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  • il y a 6 semaines
Alain Bauer, professeur émérite de criminologie, était invité sur le plateau de BFMTV. Il est notamment revenu sur l'enquête concernant la disparition de Lyhanna. 

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Transcription
00:00Bonsoir Alain Bauer, je vous laisse vous installer.
00:03Alain, merci d'être avec nous ce soir.
00:06La vérité sur le système Epstein, c'est aux éditions First, c'est votre dernier livre.
00:10Et on en parlera dans un instant, on verra que pour vous il y a un lien entre toutes ces
00:13affaires.
00:14D'abord je vous présente celles et ceux qui m'accompagnent ce soir et tout le monde s'installe.
00:18Lisa Adeph est là, Dominique Rizé est là, bonsoir Dominique.
00:20Bonsoir Maxime.
00:21Et Mélanie Bertrand du service police-justice de BFM TV.
00:24On va d'abord aller sur place dans le Gers, retrouver Jean-Wilfrid Forquet.
00:28J'espère que Jean-Wilfrid est avec nous ce soir.
00:31Jean-Wilfrid, on le disait, un corps a donc été retrouvé à une quinzaine de kilomètres de Florence où Liana
00:38avait disparu.
00:39Pas très loin de l'endroit où vous êtes ce soir.
00:45Oui exactement, bonsoir Maxime.
00:47Nous sommes à 15 kilomètres de Florence, c'est en gros un quart d'heure de voiture.
00:51Nous sommes pas très loin du domicile du suspect numéro 1, Jérôme Barrella.
00:55C'est à environ 10 minutes de voiture.
00:57Et la scène de crime, elle est ici derrière ce barrage.
01:00Il y a beaucoup de barrages encore ce soir en place.
01:02Elle est en contrebas dans ce silo agricole.
01:05C'est là que le corps a été découvert vers 15h, en tout cas en milieu d'après-midi, par
01:09les gendarmes
01:10qui effectuaient des recherches, des investigations, comme il y en a eu une multitude depuis maintenant un peu plus de
01:166 jours.
01:17C'est un silo qui a été visé.
01:19Il y avait eu hier des investigations dans un autre silo à quelques kilomètres d'ici.
01:24J'y étais avec les enquêteurs. Ce silo a été ciblé aujourd'hui.
01:28Les enquêteurs sont arrivés sur place et c'est là qu'ils ont fait la macabre découverte.
01:32Donc vers 15h, ce corps, le corps d'un enfant, ça le procureur l'a certifié.
01:37Il ne sait pas s'il s'agit du corps de la petite Liana.
01:40Il est certain en revanche que ces vêtements ressemblaient à ceux qu'elle portait le jour de sa disparition,
01:47c'est-à-dire vendredi dernier. Sur place, les investigations, Maxime, se poursuivent ici sur le terrain.
01:53C'est un périmètre élargi. Ça veut dire qu'il faut que les enquêteurs travaillent en toute quiétude.
01:58Et depuis le début de l'après-midi, le procureur est venu sur place, le magistrat instructeur,
02:04celui qui va coordonner l'enquête désormais, sont venus sur place.
02:07Je ne peux pas vous dire s'ils sont toujours là.
02:09Mais sur place, il y a toujours les médecins légistes, les hommes et les femmes de la police scientifique.
02:16Ils sont là pour assembler un maximum d'informations.
02:20Et Alain Bauer vous dira que c'est très très important de faire un maximum de stockage d'informations
02:25qui seront décisives pour la suite et la bonne marche de l'enquête dans les prochaines semaines, dans les prochains
02:31mois.
02:32Certains enquêteurs m'ont dit qu'il pourrait passer des heures, pourquoi pas peut-être le début de la nuit.
02:36En tout cas, il s'agit maintenant pour eux de collecter un maximum d'informations.
02:41Jean-Wilfrid Forkes avec Soazic Houllier en direct de Puy-Casquet, donc dans le Gers,
02:45où le corps d'un enfant a été retrouvé, je vous le disais.
02:49Il s'agit vraisemblablement celui de la petite Liana Alain Bauer.
02:52La priorité des enquêteurs ce soir sur zone, sur la zone où a été retrouvé le corps ?
02:57Alors il y a deux priorités. La première, c'est la scène de crime.
03:01Si c'est la scène de crime, est-ce la scène de crime ?
03:04Est-ce qu'elle a été tuée là ? Est-ce que le corps qui a été retrouvé, dont on
03:09n'a pas l'identité encore,
03:11mais présumant que c'est celle de Liana, a été découvert ou est-ce que c'est le lieu du
03:18crime ?
03:18Un.
03:19Deux, il y a donc tout ce qu'il y a autour du corps, en dessous du corps, l'environnement
03:25du corps.
03:26Et puis, il y a deuxièmement, le corps lui-même, qui lui doit être transporté à un moment ou à
03:31un autre,
03:31ce qui n'est pas encore visiblement le cas, d'après ce que me disait les informations.
03:37C'est ce que disait Jean-Louis Frédécy, visiblement le corps découvert est toujours sur le site.
03:42D'après ce que l'on constate sur place avec nos équipes et nos informations,
03:46il semblerait que oui, et que l'autopsie n'ait pas encore été pratiquée.
03:49Donc ensuite, l'autopsie ne se fait pas sur place, il faut le transporter dans un institut médico-légal.
03:54Alors je ne sais pas quel est l'institut médico-légal dont dépend le GER, j'ai pas eu le
03:58temps de regarder.
04:00Ça peut être Toulouse.
04:01Ça peut être probablement Toulouse, mais bon, c'est sous toute réserve.
04:04En tout cas, le plus proche et le plus disponible, les instituts médico-légals,
04:08même quand c'est une affaire exceptionnelle, ils ne s'arrêtent pas sur un corps en particulier
04:13pour en voir arriver un autre, ça ne marche pas comme ça.
04:16Et donc, on va dire que dans les 12 ou 24 heures,
04:21je prenais en fonction l'idée que le corps avait déjà été déplacé,
04:25ce qui ne serait pas encore le cas,
04:26mais quelques heures après l'arrivée du corps dans l'institut médico-légal,
04:30là vous avez des éléments qui vous indiquent à peu près quand et à peu près comment,
04:38puisque la dégradation là n'a pas pu avoir lieu de manière suffisante
04:41pour qu'on ait des doutes sur les conditions dans lesquelles la personne aurait été tuée.
04:46– Que peut nous apprendre ou que peut apprendre aux enquêteurs la scène ?
04:50Je ne sais pas si c'est la scène de crime ou la scène du crime,
04:52ça on verra effectivement, vous le disiez,
04:54mais jusqu'à quel détail on va s'arrêter sur cette scène
05:00où précisément le corps a été découvert ?
05:01– C'est surtout la relation entre le corps et la scène,
05:04ce qu'il y a sur les vêtements, puisqu'il y a des vêtements,
05:07des corps sans vêtements, des corps sans empreinte, des corps démembrés,
05:11là on est dans une configuration, semble-t-il, assez différente,
05:14donc plus facile en termes d'identification et d'interaction avec le terrain.
05:20Est-ce que le corps a été traîné ? Est-ce que ça s'est passé ?
05:22Est-ce qu'il y a eu une lutte ou pas ?
05:25Est-ce que les vêtements portent des traces de déchirures ?
05:29Ou est-ce que, bref, on a tous ces éléments qui vont être indiqués
05:33et donc les circonstances de la mort vont commencer à apparaître,
05:37ce qui va permettre d'ailleurs aux magistrats instructeurs
05:40de commencer à déterminer dans quelle partie du code pénal
05:44il va choisir l'incrimination qui va correspondre
05:48à ce que la police technique et scientifique
05:51et la médecine légale vont lui dire.
05:53– Dominique Rizet, les enquêteurs jusqu'à maintenant,
05:55leur point de départ, c'était l'endroit où avait disparu
05:58la petite Liana, la sortie du collège.
