00:00C'est mieux que sans c'est nous qu'on parle, parce que vous pouvez fourcher, vous pouvez mettre un
00:07accent.
00:15Moi je les conserve toujours aujourd'hui.
00:17Hakim était le seul sur le tournage où vraiment il était habillé comme il était dans la vie.
00:22A chaque fois quand il venait sur le plateau on ne savait pas s'il s'était changé pour le
00:26film,
00:26ou s'il venait d'arriver en fringues classiques.
00:28C'est pour ça qu'on garde.
00:32C'était peut-être le seul truc que j'aimais bien c'est quand on construisait des trucs en techno.
00:36Franchement c'était pas mal.
00:39Franchement ça on garde.
00:40C'était amusant.
00:42Après dès que c'était apprendre à taper à l'ordinateur et tout ça, ça ne va rien.
00:46Mais j'avoue les porte-clés lumineux, les alarmes, les trucs c'est un grand oui.
00:51Oh putain, ça ça a été coup dur.
00:53Je ne veux pas dire mais ça n'a pas aidé Interville d'enlever les vachettes.
00:58Ça n'a pas très bien marché.
00:59Mais d'ailleurs c'est comment Interville là ?
01:00Je crois qu'ils n'ont fait qu'une saison.
01:01Je ne suis pas sûr qu'ils en feront une deuxième.
01:03Je trouve ça quand même bien qu'ils les aient enlevés mais il ne fallait pas redémarrer Interville.
01:07Interville tournait quand même vachement un peu autour de ça.
01:10Autant parlant ça Interville, je préfère que les vachettes ça reste dans les années 90 quand même.
01:14Oui oui.
01:15On garde.
01:15Écoute franchement, je la trouve pas si mal cette moustache.
01:18Moi j'ai adoré.
01:19Oui moi aussi.
01:20J'ai adoré, j'ai trouvé ça sublime.
01:22On garde aussi, même moi j'avoue j'ai bien d'accord.
01:24T'es bien comme ça aussi.
01:25Merci oui.
01:26Merci oui.
01:27Merci oui.
01:28Mais la moustache je trouvais ça.
01:29J'avoue en le proposant un mois je me suis dit j'espère aussi qu'il ne va pas dire
01:33oui.
01:34Parce que c'était deux mois de tournage et tout ça et il m'a direct envoyé un texte.
01:38Oui oui c'est ça qu'on veut, c'est ça qu'on veut.
01:41Mais en plus t'enchaînais sur un autre tournage.
01:42J'enchaînais sur un autre tournage et donc pour l'autre tournage ils m'ont mis sans rien du tout.
01:48Ah ouais.
01:48J'ai une tête, pas une barbe, pas une moustache, rien c'était très dur.
01:54Moi je trouve ça extraordinaire.
01:56Bien sûr.
01:56C'est mes plus belles inspirations parce que tu entends de tout là dedans.
02:01Il y a différents fragments de la population qui s'y retrouvent.
02:03Entre le gars qui attend son rendez-vous, le mec qui bosse au bureau à côté mais qui se fait
02:07son petit café avant d'aller au bureau.
02:09Moi mon daron il me disait toujours quand tu t'installais dans un quartier à Paris ou ailleurs,
02:14d'aller dans le PMU en bas de chez toi pour avoir les bons plans, les trucs comme ça et
02:18tu les as direct.
02:19Moi je suis passionné des gens qui sont passionnés de PMU.
02:22J'ai des potes à moi qui fréquentent très régulièrement le PMU et qui arrivent à se débrouiller.
02:25J'incite évidemment pas aux gens de jouer.
02:28De jouer.
02:28Parce que je suis contre ça évidemment.
02:30Mais cela l'empêche, il y a des gens qui le font et il faut les respecter.
02:33Donc il y a des gens qui connaissent le nom des chevaux par cœur.
02:35Mais mon fils gros il s'appelle, hop comment il s'appelle encore.
02:38Frère il te parle, le cheval rouge, le truc cheval rouge.
02:41Un casac vert, c'est génial.
02:44Donc c'est extraordinaire, tu t'entends des remarques un peu si stras par-ci par-là,
02:47mais les robots ils rigolent.
