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00:00:00Générique
00:00:32Depuis un bout de temps, ça me trotte dans la tête.
00:00:36J'endors plus de la nuit.
00:00:38Alors que ce matin, je me suis dit...
00:00:41Joseph et moi, on est de vieux amis.
00:00:43Je vais vous dire les choses en face.
00:00:46Bon, ça va, vieille fripouille.
00:00:48Et toi, vieille ganache.
00:01:00C'est tombé du lit ce matin ou t'as fait un cauchemar ?
00:01:19Alors, Joseph, t'as réfléchi ?
00:01:20À quoi donc ?
00:01:21À ma proposition.
00:01:23Quelle proposition ?
00:01:25Un petit arrangement inamiable.
00:01:27Ça fait un an que je t'en parle.
00:01:28Oh, ben...
00:01:30On en reparlera l'année prochaine.
00:01:33T'as tort de faire l'idiot, Joseph.
00:01:36Parce que la vie va devenir très dure.
00:01:38Eh, mon pauvre Alexandre, va.
00:01:41Il n'y a pas que les riches qui ont de la misère.
00:01:43Non, mais toi, tu risques d'avoir besoin d'argent, un de ces quatre.
00:01:50C'est un goût de bon, ça.
00:02:02T'as toujours été un fermier dégueulasse, mais il n'y a pas à dire.
00:02:05T'as la meilleure vie de la paroisse.
00:02:08Je te regretterai.
00:02:10Je ne suis pas encore mort, sacré Garciès.
00:02:12Écoute, Joseph.
00:02:14Dans deux mois, tu ne seras plus fermier.
00:02:17C'est fini, Joseph.
00:02:19Je suis obligé, j'ai un projet.
00:02:21Alors, plus d'autre vie.
00:02:23Plus de Joseph Cohen.
00:02:24Plus rien.
00:02:26Tu ne feras plus partie du paysage.
00:02:28À la Saint-Jean, je te reprends le bail.
00:02:29Tu viens, dévirer.
00:02:42Bon Dieu, sacré bruit.
00:02:47Il est fou, il est fou, je gueule fou.
00:02:50Tu me le paieras.
00:02:51Fous le camp, ça revient.
00:02:52T'es en merde, mais la merde.
00:02:55T'es en merde.
00:02:56Fumier, saloperie vivante.
00:02:58Salo !
00:03:30Non, non.
00:03:32Non.
00:03:36C'est le désarroi, à l'un titre rose.
00:03:40Une terre que les Cohen travaillent depuis...
00:03:42depuis quatre générations.
00:03:47Il a ce bon Dieu de droit pour lui, le fumier, quoi.
00:03:51Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ?
00:03:52Qu'on se place comme journalier chez les autres.
00:03:58Quoi, mon frère ?
00:04:00Allons, pensez-lui là.
00:04:01Ça fait dix-sept ans qu'on se parle plus, je te rappelle.
00:04:04Rayer des corps.
00:04:20Monsieur Joseph Cohen ?
00:04:24Non, non, non.
00:04:26Vous savez pas où il est ?
00:04:28C'est pour quoi, non ?
00:04:29Maître Pitou, huissier de justice.
00:04:32C'est pour une petite signature.
00:04:38Je vais chercher mes lunettes.
00:04:47La prochaine fois, ce sera les gendarmes.
00:04:52La prochaine fois, ce sera mon frère.
00:04:54Parce que si un Cohen ne s'insuffit pas,
00:04:56ils vont en venir un autre.
00:04:57Et on vous fera danser.
00:04:59Fermez les portières, s'il vous plaît.
00:05:01Attention au départ.
00:05:03Tu mens, Pierre.
00:05:04Tu mens comme tu respires.
00:05:06D'abord, pourquoi tu m'emmènes pas ?
00:05:07J'y vais pas par plaisir, mais par devoir.
00:05:09Deux, le Finistère Sud, c'est très humifiant, toi.
00:05:11Tu te fous de moi ou quoi ?
00:05:11Trois un Joseph et crois-moi, c'est pas un cadeau.
00:05:14Mais qu'est-ce que c'est que ce Joseph qui tombe du ciel ?
00:05:16C'est mon mi-frère.
00:05:17T'as déjà dit, mon père a eu deux femmes, ça arrive.
00:05:18Oui, en Bretagne, bien sûr.
00:05:20Oui, en Bretagne, je suis breton, moi.
00:05:21Écoute, Pierre, quand on s'appelle Cohen,
00:05:23on a un nez comme le tien.
00:05:24On est circoncis.
00:05:25C'est médical.
00:05:26Oui, oui, oui.
00:05:27Et qu'on se dit breton, ça cache quelque chose, non ?
00:05:29Françoise, écoute, t'es complètement à côté de tout le pont.
00:05:33Françoise, le mieux est qu'on s'en fera un chantier.
00:05:41Ne recommence jamais ça.
00:05:44Attention, les gars.
00:05:49Passe-moi au moins.
00:05:51Descends.
00:05:52Tantard.
00:05:53Je te préviens, Pierre.
00:05:54Je vais te tromper.
00:05:55Je m'en fous.
00:05:56Salaud !
00:05:57Je vois des trucs qu'on ne fait même plus dans les bordels mexicains.
00:06:00Voilà.
00:06:05Les dents pour votre annonce.
00:06:07C'est votre âme.
00:06:29Prenez les patins à ma femme à Syrie ce matin.
00:06:43Prenez les patins à ma femme à Syrie ce matin.
00:07:07Je sais qu'il est de la mort.
00:07:11M gente, tu sais, tu Number one a Ward.
00:07:17Tu sais...
00:07:17Tu?
00:07:36Sous-titrage Société Radio-Canada
00:07:47Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ?
00:07:49Euh, vous, je sais pas. Moi, j'attends ma mère.
00:07:52Tiens, justement, la voilà.
00:07:59Permettez.
00:08:02Ma petite Anna, je vis depuis ce matin dans un monde exaspérant.
00:08:06Bonjour, maman.
00:08:08Dis-moi, on peut emmener monsieur ? Il n'y a plus de taxi.
00:08:12Montez !
00:08:15Mais qu'est-ce qui leur est arrivé ?
00:08:17Ils sont là comme de boucs pétrifiés.
00:08:19Madame, les jambes de votre fille ont occulté leur faculté professionnelle.
00:08:21Oh, les gueux !
00:08:22Rien les échauffe, les trous et pas dedans.
00:08:25Et ça, c'est rien.
00:08:27Une fois, tu n'étais pas née.
00:08:28Sur le porte-avions observait ton père.
00:08:30Tous ces hommes.
00:08:31Et moi, avec ma malheureuse robe de moussine.
00:08:34Ils étaient tellement énervés qu'un appareil est passé par-dessus bord.
00:08:39C'était le bon temps.
00:08:41Alors, ma chérie, tu ne m'as pas dit.
00:08:42À Paris, comment ça va ?
00:08:43Les études, où le faire ?
00:08:44Côté cœur, c'est une cachetière.
00:08:47Elle ne veut rien dire à sa mère.
00:08:49En tout cas, elle me plaisait beaucoup.
00:08:51À la gare, en un clin d'œil, je vous ai jugé.
00:08:54L'allure a démarqué sur mon tête.
00:08:56On sent le vrai Jean-Circ.
00:08:58Bravo, ma chérie.
00:08:59Mais l'ambulance et sa sirène, au secours de quelques peines.
00:09:04Ne fais pas frissonner ton nez, collé sur la télé.
00:09:10Moi, je sais pourquoi.
00:09:12Vive la tibia.
00:09:14Pousse de vache molle.
00:09:16Tranche à vérole.
00:09:19C'est qu'on n'a pas changé, malgré de bonnes études.
00:09:25Nos salsas, nos sals habitudes, sals habitudes.
00:09:32Alors, charmant passager, on parle, on parle et je ne connais même pas votre nom.
00:09:36Pierre.
00:09:36Ah, j'aime beaucoup.
00:09:38Ça sonne bien, clair et dur.
00:09:40Et vous allez où exactement ?
00:09:41À l'Anne-de-Julien.
00:09:42À l'Anne-de-Julien, mais c'est surmonté.
00:09:44Vous avez de la famille ?
00:09:45Euh, ben oui, un frère.
00:09:47Qui s'appelle ?
00:09:48Cohen, je le sais pas.
00:09:49Ah !
00:09:50Sortez immédiatement.
00:09:51Maman, qu'est-ce qui te prend ?
00:09:52Brisons-la, monsieur.
00:09:53Faut de casquette.
00:10:16Pierre !
00:10:18Pierre Cohen !
00:10:20Attends, attends, attends.
00:10:22Pierre Cohen !
00:10:24Pierre Cohen !
00:10:25Pierre Cohen !
00:10:27Pierre Cohen !
00:10:29Pierre Cohen !
00:10:30Pierre Cohen !
00:10:30Pierre Cohen !
00:10:32Allez, arrête, hypocrite, montre.
00:10:33Oh, t'es un con !
00:10:35Dis-donc, t'es devenu un monsieur maintenant.
00:10:37Et tu te souviens encore de nos parties de foot ?
00:10:40Tu parles, si je me rappelle.
00:10:41J'étais Gaule.
00:10:42Ouais, la passoire, on t'appelait.
00:10:45C'est vrai, ça, ça a passé.
00:10:53Bon, ben, je te laisse ça, je continue ma tournée, moi.
00:10:55Salut.
00:10:56Salut.
00:11:01Merci, au revoir.
00:11:02Ouais.
00:11:02Et dis-donc, en fait, fais gaffe, hein, il pleut des plombs par là.
00:11:07Bon ?
00:11:07Bon, bon, bon, bon.
00:11:38Bon, bon, bon, bon.
00:12:13Bon, bon, bon, bon, bon.
00:12:27Bon, bon, bon, bon, bon, bon, bon.
00:12:45Bon, eh bien, bon, bon, bon, bon, bon, bon, bon, bon, bon.
00:12:55Tu fais des trous au milieu des chemins maintenant ?
00:12:57Faut pas juger quand on se fait pas.
00:13:01Est-ce que le cuir de ton chapeau sent toujours aussi mauvais ?
00:13:07Bon.
00:13:09Je crois que j'en ai assez fait pour aujourd'hui.
00:13:11Non, non, non !
00:13:12Quand t'es pas là, faut bien que je monte tout seul.
00:13:17Habillé comme t'es, tu vas faire rigoler le chien.
00:13:22Tu t'es toujours pas lavé depuis qu'on s'est revu.
00:13:30Avec ta frérot, hein ? Content de me voir ?
00:13:32Et toi ?
00:13:38Fais rigoler.
00:13:40Y a les choses terribles, tu se papards.
00:13:44Sans ça, je serai pas là.
00:13:47Joseph !
00:13:48Ah, c'est Rose !
00:13:51D'accord.
00:13:55Bonjour !
00:13:56Oh !
00:14:13Va-toi à Paris, d'abord.
00:14:16Oui.
00:14:19Et le boulot ?
00:14:22Ça va.
00:14:24C'est quoi, au juste ?
00:14:28Psychologue.
00:14:30Psychologue.
00:14:31C'est violent.
00:14:34C'est quoi, exactement ?
00:14:36C'est l'étude de la personnalité.
00:14:39Ah, ça sert à quelque chose, ça ?
00:14:44Évidemment.
00:14:45Pour savoir si quelqu'un est capable de faire un travail, on lui fait passer des tests.
00:14:49Des tests ? Ah, oui, oui, des tests.
00:14:53Par exemple, tu vois cette tâche-là ?
00:14:55Bon, ça te fait penser à quoi ?
00:14:57Ça me fait penser que le ménage n'a pas été fait.
