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  • il y a 20 heures
Mettez vous d'accord avec Jean-Claude Beaujour, Anne Durez, Arnaud Stéphan et Gilbert Azoulay

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-06-05##

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Transcription
00:00:00Et nous continuons ce 10h midi avec Jean-Claude, bonjour, cher Jean-Claude, avocat, président du forum transatlantique, Anne Duresse,
00:00:08bonjour, président de l'association Femmes de Loi, Arnaud Séfan, fondateur de l'agence La Note de Com, bonjour, et
00:00:15Gilbert Azoulay, directeur général de Newstank Education et journaliste pour l'hémicycle, et vous êtes spécialiste de l'éducation, on
00:00:23va parler de la santé mentale des jeunes qui se dégradent, et évidemment nous allons revenir sur l'affaire Liana,
00:00:29ça tombe bien que vous soyez avec nous, puisque vous connaissez l'association Femmes de Loi, c'est-à-dire
00:00:35que vous connaissez les ressorts de la justice, ainsi que notre ami Jean-Claude, les ratés, les ratés de la
00:00:43justice, les ratés de l'enquête, les ratés de la transmission de documents, vous avez été très nombreux à nous
00:00:48appeler ce matin, dans la matinale de notre camarade Maxime Liedot, et Gilles Gansman est resté avec nous pour le
00:00:57zapping.
00:00:57Oui Valérie, je me pose une question, serais-je entouré de débatteurs blindés ? Faites-vous partie des riches d
00:01:04'après l'Observatoire des inégalités ? D'après vous, à partir de quel montant on est riche ?
00:01:09C'est à 4000, c'est ça ?
00:01:10Ah bah, vous me tuez mon truc, mais c'est pas votre opinion à vous, on est riches à 4500
00:01:15euros ?
00:01:16Non, mais vous avez dit, moi j'ai vu l'enquête, donc c'est pour ça que je répondais à
00:01:194000.
00:01:19Ah bah voilà, bah on va écouter les Français.
00:01:20Moi j'ai écouté Piketty qui disait qu'il fallait resserrer l'échelle des salaires, c'est ça, qu'il
00:01:25fallait...
00:01:26Et gagne combien Piketty ?
00:01:27Ah bah Piketty, je ne sais pas.
00:01:28Alors écoutons les Français, après on en débatte.
00:01:30Parce que c'est en partie une affaire de perception, on vous a posé la question.
00:01:34À partir de combien d'euros par mois on est riche pour vous aujourd'hui ?
00:01:384000, je pense que t'es juste, là au double, tu dois être bien.
00:01:42Disons 2000, on peut faire pas mal de choses, mais bon, à la fin du mois, il ne reste plus
00:01:46grand-chose.
00:01:47Les réponses dépendent aussi du lieu d'habitation.
00:01:50À Divonne-les-Bains, ville qui concentre bien plus de foyers aisés, les chiffres grains.
00:01:55Il faut bien 6000 euros, je dirais, par mois.
00:01:579000 euros, par exemple.
00:01:58Les restaurants, les vacances, quand on n'est pas riche, justement, c'est ce qu'on ne peut pas se
00:02:02payer, en fait.
00:02:04Des montants bien éloignés de la réalité, car selon l'Observatoire des inégalités,
00:02:09une personne est riche quand elle gagne, à elle seule, plus de 4292 euros net d'impôts par mois,
00:02:16le double du salaire médian en France.
00:02:18Et pour un couple sans enfant, il faut gagner au moins 6438 euros net d'impôts par mois.
00:02:25Et oui, ce qu'on peut retenir, c'est que cette étude, elle est un peu bizarre,
00:02:29parce qu'elle ne prend pas en compte, justement, ce que disait le reportage d'M6,
00:02:32du lieu et de l'endroit où vous habitez.
00:02:36Évidemment, si vous aboutez Cannes, Nice ou Monaco, c'est pas...
00:02:39Enfin, Monaco, c'est pas la France, mais...
00:02:40Non, les grandes villes ou la campagne, oui.
00:02:42Mais effectivement, ça a fait débat.
00:02:44Jean-Claude, vous aviez vu cette...
00:02:46Oui, j'avais effectivement vu cette enquête qui indiquait que 4200 était un élément de richesse.
00:02:53C'est vrai que la notion de richesse, vous voyez, par exemple, c'est quoi être riche ?
00:02:57On ne sait pas, il n'y a pas de définition en réalité de la richesse.
00:03:01C'est ne pas compter, c'est vivre très aisément.
00:03:05Moi, j'ai envie de vous dire, tout simplement, c'est vrai qu'à 4200 euros, on est aisé.
00:03:10C'est une situation correcte.
00:03:13Mais ça n'est pas de la richesse, de mon point de vue.
00:03:15Ce qu'il y a, c'est qu'il y a une vision des économistes qui consiste à dire,
00:03:18il y a un gâteau qu'il faut répartir.
00:03:20Et Piquet qui a expliqué ça ce matin, parfois il dit des choses intelligentes.
00:03:24Il disait que les pays émergents veulent gagner plus.
00:03:27Donc, il y a un moment où tout le monde ne pourra pas gagner la même chose
00:03:30et tout le monde ne pourra pas s'émanciper pour gagner plus.
00:03:32Ce n'est pas vous, Jean-Claude, évidemment.
00:03:35Le problème, c'est que si tout le monde veut gagner plus, je pense que c'est légitime.
00:03:40Mais en revanche, il faudra un moment réfléchir à cela.
00:03:43Moi, ce que je pense, c'est qu'il faut favoriser l'initiative, l'engagement
00:03:47et surtout pas l'imiter, comme l'avait fait Hollande en disant,
00:03:50moi, les riches, c'est 4000.
00:03:52Ça ne veut rien dire dans une société où il faut plutôt pousser, engager et innover, investir.
00:03:57Que sais-je ?
00:03:57Moi, je trouve que fixer des seuils comme ça, c'est complètement irréaliste.
00:04:00Mais ça rejoint aussi notre sujet de début de semaine sur le SMIC qui augmente
00:04:04et qui se rapproche des minimas des salaires.
00:04:10Les autres salaires n'augmentent pas.
00:04:12Donc, on se retrouve...
00:04:14C'est important de dire là où on habite.
00:04:17Pourquoi ?
00:04:17Parce que si vous voulez avoir un appartement dans les grandes villes,
00:04:21on va prendre l'exemple de Paris,
00:04:23si vous voulez habiter Paris ou la région parisienne.
00:04:26On parle de 11 millions, 12 millions d'habitants.
00:04:30Il faut gagner trois fois le loyer.
00:04:33Si je prends 4200 euros, ce que vous avez dit,
00:04:37ça veut dire un loyer à 1400 euros.
00:04:39Il faut quand même se rappeler qu'en banlieue parisienne,
00:04:41Paris et région parisienne,
00:04:43banlieue parisienne,
00:04:441400 euros,
00:04:45vous avez un bostude ou un petit deux-pièces.
00:04:50Et c'est le cas pour la plupart des grandes villes en France
00:04:54où les métropoles,
00:04:56les prix des loyers en centre-ville
00:04:58ou à côté des activités,
00:05:00c'est-à-dire que vous n'allez pas vous taper une heure de route
00:05:04pour aller travailler,
00:05:06vous vous retrouvez avec des loyers,
00:05:084200 euros si vous divisez par trois.
00:05:10Vous ne pouvez pas dire que quelqu'un est riche
00:05:12quand il habite dans un deux-pièces.
00:05:15Si la richesse, c'est habiter dans un deux-pièces,
00:05:17on a vraiment pris le tobogran.
00:05:20Attention, je n'ai pas dit 4200, c'était de la richesse.
00:05:22Je n'ai surtout pas dit ça.
00:05:23Non, mais vous avez dit aisé.
00:05:23Moi, je ne suis pas sûr que gagner 4000 euros,
00:05:27plus ce qu'on demande aujourd'hui comme salaire
00:05:29pour gagner 4000 euros comme profession,
00:05:31et habiter dans un studio ou dans un deux-pièces,
00:05:33je ne suis pas sûr qu'on soit la personne la plus aisée de l'amende.
00:05:37Mais vous savez, c'est là où il faut qu'on fasse attention.
00:05:39Plus aisée, non.
00:05:41L'idée, c'est quoi, finalement ?
00:05:43Au fond, c'est 4200 par rapport à ce qui est le SMIC,
00:05:45par rapport au salaire médian.
00:05:47C'est de dire, effectivement,
00:05:48quand on est à 4200 net,
00:05:51on parle de bien net d'impôt,
00:05:53donc après impôt sur le revenu,
00:05:55par rapport au salaire médian,
00:05:591750, je crois,
00:06:00le salaire médian,
00:06:01je crois que c'est 1750 avant impôt,
00:06:04eh bien, c'est quelqu'un, entre guillemets,
00:06:06désé, mais là encore,
00:06:07c'est toujours l'aisance par rapport à quoi ?
00:06:08Par rapport à un mode de vie qu'on se fixe ?
00:06:10C'est 250 euros le salaire moyen dans le Sud-Sahel.
00:06:13Ce n'est plus par rapport au mode de vie.
00:06:15C'est certain que si vous voulez avoir un très bel appartement,
00:06:194200, quand vous êtes dans une capitale,
00:06:21ce n'est pas la même chose que 4200
00:06:22quand vous êtes en région,
00:06:24voire quand vous êtes à la campagne.
00:06:25Donc, c'est quelque chose de très relatif.
00:06:27Moi, je préfère aussi dire
00:06:29qu'au fond, finalement,
00:06:31ces discussions n'ont pas beaucoup d'intérêt,
00:06:33parce qu'en même temps,
00:06:34ça tente à opposer les Français,
00:06:36les riches, les pas riches,
00:06:37les si et les ça.
00:06:38Dans une société comme la nôtre,
00:06:41où il y a la chance de notre système,
00:06:43c'est qu'il y a une classe moyenne.
00:06:46Pourquoi ?
00:06:47Parce qu'on a su redistribuer,
00:06:49même si parfois,
00:06:50il y a des dépenses qui sont inacceptables,
00:06:51même si parfois,
00:06:52ce n'est pas toujours bien géré.
00:06:53Ce n'est pas toujours le cas à l'étranger.
00:06:55Vous avez de grosses distorsions
00:06:56et que jusqu'à preuve du contraire,
00:06:58on arrive à...
00:06:59L'idée, c'est qu'on redistribue correctement,
00:07:03sans pénaliser.
00:07:03Il ne faut surtout pas pénaliser
00:07:05ceux qui gagnent correctement leur vie,
00:07:07parce qu'ils aident d'essayer l'idée.
00:07:09Anne de Ress.
00:07:10Non mais,
00:07:11Jean-Claude me permettra
00:07:13de faire cette transition.
00:07:14Merci, Jean-Claude.
00:07:15C'est vrai que,
00:07:17bon,
00:07:17cette étude a le mérite d'exister,
00:07:19mais je la trouve très relative.
00:07:22Entre ceux qui perçoivent
00:07:24éventuellement des aides sociales,
00:07:26qui sont, on peut le dire,
00:07:27dans l'absolu toujours insuffisantes
00:07:29quand on gagne
00:07:30des très petites sommes d'argent,
00:07:32qu'on a des enfants élevés,
00:07:33qu'ils souhaiteraient faire des études,
00:07:35c'est bien normal.
00:07:35Mais, là où je rejoins Jean-Claude,
00:07:38c'est que,
00:07:39souligner de telles études,
00:07:42avec, bon,
00:07:42des réserves sur,
00:07:43est-on riche,
00:07:44à partir de quel montant,
00:07:46on revient à polariser
00:07:48des catégories de population.
00:07:50Ceux qui sont plus aisé que d'autres,
00:07:53est-ce qu'ils ont une faculté aussi
00:07:55à redistribuer
00:07:57dans des domaines
00:07:58qui les intéressent ?
00:08:01Il faudrait tout regarder
00:08:03dans un budget.
00:08:04Alors, le lieu d'habitation,
00:08:05est-ce que vous bénéficiez
00:08:06ou pas d'aide ?
00:08:07Est-ce que vous avez
00:08:08plusieurs enfants ?
00:08:08Pas plusieurs enfants ?
00:08:10Est-ce que...
00:08:11Enfin,
00:08:12cette étude-là...
00:08:13Pour être avocate,
00:08:14est-ce que,
00:08:14par exemple,
00:08:15sur quelqu'un qui a des petits revenus,
00:08:17vous lui faites un prix ?
00:08:19Ou comment vous réagissez aussi
00:08:21par rapport au salaire ?
00:08:22Je n'exerce plus comme avocate,
00:08:24mais mon confrère Jean-Claude
00:08:26pourra vous le dire.
00:08:27Quand on prête serment d'avocat,
00:08:29on prête serment aussi
00:08:30d'exercer notre profession
00:08:31avec dignité et humanité.
00:08:33Ça veut dire,
00:08:34concrètement,
00:08:35qu'un client qui se présente devant vous,
00:08:36si vous acceptez de le représenter,
00:08:38et de le conseiller,
00:08:40vous êtes censé fixer vos honoraires
00:08:43en tenant compte
00:08:44de la situation personnelle
00:08:46et socio-professionnelle
00:08:48du client,
00:08:49de la cliente
00:08:49que vous avez en face de vous.
00:08:50Oui,
00:08:51tout à fait,
00:08:51ça se fait,
00:08:52et ça se fait souvent.
00:08:54Et là-dessus,
00:08:55je salue nos confrères
00:08:56qui font du droit de la famille,
00:08:58du droit des personnes,
00:08:59parce que c'est là
00:08:59où on est sur des populations
00:09:01en situation de vulnérabilité
00:09:02qui ont un besoin d'accès au droit.
00:09:05Maintenant,
00:09:06il faut aussi garder à l'esprit
00:09:07qu'un avocat
00:09:08n'est pas un fonctionnaire,
00:09:09ça n'est pas un salarié de la justice,
00:09:11c'est quelqu'un qui,
00:09:12malheureusement,
00:09:13en tout cas,
00:09:13c'est comme ça,
00:09:14a des charges de fonctionnement,
00:09:15un proprio,
00:09:16il ne vous fait pas
00:09:17votre loyer professionnel,
00:09:18il ne vous le fait pas
00:09:19à meilleur prix
00:09:19parce que votre clientèle
00:09:20serait plutôt telle ou telle
00:09:22catégorie de clientèle.
00:09:23Donc,
00:09:23c'est là où nous...
00:09:24parce qu'ils...
00:09:24Ah oui,
00:09:25ils ne font pas le loyer
00:09:25mais ils s'intéressent
00:09:26à nos revenus.
00:09:27Non,
00:09:28je vous dis,
00:09:28votre bail professionnel,
00:09:32vos charges,
00:09:33elles ne sont pas fonction
00:09:34de votre catégorie de clientèle.