06:00Il y a un nouveau point de départ ce soir, c'est cette scène,
06:03c'est cet endroit, c'est ce silo où son corps,
06:05ou en tout cas le corps d'un enfant a été retrouvé.
06:07– Absolument, Alain disait, voilà, découvert ici, tu es ici,
06:10c'est la scène primaire ou la scène secondaire.
06:13Là, on a une scène secondaire, donc on a un corps,
06:17et si le corps a été tué à cet endroit-là,
06:20le corps de la personne retrouvée, de l'enfant retrouvé,
06:23a été tué à cet endroit-là, c'est la scène de crime.
06:25S'il était transporté ici, il va falloir trouver,
06:28c'est la scène secondaire, la scène primaire,
06:31c'est-à-dire l'endroit où cette personne a été tuée.
06:34Et c'est important parce que sont déposés à cet endroit-là
06:37des éléments qui ne sont pas ceux,
06:39et on le voit bien, qui sont ceux qu'on écoute
06:42sur la scène secondaire.
06:43Et on le voit bien dans l'affaire du petit Émile,
06:46c'est une scène secondaire, le corps a été déposé ici
06:49bien après sa mort et longtemps après sa mort,
06:52mais ce n'est pas là qu'il a été tué.
06:54Donc on est privé de toute une partie d'éléments techniques
06:57qui sont sur la scène primaire.
06:59Et dans l'affaire Émile, on ne connaît toujours pas la scène primaire.
07:02– Le lieu où l'enfant est mort.
07:04– Dans la quasi-totalité des cas, d'ailleurs,
07:07la scène primaire est un véhicule,
07:10ou une cave, ou un logement,
07:12et l'endroit où le corps est jeté
07:16est une scène secondaire,
07:18qui reste une scène secondaire.
07:20Et je crois qu'une partie du débat aujourd'hui,
07:22c'est la problématique du transport initial,
07:25c'est-à-dire du véhicule qui aurait pu servir à l'enlèvement.
07:30Et là, il y a une question, une bifurcation assez simple,
07:33dans le véhicule ou sur la scène secondaire.
07:37– On sait, Mélanie Bertrand,
07:38ce qui amène les enquêteurs, les gendarmes,
07:41jusque-là, je vois votre visage,
07:42qu'effectivement la question n'est pas évidente.
07:44– Non, non, bien sûr.
07:44– Mais forcément, elle se pose ce soir.
07:47Qu'est-ce qui amène les gendarmes à aller jusqu'à ce silo ?
07:48– On n'a pas encore ce degré de précision, effectivement.
07:51C'est une zone, on est à environ 15 minutes,
07:5415 kilomètres de Florence,
07:56l'endroit où la fillette, où Liana avait cours,
08:00avait été scolarisée dans son collège.
08:03Non, on ne sait pas à cette heure si ce sont des recherches sur le terrain.
08:07Tout à l'heure, on avait un agriculteur, pour vous donner un exemple,
08:09on avait un agriculteur à l'antenne qui disait que c'était un silo abandonné,
08:13qui n'est plus utilisé.
08:14Ils n'y sont pas allés par hasard.
08:15Ce n'est pas un endroit, ce n'est pas une zone boisée,
08:18comme on voit derrière vous.
08:19Il y a eu déjà des recherches où tout d'un coup, derrière un buisson,
08:22on peut trouver un élément, un morceau de vêtement, un sac, quelque chose.
08:26Là, c'est un silo.
08:27Soit ils y sont déjà passés, ils ont repéré des choses.
08:30Rappelez-vous, dans la semaine, il y a eu une communication
08:33de sources proches dans la caisse qui disait
08:34qu'on a récupéré certains éléments,
08:36tout en restant très discret sur la nature de ces éléments.
08:39Est-ce que c'est la voiture à Pontoise, la voiture de Jérôme Barrella,
08:41qui a été ramenée à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie,
08:44qui est donc expertisée, désaussée, analysée par les enquêteurs,
08:49qui a pu permettre peut-être de retrouver un bout de terre,
08:54quelques grains, parce que là, c'est un silo à grains
08:56dans lequel le corps de cet enfant a été retrouvé.
08:58Est-ce que c'est les GPS de la voiture qui a fini par parler ?
09:01On sait que c'est un véhicule qui n'est pas si récent que ça,
09:04mais qui est quand même suffisamment récent
09:05pour posséder un GPS embarqué.
09:08Est-ce que ce sont des éléments comme ça, matériels,
09:10ou est-ce que c'est un témoignage qui leur est parvenu,
09:12quelqu'un qui a soulagé sa conscience
09:14ou qui a peut-être aperçu quelque chose,
09:16l'exploitation de vidéosurveillance ?
09:18On n'est pas en plein cœur d'une ville, pas du tout.
09:20On n'est pas loin depuis Casquier, de Mirepoix,
09:22mais on est vraiment dans une zone boisée, une zone agricole,
09:26donc il y a peu de caméras de vidéosurveillance.
09:28On saura peut-être dans les prochaines heures ce qui a aiguillé
09:30et ce qui a permis en tout cas de retrouver ce corps.
09:32La voiture, le lieu où a été retrouvé ce corps,
09:35évidemment, il y aura l'autopsie, on va en parler dans un instant.
09:37Tous ces éléments qui vont être cueillis là,
09:39dans les premiers jours de l'enquête par les enquêteurs,
09:41ils vont aussi servir, comment dire,
09:44à permettre une confrontation d'une certaine manière
09:47avec le principal suspect, qui jusqu'à maintenant
09:49a nié toute participation à un crime,
09:53en tout cas autant qu'on le sache,
09:54de ce qu'il a pu dire en garde à vue.
09:56On va lui amener petit à petit,
09:58quand il sera réentendu, ces éléments en disant
10:00« bah oui, mais là, il y a des choses qui ne collent pas ».
10:02Ça ne va pas être tout à fait petit à petit,
10:03parce que l'option petit à petit,
10:05c'était dans l'espoir de retrouver la personne vivante.
10:09Là, on est plutôt désormais dans la construction
10:11d'un dossier criminel,
10:14et on est depuis assez longtemps, heureusement,
10:17passé de les aveux reines des preuves
10:19à les aveux, c'est ce qu'on obtient à la fin,
10:21et si on ne les obtient pas, quand on a un dossier suffisamment bien construit,
10:25on trouve des choses.
10:27Là, la méthode d'interrogatoire,
10:29quelle qu'elle ait été utilisée,
10:31il n'y en a que deux, vous savez,
10:33elles n'ont pas beaucoup changé au fil des ans.
10:36Vous avez la méthode traditionnelle,
10:38« good cop, bad cop » ou « bad cop, bad cop » d'ailleurs,
10:41c'est-à-dire assez dur, on veut arracher les aveux,
10:44et puis la méthode, vous allez vous soulager,
10:46vous allez voir, vous allez beaucoup mieux vous sentir
10:48comme vous nous aurez dit la vérité,
10:49que c'est une méthode canadienne qui s'appelle « progrès ».
10:51En fait, « progrès » a bien servi dans des cas d'assassinats,
10:56notamment mari-femme,
10:58qui ont permis vraiment de permettre l'expression de la vérité,
11:06de retrouver les corps d'ailleurs, par cela.
11:08Là, ce n'est visiblement pas le cas,
11:10donc la question d'amener plus ou moins d'éléments trop vite à l'enquête
11:16ne va pas être utile,
11:18mais ensuite, effectivement, sous l'autorité du magistrat instructeur,
11:23et avec l'arrivée de la défense,
11:25la construction de dossiers, probablement de la partie civile,
11:28on va voir arriver là ces éléments
11:30dans le cadre de la construction réelle d'un dossier pénal
11:33et du choix de l'incrimination.
11:35Préméditation, pas préméditation,
11:38mort sans l'intention de la tuer,
11:40ou c'était déjà prévu dans la tête de l'assassin
11:44qui savait qu'il ne pourrait...