00:14:59Non, mais je veux dire la forme, le dessin.
00:15:03Attends, non.
00:15:07Oh, ben, c'est du beurre, ça.
00:15:09C'est du beurre breton revenu à la poêle.
00:15:12Réponse riche.
00:15:13Indique une sensorialité de haut niveau, esprit matérialiste, entièrement privé d'imaginaire
00:15:18et plutôt chauvin.
00:15:19Ah, plutôt chauvin, hein ?
00:15:22Et toi, la rose, qu'est-ce que tu vois là-dedans ?
00:15:29Ah, ben oui, alors ça, ça.
00:15:30Alors ça, c'est intéressant.
00:15:31Bon, ben, c'est une fleur, ça.
00:15:32Ah, oui, mais une fleur, tu sais ce que ça révèle ?
00:15:35Non.
00:15:36Esprit créatif et romantique, malheureusement contraint un travail de bête par un vieux
00:15:41con qui pue.
00:15:42Ah !
00:15:44Ça rapporte ton truc.
00:15:45Bien, bien.
00:15:47Mon fléant, et toi ?
00:15:48Oh, moi, mon vieux, c'est pas brillant.
00:15:50Amène donc un café, pas trop, ça.
00:15:53Avec le mal que je me suis donné ici pour en faire une ferme comme il les aime maintenant,
00:15:57écologique et tout.
00:15:59Écologique, d'accord, mais pas moderne, moderne, hein ?
00:16:01Mais demande bien ce que tu peux y connaître, toi, à la terre.
00:16:03Dis donc, je te ferai remarquer qu'il y a 20 ans, je voulais te faire mieux, moi aussi, hein
00:16:05?
00:16:06De toute façon, il n'y avait pas de place pour nous.
00:16:07Sauf au moment où il y a des ennuis.
00:16:08Mon pauvre ami, tu voulais travailler à la terre.
00:16:10Mais regarde tes mains.
00:16:11C'est quand même pas fou de tenir une bêche.
00:16:13Oui, ben, regardez, elle est à ta ferme.
00:16:14C'est peut-être pas une bêche qui vous a retenir, mais des cons, vous devez compte ?
00:16:17Je ne vais pas t'en rendre, des comptes.
00:16:18Non, je l'avoue que je m'en vais.
00:16:21Décidément, depuis 20 ans, tu es toujours aussi con, aussi borné.
00:16:30Ça non plus, ça n'a pas changé.
00:16:32C'est rien, c'est qu'un grain, de fait.
00:16:40Bon.
00:16:42Alors, écoute, qui c'est cette bonne femme ?
00:16:44Dans cette fiat rouge, là, à peine je dis ton nom, injectée.
00:16:46Bon, celle-là, c'est...
00:16:48Oh, mon pauvre Pierre, hein ?
00:16:49Ça a bien fait de filer comme ça, à Paris, je sais.
00:16:52C'est pas rose tous les jours, ici.
00:16:55Écoute-moi bien, José.
00:16:57J'ai pas fait 600 km pour écouter tes lamentations, hein ?
00:17:02J'ai toujours à t'accorder.
00:17:03Alors, si t'essayais de me dire exactement de quoi il retourne ?
00:17:05Bon, ben, voilà.
00:17:08Bon, je pars.
00:17:13Bon, alors, première chose à faire, prendre rendez-vous avec ceux du château.
00:17:16Où est ton téléphone ?
00:17:17Téléphone, mais pourquoi prendre un frigo ?
00:17:28Allez !
00:17:39Salut, Henri.
00:17:41Ça va ?
00:17:43T'es content de ton travail ?
00:17:45Ben oui.
00:17:47Tu veux pas le perdre ?
00:17:49Ben non.
00:17:50Il me paraît que tu pratiques l'autostop maintenant, avec n'importe qui.
00:17:57Pierre ?
00:17:57C'est un vieux copain.
00:17:58Les Cohen, ils ont pas de copains.
00:18:01Tu n'étais pas prévenu ?
00:18:02Ah non.
00:18:03Il n'était pas prévenu.
00:18:05Et grimpe !
00:18:06Non, non, mais ça va pas, non.
00:18:07Où c'est que je trouve ?
00:18:08Et là, chez moi.
00:18:09Allez, on va t'aider !
00:18:09Ne me touche pas !
00:18:25Arrache-la d'un, maintenant, tu plus !
00:18:26Je commente, les lapins !
00:18:32Je passe là-dessus ?
00:18:33Tout ce que tu voudrais.
00:18:34La mollevskine ?
00:18:35Allez, là !
00:18:42Ah, Joseph, je t'en trouvais un tac comme il y a 20 ans.
00:18:44Mais mon petit bonhomme, il faut que tu comprennes deux choses.
00:18:46Ne pas prêter le flanc à ton adversaire par des comportements névrotiques.
00:18:49T'adresser aux gens en fonction de leur caution intellectuelle et affective.
00:18:53Par exemple, on ne parle pas à un huissier comme à une femme ou un chef de gare.
00:18:56Hein ?
00:18:56Tu me suis ?
00:18:57Allez !
00:19:10Non, non, non, toi, tu bouges pas, tu restes-toi-là.
00:19:12Non, non, parce que les gueulantes, les coups de fusil, c'est terminé.
00:19:15Place au dialogue, hein ?
00:19:16T'empêche que si tu gueules pas plus fort qu'Alexandre, tu passes pour un con.
00:19:20Chut !
00:19:21Allons !
00:19:32Ils sont rien moches, ces d'aliates.
00:19:36Ils sont dégueulasses, c'est parfait.
00:19:39A la bonne vie, tiens, ici.
00:19:50Il ne faut pas agacer, mon chien.
00:19:52Viens, Ketchup.
00:20:09Il y a quelqu'un ?
00:20:11Il y a quelqu'un ?
00:20:20C'est voilà.
00:20:21Il y a quelqu'un ?
00:20:25Il y a des chiens.
00:20:37Vous êtes devant moi comme une bûche infa.
00:20:41Vous culbutez à droite, vous culbutez à gauche.
00:20:45Même les jubants vous affolent.
00:20:48Pour un peu, vous feriez un enfant au tracteur.
00:20:53Vous êtes ignoble, Alexandre.
00:21:01Ah, je m'écoeure.
00:21:03Je ne supporte plus le goût du cognac, ni même le son de ma voix.
00:21:11Ah, c'est vous !
00:21:13C'est moi.
00:21:14Blond voyageur, entrez !
00:21:16Je ne suis permis...
00:21:17Il vient me dire qu'il ne m'en veut pas.
00:21:21Exactement, madame.
00:21:27Marjolaine, c'est mon nom.
00:21:28Vous aimez ?
00:21:30Ah, Pierre !
00:21:32Dire que je me suis égarée et imaginer une aventure avec ma fille !
00:21:37Comment ne l'ai-je pas senti plus tôt ?
00:21:39Mes yeux s'ouvrent.
00:21:41J'ai devant moi un homme qui aime les vraies femmes.
00:21:44Me trompais-je ?
00:21:46Oui.
00:21:47Et pour peu qu'une odeur de péché les ravive !
00:21:50Oh là là !
00:21:52Cette espèce de salaud qui ne voit rien, qui fout le camp à tout bout de champ,
00:21:57soi-disant pour soigner des bêtes malades.
00:22:00Est-ce qu'il n'y a pas là de quoi exacerber l'être le plus équilibré ?
00:22:04Chère madame, il s'agit là d'un cas classique de frustration affective.
00:22:08Vous n'êtes pas une exception.
00:22:10Je n'aime pas cette phrase.
00:22:12Vous parlez comme lui.
00:22:16Peut-être ne suis-je plus assez belle...
00:22:19... et assez jeune.
00:22:22Mais si, mais si, vous l'êtes.
00:22:24Je vous assure, Marjolaine.
00:22:25Vous l'êtes.
00:22:27Mais est-ce bien raisonnable ?
00:22:29Pleurez ainsi, à votre âge.
00:22:32Enfin, je vais dire...
00:22:33Oh, je crois que vous avez tout dit !
00:22:35Sortez !
00:22:40Ketchup !
00:22:45C'est ça, chère madame.
00:22:46Avec joie !
00:22:51Jumeau !
00:22:51Éduque !
00:22:53Première prise en contact.
00:22:54Positif ?
00:22:54Très franc.
00:22:55Non, écoute.
00:22:55Non, non, ch'tite pas, non, oui.
00:22:57Mais, monsieur, vous pouvez me dire où je puis trouver, monsieur Alexandre ?
00:23:00Voyez monter là-haut, soigner une bête malade.
00:23:02Bon, alors, Joseph, tu tiens compagnia, monsieur, j'en ai pour un instant, hein.
00:23:05Je peux pas, il n'y a pas de chien.
00:23:13Hep !
00:23:14Chut !
00:23:14Monsieur Alexandre est là ?
00:23:15Oui, mais c'est pas encore commencé.
00:23:18On peut voir ?
00:23:20Il y a la porte.
00:23:30Je ne vous dérange pas.
00:23:33Sachez bien que je ne porte à propos de ce qui se passe ici aucun jugement de valeur.
00:23:37Chacun est libre d'agir à sa guise.
00:23:39Je ne m'en mêle pas.
00:23:40D'ailleurs, un bon attentat à la pudeur est toujours instructif pour les enfants qui regardent.
00:23:44Foutez le c** ! Allez !
00:23:45Et vous, qu'est-ce que vous faites là ?
00:23:48Je me présente.
00:23:55Pas facile d'accès, mais il est véloce pour son âge.
00:23:59Bravo.
00:24:07Mademoiselle ?
00:24:08Allez.
00:24:09Au plaisir.
00:24:15Allez.
00:24:15Et le dialogue ?
00:24:16Adorcé.
00:24:16Un peu rapide, mais tu es relève.
00:24:17Qu'est-ce qui est allé au jeu ?
00:24:18Je ne vais pas d'alité, mais promette-le.
00:24:20Faut être un peu sanguin.
00:24:21C'est un homme qui recule.
00:24:21C'est important, ça.
00:24:22Allez.
00:24:26Allez.
00:24:28Allez.
00:24:29Allez, allez, allez.
00:24:31Allez.
00:24:32Allez.
00:24:33Allez.
00:24:33Allez.
00:24:36Allez.
00:24:40Qu'est-ce qu'ils sont venus faire ici ?
00:24:43Oh, simple visite de portoisier.
00:24:45Alexandre, qu'est-ce qui se passe ?
00:24:46Vous êtes complétant des poitraillers.
00:24:47Ah, vous savez ce que c'est, cher ami ?
00:24:49Quand les enfants sont en balade, je reste tout seul à manipuler les tonneaux.
00:24:54Sans compter ces bêtes balades qui se font soigner.
00:24:58Une véritable épidémie.
00:25:03Alors, il y a eu de la bagarre ?
00:25:04Ou quoi, là ?
00:25:06Ah, ben, vous êtes bien sombre.
00:25:09Morale en a pris un coup, hein ?
00:25:10J'ai l'impression qu'un grade sable est venu qu'entrecarrer vos entreprises.
00:25:14Entreprises douteuses.
00:25:15Ah, je vous en prie, Marjolaine.
00:25:18Écoute, ma chérie, ces affaires ne concernent que les adultes.
00:25:22Où allais-tu ?
00:25:23Peux-je shorter ?
00:25:24Eh ben, sort, mon petit.
00:25:26Bon, ben, salut.
00:25:30Alors, moi, je ne comprends pas, là.
00:25:32Je ne comprends pas toutes ces salades avec les Cohen.
00:25:34On n'a pas à prendre deux gants.
00:25:36La ferme est à nous, on en fait ce qu'on en veut.
00:25:38C'est encore la ferme des Cohen.