00:09:36Je peux vous le dire.
00:09:37C'est la raison pour laquelle
00:09:38je dis,
00:09:38là où il faut peut-être
00:09:40faire attention,
00:09:41c'est qu'il y a
00:09:41l'aide juridictionnelle
00:09:43qui aide les personnes
00:09:45qui sont sans gros revenus
00:09:48et je dis là-dessus,
00:09:50chapeau à nos confrères
00:09:51qui participent
00:09:52à l'aide juridictionnelle.
00:09:53Si je peux me permettre
00:09:53d'éclairer aussi le débat
00:09:54parce que sur les revenus
00:09:55des Français,
00:09:56il y a quand même
00:09:56un phénomène en France
00:09:57qui s'opère,
00:09:58c'est l'héritage.
00:09:59L'héritage qui fait partie
00:10:00de la notion de richesse
00:10:02en France.
00:10:02C'est-à-dire qu'il y a eu
00:10:03un mouvement en France
00:10:04où finalement,
00:10:05la notion de patrimoine
00:10:07s'est faite sur l'héritage
00:10:08et non pas sur les salaires
00:10:09ou les revenus.
00:10:10Et donc,
00:10:11c'est un vrai sujet.
00:10:12C'est que oui,
00:10:13les salaires,
00:10:13ils ont peut-être baissé,
00:10:14ils ont peut-être augmenté,
00:10:15mais la notion de richesse,
00:10:16elle ne se fait plus
00:10:17exclusivement sur les salaires.
00:10:18Alors,
00:10:18on aura Stéphane
00:10:19qui veut réagir.
00:10:20Est-on riche
00:10:21à 4292 euros net par mois ?
00:10:24Dites-nous ce que vous en pensez.
00:10:260826 300 300.
00:10:27A tout de suite.
00:10:31Sud Radio.
00:10:32Le 10h midi,
00:10:33mettez-vous d'accord ?
00:10:35Valérie Expert.
00:10:36Alors,
00:10:36on a Stéphane
00:10:37qui nous écoute ce matin
00:10:38sur Sud Radio
00:10:38et qui voulait répondre
00:10:39à cette question.
00:10:40Est-on riche
00:10:41à 4292 euros net par mois ?
00:10:44Stéphane,
00:10:44vous répondez ?
00:10:46Eh bien,
00:10:46je réponds
00:10:47en plusieurs points.
00:10:51Bonjour Valérie.
00:10:51Bonjour à vous.
00:10:52Bonjour.
00:10:53Le premier point,
00:10:54c'est qu'il faut distinguer
00:10:57ce qui est le revenu
00:10:58du capital,
00:10:59c'est-à-dire
00:11:004 000 euros net par mois
00:11:02si on n'a pas de capital,
00:11:04ce n'est pas énorme.
00:11:05Et puis,
00:11:05par contre,
00:11:06si 1 000 euros par mois
00:11:08si vous avez
00:11:085 millions d'euros de capital,
00:11:10c'est assez différent.
00:11:12C'est la première chose.
00:11:13Donc,
00:11:13il faut distinguer
00:11:14revenu et capital.
00:11:16La seconde chose,
00:11:16je crois qu'il faut
00:11:17distinguer le statut.
00:11:18C'est-à-dire que
00:11:18si vous avez
00:11:194 200 ou 500
00:11:21net par mois
00:11:22que vous êtes fonctionnaire
00:11:23avec une croissance
00:11:24en vue de vos revenus
00:11:26et puis une retraite
00:11:26qui sera à peu près équivalente,
00:11:28ce n'est pas la même chose
00:11:29que d'avoir 4 200 euros
00:11:31net par mois
00:11:32et être entrepreneur
00:11:33sans savoir
00:11:33ce qui va se passer demain.
00:11:35Vous voyez,
00:11:35c'est pas la même chose.
00:11:36Un entrepreneur
00:11:36avec 4 000 euros,
00:11:38ils sont obligés
00:11:38de créer du capital.
00:11:40Et donc,
00:11:41ce n'est pas la même chose.
00:11:41La troisième chose,
00:11:42c'est qu'il faut mieux
00:11:43voudrait parler
00:11:44de part sur...
00:11:45il faut prendre en compte
00:11:45des parts sociales.
00:11:46C'est-à-dire,
00:11:47si vous avez 4 000 euros
00:11:48net par mois seul
00:11:50et que vous avez deux enfants,
00:11:51forcément,
00:11:51ce n'est pas la même chose.
00:11:53Voilà.
00:11:53Et la quatrième chose,
00:11:57c'est que...
00:11:58Je prends des notes, hein.
00:12:01Parce que c'est toujours
00:12:03des sujets plus complexes
00:12:05que le oui et non.
00:12:07La quatrième chose,
00:12:08c'est forcément
00:12:08son appréhension de la vie.
00:12:10Vous pouvez vous sentir
00:12:12très confortable
00:12:12avec 1 500 euros
00:12:13si vous vivez
00:12:14dans une petite maison
00:12:15à la campagne
00:12:15et que vous avez limité
00:12:16vos revenus
00:12:17et vous vous sentir
00:12:18très pauvre
00:12:19parce que votre copain
00:12:20a une Rolex
00:12:20et une Ferrari
00:12:21et que vous,
00:12:21vous pouvez acheter
00:12:22que, je ne sais pas trop quoi,
00:12:24une montre à 1 000 euros
00:12:25et puis une voiture
00:12:25tout à fait normale.
00:12:27Voilà.
00:12:27Une swatch,
00:12:28c'est pas piqué.
00:12:28Oui, une swatch,
00:12:29voilà.
00:12:30Mais pour répondre
00:12:32de façon plus,
00:12:33comment dire,
00:12:34simple,
00:12:35non,
00:12:354 000 euros,
00:12:36on n'est pas riches.
00:12:38Simplement,
00:12:38on n'est pas pauvres.
00:12:39C'est tout à fait différent.
00:12:40Encore une fois,
00:12:42merci Stéphane
00:12:42de nous avoir rappelé
00:12:43encore une fois
00:12:44ce question
00:12:45de contexte
00:12:46très intéressant.
00:12:48Gilles,
00:12:48on continue ?
00:12:49Oui,
00:12:50ce soir,
00:12:50il y aura
00:12:51Massinger sur TF1.
00:12:52C'est pas vous,
00:12:54vous n'êtes pas
00:12:54dans le bouquet,
00:12:55Valérie ?
00:12:57Voilà,
00:12:57on se coupe.
00:12:58Alors,
00:12:58pourquoi je vous parle
00:12:59de Massinger ?
00:13:00Vous vous demandez ?
00:13:01Parce qu'il y a
00:13:02Kev Adams dans le jury.
00:13:03Kev Adams qui a subjugué
00:13:05le jury
00:13:05de la version américaine
00:13:07d'Incroyable Talent.
00:13:08Et,
00:13:09il n'y a pas
00:13:10qu'Incroyable Talent
00:13:11qui a été subjugué
00:13:12à que le jury.
00:13:13il y a aussi Emmanuel Macron.
00:13:15Alors,
00:13:15le public est conquis,
00:13:17le jury aussi,
00:13:19Standing Ovation,
00:13:20encensement du jury,
00:13:21donc poursuite
00:13:22de l'aventure
00:13:22pour Kev Adams.
00:13:23Même le président
00:13:24de la République,
00:13:24vous l'avez dit,
00:13:25Emmanuel Macron,
00:13:25a réagi à ce sujet
00:13:27sur X
00:13:27avec un clin d'œil
00:13:28à la blague
00:13:29de l'humoriste
00:13:30Wanna Get Out ?
00:13:31Je l'ai mal prononcé
00:13:32mais ce n'est pas grave.
00:13:33Ou encore
00:13:33Choose France
00:13:34avec un clin d'œil
00:13:35également au sommet économique
00:13:36destiné à promouvoir
00:13:37l'attractivité de la France.
00:13:38Alors,
00:13:39Kev Adams,
00:13:40pour lui,
00:13:40le défi reste
00:13:42de continuer
00:13:43à faire rire
00:13:43dans une autre langue
00:13:44que le français
00:13:46et ça,
00:13:46c'est un défi de taille.
00:13:48Évidemment,
00:13:49beaucoup de critiques
00:13:50parce qu'il y a
00:13:51l'actualité,
00:13:51il y en a,
00:13:52il y a plein de choses
00:13:53mais lui,
00:13:53il choisit de tweeter
00:13:55sur Kev Adams.
00:13:57Un peu de légèreté,
00:13:58mais pas du tout.
00:13:59Enfin,
00:13:59puis moi,
00:14:00j'aime bien
00:14:00quand la France,
00:14:01elle s'impose à cause
00:14:01aux Etats-Unis,
00:14:02ça arrive très rarement.
00:14:03Il y a eu
00:14:03Stéphanie de Monaco,
00:14:06Céline Dion,
00:14:07un peu gadé le malais,
00:14:08donc ils ne sont pas
00:14:08à dire que les Québécois.
00:14:10Non mais attendez,
00:14:11je vous parle
00:14:11des 30 dernières années.
00:14:12Non, non,
00:14:13et puis moi,
00:14:13j'ai regardé,
00:14:14très franchement,
00:14:15j'ai regardé,
00:14:15et franchement,
00:14:16il est très bon.
00:14:16Alors il s'avère,
00:14:17les hasards de la vie,
00:14:18je connais la productrice
00:14:18qui le fait tourner
00:14:19aux Etats-Unis.
00:14:20C'est quelqu'un
00:14:21qui bosse énormément,
00:14:22c'est quelqu'un
00:14:23qui ne ferait éponge,
00:14:24qui peut aller dans la rue
00:14:24et sentir les choses,
00:14:26et quelqu'un
00:14:26qui apprend l'anglais
00:14:27à une vitesse.
00:14:29au contraire,
00:14:29c'est génial pour lui,
00:14:31et c'est un grand artiste.
00:14:32Non mais attendez,
00:14:32il faut être fier de ça,
00:14:33il faut être fier d'avoir...
00:14:34Il y a des présidents,
00:14:36il faut qu'il trouve
00:14:36quelque chose,
00:14:36vous savez,
00:14:38vu ce que font
00:14:38les autres présidents
00:14:39dans d'autres pays,
00:14:40je pense que notre président,
00:14:41il a fait des choses pires,
00:14:43Emmanuel Macron,
00:14:44là franchement.
00:14:45Je vois qu'il y a
00:14:45une casquette rouge
00:14:47à côté,
00:14:48enfin avec...
00:14:48C'est Boston,
00:14:49c'est pas Maga ?
00:14:50Non, non,
00:14:50c'est Boston,
00:14:51j'étais à Boston,
00:14:52j'étais visité Harvard
00:14:52il y a quelque temps,
00:14:54mettons que j'ai ramené
00:14:54la casquette.
00:14:55Mais vous en pensez quoi
00:14:57politiquement ?
00:14:58C'est-à-dire qu'on est
00:14:58effectivement,
00:14:59on était dans une séquence
00:15:00assez tragique,
00:15:01le président n'a pas tweeté
00:15:06sur...
00:15:06Enfin voilà,
00:15:07c'est l'équipe de France,
00:15:08la fierté de l'équipe de France,
00:15:10c'est...
00:15:10Je veux dire,
00:15:11il énégure les pots de fleurs,
00:15:12enfin c'est un peu...
00:15:13C'est un président
00:15:13de la quatrième République,
00:15:14quand même.
00:15:15Oui, c'est ça,
00:15:15c'est bravo Kev Adams.
00:15:19Il a publié d'autres choses,
00:15:20quand même,
00:15:20pour pas...
00:15:22Je ne le défends pas d'ailleurs.
00:15:24On parlera du sujet
00:15:25du moment tout à l'heure,
00:15:27mais j'imagine que
00:15:28toute la difficulté,
00:15:30c'est...
00:15:31On sait que...
00:15:32J'imagine la complexité
00:15:34pour le président
00:15:35de communiquer
00:15:36sur l'affaire
00:15:37dont on va parler
00:15:38tout à l'heure,
00:15:38parce que finalement,
00:15:39c'est tellement dramatique.
00:15:41Madame la fête ?
00:15:43Ce n'est pas la même chose
00:15:44que d'être
00:15:45le ministre de la Justice
00:15:46et qu'on doit quand même
00:15:47acter qu'il y ait
00:15:48un petit sujet
00:15:49sur ses services
00:15:50et être président
00:15:51de la République
00:15:52qui ne peut que constater
00:15:53à ce moment-là
00:15:54qu'il y a...
00:15:55Un mot de compassion
00:15:56pour la famille ?
00:15:56Ça, ça aurait été bien.
00:15:59Je pense qu'il a peut-être
00:16:00peur aussi
00:16:00de tomber
00:16:01dans le travail
00:16:01de son prédécesseur
00:16:04avec l'affaire Léonarda.
00:16:06Oui,
00:16:06si on l'a répondu,
00:16:07c'est tellement
00:16:07la même chose.
00:16:09Ça n'est pas la même chose,
00:16:10Léonarda.
00:16:12On peut finir
00:16:13une réflexion.
00:16:14Je vous dis,
00:16:15c'est de se retrouver
00:16:15dans un piège
00:16:16qui est de tomber
00:16:17dans un piège médiatique,
00:16:18d'être obligé
00:16:19de répondre
00:16:19à des choses
00:16:20qui sont en train
00:16:20de se dérouler.
00:16:21Il n'a aucun recul
00:16:24pour l'instant
00:16:24sur cette affaire.
00:16:25Il est juste
00:16:26en train de constater
00:16:26que tout le monde
00:16:27est en train d'ouvrir
00:16:28le parapluie à problème.
00:16:29J'ai dit problème,
00:16:30parapluie à problème.
00:16:32Pour éviter
00:16:33de prendre
00:16:34ses propres responsabilités.
00:16:35Le ministre de l'Intérieur
00:16:36et le ministre de la Justice.
00:16:38Et en plus,
00:16:39ils font tomber ça
00:16:39sur leur service.
00:16:40C'est quand même génial.
00:16:41Quand on est un chef,
00:16:42on est chef
00:16:43et on dit,
00:16:44ok,
00:16:44c'est un problème de chez nous,
00:16:45il y a eu une erreur,
00:16:46j'en prends la responsabilité,
00:16:47on n'en prend la responsabilité.
00:16:50Le syndicat de la magistrature
00:16:51s'est exprimé aussi
00:16:52sur le sujet.
00:16:53Il a dit
00:16:53que ce n'est pas de notre faute
00:16:54et tout a été fait.
00:16:55Mais c'est la faute de personne.
00:16:56C'est la faute de personne.
00:16:58Mais le président de la République,
00:16:59c'est vrai,
00:16:59Valéry,
00:17:01évite de tomber
00:17:02dans ce piège.
