00:00Je pense qu'après le drame de la mort de Léiana, il y a deux niveaux d'analyse.
00:06Il y a la question de l'enquête qui va être faite, l'enquête administrative sur le parquet d'Auche
00:11en particulier, sur les gendarmes.
00:12Qu'est-ce qui explique en effet que ces cinq mois, il y a eu un acte d'enquête ?
00:15Vous savez, il y a des procureurs que j'ai eus au téléphone pour essayer de comprendre,
00:19alors évidemment l'enquête nous éclairera surtout, pour essayer de comprendre ce qui avait pu se passer.
00:24C'est-à-dire comment un procureur, lui, voit cette histoire et se dit, je comprends ce qui a pu
00:27se passer, etc.
00:28Ils disent, là un parquet aujourd'hui, vous appelez un parquet au hasard comme ça, vous lui dites, il y
00:32a combien d'affaires en cours ?
00:33Il n'est pas capable de vous le dire.
00:34Il y a un manque d'organisation, de fluidité des procédures.
00:37Vous savez, c'est des mots qu'on entend, mais on ne comprend pas bien ce que ça veut dire.
00:40Il n'y a pas de process mis en place.
00:41On découvre que la plainte est transmise par courrier.
00:44Alors tout le monde tombe sur le parquet de Toulouse en disant, comment ça c'est transmis par courrier ?
00:47Mais toutes les plaintes aux criminels sont transmises par courrier,
00:50parce que les originaux sont encore nécessaires d'un parquet à l'autre, par exemple.
00:54Donc même s'il y a un envoi numérique, s'il s'est doublé d'un appel en disant, attention,
00:58c'est une affaire extrêmement sérieuse.
01:01Donc pourquoi est-ce que le parquet de Toulouse ?
01:02Parce que là, on est en train de découvrir au fil de la procédure qu'il y a le parquet
01:06de Toulouse,
01:07mais précédemment le parquet de Béthune, qui n'a pas appelé non plus en disant, attention, c'est grave.
01:11Pourquoi est-ce qu'ils n'appellent pas pour dire, attention, c'est grave ?
01:15Il y a deux réponses possibles.
01:16Soit ils ont mal fait leur boulot et ils méritent d'être sanctionnés,
01:19soit ils ont considéré, au regard du nombre d'affaires qu'ils ont à gérer, qu'elles n'étaient pas
01:24graves.
01:25Imaginez le reste, qu'elles n'étaient pas graves.
01:27Qu'elles étaient moins pressées, moins brillantes, moins graves, moins prioritaires.
01:31Donc moi je peux vous assurer qu'au-delà de la sanction, de la recherche de défaillance individuelle qui est
01:39en cours,
01:40et qui aura peut-être lieu, je n'ai pas de problème avec ça,
01:42mais au-delà de ça, ce que racontent les acteurs de la chaîne pénale,
01:46tous les acteurs de la chaîne pénale ces derniers jours,
01:48devraient nous faire infiniment plus peur qu'une seule possible erreur individuelle.
01:54Et ça, on a peut-être du mal à l'entendre là aujourd'hui, parce que c'est normal, on
01:58est tous en colère.
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