00:25:40Ne l'oublie pas.
00:25:42Aubry suggère qu'on pourrait la brûler carrément.
00:25:44Bon, alors encore une proposition comme ça et je vous cache en deux.
00:25:50Mais comment, tu ne l'as pas reconnue ?
00:25:52Oh, excusez-moi.
00:25:53En tout cas, ça s'arrose, hein ?
00:25:54Ça, c'est causé.
00:25:55On est quoi ?
00:25:56Un lait grenadine.
00:25:57Un lait grenadine.
00:25:59Je ne sais pas si j'ai de la grenadine.
00:26:00En tout cas, il n'y a pas de lait.
00:26:01On en a foulé, là, comme ça, sans réfléchir.
00:26:03Qu'est-ce que ça représente, ça ?
00:26:04Ça représente quoi ?
00:26:06Ça te fait penser à quoi ?
00:26:08Bon, moi, des roues de moto.
00:26:11Ça, les Jeux d'Olympiques.
00:26:13Mais non, c'est la femme de René, ça.
00:26:15Ça va, ça va.
00:26:16C'est un test, ça.
00:26:18C'est son boulot à Paris.
00:26:20Quand il voit une tâche, il explique et puis ça remporte.
00:26:22Je vais téléphoner.
00:26:24Ça rapporte gros, hein ?
00:26:28Dis-donc, toi, je ne t'avais pas interdit l'entrée de mon établissement.
00:26:31Oh, non, Germaine, tout ça s'est oublié.
00:26:33Oublié, oublié que tu as pissé contre mon comptoir.
00:26:35Je n'entends rien.
00:26:35Il a pissé contre mon comptoir.
00:26:37Non, je n'ai pas la tonalité.
00:26:38Oh, je n'ai pas.
00:26:39Mais ça fait un bail, quoi.
00:26:40Depuis, il s'est passé des tas de choses.
00:26:42Un nouveau gouvernement, plusieurs étaient pourris.
00:26:44L'arrivée de mon frère, attention, un crac dans sa partie.
00:26:48Il est là pour remettre les pendules à l'heure, vous allez voir.
00:26:50Alors, soyons, Germaine, on passe l'éponge.
00:26:55Tiens, voilà le canard d'heure.
00:26:56Salut, l'ami.
00:26:57Allô, Françoise ?
00:26:58Oui, c'est moi.
00:26:59Ça va.
00:27:01Oui, bien, enfin, il pleut, il pleut plus, il pleut, il pleut plus, mais c'est...
00:27:04Oui.
00:27:06Mais oui, je te parle.
00:27:07Oui, moi aussi.
00:27:12Mais Françoise, je ne peux pas être partout.
00:27:17Non, je te dis, je ne peux pas être partout.
00:27:21Non, c'est parce qu'il y a deux connards qui ont mis un indice.
00:27:23Vous l'avez me compte, le mec, là ?
00:27:24Non, parce que je suis dans un... je tape de la café, là.
00:27:27Vous pouvez pas baisser un peu la musique, s'il vous plaît ?
00:27:32Ils sont bourrus, mais il faut se mettre à leur portée.
00:27:34Oh, il va être à ma portée, celui-là, si continue.
00:27:37Tu connais ma faculté d'adaptation.
00:27:40Dis-moi, je vais être obligé de rester deux ou trois jours de plus.
00:27:43Ah oui.
00:27:44Non, mais tu connais, quand je commence quelque chose, je vais juste...
00:27:47Je vais jusqu'au bout.
00:27:50Oui.
00:27:51Oui, je te rappelle.
00:27:53Je t'embrasse.
00:28:00Bonjour.
00:28:02Bonjour.
00:28:04Je vous présente Mélène Favinec et un ami.
00:28:07Bonjour.
00:28:07Salut.
00:28:08Désolée pour ce matin.
00:28:10Oh, c'était peu de choses.
00:28:11En tout cas, vous avez fait une grosse impression sur mon père.
00:28:15Bravo.
00:28:15On dirait qu'il a le coup avec les gens du château, hein.
00:28:18Surtout avec les dames.
00:28:19Le très garçon, le 21ème, le même, le petit récard.
00:28:22À son âge, j'étais pareil.
00:28:24Toutes les femmes, mon Dieu.
00:28:26Oh, tu te vends de pas un peu ?
00:28:27Ah, ben, s'il y en a un qui doit fermer sa gueule, c'est toi, parce que ta femme...
00:28:31Mais tu me lâchais.
00:28:32Mais tu me lâchais, Dieu.
00:28:33Il y a que le chemin de fer qui a pas passé dessus.
00:28:35Lâche-moi, nom de Dieu.
00:28:36Lâche-moi, t'en vas te mettre pas la gueule, hein.
00:28:37Allô, allô, mais qu'est-ce que c'est que c'est que c'est bien dans un café ?
00:28:39C'est fini, oui.
00:28:41Mais bon, c'est l'autre cocu, hein.
00:28:43Quoi, cocu, cocu, c'est pas la peine de créer son étoile qui est cocu.
00:28:46Un peu de civilité, non, deux yeux.
00:28:47On peut causer gentiment, non ?
00:28:48On peut causer dehors, si tu veux.
00:28:53T'avais raison, sortons.
00:28:54On pourra causer plus tranquillement.
00:29:02Ça qui est dit, est dit.
00:29:05Salut.
00:29:09Allez, tu veux, là ?
00:29:11Allez !
00:29:14Allez !
00:29:19Tu peux pas discuter avec ces gens-là.
00:29:21Fin Dieu, notre Pierre, tu viens pas souvent au pays,
00:29:23mais le travail reste preuve.
00:29:25T'as pas perdu ta sabade magique ?
00:29:27Non, pas ça.
00:29:27Je travaille au moccasin, maintenant.
00:29:29À part le boc.
00:29:30Je suis de la table à côté.
00:29:32Là.
00:29:34Non, plus prof.
00:29:36Vas-y, je vais.
00:29:37Stop.
00:29:37Parfait, parfait.
00:29:38Bien dans l'axe.
00:29:39Parfait, je t'ai dit.
00:29:40Attention, attention.
00:29:41L'artiste va travailler sans filet.
00:29:43Mon père.
00:29:44Comment, j'y arriverais pas ?
00:29:45Non, non, tu vas pas commencer.
00:29:47Allons, Germaine, voyons, je crois tolérante.
00:29:48Désolé, Joseph, je peux pas te laisser personne.
00:29:50Je suis connu pour une goutte par terre.
00:29:51Bon, Joseph, tu prends pas qu'on permet de rentrer, non ?
00:29:52On vient à peine d'arriver, alors.
00:29:54Excusez-moi, mais fermement, mais sans brûter.
00:29:55On peut plus rigoler chez toi.
00:29:58Si vous voulez, je peux m'emmener.
00:29:59Je veux bien.
00:30:09Mais qu'est-ce que c'est ça ?
00:30:11Toi, je t'ai interdit de te retrouver à moins de 10 mètres de mon café.
00:30:14T'as compris ?
00:30:15Ça, c'est du dialogue.
00:30:16Et c'est valable pour toi aussi.
00:30:20Pas trop de bobo ?
00:30:21Ça va, ça va aller.
00:30:22Désolé, je vous ramène à la maison.
00:30:30On se retrouve à la maison.
00:30:32Oh, mais c'est que j'ai pas fini ma tournée, moi.
00:30:34Je veux te dire une bonne chose, Louis.
00:30:36T'es pas prouvé de me revoir.
00:30:38T'as perdu ma clientèle.
00:30:43Ah, mais j'ai fermé la porte et j'ai laissé avec la intérieure.
00:30:46Non, attendez.
00:30:47Bougez pas, tenez-vous là.
00:31:04Ah, non, il n'y a pas de feu.
00:31:18Ça va ?
00:31:19Ça va.
00:31:20Le fond de l'air est un peu frais, mais ça va.
00:31:22Vous n'aimez tout de même pas m'apentonner au milieu des bois ?
00:31:24Non, non, mais c'est parce que moi, quand j'ai éternu une fois, j'ai éternu dix fois.
00:31:26Alors autant que je le fasse tout de suite, comme ça, après, je suis tranquille.
00:31:31Est-ce que vous pouvez être humide ?
00:31:40Passez-moi le nez.
00:31:44Attendez.
00:31:51Ah, que c'est l'air tout, ça.
00:31:55Bon, alors, règle numéro un, les chaussures.
00:32:00L'essentiel, c'est de se mettre à l'aise.
00:32:02Eh bien, vous feriez bien en faire autant ?
00:32:05Enlevez vos chaussures.
00:32:12Ça va, le genou ?
00:32:15Beaucoup mieux.
00:32:18Bon.
00:32:20Vous allez pas me dire que je vais être responsable d'une bronchite ?
00:32:26Vous permettez ?
00:32:27Oui, je vous en prie.
00:32:32Ça fait du bien, un bon feu.
00:32:52Anna.
00:32:56Anna, ouvre-moi.
00:32:58Merde.
00:32:59Oui, voilà.
00:33:01Anna, ouvre-moi.
00:33:04Quoi ?
00:33:04J'arrive.
00:33:12Excuse-moi, petite chérie, mais tout était fermé, j'ai oublié mes clés.
00:33:15Alors, je passe par chez toi.
00:33:16Mais, d'où vont-tu à ces orci ?
00:33:18Je vais me mettre malade.
00:33:20Non, mais je rêve.
00:33:22Non, mais petite maman, enfin, mais je rêve.
00:33:24Ce sont des vêtements d'hommes.
00:33:25Il y avait un homme, ici.
00:33:27Où était-il ?
00:33:28Où est-il ?
00:33:29Papa, faut que je t'explique.
00:33:30Rien du tout.
00:33:33Et pieds nus.
00:33:34Mais écoute-moi, bon sang.
00:33:35Décide-moi.
00:33:36Il ne peut pas être bien loin.
00:33:40Oh, merde.
00:33:44Un Cohen.
00:33:45Mon de Dieu.
00:33:47Mais un Cohen, en plus.
00:33:52Et vous, avec qui vous l'avez passé, la nuit ?
00:33:55Avec une tête malade ?
00:33:58Ça va ?
00:33:59Oui.
00:34:20Oui, monsieur.
00:34:21Je sais.
00:34:33Tu n'avais pas passé la nuit à boire d'ennemis dans les bistrots ?
00:34:36Quand on a une tenue comme la tienne, on ne donne pas de conseils.
00:34:38Non, mais c'est un ferme, merde !
00:34:40Mais tu n'es pas venu de Paris pour te balader en débraillé dans la rosée.
00:34:42Oui, bien, moi, j'ai travaillé pour toi toute la nuit, moi.
00:34:44Mais pendant ce temps-là, les salopards ont débarqué.
00:34:47C'est l'heure de le résultat, quoi.
00:34:50Comment on peut en arriver à des choses pareilles ?
00:34:54Regarde ça.
00:34:57Et ça ?
00:35:05Ça, c'est un coup des frangins, hein ?
00:35:08Tu sais comment on répond à ça ?
00:35:09Avec mon fusil à deux coups.
00:35:10Non, non.
00:35:11Quoi, non ? Je suis encore maître dans ma maison, nom de Dieu.
00:35:13Mais tu ne comprends pas que c'est ce qui peut nous arriver de mieux ?
00:35:15C'est des preuves, ça, espèce d'abruti.
00:35:16Et là, d'où ce...
00:35:18Oh, t'as raison.
00:35:19Oh, sacré frère.
00:35:20Oh, marron !
00:35:22Bon, là, pardon, pas de temps, pas de temps.
00:35:23T'as du plâtre ?
00:35:23Pour quoi faire ?
00:35:24Un moulage des empreintes.