00:17:03En plus,
00:17:03je pense qu'il est
00:17:05polytraumatisé
00:17:05de cette affaire
00:17:05qui a quand même été
00:17:06très marquante.
00:17:07Un président de la République
00:17:08ne doit pas aller
00:17:09sur des trucs
00:17:10hyper urgents,
00:17:11chauds.
00:17:12En revanche,
00:17:13sur la disparition d'une enfant,
00:17:14peut-être qu'un mot de compassion
00:17:15aurait été le bienvenu
00:17:16sans aller sur le fond de l'affaire.
00:17:18Et c'est vrai
00:17:18qu'aujourd'hui,
00:17:19Valéry,
00:17:19on a l'impression
00:17:20d'avoir un président
00:17:21de la 4ème République
00:17:23en n'oubliant pas quand même
00:17:24que les deux présidents
00:17:27de la 4ème République
00:17:29que c'était
00:17:31le regretté
00:17:33comment s'appelait-il déjà ?
00:17:34Mince,
00:17:34j'ai oublié son nom.
00:17:37Voilà,
00:17:37qui était président du CNIP,
00:17:39etc.
00:17:39J'ai oublié son nom.
00:17:41C'était la présenterie
00:17:42dans OSS 117,
00:17:43c'est notre rice à nous.
00:17:44Voilà,
00:17:45René Cotty
00:17:47avait un peu plus de fond
00:17:49et un vécu
00:17:50un peu plus tragique
00:17:51que le président de la République.
00:17:52On se rappelle
00:17:53qu'il était devenu veuf
00:17:54pendant son mandat
00:17:56et qu'il était quand même
00:17:57combattant de 14-18.
00:17:59Il avait connu
00:17:59l'horreur d'étranger.
00:18:00Enfin,
00:18:00René Cotty,
00:18:01il tout était pas horreur.
00:18:03Non,
00:18:04mais il faisait
00:18:04l'arbre de Noël
00:18:06à l'Elysée.
00:18:07Il se faut photographier
00:18:07en train de préparer
00:18:08lui-même
00:18:08avec sa femme
00:18:09avant qu'elle meure.
00:18:10En train de préparer
00:18:10à l'Elysée,
00:18:11tout ça.
00:18:12Donc,
00:18:12il y avait déjà
00:18:12une communication
00:18:13qui était faite
00:18:13avec les moyens
00:18:14de communication
00:18:14de l'époque.
00:18:15Mais il y avait
00:18:16un peu plus de profondeur.
00:18:17Je regarde
00:18:18le fil du président.
00:18:19Donc là,
00:18:19il est au Monténégro.
00:18:21Donc,
00:18:21il tweet en...
00:18:22Je ne sais pas
00:18:22quelle est la langue du...
00:18:23Monténégrain.
00:18:24Non,
00:18:24Monténégrain.
00:18:25Voilà.
00:18:27Absolument.
00:18:28Ensuite,
00:18:28il y a Kev Adams.
00:18:30Après,
00:18:30il y a l'accueil
00:18:31du président
00:18:32du Premier ministre
00:18:34hongrois,
00:18:34je crois.
00:18:35Oui,
00:18:35il était avec lui
00:18:35quand il a tweeté.
00:18:36Voilà.
00:18:37Après,
00:18:37il y a l'hommage
00:18:37à Edgar Morin.
00:18:39Après,
00:18:39vous avez les photos.
00:18:41Il y en a
00:18:424 ou 5 tweets
00:18:43sur l'équipe de France.
00:18:45Vous en pensez quoi ?
00:18:46Est-ce que le président
00:18:47aurait...
00:18:50Je pense que
00:18:51l'absence de tweets
00:18:53à la suite
00:18:53de cette tragédie
00:18:55peut poser question.
00:18:57contrairement peut-être
00:18:58à d'autres intervenants
00:19:00sur le plateau,
00:19:00je ne suis pas non plus choqué
00:19:02que le président
00:19:03ait tweeté
00:19:04ou fait tweeté
00:19:05ou fait tweeté
00:19:05par ses services de com.
00:19:07Était-il au courant ?
00:19:08Mais,
00:19:10voilà,
00:19:11rendre hommage
00:19:12à un talent français.
00:19:14Moi,
00:19:15je dis pourquoi pas.
00:19:17Enfin,
00:19:18c'est Kev Adams
00:19:18et c'est la nouvelle star.
00:19:20Enfin,
00:19:20il ne faut pas non plus...
00:19:21c'est pas...
00:19:22Mais c'est la France,
00:19:24Valérie.
00:19:25Oui,
00:19:25c'est la France.
00:19:26Oui,
00:19:26mais non.
00:19:26On préférait avoir
00:19:27une médaille films
00:19:28ou un prix Nobel.
00:19:29C'est pas Charles Aznavour
00:19:32au Carnegie Hall.
00:19:33C'est vrai que le président
00:19:34n'est pas prêt
00:19:35de tweeter
00:19:35sur notre résultat
00:19:36au classement PISA.
00:19:38Bon,
00:19:38allez.
00:19:38Gilles,
00:19:39un dernier petit son ?
00:19:40Oui,
00:19:41rapidement,
00:19:42on va rester
00:19:43dans les réseaux sociaux.
00:19:45La bataille de la présidentielle
00:19:46va se faire
00:19:47sur les réseaux.
00:19:48Ça donne une liberté,
00:19:49une proximité
00:19:50que n'offrent pas
00:19:50la télévision
00:19:51et la radio.
00:19:52Et celui qui n'avait pas
00:19:53de réseaux sociaux,
00:19:53il s'appelle
00:19:54Édouard Philippe.
00:19:55Eh bien,
00:19:56c'est fini,
00:19:56il se lance
00:19:57dans les réseaux sociaux.
00:19:58À Conventura,
00:19:59on a fait son sujet
00:20:00dans Bonjour sur TF1.
00:20:02Édouard Philippe
00:20:02vient de le comprendre,
00:20:03figurez-vous,
00:20:03puisque jusqu'à présent,
00:20:05Édouard Philippe,
00:20:05c'était le candidat
00:20:06un peu à l'ancienne
00:20:07qui revendiquait
00:20:09d'aller serrer des mains.
00:20:10Sauf que ça y est,
00:20:11il a compris
00:20:12qu'il fallait augmenter
00:20:13sa présence
00:20:14sur Instagram,
00:20:15sur Facebook
00:20:15et sur X.
00:20:17Regardez.
00:20:21Alors aujourd'hui,
00:20:22je vous invite
00:20:22à me suivre au Havre
00:20:23pour voir ce que c'est
00:20:23qu'un samedi après-midi
00:20:25de mer.
00:20:26Alors,
00:20:26grande première,
00:20:27Édouard Philippe
00:20:27va donner sa première interview
00:20:29dimanche
00:20:29avec un YouTuber
00:20:31dans le podcast
00:20:33Génération
00:20:33Do It Yourself.
00:20:34Voilà,
00:20:34ça c'est de la campagne
00:20:35numérique typiquement,
00:20:36ça peut prendre
00:20:37toutes les formes.
00:20:37On s'adresse directement
00:20:39à nos followers,
00:20:40nos abonnés,
00:20:41comme si on était
00:20:42à la télé
00:20:42ou bien on publie
00:20:43des réels,
00:20:44des vidéos
00:20:45très montées,
00:20:46comme l'a fait
00:20:46tiens, samedi dernier,
00:20:47Gabriel Attal.
00:20:48Final de la Ligue des Champions,
00:20:49mon meeting,
00:20:50final de la Ligue des Champions,
00:20:52mon meeting,
00:20:53pourquoi choisir
00:20:53alors qu'on peut faire les deux ?
00:20:54Le samedi 30 mai,
00:20:55j'organise à Paris
00:20:57un grand rassemblement
00:20:58pour préparer l'avenir.
00:20:59Il fait feu de tout bois,
00:21:00Gabriel Attal.
00:21:00Vous savez qu'il a même
00:21:01été accusé d'avoir piqué
00:21:02des comptes
00:21:02d'Emmanuel Macron
00:21:03de la précédente présidentielle.
00:21:05Des comptes qui appartiennent
00:21:07au parti Renaissance
00:21:08qu'il dirige en fait.
00:21:09Il serait parti
00:21:10avec le fichier des comptes
00:21:11pour pouvoir les contacter.
00:21:13Ils ont,
00:21:13il y a la comparer,
00:21:14c'était plutôt drôle,
00:21:15entre la méthode Édouard-Philippe
00:21:16qui arrive sur les réseaux sociaux
00:21:18et puis un vieux routard
00:21:21des réseaux sociaux.
00:21:23On va en reparler.
00:21:25Je vois Arnaud Stéphan,
00:21:27le communicant,
00:21:28qui cogite.
00:21:29Non, je ne cogite pas,
00:21:30je suis catastrophé.
00:21:31On va y revenir.
00:21:32Avec vous,
00:21:320826 300 300,
00:21:35est-ce que vous suivez
00:21:35les politiques
00:21:36sur les réseaux sociaux ?
00:21:37On vous attend
00:21:38tout de suite
00:21:38après les infos.
00:21:4010h midi,
00:21:41mettez-vous d'accord.
00:21:42Sud Radio.
00:21:44Parlons vrai.
00:21:46Renaud.
00:21:47Découvrez la nouvelle génération.
00:21:50Sud Radio,
00:21:51le 10h midi,
00:21:52mettez-vous d'accord.
00:21:53Valérie Expert.
00:21:54Voilà,
00:21:55nous continuons
00:21:56ce 10h midi avec vous.
00:21:57Nous commentons l'actualité.
00:21:59Vous avez la parole
00:22:00au 0826 300 300.
00:22:02L'affaire Liana,
00:22:03évidemment,
00:22:04c'est un corps
00:22:05qui a été retrouvé.
00:22:06L'émotion est grande.
00:22:07Les ratés de la justice,
00:22:08Gérald Darmanin,
00:22:10annonce qu'il va réunir
00:22:11tous les procureurs généraux.
00:22:13on va revenir,
00:22:14mais on sent
00:22:14qu'il y a une espèce
00:22:15d'agitation
00:22:18à chaque fois
00:22:18qu'un événement
00:22:20comme celui-là
00:22:21se produit
00:22:21et que finalement
00:22:23la réalité
00:22:24du pays
00:22:25semble leur échapper.
00:22:27Mais on va y revenir.
00:22:29qui est Gérald Darmanin
00:22:30pour dire qu'il est terrifié.
00:22:33C'est ça ?
00:22:33Non, non,
00:22:35mais comme il l'a dit hier,
00:22:36il est ministre de la justice,
00:22:38il est terrifié.
00:22:39On n'a pas beaucoup
00:22:39entendu le ministre
00:22:40de l'Intérieur.
00:22:41Donc là,
00:22:41on vous attend évidemment
00:22:42sur ces sujets.
00:22:44Jean-Claude Beaujour,
00:22:44avocat,
00:22:45président du Forum Transatlantique,
00:22:46Anne Duresse,
00:22:47présidente de l'association
00:22:48Femmes de loi,
00:22:49Arnaud Stéphan,
00:22:50fondateur de l'agence
00:22:51La Note de Com
00:22:52et Gilbert Azoulay.
00:22:53Vous êtes spécialiste
00:22:56spécialiste en éducation,
00:22:57journaliste pour l'hémicycle
00:22:58et vous dirigez
00:23:01Newstank Éducation.
00:23:02Peut-être quelques mots
00:23:03suite à l'extrait
00:23:05que nous a diffusé Gilles
00:23:06tout à l'heure
00:23:06sur la campagne présidentielle
00:23:09qui s'organise
00:23:10sur les réseaux sociaux.
00:23:11Ça sert à quelque chose
00:23:12d'aller faire le guignol
00:23:14sur TikTok ?
00:23:15L'importance,
00:23:16quand vous avez
00:23:16un manque de notoriété,
00:23:18ça peut être quelque chose
00:23:19pour lancer votre notoriété.
00:23:20Mais là,
00:23:21on a affaire
00:23:21à deux anciens
00:23:22premiers ministres
00:23:23dans les exemples
00:23:26que vous avez donnés,
00:23:27c'est-à-dire
00:23:27Édouard Philippe
00:23:28et M. Attal.
00:23:29Ils ont été premiers ministres.
00:23:30Ils n'ont pas
00:23:31de problème de notoriété.
00:23:32Les gens dans le milieu politique,
00:23:33ils ont des partis politiques,
00:23:35ils ont des élus, etc.
00:23:36Ils n'ont pas besoin
00:23:36de se lancer.
00:23:38On se rappellera quand même,
00:23:39parce qu'en communication,
00:23:40il faut être pertinent,
00:23:42on se rappellera quand même
00:23:43qu'il y a eu
00:23:43un contre-exemple terrible
00:23:45de ce qu'est
00:23:46la surutilisation
00:23:47des réseaux sociaux
00:23:48et l'intoxication
00:23:50qu'elle peut produire.
00:23:51C'est-à-dire que
00:23:52pendant la dernière élection
00:23:53présidentielle,
00:23:54vous avez eu un candidat
00:23:54qui a hyper performé
00:23:56sur les réseaux sociaux
00:23:56qui s'appelait
00:23:57Éric Zemmour.
00:23:59Éric Zemmour a cartonné
00:24:01parce qu'il avait
00:24:01des équipes
00:24:02de gens extrêmement jeunes,
00:24:03performants,
00:24:04qui sont allués aux Etats-Unis,
00:24:06qui ont été voir
00:24:06comment ça fonctionnait,
00:24:07etc.
00:24:07et qui ont été très bons.
00:24:08Sauf qu'ils ont été
00:24:09tellement bons
00:24:10qu'ils ont cassé la machine
00:24:11et ils se sont auto-intoxiqués.
00:24:13C'est-à-dire que
00:24:13la machine marchait tellement bien
00:24:15qu'ils pensaient
00:24:15que les retweets
00:24:16avec les systèmes
00:24:17qu'ils avaient créés
00:24:17étaient la réalité du terrain.
00:24:19Et jusqu'au bout,
00:24:20alors que les sondages
00:24:21commençaient à baisser,
00:24:22ils parlaient
00:24:22d'un électorat caché,
00:24:24de résultats
00:24:24qu'on allait voir,
00:24:25que ce n'est pas possible
00:24:26d'avoir un million
00:24:28de retweets par tweet
00:24:29et qu'en vérité,
00:24:30il n'y ait pas quelque chose
00:24:32qui se passe
00:24:32au profond de la nation,
00:24:33etc.
00:24:34Et puis,
00:24:34le soir du premier tour,
00:24:35il a fait 7.
00:24:37C'était la réalité.
00:24:38C'est-à-dire qu'on peut
00:24:40continuer à gloser
00:24:41sur ce que sont
00:24:42les réseaux sociaux.