11:47Et peut-être que du coup, cet endroit va aussi révéler des choses,
11:50parce qu'on peut se demander, on en parlait tout à l'heure,
11:52est-ce que cet endroit a été choisi par anticipation par Jérôme Barrella ?
11:58Est-ce que, si c'est bien lui l'auteur...
11:59Est-ce qu'il l'avait visité ? Est-ce qu'il est allé sur place ?
12:03Est-ce qu'il est allé au plus précis ?
12:04C'est pour ça que le GPS ne sert pas que pour l'opération du moment,
12:09c'est-à-dire...
12:09Si dans sa voiture, il est...
12:11S'il y est déjà allé quatre fois...
12:12Il était déjà allé sur cette zone les jours, les semaines auparavant,
12:16ce sera un élément très important.
12:17On va parler de ça et beaucoup de précautions et de réserves,
12:19mais effectivement, il y a l'autopsie qui va se dérouler.
12:22Qu'est-ce qu'elle peut apprendre, l'autopsie ?
12:23Qu'est-ce que vont chercher les enquêteurs et les médecins légistes, en l'occurrence ?
12:26Les conditions de la mort, les causes de la mort,
12:31étouffements, assassinats, coups de couteau,
12:33on peut à peu près tout avoir.
12:34Le coup de feu n'est visiblement pas un élément
12:37qui est pour l'instant pris en compte, mais on verra bien.
12:41Donc tous ces éléments vont commencer à apparaître
12:44et vont fixer les conditions et les causes du décès.
12:49Ça, ça va être un élément d'abord de détermination
12:52de l'acte volontaire ou éventuellement involontaire,
12:56et puis de les conditions dans lesquelles il y avait eu une volonté de tuer
13:02ou un affolement en vue de tuer.
13:05Vous savez, tous ces éléments, ils commencent à apparaître au fur et à mesure
13:07et ils évoluent en fonction d'éventuelles déclarations du principal accusé.
13:15– On verra son profil dans une seconde.
13:16– Juste une question, Dominique Rizet,
13:20il faut aussi déterminer le moment de la mort.
13:23Est-ce que ça, quand on retrouve un corps six jours après la disparition
13:27d'une petite fille comme ici,
13:28est-ce que les médecins sont capables de déterminer avec précision
13:32le moment de la mort ?
13:33– Ils peuvent déterminer assez précisément,
13:35c'est important parce qu'on a une quasi-certitude,
13:39mais si les choses se sont bien passées comme ça,
13:41si c'est bien Yana, si lui est bien l'auteur du meurtre,
13:44quasi-certitude, c'est que ça s'est passé le vendredi après-midi
13:46avant 17h30, 18h30,
13:48le moment où il revient à l'école,
13:51assisté à l'école où se trouve sa fille,
13:53assisté à la fête de l'école.
13:55Mais il peut y avoir une autre version,
13:57elle est obligatoirement vérifiée par les enquêteurs,
13:59qui est, il enlève Yana, il va à la fête de l'école,
14:03il retourne, il la séquestre quelque part, le silo,
14:07il retourne sur place ensuite,
14:09et il reste avec elle dans la nuit,
14:11où il rentre, sachant qu'on fait ensuite un réel,
14:14rétro-calcul, il est interpellé samedi à midi,
14:17ça veut dire que trois heures avant déjà,
14:18les enquêteurs sont sur lui,
14:20mais pas forcément dans la nuit,
14:22donc est-ce qu'il est retourné dans la nuit sur place ?
14:24Et ça c'est important de le savoir,
14:25parce que l'intentionnalité n'est plus la même,
14:29il ne peut pas dire, j'ai paniqué et je l'ai tué,
14:31parce que la version est toujours la même.
14:33Quand un homme enlève et tue un enfant,
14:36c'est la version de Nordal-Lelandais,
14:39c'est la version de tout le monde.
14:40Je ne voulais pas, j'ai paniqué.
14:42C'est arrivé, je vais donner une gifle.
14:44Donc on aura forcément cette version-là.
14:47Mais s'il est revenu dans la nuit,
14:49ce n'est plus la même chose.
14:50Lisa, le profil de ce suspect,
14:52que s'étend de Jérôme Barrella,
14:53le principal suspect qui est déjà mis en examen
14:54dans cette enquête ?
14:55On sait qu'il a 41 ans, qu'il est marié,
14:57qu'il est père de deux filles âgées de 11 et 7 ans,
14:59dont l'aîné est une amie de l'IANA.
15:01Jérôme Barrella a travaillé dans le secteur scolaire.
15:03Il a d'abord été agent territorial employé
15:06par la région Occitanie.
15:07Puis, à partir de septembre 2018,
15:09il a aussi assuré des remplacements
15:10en tant que contractuel,
15:12comme agent d'entretien dans plusieurs lycées du Gers,
15:15dont le lycée Lannes.
15:16À l'Ectour, que vous voyez là,
15:18ça a duré un peu plus de trois ans,
15:19puisqu'en février 2021,
15:21son contrat prend fin.
15:22Après une procédure disciplinaire,
15:23la proviseure du lycée
15:25aurait signalé des comportements inappropriés
15:27avec une élève.
15:28Jérôme Barrella lui aurait envoyé des messages insistants
15:31sur les réseaux sociaux
15:32et la procureure nous annonçait hier
15:34que des vérifications urgentes
15:35sont d'ailleurs en cours pour s'en assurer.
15:36Son casier judiciaire a été vérifié
15:38au moment de ses embauches
15:39et il est vierge.
15:40Oui, malgré plusieurs dossiers
15:42qu'il implique, regardez, en 2017,
15:44un renseignement judiciaire indique
15:45qu'il entretient une relation
15:46avec une jeune fille de 17 ans,
15:48mais il n'y a pas d'infraction caractérisée,
15:50donc ça donnera lieu à un classement sans suite.
15:52En 2020, il y a donc cette histoire
15:53de relation inappropriée avec une lycéenne
15:55qui n'aurait visiblement donné lieu
15:57à aucune procédure.
15:58En 2022, une plainte est déposée
16:00au commissariat de Béthune
16:01pour viol sur mineurs de moins de 15 ans,
16:02mais ni l'examen médico-légal
16:05ni l'examen psychologique
16:06n'ont permis de consolider
16:07les déclarations de l'adolescente.
16:08Donc là aussi, ça donnera lieu
16:09à un classement sans suite.
16:11En 2025, une mère porte plainte
16:13pour viol sur mineurs de moins de 15 ans,
16:14ça c'est l'enquête qui est en cours,
16:16et la procureure Doche nous apprenait hier
16:18qu'il y a une nouvelle plainte.
16:19Ajoutons à ça l'affaire
16:21de la disparition de l'IANA.
16:22Donc Jérôme Barrella a été mentionné
16:24dans au moins six dossiers judiciaires
16:26depuis presque dix ans.
16:27Merci, Mélanie.
16:28Sur la plainte de 2025,
16:31effectivement, c'est celle
16:32qui nous a tous ahuris
16:35parce qu'on a fait cette révélation
16:38cette semaine
16:38que cette maman de la petite Rosa
16:40est venue déposer plainte en août.
16:42Et on a appris aujourd'hui,
16:43on a confirmé
16:44qu'un examen médico-légal
16:45avait été procédé
16:47sur le corps de la petite fille
16:48de 11 ans
16:48qui confirmait le 11 septembre 2025
16:51qu'elle avait bien des liésions
16:52compatibles avec un viol.
16:54et il ne s'est rien passé.
16:56Rien.
16:56C'est-à-dire que
16:58le parquet de Toulouse
16:59est en effet dessaisi
16:59au profit du parquet d'Oche
17:00qui a quelques semaines plus tard
17:02saisi une brigade
17:04territoriale de proximité
17:06qui n'est a priori
17:07peut-être pas le service
17:08le plus adéquat
17:08pour traiter un fait
17:09de viol sur mineurs.