00:35:25Je te bricole 100 moins de deux.
00:35:26Après, je fonce à la gendarmerie avec.
00:35:28Toi, tu surveilles tout.
00:35:29Ils sont foutus.
00:35:30Oui, ils sont foutus, hein ?
00:35:32Oh, oh, ils sont foutus.
00:35:34Oh, ils sont...
00:35:35On va leur en faire baver, tu vois, ouais.
00:35:39Dis-donc, pour parler de choses sérieuses,
00:35:40avec la petite Anna, tu me racontes ?
00:35:44Qu'est-ce que c'est ?
00:35:46Oh, mais bien sa conviction, nom de Dieu !
00:35:54Qu'est-ce que tu fais, là ?
00:35:57Oh !
00:35:59Oh, c'est merveilleux.
00:36:03C'est l'endroit dont je rêve depuis l'enfance.
00:36:07Excusez-moi, j'ai roulé toute la nuit, je dois être affreuse.
00:36:10Oh, ses cheveux !
00:36:12Ils sont parfaits.
00:36:16Bonjour, mon chéri.
00:36:19Je n'ai pas pu résister, tu me manquais tellement.
00:36:24Mais c'est ton frère, je suppose ?
00:36:26Oh, si vous saviez comme il me parle, le fou.
00:36:30Mais je vous vois à la tâche, je vous dérange peut-être ?
00:36:32Non, non, non, non, non.
00:36:32Ah, sinon, je m'écliffe, ça.
00:36:33Oh, non, Vindieu !
00:36:34Bon, calme-toi.
00:36:36D'abord, c'est ma femme, ensuite, c'est une femme comme les autres.
00:36:37Oh, Vindieu !
00:36:39Mais tu ne vas pas rester là comme une potiche à répéter, Vindieu !
00:36:41Tiens, viens, rentrons-moi.
00:36:46Oh, Vindieu !
00:36:57Oh, j'adore ces petites boîtes.
00:36:59Vous savez, à Paris, elles valent une vraie fortune.
00:37:03Mon Dieu !
00:37:04Il faut que je vous dise un petit truc.
00:37:07Je n'ai jamais rien vu de plus beau depuis le Tour de l'Ouest des cyclistes.
00:37:13Il y avait une petite blonde, une boulotte, qui jouait de l'accordéon.
00:37:18C'était... c'était pour hier, en fait.
00:37:21Ça m'en avait foutu un coup.
00:37:24Je n'ai jamais rien vu de plus agréable jusqu'à aujourd'hui.
00:37:29Oh, on n'a pas fallu me pousser.
00:37:31C'était fringant à l'époque, s'ils osent dire.
00:37:34Bon, ben...
00:37:35Hein ?
00:37:36C'est vraiment adorable ce que vous dites là, Joseph.
00:37:39Et à mon tour de vous avouer quelque chose.
00:37:42Si j'avais été blonde et accordéoniste avant-guerre,
00:37:45je... je n'aurais peut-être pas refusé.
00:37:50T'entends ça, la Rose ?
00:37:53Ça suffit, oui.
00:37:55Mais on peut parler, quoi, nous ?
00:37:58Tu sembles énervé, Pierre. Quelque chose ne va pas ?
00:38:01Tu n'es pas heureux de me voir.
00:38:02Si tu penses.
00:38:03Je n'aurais pas fait une bêtise de venir, au moins.
00:38:05Bon, pensez donc.
00:38:06Non, mais c'est pas ça, mais j'ai juste été un peu surpris.
00:38:08J'ai tellement de trucs à régler dans la tête.
00:38:10Oui, il vient pas souvent au pays. Il est un peu déboussalé.
00:38:12Il ne sait plus où donner de la tête.
00:38:13C'est très tégoulard.
00:38:15Joseph, est-ce que je peux vous enlever, Pierre, quelques instants ?
00:38:19J'aimerais tellement qu'il me fasse découvrir les alentours.
00:38:22Tous ces bosquets, tous ces fourrés.
00:38:25Mais c'est-à-dire que...
00:38:26Non, non, non, mon garçon, t'inquiète pas, que je m'occupe de tout.
00:38:29Je tiens le café au chaud, hein.
00:38:32On prend l'air et puis on revient.
00:38:33C'est ça, les gens prend l'air, moi.
00:38:42Alors, raconte, où est-ce que vous en êtes ?
00:38:44Ben, tu sais, pour l'instant, je...
00:38:46Je suis un petit peu noyé dans les contradictions.
00:38:48Ah bon ?
00:38:48Oh oui, parce que depuis le début, il m'a rien.
00:38:52Excuse-moi, un second.
00:38:57Je me suis permis de venir jusqu'ici
00:38:59parce que j'avais peur que vous restiez toute la journée en bretelle.
00:39:02Je vous ai ramené vos affaires.
00:39:04J'ai tout repassé.
00:39:05Et vos chaussures.
00:39:08Ah ben, c'est bien gentil.
00:39:10Et comment ça s'est passé ce matin ?
00:39:11Oh, ils ont hurlé comme des bêtes.
00:39:14Ma mère s'est évanouie.
00:39:15Quand ils ont été épuisés, eh bien,
00:39:17j'ai expliqué la réalité de notre aventure.
00:39:20Ils ont tout compris.
00:39:21Ah ben, tant mieux.
00:39:22Et vos genoux ?
00:39:24Ah ben, ça va.
00:39:24C'est fini.
00:39:29François !
00:39:30François !
00:39:34François !
00:39:35François !
00:39:35François !
00:39:36François, écoute.
00:39:37François !
00:39:39François !
00:39:40François !
00:39:40T'en fais donc pas.
00:39:41De ce côté-là, il n'ira pas bien loin.
00:39:43C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'un coup.
00:39:51C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'un coup.
00:40:02C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'un coup.
00:40:05C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'un coup.
00:40:10Oh, merde, mais écoute, mais merde, mais merde !
00:40:14Elle a failli emboutir, gloire à Dieu.
00:40:15Mais alors ?
00:40:16C'est mon bateau.
00:40:17Je m'en fous, moi.
00:40:18Écoute, François.
00:40:19C'est pas vrai qu'on me fasse un dessin.
00:40:21Oh, merde, merde, écoute.
00:40:25Mais c'est pas le frère de Joseph, ça ?
00:40:27C'est moitié Pierre, Néodé.
00:40:28Si, c'est Pierre.
00:40:29Ça va.
00:40:31Vous avez qu'à la mettre dans mon hangar ?
00:40:33Merci.
00:40:33Bonjour.
00:40:35Bonjour.
00:40:35Bonjour, Pierre, de retour au pays.
00:40:36Eh oui.
00:40:37Et les huîtres ?
00:40:37Les invasions des japonaises.
00:40:39Les japonaises, ils sont partout.
00:40:41Oh, René !
00:40:42Oh, ben ça, alors !
00:40:43Tu vas bien ?
00:40:44Ça, ça, ça fait plaisir.
00:40:46Il t'a pas changé, donc.
00:40:46Tu l'empêches un ?
00:40:47Oui, on l'a fait.
00:40:48Oh, je suis content de te voir, lui.
00:40:49On se voit au café.
00:40:50Merci.
00:40:51Allez, salut.
00:40:52D'accord.
00:41:06Voilà.
00:41:07Voilà.
00:41:07Reste-toi là.
00:41:08Oh, grâce.
00:41:09Oh.
00:41:11Oui, la bouche.
00:41:15Ça passe-moi le gèneau, s'il te plaît.
00:41:18Non, non, non, non, non.
00:41:23Vas-y, haut !
00:41:26Oh, pardon.
00:41:28Oh, pardon.
00:41:31Je t'excuse les mains pour pas te salir.
00:41:33Voilà.
00:41:34Dites-moi.
00:41:36C'est pas facile.
00:41:40Oh, ça dit !
00:41:42Tiens, tiens, ça.
00:41:44T'aurais dû me laisser m'expliquer.
00:41:46Au lieu de t'enfuir n'importe où.
00:41:49Allez.
00:41:51Voilà.
00:41:53Ça valait la peine de se couvrir debout, comme ça, vraiment.
00:41:57Allez.
00:41:58De toute manière, c'est de ta faute.
00:41:59Allez, les jambes, maintenant.
00:42:00Oh, c'est froid.
00:42:02Ça, c'est froid, ça, oui.
00:42:05Oh, c'est froid.
00:42:06C'est pas malheureux, père.
00:42:07Allez, voilà.
00:42:09C'est quand même malheureux d'être obligé de se cacher pour regarder chez soi.
00:42:13Si tu crois que c'est toujours facile de sauver les apparences.
00:42:15Moi, j'ai vu ce que j'ai vu.
00:42:18Tiens, je me suis fait congeler.
00:42:19Ça, tu l'as pas vu.
00:42:20Alors, comme je pouvais pas rester comme ça, j'ai mis mes habits devant la cheminée
00:42:25pour pas éternuer.
00:42:26Tu comprends ?
00:42:28Alors, là-dessus...
00:42:33Il y aurait tellement de choses à dire, sur la fragilité des témoignages humains.
00:42:38Il fallait bien qu'on me les ramène, mes habits.
00:42:40Oui.
00:42:42T'as fait.
00:42:48Toi, si tu m'as pas trouvé une couverture dans les 30 secondes, je te noie.
00:42:51Je croyais que les marins a gardé toujours la mer.
00:42:53Oui, mais là, on fait une pause.
00:42:57Qu'est-ce que tu regardes ?
00:42:58Tiens, regarde, ça vaut le coup d'œil.
00:43:02Waouh !
00:43:02Mon dieu, la belle église !
00:43:05Waouh !
00:43:12Beau frère.
00:43:17Prends-en soin, c'est un souvenir de Saigon.
00:43:19Va garrer mon cheval, un espèce de saligo.
00:43:21Va ranger mon cheval.
00:43:23Elle est là en train de...
00:43:24Oh, saligo !
00:43:28Il n'y a qu'une chose au monde qui fera que tu me crois, tu comprends ?
00:43:33C'est qu'on s'aime, nom de dieu !
00:43:34Tiens, demandez à Joseph !
00:43:35Oui, ça c'est vrai, j'ai souvent entendu mon frère faire des conneries,
00:43:38mais j'avais une mensonge.
00:43:39Ah, franchement, la petite, hein ?
00:43:40Oui, ben ça va, ça va !
00:43:41Quoi, ça va, ça va ?
00:43:43Tu peux bien me toucher, non ?
00:43:44Tu as de la chance de l'avoir.
00:43:46Joseph est un bon avocat parce qu'il est sincère, lui.
00:43:48Oui, parfaitement.
00:43:49On a toujours été un homme de dialogue, moi.
00:43:51Oui.
00:43:51Ainsi, dans le cas qui nous préoccupe, les deux ou trois points à considérer,
00:43:54le primo, oui.
00:43:55Oui, ben tu vas garder à yeux par toi, hein ?
00:43:56Tiens, regarde là-bas, en face, là.
00:43:59Quoi ?
00:44:00Tu vois qui je vois ?
00:44:01Le grand mec, là.
00:44:03C'est Arnaud, le fils du Chapelin.
00:44:05Ah, mon Dieu, il tombe bien, celui-là.
00:44:07Je vais du moins lui dire.
00:44:08Oh, mon Dieu.
00:44:10Tous ces trucs que j'ai à faire, moi...
00:44:11Bon, tu bouges pas, tu restes là cinq minutes, hein ?
00:44:13J'en viens.
00:44:14Oui, t'en fais pas, je veille sur elle.
00:44:16Je croyais que t'étais presque, oui.
00:44:18Oui.
00:44:24Tu peux me traverser ?
00:44:26Tout ce que tu veux.