00:24:43Ce que je disais
00:24:46pendant la pause,
00:24:47c'est que
00:24:47c'est peut-être
00:24:49la dernière élection
00:24:50d'ailleurs
00:24:50où sociologiquement,
00:24:51de toute façon,
00:24:52l'électorat
00:24:53qui va peser,
00:24:54parce qu'après,
00:24:55on va aller dans un creux
00:24:58sur les générations,
00:25:01ce sont des gens
00:25:02qui ne sont pas forcément
00:25:04hyperactifs
00:25:04sur les réseaux sociaux
00:25:05et qui ne sont pas forcément
00:25:06touchés par ces micro-vidéos
00:25:08où un candidat
00:25:11à l'élection présidentielle
00:25:12fait une chorégraphie
00:25:13ou il essaie
00:25:14d'être sympa
00:25:14en disant
00:25:15« ça va être super,
00:25:16tu as le choix
00:25:16entre mon meeting
00:25:18et la Ligue des champions ».
00:25:19Je pense que
00:25:20ces gens-là
00:25:20ne cherchent pas ça,
00:25:21ils cherchent un candidat
00:25:22hyper sérieux,
00:25:23surtout parce qu'ils sont,
00:25:25ils ont été,
00:25:25en tout cas,
00:25:26très décontenancés
00:25:28justement par l'exercice
00:25:29du pouvoir
00:25:30du président de la République
00:25:31qui a lui aussi
00:25:32surutilisé
00:25:32les réseaux sociaux,
00:25:33qui utilise un langage
00:25:35qui n'est pas toujours
00:25:35le langage qu'on attend
00:25:36d'un président de la République,
00:25:37« vas-y frère »,
00:25:38tout ce genre de choses.
00:25:40Et je pense que
00:25:40sur cet électorat-là
00:25:41qui est quand même
00:25:42encore l'électorat
00:25:43qui décidera
00:25:45du sort de l'élection présidentielle,
00:25:47je pense que ça peut jouer.
00:25:48Et après,
00:25:49sur les nouveaux candidats,
00:25:50je ne suis pas sûr,
00:25:51encore une fois,
00:25:52que l'électorat
00:25:53de M. Attal
00:25:54ou celui d'Edouard Philippe
00:25:56se jette sur...
00:25:57Ça veut dire une chose
00:25:59pour moi,
00:25:59c'est la capacité
00:26:00de discernement
00:26:01qu'on a.
00:26:02Alors là,
00:26:02tu racontes
00:26:02qu'évidemment,
00:26:03ça monte,
00:26:04ça descend
00:26:04et puis on s'est laissé bercer.
00:26:06Je rappelle que moi,
00:26:07au sein de la rédaction,
00:26:07on avait eu un débat
00:26:08quand Jordan Bardella
00:26:10devait être Premier ministre.
00:26:11Souvenez-vous,
00:26:12la lecture législative,
00:26:13tout le monde disait
00:26:13que ça serait Jordan Bardella.
00:26:14On était à préparer
00:26:15est-ce que les ministres du RN,
00:26:17comment on va faire ?
00:26:18En fait,
00:26:18il s'est pris une tôle magistrale,
00:26:20il n'a jamais été Premier ministre,
00:26:21il n'optait même pas en mesure de...
00:26:22Il ne peut pas dire
00:26:23que c'est une tôle magistrale.
00:26:24Est-ce qu'il a été Premier ministre ?
00:26:25Non, mais non.
00:26:26Tout le monde le voyait.
00:26:26Apathy disait
00:26:27qu'il faut préparer la France
00:26:29pour avoir un Premier ministre
00:26:30d'accès de...
00:26:31Passer de 80 députés à 140,
00:26:33tu ne peux pas dire
00:26:33que c'est une tôle magistrale.
00:26:34Il ne peut pas être Premier ministre,
00:26:35c'est ce que je disais.
00:26:35On avait dit qu'il serait Premier ministre,
00:26:36ça crée des débats.
00:26:37Ce qu'il y a,
00:26:38c'est qu'on a une incapacité
00:26:40à avoir un minimum
00:26:41de discernement sur...
00:26:42Et tant que la balle de match
00:26:43n'est pas jouée,
00:26:44comme à Roland-Garros,
00:26:44le match n'est pas plié.
00:26:46Et donc ça,
00:26:46il faut toujours l'avoir en tête.
00:26:47Ce n'est pas parce qu'on a des followers
00:26:48que ça implique quelque chose.
00:26:50Je voudrais qu'on avance.
00:26:52Oui, un petit mot, Jean-Claude.
00:26:54Juste très rapidement,
00:26:55tout d'abord,
00:26:55je crois que les réseaux sociaux
00:26:57ne font pas tout
00:26:58parce que, pour l'instant,
00:27:00nous sommes dans un microcosme
00:27:01entre nous.
00:27:01On pense à la présidentielle,
00:27:03ce sont les mêmes
00:27:03qu'on interroge,
00:27:04ce sont les mêmes
00:27:04qui votent et qui revotent
00:27:06pour pouvoir dire
00:27:06je voterai ceci ou cela.
00:27:08Le moment venu,
00:27:09c'est-à-dire à partir de janvier,
00:27:10quand on aura terminé les fêtes,
00:27:12on va commencer la campagne présidentielle.
00:27:15Elle sera véritablement lancée.
00:27:17Il y a des Français
00:27:18qui sont sur le terrain,
00:27:19qui nous demandent
00:27:20de résoudre des problèmes.
00:27:22La question de la sécurité
00:27:23sera au rendez-vous.
00:27:25La question internationale
00:27:26qui a un impact
00:27:27sur la vie domestique
00:27:29de chacun d'entre nous.
00:27:30Il va falloir expliquer
00:27:31ce qu'on fait
00:27:31parce que si la crise,
00:27:33si on entre dans des conflits
00:27:34internationaux qui perdurent,
00:27:36eh bien,
00:27:36quelle sera la facture énergétique
00:27:38pour nous
00:27:38et pour chacun des Français ?
00:27:40C'est sur des sujets
00:27:40comme ceux-là.
00:27:41Attendez,
00:27:42moi,
00:27:42ce n'est pas de la rigolade.
00:27:43Le moment venu,
00:27:45les gens me demanderont
00:27:46qu'est-ce que vous proposez ?
00:27:47Les solutions des extrêmes
00:27:48qui montent,
00:27:48elles ne sont pas tenables.
00:27:50Mais c'est pour ça
00:27:51que je dis que le moment venu,
00:27:53au final,
00:27:54au finish de la campagne,
00:27:55le moment venu,
00:27:55c'est là-dessus
00:27:56qu'on attendra.
00:27:57Chacun des candidats
00:27:58et on demandera aux gens,
00:27:59chacun,
00:28:00ce qu'ils pensent.
00:28:00Et je pense que
00:28:01ce qui a fait
00:28:02que M. Bardella
00:28:02s'est pris une veste
00:28:03après la législative...
00:28:05Pas seulement à moi.
00:28:06Non, non,
00:28:06mais c'était une veste
00:28:07au sens psychologique.
00:28:09C'est qu'entre dire
00:28:11et puis quand on vous dit
00:28:13monsieur,
00:28:14demain on vous donne
00:28:14les clés du pouvoir,
00:28:15vous faites quoi ?
00:28:16Vous savez,
00:28:16il n'y a qu'un faucon,
00:28:17c'est bien,
00:28:18mais quand il faut
00:28:19arriver aux responsabilités,
00:28:21la preuve,
00:28:21c'est que M. Ciotti,
00:28:23qui était,
00:28:23qui voulait être maire de Nice,
00:28:24il avait dit
00:28:25avec moi,
00:28:26tout ira bien,
00:28:26il n'y aura pas d'insécurité,
00:28:27il s'est payé.
00:28:28Ils ont viré les JO,
00:28:29là.
00:28:29Il y avait les épreuves.
00:28:31On s'éloigne,
00:28:32on s'éloigne.
00:28:32Je voudrais qu'on parle
00:28:33de l'IANA,
00:28:34donc découverte d'un corps,
00:28:36vraisemblablement celui
00:28:37de la petite fille.
00:28:39Les dysfonctionnements judiciaires
00:28:40sont évidemment au cœur
00:28:43de cette affaire.
00:28:45Ce matin,
00:28:46une réunion à Matignon,
00:28:47Gérald Darmanin a réuni ce soir
00:28:49tous les procureurs généraux.
00:28:52Ça me fait penser un peu
00:28:53à un poulet sans tête
00:28:55qui s'agite dans tous les sens.
00:28:57Il n'y a qu'à Faucon,
00:28:58vous le disiez.
00:28:59Il y a un profond,
00:29:02profond problème
00:29:03avec la justice,
00:29:04avec,
00:29:05enfin,
00:29:05je ne sais pas,
00:29:06c'est peut-être vous
00:29:06qui pourrez en parler,
00:29:07mais sur...
00:29:08On va écouter d'ailleurs
00:29:10Gérald Darmanin,
00:29:11moi,
00:29:11cette phrase.
00:29:12Écoutez-le,
00:29:13écoutez-le.
00:29:13Comme ministre,
00:29:14je suis terrifié
00:29:15comme père de famille
00:29:16encore plus
00:29:17par ce drame inueve
00:29:18qui est en train
00:29:19de se dérouler.
00:29:20Et donc,
00:29:20une inspection conjoint
00:29:21du ministère de l'interesse,
00:29:22du ministère de la justice
00:29:22fera tous les éléments clairs.
00:29:24Pourquoi,
00:29:25lorsque la procureure de la République
00:29:26demande de faire des actes d'enquête,
00:29:28manifestement,
00:29:28ils ne sont pas faits.
00:29:29Pourquoi on n'est pas intervenu
00:29:30alors que ça fait de longs mois
00:29:31qu'on a des plaintes
00:29:32contre ce monsieur ?
00:29:32C'est tout à fait inacceptable.
00:29:34En tant que chef d'administration,
00:29:35je prendrai mes responsabilités,
00:29:36je rendrai public le rapport
00:29:38et je prendrai des sanctions.
00:29:39Je les proposerai,
00:29:40si je devais y en avoir,
00:29:42évidemment,
00:29:42en ce qui me concerne,
00:29:43avec le conseil supérieur
00:29:44de la magistrature.
00:29:45Le problème,
00:29:45c'est que c'est la partie émergée
00:29:47de l'iceberg.
00:29:48Je veux dire,
00:29:48tous les plaignants,
00:29:49aujourd'hui,
00:29:51vous raconteront
00:29:52qu'ils attendent
00:29:53des nouvelles
00:29:53de leur plainte.
00:29:54Je veux dire,
00:29:55ce n'est pas un fait,
00:29:56c'est dramatique
00:29:57et ça se termine
00:29:58d'une façon dramatique,
00:30:00mais combien de personnes
00:30:01portent plainte
00:30:02et n'ont aucune nouvelle
00:30:03de leur plainte
00:30:04pour des faits
00:30:05d'agression sexuelle,
00:30:06pour des faits
00:30:07d'agression tout court ?
00:30:10On a Akim en ligne
00:30:11qui voulait réagir.
00:30:12C'est vrai que c'est un sujet
00:30:13qui vous fait beaucoup réagir
00:30:14au micro de Sud Radio.
00:30:16Bonjour.
00:30:17Bonjour Akim.
00:30:18Bonjour à tous,
00:30:20à vos invités.
00:30:22Je ne sais pas
00:30:23si vous voulez me poser
00:30:24une question.
00:30:26Je voulais justement
00:30:29expliquer un cas
00:30:31qui est un cas d'école.
00:30:33C'est-à-dire que moi,
00:30:33j'ai ma fille
00:30:34qui a 10 ans
00:30:38et que par rapport à ça,
00:30:40elle m'avait fait part
00:30:41quand elle avait
00:30:42entre 7 et 8 ans,
00:30:44des gestes,
00:30:45comment dire ça,
00:30:47excécrables
00:30:48vis-à-vis de son beau-père.
00:30:51Et du coup,
00:30:52j'ai directement consulté
00:30:54le 119,
00:30:55parce que c'est des choses
00:30:56qui ne sont pas
00:30:56loin d'être anodines.
00:30:58C'était ma première,
00:31:00comment dire ça...
00:31:01Oui, la première fois
00:31:02que vous étiez confrontée
00:31:03à ce type d'événement.
00:31:07Voilà,
00:31:07et pour faire bref,
00:31:08c'est-à-dire que
00:31:11il y avait une fille
00:31:11de 13 ans
00:31:12qui est copine
00:31:13de la copine
00:31:14à sa mère
00:31:15qui était avec elle,
00:31:16un seul à seul
00:31:17dans une douche
00:31:18et qui lui a mis
00:31:21un doigt
00:31:21au niveau de sa bulle
00:31:22dans la salle de bain
00:31:23pendant que sa mère,
00:31:24elle était sortie
00:31:26faire des courses,
00:31:27etc.
00:31:27C'est ce qu'elle m'avait
00:31:28expliqué
00:31:28et il y avait
00:31:30plusieurs filles
00:31:31comme ça
00:31:31qui s'accumulaient
00:31:33avec son beau-père
00:31:36quand dans une douche
00:31:37elle prend son demi-frère
00:31:39qui a un an,
00:31:41elle avait 5 ans,
00:31:42il lui demande
00:31:43de tenir son demi-frère
00:31:45en fait,
00:31:47et lui qui remplit
00:31:48la bassine d'eau
00:31:50et inestrimisse comme ça,
00:31:51elle a rattrapé le petit
00:31:52alors que ma fille
00:31:53elle avait 5 ans,
00:31:54elle fait le grand écart
00:31:55dans un sol mouillé
00:31:56carrément
00:31:56et là il l'a auspillé
00:32:00et du coup
00:32:01résultat,
00:32:02moi j'ai signalé
00:32:02tout ça
00:32:03aux services sociaux
00:32:06Vous avez déposé
00:32:07une plainte
00:32:07ou pas à Kim ?