17:10Et en tout cas,
17:11il ne s'est absolument rien passé.
17:13Ça veut dire que cet homme
17:13n'a pas été placé en garde à vue,
17:15n'a pas été même
17:16ne serait-ce qu'auditionné.
17:17Il n'y a pas eu de signalement.
17:19Cette petite fille a été...
17:20Enfin, en tout cas,
17:21ces lésions sont compatibles
17:22avec un viol le 11 septembre
17:24et il ne se passe...
17:24Donc ça crédibilise évidemment
17:26sa parole.
17:27Le témoignage de l'enfant,
17:28on en reparlera, bien sûr.
17:29Le témoignage de l'enfant
17:29et entre ce 11 septembre
17:31et aujourd'hui,
17:32il ne sait absolument rien passer
17:34même si la procureure d'Oche
17:35a bien expliqué
17:36qu'une garde à vue
17:37était prévue.
17:38Mais en attendant,
17:38elle n'a toujours pas eu lieu.
17:39On reviendra sur cette plainte-là.
17:40Dominique Rizet,
17:41quand on voit le parcours
17:42que donnait Lisa Adeph
17:43à l'instant
17:44de ce principal suspect,
17:46qu'est-ce que vous,
17:46vous décelez dans ce parcours-là ?
17:48Vous qui avez l'habitude
17:48de ces affaires-là aussi.
17:49Crescendo,
17:50une montée en puissance,
17:51quelqu'un qu'on n'a pas détecté,
17:53quelqu'un qu'on n'a pas décelé.
17:55Alors,
17:56c'est toujours de la faute
17:57des autres,
17:59mais voilà,
18:00quelqu'un qui commence
18:02par avoir une relation
18:03avec une femme de 17 ans,
18:05il en a 32,
18:07ce n'est pas énorme,
18:08c'est 15 ans,
18:08mais en tout cas,
18:09la mère de chez une fille
18:10de 17 ans va dire
18:11« Moi, ça ne me convient pas.
18:12Et si ça ne lui convient pas,
18:14c'est que ce garçon
18:14doit avoir quelque chose
18:15qui ne lui plaît pas. »
18:16Et la justice dit
18:17à ce moment-là
18:17« Il n'y a rien de réplensible. »
18:18Et la jeune fille de 17 ans
18:19dit « C'est une relation consentie. »
18:21Et puis ensuite,
18:22une jeune fille de 11 ans
18:23et puis une jeune fille
18:24de 7 ans,
18:25ça descend.
18:26Et puis,
18:27cette espèce de côté désinhibé
18:28parce que les parents de Liana,
18:30vous vous souvenez,
18:30soirée pyjama,
18:31Liana y est allée,
18:32elle a dit des choses
18:33à ses parents,
18:33ses parents ne veulent plus
18:34que Liana approche cet homme.
18:36Et normalement,
18:37que cet homme approche Liana.
18:38Et en fait,
18:39il est désinhibé,
18:39il fait ce qu'il a envie de faire
18:40et il est sur son rail,
18:43il va là
18:43où il a envie d'aller.
18:45Donc,
18:45il vient voir Liana
18:47à la sortie de l'école
18:48ou à l'entrée de l'école le matin.
18:49À répétition.
18:50Bien sûr,
18:50il a un prétexte.
18:51Sa fille a le même âge,
18:52elle est dans la même école.
18:53Mais en fait,
18:55sa proie,
18:55c'est Liana.
18:56Et donc,
18:57il lui apporte
18:58des gâteaux le matin,
18:59des bonbons,
19:00il lui donne des choses.
19:01Peut-être que les parents de Liana
19:02ne sont pas au courant
19:02et qu'elle n'ose pas en parler
19:03à ses parents.
19:04Et en fait,
19:05il est sur son objectif.
19:07Et puis,
19:07il y va.
19:08Et là,
19:09il est avec elle peut-être.
19:10si je conçois un scénario,
19:13le scénario d'un homme
19:14qui pour l'instant
19:14est présumé innocent
19:15et on ne sait pas encore
19:17s'il y a le corps de Liana
19:17mais allez,
19:18on va avancer un peu quand même.
19:20Et donc,
19:21eh bien,
19:21il va jusqu'au bout
19:22des choses
19:23dans sa tête folle
19:25de pédocriminels.
19:26Alain Bauer,
19:27qu'est-ce que vous décelez
19:28dans ce parcours-là
19:28que l'on a aujourd'hui ?
19:29Tous les éléments
19:30que l'on a aujourd'hui ?
19:32Paradoxalement,
19:32comme le dit très bien Dominique,
19:34ce sont des parcours
19:35d'un classicisme terrifiant
19:36parce que c'est toujours
19:38la même histoire
19:39avec une curiosité
19:41qui est notre incapacité
19:43en tant que société
19:44à écouter la parole
19:46des victimes,
19:47à la comprendre,
19:48à l'accepter
19:48et à faire quelque chose.
19:50On a un processus
19:53extrêmement inquiétant
19:54de ce point de vue-là
19:55et la multiplication
19:56des révélations d'affaires
19:58de toute nature d'ailleurs
20:00parce qu'elles semblent différentes
20:01mais c'est toujours
20:02le même schéma,
20:04la même organisation criminelle
20:06ou pédocriminelle
20:07de l'affaire Pellico
20:10jusqu'à ce que nous sommes
20:12en train de vivre
20:13en passant par
20:13les multiples affaires
20:15du périscolaire
20:16qui n'en sont qu'à l'honneur.
20:17– Périscolaire,
20:18Bétarame,
20:18Epstein aussi.
20:19– Bétarame.
20:20Oui mais Epstein,
20:21si vous voulez,
20:21c'est le modèle
20:23le plus abouti du système
20:25parce qu'Epstein,
20:25il commence exactement comme ça.
20:27Il commence comme ça,
20:28petitement.
20:29Un cas à la fois
20:30avec quelqu'un
20:31qui est mineur
20:32mais dans la zone grise
20:35même aux Etats-Unis
20:36et puis il commence
20:37à en faire un réseau
20:38puis à démultiplier
20:40puis à avoir des complices
20:41ou des gens
20:41qui ne veulent pas savoir
20:42ou qui ne veulent pas regarder
20:43ou qui disent
20:45qu'ils n'étaient pas au courant
20:46et puis vous avez
20:47un monstre qui en sort.
20:49Vous voyez,
20:49M. Ponzi,
20:50ce n'est pas le premier fraudeur
20:51de l'histoire
20:52mais c'est celui
20:53qui a industrialisé la fraude,
20:54la pyramide de Ponzi.
20:55M. Epstein,
20:56c'est la même chose,
20:57ce n'est pas une affaire,
20:58c'est un système,
20:59c'est même un système de systèmes.
21:00Et ce que vous avez là
21:01qui apparaît un peu partout
21:02dans toutes ces affaires-là
21:03et y compris ici.
21:04Dans toutes ces affaires-là,
21:05c'est le même modèle
21:06qui se répète
21:07avec des amateurs,
21:08des amateurs
21:09un peu plus éclairés
21:12et puis des vrais professionnels.
21:13Mais le dispositif
21:15est systématiquement le même.
21:17Et ce sentiment d'infunité
21:18qui lui a permis de...
21:21Enfin, évidemment,
21:22il reste présumé innocent
21:22mais on parle là
21:23sur ce plateau.
21:24Qui a permis à l'auteur
21:25qu'on ne connaît pas encore.
21:26Signalement en 2017
21:27classé sans suite.
21:28La plainte de Béthune
21:29en 2022
21:29classé sans suite.
21:30La plainte déposée
21:31par la maman de Rosa
21:32en août dernier.
21:33L'enquête est en cours.
21:34Aucune garde à vue.
