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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News.
00:00:02Le progrès fait débat comme toujours, comme de tout temps.
00:00:05Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous, disait déjà Aristote.
00:00:09Et justement, les caméras algorithmiques permettant la reconnaissance faciale font partie du progrès.
00:00:14Et pourtant, elles font débat.
00:00:15Liberté individuelle, société policière, vision orwellienne, mais aussi fuite des données.
00:00:20Certains disent « nous ne sommes pas en Chine ».
00:00:23La liberté d'aller et venir appartient à chacun.
00:00:25On ne peut pas être surveillé en permanence.
00:00:27Pourtant, ces mêmes personnes qui s'y opposent sont bien contentes d'avoir des images de vidéosurveillance
00:00:31lorsqu'elles permettent de confondre un suspect.
00:00:33L'enquête sur Nordal-Lelandais, souvenez-vous, a pu avancer,
00:00:37notamment lorsqu'une caméra de la ville a confondu sa voiture avec une ombre,
00:00:40une personne, peut-être la petite Maïlis, sur le siège passager.
00:00:44Et les exemples sont bien sûr nombreux.
00:00:46Aujourd'hui, ça fait une semaine qu'on est sans nouvelles de Liana, 11 ans, dans le Gers.
00:00:51Le principal suspect, qui se voit accumuler des éléments sérieux contre lui,
00:00:55continue à se terrer dans le silence.
00:00:57De même, les casseurs de la finale du PSG ont défilé tour à tour devant le juge.
00:01:01Et pour certains, leur défense a été « ça n'est pas moi ».
00:01:04Alors, encore combien de temps le débat sur les caméras à reconnaissance faciale ?
00:01:08Les Français ont tranché.
00:01:09Ils sont 85% à être pour, dont 73% de personnes de gauche.
00:01:14On en parle dans ce Bidinews, après les dernières informations de Somaïa Labidi.
00:01:18Bonjour Somaïa.
00:01:19Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:20Vous allez y revenir longuement dans votre Bidinews.
00:01:23Nouvelle journée de recherche dans le Gers pour tenter de retrouver Liana,
00:01:27collégienne de 11 ans, disparue depuis vendredi.
00:01:30Près de 170 gendarmes sont toujours mobilisés.
00:01:33Objectif de cette journée, fouiller deux parties boisées en sortie de Florence,
00:01:36avec l'appui de cavaliers, du porte-à-porte également,
00:01:39mais aussi des vérifications par des plongeurs.
00:01:43Au 97e jour de guerre, Donald Trump affiche son optimisme
00:01:46et déclare que les discussions avec l'Iran pourraient aboutir dès ce week-end,
00:01:49alors que de son côté, Téhéran avertit du risque de reprise à grande échelle de la guerre
00:01:54dans la région en cas d'attaque contre Beyrouth.
00:01:57Et puis nous sommes le jeudi 4 juin, c'est donc la journée nationale des cafés, bistrots et terrasses,
00:02:02occasion pour Alain Fontaine, président de l'association Bistrots et Cafés de France
00:02:06qui s'inquiète de la disparition de ce genre d'établissement,
00:02:09de lancer auprès d'Emmanuel Macron un appel en faveur de l'inscription de cet art de vivre à l
00:02:14'UNESCO.
00:02:15Art de vivre qui a déjà fait l'objet d'une inscription à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en
00:02:20France.
00:02:20Merci Somaïa Labidia tout à l'heure pour d'autres informations.
00:02:23On est à table avec moi dans ce Midi News, Jean-Christophe Gallien.
00:02:26Bonjour Jean-Christophe, nous sommes avec Jean-Pierre Colombi.
00:02:28Merci d'être là, vous êtes ancien commandant de police, auteur de la face obscure de la police.
00:02:36Nous sommes avec Maître Pardot, bonjour Maître, merci d'être avec nous.
00:02:40Et Sabrina Birlin-Bouillet qui suit justement, entre autres, dans le service police-justice de CNews,
00:02:46la disparition maintenant d'une semaine de l'IANA.
00:02:49J'apprends à l'instant que Gabriel Attal, en déplacement, dit
00:02:52« Il faut une révolution de la justice pour protéger nos enfants ».
00:02:57Corentin Allonzo avec Malo Steiner sont sur place à Florence.
00:03:01Corentin, quelles sont les dernières informations dont vous disposez ?
00:03:07Les recherches Pierre s'étendent désormais sur une zone autour de Florence de 450 km²,
00:03:13soit plus de quatre fois la taille de Paris.
00:03:16Une zone évidemment qui comprend beaucoup de forêts, 20% de forêts,
00:03:21donc ce qui complexifie le travail des enquêteurs.
00:03:24Quatre opérations de recherche nous ont été communiquées depuis ce matin,
00:03:27avec d'abord ce départ d'une patrouille équestre avec des bénévoles d'un ranch
00:03:33qui ont accompagné des gendarmes à moto pour ratisser des bois dans le secteur sud de la ville.
00:03:38Ensuite, il y a eu également ces opérations de recherche subaquatifs
00:03:42effectuées par des plongeurs de la gendarmerie sur deux points d'eau
00:03:46pendant plus de trois heures ce matin.
00:03:48Un escadron de gendarmerie immobile venu en renfort depuis le début de la semaine de Clermont-Ferrand
00:03:54a lui également ratissé un bois privé.
00:03:57Et puis pour cet après-midi, on sait déjà qu'une nouvelle opération de porte-à-porte
00:04:01aura lieu entre le collège et la piscine ici à Florence
00:04:05pour pouvoir contacter les habitants qui n'étaient pas présents lors du premier passage.
00:04:09Des flyers seront également distribués pour obtenir le moindre renseignement,
00:04:14le moindre détail qui pourrait permettre de retrouver la trace de la collégienne Liana
00:04:18disparue depuis maintenant sept jours ici à Florence.
00:04:22Merci beaucoup Corentin Alonso avec Malo Steiner sur place à Florence
00:04:27où il y a effectivement 170 gendarmes qui restent mobilisés.
00:04:31L'enquête se concentre sur le principal suspect, cet homme de 41 ans
00:04:34mis en examen pour enlèvement déjà visé par plusieurs signalements et plaintes.
00:04:38Nous allons y venir dans un instant.
00:04:40D'abord, je voudrais qu'on entende un document exceptionnel
00:04:42qui est un témoignage d'une amie de Liana.
00:04:46Témoignage au micro de nos confrères d'Europe 1.
00:04:49Elle témoigne effectivement, affirmant qu'elle se rendait chaque matin
00:04:54Liana dans la voiture de Jérôme B pour passer du temps avec lui.
00:04:57Écoutez, c'est sidérant.
00:05:01Elle sortait du bus et elle allait voir le papa de Sofia et Sofia dans la voiture.
00:05:06Le papa de Sofia était toujours garé à la même place, un peu éloigné de la porte du collège.
00:05:10Elle y restait environ 20 à 30 minutes et c'était vraiment tous les matins.
00:05:15Je n'ai jamais vu la maman de Sofia.
00:05:17Pour moi, ça ne me paraissait pas anormal parce que je pensais que ses parents le savaient.
00:05:21Sauf que ses parents ne le savaient pas.
00:05:24Voilà, donc je rappelle aussi que ce Jérôme B qui est au volant de cette voiture,
00:05:29tous les matins, ou en tout cas presque, il y a cette jeune Liana qui va le voir.
00:05:3420 minutes, 30 minutes, c'est long comme temps.
00:05:37C'est lui qui organisait la fameuse soirée à pyjama, Sabrina.
00:05:41Donc beaucoup d'éléments contre cet homme qui se terre dans le silence.
00:05:45Oui, alors on sait que les parents de Liana avaient pris de la distance
00:05:48justement suite à une soirée pyjama qui s'était apparemment mal passée.
00:05:51avec cet individu donc à confirmer sur le témoignage de la petite Emma
00:05:55qui nous dit que malgré tout, il y aurait eu encore un lien entre la petite Liana
00:05:59et le père de l'une de ses amis, ce fameux Jérôme B qui est le principal suspect dans cette
00:06:03affaire.
00:06:03Il est mis en examen et plaçant d'être en son provisoire.
00:06:04Et elle dit, je pensais que les parents de Liana le savaient,
00:06:06mais visiblement, ils ne le savaient pas.
00:06:07C'est ce qu'elle dit aussi.
00:06:08Oui, ça a peut-être échappé à la vigilance des parents.
00:06:12Et déjà, il a échappé à la vigilance aussi de la justice, Jérôme B,
00:06:16parce qu'en fait, tout vient de son casier judiciaire.
00:06:18On nous a annoncé à la procureure de la République au début que son casier judiciaire était vierge.
00:06:22Et en effet, il a eu un nombre plus ou moins important de plaintes pour des faits de viol sur
00:06:28mineurs,
00:06:29mais ce n'était pas inscrit dans son casier judiciaire.
00:06:32Il y avait eu un signalement judiciaire en 2017,
00:06:35puis une première plainte pour viol sur mineurs en 2022 qui a été classée sans suite.
00:06:40Enfin, une seconde plainte pour viol avec une enquête en cours sur des faits qui datent de 2024.
00:06:48Une plainte qui devait donc, qui était toujours en cours.
00:06:50Ça faisait plus de neuf mois et le mis en cause n'avait toujours pas été auditionné dans le cadre
00:06:54de cette plainte.
00:06:55Et puis, une dernière plainte qui a été déposée hier matin par l'un des pères de famille.
00:07:00Pareil, dans une soirée pyjama, vous savez, apparemment dégénéré pour des faits d'attouchement cette fois-ci.
00:07:05Pour dire qu'il y a une multitude de plaintes derrière cet individu, et pourtant, son casier judiciaire était vierge.
00:07:11C'est pourquoi il y a sans doute eu des failles.
00:07:14Le ministre de l'Intérieur demande une enquête administrative pour éclaircir justement qu'elles ont été les failles dans cette
00:07:21affaire.
00:07:21En effet, 2017, signalement pour des faits de nature sexuelle sur mineurs.
00:07:252021, licenciement pour comportement inapproprié envers une lycéenne, donc pas une collègue ou quoi que ce soit, une lycéenne.
00:07:312022, plainte pour viol sur mineurs, classée sans suite en 2024.
00:07:35Ça veut dire quoi, classée sans suite ? Qu'est-ce que ça représente, Maître Pardot ?
00:07:38Ça veut dire que le procureur de la République a estimé qu'il n'y avait pas d'éléments suffisants
00:07:42pour ouvrir une information judiciaire.
00:07:44Entendez, saisir un juge d'instruction.
00:07:47Mais quand on voit cela, on se dit que les dysfonctionnements se sont succédés au dysfonctionnement.
00:07:53Le pire, c'est qu'il est sous enquête d'instruction pour viol, qui n'a jamais été entendu.
00:08:01La plainte date, vous l'avez dit, de 2024.
00:08:05La maman de la petite qui disait qu'elle a été violée à 10 ans, appelait sans cesse les services
00:08:14de gendarmerie pour savoir où ça en était.
00:08:17On lui répondait, arrêtez de nous appeler car sinon on va déposer une plainte pour harcèlement.
00:08:22Ça veut dire quoi ? Ça veut dire deux choses, je vais très vite.
00:08:24Ça veut dire que, un, la parole des enfants est rarement entendue.
00:08:30On est, vous savez, dans le concept, vous vous souvenez peut-être de ce film d'André Caillat,
00:08:34Les risques du métier avec Jacques Brel, où toute l'histoire c'était une petite fille qui accusait son instituteur
00:08:41et qu'à la fin c'était faux.
00:08:43Et il y a toute cette pensée que la parole des enfants est une parole fausse.
00:08:47Il y a urgence que les violences sexuelles auprès des enfants soient considérées comme une véritable urgence judiciaire.
00:08:55Ce n'est pas le cas.