00:32:09Oui,
00:32:09par rapport à ça
00:32:10j'avais déposé
00:32:11une plainte
00:32:11et à la fin
00:32:11j'avais prévenu
00:32:12les services sociaux
00:32:13parce que j'avais appelé
00:32:14systématiquement
00:32:15le 119
00:32:16mais moi
00:32:17je suis plus écœuré
00:32:20de ces services sociaux
00:32:21qui sont aveugles
00:32:23d'un point
00:32:24c'est une sorte
00:32:24de cécité d'esprit
00:32:25qu'ils ont
00:32:26c'est-à-dire qu'en gros
00:32:27ils écoutent l'enfant
00:32:28etc
00:32:29elle dit ce qui s'est passé
00:32:30etc
00:32:31mais le problème
00:32:32c'est que
00:32:32ça a été aux oubliettes
00:32:33c'est-à-dire qu'on a mis ça
00:32:34sous le boisseau
00:32:35et qu'il n'y a pas
00:32:36eu d'enquête
00:32:37du tout
00:32:38et je n'ai pas eu de retour
00:32:39et ça a été conduit
00:32:41au juge
00:32:42pour enfant
00:32:43par rapport au fait
00:32:44que
00:32:45l'autre partie
00:32:46dit que ça n'a jamais été vrai
00:32:48etc
00:32:48mais moi j'avais demandé
00:32:49qu'elle soit suivie
00:32:51dans le sens
00:32:52où je m'inquiétais
00:32:53il y avait
00:32:53beaucoup de choses
00:32:54comme ça
00:32:54mais au point de vue
00:32:56de la justice
00:32:56le travail a été fait
00:32:57visiblement
00:32:58s'il y a eu un juge
00:32:59qui a été nommé
00:33:01oui mais
00:33:04sa mère
00:33:04comme elle a une emprise
00:33:05sur ma fille
00:33:06voilà
00:33:07qu'elle a une emprise
00:33:09moi ma fille
00:33:09me l'a fait part
00:33:10elle m'a dit
00:33:11en gros
00:33:12si je dis le contraire
00:33:13il faut dire la vérité
00:33:15de quoi tu as été victime
00:33:16et tout ça
00:33:17mais
00:33:18est-ce que le beau-père
00:33:20a été interpellé
00:33:23auditionné
00:33:24jamais
00:33:25il a même
00:33:26attrapé par les cheveux
00:33:27sa mère
00:33:27elle était partie
00:33:28au Maroc
00:33:29pendant un mois
00:33:30ils m'ont fait
00:33:31accroire que
00:33:32sa mère
00:33:33elle était là
00:33:33j'ai consulté le beau-père
00:33:35pour dire
00:33:35voilà je suis seule
00:33:36et elle était toute seule
00:33:37avec lui
00:33:37elle était toute seule
00:33:38avec lui
00:33:38exactement
00:33:39et là elle m'a fait part
00:33:40comme quoi
00:33:40il était violant avec elle
00:33:42elle a mangé
00:33:43des pizzas surgelées
00:33:44tous les jours
00:33:44elle faisait de la diarrhée
00:33:45et qu'il n'a jamais
00:33:47elle avait
00:33:47et quand je suis parti
00:33:48pour voir ma fille
00:33:49parce que j'avais
00:33:50ce droit de garde
00:33:50il m'a fait croire
00:33:51qu'elle était
00:33:52elle était partie
00:33:54qu'elle n'était pas partie
00:33:55à l'hôpital
00:33:56que chez sa cousine
00:33:57etc
00:33:58et quand j'ai récupéré
00:33:59ma fille
00:34:00elle m'a tout dit
00:34:00elle m'a dit
00:34:01ben non
00:34:01elle est partie
00:34:02elle est partie au Maroc
00:34:04et que
00:34:05par rapport à ça
00:34:06elle a eu des
00:34:07comment dire ça
00:34:08des troubles
00:34:08énurésiques
00:34:09c'est comme j'avais récupéré
00:34:10parce que d'habitude
00:34:11elle n'a jamais fait
00:34:13sur elle
00:34:13etc
00:34:15mais c'est terrible
00:34:16votre témoignage
00:34:17est terrible
00:34:18à Kim
00:34:19et hélas
00:34:20on ne cesse
00:34:22de le répéter
00:34:23ici sur Sud Radio
00:34:24régulièrement aussi
00:34:24sur l'aide sociale
00:34:25à l'enfance
00:34:26c'est Patrick Vignal
00:34:27qui nous le rappelle
00:34:28sur ces jeunes femmes
00:34:29les jeunes filles
00:34:30les jeunes ados
00:34:31qui sont prostituées
00:34:32par d'autres ados
00:34:33où les services sociaux
00:34:34n'interviennent pas
00:34:35il y a plusieurs sujets
00:34:37dans ce que vous nous dites
00:34:37mais ce qui est invraisemblable
00:34:39c'est que cet homme
00:34:40n'ait pas été entendu
00:34:42par la justice
00:34:43on va en reparler
00:34:44dans un instant
00:34:450826 300 300
00:34:46on attend vos témoignages
00:34:50Sud Radio
00:34:51le 10h midi
00:34:52mettez-vous d'accord
00:34:53Valérie Expert
00:34:54terrible témoignage
00:34:56que celui de Hakim
00:34:57on a beaucoup
00:34:58beaucoup d'appels
00:34:59peut-être réagir
00:35:00à ce que dit Hakim
00:35:01Anne Duress
00:35:03sur ces dysfonctionnements
00:35:05qu'on semble découvrir
00:35:06aujourd'hui
00:35:07alors là
00:35:08il y en a eu un
00:35:08particulièrement édifiant
00:35:10dans le cas
00:35:10de la petite Liana
00:35:11c'est-à-dire que cet homme
00:35:12avec quoi
00:35:13il y avait quand même
00:35:14eu une plainte
00:35:15avec un examen médical
00:35:17qui avait été fait
00:35:18sur une petite fille
00:35:19où il y avait eu
00:35:19lésion vaginale
00:35:21lésion anale
00:35:22et on se demande
00:35:23comment cet homme
00:35:24n'a pas
00:35:25n'a pas été entendu
00:35:27avant
00:35:28alors oui
00:35:28il faut constituer
00:35:29un dossier
00:35:29mais il y a eu
00:35:30des dysfonctionnements
00:35:31très évidents
00:35:31alors une réflexion
00:35:32d'abord générale
00:35:33si vous permettez
00:35:34les enfants
00:35:35font partie
00:35:36des êtres
00:35:38les plus vulnérables
00:35:40et en tant que tels
00:35:42ils doivent être
00:35:44protégés
00:35:45mais sans
00:35:46restriction aucune
00:35:47ça c'est
00:35:48ma première réflexion
00:35:50et c'est vrai
00:35:50que ce qu'on constate
00:35:51dans cette actualité
00:35:52absolument épouvantable
00:35:53tragique
00:35:53il y a eu
00:35:54toutes ces affaires
00:35:55de pédocriminalité
00:35:57dans la capitale
00:35:58avec un silence
00:35:59de ce que je comprends
00:36:01de tout ce qui a été
00:36:03relaté dans
00:36:03les médias
00:36:04et notamment
00:36:05sur vos plateaux
00:36:06un silence
00:36:08assourdissant
00:36:09et incompréhensible
00:36:10incompréhensible
00:36:11et
00:36:14plus particulièrement
00:36:15dans cette tragédie
00:36:17je ne veux pas
00:36:18enfin déjà je pense
00:36:19à cette famille
00:36:21dévastée
00:36:22ce que j'ai compris
00:36:23au travers
00:36:24de ce qui a été
00:36:24relaté
00:36:25depuis que cette
00:36:26petite fille
00:36:27depuis qu'on a découvert
00:36:28son corps
00:36:28c'est qu'elle a disparu
00:36:30aussi
00:36:30et qu'on a découvert
00:36:31qu'on a arrêté
00:36:31un suspect
00:36:32c'est que ce suspect
00:36:34a fait l'objet
00:36:35de signalements
00:36:36de plaintes
00:36:37de plaintes
00:36:38et alors
00:36:39je ne vais pas redire
00:36:40tout ce qu'on commence
00:36:43à connaître maintenant
00:36:43mais des dossiers perdus
00:36:45des plaintes non traitées
00:36:46des courriers envoyés
00:36:47par la poste
00:36:48enfin
00:36:48en 2026
00:36:49alors qu'on utilise
00:36:51internet
00:36:51et l'intelligence artificielle
00:36:53de manière exponentielle
00:36:54comment se fait-il ?
00:36:56J'ai entendu hier
00:36:58le garde des Sceaux
00:37:00prendre la parole
00:37:01bon ça c'est normal
00:37:03dans ces circonstances
00:37:04parler de faillite collective
00:37:06non
00:37:06ça n'est pas une faillite collective
00:37:08c'est une faillite
00:37:10de l'Etat
00:37:10des services de l'Etat
00:37:12de la justice
00:37:13donc il y a peut-être
00:37:14une faillite collective
00:37:15au sens faillite de l'Etat
00:37:17et puis il y aura
00:37:18peut-être
00:37:19ça on verra
00:37:20il y aura une enquête
00:37:21bon
00:37:21espérons que toute la vérité
00:37:22sera faite
00:37:23il y a aussi des faillites
00:37:24et des fautes individuelles
00:37:25alors on entend
00:37:26le manque de moyens
00:37:27de la justice
00:37:28mais enfin
00:37:30la parole des enfants
00:37:31doit être entendue
00:37:32elle ne peut pas
00:37:33ne pas être entendue
00:37:35mais sauf que
00:37:36quand vous écoutez
00:37:37les juges
00:37:37les magistrats
00:37:38vous racontent
00:37:39le nombre de dossiers
00:37:40qui s'accumulent
00:37:41qui s'entassent
00:37:42et depuis la libération
00:37:43de la parole
00:37:44justement
00:37:44MeToo et autres
00:37:45le nombre de plaintes
00:37:47a explosé
00:37:48et le nombre
00:37:48de greffiers
00:37:49de juges
00:37:51n'a pas augmenté
00:37:52on a quatre fois plus
00:37:54de procureurs
00:37:55c'est ce qu'expliquait
00:37:55le syndicat d'administration
00:37:56en Allemagne
00:37:57par exemple
00:37:58bref
00:37:58ok
00:37:59moi j'aimais l'idée
00:38:00que vous avez évoquée
00:38:01tout à l'heure
00:38:01Valérie
00:38:02c'est mon impression
00:38:03d'avoir un poulet sans tête
00:38:04c'est-à-dire qu'on retrouve
00:38:06dans l'affaire Samuel Paty
00:38:06l'abandon
00:38:07c'est simplement
00:38:07que la chaîne de décision
00:38:09elle n'a pas fonctionné
00:38:09on le retrouve
00:38:10sur la petite enfance
00:38:11on en a parlé souvent ici
00:38:12la chaîne de fonctionnement
00:38:14n'a pas fonctionné
00:38:14on retrouve ici
00:38:15moi j'ai été soufflé
00:38:17j'ai regardé la chaîne
00:38:18le processus
00:38:19elle a été entendue
00:38:21l'audition n'a pas été transmise
00:38:23au procureur
00:38:23et le syndicat nous dit
00:38:25il a fallu deux mois
00:38:26mais deux mois c'est rapide
00:38:27nous dit-il
00:38:27et nous dit-il
00:38:28et il a été transmis par courrier
00:38:29parce qu'il n'y a pas évidemment
00:38:30de système
00:38:31qui permet d'envoyer par mail
00:38:32les décisions qui sont prises
00:38:34donc là
00:38:35entre les moyens
00:38:36entre l'absence de leadership
00:38:37parce que c'est ça
00:38:38dont il s'agit
00:38:38il faut un moment
00:38:39prendre le taureau par les cornes
00:38:40ce qui n'est pas fait
00:38:41sur tous les séduits
00:38:42dont on vient de parler
00:38:43moi je parlais de l'affaire Samuel Paty
00:38:44c'est exactement le même système
00:38:45la chaîne n'a pas fonctionné
00:38:48et on le retrouve partout aujourd'hui
00:38:50c'est ça le vrai problème
00:38:51il faudra un jour régler
00:38:52ces problématiques
00:38:53de décision
00:38:54et de respect
00:38:56des décisions
00:38:57qui sont prises
00:38:58et qui devraient être prises
00:38:59oui
00:38:59Jean-Claude
00:39:00trois mots
00:39:01un
00:39:02sidération par rapport à cette affaire
00:39:03on est sidéré
00:39:05effectivement
00:39:05de se dire
00:39:07que dans notre pays
00:39:07on ne peut pas protéger
00:39:09les plus vulnérables
00:39:11ça a été dit par Anne
00:39:12tout à l'heure
00:39:12c'est juste sidérant
00:39:14lorsqu'on est la
00:39:15cinquième
00:39:15sixième puissance du monde
00:39:16je voudrais juste aussi
00:39:17préciser une chose
00:39:19c'est que tout à l'heure
00:39:20avant ou après
00:39:21nous avons beaucoup parlé
00:39:22de ce qui s'est passé
00:39:23ces derniers temps
00:39:25avec des jeunes
00:39:25il faut bien savoir
00:39:26qu'un jeune violent
00:39:27c'est très souvent
00:39:29les médecins
00:39:29les plus spécialistes
00:39:31le disent
00:39:31il y a des sources
00:39:33et justement
00:39:34la violence infantile
00:39:36provoque
00:39:37la violence
00:39:37du jeune
00:39:38par la suite
00:39:39y compris
00:39:39avec des pathologies
00:39:41très médicales
00:39:41un plus grand nombre
00:39:43de cancers
00:39:43bref
00:39:44il y a toute une machine
00:39:45qui déferle
00:39:47donc ça ne sert à rien
00:39:48de dire
00:39:48il faut que les jeunes
00:39:49apprennent l'autorité
00:39:50il faut qu'ils apprennent
00:39:51si au départ
00:39:52il y a une source
00:39:53qui est violente
00:39:54première chose
00:39:54deuxième chose
00:39:56la culture du résultat
00:39:57moi j'entends beaucoup
00:39:58on a fait notre travail
00:40:00je vais vous dire une chose
00:40:01il y a des situations
00:40:02dans lesquelles
00:40:03on doit se dire
00:40:04ce dossier là
00:40:05c'est l'urgence
00:40:06je ne peux pas
00:40:07simplement me contenter
00:40:08de me dire
00:40:09j'ai envoyé
00:40:09j'ai transféré le mail
00:40:10j'ai passé la balle
00:40:12je dois m'assurer
00:40:14qu'il y a un suivi
00:40:15parce que là
00:40:16il y a urgence
00:40:17si je prenais juste
00:40:18une seconde pour vous dire
00:40:19quand on est médecin
00:40:20par exemple
00:40:21vous ne pouvez pas dire
00:40:22à quelqu'un
00:40:23qui est en train
00:40:23de faire un infarctus
00:40:24bon bah écoutez
00:40:25vous allez faire des examens
00:40:26vous reviendrez
00:40:27ou bien allez voir
00:40:28le docteur Antel
00:40:28vous dites là
00:40:29il y a une urgence
00:40:30à agir tout de suite
00:40:31et vous s'agissez tout de suite
00:40:32parce qu'il s'agit
00:40:34d'une question de vie
00:40:35ou de mort
00:40:35et bien là
00:40:36c'est pareil
