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  • il y a 2 heures
Dans "Une famille de bâtards", le nouveau film de Mourad Winter, Hakim Jemili et Benjamin Tranié incarnent deux demi-frères qui se découvrent à l'âge adulte à la suite de l'assassinat de leur père, gérant d'un bar PMU. Une comédie qui nous replonge dans l'ambiance des années 1990. L'occasion de demander aux deux comédiens ce qu'ils ont aimé (ou pas) durant cette décennie.

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Transcription
00:00C'est mieux que sans c'est nous qu'on parle, parce que vous pouvez fourcher, vous pouvez mettre un
00:07accent.
00:15Moi je les conserve toujours aujourd'hui.
00:17Hakim était le seul sur le tournage où vraiment il était habillé comme il était dans la vie.
00:22A chaque fois quand il venait sur le plateau on ne savait pas s'il s'était changé pour le
00:26film,
00:26ou s'il venait d'arriver en fringues classiques.
00:28C'est pour ça qu'on garde.
00:32C'était peut-être le seul truc que j'aimais bien c'est quand on construisait des trucs en techno.
00:36Franchement c'était pas mal.
00:39Franchement ça on garde.
00:40C'était amusant.
00:42Après dès que c'était apprendre à taper à l'ordinateur et tout ça, ça ne va rien.
00:46Mais j'avoue les porte-clés lumineux, les alarmes, les trucs c'est un grand oui.
00:51Oh putain, ça ça a été coup dur.
00:53Je ne veux pas dire mais ça n'a pas aidé Interville d'enlever les vachettes.
00:58Ça n'a pas très bien marché.
00:59Mais d'ailleurs c'est comment Interville là ?
01:00Je crois qu'ils n'ont fait qu'une saison.
01:01Je ne suis pas sûr qu'ils en feront une deuxième.
01:03Je trouve ça quand même bien qu'ils les aient enlevés mais il ne fallait pas redémarrer Interville.
01:07Interville tournait quand même vachement un peu autour de ça.
01:10Autant parlant ça Interville, je préfère que les vachettes ça reste dans les années 90 quand même.
01:14Oui oui.
01:15On garde.
01:15Écoute franchement, je la trouve pas si mal cette moustache.
01:18Moi j'ai adoré.
01:19Oui moi aussi.
01:20J'ai adoré, j'ai trouvé ça sublime.
01:22On garde aussi, même moi j'avoue j'ai bien d'accord.
01:24T'es bien comme ça aussi.
01:25Merci oui.
01:26Merci oui.
01:27Merci oui.
01:28Mais la moustache je trouvais ça.
01:29J'avoue en le proposant un mois je me suis dit j'espère aussi qu'il ne va pas dire
01:33oui.
01:34Parce que c'était deux mois de tournage et tout ça et il m'a direct envoyé un texte.
01:38Oui oui c'est ça qu'on veut, c'est ça qu'on veut.
01:41Mais en plus t'enchaînais sur un autre tournage.
01:42J'enchaînais sur un autre tournage et donc pour l'autre tournage ils m'ont mis sans rien du tout.
01:48Ah ouais.
01:48J'ai une tête, pas une barbe, pas une moustache, rien c'était très dur.
01:54Moi je trouve ça extraordinaire.
01:56Bien sûr.
01:56C'est mes plus belles inspirations parce que tu entends de tout là dedans.
02:01Il y a différents fragments de la population qui s'y retrouvent.
02:03Entre le gars qui attend son rendez-vous, le mec qui bosse au bureau à côté mais qui se fait
02:07son petit café avant d'aller au bureau.
02:09Moi mon daron il me disait toujours quand tu t'installais dans un quartier à Paris ou ailleurs,
02:14d'aller dans le PMU en bas de chez toi pour avoir les bons plans, les trucs comme ça et
02:18tu les as direct.
02:19Moi je suis passionné des gens qui sont passionnés de PMU.
02:22J'ai des potes à moi qui fréquentent très régulièrement le PMU et qui arrivent à se débrouiller.
02:25J'incite évidemment pas aux gens de jouer.
02:28De jouer.
02:28Parce que je suis contre ça évidemment.
02:30Mais cela l'empêche, il y a des gens qui le font et il faut les respecter.
02:33Donc il y a des gens qui connaissent le nom des chevaux par cœur.
02:35Mais mon fils gros il s'appelle, hop comment il s'appelle encore.