21:35La nouvelle plainte
21:36dont a parlé la procureure
21:37pour des faits précédents
21:38pour agression sexuelle
21:40lors d'une soirée de pyjama.
21:41On ne sait pas
21:42ce qu'il s'est passé.
21:43Et il est licencié
21:44d'un lycée
21:45dans lequel il travaille
21:50en 2026.
21:51Il n'y a pas eu
21:51de suite judiciaire.
21:52Donc il y a ce sentiment
21:53d'impunité
21:53où finalement
21:54il continue,
21:55comme vous dites,
21:56son mode opératoire.
21:57Alors bien sûr,
21:57il reste présumé innocent
21:58encore une fois.
21:59C'est difficile
21:59de parler de quelqu'un
22:00et des faits qu'il a commis
22:01en gardant en tête
22:02la présomption d'innocence.
22:03Mais il est soupçonné
22:04en tout cas
22:05d'avoir commis
22:05des faits très graves
22:07d'agression sexuelle,
22:08de viol
22:08et ce sentiment d'impunité
22:10perdure et peut-être
22:11conduit aujourd'hui
22:12à ce drame.
22:13Oui, Dominique.
22:13Et puis le pédocriminel,
22:14on le retrouve toujours
22:16là où il adapte sa vie
22:18en fonction de ses déviances.
22:20Donc on le retrouve
22:21près des enfants.
22:21Il est dans ce lycée
22:22et puis on le vire
22:24parce qu'il s'approche,
22:25il a une relation
22:26qui déplaît
22:27avec une lycéenne.
22:28Souvenez-vous
22:29du témoignage au sport
22:30de cet homme qui dit
22:31on comprend,
22:32il faisait du sport avec nous
22:32mais il était toujours
22:33en train de parler
22:33avec les enfants
22:34si ça nous dérangeait
22:35et on l'a viré.
22:37Donc les enfants,
22:39il apporte des goûts
22:39et les enfants
22:40et on va découvrir
22:41d'autres choses encore.
22:42On va sûrement découvrir
22:43encore des petits secrets
22:46de cet homme
22:47qui pourra aboutir
22:48sur autre chose.
22:49On en découvre un ce soir aussi
22:50grâce au témoignage
22:51recueilli par les équipes
22:52de BFM TV
22:53de cette mère de famille
22:54d'une autre collégienne
22:56qui a vu débarquer
22:57Jérôme Barrella
22:58le soir de la disparition
22:59chez elle.
23:00Jérôme Barrella,
23:01cherché,
23:02participé aux recherches
23:03pour tenter de retrouver
23:04la petite Liana.
23:05On entend toquer à la porte.
23:07Je dis,
23:08c'est qui qui sonne
23:09à ce soir-là
23:09vu que nous,
23:10on ne reçoit jamais
23:11Cramonde ?
23:11Et là,
23:12il ouvre la fenêtre
23:13de la cuisine
23:14et il voit Jérôme.
23:16Bon,
23:16du coup,
23:16il referme,
23:17hop,
23:17il sort
23:18et c'est là
23:19qu'il nous a dit
23:20il y a une petite fille
23:21qui a disparu,
23:22Liana,
23:23est-ce que vous l'avez vue ?
23:25Bon,
23:25on la disait,
23:26attends,
23:26enfin,
23:27Liana a disparu,
23:28donc on sort,
23:29enfin,
23:29on était dehors,
23:30on appelle Inès,
23:30on lui dit,
23:31est-ce que tu t'as entendu
23:32quelque chose ?
23:33Est-ce que Liana
23:34t'aurait dit quelque chose
23:35qu'elle voulait fuguer
23:36ou quoi que ce soit ?
23:37Je pense qu'il peut,
23:37elle me dit non,
23:38non,
23:39elle me dit,
23:40donc ça veut dire
23:40qu'elle a disparu
23:41et donc Jérôme
23:42nous a posé cette question,
23:43elle a disparu
23:43ou vous ne l'avez pas vue ?
23:44Elle a dit non,
23:45du tout,
23:46du tout,
23:46du tout,
23:46du tout,
23:46ça ne nous dit rien du tout
23:47et de là,
23:48en fait,
23:49il est reparti après,
23:50il a dit,
23:50je vais aller faire le tour
23:51pour voir si on la trouve par là.
23:53Il était quelle heure
23:54quand Jérôme B est venu chez vous ?
23:56C'était entre 8h15,
23:58enfin,
23:5820h15 et 20h30.
24:00Voilà.
24:01Il était comment ?
24:02C'était vendredi soir.
24:03Il était comment ?
24:04Normal,
24:05tout à fait normal.
24:06L'impression inquiète
24:08d'une petite fille
24:09qui a disparu
24:09puisque comme moi,
24:11ça aurait pu être,
24:13mais franchement,
24:14une personne tout à fait normale.
24:16– Alain Bauer,
24:17en entendant le témoignage,
24:18vous avez dit
24:19tous.
24:20– Oui, tous.
24:21– Tous participent aux recherches.
24:22– Bien sûr.
24:23– Ceux qui sont accusés,
24:24etc., tous.
24:26– En fait,
24:26ils se montent
24:27pour participer aux recherches,
24:28d'abord parce que
24:28ça leur donne un sentiment
24:30de toute puissance
24:31sur moi,
24:32je sais où il ou elle est
24:34et vous ne la trouverez pas,
24:35mais je participe
24:36pour bien montrer que,
24:38et donc c'est un mécanisme
24:40parfaitement répétif,
24:40c'est même une marque de fabrique,
24:42ça ressemble un peu
24:42à une carte de visite
24:44de l'assassin
24:45dit de proximité.
24:47Quoi qu'on pense
24:48de la situation
24:50de présumé innocent,
24:52tous les éléments
24:53qui s'emboîtent
24:53dans cette affaire
24:54sont des éléments
24:55qui sont des copiés-collés
24:57d'affaires connues
24:59et archi-connues,
25:01mais pas seulement
25:02depuis 5 ans,
25:0310 ans ou 20 ans.
25:04D'ailleurs,
25:05un des éléments
25:05que les Américains font
25:07quand il y a une disparition
25:08ou un enlèvement
25:09notamment d'enfants,
25:10c'est de prendre
25:11systématiquement
25:12le nom,
25:13la liste
25:13et les positionnements
25:14téléphoniques
25:15de tous ceux
25:15qui participent
25:16aux recherches
25:17selon la théorie
25:18du FBI
25:18qui est celui
25:20qui a procédé
25:22à l'enlèvement
25:22ou à l'assassinat,
25:24enfin on ne le sait pas encore,
25:25mais à l'enlèvement
25:26ou à la disparition
25:26doit participer
25:28aux recherches
25:28et non,
25:299 cas sur 10,
25:29c'est vrai.
25:31Tout de suite,
25:32évidemment,
25:33Dominique Rizet,
25:34vous nous avez dit
25:35Jonathan Daval.
25:36Bien sûr,
25:37Jonathan Daval
25:38parce que c'est quand même
25:39un comédien extraordinaire
25:40qui va pleurer,
25:42qui va participer
25:43au footing
25:44et puis qui va pleurer.
25:45Souvenez-vous,
25:46tu étais mon oxygène.
25:47Cette phrase,
25:48elle est magique.
25:49Il est sur cette estrade.
25:51Il y en a un autre
25:52qui est encore meilleur
25:53que Daval
25:54dans la comédie.
25:55Alors,
25:55je n'arrive jamais
25:56à retenir son nom.
25:57C'est un agriculteur
25:58du côté d'Angers
26:00qui va tuer sa femme
26:01et qui va tellement bien
26:03jouer la comédie.
26:04Il ne s'occupe plus
26:04de ses vaches.
26:05On a fait un fait
26:05entrer l'accusé
26:06mais je n'arrive pas
26:06à me souvenir du nom.
26:09Il ne s'occupe plus
26:10de ses vaches.
26:11Son voisin vient
26:11s'en occuper
26:12et il témoigne
26:13dans le fait entrer l'accusé.