00:40:37il s'agit d'une question
00:40:39de mort
00:40:40il s'agit d'une question
00:40:41de mort
00:40:42et ça a été traité
00:40:44et c'est mon dernier point
00:40:46ça a été traité
00:40:47quand j'entends
00:40:48la communication
00:40:49qui est faite
00:40:50comme un dossier
00:40:52administratif
00:40:53vous savez
00:40:54lorsque j'ai enseigné
00:40:55pendant de nombreuses années
00:40:56à l'école nationale
00:40:56d'administration
00:40:57et à la fin
00:40:58de mon dernier cours
00:41:00je disais toujours
00:41:00aux hauts fonctionnaires
00:41:01je leur disais toujours
00:41:03la chose suivante
00:41:04souvenez-vous
00:41:05que derrière
00:41:05chaque décision administrative
00:41:07que vous prendrez
00:41:08il y a un être
00:41:09humain derrière
00:41:10il faut se le dire
00:41:11la moindre décision
00:41:12que vous prendrez
00:41:13et bien elle concernera
00:41:15un individu
00:41:15et bien c'est cela
00:41:16que j'entends
00:41:17j'entends qu'on me dit
00:41:18qu'administrativement
00:41:20et je veux bien croire
00:41:21qu'administrativement
00:41:21il y a des choses
00:41:22qui ont été faites
00:41:22ou pas été faites
00:41:24maintenant
00:41:24et bien il y a des
00:41:26êtres humains
00:41:27que l'on doit protéger
00:41:29et il est
00:41:31inacceptable
00:41:32inaudible
00:41:33que dans notre pays
00:41:34alors même que nous avons
00:41:35des moyens
00:41:35pour avoir
00:41:37un terme de politique
00:41:38qu'on n'ait pas
00:41:38des moyens
00:41:39d'organiser
00:41:40la défense
00:41:41des plus vulnérables
00:41:41et pour moi
00:41:42c'est ça
00:41:42le vrai combat
00:41:43c'est défendre
00:41:44les plus vulnérables
00:41:45d'entre nous
00:41:45alors on va continuer
00:41:46je vous donne la parole
00:41:47à Arnaud Stéphane
00:41:48dans un instant
00:41:49on aura Pierre
00:41:49en ligne
00:41:50et Jean-Paul
00:41:50qui voulaient réagir
00:41:51et il y a un vrai sentiment
00:41:53de colère
00:41:54et surtout
00:41:55d'impuissance
00:41:56de l'Etat
00:41:57ou d'incapacité
00:41:59de l'Etat
00:41:59à protéger
00:42:00les enfants
00:42:01c'est ce qui ressort
00:42:02de tous vos témoignages
00:42:03à tout de suite
00:42:0410h midi
00:42:05MUD Radio
00:42:06le 10h midi
00:42:07mettez-vous d'accord
00:42:08Valérie Expert
00:42:10et on est de retour
00:42:11avec vous
00:42:12et vous êtes nombreux
00:42:13à réagir
00:42:14on a Pierre en ligne
00:42:15avec nous
00:42:15bonjour sur ce sujet
00:42:16des dysfonctionnements
00:42:18de la justice
00:42:19bonjour Pierre
00:42:21bonjour
00:42:21oui
00:42:22vous remarquerez
00:42:23que lorsque l'Etat
00:42:24est en danger
00:42:24tous les moyens
00:42:25sont mis au service
00:42:26de la justice
00:42:27par contre
00:42:28lorsqu'il s'agit de fait
00:42:29poussant la population
00:42:30assassinat, viol
00:42:31la justice
00:42:32suit son cours normal
00:42:33et pour revenir
00:42:34à ce que disait
00:42:35votre dernier invité
00:42:37il parlait de médecin
00:42:38chaque médecin
00:42:39dans le milieu médical
00:42:40chaque médecin
00:42:42a sa spécialité
00:42:43et en effet
00:42:44lorsque vous avez
00:42:44une pathologie
00:42:45on vous dirige
00:42:46vers une spécialité
00:42:46et je crois
00:42:47que le vrai problème
00:42:48de la justice
00:42:48c'est qu'on ne dirige pas
00:42:50les gens
00:42:50en fonction
00:42:51de ce qui leur arrive
00:42:53et là en l'occurrence
00:42:54lorsque vous avez
00:42:54un mineur
00:42:55qui se fait violer
00:42:56je pense qu'il devrait
00:42:57y avoir
00:42:57un couloir
00:42:58immédiat
00:42:59vers un spécialiste
00:43:00qu'il soit
00:43:01femme ou homme
00:43:02qui prend en charge
00:43:03ce genre
00:43:03d'événement
00:43:04pour justement
00:43:05faire remonter
00:43:06éventuellement
00:43:07et prendre des décisions
00:43:08dans la foulée
00:43:09pour éviter
00:43:10que justement
00:43:11ce qui arrive
00:43:11actuellement
00:43:12puisse recommencer
00:43:14qui, quoi, quel moyen
00:43:17quel personnel
00:43:19Arnaud Stéphan
00:43:20vous vouliez
00:43:21merci Pierre
00:43:21de nous avoir appelé
00:43:22effectivement
00:43:23ça devrait être
00:43:24ça devrait être
00:43:25et c'est souvent
00:43:26ce qui est le cas
00:43:26ce que disent les magistrats
00:43:27dans le cas
00:43:28des violences faites aux femmes
00:43:29aujourd'hui
00:43:29ce sont des dossiers
00:43:30qui sont pris
00:43:32en priorité
00:43:33c'est l'histoire
00:43:37des moyens
00:43:37et c'est l'histoire
00:43:38de choix politiques
00:43:40et de choix aussi
00:43:42de certains procureurs
00:43:43je crois que c'est
00:43:44sur votre antenne
00:43:44ce matin
00:43:44il y avait un responsable
00:43:46de la coordination rurale
00:43:47qui expliquait
00:43:48mais moi je le connais
00:43:49très bien
00:43:49le procureur du coin
00:43:50il n'y a jamais eu
00:43:51de problème
00:43:51moi pour des tweets
00:43:54sur notre activité syndicale
00:43:56j'ai été convoqué
00:43:56trois fois au commissariat
00:43:59j'ai été convoqué
00:44:00par la justice
00:44:00j'ai été convoqué
00:44:01par la police
00:44:02trois fois pour des tweets
00:44:03et là
00:44:04les mêmes services
00:44:05du procureur
00:44:06tout d'un coup
00:44:06je ne sais plus
00:44:07où est le papier
00:44:08je l'ai envoyé
00:44:09par courrier
00:44:10mais c'est Michel
00:44:10qui l'a pris
00:44:11mais Michel
00:44:11il est en vacances
00:44:12etc
00:44:12donc il y a quand même
00:44:14des dysfonctionnements
00:44:15qui sont aussi
00:44:16de la pratique
00:44:17de certains services
00:44:21des procureurs
00:44:21c'est-à-dire que
00:44:22des opposants
00:44:23politiques ou syndicals
00:44:26là c'était le témoignage
00:44:27sur votre antenne
00:44:29des gens
00:44:29de la coordination rurale
00:44:30là il n'y a pas de problème
00:44:31pour leur pourrir la vie
00:44:33pour les convoquer
00:44:36parce que
00:44:36pour des publications
00:44:38sur les réseaux sociaux
00:44:39les publications
00:44:40les mots
00:44:41sur internet
00:44:42ils ne violent pas
00:44:43les enfants
00:44:44ils ne blessent pas
00:44:44les enfants
00:44:45si c'est des appels
00:44:46au meurtre
00:44:46etc
00:44:46c'est autre chose
00:44:47mais si c'est pour des
00:44:49des opinions
00:44:50ça va bien
00:44:51et donc c'est les mêmes services
00:44:53c'est le même service
00:44:54du procureur
00:44:55il faudrait quand même
00:44:56savoir ce qui se passe
00:44:57on arrive à trouver
00:44:58les ressources
00:44:59pour emmerder
00:45:01des délégués syndicaux
00:45:02j'aimerais bien savoir
00:45:03pourquoi on n'arrive pas
00:45:04à convoquer des gens
00:45:05qui sont des bombes
00:45:06à retardement
00:45:08parce que parfois
00:45:09c'est peut-être
00:45:10le règne de la facilité
00:45:11c'est plus facile
00:45:13de convoquer un type
00:45:14en lui disant
00:45:14vous avez publié
00:45:15on a vu
00:45:15que de se dire
00:45:16il va falloir
00:45:17que je consacre
00:45:18du temps
00:45:19peut-être beaucoup de temps
00:45:20et alors attention
00:45:21parce que je ne pense pas
00:45:22que les procureurs
00:45:23soient fainéants
00:45:24ne fassent rien
00:45:25attention aussi
00:45:26il peut y avoir
00:45:27dysfonctionnement
00:45:28c'est pour cela
00:45:28que je dis bien
00:45:29de toute la chaîne
00:45:30de toute la chaîne
00:45:32parce qu'à chaque
00:45:33à chaque maillon
00:45:34il y a des gens
00:45:34qui auraient dû se dire
00:45:35je m'assure
00:45:37que tout est pris en charge
00:45:38et pas simplement
00:45:39de se dire
00:45:40c'est parti au courrier
00:45:41et puis ça va suivre
00:45:43non
00:45:43il y a des situations
00:45:45on doit pouvoir
00:45:46téléphoner au collègue
00:45:47même si on passe
00:45:48d'une juridiction
00:45:49à l'autre
00:45:49quand c'est un dossier sensible
00:45:51et bien on doit
00:45:52signaler un collègue
00:45:53je vais vous dire moi
00:45:53quand je travaille
00:45:55sur un certain nombre
00:45:55de dossiers
00:45:56pour lesquels
00:45:56par exemple
00:45:57j'ai des délais
00:45:57pour lesquels
00:45:58il peut y avoir
00:45:59tel élément important
00:46:00je m'assure
00:46:01par exemple
00:46:02que mon confrère
00:46:03que la juridiction
00:46:04a reçu le document
00:46:05je téléphone
00:46:06on vérifie
00:46:07parce qu'on se dit
00:46:08attention
00:46:08il y a une urgence
00:46:09c'est important
00:46:10etc
00:46:10c'est cela
00:46:11qui me fait
00:46:12c'est ce qu'on fait
00:46:13dans les boîtes
00:46:13quand on a des process
00:46:15de production
00:46:15et dans nos boîtes
00:46:16on fait tous comme ça
00:46:17on vérifie que
00:46:19c'est des choses élémentaires
00:46:20dans l'organisation
00:46:21d'une entreprise
00:46:22et c'est vrai que
00:46:22ces principes
00:46:23me devraient animer
00:46:24ce que je voudrais ajouter
00:46:26on en parlait
00:46:26un petit peu en aparté
00:46:27il y a quelques minutes
00:46:28c'est que
00:46:30en 2026
00:46:31quand un enfant
00:46:32parle
00:46:33alors oui
00:46:34un enfant
00:46:35peut affabuler
00:46:36mais on ne peut pas
00:46:37on ne doit pas partir
00:46:39du principe
00:46:39qu'un enfant qui parle
00:46:41est un affabulateur
00:46:42pendant des décennies
00:46:44la culture du silence
00:46:45a prévalu
00:46:46alors oui
00:46:46il peut y avoir
00:46:47des erreurs
00:46:48un enfant peut
00:46:49voilà
00:46:50peut dire des choses fausses
00:46:51mais
00:46:52généralement non
00:46:53je me souviens
00:46:54quand j'étais très jeune
00:46:55un film m'avait
00:46:56beaucoup marqué
00:46:57c'était un film
00:46:58d'Henri-Georges Clouseau
00:46:59Le Corbeau
00:47:00c'était l'histoire
00:47:01d'une petite fille
00:47:03qui avait injustement
00:47:05accusé son maître d'école
00:47:06je crois que son professeur
00:47:08mais je redis les choses
00:47:09nous sommes en 2026
00:47:11les choses ont changé
00:47:12la parole s'est libérée
00:47:14les parents éduquent leurs enfants
00:47:17attirent leur attention
00:47:18sur les signaux
00:47:19et les parents savent détecter
00:47:21les signaux
00:47:21les éducateurs aussi
00:47:23les enseignants aussi
00:47:24donc un enfant
00:47:25qui dit des choses
00:47:27il doit être écouté
00:47:28doit être écouté
00:47:29et des conséquences
00:47:30doivent en être tirées
00:47:31des actions doivent être menées
00:47:33des actions en justice
00:47:35des actions judiciaires
00:47:36donc on ne peut pas considérer
00:47:38que la parole d'un enfant
00:47:39est une parole
00:47:40qui doit être écartée
00:47:41avec tout ce qui s'ensuit
00:47:42dans la chaîne
00:47:42comme celle des femmes
00:47:43d'ailleurs
00:47:45comme celle des femmes
00:47:46Jean-Paul est en ligne
00:47:47bonjour Jean-Paul
00:47:48oui bonjour
00:47:49bonjour
00:47:51bonjour à donc
00:47:52vos invités
00:47:53bah écoutez
00:47:54je suis comme
00:47:55la plupart des français
00:47:57atterré
00:47:57en colère
00:47:59ce matin
00:48:00j'entendais
00:48:00des témoignages
00:48:01horribles
00:48:02que recevait
00:48:04Maxime Yadot
00:48:05et donc
00:48:06des choses concrètes
00:48:08mais des
00:48:08comment dire
00:48:10ça ne s'appelait plus
00:48:11du dysfonctionnement
00:48:12de la chaîne
00:48:13des magistrats
00:48:14les magistrats
00:48:14ne font pas leur boulot
00:48:15la police
00:48:17ne fait pas son boulot
00:48:18si moi je roule
00:48:19à 140 sur autoroute
00:48:21et si je me fais attraper
00:48:22par contre
00:48:22dans la semaine qui suit
00:48:23j'aurai le PD
00:48:24et si je ne le paye pas
00:48:26je vais pas
00:48:29on vous entend
00:48:30on vous entend mal
00:48:30il n'a pas payé
00:48:33on vous entend mal
00:48:34mais effectivement
00:48:35c'est ce sentiment
00:48:36de un petit peu
00:48:37ce que disait
00:48:38Arnaud Stéphans
00:48:39pour des tweets
00:48:40vous êtes convoqué
00:48:40au commissariat
00:48:42pour
00:48:43effectivement
00:48:45il y a ce sentiment
00:48:46alors
00:48:47on ne peut pas dire
00:48:47que la police
00:48:48ne fait rien
00:48:48la police
00:48:49elle fait aussi
00:48:49selon ses moyens
00:48:51selon l'archaïsme
00:48:52du système
00:48:53selon aujourd'hui
00:48:54ce que me disait
00:48:55un policier
00:48:55c'est-à-dire le fait
00:48:56que l'avocat
00:48:57la procédure
00:48:58est de plus en plus
00:49:00complexe
00:49:00et de plus en plus
00:49:00compliquée
00:49:01j'entendais ce matin
00:49:02l'ancien patron
00:49:03de la police judiciaire
00:49:04qui disait
00:49:04aujourd'hui
00:49:05on a encore