02:38Frère il te parle, le cheval rouge, le truc cheval rouge.
02:41Un casac vert, c'est génial.
02:44Donc c'est extraordinaire, tu t'entends des remarques un peu si stras par-ci par-là,
02:47mais les robots ils rigolent.
02:49Ouais ouais c'est dingue.
02:50C'est incroyable, c'est un délire.
02:51C'est un délire le PMU.
02:53Je pense que dans les années 90, comme mon perso un peu raciste des complétés,
02:56il n'y en avait pas tant.
02:57Donc ça faisait un peu marrer tout le monde quoi.
02:59Même les racisés et tout, ça les faisait un peu rire.
03:01C'est un peu le fou du fond du bus quoi, pour penser des trucs comme ça.
03:05Et j'ai l'impression que ça se décomplexe peut-être un peu plus maintenant.
03:10Du coup c'est peut-être moins marrant quoi.
03:11Non mais Zorch de vannes, ça dépend de qui elles viennent.
03:13Et à qui tu l'as fait quoi.
03:14Et à qui tu l'as fait, évidemment.
03:15Un gars dans la rue comme ça.
03:17C'est mystique.
03:18Mystique de fou.
03:19Non mais si c'est la traînure, évidemment on va taper une grosse barre.
03:21Mais ça dépend de qui ça vient.
03:23C'est super important de distinguer tout ça aussi.
03:24Et moi je trouve que le racisme, je pense qu'il a évolué de manière très grave.
03:28Je pense qu'aujourd'hui les gens ils ont quasiment plus honte de rien.
03:31Et je trouve ça assez gravissime, on va voir ce qu'il va se passer l'année prochaine.
03:34Mais en tout cas, moi je préférais à ce niveau-là, en tout cas à cette époque, dans le sens
03:38où c'était...
03:39Des marginaux quoi.
03:41C'est dingue de penser ça.
03:42Là aujourd'hui, il y a des gens qui trouvent normal de dire
03:44Hey les gars, j'ai pas voté Bardella parce qu'ils peuvent dire que c'est bien gris ce que
03:47je dis.
03:48Tu vois, on est arrivé à un point où dénoncer l'extrême droite.
03:52Wow, regardez !
03:53Alors il y a les deux, il y a les deux, il y a les deux bails.
03:54Mais il se prend pour équilibre, parler politique.
03:57Frère, on a toujours dénoncé l'extrême droite.
03:58Pour moi ça reste la même chose, ça n'a jamais changé.
04:01Et de l'autre côté, il y a des gens qui disent
04:01Wow, regarde, il porte ses couilles, il dit qu'il faut dénoncer...
04:04Mais c'est pas un truc de ouf de dénoncer l'extrême droite.
04:06Mais pardon, nous on le fait depuis que j'ai commencé ce métier.
04:09Avant même, je le faisais déjà, je dénonçais déjà l'extrême droite.
04:11On a toujours trouvé ça anormal.
04:12Mais aujourd'hui, c'est une société où les gens trouvent ça stylé, un peu
04:16Wow, c'est un héros, il n'y a pas de héros.
04:18Je vois plein de gens qui sont un peu mis en héros, ils parlent.
04:22Mais frérot, on le fait tous, sauf que vous n'écoutez pas en fait.
04:25Nous, quand on dit des choses, les rebeux concernés ou les renois concernés,
04:28les musulmans concernés par ce genre de choses, quand on parle,
04:30on dit la même chose que tout le monde.
04:31On dit ouais, c'est grave, il faut pas le faire, etc.
04:33Bref, il y a tout un tas d'arguments qui se mettent en place.
04:35Mais c'est jamais pris en compte, en vérité.
04:37Sauf quand c'est un blanc qui le dit, qui prend notre défense à nous.
04:39Là, il dit ouais, en fait, c'est vrai, il se passe ça, il se passe ça.
04:41Mais les gars, c'est nous, on le vit.
04:42On est en train de vous dire que c'est mystique.
04:45Oui, mais c'est mieux que ce soit nous, c'est mieux que censé nous qu'on parle.
04:49Parce que vous pouvez fourcher, vous pouvez mettre un accent,
04:54et ils comprendront pas.
04:58Je le fais parce que c'est Hakim, voilà, par exemple.
05:00Mais tu vois, je te dis qu'il a raison dans le fond.
05:01Ouais, ouais.
05:02C'est ça que j'en pense.
05:03Bah oui.
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