26:14Il dit mais c'est incroyable.
26:15Il a été anéanti.
26:16Sa femme avait disparu.
26:17Il n'est plus nouvelle.
26:18Il laissait ses vaches
26:19mourir de faim.
26:20On s'en est occupé.
26:21Il a perdu 15 kilos.
26:22Il a fait une tentative
26:23de suicide.
26:24Meilleur encore,
26:25je crois,
26:25que Daval
26:25mais ça n'a pas été
26:26très médiatisé.
26:27Jean-Pierre Delin.
26:27Comment ?
26:28Jean-Pierre Delin.
26:29Jean-Pierre Delin.
26:30Merci beaucoup Lisa.
26:31Et donc Jean-Pierre Delin,
26:32c'est un comédien.
26:33Alors il va participer.
26:36Il y en a un autre
26:37mais qui a été acquitté
26:37par Dupond-Moretti.
26:38C'est un type
26:40qui avait sans doute
26:41tué sa femme
26:42en première instance
26:43condamné
26:43et puis ensuite
26:44et lui,
26:45il jette sa voiture
26:45dans un mur.
26:46Il se suicide carrément.
26:47Il se rate.
26:48Il a l'affaire Flactif
26:50où, rappelez-vous,
26:51David Othia
26:52donne même des interviews.
26:54Alors qu'il est l'auteur
26:56qu'il a été condamné pour,
26:58il fait des interviews
26:58pour Patrick Henry.
27:02Celui qui a fait ça
27:03mais...
27:03La France a peur.
27:04Et Nordal Lelandais.
27:05Alors il ne participe
27:05pas vraiment en recherche
27:06mais il retourne en mariage
27:07après avoir enlevé
27:08et tué la petite Maïlis.
27:09Effectivement.
27:10On va retourner
27:10du côté du Gers
27:12retrouver Jean-Wilfrid Porquet.
27:14Jean-Wilfrid,
27:14ça fait maintenant
27:15cinq ou six jours
27:16que vous êtes sur place
27:16pour BFM TV et RMC
27:19et évidemment ce soir
27:21après les dernières
27:22informations données
27:23on le rappelle
27:24ce corps retrouvé
27:25ce corps d'enfant
27:25retrouvé
27:26dans un silo
27:27à proximité de Florence.
27:29Six jours après
27:30la disparition
27:31de la petite Liana
27:31il y a une émotion
27:33qui est absolument
27:33immense sur place.
27:38Immense émotion
27:39effectivement Maxime
27:40vous avez raison
27:40immense émotion
27:41parce que cette issue
27:43évidemment
27:43tout le monde
27:44tout le monde
27:45les proches forcément
27:46mais les habitants
27:47de Florence
27:48des alentours
27:49les habitants du Gers
27:50et les habitants
27:51de tout le pays
27:52d'ailleurs
27:52on en a beaucoup parlé
27:53redouté cette issue
27:55mais ce soir
27:56même si on dit
27:56qu'il ne s'agit pas encore
27:58on n'en est pas sûr
27:59du corps
27:59de la petite fille
28:00qui a disparu
28:01vendredi dernier
28:02tout le monde
28:03ne se fait guère
28:04d'illusions
28:04sur le nom
28:06de cette victime
28:07de ce petit corps
28:09d'enfant
28:09qui a été retrouvé
28:11cet après-midi
28:12par les enquêteurs
28:13par les gendarmes
28:13immense émotion
28:15évidemment
28:15depuis le milieu
28:16de l'après-midi
28:17on a senti cette émotion
28:19cette semaine
28:19on a senti de la sidération
28:21des vendredis derniers
28:22on a senti de la colère
28:24mardi avec le témoignage
28:25diffusé sur BFM TV
28:27et l'accumulation
28:28de plaintes
28:29autour de ce suspect
28:30numéro 1 ici
28:31les gens ont beaucoup
28:32parlé de cette affaire
28:33se sont beaucoup impliqués
28:34il y a eu la battue citoyenne
28:36avec 500 personnes
28:37qui se sont mobilisées
28:38en l'espace de quelques heures
28:39dimanche dernier
28:40j'étais présent
28:41dimanche ça fait
28:41maintenant 6-7 jours
28:43que je suis ici
28:43dimanche
28:44l'immense mobilisation
28:46de la battue citoyenne
28:48hier encore
28:49des chasseurs
28:50se sont mobilisés
28:50pour aider les gendarmes
28:52dans leurs investigations
28:53leurs fouilles
28:54leurs recherches
28:55ce matin
28:56des cavaliers
28:57du sang
28:59un problème de liaison
29:00un problème de liaison
29:01avec le GERS
29:02avec Jean-Hulfrid Forquest
29:02qu'on va essayer de retrouver
29:03dans un instant
29:04je reviens
29:05au parcours
29:06et à une des plaintes
29:08qui nous intéresse ce soir
29:08Alain Bauer
29:09je rappelle le parcours
29:10de Jérôme Barrella
29:10cité dans 5 affaires
29:11tout en relation avec des mineurs
29:12visé par au moins 3 plaintes
29:14pour viol sur des enfants
29:15jamais condamnés
29:16ou même mis en examen
29:16pour ces accusations-là
29:17parmi ces plaintes
29:18pour viol
29:19Mélanie le disait
29:20il y a celle déposée
29:21par Rosa
29:22Rosa 11 ans
29:22raconte à ses parents
29:23que Jérôme Barrella
29:25l'a violée
29:26au moment d'une soirée
29:26et puis jamais
29:27elle dépose plainte
29:28et donc
29:29on le lise avec Mélanie
29:30il y a des examens
29:31qui sont pratiqués
29:32à ce moment-là
29:32c'était en septembre dernier
29:34les examens médico-légaux
29:35qui reviennent
29:36et il y a des lésions
29:37qui sont constatées
29:38par les médecins
29:39compatibles avec un viol
29:40c'était en septembre
29:41de l'année dernière
29:42et depuis
29:43il n'a jamais été
29:44même entendu
29:44dans cette affaire-là
29:45est-ce qu'il y a
29:46un dysfonctionnement
29:48un raté
29:49un loupé
29:49une faille
29:50une erreur
29:51une faute
29:51de la part de la justice
29:52comment
29:52quel mot vous posez là-dessus
29:53ah je mettrais tout ça
29:55au pluriel
29:56pas une
29:57une
29:57tous ces mots-là
29:58un cumul de
29:59d'ailleurs en général
30:00dans les grands désastres
30:01judiciaires
30:02c'est un cumul de
30:03c'est un cumul de
30:05parquets
30:05qui transfèrent
30:06à
30:08c'est
30:08le
30:11système judiciaire
30:11en général
30:12d'ailleurs
30:12c'est pas seulement
30:13le ministère de la justice
30:13c'est le seul endroit
30:14où un courriel
30:15peut mettre 5 semaines
30:16c'est une curiosité
30:18mais c'est comme ça
30:20ensuite c'est
30:22l'encombrement
30:23et je dirais même
30:23une situation
30:26
30:26plus rien ne fonctionne
30:28normalement
30:29tant le système
30:31s'est
30:31sclérosé
30:32d'abord par
30:32l'ultra procédurisation
30:34ensuite par
30:36la capacité
30:38à gérer
30:38temporellement
30:39un nombre de dossiers
30:40parfaitement invraisemblable
30:42pour tout un chacun
30:43parce que quand vous comptez
30:43le nombre de dossiers
30:44par magistrat
30:45vous vous rendez compte
30:46que la question
30:47est insoluble
30:48en tant que telle
30:49puisse le mouvement
30:50obligatoire de rotation
30:51des magistrats
30:53vous ensuite
30:54vous arrivez sur
30:55pourquoi pas
30:55la section de recherche
30:56qui est parfaitement capable
30:57de gérer ça
30:58mais la brigade territoriale
31:00alors ça c'est le ministère
31:00c'est le plus petit échelon
31:02de la gendarmerie
31:03ils sont 8 je crois
31:04donc voilà
31:05et c'est à eux
31:06qu'on a confié l'enquête
31:06pour le viol de la petite Rosa
31:08ce qui veut dire que
31:09soit l'orientation
31:11s'est faite
31:11sur la base de
31:12c'est pas vrai
31:13c'est pas grave
31:13et on revient
31:14à toute l'histoire
31:16des violences
31:17sexuelles et sexistes
31:19dont on pensait
31:20qu'on était
31:21enfin sortis
31:22d'immenses affaires
31:23traumatisantes
31:24pour toute la société
31:25de l'affaire Pellico
31:26qui a relevé