00:49:06des formules
00:49:08ça se fait encore
00:49:08sur papier
00:49:09avec
00:49:10il faut qu'il y ait
00:49:10la marianne
00:49:11le tampon
00:49:12que ce soit signé
00:49:13que là
00:49:14dans l'affaire
00:49:14de la petite Liana
00:49:15il y a eu
00:49:15les documents
00:49:17c'est invraisemblable
00:49:18ont été envoyés
00:49:18par la poste
00:49:20qu'il n'y ait pas
00:49:20de fichier consultable
00:49:22c'est invraisemblable
00:49:23vous êtes déjà allé
00:49:24dans un commissariat
00:49:25sur les bureaux
00:49:26moi je suis allé
00:49:26pour une petite histoire
00:49:27des dossiers
00:49:28qui s'empilent
00:49:29un cafarnaum
00:49:30sur le bureau
00:49:31des inspecteurs
00:49:32c'est pas les comissariats
00:49:33les commissariats
00:49:34c'est après un peu
00:49:35moi je voulais juste
00:49:36dire une chose
00:49:36parce que très récemment
00:49:37j'ai été invité
00:49:38par un commandant de police
00:49:39à visiter le commissariat
00:49:41à visiter les conditions
00:49:41de travail
00:49:42à voir le matériel
00:49:43qu'il portait
00:49:43parce que effectivement
00:49:44quand on doit assurer
00:49:45le maintien de l'ordre
00:49:46avec 23 kilos
00:49:47sur le dos
00:49:48etc
00:49:48il y a des tas de choses
00:49:49complexes
00:49:50moi je pense qu'il ne faut pas
00:49:51tomber dans l'excès non plus
00:49:52non
00:49:53ou j'ai envie de dire
00:49:54oui
00:49:55globalement
00:49:55les fonctionnaires
00:49:56les policiers
00:49:58les magistrats
00:49:58font leur boulot
00:49:59maintenant ce qu'il faut regretter
00:50:01c'est qu'il y a
00:50:01une minorité de gens
00:50:04qui n'assument pas
00:50:05complètement leurs responsabilités
00:50:06qui ne vont pas
00:50:07jusqu'au bout du processus
00:50:08et effectivement
00:50:09parce qu'il y a
00:50:10des individus derrière
00:50:11parce qu'il y a
00:50:12des situations d'urgence
00:50:14et bien quand on ne fait
00:50:15pas correctement son travail
00:50:16parce que pour moi
00:50:17faire correctement son travail
00:50:18c'est pas simplement dire
00:50:20on a transféré
00:50:21à l'autre parquet
00:50:22c'est se dire là
00:50:23et attention
00:50:24ça n'est pas parce que
00:50:25on va dire
00:50:26qu'il y a une urgence
00:50:27que la personne
00:50:28la personne est bien sûr
00:50:29présumée innocente
00:50:30mais on doit s'assurer
00:50:31que les propos
00:50:32les accusations
00:50:33sont ou pas
00:50:35vérifiés
00:50:36vérifiables
00:50:36etc etc
00:50:37mais on ne peut pas
00:50:38simplement dire
00:50:39c'est un dossier
00:50:40comme un autre
00:50:40c'est ça que je reproche
00:50:41il faut savoir
00:50:43trier
00:50:43et se dire
00:50:44qu'il y a effectivement
00:50:44des urgences
00:50:45quand il y a un document
00:50:46qui est publié sur internet
00:50:47et qui n'est pas une question
00:50:48de vie ou de mort
00:50:49je pense que ça
00:50:50ça peut attendre
00:50:50pour moi
00:50:51quand on est
00:50:52en responsabilité
00:50:54c'est lorsqu'il y a
00:50:55des situations
00:50:56où la vie
00:50:57et j'ai envie de dire
00:50:58je redis
00:51:00protection absolue
00:51:01des plus vulnérables
00:51:02mais le président de la république
00:51:04est en train de s'exprimer
00:51:05j'ai un écran
00:51:05donc je n'entends pas
00:51:06tout ce qu'il dit
00:51:06mais le bandeau nous dit
00:51:08dysfonctionnement inacceptable
00:51:11donc l'état ne prend pas
00:51:12non plus sa responsabilité
00:51:14sur ce dysfonctionnement
00:51:16oui il y a eu
00:51:17des dysfonctionnements humains
00:51:18oui il faut qu'il y ait
00:51:19des responsables
00:51:19mais l'état doit commencer
00:51:21peut-être à se regarder
00:51:22moi quand j'entends
00:51:23le ministre de la justice
00:51:24qui dit
00:51:25je suis terrifié
00:51:26mais enfin
00:51:27ça nous terrifie
00:51:28mais qui viennent un jour
00:51:30dans le studio Sud Radio
00:51:31écouter les témoignages
00:51:32qu'ils aillent dans la rue
00:51:33écoutez
00:51:34est-ce qu'ici autour de la table
00:51:35vous avez connaissance
00:51:36de gens qui ont été
00:51:37d'enfants
00:51:38qui ont été victimes
00:51:40on a eu
00:51:41en antenne
00:51:41on en parlait
00:51:42moi j'en connais
00:51:44vous en connaissez
00:51:45on connait tous
00:51:46des gens
00:51:47dont les enfants
00:51:48ou les proches
00:51:49ont été victimes
00:51:50d'attouchements
00:51:51et pour lesquels
00:51:51il n'y a pas eu de suite
00:51:54donc moi ça me rend dingue
00:51:56il y a un dysfonctionnement
00:51:57bah oui mais t'es président
00:51:58de la république mon gars
00:51:59il faut te faire quelque chose
00:52:01regardez toutes les grandes
00:52:02toutes les grandes affaires judiciaires
00:52:04qui nous viennent à l'esprit
00:52:05depuis ces 40 dernières années
00:52:07ce ne sont que
00:52:08toutes ces grandes histoires
00:52:10ce sont d'abord
00:52:11des histoires de dysfonctionnement
00:52:12commencer par la plus ancienne
00:52:13il y a eu un article
00:52:14il n'y a pas longtemps
00:52:14c'est pour ça que ça m'est revenu
00:52:15l'affaire Grégory
00:52:18quel foirage judiciaire
00:52:20quel foirage judiciaire
00:52:22les pièces ouvertes
00:52:23les trucs perdus
00:52:25les faux
00:52:26le mauvais juge d'instruction
00:52:27le juge
00:52:29contre la gendarmerie
00:52:30le procureur
00:52:31qui fait d'abord sa com
00:52:33il y a toujours eu
00:52:34des dysfonctionnements
00:52:35il y a eu une très bonne enquête
00:52:38ces derniers temps
00:52:39qui a été sortie
00:52:39par Society
00:52:39on ne va pas dire
00:52:40que c'est ma tessiture
00:52:41Society
00:52:41mais enfin bon
00:52:42il se trouve
00:52:43qu'ils ont un service
00:52:44d'enquête
00:52:44qui est vraiment très bon
00:52:45ils avaient fait un truc
00:52:46sur Dupont-de-Ligonnès
00:52:47qui était admisant admirable
00:52:49et là
00:52:50ils viennent de sortir
00:52:52deux épisodes
00:52:52d'une enquête
00:52:53sur Epstein
00:52:55là aussi
00:52:56qu'est-ce que c'est
00:52:57que cette histoire
00:52:58quoi
00:52:59rien
00:53:00rien
00:53:01il ne s'est rien passé
00:53:03tout le monde savait
00:53:04il n'y a pas une enquête
00:53:05pas de surveillance
00:53:06des gens qui étaient surveillés
00:53:07qui venaient dans l'appartement
00:53:08on s'en fout
00:53:09il a fallu
00:53:10des mois
00:53:11pour aller perquisitionner
00:53:12l'appartement
00:53:13après la mort d'Epstein
00:53:14c'est la folie furieuse
00:53:17Emmanuel Macron dit
00:53:18qu'il y a un problème
00:53:19de moyens
00:53:20on ne peut pas regarder
00:53:21en face de sa famille
00:53:22et se dire que
00:53:23tout s'est bien passé
00:53:24déjà le choix des mots
00:53:25on ne peut pas dire
00:53:26que tout s'est bien passé
00:53:27c'est un peu curieux
00:53:28comme manière
00:53:29de présenter les choses
00:53:30on ne peut pas dire
00:53:31que tout s'est bien passé
00:53:33je trouve que les mots
00:53:34choisis sont très étonnants
00:53:35et il s'est dit
00:53:37choqué par cette affaire
00:53:38mais bon sang
00:53:39moi j'ai une proposition
00:53:40à faire
00:53:40parce qu'effectivement
00:53:41les drames de ce genre
00:53:43il y en a déjà eu
00:53:44et hélas
00:53:45il y en aura d'autres
00:53:46malheureusement
00:53:47et vous vous souvenez
00:53:47qu'on se l'était dit
00:53:49dans d'autres émissions précédentes
00:53:50en se disant
00:53:51il y aura malheureusement
00:53:52d'autres drames
00:53:52moi j'ai une proposition
00:53:53à faire
00:53:53très concrètement
00:53:54on s'aperçoit
00:53:55qu'en fait
00:53:55dans ce type de dossier
00:53:58les justiciables
00:53:59se plaignent de quoi
00:54:00à raison
00:54:01il y a un dossier
00:54:01qui a été remis
00:54:02et puis après
00:54:02on ne sait plus rien
00:54:03alors moi je propose
00:54:05que par exemple
00:54:05qu'il y ait une obligation
00:54:06dans le code de procédure
00:54:08alors ça peut se travailler
00:54:08qu'à un moment donné
00:54:10sur un certain nombre
00:54:11d'infractions
00:54:13que vis-à-vis des victimes
00:54:15que le parquet
00:54:16soit dans l'obligation
00:54:18par exemple
00:54:18au moins
00:54:19une fois par an
00:54:20de faire un point
00:54:22avec la victime
00:54:23de dire où en est l'enquête
00:54:25que ce soit compliqué
00:54:26je veux bien
00:54:27parce que
00:54:27il ne faut pas imaginer
00:54:28que c'est toujours aussi facile
00:54:29mais qu'il y ait
00:54:30de la même manière
00:54:32qu'on demande
00:54:32aux justiciables
00:54:34de faire ou de ne pas faire
00:54:35et bien
00:54:35pour moi
00:54:36la justice devrait être en mesure
00:54:38sur des dossiers sensibles
00:54:40de faire au moins
00:54:41une fois par an
00:54:42ou
00:54:42peu importe
00:54:43ça doit se travailler
00:54:44mais l'idée
00:54:45me vient d'ici
00:54:46en disant
00:54:47l'obligation
00:54:48de rendre compte
00:54:49c'est rajouter quelque chose
00:54:51à quelque chose
00:54:51qui existe déjà
00:54:52là quand on regarde
00:54:53le process
00:54:54qui devait être respecté
00:54:55il devait y avoir
00:54:56un processus
00:54:57la transmission
00:54:57des informations
00:54:59oui mais ce que je veux dire
00:55:00ça n'a pas été fait
00:55:00vous voulez rajouter une couche
00:55:02en disant
00:55:02obligation est faite
00:55:03d'informer
00:55:03c'est le minimum
00:55:05non attendez
00:55:06il y a une différence
00:55:07si vous écoutez bien
00:55:08ce qui est dit
00:55:09c'est qu'au fond
00:55:10chacun a transféré
00:55:12mais à aucun moment
00:55:13attendez
00:55:14il semblerait
00:55:15pas tant que ça
00:55:15attendez
00:55:16chacun a transféré
00:55:17donc chacun vous dit
00:55:18j'ai fait mon travail
00:55:20sauf que là
00:55:21la question ne serait pas là
00:55:22quand je dis rendre compte
00:55:23c'est où en est l'enquête
00:55:24avec des résultats
00:55:25qui a fait quoi
00:55:26de manière à ce qu'on puisse savoir
00:55:28voir
00:55:28parce que souvent
00:55:30la victime
00:55:30il y a une déresponsabilité
00:55:31parce qu'il y a
00:55:32une déresponsabilisation
00:55:33de chaque chaîne
00:55:33vous ne savez pas en face
00:55:35vous êtes victime
00:55:36vous ne savez même pas
00:55:37qu'on a envoyé
00:55:38un autre
00:55:38il y a un truc qui serait très facile
00:55:39tu viens de parler
00:55:40toi qui es fan de techno
00:55:41et si on mettait
00:55:42de la blockchain
00:55:43là-dedans
00:55:44il suffirait de mettre
00:55:45de la blockchain
00:55:45il y a quelqu'un
00:55:46qui ouvre
00:55:47le dossier
00:55:48la personne qui est derrière
00:55:49donc on sait exactement
00:55:51quel est l'historique
00:55:51toutes les personnes
00:55:52qui ont ouvert le dossier
00:55:54et quelles sont les personnes
00:55:55qui l'ont suivi
00:55:55on n'arrête pas de parler
00:55:56France 2030
00:55:57tous France
00:55:58mes genoux
00:55:59mais avec Lian
00:56:00normalement
00:56:02c'est un agent
00:56:02qui peut le faire
00:56:03c'est pour ça
00:56:05qu'ensemble
00:56:06nous pouvons
00:56:07nous pouvons
00:56:08l'idée
00:56:08c'est véritablement ça
00:56:09c'est
00:56:10comment faire en sorte
00:56:11qu'à un moment donné
00:56:12les gens se disent
00:56:13je vais devoir
00:56:14rendre compte
00:56:15rapidement
00:56:15donc je ne peux pas
00:56:16me contenter de dire
00:56:17le dossier est parti
00:56:18allez on se retrouve
00:56:19dans un instant
00:56:20on va parler
00:56:21il ne nous reste plus
00:56:22beaucoup de temps
00:56:22santé mentale des jeunes
00:56:24et puis le Liban
00:56:25qu'on oublie
00:56:26dont on ne parle pas
00:56:28suffisamment
00:56:28à tout de suite
00:56:31on n'a pas
00:56:35beaucoup de temps
00:56:36encore
00:56:37mais je voudrais
00:56:37que vous vouliez évoquer
00:56:39la santé mentale
00:56:40des jeunes
00:56:40c'est un peu lié
00:56:42à notre sujet
00:56:43aussi
00:56:43parce qu'on a
00:56:43un nombre
00:56:44de gens
00:56:45qui dysfonctionnent
00:56:46absolument terrifiants
00:56:48Anne Duresse
00:56:49oui alors
00:56:51j'ai voulu évoquer
00:56:52ce sujet
00:56:53parce que vous avez raison
00:56:53Valérie
00:56:54il est lié
00:56:54hélas à cette tragédie
00:56:56puis à tout ce qu'on dit
00:56:56sur les jeunes
00:56:57les jeunes peuvent être
00:56:58auteurs
00:56:59mais ils sont aussi
00:57:00hélas
00:57:00souvent victimes
00:57:03le président de la république
00:57:05et son gouvernement
00:57:06ont déclaré
00:57:07grande cause nationale
00:57:08la santé mentale des jeunes
00:57:10en 2025
00:57:10et en 2026
00:57:11pourquoi ?