00:08:57Que va donner cette enquête diligentée dont Laurent Nunes s'est fait le porte-parole devant la représentation nationale l
00:09:06'autre jour,
00:09:06en disant voilà, une enquête va être... Est-ce que ça va faire avancer les choses ?
00:09:09Non, clairement, non.
00:09:10Mais je voudrais qu'on arrête un peu de dire tout et n'importe quoi au sujet de cette affaire.
00:09:13Alors, je suis désolé, mais la parole des enfants n'est absolument pas ni méprisée, pardon, ni mise de côté.
00:09:21Il y a simplement des moyens judiciaires qui ne sont plus à la hauteur.
00:09:24Quant à la parole des enfants, je vous rappelle votre homologue, maître Dupond-Moretti,
00:09:27qui l'avait largement remise en cause pendant l'affaire Outreau.
00:09:29Ce serait bien aussi de se souvenir de ça.
00:09:32On ne peut pas sacraliser la personne, quelque parole que ce soit.
00:09:35Que ce soit celle des enfants, des femmes, des hommes, peu importe.
00:09:37Quand un enquêteur est à son service, il reçoit des plaignants.
00:09:41Alors, son boulot, c'est de recevoir dans les meilleures conditions possibles celle ou celui qui vient le voir.
00:09:45Ensuite, il faut analyser les éléments qui sont mis devant lui, face à lui.
00:09:49Élément que l'on soumet au magistrat, qui va lui aussi les évaluer,
00:09:53parce qu'il va avoir la plainte en direct, par des systèmes de transmission de plainte qui se font assez
00:09:58régulièrement.
00:09:59Et c'est un dialogue judiciaire qui s'installe.
00:10:01Après, qu'il n'y ait pas que des épées, si, ça ne sert à rien de dire, non, c
00:10:04'est la réalité.
00:10:06Je vous répondrai.
00:10:07Oui, vous pouvez, il n'y a aucun problème.
00:10:09Si vous voulez, qu'il n'y ait pas que des épées, entre guillemets, ou des cadors en matière de
00:10:13procédure, ça c'est un fait.
00:10:14Mais je vais reprendre la citation que vous avez effectuée de celle de M. Gabriel Attal,
00:10:20qui a été ministre pendant neuf ans quand même,
00:10:22et qui aujourd'hui préconise une révolution judiciaire, ou du moins une révolution institutionnelle.
00:10:27Dommage qu'il n'y ait pas pensé, il y a neuf ans.
00:10:29D'ailleurs, on n'a pas beaucoup de ministres de l'Intérieur ni de la Justice
00:10:32qui aient préconisé une révolution culturelle.
00:10:34Ce que nous sommes beaucoup à avoir demandé et à avoir même exigé au fil des années.
00:10:39Parce qu'il y a un problème.
00:10:40Il y a un problème de fond.
00:10:41Et ce n'est pas une enquête interne qu'il faut.
00:10:43C'est une commission parlementaire pour que tout soit mis à place sur les dysfonctionnements.
00:10:47En termes de logistique personnelle, en termes de fluidité procédurale.
00:10:50Ce qu'Emmanuel Macron avait réclamé, avait promis.
00:10:52Il y a des années de ça, on va simplifier, simplifier.
00:10:55Mais les lois n'ont eu de cesse que de se succéder pour alourdir encore plus et toujours plus les
00:11:00procédures.
00:11:01Après, que dans les gendarmeries de province où les effectifs sont rachitiques, appauvris,
00:11:07il n'y ait pas un que des spécialistes.
00:11:08Oui, mais c'est peut-être justement un problème.
00:11:10Oui, mais ce n'est pas le problème des gars sur place, sur le terrain.
00:11:13C'est le problème de moyens mis à leur place et de plus en plus global.
00:11:15L'enquête administrative mettra la lumière.
00:11:17Mais on n'en a pas besoin, très cher monsieur.
00:11:19Vous trouvez ça gênant qu'il y ait une enquête administrative ?
00:11:21Oui, je trouve ça gênant parce que ça veut dire qu'ils n'ont pas lu les rapports qui ont
00:11:24été faits avant.
00:11:24Ça fait des années qu'ils sont alertés sur ces problématiques logistiques.
00:11:28En termes de personnel, en termes de lourdeur procédurale,
00:11:32il va falloir à un moment donné s'arrêter de découvrir la monstruosité des dysfonctionnements de l'institution judiciaire dans
00:11:38son ensemble.
00:11:39Je dis bien judiciaire dans son ensemble.
00:11:41Pas assez de magistrats, pas assez de greffiers, pas assez d'agents.
00:11:45Vous voyez ce que je veux dire ?
00:11:45Ce que je suis en train de vous dire avec beaucoup d'émotions, ça n'a pas été tenu compte
00:11:50auparavant.
00:11:51J'entends ce que vous dites sur les difficultés de la justice.
00:11:55Il ne reste que lorsque vous avez une affaire de viol qui s'ouvre en 2024.
00:12:00Viol, c'est-à-dire urgence, c'est-à-dire atteinte à l'intégrité d'un enfant.
00:12:06Ça devient normalement pour un parquet, pour une gendarmerie, une affaire d'urgence.
00:12:12Quand, en 2026, vous n'avez pas eu d'audition de la personne mise en cause visée par l'enfant
00:12:21de 10 ans,
00:12:22et on sait combien la parole d'un enfant de 10 ans qui parle de ces choses-là doit être
00:12:25analysée scientifiquement,
00:12:27vous avez un dysfonctionnement.
00:12:28Ce n'est pas un dysfonctionnement générique et général.
00:12:31Est-ce que je vous ai dit le contraire ?
00:12:33Quand vous avez des parquets qui se renvoient la balle du dossier parce qu'ils ne sont pas computants,
00:12:41parce que c'est Hoche, parce que c'est Toulouse,
00:12:43et que vous avez une enfant qui prétend qu'elle a été violée,
00:12:48qu'est-ce que vous allez dire aux parents d'Iliana qui vont vous dire
00:12:51« Mais attendez, je ne comprends pas. »
00:12:52C'est peut-être là-dessus que l'enquête devra mettre la lumière.
00:12:54Comment les choses ont été faites ?
00:12:56Il ne faut pas regarder le problème par le petit bout de la lorgnette.
00:13:02Bien sûr qu'il y a peut-être eu des dysfonctionnements individuels et personnels.
00:13:052024-2026 pour l'affaire de viol.
00:13:07Permettez-vous à élargir un peu le débat sur la formation judiciaire des uns et des autres.
00:13:11Alors, Jean-Christophe Gallien.
00:13:12Moi, je trouve que, si vous voulez, dès qu'il y a viol et plainte pour viol,
00:13:16en plus dans un cas à répétition,
00:13:19ça doit déclencher une chaîne de vigilance extrême.
00:13:22La plainte ne peut pas dormir dans un couloir administratif.
00:13:26La bureaucratie, ça ne doit pas faire exception à la réalité
00:13:29que la protection de l'enfant, ça va être une priorité,
00:13:31ça va être une urgence permanente.
00:13:33Il n'y a pas d'urgence dans la justice.
00:13:34Vous savez, comme du sanitaire, on va aux urgences.
00:13:36Là, on doit pouvoir aller aux urgences de quelque chose.
00:13:38Ça n'existe pas.
00:13:40Et je suis désolé.
00:13:41Oui, bien sûr, il y a des effectifs rachitiques, de gendarmerie et autres.
00:13:45Mais combien d'affaires dans ces territoires-là ?
00:13:47Je suis désolé, ils ne sont pas forcément surmenés, nos amis.
00:13:49Non, mais ce qui est étonnant, c'est pas.
00:13:50Non, non, non, juste pour dire.
00:13:51Parce qu'à un moment donné, il faut aussi dire les choses.
00:13:52C'est-à-dire que la fonction publique dans ce pays,
00:13:55il faut aussi qu'elle se secoue.
00:13:56C'est-à-dire qu'elle ne peut pas toujours être en plainte
00:13:58et en complainte de moyens.
00:13:59Alors oui, elle est sous-administrée.
00:14:01On est sur-administrée et elle est sous-équipée.
00:14:03On est sur-administrée et ils sont sous-financés.
00:14:06Mais à un moment donné, il doit faire aussi.
00:14:07Vous savez comment ils fonctionnent dans les pays.
00:14:09Ce qui est étonnant, c'est ce que vous disiez,
00:14:10c'est que les gendarmes se sont retournés ensuite contre les parents
00:14:13en disant arrêtez de nous appeler.
00:14:14Ben non, en fait, c'est la détresse des parents
00:14:17qui veulent savoir la vérité.
00:14:18Excusez-moi, je ne suis pas l'avocat des gendarmes.
00:14:20Je ne suis même pas gendarme.
00:14:22C'est d'après le témoignage des parents.
00:14:24Là, c'est pareil.
00:14:26C'est pour ça qu'il faut mettre la lubien là-dessus.
00:14:28Une commission parlementaire, pourquoi pas ?
00:14:31En attendant, il y a une commission d'enquête
00:14:33sur les violences sexuelles incestueuses.
00:14:35Maude Petit, justement, a pris la parole.
00:14:37Elle trouve que, malheureusement,
00:14:39on part trop souvent du principe que l'enfant ment.
00:14:41On écoute.
00:14:42Quand j'étais petite, on disait
00:14:45la parole de l'enfant, c'est un trésor, en fait.
00:14:49La vérité sort de la bouche de l'enfant,
00:14:51on disait quand j'étais gamine.
00:14:53Aujourd'hui, c'est l'inverse.
00:14:54On va avoir tendance à dire que l'enfant ment.
00:14:58Ça va être quelque chose de plus spontané.
00:15:00L'enfant ment.
00:15:01Est-ce que tu es sûr de ce que tu as dit ?
00:15:02Tu es sûr parce que si tu as dit quelque chose de vrai,
00:15:05c'est très grave, en fait.
00:15:06Donc, la parole de l'enfant est remise en question systématiquement.
00:15:10Et ça, c'est effectivement un des premiers points.
00:15:12Et quand l'enfant parle, quand il ose révéler les choses,
00:15:16eh bien, il est mal entendu.
00:15:18Ce qu'on a entendu lors de ses auditions,
00:15:21c'est un parcours du combattant pour l'enfant
00:15:23et pour le parent qui l'accompagne,
00:15:26les personnes qui l'accompagnent.
00:15:27Il est entendu une première fois.
00:15:28Il est entendu parfois des dizaines de fois.
00:15:30On lui fait répéter, on lui fait revivre.
00:15:32Donc, en fait, les scènes traumatiques qu'il a vécues,
00:15:36qu'il a subies.
00:15:37Et ça, c'est quelque chose qui ne doit plus avoir lieu.
00:15:39On imagine le traumatisme que vivent les enfants
00:15:43quand ils sont entendus.
00:15:44D'ailleurs, vous me disiez, Sabrina,
00:15:45qu'il y a des interrogatoires spéciaux, bien sûr, pour les enfants.
00:15:49Ce n'est pas façon commissariat avec la lampe dans la figure
00:15:52en disant qu'est-ce qui s'est passé.
00:15:54Il y a le protocole, Mélanie,
00:15:57où les enfants sont dans une salle bien spécifique,
00:16:00où c'est enregistré tout à fait,
00:16:02pour justement qu'ils n'aient plus à répéter plusieurs fois
00:16:04le traumatisme et ce qu'ils ont subi.
00:16:09Maintenant, vous allez sans doute dire quelque chose.
00:16:11Je vous vois, sans qu'ils vivent.
00:16:13Il ne faut pas rester sans réaction.
00:16:14Il est vrai que la parole des enfants est entendue,
00:16:17mais avec beaucoup de précaution,
00:16:19parce que les enfants à un certain âge fabulent,
00:16:21parce que les enfants peuvent être manipulés.
00:16:23Et donc, c'est pourquoi la brigade de protection des mineurs
00:16:26est formée pour justement comprendre, décrypter les enfants.
