nous avons compris que la mort et le deuil
16:48nous liaient étrangement.
16:50Il m'a dit que si je venais avec lui
16:52sur sa mission en Arctique,
16:53cela m'aiderait peut-être à traverser tout ça.
16:55On s'est vus dans un petit café de Montmartre
16:57et là, ça a été assez incroyable
17:00puisqu'on s'est raconté naturellement
17:04nos vies,
17:06les situations dans lesquelles
17:07on se retrouvait respectivement.
17:09Il m'a parlé de lui,
17:10je lui ai parlé de moi,
17:11on s'est parlé des deuils déjà
17:13qui, en fait, dans l'ombre,
17:15nous unidaient déjà.
17:16J'ai fait cette proposition
17:17de partir en Arctique,
17:18mais au début,
17:20j'avoue avoir sous-estimé
17:24l'impact que Jérémy allait avoir dans ma vie
17:27et que la main tendue que je lui ai proposée,
17:30elle était plus dirigée
17:31à l'accompagner lui
17:32dans sa souffrance,
17:34dans sa difficulté à la traverser
17:37puisque lui était déjà en deuil
17:39de quelqu'un qui était décédé
17:41alors que moi,
17:42j'étais encore très en colère
17:43et j'étais dans le deuil du vivant de mon père
17:45puisqu'il était atteint d'une maladie
17:48incurable.
17:49Donc, c'est une autre forme de deuil,
17:50encore une fois,
17:51qui était un petit peu particulière
17:52et il s'est avéré
17:52qu'elle était au moment
17:53où je partais en expédition.
17:56Je ne sais pas,
17:57je pense que l'ourine
17:58n'est pas arrivée là
17:58à part à l'heure dans ta vie.
18:00Tu le dis tout comme même
18:01et je le pense aussi.
18:03Et nous vivons à leur côté
18:04des moments extrêmement difficiles.
18:07À moins 60,
18:08une erreur
18:09ou un mauvais choix
18:10et tu meurs.
18:11Tu m'entends ?
18:12Oui, je t'entends,
18:14il va falloir faire un contrat stratégique.
18:16Sinon, je vais me retrouver
18:17au milieu de l'océan
18:18et on aura un gros problème.
18:20Le prime abord,
18:22c'est hyper beau,
18:23c'est magnifique,
18:24c'est même apaisant.
18:26Et c'est ce pourquoi
18:27moi je lui ai fait cette proposition.
18:29Mais une fois qu'on a mis
18:31un pied dedans
18:32et qu'on est sur la glace
18:33et qu'on se rend compte
18:34qu'en une seule seconde,
18:36une fraction de seconde,
18:38tout peut basculer,
18:38on peut mourir,
18:40les choses deviennent
18:41un petit peu plus intenses.
18:42et l'équipe justement
18:44qui était autour de tout ça,
18:46on avait conscience
18:47mais avec parcimonie
18:48et tout le monde
18:49n'était pas sur la glace H24
18:50et tout le moment
18:52qu'on traverse
18:53avec le caméraman
18:54qui est donc effectivement
18:55avec nous
18:55pour cette traversée
18:57d'un point B
18:58avec Jérémy,
18:59eh bien,
18:59c'est une personne
19:00qui est spécialisée.
19:02C'est-à-dire que
19:02ce n'est pas tout le monde
19:03qui peut réaliser
19:04à la fois des plans de drone,
19:07nous rejoindre sur ses skis,
19:09dormir dans la tente avec nous,
19:11pouvoir faire des plans.
19:12Donc,
19:12on n'a absolument pas eu le temps
19:13de regarder les rushs.
19:14Ça, c'est sûr et certain.
19:16Et on a tout fait
19:17sur la fabrication
19:20et le fantasme de Jérémy.
19:21Il le dit souvent
19:22qu'il avait le fantasme
19:24de faire des images lui-même
19:25quand on arrive là-bas
19:26et qu'il faut penser
19:27à sa propre survie,
19:28à son matériel,
19:29tirer sa poulka,
19:32souffrir,
19:33faire attention aux conditions
19:34et puis même
19:37juste parfois profiter aussi,
19:39c'est impossible.
19:40Moi, en fait,
19:42faiblir,
19:43c'est l'échelle.
19:44Je ne peux pas
19:45mettre un genou à terre.
19:48On a fait tout ce schéma
19:50pour arrêter si frais du but.
19:51On a fini cette expérience,
19:53je ne m'y ai plus jamais.