00:57:13on l'a vu
00:57:14hélas
00:57:14les jeunes sont souvent
00:57:15des victimes
00:57:15et puis
00:57:18alors
00:57:18que ce soit
00:57:19des très jeunes enfants
00:57:20ou des adolescents
00:57:22ils font partie
00:57:23des personnes vulnérables
00:57:24on l'a dit
00:57:25il y a à peu près
00:57:26quand même
00:57:26un jeune sur trois
00:57:27un adolescent sur trois
00:57:29qui a ou qui a eu
00:57:31ou qui aura
00:57:31malheureusement
00:57:32des pensées suicidaires
00:57:35la pédopsychiatrie
00:57:36lorsque les jeunes
00:57:38ont besoin
00:57:38ce qui est considérable
00:57:39la pédopsychiatrie
00:57:40a perdu un tiers
00:57:42de ses effectifs
00:57:43en dix ans
00:57:43qu'est-ce que ça veut dire ?
00:57:44ça veut dire
00:57:44quand les jeunes
00:57:46veulent parler
00:57:47et bien
00:57:48ils ne peuvent même pas
00:57:49comme ils le souhaitent
00:57:49rencontrer quelqu'un
00:57:51donc
00:57:52j'ai voulu évoquer cela
00:57:54parce que
00:57:54les jeunes en construction
00:57:56qui sont victimes
00:57:58qui ne sont pas écoutés
00:57:59pas entendus
00:58:00et bien
00:58:01Jean-Claude
00:58:02tu le disais tout à l'heure
00:58:04ce sont des jeunes
00:58:05qui vont développer
00:58:06des pensées suicidaires
00:58:07qui vont développer
00:58:08des maladies
00:58:09qui peuvent développer
00:58:10des addictions
00:58:12qui peuvent devenir violents
00:58:14qui vont être des adultes
00:58:16d'abord des étudiants
00:58:17qui auront du mal
00:58:18à trouver leur place
00:58:19des adultes
00:58:19qui auront du mal
00:58:20à s'intégrer
00:58:21dans le monde du travail
00:58:22donc tout ça
00:58:23c'est une
00:58:24pardon pour l'expression
00:58:26une bombe à retardement
00:58:27que de ne pas
00:58:28s'occuper des jeunes
00:58:29qui sont en souffrance
00:58:30donc c'est
00:58:31c'est très bien
00:58:32de l'avoir déclaré
00:58:33grande clause nationale
00:58:34après il faut que ce soit
00:58:35suivi d'action
00:58:35alors j'ai entendu
00:58:37la ministre actuelle
00:58:38de la santé
00:58:39bon ça va dans le bon sens
00:58:41renforcer
00:58:41ou parler de renforcement
00:58:42des dispositifs existants
00:58:44bon il y en a
00:58:45il y en a quelques-uns
00:58:46j'ai noté
00:58:47bon il faut renforcer
00:58:48les services de soins
00:58:49faire beaucoup de prévention
00:58:50ça j'y crois énormément
00:58:51parce que qui dit prévention
00:58:53dit qu'on va éviter
00:58:54des passages à l'acte
00:58:57donc de la prévention
00:58:58en alertant
00:58:58enfin tout ça
00:58:59dans toute la chaîne
00:59:00les parents
00:59:00l'éducation nationale
00:59:01a un grand rôle à jouer
00:59:02moi je sais que dans le monde
00:59:05de l'entreprise
00:59:06on affiche
00:59:07dans la porte des toilettes
00:59:09une fois qu'on est dans les toilettes
00:59:11des numéros d'urgence
00:59:12il faut la même chose
00:59:13dans les écoles
00:59:14donc je crois que tout ça aussi
00:59:16se renforce
00:59:17le nombre de psychologues scolaires
00:59:19aussi a augmenté
00:59:20il y a un numéro
00:59:21si des jeunes écoutent
00:59:22je ne sais pas
00:59:22le numéro 31-14
00:59:24qui est un numéro national
00:59:25de prévention du suicide
00:59:27il y a un fil santé jeune
00:59:28pour les 12-25 ans
00:59:29il y a une ligne à Paris
00:59:31qui s'appelle la ligne
00:59:32Nightline
00:59:33qui est un service
00:59:34d'écoute nocturne
00:59:35pour les étudiants
00:59:36donc je voulais parler de ça
00:59:37parce que
00:59:38ça me paraît
00:59:39il me paraît essentiel
00:59:41de préserver encore une fois
00:59:43notre jeunesse
00:59:44qui a été en plus
00:59:46très malmenée
00:59:46pendant le Covid
00:59:47qui vit dans un environnement
00:59:49tellement anxiogène
00:59:50on n'en parle pas beaucoup
00:59:51je tiens à vous le dire
00:59:52on parle beaucoup des retraités
00:59:53énormément Arnaud
00:59:54tu l'as dit
00:59:55c'est là que se joue
00:59:57l'enjeu des prochaines élections
00:59:58la jeunesse
00:59:59elle est absente
00:59:59et d'ailleurs
01:00:00j'en profite
01:00:00tu sais que je suis
01:00:01des dossiers d'éducation
01:00:02Valérie
01:00:03l'enseignement supérieur
01:00:04a perdu un milliard
01:00:05sur son budget
01:00:05pour raboter
01:00:06donc pour vous dire
01:00:07comme ce ne sont pas
01:00:08des sujets
01:00:08qui sont pris à bras le corps
01:00:09mais c'est important
01:00:10qu'on dise ça
01:00:11et c'est important
01:00:12qu'Anne ait soulevé
01:00:13ce sujet
01:00:14parce que vous voyez
01:00:15on a parlé
01:00:17pour beaucoup
01:00:17de ce qui s'est passé
01:00:20le week-end dernier
01:00:21au Parc des Princes
01:00:23etc.
01:00:23dans Paris
01:00:24bien sûr
01:00:25et je suis le premier
01:00:26à dire
01:00:26qu'il faut sanctionner
01:00:28mais sans réserve
01:00:29ceux et celles
01:00:30qui portent atteinte
01:00:32au bien
01:00:32aux personnes
01:00:33mais en même temps
01:00:34si on ne fait
01:00:35que de la sanction
01:00:36on ne fera jamais
01:00:37on sera toujours
01:00:38dans une spirale
01:00:39de plus de moyens
01:00:40pour faire de la sanction
01:00:40les programmes de la ville
01:00:41ils ont coûté des milliards
01:00:42à l'État
01:00:43non mais je ne parle pas
01:00:43de programmes de la ville
01:00:44non non
01:00:45mais Serge
01:00:46il ne faut pas
01:00:47Gilbert
01:00:48il ne faut pas
01:00:49il ne faut pas
01:00:51il ne faut pas
01:00:51il ne faut pas
01:00:55dire des choses
01:00:55que je n'ai pas dit
01:00:56parce que précisément
01:00:57je lis au sujet
01:00:59que Kahn évoquait
01:01:00la santé mentale
01:01:02c'est un moyen aussi
01:01:02de faire de la prévention
01:01:04à la racine
01:01:04à la source
01:01:05et c'est là où
01:01:06il nous faut des moyens
01:01:07je pense que le problème
01:01:08de notre pays
01:01:08c'est qu'on n'arrive pas
01:01:09il n'y a personne
01:01:11il y a un auditeur
01:01:11qui dit
01:01:12mais les téléphones
01:01:13n'ont jamais sauvé
01:01:14ça peut sauver des gens
01:01:16mais on a besoin
01:01:16de structure
01:01:17oui bien sûr
01:01:18mais c'est ce qu'on dit
01:01:19c'est ce qu'on dit
01:01:20on n'a pas dit
01:01:20qu'une ligne de téléphone
01:01:21ça régleait le problème
01:01:22mais ce qu'on dit
01:01:23c'est qu'il faut se dire
01:01:24
01:01:24il faut mettre
01:01:26la gomme
01:01:26un maximum de moyens
01:01:28pour pouvoir faire
01:01:29le prévention
01:01:29et on l'a fait sur le harcèlement
01:01:30il n'y a pas longtemps
01:01:32une jeune fille
01:01:33qui a été convoquée
01:01:35qui a été convoquée
01:01:37qui l'a harcelée
01:01:39elle n'a pas supportée
01:01:39elle a appelé sa mère
01:01:40ils avaient fait des suivis
01:01:41il y aura toujours
01:01:42des loupés
01:01:43il n'y a pas de société
01:01:44elle a fini par se suicider
01:01:45mais sur un truc
01:01:46sur la santé mentale
01:01:47et là
01:01:47merci d'avoir abordé
01:01:49ce sujet
01:01:51il y a eu des études
01:01:52assez intéressantes
01:01:52sur les parcours
01:01:53vous savez
01:01:53des grands criminels
01:01:55et notamment
01:01:56des grands voyous
01:01:57et ceux qui faisaient
01:01:58la terreur
01:01:59dans certains quartiers
01:02:00ils ont eu des enfances
01:02:01où ils ont pris des coups
01:02:03répétés sur la tête
01:02:05ils ont été extrêmement maltraités
01:02:06et ils ont développé
01:02:08des espèces de
01:02:09pas des espèces
01:02:10d'ailleurs
01:02:10des folies furieuses
01:02:11et qui les rendaient
01:02:12hyper violents
01:02:13et un jour
01:02:14j'avais rencontré
01:02:15Gilbert Collard
01:02:16qui avait été
01:02:17l'avocat
01:02:19d'un célèbre
01:02:20gangster marseillais
01:02:21et il me dit
01:02:22il vous parlait
01:02:23et puis tout d'un coup
01:02:24il commençait à zototer
01:02:25et il ne pouvait plus
01:02:27s'arrêter
01:02:27et il ne parlait
01:02:28que de tuer
01:02:29de faire des trucs
01:02:30horribles à des gens
01:02:31et puis après
01:02:31il devenait calme
01:02:32ce qui n'est pas
01:02:32un très bon signe
01:02:33de santé mentale
01:02:34correcte
01:02:35et un autre social
01:02:37que j'avais écouté
01:02:38sur un site internet
01:02:41Thinkerview
01:02:41il racontait
01:02:42que tous ces jeunes
01:02:44qui dans les quartiers
01:02:45à Marseille
01:02:47par exemple
01:02:47ont des accidents
01:02:48de moto
01:02:49ont des accidents
01:02:50de vélo
01:02:50parce qu'ils font
01:02:51les andouilles
01:02:51etc.
01:02:52avec des traumatismes
01:02:53crâniens
01:02:53répétition
01:02:54pas de suivi
01:02:55rien du tout
01:02:56et évidemment
01:02:57ça crée
01:02:57ça crée aussi
01:02:59des conditions
01:03:00qui libèrent
01:03:01l'hyperviolence
01:03:02qui libèrent
01:03:02la dissociation
01:03:03par rapport
01:03:04à l'autre
01:03:04on peut lui faire mal
01:03:05on ne ressent plus rien
01:03:07etc.
01:03:08et c'est vrai
01:03:09que ça peut être
01:03:10une des origines
01:03:13de tout cela
01:03:14c'est ce que je dis
01:03:15c'est l'intifacteur
01:03:17mais oui
01:03:18mais le chantier
01:03:18il faut y passer
01:03:19je ne dis pas
01:03:21de tout faire
01:03:21comme on n'a rien foutu
01:03:23pendant 30 ans
01:03:24et c'est la raison
01:03:25pour laquelle
01:03:25il faut être honnête
01:03:26ça n'est pas
01:03:27pour un candidat
01:03:28ou pour un autre
01:03:29parce qu'on va rentrer
01:03:30bientôt en période électorale
01:03:31par une baguette magique
01:03:32qu'un candidat changera
01:03:34ou un élu changera
01:03:35quoi que ce soit
01:03:35nous en avons pour 15 ans
01:03:37sur des sujets comme ceux-là
01:03:38c'est 15 ans de travail
01:03:39il ne faut pas se raconter
01:03:40l'histoire
01:03:40et votre proditeur a raison
01:03:42c'est vrai que ce n'est pas
01:03:42une ligne téléphonique
01:03:43qui va changer
01:03:44la vie d'un jeune
01:03:45mais
01:03:47comme un
01:03:47leur santé mentale
01:03:49abîmée
01:03:50et multifactorielle
01:03:51comme l'a rappelé Jean-Claude
01:03:52deux
01:03:53comme on manque de moyens
01:03:54c'est petit à petit
01:03:55vous savez
01:03:56la régulation des réseaux sociaux
01:03:57est-ce qu'on va y arriver
01:03:58on en parle
01:03:59on en parle
01:04:00c'est très compliqué
01:04:03les solutions sont multiples
01:04:04bien sûr
01:04:05on n'a pas eu
01:04:0630 secondes
01:04:08allez-y
01:04:08le Liban
01:04:09en pensant au Liban
01:04:10ça sera vraiment
01:04:1130 secondes
01:04:11parce que dans le conflit
01:04:12international
01:04:13que nous avons
01:04:14dans les pays du Golfe
01:04:15effectivement
01:04:16on a oublié
01:04:16je voulais juste signaler
01:04:19le nombre
01:04:19de victimes
01:04:21dans le sud-Liban
01:04:223 412 morts
01:04:2310 000 blessés
01:04:241 million de déplacés
01:04:26et c'est vrai
01:04:26que je voudrais quand même rappeler
01:04:29le caractère profondément
01:04:31des stabilisateurs
01:04:31de l'Iran
01:04:32et de Juezbollah
01:04:33dans le sud-Liban
01:04:34et il faut aussi dire
01:04:37que nous devons
01:04:38en tout cas
01:04:39c'est l'idée que j'ai
01:04:40c'est que nous devons
01:04:40nous français
01:04:43travailler à renforcer
01:04:44l'état libanais
01:04:46et son armée
01:04:47en tout cas
01:04:47faire en sorte
01:04:49que la souveraineté
01:04:49soit assurée
01:04:50vous voyez je reviens
01:04:51à l'état de droit
01:04:51un minimum de règles
01:04:53faire en sorte
01:04:53que la souveraineté
01:04:54soit assurée
01:04:56par le gouvernement libanais
01:04:58c'est vrai que c'est l'occasion
01:04:59d'apporter
01:05:00notre soutien moral
01:05:02ça n'est rien
01:05:02sur une radio
01:05:03mais aussi dire
01:05:04à la communauté libanaise
01:05:05qu'on pense à eux
01:05:06et qu'on ne les oublie pas
01:05:07voilà parce qu'il y a des hommes
01:05:09je rappelle que derrière
01:05:10toute décision politique
01:05:11ou administrative
01:05:12il y a des hommes
01:05:13et des femmes
01:05:14qui meurent
01:05:15et on ne peut pas
01:05:16les oublier
01:05:17vous avez raison
01:05:18merci de ces mots
01:05:20merci à vous
01:05:20très bon week-end
01:05:21sur Sud Radio
01:05:22bonne journée
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