00:16:30Jean-Pierre Bouchard est avec nous, psychologue, criminologue.
00:16:33Qu'est-ce qu'on peut dire là-dessus, justement, Jean-Pierre Bouchard,
00:16:35alors qu'on a d'un côté un homme qui se terre dans le silence,
00:16:39des éléments accablants contre lui.
00:16:41Et je ne sais pas s'ils sont des failles,
00:16:43mais en tout cas, il y a quelques briques dans la procédure
00:16:49qui méritent d'être mis en exergue.
00:16:52Alors, sur le profil du suspect,
00:16:54parce que pour l'instant, ce n'est qu'un suspect,
00:16:58il n'y a rien de très étonnant quand on connaît ce type d'agresseur possible,
00:17:03c'est-à-dire la double vie, à l'apparence,
00:17:05une insertion sociale tout à fait classique.
00:17:08Et par derrière, pour ne pas attirer l'attention, évidemment,
00:17:10et par derrière, donc, cette possible vie de passage à l'acte,
00:17:17où là, dans ce cas-là, il se rapproche des enfants,
00:17:20puisqu'ils semblent être attirés sexuellement, érotiquement,
00:17:24par des enfants et notamment par des petites filles.
00:17:27Donc, tout ça, c'est connu, ou du moins, ça devrait l'être,
00:17:30des enquêteurs en général, des magistrats, des psys, etc.
00:17:33Si ce n'est pas le cas, c'est très embêtant,
00:17:36parce que c'est quand même le moteur de ces actions
00:17:40et de la récidive possible.
00:17:42Quant à l'affaire générale et à sa gestion, on va dire,
00:17:46oui, effectivement, ça pose des questions.
00:17:48Et moi, je suis de ceux qui disent qu'il faut faire des choses très simples,
00:17:53c'est-à-dire enquêter sur ce qui a été fait et pas fait,
00:17:57et voir s'il y a des responsabilités engagées,
00:18:00s'il y a des responsabilités engagées.
00:18:02Il faut faire ce que la justice fait, c'est bien faire,
00:18:05et où elle ne voit pas d'inconvénient à le faire pour d'autres professions,
00:18:08et en tirer, donc, les sanctions,
00:18:11ou du moins, les conséquences qui s'imposent.
00:18:15Maintenant, quant à l'attitude du suspect en garde à vue,
00:18:18c'est assez classique, là aussi.
00:18:21Certains suspects ont pensé à la conduite qu'il devait avoir
00:18:25pour qu'elle soit le plus bénéfique possible pour lui ou pour elle,
00:18:30si elle était interpellée.
00:18:32Et il lui est même rappelé qu'elle a le droit de garder le silence,
00:18:35donc là, pour l'instant, il garde le silence.
00:18:37Et en général, quand on est trois...
00:18:40Ça s'est passé en plusieurs temps.
00:18:42Lorsqu'il a été auditionné au début,
00:18:44il a nié les faits, il nie avoir rencontré la petite Liana.
00:18:48Puis, il a été confronté par les enquêteurs
00:18:50aux images de vidéosurveillance.
00:18:51On le voit en voiture avec la petite Liana.
00:18:54Il change de version.
00:18:55Il dit qu'il a effectivement pris en voiture la petite Liana
00:18:59pour la déposer jusqu'à la piscine.
00:19:00C'est cinq minutes de trajet.
00:19:03Et puis, depuis qu'il est maintenant mis en examen
00:19:05face au juge d'instruction, sa première audition,
00:19:07il décide de garder le silence.
00:19:09Moi, ce qui me frappe, c'est dans son histoire,
00:19:13on verra bien ce que la procédure dira.
00:19:14Il est présumé innocent.
00:19:16Mais dans son histoire, c'est la prise d'assurance qu'il a.
00:19:20C'est-à-dire qu'au début, ce sont des histoires comme ça,
00:19:23difficiles à marquer.
00:19:25Puis, tout à coup, on le voit avec une prise de confiance
00:19:27parce que rien ne se passe pendant toute cette période-là.
00:19:30Rien ne se passe.
00:19:30Il prend confiance.
00:19:32C'est dans sa voiture que les choses se déroulent.
00:19:34Comment les enseignants n'ont pas vu qu'ils passaient 20 minutes
00:19:38tous les matins dans la voiture ?
00:19:40Que c'est une camarade de classe qui s'en rende compte ?
00:19:43Vous trouvez normal, quand vous êtes dans une petite agglomération,
00:19:47qu'une enfant passe 20 minutes tous les matins avec quelqu'un ?
00:19:51On s'interroge.
00:19:52On se pose des questions.
00:19:53Ce n'est pas une intrusion de faire cela.
00:19:55Parce que personne n'en est parlé.
00:19:57Là, maintenant, les langues se délient.
00:19:58On a cette petite fille qui témoigne au micro d'Europe 1.
00:20:02Et avant, on se dit, mais pourquoi est-ce que personne n'a rien dit ?
00:20:05D'ailleurs, dans les témoignages que recueillent les uns et les autres,
00:20:08il y a beaucoup de « Ah, on aurait peut-être dû dire ».
00:20:10Après, c'est le papa d'une de ses amies qui connaît les autres amis de sa fille
00:20:14qui était aussi scolarisée ici.
00:20:15Exactement.
00:20:16Ça s'est passé à un moment où tous les parents sont devant l'école.
00:20:19Jean-Pierre Bouchard, une question encore,
00:20:22puisque vous interrogez, bien sûr, sur cette affaire.
00:20:24Est-ce qu'il y a dans la tête du principal suspect,
00:20:29qui est présumé innocent, Maître Pardot l'a rappelé,
00:20:32est-ce qu'il y a une forme de déni ?
00:20:34Est-ce que dans les affaires anciennes,
00:20:36c'est-à-dire les plaintes 2017, 2021, 2022, etc.,
00:20:40est-ce qu'il y a une forme d'effacement en disant « Voilà, je continue ».
00:20:44C'est évidemment un phénomène psychologique,
00:20:46mais on a besoin d'en savoir plus avec vous.
00:20:48Non, ce n'est pas un déni au sens pathologique
00:20:51où il perdrait la mémoire de ça,
00:20:53ou il nierait ça.
00:20:55C'est un déni au sens utilitaire, tout simplement.
00:20:58C'est-à-dire qu'il sait qu'il est passé entre les mailles du filet
00:21:03et donc il récidive s'il en a envie
00:21:06et s'il pense que les conditions soient réunies pour récidiver.
00:21:09Parce que les agresseurs potentiels,
00:21:12s'il y a des policiers ou un risque pas très loin autour de la victime,
00:21:17il ne passe jamais à l'acte et il n'y a pas de victime.
00:21:19Donc, si vous voulez, la non-sanction,
00:21:23ou du moins le fait qu'il n'y ait pas d'interpellation,
00:21:27est un facteur possible de récidive.
00:21:29Si on s'intéresse au tour en série, il faut savoir que…
00:21:31Il y a quand même une forme, j'allais dire, de film alimentaire
00:21:34qui fait que, voilà, ça, évidemment, pour qu'on ne sache pas,
00:21:39je fais obstruction pour pouvoir continuer ces méfaits.
00:21:43Encore une fois, c'est difficile pour nous de parler de ça
00:21:46dans le sens où il est présumé innocent.
00:21:47Oui, il est présumé innocent.
00:21:48Il reste qu'il y a une enquête journalistique
00:21:50qui donne des éléments, les uns après les autres.
00:21:53On verra ce que diront ces avocats.
00:21:55Et les uns après les autres donnent quand même une sérialité.
00:21:58C'est ça qui est…
00:22:00C'est pour ça que moi, je préconise,
00:22:02parce qu'il faut aussi raisonner en termes de solutions.
00:22:04Constat, très bien on le fait.
00:22:07Ce que je préconise, c'est un parquet national
00:22:09pour les violences faites contre les mineurs.
00:22:11Pourquoi ?
00:22:12Parce que vous avez vu…
00:22:12Il y a beaucoup de parquets nationaux, mais vous avez peut-être raison.
00:22:14Non, non, non, mais je vais vous dire pourquoi,
00:22:16parce que c'est très précis.
00:22:17Là, la faille, c'est qu'on est passé d'un parquet à l'autre,
00:22:22que vous savez parfaitement que les délais de transmission
00:22:24d'un parquet à l'autre sont extrêmement longs,
00:22:26que pour les parquets nationaux financiers,
00:22:29on a une rapidité d'exécution sur des phénomènes
00:22:34qui sont certes graves, mais qui ne touchent pas
00:22:36à l'intégrité physique et à l'intégrité personnelle.
00:22:38Oui, votre idée, c'est qu'on puisse mettre tout ça au même endroit.
00:22:41Mais surtout d'avoir toute l'information, parce que si vous avez un parquet national,
00:22:45il a toute l'information de ce qui s'est passé dans le nord, dans le sud et ailleurs.
00:22:49Oui, mais pour les procédures passées, il faut savoir qu'il n'y avait pas nécessairement de plainte.
00:22:53On parle de signalement, de main courante, on mélange un peu tout.
00:22:56Et puis on mélange sur tout, et c'est ça qui me gêne.
00:22:58Tous les signalements pour violences à Paris,
00:23:01tous les signalements pour violences sexuelles
00:23:04font systématiquement une remontée au parquet pour analyse.
00:23:08Ce qui me gêne beaucoup, c'est ce que j'ai entendu de l'interlocutrice
00:23:11qui parlait de l'absence d'écoute.
00:23:13Moi de petit.
00:23:14Voilà.
00:23:15Enfin moi, j'hallucine là.
00:23:16J'ai une pensée pour mes collègues,
00:23:18l'ensemble des collègues sur le territoire national
00:23:20qui ont en charge la protection des mineurs,
00:23:22et d'entendre dire qu'on ne prend pas en compte la parole des enfants
00:23:26et qu'on ne la prend pas si...
00:23:27Mais parce qu'il y a eu le scandale d'Outreau,
00:23:29parce qu'il y a eu des affaires qui ont montré effectivement...
00:23:33Mais ce n'est pas universel.
00:23:34Il n'y a pas de chose universelle, Pierre Colombiès,
00:23:37mais simplement quand il y a eu l'accident nucléaire de Fukushima,
00:23:41vous avez bien vu que le monde entier a voulu arrêter le nucléaire.
00:23:44C'est bien ça le problème.
00:23:45Et bien voilà.
00:23:45C'est bien ça le problème.
00:23:46Ce qui est concret, ce qui nous mettra tous d'accord,
00:23:49c'est qu'au-delà de ce que vous dites qui est intéressant,
00:23:52parce que c'est une priorité nationale,
00:23:54il y a quand même un truc qui ne va pas,
00:23:55c'est que le nombre d'endroits, le nombre de guichets
00:24:00où on peut venir poser plainte lorsqu'on a un enfant
00:24:05est très peu nombreux.
00:24:07C'est-à-dire que c'est ça la problématique.
00:24:08C'est qu'on l'a vu dans l'affaire de la pédophilie dans le scolaire.
00:24:12Eh bien il fallait se déplacer, il y a des kilomètres,
00:24:14et ils ne sont pas toujours disponibles.
00:24:16Donc il y a un problème de moyens dans le régalien.
00:24:18On aura l'occasion bien sûr d'y revenir dans un instant.
00:24:20On va parler des casseurs payeurs.
00:24:22Restez avec nous dans MidiNous.
00:24:23A tout de suite.
00:24:28Suite de MidiNews, après 14h,
00:24:30nous rentrons avec une spectatrice d'hier du théâtre Édouard VII
00:24:33qui n'a pas pu assister à la pièce où joue Patrick Bruel.
00:24:36Elle nous racontera les circonstances de cette interruption.
00:24:39Et dans un instant, on parle des casseurs payeurs.
00:24:42Après les dernières infos de Somaïa Labidi.
00:24:44Et on commence par les derniers développements au Moyen-Orient.