31:27révélé
31:28je ne sais pas
31:28combien de dizaines
31:29d'affaires
31:29de soumission chimique
31:30depuis
31:30de de de de
31:32et là on est toujours
31:33dans ce dispositif
31:34où on n'arrive pas
31:35à sortir de
31:35la prise en compte
31:36de l'importance
31:38du phénomène
31:39des agressions
31:41sexuelles
31:42et quand on voit
31:42qu'il a fallu
31:43attendre
31:462019
31:472026
31:477 ans
31:48pour que
31:49et je salue
31:49l'effort du parquet
31:50de Paris
31:51on relance
31:52l'affaire Epstein
31:52en France
31:53alors qu'on vient
31:54de découvrir
31:55qu'il y avait
31:554
31:564 lupanards
31:58epsteinien
31:58en Angleterre
31:59qu'on a découvert
32:00grâce à la BBC
32:02presque un an
32:03après la publication
32:05des documents
32:05on se rend bien compte
32:06que nous ne sommes
32:07qu'au début
32:07d'une révélation
32:09de l'immensité
32:10du nombre d'affaires
32:13concernant les mineurs
32:14concernant les mineurs
32:15maltraités
32:16ou pas traités
32:16par les institutions
32:18même quand elles
32:18les connaissent
32:19mais tout à l'heure
32:20vous faisiez un lien
32:20entre ce que l'on vit là
32:21ce drame là
32:22vécu par la famille
32:23de Liana
32:23le drame
32:24qui a vécu
32:25cette petite fille
32:26et d'autres affaires
32:27dont on a beaucoup parlé
32:28Betaram
32:29le périscolaire
32:30Epstein etc
32:31il y a des choses
32:32quand on lit votre livre
32:32sur Epstein
32:33où on se dit
32:34mais en fait
32:34c'est toujours
32:35la même histoire
32:36c'est à dire que Epstein
32:37les premiers témoignages
32:38de jeunes filles mineures
32:39y sont mis de côté
32:40les enquêteurs
32:41aux Etats-Unis
32:42n'y croient pas
32:45certains y croient
32:46et d'autres préfèrent
32:46ne pas y croire
32:47oui
32:47ou ne pas les entendre
32:49ou mal les entendre
32:50le volet français
32:51dans Epstein
32:52vous dites
32:52la justice avait des éléments
32:53elle n'a pas forcément
32:54poussé jusqu'au bout
32:56elle en avait peu
32:57oui mais par exemple
32:58les mails
32:58vous dites
32:59il y a une masse
32:59de mails
33:00incroyables
33:00ils les ont récupérés
33:02par les américains
33:03par les américains
33:04en décembre
33:04janvier
33:05absolument
33:05et la réaction
33:06du parquet de Paris
33:07il m'arrive d'être
33:08assez critique
33:09parfois avec le système
33:10mais là
33:10la réaction du parquet de Paris
33:11et d'ailleurs
33:11il y a 11 nouvelles plaintes
33:13dans la version française
33:15du dossier Epstein
33:16vous vous rendez compte
33:18qu'aujourd'hui
33:18aujourd'hui
33:19l'affaire du ranch 0
33:21où sont
33:22soi-disant enterrés
33:24deux victimes mineures
33:26de Jeffrey Epstein
33:30l'ordonnance judiciaire
33:31visant à fouiller
33:32le ranch 0
33:33a été prise
33:34aujourd'hui
33:35aujourd'hui
33:36donc vous imaginez
33:38ça date d'il y a
33:4020 ans
33:40est-ce que ça veut dire
33:42pour reprendre ce que vous disiez
33:42tout à l'heure
33:43qu'il y a
33:43face à ces affaires-là
33:45une espèce de déni
33:47de la société
33:48on n'a pas voulu voir
33:50jusqu'à maintenant
33:50et on ne veut toujours pas voir
33:51en réalité
33:53cette réalité-là
33:54qui est absolument terrible
33:54l'opinion elle veut voir
33:55et son effroi
33:57sa colère
33:58sa rage
33:59son émotion
33:59est considérable
34:00c'est ce qu'on vit aujourd'hui
34:01c'est ce qu'on vit aujourd'hui
34:02mais vous voyez
34:03la manière dont on a traité
34:04d'abord le début
34:05de l'affaire Pellico
34:06on ne voyait pas vraiment
34:07l'affaire Bétharam
34:09regardez
34:11l'ampleur du déni
34:12de ce qui a amené
34:14Bétharam
34:14et ailleurs
34:15puisqu'on voit
34:16apparaître
34:17une vingtaine de dossiers
34:19et ça ne concerne pas
34:20que l'enseignement
34:21catholique
34:22toute une série
34:23d'affaires
34:23de violences
34:24de viols
34:25et d'agressions
34:26sur des garçons
34:27plus que sur des filles
34:28d'ailleurs
34:28et on se rend compte
34:30à quel point
34:30la société
34:31a préféré
34:32détourner les yeux
34:33ne pas dire
34:34la question du débat
34:35sur l'inceste
34:36qui a mis des années
34:37à trouver
34:37une petite entrée judiciaire
34:39dans un coin
34:40avec
34:41quatre modifications
34:42de la loi
34:42trois décisions
34:43du conseil constitutionnel
34:44un espèce de millimélo
34:45pour prendre en considération
34:47le fait que
34:48les femmes et les enfants
34:49n'étaient pas des choses
34:50mais on n'y est pas encore
34:52la démonstration en est faite
34:53
34:54voilà
34:54septembre
34:55septembre dernier
34:56c'est septembre 2025
34:59et il y a des dossiers
35:00auxquels on n'a pas envie
35:01de croire
35:02des dossiers
35:03voilà
35:04Patrick Bruel
35:05on n'avait pas envie
35:05d'y croire
35:06enfin je veux dire
35:06quand on voit maintenant
35:07qu'il y a des affaires
35:08qui remontent à si loin
35:10Depardieu on n'avait pas
35:10envie d'y croire
35:12PPDA on n'avait pas
35:12envie d'y croire
35:13Nicolas Hulot
35:13on n'avait pas envie
35:14d'y croire
35:14et pourtant il y a des dossiers
35:16qui existent
35:16alors condamné
35:17pas condamné
35:18en cours
35:18pas en cours
35:20mais tout le monde
35:21n'est pas traité
35:21de la même façon
35:23mais là c'est pas que
35:24la parole d'une enfant
35:25qui n'a pas été prise en compte
35:26pour la petite Rosa
35:26je reviens vraiment
35:28c'est le
35:30il y a ces examens
35:31médicaux
35:32pratiqués en septembre
35:33donc à partir du moment
35:34où ça arrive
35:35au niveau de
35:35soit du service d'enquête
35:37soit du parquet
35:38peu importe
35:39que ce soit le parquet de Toulouse
35:40qui soit à ce moment là
35:41qui n'est pas peut-être
35:42le parquet compétent
35:43en effet
35:43mais peu importe
35:44ça veut dire que
35:45les enquêteurs
35:46les parquetiers
35:47les magistrats
35:47quelqu'un sait
35:48que cet enfant
35:49a visiblement
35:50vécu un viol
35:50et décide de ne
35:52rien faire
35:52et de laisser cet homme
35:54père de famille
35:54avec deux filles chez lui
35:55au contact tous les jours
35:56de petites camarades
35:57de ses enfants
35:58et de le laisser
35:59dans ce sentiment d'impunité
36:00dont je parlais tout à l'heure
36:01et on n'arrive pas à comprendre
36:02vraiment
36:03on a toute la journée
36:03on a essayé
36:04on n'arrive pas à comprendre
36:05sur quel fondement
36:06il n'y a pas une mesure
36:06de garde à vue
36:07qui est prise tout de suite
36:08pour protéger la société
36:08et pour le mettre
36:09hors d'état de nuire
36:10et c'est peut-être ça
36:11qui évidemment a déclenché
36:12l'enquête aujourd'hui
36:14de l'inspection générale
36:15de la justice
36:15et la réunion de demain
36:16autour du premier ministre
36:17et l'enquête IGGN
36:19de la gendarmerie
36:20mais vraiment
36:20on ne comprend pas
36:21Oui mais alors justement
36:22il y a ces inspections
36:22dont vous parliez
36:23il y a une réunion demain
36:24autour de Sébastien Lecornu
36:25qui réunit le ministre de l'Intérieur
36:27et le ministre de la justice
36:28pour quoi faire ?