00:44:36Bon Dieu, c'est toi ?
00:44:37C'est moi.
00:44:38Tu te souviens ?
00:44:39Oui, eh ?
00:44:41Nicole.
00:44:43Ben oui, Nicole.
00:44:44Tu penses, si je m'en souviens ?
00:44:45Oh, c'était pendant les grandes vacances de...
00:44:48Oh, euh...
00:45:05C'est si loin, tout ça ?
00:45:07Qu'il pouvait pleuvoir en ce temps-là ?
00:45:08Oh, oui.
00:45:09Tu te rappelles le jour où on s'est abrité derrière l'église ?
00:45:12Sous ce foutu parapluie.
00:45:16Il s'est presque nuit.
00:45:20Qu'est-ce que c'est que cette femme ?
00:45:24C'est une femme sur un bateau, avec un moteur en rebord.
00:45:30C'est pratique pour traverser.
00:45:35C'est la penseuse la plus rapide du coin.
00:45:42Regardez les dons qui s'entraînent, les gars, dans la pinette.
00:45:46Le plus grand, c'est le petit du château, Arnaud.
00:45:56Il a pu emmerder Pierre quand il était petit.
00:45:58Il parle de ça, c'est pour l'hier.
00:46:01Et chaque fois que Pierre lui tînait une petite...
00:46:03Parce qu'il y allait, Pierre, quand il était gosse.
00:46:08L'autre, il arrêtait pas de l'asticoter avec un lance-pierre.
00:46:11Bien fait, tiens.
00:46:13Puis un jour, il me demande, c'est...
00:46:19C'est une saluette avec la fille de la...
00:46:21De la barque, ou peut-être la fille de la barque.
00:46:24L'autre, Pierre, il a pris un coup de sang.
00:46:27Il a foutu l'or.
00:46:28Il s'en souvient encore, toi.
00:46:32Moi, le bien dit que tu étais revenu.
00:46:34C'est pour les soeurs de ton frère ?
00:46:36Oui.
00:46:37Je sais comment on peut arranger, ça.
00:46:40On ne discute pas avec ces gens-là.
00:46:42Si tu veux, moi, je connais des types.
00:46:43Des durs.
00:46:44Non, non, non, je n'ai pas besoin de ça.
00:46:45La violence ne mène à rien.
00:46:47Tout à l'heure.
00:46:51Mais comme on l'a dit, je le veux pour moi tout seul.
00:46:54D'ailleurs, Arnaud, t'as une minute ?
00:46:56Deux jours !
00:46:57Pour les amis.
00:47:01Ça a eu plaisir de te revoir.
00:47:02Et toi ?
00:47:03Tu parles.
00:47:04Comment ? Tu trouves le coin ?
00:47:07Accueillant.
00:47:09Comme dans tes souvenirs ?
00:47:12Ben, Dieu merci, ça n'a pas trop changé.
00:47:17Évidemment, j'aurais préféré dans d'autres circonstances.
00:47:20Ben, moi, ça me va.
00:47:21Ça m'ennuie de faire de la peine à un ami comme toi.
00:47:24Un ami de long date.
00:47:26Les conneries qu'on a partagées ensemble.
00:47:28Attention, ça pique.
00:47:31Ça m'enlève, t'as passé les bornes la nuit dernière.
00:47:35De quoi tu parles ?
00:47:36Ben, s'il n'y avait pas les traces de moto, j'aurais pas fait attention.
00:47:40Ben, les motos, c'est pas ça qui manque, hein ?
00:47:42Oui, oui.
00:47:43Ça va, t'as oublié ton gant.
00:47:44Oh, un gant, un gant.
00:47:46Avec tes initiales.
00:47:49Bon, vous voulez pas aller attendre un peu plus loin, là ?
00:47:54Alors, Joseph voulait le dire au flux.
00:47:55J'ai dit non.
00:47:56J'ai dit non, Joseph.
00:47:57On va pas mettre des amis dans l'embarras.
00:48:00On va pas non plus tout raconter à ton père.
00:48:02Puis à tout le village.
00:48:03Oh, il comprendrait pas.
00:48:05Ben, c'était une sorte de plaisanterie.
00:48:08Ouais, c'est drôle, hein ?
00:48:12Ben, on va garder ça pour nous, entre amis.
00:48:15Ah, si j'osais, je me permettrais de te demander un petit service.
00:48:20Ah, ouais.
00:48:21Voilà, il y a la foutue voiture de ma fiancée
00:48:23qu'on peut quand même pas laisser traîner dans la vase.
00:48:25Alors, je suis en train de me dire, là,
00:48:27puisque vous êtes tous les quatre, là, en pleine forme,
00:48:30bien costauds.
00:48:57C'est pas, les gars ?
00:48:58Qu'est-ce qu'il dit ?
00:49:04Tout de suite !
00:49:06Salopards, on ferait !
00:49:12Ça y est, tout est arrangé.
00:49:15Tu m'occupes de la voiture.
00:49:19À la ferme.
00:49:20Je te préviens.
00:49:21Tu fais rien pour attendre.
00:49:24Pourquoi t'as dit des conneries, toi ?
00:49:26On a juste évoqué le passé,
00:49:27des vieux trucs d'il y a 20 ans.
00:49:28Faut la prescription.
00:49:30Joseph !
00:49:31Avec qu'elle, il n'y a jamais prescription.
00:49:34Elle vous a vous fait rigoler ?
00:49:35Un peu, oui.
00:49:36Depuis que t'es là, on n'arrête pas de rigoler.
00:49:37C'est un vrai show non-stop.
00:49:38Oui, ben, elle a rigolé chez vos femmes.
00:49:41Quand on va, les gars, c'est par là, hein ?
00:49:42Hé, t'inquiète pas !
00:49:43On va la retrouver, ta house !
00:49:48Toute-moi bien, Joseph.
00:49:50Tu diras à ton frère, quand il sera remonté de cette thalassothérapie,
00:49:53que si je le trouve à rôder dans mon château en pleine nuit...
00:49:56Ben, moi, je te dis que si je retrouve tes mères de damas en train de foutre le feu chez
00:49:59moi,
00:49:59en pleine nuit, je le retirerai dedans.
00:50:00T'as compris ?
00:50:01On n'accuse pas ça en preuve.
00:50:02Et la meule, là ?
00:50:04Elle a brûlé toute seule ?
00:50:06Des preuves, Pierre, il n'en a plus qu'il en faut.
00:50:08Mais des bavures, tout ça.
00:50:09Voilà ce qui arrive quand on est buté comme un âne.
00:50:11Alors, Joseph, je te préviens pour la dernière fois.
00:50:13Tu plies bagage avant que les gros ennuis ne commencent.
00:50:17Le cœur !
00:50:18Toujours, tiens.
00:50:22Oh !
00:50:23Oh !
00:50:23C'est un con !
00:50:26Avention !
00:50:27Con !
00:50:28Tous des cons !
00:50:33Alors là, bravo !
00:50:34Le coup de la fausse à purée, chapeau !
00:50:35Les cavaliers, c'est comme les lapins, ça prend toujours la même coulée.
00:50:38Mais qu'est-ce que c'est que c'est que...
00:50:39Un ami qui est tombé dans la détresse...
00:50:40Oh, ben, allons voir ça de plus près !
00:50:41Oh ! Oh, mon pauvre Alexandre !
00:50:44Oh !
00:50:45Oh, mais qu'est-ce qui t'arrive ?
00:50:47Ce voilà dans un drôle d'état, hein ?
00:50:49Non, c'est vrai, tu ne savais pas, il est tellement loin de nous, là-haut, hein ?
00:50:53Dans son château.
00:50:54Et puis nous, on creuse, on creuse, on croit bien faire, et puis on n'a pas le temps de
00:50:58parler.
00:50:59Et puis la vie va si vite.
00:51:00Quoi qu'il en soit, nous voici donc en face d'un sujet plongé malgré lui dans un élément inhabituel.
00:51:06Oui, qui reçoit une poussée verticale de bas en haut, égale au poids du liquide gaspillé.
00:51:12Première phase, sujet frappé de mutisme, il semble réfléchir.
00:51:15Sacré nom de Dieu de bordel de merde !
00:51:17Si vous continuez, je vous flanque les flics au cul !
00:51:19Deuxième phase, le sujet devient rapidement irritable et blasphématoire.
00:51:23Bon, ben, on ne va pas passer la nuit là-dessus.
00:51:26Moi, j'ai une bête malade.
00:51:28Une bête malade ? Oh, une bête malade.
00:51:29Oh, c'est sacré, hein ?
00:51:31Oui, il a une bête malade.
00:51:33Dites donc, avant de songer à vous sortir de là, je voudrais vous demander une petite faveur.
00:51:39Pardon ?
00:51:40Ben oui, quoi ? Quoi qu'il y a de petite faveur ?
00:51:42On pourrait peut-être discuter entre gens civilisés.
00:51:44Voulez-vous par exemple demain ?
00:51:47Et par exemple, dix heures au château ?
00:51:49Ben, j'allais justement vous le proposer.
00:52:03Eh ben, moi, j'vais vous dire.
00:52:05J'ai l'impression qu'un grand vent aimable va souffler sur le château.
00:52:11Où ?
00:52:12Ça t'apprendra à foutre le feu partout.
00:52:15Et puis enlève ton casque quand tu veux parler à ton père.
00:52:21Mais alors, nom de Dieu, mais qu'est-ce que vous foutiez ?
00:52:23À quoi ça rime, cette espèce de balai à poitique ridicule ?
00:52:27Ce qui me fait mal au ventre, c'est de penser qu'ils vont pas voiser à la ferme des
00:52:31Cohen.
00:52:38C'était une bonne journée, dans l'ensemble.
00:52:42D'abord, un rayon de soleil.
00:52:48Et puis les vins de mer.
00:52:52J'ai pour terminer une bonne petite soirée, bien tranquille, en famille.
00:52:57Bon, finis ta soupe en attendant.
00:52:58Vous veillez comme d'antan.
00:53:00C'est ça.
00:53:00Pour que Pierre nous dise son enfance tellement formidable avec les filles.
00:53:04Et comment il envisage sur les rivières le retour de vieille tendresse.
00:53:08Et Rose nous raconterait aussi...
00:53:10Rose ne dira rien.
00:53:16Elle a rien dit depuis qu'un jour, quand elle était taxiée, elle a eu un accident avec un type
00:53:19sou.
00:53:23Il y a quelque chose de cassé là-dedans.
00:53:28Pardon, je suis navrée, Rose.
00:53:31Faut pas juger quand on sait pas.
00:53:36Pierre, il me semble que tu faisais moins de bruit en mangeant avant.
00:53:39On a toujours en mangé comme un cochon.
00:53:41Écoute-toi de tes oignons, toi, regardez ma femme.
00:53:43Me coucher, moi.
00:53:46Françoise a une jolie voix.
00:53:48Surtout un joli.
00:53:50Un quoi ?
00:53:51Un quoi ?
00:53:53Euh...
00:53:54Dieu beau, vas-t'en.
00:53:55Attends la lumière, j'arrive.
00:53:56Monsieur s'occupe, se disant, des affaires de son frère.
00:53:58Il a peine arrivé, qu'est-ce que c'est que cette bretonne de vingt ans qui s'est menée
00:54:00de ton costume à la main ?
00:54:01Pourquoi tu dis une bretonne ?
00:54:02Pourquoi elle est pas bretonne ?
00:54:03Si, c'est une bretonne, mais alors c'est une femme comme les autres.
00:54:05Oui, c'est une femme comme les autres, mais elle s'amène avec ton costume à la main.
00:54:07Avec l'euro du costume.
00:54:09Cette passeuse-là avec qui tu as couché.