00:24:47La guerre contre l'Iran a été un revers pour les États-Unis et Israël.
00:24:50Une déclaration de Moshtabah Khamenei dans un message écrit.
00:24:54Le nouveau guide ajoute que Washington et Israël se poussent entre désormais sur une guerre hybride contre Téhéran
00:25:00et accuse les deux pays de vouloir diviser la nation iranienne.
00:25:03On poursuit avec les images de Laurent Nouniez qui est arrivé sur une base aérienne du Gard
00:25:08pour lancer la campagne de lutte contre les feux de forêt 2026.
00:25:12Le ministre de l'Intérieur va en profiter pour officialiser la commande de nouveaux canadaires
00:25:16et un renforcement des moyens terrestres avec 541 véhicules déjà déployés
00:25:21et un objectif de plus de 1000 engins opérationnels d'ici 2027-2028.
00:25:25Et puis la ministre de la Culture, Catherine Pégard, rassure
00:25:29la tapisserie de Bayeux pourra rejoindre le British Museum
00:25:32au terme d'un périple minutieusement étudié et préparé.
00:25:36La fragile broderie de 70 mètres de long va être prêtée au Royaume-Uni
00:25:40à l'occasion d'une exposition prévue au mois de juillet.
00:25:43Merci Semaïa tout à l'heure pour d'autres informations sont à table.
00:25:47Jean-Pierre Colombiès, ancien commandant de police,
00:25:50Jean-Christophe Gallien, Maître Olivier Pardot,
00:25:52Célia Barotte nous a rejoint du service police-justice de CNews,
00:25:56des scènes dignes de chaos qui ont suscité la colère
00:26:00de nombreux habitants, de nombreux commerçants.
00:26:03Les dégâts sont considérables, 178 policiers blessés.
00:26:07Rappelons les chiffres que l'on vous rappelle depuis une semaine maintenant.
00:26:11C'est Karine Lemarchand qui a poussé un violent coup de gueule.
00:26:14Écoutez.
00:26:16C'est que ces petits cons, quand ils sont contents ils cassent
00:26:19et quand ils ne sont pas contents ils cassent.
00:26:20Donc ça s'appelle des casseurs tout simplement.
00:26:22Ça s'appelle des délinquants.
00:26:24J'en ai rien à faire de leur origine sociale.
00:26:26J'en ai rien à faire de leur origine ethnique.
00:26:28D'accord ?
00:26:29Moi je ne descends pas vers Saint-Gétorix.
00:26:32Si, à moitié peut-être.
00:26:34Bon, même pas.
00:26:35Bref, on s'en fout.
00:26:36Ils payent.
00:26:37Qui est-ce qu'il va payer ?
00:26:38C'est encore les assurants, c'est encore les impôts, c'est encore moi.
00:26:41Moi je n'ai pas à payer pour ces cassos.
00:26:44Je suis désolée.
00:26:45Et à un moment donné, les casseurs doivent payer.
00:26:50Mais au sens large.
00:26:52Ils doivent payer sur leur argent, sur leurs allocs s'ils ont des allocs,
00:26:57sur leur salaire sinon vas-y, à la source, boum, terminé.
00:27:00Ils doivent être fichés et ils doivent faire de la tôle.
00:27:03Il faut qu'à un moment donné, on ne puisse pas casser impunément, voler, tabasser.
00:27:08Non mais on est dans quel monde ?
00:27:11Et à croire que Karine Le Marchand a été entendue par le gouvernement,
00:27:15la porte-parole Maude Brejon était ce matin chez Laurence Ferraille.
00:27:20On a un problème culturel lorsqu'on voit ce type d'image et on a un problème d'éducation
00:27:27et ça ramène à la question de la responsabilité parentale qui ne doit plus être un tabou.
00:27:34Ce n'est pas la faute des policiers et des gendarmes lorsqu'on a ce type d'image
00:27:36et ce n'est pas la faute de l'État lorsque des milliers de jeunes viennent à Paris ou ailleurs
00:27:43d'ailleurs
00:27:43car ce n'est plus suffisamment parisiens, brûler des voitures, piller des commerces
00:27:48et pourrir la vie de dizaines, centaines de milliers d'habitants
00:27:53qui, il faut quand même le dire, étaient devant la joie
00:27:55ou auraient aimé l'aide samedi soir parce que c'était un grand sac
00:27:58de ces deuxièmes victoires du Paris Saint-Germain
00:28:00et ils auraient dû pouvoir le fêter en famille simplement sans crainte.
00:28:04Voilà et dans cette même interview ce matin sur CNews et sur Europe 1
00:28:07Maude Bréjon disait et elle a raison Karine Lemarchand de dire qu'ils doivent payer
00:28:11elle se fait, Maude Bréjon, l'écho du Premier ministre Sébastien Lecornu
00:28:15qui a évoqué ce remboursement par les casseurs directement
00:28:19en gardant un reste à vivre.
00:28:21Gabriel Attal, ça a été celui qui disait, souvenez-vous, tu casses, tu répare
00:28:27et il en a remis une couche tout à l'heure en déplacement.
00:28:30J'ai travaillé pour ça à un projet de loi de lutte contre la délinquance des mineurs.
00:28:35Malheureusement, il devait être présenté à l'été 2024 et la dissolution est passée par là.
00:28:39On n'a pas pu le faire adopter mais je n'ai pas arrêté de me battre
00:28:42puisque j'ai déposé une proposition de loi et que j'ai fait adopter certaines mesures.
00:28:46Parmi ces mesures qui ont été adoptées et validées par le Conseil constitutionnel
00:28:49dans ma proposition de loi, il y a notamment le fait d'avoir une responsabilité financière
00:28:53des parents quand il y a des actes de délinquance des mineurs
00:28:56qui n'existaient pas suffisamment auparavant. Ça veut dire quoi ?
00:28:59Ça veut dire que maintenant, grâce à la loi que j'ai fait voter,
00:29:02on peut aller chercher financièrement les parents
00:29:05suite aux actes de délinquance des mineurs
00:29:07et j'insiste sur ce point, on peut aller chercher les deux parents.
00:29:11C'est une piste sérieuse, ça, Célia Barotte ?
00:29:14Eh bien, de faire payer les casseurs.
00:29:17En tout cas, c'était la volonté du parquet de Paris
00:29:19pour ces casseurs interpellés et jugés en comparution immédiate à Paris.
00:29:23On a eu dans les réquisitoires des représentants du ministère public
00:29:26vraiment cette volonté de faire payer financièrement ces casseurs,
00:29:31notamment les détenteurs de mortiers d'artifice.
00:29:35Il y a ce procureur qui expliquait que, voilà, il y a eu un coût
00:29:38pour payer les forces de l'ordre qui ont fait des heures supplémentaires.
00:29:42Il y a un coût également pour réparer et réaménager le mobilier urbain
00:29:47qui a été saccagé.
00:29:48Et donc, c'est pour cela qu'ils justifiaient des sommes,
00:29:51des amendes avec des montants importants.
00:29:53Alors, il y a le fait de sanctionner financièrement les parents,
00:29:56mais aussi, on peut s'interroger sur la sanction judiciaire
00:29:59puisque dans ces comparutions immédiates, dans ces audiences,
00:30:02il y avait parfois les parents qui étaient présents dans la salle d'audience,
00:30:05mais à aucun moment, on ne les a fait venir à la barre
00:30:08pour aussi s'expliquer, s'exprimer.
00:30:10Et ça pourrait être aussi une piste où lorsqu'il y a...
00:30:14Même si c'est parce que là, on a jugé aussi des majeurs.
00:30:17Donc, finalement, les parents n'ont pas non plus à se mettre dans cette affaire,
00:30:23mais on parle de jeunes majeurs.
00:30:24Il y avait vraiment aussi des profils de 18-19 ans.
00:30:27Nés entre 2001 et 2007, en général.
00:30:29Voilà.
00:30:29C'était une grande majorité.
00:30:32Alors, pour les mineurs, c'est vrai que c'est une procédure judiciaire assez différente,
00:30:35mais pour les majeurs, pour ces jeunes majeurs,
00:30:37en plus, on avait affaire à des primo-délinquants.
00:30:39Je pense qu'on aurait pu leur demander de s'exprimer aussi à la barre,
00:30:43de les faire en tout cas témoigner et s'expliquer devant les juges.
00:30:45Ça, c'est encore quelque chose qui permet de s'interroger.
00:30:49C'est quand on a un casier judiciaire vierge,
00:30:52généralement, on laisse une deuxième chance.
00:30:55Alors ça, c'est l'erreur.
00:30:57Il y a plusieurs erreurs.
00:30:58La première erreur, c'est les infractions que l'on pourchaîne.
00:31:02Moi, j'ai toujours été dans ces affaires-là, y compris quand j'étais magistrat avant d'être avocat,
00:31:07pour utiliser une infraction qui est une infraction très importante,
00:31:12qui s'appelle l'association de malfaiteurs, en vue de commettre un délit.
00:31:16Pourquoi je dis cela ?
00:31:17Parce que, par exemple, vous ne pensez pas qu'ils sont venus par hasard, comme ça, individuellement, un plus un.
00:31:24C'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est un phénomène de bande qui arrive.
00:31:27Quel est l'avantage de cela ?
00:31:29L'avantage, c'est que quand vous voulez faire payer,
00:31:31vous êtes obligé de faire payer par rapport à la dégradation commise par la personne qui est poursuivie.
00:31:37Donc, il faut déterminer la dégradation qu'elle a faite, elle.
00:31:40Quand vous êtes dans une association de malfaiteurs, c'est toute la dégradation qu'il fait.
00:31:44Mais ce n'est pas applicable.
00:31:45Si, c'est applicable. Bien sûr que c'est applicable.
00:31:48Il y a quand même le chef de participation à un groupement en vue de commettre un crime, de commettre
00:31:51une infraction.
00:31:52Alors, je vous mets au défi de l'établir par procédure.
00:31:55Mais en tout cas, ils étaient poursuivis.
00:31:57Certains étaient poursuivis pour participation à un groupement.
00:31:59Je vous dis, sinon, on ne fera rien.
00:32:01Parce qu'évidemment que la solution, ce n'est pas la prison systématique pour des jeunes.
00:32:06Ça peut être une prison courte, mais à ce moment-là, il ne faut pas qu'il y ait...
00:32:09Ah, le nombre de fois où on parle de peine courte, que ça marche aux Pays-Bas et que ça
00:32:12ne marche jamais en France...
00:32:13Il n'y a pas d'établissement pour ça.
00:32:14Oui, mais il faut avoir des établissements adaptés.
00:32:16Voilà, on y vient encore.
00:32:18Et c'est l'exécutif.
00:32:18Et là, ça demande des investissements.
00:32:20Et on retombe sur la main.
00:32:22Alors, Jean-Pierre-Solombier, pourquoi est-ce que ça ne marchera pas ?
00:32:24Pour plusieurs raisons.
00:32:25D'abord, parce que, un, les effectifs que vous voyez, là, sur place, sur le terrain,
00:32:29qui sont au contact des manifestants ou des émeutiers.
00:32:32Alors, il ne faut pas parler de manifestants.
00:32:33Ce n'est pas des manifestants.
00:32:34Là, c'est des émeutiers.
00:32:36Ils vont à la chasse.
00:32:38Ils vont tout casser.
00:32:38Mais ce ne sont pas des débordements, ce sont des émeutes.
00:32:40On est d'accord.
00:32:41Ce sont des jeunes gens qui ne sont pas là du tout, ni en tant que supporters, ni en tant
00:32:45que...
00:32:45Des jeunes garçons.
00:32:45Ça n'a rien à voir avec le foot.
00:32:46Ça n'a rien à voir avec le foot.
00:32:47Il y avait deux femmes.
00:32:49En tout cas, moi, dans ma salle, il y avait deux femmes.
00:32:52Ça n'a rien à voir avec le foot.