36:29D'abord il prend en compte
36:30la nature de l'émotion
36:32nationale
36:33C'est comme
36:34les parlementaires américains
36:36qui dans un effort
36:37de dernière minute
36:38décident de révéler
36:39tout ce qui a été caché
36:41dans l'affaire Epstein
36:43puis n'en révéler
36:43que les deux tiers
36:44en en gardant
36:45un petit côté
36:46de un million et demi
36:48de pièces
36:50en caviardant les autres
36:51puis passant
36:52à une troisième zone
36:53et l'ancienne
36:54ministre de la justice
36:55disant
36:55la semaine dernière
36:57en fin de compte
36:58je n'y suis pour rien
36:59j'ai rien vu
37:00j'ai rien fait
37:00je ne comprends pas
37:01comment on a caviardé
37:02on n'aurait pas dû
37:02d'ailleurs
37:05supprimer des noms
37:06et c'est pour ça d'ailleurs
37:07que l'importance
37:08de ces dossiers
37:09c'est que quand on les rassemble
37:11c'est-à-dire qu'on sort
37:11du côté microscopique
37:12d'une affaire
37:13ou une affaire
37:13ou une affaire
37:14ou une affaire
37:14on se relève
37:15et on se rend compte
37:16qu'il y a un système
37:16il y a un système de déni
37:17il y a un système
37:18de complicité
37:21dans l'affaire Epstein
37:22il y a mille victimes
37:23mille
37:24mille
37:25zéro procédure
37:26la seule qui a été lancée
37:28c'est grâce à une journaliste
37:29je vous rends hommage
37:29du Miami Herald
37:30qui dit
37:31bon moi je vais quand même
37:31faire une enquête
37:32sur ce truc
37:32les autres
37:33elles sont caviardées
37:34censurées
37:35maintenant tout ça
37:36est très exagéré
37:37c'est pas vrai
37:38et puis tout le monde
37:38a le droit de s'amuser
37:39oui mais 14 ans
37:4115 ans
37:4116 ans
37:42c'est plus bien
37:42bref
37:43à la fin de la fin
37:44de la fin
37:44vous avez un réseau
37:45de complicité médicale
37:47de complicité judiciaire
37:48de complicité politique
37:51entre ceux qui ne veulent pas voir
37:52ceux qui ne veulent pas dire
37:53et ceux qui s'en servent
37:54vous avez cette espèce
37:56d'incroyable dispositif
37:57et en fait
37:57dès que vous creusez un peu
37:59sur ce que nous vivons nous
38:00en France
38:01moi je crois
38:02après avoir vu
38:03le système Epstein américain
38:04le copier-coller anglais
38:07qui fait tomber quelques têtes
38:08y compris couronnées
38:09on a un système Epstein français
38:12qui est en train d'apparaître
38:13sous nos yeux
38:13et qu'il faudra bien croire
38:15et si on revient
38:16à l'affaire Liana ce soir
38:17et à ces violences
38:19commis sur des mineurs
38:20je regardais les chiffres
38:21donnés tout à l'heure
38:23par le secrétaire général
38:24de la commission indépendante
38:25sur l'inceste
38:253% des plaintes
38:26pour viol sur mineurs
38:27donnent lieu à condamnation
38:293% des plaintes
38:30donnent lieu à condamnation
38:32qu'est-ce qu'il faut changer
38:34dans la prise en compte
38:35de la parole des enfants
38:36dans l'organisation
38:38de notre système judiciaire
38:39pour ne plus avoir ces cas-là
38:43parce que le problème
38:44c'est qu'on ne les croit pas
38:45d'abord
38:45on ne les croit pas
38:46il faut qu'ils arrivent
38:47à exprimer ce qu'ils ont subi
38:49je rappelle que
38:49dans le périscolaire
38:51il y a des enfants de 3 ans
38:52exprimer ce qu'on a subi
38:53à 3 ans
38:54c'est déjà
38:54on est d'accord
38:55mais là on est sur 3% des plaintes
38:57il y a des éléments
38:58moi j'étais au procès
38:58de l'animateur périscolaire
38:59la semaine dernière
39:00il y a aussi
39:01il y a la parole de l'enfant
39:02il y a les symptômes
39:03de l'enfant
39:04je reprends comme ce que vous avez dit
39:05c'est dans les cas
39:06où par ailleurs
39:07des éléments
39:08des mots
39:10des agressions physiques
39:12bien évidemment
39:13mais déjà
39:14croire la parole de l'enfant
39:15c'est vérifier
39:16vérifier c'est aussi
39:17aller un peu plus loin
39:18et faire le tri
39:19entre guillemets
39:20la papouille
39:21et l'agression sexuelle
39:23y compris dans des cas
39:25qui incluent
39:26la pénétration
39:27je veux dire
39:28on ne se rend pas bien compte
39:29de l'ampleur
39:30des violences
39:31qui ont été subies
39:32et c'est pas seulement
39:33cet animateur là
39:35je prends
39:35l'intégralité
39:37des cas
39:38y compris
39:38des regroupements
39:39de certains
39:40dans le même établissement scolaire
39:42donc on a un problème
39:43qui est d'abord
39:43il faut y croire
39:44il faut
39:45y croire
39:46point
39:47un
39:47deuxièmement
39:48il faut effectivement
39:49tout vérifier
39:49il faut avoir les moyens
39:50de vérifier
39:50les moyens de vérifier
39:51de manière rapide
39:53pas interroger l'enfant
39:54comme s'il était coupable
39:55mais justement
39:56créer les conditions
39:57ce qu'on a fait d'ailleurs
39:58avec les victimes
39:59de violences sexuelles adultes
40:01après les affaires américaines
40:02c'est-à-dire
40:04accompagner
40:04le processus
40:05essayer de comprendre
40:06ce qui s'est passé
40:07et ensuite
40:08avoir un processus
40:09de réaction rapide
40:10sur au moins
40:12l'interrogatoire
40:13ou l'interdiction
40:14d'agir
40:15notamment dans
40:16l'environnement
40:17scolaire
40:18infantile
40:19etc
40:20ce qui sont des mesures
40:21de protection
40:21qui ne nécessitent pas
40:23systématiquement
40:24d'aller jusqu'au bout
40:25du processus pénal
40:26mais ce sont des mesures
40:27de précaution
40:27basiques
40:29Merci Alain Bauer
40:30La vérité sur le système
40:31Epstein
40:31c'est votre dernier livre
40:32aux éditions First
40:33merci d'avoir été
40:34avec nous ce soir
40:35merci d'avoir regardé cette vidéo
40:35merci d'avoir regardé cette vidéo
40:35merci d'avoir regardé cette vidéo
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