00:54:10Oh, cette passeuse, c'est du passé.
00:54:12Comme par hasard, monsieur ne se fait pas passer par n'importe qui.
00:54:14C'est de la provocation, ça.
00:54:15Dis-donc, alors si tu peux parler, dis-donc.
00:54:17T'es toujours en train de te foutre à poil devant mon frère, alors.
00:54:18Quoi ?
00:54:19Oui, parfaitement.
00:54:19Dis-donc, si tu me fais pas des excuses, tu te fiches...
00:54:20Moi fort, moi fort.
00:54:23Alors, on recoule ?
00:54:24Oh, ta gueule, toi !
00:54:27Mais non, mais non.
00:54:29Joseph est un emmerdeur, c'est un fait.
00:54:31Mais on se comprend, lui et moi.
00:54:33T'en es que l'autre.
00:54:34L'autre se le sent pas.
00:54:36Eh bien, si tu nous laissais faire, là au moins il pourrait lui arriver des trucs.
00:54:41Comme si vous ne l'avez pas fait assez de gâchis comme ça.
00:54:43D'or et l'avant, je vous interdis formellement de vous mêler de cette affaire, compris ?
00:54:46Papa veut bien être un salaud, mais pas un forbin.
00:54:49Exact.
00:54:54Moi, personnellement, c'est quand même que je les trouve plutôt sympathiques.
00:54:58Ah, Joseph, je dis pas.
00:55:02Mais l'autre, je le sens pas du tout.
00:55:10Vous les rangez pas pour moi, les enfants.
00:55:25Papyrus, pas de problème.
00:55:27Elle dort.
00:55:29Tu connais pas son bonheur.
00:55:53Laisse-toi.
00:55:54On va dormir.
00:55:56Viens, on se tire.
00:55:59Alors, on va capter l'oxygène ?
00:56:01On sort parce que tu nous emmerdes.
00:56:05Tu lors vraiment, la rose ?
00:56:33Ah.
00:56:34Non !
00:56:35Non !
00:56:35Non !
00:56:36Non !
00:56:37Peurts !
00:56:37Ha, ha, ha !
00:57:34La, la, la, la, la, la, la, la !
00:57:46Chose en haut !
00:57:47Arrête ! Tu t'en fous !
00:57:48S'ouvre la paix !
00:57:50C'est tout ce que tu risques, non ?
00:57:51Je m'en fous !
00:57:52Cette fois, ta ferme, tu promets une voiture parce que je t'entends que tu vas te retrouver !
00:57:55Eh, au hôpital !
00:57:58Je t'emmerde ! Je t'emmerde !
00:58:01On est fumier !
00:58:03Mon dieu ! Mon dieu !
00:58:04Oh ! Nous voilà revenus autour des cavernes !
00:58:08Il n'y avait pas de discussion ! On causait pas du tout !
00:58:10C'était autre chose ! C'était autre chose que des foutues paroles !
00:58:13C'est pas un crime d'essayer la douceur, merde !
00:58:15On n'est pas des sauvages !
00:58:17Toulou, toulou, petit frère ! Monte pas sur tes grands chevaux !
00:58:20Reste correct, Pierre, s'il te plaît !
00:58:22Correct ? Mais j'arrête pas d'être correct, nom des yeux !
00:58:24C'est pas ça qui m'engueule ! Moi aussi, je peux travailler dans la férocité !
00:58:26Moi aussi, je peux pousser des cris de bête !
00:58:28Ah ! Mes instincts !
00:58:32Qu'est-ce que j'ai fait de mes instincts ?
00:58:34Ah, ils veulent cogner, ça va cogner !
00:58:47Où est Alexandre ?
00:58:48Ah, ne lui faites pas de mal !
00:58:50Où est Alexandre ?
00:58:51C'est trop long, je ne te dirai, Réna !
00:58:57Il est là !
00:59:03Je n'en peux plus de soigner des bêtes malades !
00:59:08Oh ! Je te tueur ! Quelle est con !
00:59:10Hé !
00:59:19Sous-titrage Société Radio-Canada
00:59:23Il va souffrir !
00:59:25Oh non, non, ne me dites plus rien !
00:59:27Ne me dites plus rien !
00:59:29Mes propres enfants !
00:59:31Allons, allons, allons, allons !
00:59:33Ne nous laissons pas abattre, nom d'un chien !
00:59:35Les bêtes n'ont pas été touchées !
00:59:36Oh !
00:59:37Non, ça va !
00:59:38Pierre, vous permettez que je vous appelle Pierre !
00:59:41Pierre, c'est affreux ! Je ne comprends plus rien !
00:59:44Buvez un peu d'eau, mon ami !
00:59:46Merci !
00:59:47On a toujours des déboires avec les enfants, je sais !
00:59:50Je me suis longtemps occupé de psychologie enfantine et...
00:59:54C'est la révolte aux pères !
00:59:56À travers Joseph et moi, c'est vous qu'ils veulent atteindre !
00:59:59Vous entendez, Margenel ?
01:00:00C'est moi qui te brûle !
01:00:02C'est moi qui te saccage !
01:00:04C'est moi qui te meurtrisse !
01:00:07Je suis désolé !
01:00:08Je croyais être confronté à un répugneur à passe et...
01:00:11Et j'ai devant moi un colosse brisé !
01:00:15Evidemment !
01:00:17Je ne voudrais pas partir les mains vides !
01:00:20Il n'en est pas question !
01:00:22J'ai vu le maire de réglant tout ça de main !
01:00:24Je me déplacerai personnellement avec mon homme de loi !
01:00:27J'ai même mis les gendarmes dans le cou !
01:00:30Dans l'intérêt général !
01:00:32Bravo !
01:00:33Alors là, je dis bravo !
01:00:37Dans ce cas, je ne voudrais pas vous importuner plus longtemps !
01:00:40Margelaine !
01:00:41Veuillez raccompagner notre ami Pierre !
01:00:43Au revoir, Alexandre !
01:00:45Permettez que je vous appelle Alexandre !
01:00:46Mais bien entendu, mon petit Pierre !
01:00:54Je ne l'ai jamais vu dans cet état !
01:00:56Je ne l'ai jamais vu dans cet état !
01:01:04Joli travail !
01:01:08Alexandre, vous êtes écœurant !
01:01:09Il aime le dialogue !
01:01:11J'en ai servi !
01:01:13Joseph, on est venu parce qu'on t'aime bien quand même !
01:01:15Je ne devrais pas te le dire mais...
01:01:20La belle-sœur !
01:01:22Une femme comme les autres !
01:01:25Le maire !
01:01:27Et deux conseillers municipaux !
01:01:29Deux cons !
01:01:31Continue !
01:01:32C'est-à-dire qu'Alexandre a décidé de tout mettre en branle demain !
01:01:36Pour t'expulser !
01:01:37Avec les gens d'armes et tout !
01:01:39Ce n'est pas une raison que tu salopes tout avant de partir !
01:01:42Quoi ?
01:01:46C'est terrible ce que je viens de voir !
01:01:49Un homme à terre ! Un chêne abattu !
01:01:51Mais qu'est-ce que tu as là-dedans ?
01:01:53Tu ne comprends rien ou quoi ?
01:01:55Les gendarmes seront là demain pour foutre Joseph à la rue !
01:02:04Oh l'enfoiré !
01:02:08Oh l'enfoiré !
01:02:13Attendez !
01:02:14Des képis dans la lande !
01:02:15Mais c'est excellent ça ! Au contraire !
01:02:18Joseph, tu as encore des amis ?
01:02:19Je veux que ça !
01:02:20Bon ! Allez ! On lance l'opération !
01:02:22Françoise, tu prends ta voiture, tu fais les fermes isolées !
01:02:23Toi et moi, on va dans les ports et les villages !
01:02:25Rose centralise tout !
01:02:26Exécution les enfants !
01:02:32Hop !
01:02:33Hop !
01:02:33Hé là !
01:02:36Bon !
01:02:36Alors toi, tu prends les côtés pairs et moi, je prends les impairs !
01:02:39Milan, au lieu d'aller voir des petits coups dans chaque maison où on verra que des femmes...
01:02:43Oui !
01:02:44Mais ça serait peut-être mieux d'aller directement à un point de suite où on trouve tous les hommes
01:02:47!
01:02:47Oui ?
01:02:48Eh ben, on y est !
01:02:50Allez là !
01:02:53Eh ben voilà les gars !
01:02:54J'ai pas la peine d'avoir fait 20 ans de psychologie !
01:02:56Il a raison ce con !
01:02:57Monsieur Pierre !
01:02:58Monsieur Pierre !
01:02:59Vous tombez bien !
01:03:00Justement, j'ai une commission pour vous !
01:03:02Elle est pour là votre dame ?
01:03:03Ben non, vous pouvez parler !
01:03:05Nicole vous attend à Moulin Abbé !
01:03:07Pour quelque chose qu'elle vous a dit hier !
01:03:09Sa bande de copains !
01:03:10Ben j'ai compris !
01:03:11Moi je dis ce qu'elle m'a dit !
01:03:12Au lieu de traîner dans les bistrots, tu serais mieux d'aller nettoyer ma cour de ferme que ta salopée
01:03:15!
01:03:15Mais ils m'ont forcé !
01:03:16Allez tu viens toi !
01:03:17Change mon cap !
01:03:18Je suis sur une piste !
01:03:19Des troupes fraîches à l'horizon !
01:03:20Ah ! Quand il faut, il faut !
01:03:21T'en fais pas Pierrot !
01:03:22J'ai la situation en main !
01:03:23Oui ça, je sens bien ça !
01:03:24Quant à toi, cette fois-ci tu l'as mérité !
01:03:27Tu l'as mérité ?
01:03:28Un sacré garçon !
01:03:29Ce coup-ci, ça va barder !
01:03:31Allez les gars !
01:03:32Ce soir, veillez normes à la ferme !
01:03:34Remets-nous ça !
01:03:35Lucien !
01:03:47Je m'attends que je ne m'attends pas !
01:03:48Pardon, madame.
01:03:50Je viens de la part de Joseph Cohen.
01:03:57Il organise une sorte de buffet campagnard, vous voyez.
01:04:04Bon, ça va pas être facile.
01:04:06Et des fois, je pourrais peut-être prendre le fusil.
01:04:09Ah, si vous voulez.
01:04:10Oui, oui.
01:04:17Ils sont combien à peu près ?
01:04:19Je ne sais pas, ça dépend d'une quinzaine.
01:04:21Ils sont comment ?
01:04:22C'est des petits durs, je t'ai dit, des clandestins.
01:04:24On peut leur parler ?
01:04:25Si je suis là, oui.
01:04:53Pardon, messieurs. Je vous dérange ?
01:04:56Non, pas du tout, au contraire.
01:04:59Bonjour. Je viens de la part de Joseph Cohen.
01:05:04Mais c'est une visite intéressante, ça.
01:05:06C'est la petite belle-sœur de Joseph.
01:05:10La fiancée de notre ami Pierre.
01:05:15Mais justement, parlez-vous.
01:05:17De moi ? Mais je ne vous connais pas.
01:05:20Moi aussi.
01:05:24Striptease sur le port hier.
01:05:26Vous avez pas vu ça, vous ?
01:05:27Ah, c'était...
01:05:29Mais ça m'a bien plu, moi.
01:05:36Tu es une connerie, quoi.
01:05:37C'est la merde.
01:05:38Là, c'est toi !
01:05:55C'est pas le genre de truc pour lequel on se mobilise d'habitude, ça.
01:05:58L'adaptabilité aux circonstances imprévues est le moteur fondamental de l'homme d'action.
01:06:03Tous les stratèges vous le diront.