00:32:53J'ai vécu ça en 1998 à la Coupe du Monde, à Marseille, pendant que les supporters anglais-tunziens se
00:32:58foutaient sur la gueule.
00:32:58Rue Saint-Ferré-Hole, qui était dorée derrière, s'était mise à sac.
00:33:01Et par des gamins de cité qui venaient pour faire les bagages.
00:33:03Alors, pourquoi ça ne fonctionne pas ?
00:33:04Alors, ça ne fonctionne pas pour une raison simple.
00:33:06C'est que les effectifs qui sont sur place, qui interviennent et qui interpellent, ne sont pas les mêmes que
00:33:11ceux qui vont faire la procédure.
00:33:12C'est-à-dire que quand ils mettent la main sur un mec dans la manifestation, c'est bien gentil
00:33:17de dire on va les mettre en prison.
00:33:18Mais encore faut-il qu'il y ait une procédure qui détermine précisément et factuellement ce qu'ils ont fait.
00:33:24Or, quand vous les amenez devant les OPJ qui sont dans un autre bâtiment et qui sont en tout cas
00:33:28très éloignés...
00:33:28Officiers de police judiciaire.
00:33:29Voilà, ou même des enquêteurs sans être OPJ, ceux qui vont auditionner les mises en cause, n'ont pas les
00:33:36éléments parfois factuels, concrets de ce qu'ils sont supposés avoir fait.
00:33:40Donc, quand vous vous rendez compte au magistrat, le magistrat vous demande quoi ? Il a fait quoi le monsieur
00:33:44ou la dame ?
00:33:45On ne sait pas. Ils étaient dans un groupe...
00:33:47Et pourquoi est-ce qu'on ne met pas des petites caméras comme il y a aux Etats-Unis, comme
00:33:50il y a en Angleterre ?
00:33:51Mais il faut les transmettre, ce n'est pas tout déregistré. Il faut les transmettre, il faut que le magistrat
00:33:54les voit.
00:33:55Ça devrait être en temps réel.
00:33:56Mais même là, pendant les audiences, on a diffusé...
00:33:59Vous parlez de la police 2.0 qui n'existe pas.
00:34:00Je parle d'une police 2.0 que peut-être qu'une majorité de Français vous souhaite.
00:34:04Oui, mais qui n'existe pas.
00:34:05On a posé la question aux Français, sondage CSA pour CNews, Europe 1 et LJDD, 85% des Français sont
00:34:12favorables à l'utilisation de la reconnaissance faciale pour identifier les casseurs.
00:34:16C'est un autre débat.
00:34:16Non, ce n'est pas un autre débat, c'est le même débat.
00:34:18Je vais vous expliquer pourquoi c'est un autre débat.
00:34:20Permettez quand même, je dirige cette émission et il me semble qu'il y a quand même un lien.
00:34:25S'il y a une petite caméra, c'est qu'il y a aussi des caméras de...
00:34:28Non, si on parle de la surveillance, pardon.
00:34:30La surveillance caméra algorithmique et la caméra emportée embarquée, ce n'est pas la même chose.
00:34:34Ce n'est pas la même chose, mais ça peut être une caméra algorithmique embarquée.
00:34:38D'accord ?
00:34:38Elle pourrait...
00:34:40Techniquement, je ne vois pas comment.
00:34:41Excusez-moi, mais ça marche pas.
00:34:42Ça existe dans plusieurs pays ?
00:34:43Pas en France.
00:34:44Pas en France.
00:34:45Alors, Valentin Rouillon va nous expliquer que cette technologie est déjà utilisée depuis plus de dix ans,
00:34:49mais très encadrée.
00:34:50Est-ce qu'elle peut aller jusqu'à l'identification des auteurs de violences ?
00:34:53Explication, maintenant.
00:34:55Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies.
00:34:57Tu casses, tu répares.
00:35:00Gabriel Attal aime le rappeler avec fierté.
00:35:03Mais comment tous les retrouver ?
00:35:06La reconnaissance faciale via la vidéosurveillance fait son retour dans le débat public.
00:35:11Expérimentation il y a déjà quelques années.
00:35:13Exemple ici en Chine, lors d'une exposition à Pékin ou au Royaume-Uni pour renforcer les patrouilles au sol.
00:35:20C'est en partie la solution, malheureusement.
00:35:22Mais c'est une solution qu'on va payer très, très, très cher.
00:35:24Qu'est-ce que ça va produire au niveau social ?
00:35:27Le fait que dès que vous allez mettre le nez dehors, vous savez que l'État va pouvoir vous suivre
00:35:30sur tous vos déplacements.
00:35:32Et il va stocker ça.
00:35:33Selon une enquête de Disclose, les forces de l'ordre disposent depuis 2022 d'un outil de reconnaissance faciale semblable
00:35:40à un téléphone.
00:35:41Il permet de comparer une photo prise sur le terrain avec celle du tâge, le fichier des traitements d'antécédent
00:35:47judiciaire.
00:35:48Problème, cette pratique est interdite par le code de procédure pénale lors des contrôles d'identité.
00:35:54On voulait réglementer pour limiter, mais on a réglementé pour permettre.
00:35:59Et donc on a créé une tendance qui va à l'encontre de l'esprit de la loi.
00:36:03En matière de vidéosurveillance, la France et l'Union Européenne interdisent d'exploiter la reconnaissance faciale en temps réel.
00:36:09Seule dérogation pour la lutte contre le terrorisme, la recherche de personnes liées à des infractions graves, punies d'au
00:36:16moins trois ans ou plus, ou la localisation de victimes.
00:36:20Intéressant, hein ?
00:36:21Oui. Et puis en plus, on utilise déjà, en tout cas, tout ce qui est caméras de vidéosurveillance dans la
00:36:27rue pour les enquêtes.
00:36:29Exemple concret, lors de ces comparutions immédiates, il a été diffusé devant les magistrats, devant l'ensemble de la salle
00:36:35d'audience, une vidéo.
00:36:36C'est les vidéos qui sont dans la rue, qui sont sur les poteaux, qui ont permis ou non d
00:36:43'établir l'infraction de la personne qui a été jugée, de le reconnaître sur les images.
00:36:51L'identification a été réalisée, mais la matérialisation, la caractérisation de l'infraction a été compliquée.
00:36:57Et donc, cette personne a été relaxée.
00:36:59C'est le nœud gordien de tout le sujet.
00:37:03C'est ça. C'est que l'image est là, mais il est encore très compliqué de déterminer précisément...
00:37:09Qu'est-ce qu'il fait réellement ?
00:37:09Bon, la vérité aussi, c'est quand on veut, on peut.
00:37:13Moi, je vais vous prendre un exemple très simple.
00:37:15C'est la justice financière.
00:37:18Ce sont des affaires extraordinairement complexes, compliquées, avec des tas d'éléments.
00:37:23Il y a 20 ans ou 25 ans, ces affaires faisaient chou blanc.
00:37:27Aujourd'hui, tous les jours, des policiers particulièrement expérimentés, avec des techniques particulièrement modernes...
00:37:33Et avec l'IA aussi ?
00:37:34Avec l'IA, avec des techniques modernes, ont décidé de lutter contre cette délinquance.
00:37:40Et vous en avez tous les jours des exemples, que ce soit pour des affaires purement financières ou purement politico
00:37:46-financières.
00:37:47Vous avez une masse de moyens qui sont mis en œuvre absolument extraordinairement.
00:37:53Sur la fraude fiscale, ça marche très bien.
00:37:54Avec des commissions rogatoires internationales de par le monde.
00:37:57Après, c'est ce qu'on veut.
00:37:58Qu'est-ce qu'on veut ?
00:37:59On veut uniquement lutter contre cette délinquance.
00:38:01OK.
00:38:02Et celle-là, en disant que ce sont des sauvageons, c'est pas grave, c'est la faute des policiers.
00:38:07J'ai entendu mille choses là-dessus.
00:38:10Ce sont les policiers qui auraient créé les émeutes.
00:38:14Enfin, les gens...
00:38:15Ça, c'est Clémence Guettet de LFIC qui a dit que les policiers s'en prenaient à des manifestants pacifices.
00:38:22Ou ce sont des pauvres et il n'y a absolument pas de lien avec l'immigration et les banlieues.
00:38:28Mais regardez les images.
00:38:29Est-ce que ça se passe dans la Creuse ?
00:38:30Est-ce que ça se passe à Lens quand il y a des matchs de football ?
00:38:33Non.
00:38:34La vérité, à un moment donné...
00:38:36À Budapest, il y a eu trois interpréhensions.
00:38:37C'est l'équipe de France.
00:38:38Est-ce que le principe de réalité peut s'appliquer ?
00:38:43Sinon, on reste comme ça.
00:38:44Et vous ferez des émissions spéciales pour toutes les fêtes.
00:38:48Parce qu'il n'y a pas que les matchs de football.
00:38:50Et préparez-vous pour le 14 juillet parce que ça est de la même chose.
00:38:53Le 21 juin, c'est de la même chose.
00:38:54Il se pose plusieurs questions.
00:38:56Et notamment, je parlais tout à l'heure en introduction de la fuite des données,
00:38:58de la fameuse RGPD, du fait qu'on peut utiliser ensuite votre image.
00:39:02On peut vous fliquer.
00:39:03Il y a ce côté un peu George Orwell 1984.
00:39:06On est allé poser la question aux Français.
00:39:08Voilà ce qu'ils répondent.
00:39:11Oui, effectivement, ça aiderait énormément la justice.
00:39:13En même temps, à l'autre côté de la médaille, c'est que la reconnaissance faciale,
00:39:18une fois qu'elle est instaurée, c'est pour tous.
00:39:21C'est-à-dire qu'on est tous traçables, on est tous complètement transparents.
00:39:25Pour moi, oui.
00:39:26Mais je dis une chose, c'est qu'aujourd'hui,
00:39:28quelqu'un qui a fait la même chose il y a un an, six mois, un an,
00:39:33il a été arrêté, il a été pris en photo.
00:39:35Donc la reconnaissance faciale, ils l'ont déjà.
00:39:37Enfin, est-ce qu'ils ont le droit de s'en servir ou de ne pas s'en servir ?
00:39:41Ça, je ne sais pas.
00:39:43La reconnaissance faciale, c'est partout maintenant.
00:39:46Il y a des pays qui sont beaucoup plus avancés que nous.
00:39:49Mais de toute façon, on l'a déjà nous maintenant.
00:39:51Je l'ai sur mon téléphone là.
00:39:52Si je veux savoir si ou ça, je me sers de la reconnaissance faciale.
00:39:58Donc on n'a pas le choix.
00:39:59C'est l'avenir, c'est comme ça.
00:40:00C'est vrai, il faut le dire, il faut le reconnaître.
00:40:03Quand vous arrivez en Chine à l'aéroport de Shanghai ou de Pékin,
00:40:05on prend votre passeport, le passe dans une borne,
00:40:07et là, apparaissent mille images de vous sur les réseaux sociaux,
00:40:12sur Facebook, sur Insta, sur Twitter,
00:40:14ce que vous avez publié, ce que vous avez mangé, ce que vous avez...
00:40:17Et puis après, une fois que vous vous baladez,
00:40:19vous prenez votre taxi, vous baladez dans Shanghai,
00:40:21tac, tac, tac, les caméras vous suivent,
00:40:23et on sait où est Pierre Devineau à tel moment.
00:40:26Voilà, c'est comme ça.
00:40:26Et on sait, et les services chinois peuvent savoir où est Pierre Devineau,
00:40:30quand il est aux Etats-Unis, quand il est en France,
00:40:31et même dodo.
00:40:32Parce qu'en fait, ce n'est pas faciale, la reconnaissance.
00:40:34Le système de surveillance généralisée, c'est votre comportement corporel partout.
00:40:40Donc ça a un intérêt, effectivement.
00:40:41Ça, c'est génial.
00:40:42C'est la surveillance parfaite.