19:55C'était tellement douloureux,
19:56c'était tellement épuisant,
19:58éreintant.
19:59j'ai mis presque un an
20:00à m'en remettre physiquement.
20:03Donc,
20:05pas tout de suite,
20:06mais maintenant,
20:07c'est vrai qu'avec le recul,
20:08c'est plus comme un songe,
20:10c'est-à-dire qu'un souvenir,
20:11un souvenir
20:14dans la mémoire
20:15et c'est comme si
20:17on n'avait pas vraiment
20:18vécu ça.
20:19Alors, d'un coup,
20:20il y a des souvenirs,
20:21on est happé par ce souvenir,
20:24par le blanc,
20:25par ses étendues
20:26à l'infini,
20:27par ses conditions,
20:28par le fait d'être tellement loin
20:30de toutes les choses
20:33qu'on connaît dans la vie,
20:35de civilisation.
20:36Non, il y a un truc,
20:38c'est comme si tu arrivais
20:39sur un autre monde.
20:42Les deux hommes nous livrent
20:43une aventure humaine puissante.
20:45C'est comme si tout ce chemin
20:46depuis cette noirceur
20:48m'avait emmené là,
20:50à ce moment précis.
20:58Et certains des invités
20:59du Festival du cinéma français
21:01d'Aix-les-Bains
21:02ont eu l'occasion
21:02d'être intronisés,
21:03membres de la confrérie
21:05de la fondue Savoyarde,
21:06après une dégustation estivale.
21:08On y a trouvé notamment
21:08le comédien Florent Per,
21:10dont ses nouveaux membres.
21:11Ce n'est pas la première fois
21:12que vous venez à ce festival
21:13et du coup,
21:14aujourd'hui,
21:15faire partie de ces confrérie,
21:17ça représente un truc sympa ?
21:18C'est beaucoup d'émotions,
21:20c'est vraiment l'aboutissement
21:21d'une vie et d'une carrière.
21:24Je ne suis venu que pour ça.
21:26Ce que je voulais,
21:26c'était être intronisé
21:28et faire partie de la confrérie
21:30des fromages de Savoyarde.
21:32C'était l'objectif de ma vie.
21:35Et d'ailleurs,
21:35j'arrête ma carrière,
21:36j'arrête tout là.
21:37Ça y est, là,
21:37je pars me mettre au vert.
21:39C'est fini,
21:39je pars avec ma médaille,
21:41une cabane,
21:42je vais faire comme Vianney,
21:43je vais construire une cabane,
21:44du fromage,
21:44ma médaille et voilà.
21:45Et qu'est-ce qu'on a
21:46de particulier sur ce festival ?
21:48C'est la convivialité d'abord ?
21:50On fait ça ?
21:51Il y a toujours
21:51une très belle sélection
21:53de films, déjà.
21:54Les invités sont toujours,
21:55c'est toujours des amoureux
21:57de cinéma qui sont là,
21:58donc ça fait une ambiance
21:58sur toute la semaine
21:59qui est hyper agréable.
22:01Et en plus de voir
22:02des bons films,
22:03on mange très bien
22:04le soir et toute la journée,
22:06donc c'est pas mal.
22:08Bruno ?
22:09Oui ?
22:09Quoi ?
22:10Ça va te paraître
22:11complètement farfelu
22:12au premier abord,
22:13mais il faut que tu me fasses confiance.
22:14J'ai la certitude absolue
22:16que le monde
22:16dans lequel nous vivons
22:19n'est pas réel.
22:20Dans les autres sorties salles
22:21cette semaine,
22:22Quentin Dupieux propose
22:23un film d'animation
22:24unique en son genre
22:25avec Le Vertige,
22:26un cast totalement digitalisé
22:28en mode polygone.
22:29Tu captes pas le concept
22:31de simulation,
22:31je vois bien.
22:32Non mais si,
22:32bien sûr que si que je capte,
22:33ça va, c'est bon,
22:34tout est réel,
22:35je suis pas débile.
22:35Non, rien n'est réel.
22:39Les organisateurs
22:39du Festival du cinéma français
22:41d'Aix-les-Bains
22:41ont eu la bonne idée
22:42d'inviter le réalisateur
22:43du film qui a offert
22:44le premier César
22:45à Nathalie Baye
22:46en 1982,
22:47la balance
22:48pour lui rendre hommage.
22:52C'est un festival
22:53que j'aime beaucoup,
22:54Axe-les-Bains.