02:49Ouais ouais c'est dingue.
02:50C'est incroyable, c'est un délire.
02:51C'est un délire le PMU.
02:53Je pense que dans les années 90, comme mon perso un peu raciste des complétés,
02:56il n'y en avait pas tant.
02:57Donc ça faisait un peu marrer tout le monde quoi.
02:59Même les racisés et tout, ça les faisait un peu rire.
03:01C'est un peu le fou du fond du bus quoi, pour penser des trucs comme ça.
03:05Et j'ai l'impression que ça se décomplexe peut-être un peu plus maintenant.
03:10Du coup c'est peut-être moins marrant quoi.
03:11Non mais Zorch de vannes, ça dépend de qui elles viennent.
03:13Et à qui tu l'as fait quoi.
03:14Et à qui tu l'as fait, évidemment.
03:15Un gars dans la rue comme ça.
03:17C'est mystique.
03:18Mystique de fou.
03:19Non mais si c'est la traînure, évidemment on va taper une grosse barre.
03:21Mais ça dépend de qui ça vient.
03:23C'est super important de distinguer tout ça aussi.
03:24Et moi je trouve que le racisme, je pense qu'il a évolué de manière très grave.
03:28Je pense qu'aujourd'hui les gens ils ont quasiment plus honte de rien.
03:31Et je trouve ça assez gravissime, on va voir ce qu'il va se passer l'année prochaine.
03:34Mais en tout cas, moi je préférais à ce niveau-là, en tout cas à cette époque, dans le sens
03:38où c'était...
03:39Des marginaux quoi.
03:41C'est dingue de penser ça.
03:42Là aujourd'hui, il y a des gens qui trouvent normal de dire
03:44Hey les gars, j'ai pas voté Bardella parce qu'ils peuvent dire que c'est bien gris ce que
03:47je dis.
03:48Tu vois, on est arrivé à un point où dénoncer l'extrême droite.
03:52Wow, regardez !
03:53Alors il y a les deux, il y a les deux, il y a les deux bails.
03:54Mais il se prend pour équilibre, parler politique.
03:57Frère, on a toujours dénoncé l'extrême droite.
03:58Pour moi ça reste la même chose, ça n'a jamais changé.
04:01Et de l'autre côté, il y a des gens qui disent
04:01Wow, regarde, il porte ses couilles, il dit qu'il faut dénoncer...
04:04Mais c'est pas un truc de ouf de dénoncer l'extrême droite.
04:06Mais pardon, nous on le fait depuis que j'ai commencé ce métier.
04:09Avant même, je le faisais déjà, je dénonçais déjà l'extrême droite.
04:11On a toujours trouvé ça anormal.
04:12Mais aujourd'hui, c'est une société où les gens trouvent ça stylé, un peu
04:16Wow, c'est un héros, il n'y a pas de héros.
04:18Je vois plein de gens qui sont un peu mis en héros, ils parlent.
04:22Mais frérot, on le fait tous, sauf que vous n'écoutez pas en fait.
04:25Nous, quand on dit des choses, les rebeux concernés ou les renois concernés,
04:28les musulmans concernés par ce genre de choses, quand on parle,
04:30on dit la même chose que tout le monde.
04:31On dit ouais, c'est grave, il faut pas le faire, etc.
04:33Bref, il y a tout un tas d'arguments qui se mettent en place.
04:35Mais c'est jamais pris en compte, en vérité.
04:37Sauf quand c'est un blanc qui le dit, qui prend notre défense à nous.
04:39Là, il dit ouais, en fait, c'est vrai, il se passe ça, il se passe ça.
04:41Mais les gars, c'est nous, on le vit.
04:42On est en train de vous dire que c'est mystique.
04:45Oui, mais c'est mieux que ce soit nous, c'est mieux que censé nous qu'on parle.
04:49Parce que vous pouvez fourcher, vous pouvez mettre un accent,
04:54et ils comprendront pas.
04:58Je le fais parce que c'est Hakim, voilà, par exemple.
05:00Mais tu vois, je te dis qu'il a raison dans le fond.
05:01Ouais, ouais.
05:02C'est ça que j'en pense.
05:03Bah oui.
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