01:06:08Ben dis donc, ils sont sur vos gars ?
01:06:09Je ne veux pas me retrouver avec des lavettes et des forts en gueule, hein.
01:06:13Ça ne va pas être une partie de plaisir.
01:06:15Il y aura les flics.
01:06:16Il faudra rester dur, ferme et refuser toute violence.
01:06:21Bref, nous accepterons ceux qui auront la meilleure maîtrise de soi.
01:06:23Et à quoi tu vois ça, toi ? La maîtrise de soi ? T'as une idée ?
01:06:28Je suis psychologue de métier. Ne l'oubliez pas.
01:06:31Tenez, par exemple.
01:06:34Je fais un triangle. Où est-ce que vous mettriez ce galet, vous ?
01:06:38Bon, et vas-y, toi.
01:06:39Je ne sais pas, moi.
01:06:40Mais attends, attends, ça m'amuse, moi.
01:06:42Ça m'amuse, ton truc, voilà.
01:06:44Le galet, je le mets là, moi.
01:06:46Voilà.
01:06:48Vous êtes chef ?
01:06:49Ben ouais.
01:06:51Il y a longtemps qu'il est chef ?
01:06:52Ben ouais, pourquoi ?
01:06:53C'est embêtant.
01:06:55Non, c'est pas grave, mais c'est embêtant.
01:06:57Ben quoi ?
01:06:58Ben, c'est-à-dire que vous l'auriez mis là, oui, ça aurait pu passer.
01:07:02Mais là...
01:07:03Et vous ?
01:07:04Vous l'aurez mis où, vous ?
01:07:08Là.
01:07:09Ben, ben voilà.
01:07:10Voilà, ça, c'est un chef.
01:07:11Ah, ça, c'est un chef.
01:07:13Bravo.
01:07:13Bravo.
01:07:14Ça, c'est un chef.
01:07:19Moi, je sais pourquoi.
01:07:21Vomis de putoirs.
01:07:22Vomis de putoirs.
01:07:23Fesses de gugus, ça, hein ?
01:07:26Charognapus.
01:07:28Ce qu'on n'a pas changé, malgré de bonnes études.
01:07:34Bravo, Joseph.
01:07:36Je vois que vous prenez les choses à cœur.
01:07:37Non, non, faut pas vous m'apprendre.
01:07:38C'est une simple petite...
01:07:39Une petite mise en train, en quelque sorte.
01:07:41Ça doit être ça.
01:07:42Et pendant ce temps-là, moi, je peux quasiment me faire violer.
01:07:44Ça n'a aucune importance.
01:07:45Non, vous rigolez.
01:07:45Vous exagérez.
01:07:47Et ça, j'exagère ?
01:07:49Oh, mon Dieu.
01:07:52Oh, mon Dieu, ne dites-le rien.
01:07:54C'est...
01:07:54Oh, mon Dieu.
01:07:56L'homme est un loup pour l'homme.
01:07:57D'abord, oui, Pierre.
01:07:58Il est parti chercher du renfort.
01:08:00Mais c'est trop facile.
01:08:01Tu sais là où fallait le mettre, le rond, là ?
01:08:02Je n'ai jamais demandé à être chef, moi.
01:08:03Parce que moi aussi, je peux le faire, tiens.
01:08:04Voilà, je le mets là, ton rond.
01:08:06Voilà.
01:08:06Mais c'est l'autre avec ces trucs.
01:08:07Je suis pour rien.
01:08:08D'ailleurs, je vais en refaire un, moi.
01:08:09Puis vous allez voir si je ne suis pas le chef, moi.
01:08:11Bande d'enfoirés.
01:08:12Hein ?
01:08:12Où est-ce qu'il est, l'autre ?
01:08:13Hein ?
01:08:13Ils ont une susceptibilité aussi.
01:08:15Je n'ai jamais vu ça, moi.
01:08:23J'ai plus d'entraînement.
01:08:26Bon, écoute, je crois qu'il vaut mieux que j'y retourne.
01:08:28Je vais arranger ça.
01:08:31Monsieur...
01:08:31Ah, non, non, non.
01:08:32Toi, tu restes là.
01:08:36Hé !
01:08:37Ce sont des garçons qui ont un problème d'autorité.
01:08:38Alors, du doigté.
01:08:40Oui, d'accord.
01:08:45C'est d'autant plus court qu'il avait bien placé son galet.
01:08:48Bon, les gars.
01:08:50Oh, faut pas louper ça.
01:08:52Un postérieur peut en cacher un autre.
01:08:54Un petit coup de main, ça n'a jamais fait de mal.
01:08:56Ah !
01:08:57Ah, mon Dieu, Marjolaine.
01:08:59T'as toujours la main aussi leste, toi.
01:09:00Ah, Joseph Cohen, t'as pas changé.
01:09:02Toi non plus.
01:09:03Sauf qu'il y a 20 ans, tu m'aurais pas calotté
01:09:05pour une petite marque d'affection, quoi.
01:09:07Oh, Joseph, c'était il y a 20 ans.
01:09:08Oui, mais tu es toujours aussi avenant, toi.
01:09:10Oh, Joseph, il y a du monde.
01:09:11Oui.
01:09:12Alors, comme ça, t'es en panne.
01:09:13On va arranger ça.
01:09:14Allez, les gars.
01:09:15On va...
01:09:15Je regrette.
01:09:17Je regrette d'avoir jamais appris à conduire ce putain dans un.
01:09:20Oh !
01:09:23Oh !
01:09:24Oh !
01:09:24Oh !
01:09:25Oh !
01:09:29Mon Dieu, Joseph.
01:09:31Oh !
01:09:32Oh, putain.
01:09:36Tu te souviens ?
01:09:45On était toujours dans des endroits invraisemblables.
01:09:48Viens voir.
01:09:49Il y a Nicole avec un gars.
01:09:50Qui sait ?
01:09:53On dirait...
01:09:54Oh !
01:09:57Qu'est-ce qu'il y a de là ?
01:09:58Là ?
01:09:59Aïe !
01:10:00Mais qu'est-ce que c'est que cette connerie ?
01:10:04Merde !
01:10:05Il nous a fait une sacrée peur.
01:10:06Il a perdu une frère.
01:10:08Il reste heureusement qu'il était là, lui.
01:10:11Et non, Madrid a porté ma pharmacie.
01:10:13Qu'est-ce qu'on fait des enfants ?
01:10:14Et puis, le cochon de Julien.
01:10:15On le met dedans.
01:10:24On s'est mis n'importe comment, en attendant.
01:10:26Quand les organisateurs se dérobent, tout va à volo.
01:10:28J'ai eu un petit contre-temps avec la châtelaine.
01:10:30Ça, c'est pas mal.
01:10:31On a fait les andouilles.
01:10:32Toi, tu pactises avec la châtelaine.
01:10:33On a beau être paysan, on n'en est pas moins homme d'honneur.
01:10:35T'es tout trempé.
01:10:36Alors, où est Pierre, enfin ? Qu'est-ce qu'il fait ?
01:10:38Je sais pas, mais en tout cas, il doit pas chômer.
01:10:40Il va nous ramener une sacrée escadrille de Garciers.
01:10:42Ça va faire un boucan.
01:10:43Dis, tu te gares là, avec ton machin là.
01:10:45On chicane.
01:10:46Et puis toi, tu vas dételer Lucienne, hein ?
01:10:49On leur vient, l'espoir.
01:10:52Non, mais, donne-moi ça !
01:11:00C'est pas le tout de boire des verres, hein ?
01:11:02Il faudrait peut-être 6 mètres, maintenant.
01:11:07Alors, comme ça, on joue aux cartes.
01:11:08J'en savais rien, moi, que c'était la femme de Pierre.
01:11:11Belle fille, hein ?
01:11:12Oh, de Dieu !
01:11:13Je croyais que c'était encore une de ces touristes à la noix
01:11:16qui montrent leur cul et s'étonnent qu'on leur rampe dedans.
01:11:30Hé, faut pas faire ça, ma petite dame !
01:11:32Heureusement que le fusil n'était pas chargé, vous auriez pu vous blesser !
01:11:34C'est jamais avec les armes !
01:11:36Non, pour plus se rôter, il faut tenir le fusil, tourner vers le sol !
01:11:39Ben oui, comme ça, c'est une cartouche !
01:11:41Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Mon pied ! Mon
01:11:45pied !
01:11:52Il va y avoir un moment difficile !
01:11:53Encore ? Ça va, mon grand ?
01:11:56Eh ben, tu sais, on en a bavé, là !
01:11:59Oh ! Arrête, non, mais ! Ça va pas, non ?
01:12:03Pas de conclusion hâtive !
01:12:05D'abord, la situation est autrement plus complexe que tu pourrais l'imaginer.
01:12:07Cette jeune femme est blessée !
01:12:09Blessée ?
01:12:10Ben oui, elle a pris une décharge de plomb !
01:12:13Ah bon ? La pauvre petite, et où ça ?
01:12:14Aux fesses !
01:12:16Je vois les filles de mort !
01:12:18On est toujours punis par là où on a pêché !
01:12:21Tout va ?
01:12:25Allez, venez ! Je vais vous conduire à l'infirmerie !
01:12:28Vous vous appelez comment ?
01:12:29Nicole !
01:12:34Avec l'élément sexe, ça rappelle l'indo !
01:12:36Non, pas mal, toi !
01:12:38On est pas loupé, hein !
01:12:45C'est du 3 !
01:12:50Ben non, c'est du 4 !
01:12:53C'est que du 3 !
01:12:54Ben, c'est quelqu'un qui s'y connaît en plomb !
01:12:56Oui, bon, ben, ça suffit ! Allez !
01:12:57Je l'ai dit, ça suffit !
01:12:58Deux !
01:12:59Allez !
01:12:59Il y a encore un petit...
01:13:00Oui, ben, y a rien à voir !
01:13:01Je suis pas sûr que ce soit du 4 !
01:13:03Fichez !
01:13:03Ah ! Ah ! Il me fait rompier !
01:13:06Allez, ça suffit d'un midi !
01:13:13Merci !
01:13:14Eh ! C'est complet, oh !
01:13:18Aïe !
01:13:19C'est une partie tellement sensible !
01:13:21Oui, mais qui cicatrise vite !
01:13:23Voilà !
01:13:24Aïe !
01:13:26Le dernier !
01:13:28Dans quelques jours...
01:13:31Ce derrière sera aussi neuf que celui d'un bébé !
01:13:34C'est vrai que de ce côté-là, vous êtes plutôt bien faites !
01:13:37J'en connais beaucoup qui seraient prêtes à y recevoir du plomb pour l'avoir comme le vôtre !
01:13:41Oh !
01:13:43Comment ça va tes petites affaires ?
01:13:44Ça va !
01:13:45Ça va !
01:13:49Je t'en raconterai !
01:13:52Il est volu, le frangin !
01:13:56Vous êtes venu ?
01:13:57Ben, vous voyez !
01:14:00Pour une question de principe ?
01:14:01Non !
01:14:02C'est une question de personne !
01:14:05Qui ?
01:14:06Vous ?
01:14:08Mais alors...
01:14:09Je sais, vous êtes un peu débordé !
01:14:11Un peu, oui !
01:14:14Je reste quand même !
01:14:16Qui c'est en principe ?
01:14:18C'est très bien !
01:14:22Quand on allume un feu de la guerre,
01:14:24à l'autre bout de la terre,
01:14:26tu t'embrasses de traiter ce bout-là,
01:14:29de terre à bambou-là !
01:14:31Mais si demain, ce feu venait,
01:14:34nous enlever notre paix,
01:14:37tu marcherais les armes aux dents,
01:14:39sous l'œil d'un adjudant !