22:55Je viens depuis le début,
22:57ça fait 4 ans,
22:58et cette année,
22:59comme on a perdu
23:00Nathalie Baye
23:01et Tcheky Carillon
23:02on leur a dit
23:03c'est un moment
23:03de faire un petit hommage
23:05et on m'a demandé
23:06de venir avec mon film
23:07et ça, c'était...
23:10J'étais très touché
23:11et surtout pour eux
23:12parce que c'est bien
23:13de faire cet hommage
23:14parce que c'est un film
23:15qui a lancé leur carrière.
23:16Nathalie a eu
23:17le César,
23:18meilleure actrice
23:19et Tcheky a eu
23:20son nomination
23:21pour Jeune Espoir
23:22et c'est le début
23:24d'une carrière
23:25et pour moi aussi
23:26parce que j'ai eu
23:288 nominations
23:29de César
23:30et j'ai eu
23:31meilleur film
23:31et puis ça me permis
23:33d'aller à Hollywood,
23:34à Londres,
23:35je fais une carrière
23:37en plus de internationale
23:39et c'est grâce
23:40à ce film.
23:42C'est aussi
23:45mon histoire d'amour
23:46avec la France
23:47en quelque sorte.
23:48On s'était donné
23:49rendez-vous à la gare
23:51elle descend du train
23:53waouh !
23:53C'est disponible en DVD
23:54pour vos petits écrans
23:55Les Braises
23:56de Thomas Krutoff
23:57avec la présence magnétique
23:59de Virginie Effira
24:00pour ce drame poignant
24:01et en nous plongeant
24:02au cœur du mouvement
24:02des Gilets jaunes.
24:03C'est à nous maintenant
24:04d'être endurants.
24:07Nous vous le disions,
24:09la gastronomie
24:09est au premier plan
24:10de ce festival
24:11du cinéma français
24:12d'Aix-les-Bains
24:12qui vient de s'achever.
24:13Nous nous sommes émissés
24:14dans les cuisines
24:15du restaurant Le 59
24:16où se préparait
24:17le repas du dîner
24:18de clôture du festival
24:19adapté des recettes
24:20de Loana
24:21et Alessandro Belmondo
24:22par le chef
24:23Cédric Campanella.
24:24J'ai eu la chance
24:24d'avoir ton livre
24:25donc je l'ai feuilleté
24:26et j'ai recherché
24:28des belles recettes
24:29à faire ce soir
24:29pour la clôture
24:30du festival du cinéma français
24:31avec ces belles recettes.
24:33C'est le dernier,
24:34le septième livre
24:35que j'ai écrit
24:36sur les pâtes
24:39et Cédric a su
24:40très très bien
24:41interpréter mes recettes
24:42et justement
24:43je viens de goûter
24:46les sauces
24:46elles sont vraiment
24:47c'est un vrai italien.
24:48Donc le premier choix
24:49j'ai pensé plus végétal
24:50parce que j'ai repéré
24:51votre recette
24:52en fait avec les légumes verts.
24:55C'est des saisons
24:56alors pour un groupe
24:57les spaghettis
24:58c'était un peu compliqué
24:59c'est pour ça
24:59que j'ai fait
25:00les conchiglioni.
25:01Les conchiglioni
25:02oui, très bien.
25:03Je suis content
25:04que voilà.
25:05C'est pas toujours facile
25:06de réaliser les recettes
25:08d'une chef
25:08de quelqu'un
25:09qui a écrit un livre
25:09c'est toujours très compliqué
25:11mais qu'on soit un peu
25:12dans l'ambiance
25:14dans le goût
25:14et dans le frais.
25:15Il y a eu un très bon échange
25:16il a apporté même
25:17des touches personnelles
25:19aux recettes
25:20et c'est ça en fait.
25:21La cuisine
25:22c'est de l'échange
25:23c'est de la convivialité
25:25il n'y a pas d'ego.
25:27La semaine prochaine
25:28nous devenons géniales
25:29à leur côté
25:30et on l'adore.
25:31The Giacomo
25:31nous fait découvrir
25:32un personnage haut en couleur
25:33et une famille de bâtards
25:35nous entraîne
25:36dans une comédie policière
25:37assez unique.
25:38Le luxe
25:39c'est la liberté
25:40et notamment
25:41la liberté
25:41des choix artistiques
25:42pour lesquels
25:43Romain Duris
25:43nous a habitués.
25:44Il était avec nous
25:45pour Fils de personne
25:46cette semaine
25:46dans les salles.
25:47Sous-titrage Société Radio-Canada
25:53Sous-titrage Société Radio-Canada
25:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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