00:40:44Moi, ce qui me gêne, c'est que vous allez plus loin en Chine,
00:40:46c'est qu'effectivement, vous avez un classement du bon ou du mauvais chinois
00:40:49qui part de votre comportement.
00:40:51C'est pour ça que je disais tout à l'heure, on n'est pas en Chine.
00:40:53Et donc, vous pouvez rentrer dans le trap,
00:40:55et c'est très complexe.
00:40:57Maintenant, moi, je ne veux pas que mes enfants, moi-même,
00:41:00on ait une plaque d'immatriculation permanente sur le visage tout le temps
00:41:02quand on se remène, parce qu'on n'a rien à se reprocher.
00:41:04Par contre, c'est clair qu'on ne peut pas le refuser
00:41:07dans des cas où, tout à l'heure, on cherchait tant bien que mal
00:41:09à trouver une solution pour identifier des gens
00:41:11qui, par ailleurs, pour certains d'entre eux, ont été identifiés.
00:41:13C'est ce que disait Célia.
00:41:14Célia, elle disait que ça existe, qu'on a les moyens de le faire,
00:41:17mais que derrière, on l'utilise avec parcimonie.
00:41:21D'abord, parce que, je reprends votre expression,
00:41:23on ne peut pas avoir une plaque d'immatriculation partout.
00:41:25Et d'un autre côté, on ne peut pas caractériser.
00:41:29Et là, qui arrive ?
00:41:30Est-ce que c'est un OPJ ?
00:41:31Est-ce que c'est un juge ?
00:41:33Est-ce que c'est un magistrat ?
00:41:34Est-ce que c'est quelqu'un qui dit « c'est vrai, c'est faux ? »
00:41:36Et là, ça devient complètement binaire.
00:41:38Ça permettrait d'anticiper, d'être un peu comme les renseignements.
00:41:41Je voudrais juste préciser que le soir du match,
00:41:43on a quand même largement fait un système d'exception.
00:41:46On a accéléré le temps procédural,
00:41:48on a multiplié les guichets parqués pour pouvoir prendre en compte tout de suite
00:41:51et on a accéléré la procédure derrière.
00:41:53Donc, on est dans un mode déjà qui est pratiquement
00:41:55le côté riposte qu'on veut implanter là maintenant.
00:41:57Donc, on l'a expérimenté.
00:41:58Et ça ne suffit pas, vous voyez, ça ne suffit pas.
00:42:00Ni parce qu'on a fait ce que vous proposiez à l'association de malfaiteurs,
00:42:04ni parce que, oui, c'est difficile de caractériser,
00:42:06mais il y a quand même eu 75, combien ?
00:42:0775, c'est-à-dire 80 personnes qui ont été...
00:42:10Sur Paris ?
00:42:10Paris.
00:42:11Sur Paris, pour les comparutions immédiates,
00:42:13on est sur une quarantaine de dossiers.
00:42:16Après, au niveau national, c'est un peu plus.
00:42:18Alors, quarantaine de dossiers, on n'a qu'à taper.
00:42:20C'est-à-dire que sur les 40 dossiers, avant de faire l'association de malfaiteurs,
00:42:23là, pour le coup, sous la question dont vous parliez,
00:42:26le financement, la famille, si c'est soi-même parce qu'on est adulte,
00:42:29qu'est-ce qu'on a fait ? Du travail d'intérêt général ?
00:42:31Donc, ça veut dire que tout le système,
00:42:34mettez les caméras que vous voulez, tout ce que vous voulez.
00:42:35Si derrière, on vous dit travail d'intérêt général,
00:42:38vous aurez les meutes.
00:42:39Dans l'histoire, il y a pire.
00:42:41Il y a quelqu'un qui est allé en prison.
00:42:44C'est encore particulier.
00:42:46Non, mais je vous le dis, il y a quelqu'un qui est allé en prison.
00:42:50Je sais ce que vous allez dire.
00:42:51Ben oui, mais moi, je veux bien tout ce qu'on veut.
00:42:54Mais il y en a un qui est allé en prison.
00:42:56C'est quelqu'un qui était policier,
00:42:58qui n'était pas dans l'exercice.
00:42:59Qui était en état d'obriété.
00:43:00Qui était en état d'obriété.
00:43:02Non, c'est-à-dire que, qu'est-ce que ça signifie ?
00:43:05Ça signifie qu'il y a une idéologie très simple, très simple,
00:43:09que l'on peut comprendre.
00:43:10Ce sont des jeunes.
00:43:11Ils sont primo-délinquants.
00:43:13On ne va pas les taper avec la prison qui est criminogène.
00:43:16On ne va les faire payer.
00:43:17Et on ne va pas les faire payer.
00:43:19Surtout pas.
00:43:19Parce qu'on craint des émeutes.
00:43:21Oui.
00:43:22Parce qu'on craint des émeutes.
00:43:23Parce qu'on craint des émeutes.
00:43:25Parce qu'il y a eu toute une série d'éléments.
00:43:27Et que, pardon de le dire.
00:43:29Pas de vague.
00:43:30Pas de vague.
00:43:30Et puis, une partie de la classe politique a dit
00:43:33vous vous en prenez à des jeunes ici.
00:43:36Oui, Jean-Pierre.
00:43:36Jean-Pierre Colombiès.
00:43:38Oui, c'est un sujet qui est très vaste.
00:43:40Alors, moi, sur les caméras algorithmiques,
00:43:42je suis très réservé et très critique.
00:43:44Pourquoi ?
00:43:45Parce que, tout simplement, ce que je crains,
00:43:47et là, c'est le citoyen aussi qui parle,
00:43:49c'est qu'on se serve justement de phénomène
00:43:50sur le terrain qu'on n'arrive plus du tout à maîtriser.
00:43:52Parce que ce n'est pas qu'à Paris.
00:43:53C'est 72 villes.
00:43:5472 villes ont été touchées.
00:43:56Ce n'est pas rien.
00:43:57Donc, pour moi, ce n'est même plus un fait divers.
00:43:58C'est un phénomène de société.
00:44:00Pas tout à fait encore la même chose.
00:44:01Parce qu'en Angleterre,
00:44:02des millions de personnes dans la rue pour la finale.
00:44:04Ah, si, si, si, long.
00:44:05Si, si.
00:44:05Il y a eu des attaques au couteau.
00:44:07Non, non, il y a eu à Londres, pareil.
00:44:08Il n'y a pas eu des mots.
00:44:09C'était Arsenal, champions de l'Angleterre.
00:44:11Il n'y a pas des mots de l'Assemblèche.
00:44:20On n'a plus le temps.
00:44:21Bon, ah oui, dommage.
00:44:22Parce que moi, ce que je ne voulais pas,
00:44:23c'est que justement...
00:44:24Rapidement, en 10 secondes.
00:44:25On supprime la présence policière du terrain.
00:44:27Parce qu'on trouvera plus pratique de mettre des caméras.
00:44:29Et ça, c'est un vrai problème de société.
00:44:30Et vous avez peur de ça.
00:44:31Et vous avez bien raison de le dire.
00:44:33Merci.
00:44:34Dans un instant, sur Midi News,
00:44:37cette information importante.
00:44:39Le pape menacé par l'État islamique
00:44:40alors qu'il doit se rendre en Espagne.
00:44:42On en parle.
00:44:43Et puis, nous recevrons une spectatrice
00:44:45de la pièce de théâtre
00:44:47où devait jouer Patrick Bruel hier
00:44:48qui a été interrompue.
00:44:50Elle n'a même pas pu commencer
00:44:51parce que des féministes se sont interposées.
00:44:54Elle nous raconte tout.
00:44:55Dans un instant.
00:44:58Dans un instant, le pape menacé par l'État islamique
00:45:02après les dernières informations de Somaïa Labiti.
00:45:04Et on commence ce journal
00:45:06par ce casque bleu serbe ou tué
00:45:08et deux autres blessés dans le sud du Liban
00:45:09par des tirs de mortier
00:45:11qui ont atteint leur base à Ibl El-Saki
00:45:12annoncent ce matin
00:45:14de la force de maintien de la paix de l'ONU
00:45:15qui précise que l'attaque s'est produite
00:45:17d'arrière soir.
00:45:18À la une également,
00:45:20ce constat sans appel,
00:45:21la partie de la population la plus modeste
00:45:23a un risque nettement supérieur
00:45:25de développer des critères de mauvais pronostics.
00:45:27C'est ce que révèle une étude
00:45:29sur les inégalités sociales
00:45:30d'incidence des cancers
00:45:31publiée par l'adresse
00:45:32le service statistique des ministères sociaux.
00:45:35Et puis, Emmanuel Macron salue la mémoire
00:45:37d'une artiste éprise de liberté
00:45:38après l'annonce de la mort de Marjane Satrapi,
00:45:41la franco-iranienne qui s'était fait mondialement connaître
00:45:44avec la bande dessinée.
00:45:45Le film Persepolis est décédé de tristesse
00:45:48un peu plus d'un an après la mort
00:45:50de Mathias Ripa, son mari.
00:45:51Et l'amour de sa vie indique ses proches
00:45:53dans un communiqué.
00:45:55C'est d'une tristesse infinie,
00:45:56cette mort de Marjane Satrapi
00:45:58qui avait pris position sur les femmes en Iran.
00:46:02Voilà, ça nous touche beaucoup.
00:46:04Merci beaucoup, Somaia Labidi.
00:46:06Tout de suite, l'économie.
00:46:08Votre programme avec ParuVendu.fr
00:46:11Sur ParuVendu.fr,
00:46:13trouvez votre futur chez vous
00:46:14partout en France.
00:46:16Je fais laver ma couette et mes oreillers
00:46:18à petit prix
00:46:18en les déposant simplement en point relais.
00:46:21Votre programme avec Impeccable.com
00:46:24Avec Eric de Ritmaten.
00:46:26Bonjour Eric.
00:46:27Bonjour Pierre.
00:46:28Et avec, vous voulez revenir
00:46:29sur une nouvelle faillite,
00:46:30décidément en France.
00:46:32Si je vous dis for sure,
00:46:34vous allez vous souvenir bien sûr
00:46:35des lunettes portées par Emmanuel Macron
00:46:38cet été temps en janvier dernier.
00:46:40C'est donc cette société jurassienne
00:46:42fabricant de lunettes.
00:46:43Et oui, après Varilux,
00:46:45après Duralex, c'est vrai,
00:46:46c'est le fabricant de lunettes
00:46:47d'Allos Création dans le Jura
00:46:49qui est au bord du gouffre
00:46:50en liquidation judiciaire.
00:46:52Alors Emmanuel Macron avait porté
00:46:54les lunettes noires de ce fabricant jurassien.
00:46:56Bon, il les a portées les lunettes
00:46:57mais il n'a pas porté chance
00:46:58en tout cas aux fabricants
00:47:00puisqu'il créait quand même
00:47:01des lunettes depuis 1921
00:47:03donc ça n'est quand même pas rien.
00:47:04Et puis vous avez raison,
00:47:05on n'a pas oublié
00:47:06les images du président
00:47:07qui ont fait le tour du monde.
00:47:09Donald Trump qui s'était amusé
00:47:10de voir le chef de l'État
00:47:11porter une copie de Ray-Ban.
00:47:13Le monde entier
00:47:14qui avait découvert le président
00:47:15au forum de Davos en Suisse.
00:47:17Il faut rappeler que le chef de l'État
00:47:19avait eu un petit éclat sanguin,
00:47:21un vaisseau sanguin
00:47:21qui avait éclaté.
00:47:22C'est pour cacher ce mal justement
00:47:24qu'il avait coiffé
00:47:25ses yeux de lunettes noires je dis
00:47:28mais en fait elles étaient bleutées à vrai dire.
00:47:30Et sur le plan économique
00:47:31c'est une faillite de plus.
00:47:32Alors oui c'est pour ça
00:47:33que je voulais vous raconter cette histoire
00:47:34parce que c'est un fabricant de verres
00:47:35qui est installé dans le Jura.