01:14:43Il n'y a que dans le temps,
01:14:44aux processions,
01:14:45on portait la bannière !
01:14:48Dans le temps !
01:14:50Tu vois ?
01:14:53Même si on aboutisse à rien !
01:14:57De se sentir l'un contre l'autre !
01:15:01Avec tout ce monde autour de nous,
01:15:02j'ai peine à y croire !
01:15:03Parce que t'es con !
01:15:05T'as toujours été con et borné !
01:15:06Oui, ça c'est vrai !
01:15:09Mais eux qui soient là,
01:15:10c'est normal !
01:15:11Ils sont comme toi !
01:15:13Ce que j'arrive pas à comprendre,
01:15:15c'est moi !
01:15:17Pourquoi je suis tellement content d'être là ?
01:15:19Parce que t'es encore plus con !
01:15:21Encore plus con !
01:15:22Ouais !
01:15:24Depuis qu'on a des frères !
01:15:27Des cons de frères !
01:15:31Des cons de frères !
01:15:31Oui !
01:15:54Désolée,
01:15:55je vais vous parler !
01:15:56Je vais vous parler d'un coup !
01:15:59elle était toute germée monsieur le bien
01:16:06je vous ai trouvé du travail à vous et votre épouse
01:16:08bien qu'il légitime
01:16:20la visite
01:16:22tu crois vraiment
01:16:23que vous étiez obligé de faire tout le cirque
01:16:25mais regardez moi ça
01:16:27il serait pas mieux dans leur maison avec leur famille au lieu de se geler les
01:16:30fesses moi je trouve cet homme là est un homme de bien
01:16:33il voudrait pas que cette sacrée rosée vous enrume
01:16:35vous avez remarqué il est pas venu asphalt ce matin ce qui se passe dans la
01:16:39tête de ces champs là et ben moi je vais te dire ce qui se passe joseph
01:16:43regardez donc par là
01:16:50vous venez pour ma meule de paille non monsieur collane j'ai un juste pour une
01:16:53petite signature je vais chercher mes lunettes
01:16:57très heureux cher monsieur je suis le frère de joseph vous permettez
01:17:04on peut lire ça sans lunettes c'est écrit très gros trop gros
01:17:08la vie à ma signature pardon je peux rajouter un petit beau
01:17:16il faut passer à l'élection plus vite possible
01:17:18et bien une minute on peut essayer la douceur
01:17:21surtout pas vous avez des hommes armés
01:17:23ben oui ça va pas être facile
01:17:25c'est votre boulot mon lieu
01:17:31heureusement je mets copain parce que tu es petit dur
01:17:33les clandestins par définition c'est discret
01:17:35allez vite allez renforcer le droit de la barre
01:17:37c'est parti
01:17:55regarde celui de gauche
01:17:59eh ben
01:18:01c'est lui
01:18:02c'est lui quoi
01:18:04le tampon
01:18:05qu'est ce que vous foutez là
01:18:07mais tire toi Antoine
01:18:14quel tampon
01:18:16ça
01:18:17et en plus ça s'en va pas cette saloperie
01:18:19ça va c'est pas la peine
01:18:22il t'a fait cinq ans
01:18:24hier
01:18:29reste là
01:18:29là
01:18:47on le fait
01:18:48c'est parti
01:18:48un peu
01:18:48c'est parti
01:18:48que
01:18:58est
01:18:59pour
01:18:59on est quasiment opérationnel à minute mon vieux permettez l'affaire d'honneur
01:19:03et
01:19:36les gars fiers c'est un vieux
01:19:45Ne poussez pas, ne poussez pas, poussez-toi !
01:20:00Ça va, Joson ?
01:20:01C'est à la fin du martel qu'on voit le bruit de la légume.
01:20:06C'est extraordinaire !
01:20:06Oh, ta gueule, toi !
01:20:30Et la pêche, ça va ?
01:20:32On a fait 3 tonnes au début de la semaine dernière, mais depuis, c'est minable.
01:20:35C'est parti !
01:20:40C'est parti !
01:20:53C'est parti !
01:20:57C'est parti !
01:21:18Et ton père, ça va ?
01:21:19Non, non, ça va pas mieux.
01:21:20Il est rentré en ce fini.
01:21:21C'est parti !
01:21:26Ah !
01:21:27Ha ha !
01:21:29Ha ha !
01:21:30Ha ha !
01:21:30Ha ha !
01:21:30Ha ha !
01:21:30Waouh !
01:21:36Attention, tout le pays t'en regarde, mon dieu !
01:21:39Et tes amis, ils arrivent quand ?
01:21:40C'est pas encore l'heure !
01:21:54Est-ce que tu te rends compte que tu es ridicule ?
01:22:00Tu m'entends ?
01:22:02Si tu prends une dérouillée devant tout le monde, je te préviens, je ne supporte pas !
01:22:08Allez, vas-y Pierre !
01:22:10Allez Pierre !
01:22:11Allez !
01:22:27Tu m'aimes de hausler ?
01:22:29Putain !
01:22:30Putain !
01:22:31Tiens !
01:22:41Allez là !
01:22:43Tiens là !
01:22:44Je te...
01:22:45Ah !
01:22:49Salaud !
01:22:51Oh !
01:22:52Oh !
01:22:53Oh !
01:22:54Oh !
01:22:58Oh !
01:22:59Oh !
01:23:00Applaudissements.
01:23:30Qu'est-ce que vous venez faire ici ?
01:23:32Ça n'est pas du tout, du tout à votre place.
01:23:34Le château est tellement vide.
01:23:35Et ici, c'est tellement animé.
01:23:36Alors, vous les avez mintés ?
01:23:38Pas encore à ce que je vois.
01:23:40Mais où sont mes amis, Cohen ?
01:23:42Ah, bonjour.
01:23:43Mais eh bien, chère madame, vous êtes froid.
01:23:46Bonjour.
01:23:47Dis donc, Joseph.
01:23:48Hier soir, au conseil, on a parlé de toi.
01:23:50J'en ai appris de belles.
01:23:52Ton terrain, tu sais ce qu'ils veulent en faire ?
01:23:54Je m'en fous.
01:23:55De toute façon, ça ne changera rien pour moi.
01:23:57Laisse-le parler, ça m'intéresse moi, au contraire.
01:23:59Eh bien, ton terrain...
01:23:59Silence, hein, Béci, silence.
01:24:00Allez, distribuez vos journaux.
01:24:01Mais c'est ce garçon s'exprimé.
01:24:03Il s'exprime très bien, d'ailleurs.
01:24:05Eh bien, ton tyran te le reprend.
01:24:06Pour le transformer en décharge publique.
01:24:08Un énorme tas d'ordures.
01:24:10Une montagne d'immondices.
01:24:15Sacré ganache.
01:24:17Tu m'aurais parlé d'une centrale nucléaire.
01:24:19Ça aurait été un truc valable.
01:24:22L'avenir était lumineux.
01:24:23C'était le bordel assuré pour des mois et des mois.
01:24:25Bon, c'est pas tout ça.
01:24:25Va falloir opérer dans les règles.
01:24:27Joseph, il faut que je t'emmène.
01:24:28Toi, ta gueule.
01:24:31On se bat pas pour un tas d'ordures.
01:24:32Oh, vous autres !
01:24:33Eh, attendez !
01:24:34Ah, vous, y'en a marre, hein !
01:24:35Venez, on vient, attendez, on attend.
01:24:37On t'a dit de fermer ta gueule !
01:24:38Ouais, moi, je sais plus.
01:24:42Alors, t'as gardé le secret pour ça.
01:24:45Pour un petit tas de crates.
01:24:46Ça manque de classe, tout ça.
01:24:47J'aime changer, moi.
01:24:48Allez, viens.
01:24:48T'es un, hein.
01:24:50T'es tout petit comme ça.
01:24:51T'es tout petit.
01:24:54Et le fric !
01:24:56Vieil emmerdeur, et le fric, eh !
01:24:58Mais ça compte, eh !
01:24:59Le fric !
01:25:00Pensez-moi la préfecture.
01:25:05Vous en faites pas, chef ?
01:25:09C'est breton ?
01:25:10C'est tous des viettes.
01:25:12Enlevez-moi ce type où je fais un malheur.
01:25:15Allez, Pépé, on fait la place.
01:25:19Allô, monsieur le préfet ?
01:25:20Mes respects, monsieur le préfet.
01:25:22Alors, voilà.
01:25:23Je suis venu avec quelques hommes
01:25:25pour expulser trois individus
01:25:26et je me retrouve avec tout un village
01:25:28décidé à résister.
01:25:30Alors, qu'est-ce que je fais ?
01:25:32Je tire ou je me retire ?
01:25:34Pierre, vos amis sont arrivés.
01:25:36À vos ordres, monsieur le préfet.
01:25:42Repli général et en silence !
01:25:44Bien.
01:25:45Non, non, non, non.
01:25:46Non, mais il faut que je l'aille avec moi,
01:25:47sinon on ne va jamais s'en sortir.
01:25:48Non, non, laisse-le se débrouiller tout seul.
01:25:50Je l'ai vu à l'oeuvre, ce garçon.
01:25:51Peut-être pas trop tard
01:25:52pour que ça pète un bon coup.
01:25:54Mets tout à l'abri, ma petite rose.
01:25:55On sait jamais.
01:25:56Ouais, on sait jamais.
01:25:57Salut !
01:25:58Bon, on est prêts.
01:25:59On a déjà disposé les charges.
01:26:01C'est un vieil enjème,
01:26:02mais il marche le tonnerre de Dieu.
01:26:04Écoutez, les enfants,
01:26:04je vous remercie beaucoup,
01:26:06mais les gendarmes vont partir.
01:26:07Donc, nouvelle consigne,
01:26:09demi-tour en ordre
01:26:09et chacun rentre gentiment dans sa chemière.
01:26:11Tu plaisantes ou quoi ?
01:26:12On s'est coltiné ça pendant des kilomètres.
01:26:14La bagnole est tombée en rade.
01:26:15On n'a pas mangé, on n'a pas dormi,
01:26:16on a fait du stop dans un camion pourri.
01:26:18Et tu veux qu'on arrête ?
01:26:18Mais tu planes, mon pote, ou quoi, là ?
01:26:20Ta gueule !
01:26:20Je crains que votre amour illicite
01:26:21pour la guérilla ne soit un peu démodée.
01:26:23Ta ferme, tu peux te la mettre quelque part.
01:26:25Et la prochaine fois,
01:26:26tu te trouveras tout seul
01:26:26comme un camp avec ta gonzette
01:26:28pour pleurer les combats perdus.
01:26:29Bon, allez, venez-vous-en,
01:26:30on va enlever les charges.
01:26:37Pierre, il faut que je te dise
01:26:39que je n'ai jamais rien vu
01:26:40qui s'est mené avec autant d'inconséquences.
01:26:42Comment tu fais-tu ?
01:26:44C'est une question de méthode.
01:26:45Le plus difficile,
01:26:46c'est de savoir négocier sa propre incompétence.
01:26:49Tu peux voir ton tampon ?
01:26:51Sale sournois !
01:27:16C'est ainsi que naquit la légende
01:27:19de Pierre Cohen,
01:27:20surnommée depuis
01:27:22le pourfendeur des iniquités
01:27:24pour avoir bouté l'infamie
01:27:26hors du Finistère Sud
01:27:28en 1984.
01:27:31On peut encore voir
01:27:32la statue commémorative
01:27:34de ce geste fabuleux
01:27:35face à la mer
01:27:37sur la jetée du port de Douellan.
01:28:18sur la jetée du port de Douellan.
01:28:22par la jetée du port de Douellan.
01:28:48Le port de Douellan封
01:29:22...