00:47:36Il s'appelle Dallos Création.
00:47:37Il est à Morey, à Oyonna.
00:47:39Il vendait ses verres
00:47:40depuis très longtemps.
00:47:41Un fabricant français vraiment.
00:47:42Et il vendait donc ses verres
00:47:44à la maison de luxe Henri Julien
00:47:45qui est propriété
00:47:46d'un groupe italien.
00:47:48Et c'est là
00:47:48qu'on voit la faiblesse
00:47:50de la France
00:47:51parce que la maison mère
00:47:52est italienne.
00:47:53Elle est cotée en bourse.
00:47:53Le fabricant lui
00:47:54est français dans le Jura.
00:47:55Donc il se bat pour maintenir l'activité.
00:47:57Pourtant quel buzz !
00:47:59Il y a eu un tel buzz
00:47:59avec Emmanuel Macron
00:48:00et ses lunettes
00:48:01que l'entreprise italienne
00:48:02a vu son cours de bourse
00:48:04monter de 28% d'un coup.
00:48:06Et grâce à ça
00:48:06tenez-vous bien
00:48:07la valeur de l'entreprise
00:48:08a gagné 4 millions de dollars
00:48:10d'un seul coup
00:48:11grâce au buzz d'Emmanuel Macron.
00:48:13Voilà.
00:48:13C'est d'autant plus
00:48:14une déception
00:48:15pour le fabricant de verres français.
00:48:17Un des rares fabricants
00:48:19j'allais dire encore français.
00:48:20Oui parce que
00:48:21tout le monde sait bien
00:48:22que dans le Jura
00:48:23c'est vraiment le fief
00:48:24de la lunette.
00:48:24Alors il reste encore
00:48:25aujourd'hui une cinquantaine
00:48:26d'entreprises
00:48:27quand on regarde
00:48:27le site du syndicat professionnel
00:48:29plus de 1000 emplois
00:48:31quand même directs
00:48:31ou indirects
00:48:32qui produisent
00:48:332 500 000 montures
00:48:35chaque année
00:48:35mais derrière tout cela
00:48:36il y a souvent
00:48:36des capitaux étrangers.
00:48:38Alors il faudrait vraiment
00:48:39préserver notre savoir-faire.
00:48:40Vous voyez
00:48:41si on en parle aujourd'hui
00:48:42c'est parce qu'on voit bien
00:48:43que plus on est petit
00:48:44plus on est faible
00:48:45plus on se fait manger.
00:48:46C'est le cas.
00:48:47Parce que derrière tout cela
00:48:48il y a en France
00:48:50un fabricant
00:48:50qui s'appelle
00:48:51Essilor
00:48:51qui a été englouti
00:48:53par l'italien
00:48:54Luxottica
00:48:54qui est devenu
00:48:55un géant mondial
00:48:56avec 150 marques
00:48:58vous les connaissez sûrement
00:48:59Persol, Varilux,
00:49:00Ray-Ban,
00:49:00Auclé
00:49:01avec des licences
00:49:02pour Prada,
00:49:03Montclair,
00:49:03Ralph Lauren.
00:49:04On peut dire
00:49:04que l'italien a vraiment
00:49:05pris les commandes.
00:49:06Il y a 33 usines
00:49:07dans le monde
00:49:08alors bien sûr
00:49:08il en a inauguré une
00:49:09en France à Vissou
00:49:10il n'y a pas longtemps
00:49:11inaugurée par Emmanuel Macron
00:49:12mais c'est encore
00:49:13un bastion industriel
00:49:14qui est passé
00:49:15sous contrôle étranger.
00:49:16c'est vraiment le plus gros
00:49:17qui mange le petit
00:49:19c'est dommage
00:49:19on n'arrive pas en France
00:49:20à créer des entreprises
00:49:21à taille suffisante
00:49:22à taille critique
00:49:23comme on dit
00:49:23pour résister
00:49:24au pouvoir
00:49:26capitalistique
00:49:27si je puis dire
00:49:27des géants étrangers
00:49:28voilà
00:49:29alors maintenant
00:49:29les lunettes françaises
00:49:30et bien écoutez
00:49:31on espère qu'Emmanuel Macron
00:49:33gardera un oeil
00:49:34quand même
00:49:34sur l'avenir
00:49:35de ce petit fabricant jurassien
00:49:36parce qu'après tout
00:49:37il peut encore être sauvé
00:49:38si on y croit.
00:49:40Merci Eric Dorit-Matter
00:50:00Nous sommes toujours
00:50:01dans Midi News
00:50:02et à tout à l'heure
00:50:03à 14h30
00:50:04vous pourrez revoir
00:50:05l'interview de Maude Bréjon
00:50:06la porte-parole du gouvernement
00:50:08avec Laurence Ferrari
00:50:09à quelques jours
00:50:09de sa visite en Espagne
00:50:10prévue du 6 au 12 juin
00:50:13le pape Léon XIV
00:50:14a été directement visé
00:50:15par des menaces
00:50:16relayées via des canaux
00:50:17de propagande
00:50:18de l'Etat islamique
00:50:20ce n'est pas la première fois
00:50:21qu'un pape est ciblé
00:50:22par ce type de menaces
00:50:23c'est Félix Pérolas
00:50:24qui nous raconte
00:50:27C'est un message
00:50:28diffusé sur les réseaux sociaux
00:50:30qui inquiète les autorités
00:50:32alors que l'Espagne
00:50:33se prépare à accueillir
00:50:35le pape Léon XIV
00:50:36début juin
00:50:36l'Etat islamique
00:50:38a directement menacé
00:50:39le souverain pontife
00:50:40fait que ces jours
00:50:41soient les derniers
00:50:43suite à ce message
00:50:44les autorités
00:50:44ont procédé
00:50:45à un renforcement
00:50:46du dispositif de sécurité
00:50:47dans un contexte
00:50:49où des milliers
00:50:50de fidèles sont attendus
00:50:51selon ce spécialiste
00:50:53ces menaces
00:50:54sont à prendre au sérieux
00:50:55et constituent
00:50:56un effet de propagande
00:50:57On peut penser que le fait
00:50:59de menacer avant le voyage
00:51:02avant la venue du Saint-Père
00:51:04en Espagne
00:51:05c'est soit effectivement
00:51:06purement un effet de propagande
00:51:08soit peut-être un effet
00:51:09recherché d'incitation
00:51:10Et ce n'est pas la première fois
00:51:12qu'un pape est directement visé
00:51:15par l'Etat islamique
00:51:16Mais ce n'est pas non plus
00:51:17la première fois
00:51:17que Daesh menace
00:51:19les chrétiens d'Espagne
00:51:20En 2025
00:51:21Daesh avait menacé
00:51:22de faire exploser
00:51:24les cathédrales
00:51:25et les églises
00:51:25dans l'Espagne
00:51:26À l'arrivée
00:51:27bien entendu
00:51:27il ne s'est rien passé
00:51:29Dans le monde
00:51:29certains fidèles
00:51:30sont toujours
00:51:31sous la menace
00:51:32d'organisations terroristes
00:51:3333 des pays
00:51:35dans lesquels
00:51:35les chrétiens sont persécutés
00:51:37font partie
00:51:38de l'organisation
00:51:39de la coopération islamique
00:51:41Voilà
00:51:42c'est extrêmement
00:51:43j'allais dire
00:51:44grave
00:51:45et important
00:51:46pourquoi
00:51:46moi je remarque
00:51:47Jean-Christophe Gallien
00:51:48c'est que
00:51:49pendant des décennies
00:51:50on s'est moqué
00:51:50il y a eu des caricatures
00:51:52de Jean-Paul II
00:51:53quand il avait la Parkinson
00:51:54bon là
00:51:55on passe quand même
00:51:56le cran du dessus
00:51:57parce que c'est directement
00:51:58visé par l'état islamique
00:52:00en revanche
00:52:00vous aurez remarqué
00:52:01que quand on fait
00:52:02des caricatures de Mahomet
00:52:03soit on a une décapitation
00:52:04d'un professeur
00:52:05soit on a les attentats
00:52:06de Charlie Hebdo
00:52:06Oui alors c'est en Espagne
00:52:08c'est pas totalement innocent
00:52:09géopolitiquement
00:52:10parce que les récentes
00:52:11prises de position
00:52:12notamment du premier ministre
00:52:14l'équivalent du premier ministre
00:52:16espagnol
00:52:16M. Sanchez
00:52:17sont originales
00:52:18dans le contexte international
00:52:19il a plutôt pris
00:52:20le parti
00:52:21notamment
00:52:22du monde arabe
00:52:23du monde musulman
00:52:24dans certains éléments
00:52:25événements récents
00:52:26notamment en Palestine
00:52:27je crois que ça permet aussi
00:52:29de raconter
00:52:30que l'état islamique
00:52:31est toujours présent
00:52:31c'est pas quelque chose
00:52:32on pensait que c'est vrai
00:52:33qu'on parlait de Daesh
00:52:34mais on parlait plus
00:52:35il est présent
00:52:36au Moyen-Orient
00:52:37il est présent
00:52:37en Afrique de l'Ouest
00:52:38il est présent
00:52:39en Afrique de l'Est
00:52:40et certainement ailleurs
00:52:41possiblement chez nous aussi
00:52:42parce qu'ils ne sont pas oubliés
00:52:44que nous ne sommes pas
00:52:45d'une extraterritorialité
00:52:46par rapport à ça
00:52:47et ça me permet aussi
00:52:49troisième point
00:52:49de rappeler quand même
00:52:50la souffrance
00:52:51des chrétiens
00:52:53dans ces différentes régions
00:52:54les chrétiens d'Orient
00:52:55d'Orient
00:52:55parfois
00:52:56au Nigeria
00:52:57parfois en Afrique de l'Est
00:52:59parfois
00:53:00même ici
00:53:01et donc
00:53:02il faut rappeler quand même
00:53:03que cette guerre
00:53:05qui est menée
00:53:06depuis l'islam
00:53:08radical
00:53:09ou islamisme
00:53:10comme on veut
00:53:10mais depuis l'islam
00:53:11malgré tout
00:53:12qui n'est pas organisée
00:53:13de la même manière
00:53:14que nous avons
00:53:15la religion catholique
00:53:16c'est pas
00:53:16le même clergé
00:53:17avec cette même verticalité
00:53:19ou pyramide
00:53:20et bien vous avez
00:53:21vous avez une capacité
00:53:22quand même de nuisance
00:53:23qui est toujours présente
00:53:24et pas que simplement
00:53:25de menace
00:53:26mais d'une réalité concrète
00:53:27on assassine
00:53:28on tue
00:53:28on viole
00:53:29on élimine
00:53:30on détruit
00:53:31des églises
00:53:32et du patrimoine
00:53:33pas seulement du patrimoine
00:53:34mais aussi l'arrêt
00:53:35tout ça n'est pas anodin
00:53:36c'est à dire que
00:53:37on est dans un phénomène
00:53:39de guerre de religion
00:53:405.0
00:53:41on n'est pas du temps
00:53:42où on sortait
00:53:43son sabre
00:53:44et on
00:53:44en l'occurrence
00:53:46si on
00:53:46j'allais dire
00:53:47on découpe pas des têtes
00:53:48ça a été le cas
00:53:49de Samuel Paty
00:53:50et il faut
00:53:50je vous le dis
00:53:51chers téléspectateurs
00:53:52aller voir le film
00:53:53l'abandon
00:53:53si vous ne l'avez pas encore fait
00:53:54sur les 11 derniers jours
00:53:56de Samuel Paty
00:53:56c'est une forme
00:53:57de guerre de religion
00:53:58Olivier Parle
00:53:59vous avez parfaitement raison
00:54:00c'est à dire qu'il y a une guerre
00:54:02qui est faite
00:54:03par les islamistes
00:54:05partout dans le monde
00:54:06que ce soit au Liban
00:54:08et le Hezbollah
00:54:08que ça a été
00:54:10avec le ramasse à Gaza
00:54:11que ce soit
00:54:12avec l'état islamique
00:54:13avec Daesh
00:54:14avec le djihad islamique
00:54:15et que nous ne sommes pas
00:54:16épargnés
00:54:17et que je remarque
00:54:18une chose
00:54:19qui m'a toujours frappé
00:54:20c'est que les pays
00:54:22collaborationnistes
00:54:22comme l'Espagne
00:54:23qui ne cessent
00:54:24de donner des gages
00:54:26de plus en plus forts
00:54:27aux plus radicaux
00:54:28des radicaux
00:54:29en prenant Israël
00:54:30comme l'ennemi absolu
00:54:32dédouanant ainsi
00:54:33les autres
00:54:34et bien ils ne sont pas
00:54:35épargnés
00:54:35parce que
00:54:36si vous êtes gentil
00:54:37avec des méchants
00:54:38vous ne les rendez pas plus
00:54:39vous ne les rendez pas gentils
00:54:41vous ne les rendez plus méchants
00:54:42et au fur et à mesure
00:54:43que vous êtes
00:54:44un ventre mou
00:54:45et bien
00:54:47on y va
00:54:47le pape
00:54:48c'est quand même
00:54:49extraordinairement important
00:54:50pour tout l'Occident
00:54:51au delà
00:54:52au delà des catholiques
00:54:54mais pour tout l'Occident
00:54:55ça représente
00:54:56quelque chose
00:54:57de fondamental
00:54:58c'est un
00:54:59tous les papes
00:54:59ont été
00:55:00des papes de paix
00:55:01d'ouverture
00:55:02de dialogue
00:55:03avec l'islam
00:55:05soit peut-être
00:55:06Mgr Rassinger
00:55:06mais même
00:55:08les autres
00:55:084 milliards de chrétiens
00:55:09dans le monde
00:55:10et en nombre
00:55:12moi vous savez
00:55:13je suis l'avocat de Netanyahou
00:55:14donc je suis de ce côté là
00:55:15mais les principales victimes
00:55:17dans le monde
00:55:18ne sont pas les juifs
00:55:20en nombre
00:55:21sont les chrétiens
00:55:22et les chrétiens
00:55:23au lieu de dire
00:55:24ça suffit
00:55:25on a l'impression
00:55:26qu'ils ont
00:55:27pris la parabole du Christ
00:55:28systématique
00:55:29et qu'ils tendent
00:55:30l'autre jour
00:55:31pardon de le dire
00:55:32avec ces mots
00:55:33mais ça me paraît
00:55:33s'ils ne tendent pas
00:55:34forcément l'autre jour
00:55:35en tout cas
00:55:36ils pardonnent
00:55:38c'est une religion de pardon
00:55:39dans le Notre Père
00:55:39vous avez
00:55:40pardonne-nous nos offenses
00:55:41comme nous pardonnons
00:55:42vous avez parfaitement raison
00:55:43mais de comprendre
00:55:45l'islamisme radical
00:55:46de collaborer avec lui
00:55:47c'est une faute majeure
00:55:50non mais s'il y a la guerre
00:55:51contre notamment
00:55:52le catholicisme
00:55:53c'est parce que
00:55:54les performances
00:55:55du dit catholicisme
00:55:56aujourd'hui
00:55:56ne sont plus chez nous
00:55:57véritablement
00:55:58en termes de conquête
00:55:59de part de marché
00:56:00excusez-moi de parler comme ça
00:56:01mais c'est quand même
00:56:01un enjeu majeur
00:56:02et d'ailleurs le pape
00:56:03comme l'ancien
00:56:04son prédécesseur
00:56:05sont très
00:56:07non pas inquiétés
00:56:08au contraire
00:56:08sont très
00:56:10prospères
00:56:10sur cette question là
00:56:11c'est à dire
00:56:12qu'on gagne
00:56:12des parts de marché
00:56:13en Afrique
00:56:14pas au Moyen-Orient
00:56:15mais en Asie
00:56:16évidemment en Amérique du Sud
00:56:17dans le Sud global
00:56:18si vous voulez
00:56:19c'est là que
00:56:19le catholicisme
00:56:20est plus fort
00:56:21et pulse
00:56:22le maximum
00:56:23c'est pour ça d'ailleurs
00:56:24que l'Etat islamique
00:56:25ou d'autres mouvements
00:56:26l'attaquent
00:56:27notamment ici
00:56:28parce qu'il y a cette guerre
00:56:29qui se fait
00:56:30sur les parts de marché
00:56:31où l'islam veut avancer aussi
00:56:32notamment en Afrique de l'Ouest
00:56:33en Afrique de l'Est
00:56:34et en Asie
00:56:35on le disait tout à l'heure
00:56:36c'est pas un hasard total
00:56:38donc voilà
00:56:39ce qu'on pouvait dire
00:56:40sur cette visite du pape
00:56:42et on en reparlera bien sûr
00:56:43au moment de la visite du pape
00:56:44en Espagne
00:56:45en tout cas
00:56:46moi je trouve ça
00:56:47terriblement inquiétant
00:56:49et pardon de grossir le trait
00:56:51mais enfin maître Pardo
00:56:52me dit que j'ai raison
00:56:53d'insister là-dessus
00:56:55parce que c'est important
00:56:56un pape
00:56:56a été attenté
00:56:58à sa vie
00:56:59par un islamiste
00:57:00il y a précédent
00:57:02il y a un précédent
00:57:03il y a précédent
00:57:03il a eu
00:57:05la grandeur d'âme
00:57:06d'aller le voir
00:57:07c'était Ali Aka
00:57:08d'aller le voir
00:57:09en prison
00:57:10pour
00:57:11le pardonner
00:57:12c'était Jean-Paul II
00:57:14pape
00:57:14Saint-Jean-Paul II
00:57:15immense pape
00:57:16Saint-Jean-Paul II
00:57:17qui était un pape
00:57:18magnifique
00:57:18immense
00:57:19et qui a fait tellement
00:57:21mais voilà
00:57:23ce pardon là
00:57:24n'empêche que les autres
00:57:26disent
00:57:26on veut la destruction
00:57:27de tout ce qui n'est pas
00:57:29l'islam radical
00:57:30alors dans l'actualité
00:57:32de ce jeudi
00:57:32et c'est plutôt
00:57:33d'ailleurs l'actualité
00:57:34d'hier
00:57:34mais on en parle
00:57:36puisque c'est Patrick Bruel
00:57:37vous vous souvenez
00:57:38sans doute
00:57:39qu'il y a
00:57:39quelques jours
00:57:41Patrick Bruel
00:57:42a vu sa pièce
00:57:43de théâtre
00:57:44au théâtre
00:57:45Edouard 7
00:57:45interrompue
00:57:46par des féministes
00:57:49hier
00:57:49il s'est produit
00:57:50non pas une interruption
00:57:52de la pièce
00:57:53mais
00:57:53la pièce
00:57:54n'a pas pu avoir lieu
00:57:55parce qu'il y a eu
00:57:56une manifestation
00:57:57devant le théâtre
00:57:58nous sommes avec Émilie
00:57:59bonjour
00:58:00merci beaucoup
00:58:01d'être là
00:58:02alors vous
00:58:02vous étiez justement
00:58:03dans la foule
00:58:03vous vouliez aller voir
00:58:04la pièce de théâtre
00:58:05et vous avez assisté
00:58:06à cette manifestation
00:58:07dont on vient de voir
00:58:08quelques images
00:58:09comment ça s'est passé
00:58:10exactement ?
00:58:12alors donc
00:58:12nous sortions
00:58:14nous avons dîné
00:58:15dans le quartier
00:58:16et nous sortions
00:58:17du restaurant
00:58:18nous sommes arrivés
00:58:19nous avons pris
00:58:19la file
00:58:21pour entrer
00:58:22dans le théâtre
00:58:23qui était très longue
00:58:24et là
00:58:25à ce moment là
00:58:26on a vu
00:58:26tous ces
00:58:29toutes ces personnes
00:58:31manifestants
00:58:31hurlant
00:58:31hurlant
00:58:32mais quand je dis
00:58:32hurlant
00:58:33hurlant
00:58:33des propos
00:58:35qu'on ne comprenait pas
00:58:36qu'on ne veut même pas
00:58:36comprendre
00:58:37qu'on ne veut pas entendre
00:58:38et on
00:58:39elles ont des mégaphones
00:58:40donc ça devait être
00:58:41très fort
00:58:42c'était très très fort
00:58:43comme j'ai des acoufènes
00:58:44donc je peux vous dire
00:58:45que pour moi
00:58:45c'était encore
00:58:46plus intense
00:58:47là on la voit
00:58:48la file d'attente
00:58:49justement
00:58:49voilà
00:58:49et là
00:58:51toutes les personnes
00:58:52qui venaient
00:58:52pour se détendre
00:58:53qui venaient juste
00:58:54pour voir la pièce
00:58:55comme c'était notre cas
00:58:57ne se sont pas tus
00:58:58et il y avait
00:58:59donc quelques journalistes
00:59:01qui ont filmé
00:59:02ce qu'on pouvait dire
00:59:03de ça
00:59:03et on avait des réponses
00:59:05des féministes
00:59:07qui ne sont même pas
00:59:08racontables
00:59:09et qu'on ne peut pas répéter
00:59:10parce que c'est
00:59:10vous avez été insulté
00:59:11vous avez été menacé
00:59:12non pas menacé
00:59:13pas directement
00:59:15mais
00:59:16pas directement
00:59:17mais il y avait
00:59:18de la virulence
00:59:19dans leurs propos
00:59:19vraiment
00:59:20vraiment vraiment
00:59:21par exemple
00:59:22il y a un monsieur
00:59:23derrière moi
00:59:23on le voit je crois
00:59:24sur une vidéo
00:59:26qui a cité
00:59:27Harry Habitant
00:59:28en disant
00:59:28mais Harry Habitant
00:59:29il a été
00:59:31il a été
00:59:32voilà
00:59:33un non-lieu
00:59:33ça ne veut pas
00:59:34alors
00:59:34il y a une des manifestantes
00:59:36qui a dit
00:59:36mais un non-lieu
00:59:37ne veut pas dire
00:59:38ne veut pas dire
00:59:39qu'il n'a pas fait
00:59:40on se substitue
00:59:42à la justice
00:59:42c'est la parole populaire
00:59:45là vous avez
00:59:47l'exemple parfait
00:59:48de ce qu'est
00:59:49la justice dans la rue
00:59:50c'est-à-dire
00:59:50la négation
00:59:51de notre civilisation
00:59:52notre civilisation
00:59:52elle est très simple
00:59:53c'est qu'on a délégué
00:59:55le fait de dire
00:59:56qui est innocent
00:59:57et qui est coupable
00:59:58à la justice
00:59:59dès lors
01:00:00qu'on le reprend
01:00:01qu'avant tout procès
01:00:02on condamne
01:00:04ou que même
01:00:04après tout procès
01:00:05parce que
01:00:07Harry Habitant
01:00:08c'est quand même
01:00:08très particulier
01:00:09ce garçon
01:00:11a un non-lieu
01:00:12confirmé
01:00:13jusqu'à la cour de cassation
01:00:15il reprend tranquillement
01:00:17son spectacle
01:00:17pour son malheur
01:00:19madame Brigitte Macron
01:00:20assiste à son spectacle
01:00:23critique
01:00:24les féministes
01:00:25et du coup
01:00:26il ne peut plus exercer
01:00:26son métier
01:00:28Patrick Bruel
01:00:29mais que
01:00:30pardon
01:00:3130 témoignages
01:00:3340 témoignages
01:00:33ça fait beaucoup
01:00:34alors
01:00:35de deux choses
01:00:36une
01:00:36que la justice
01:00:37se dépêche
01:00:38un tout petit peu
01:00:38parce que
01:00:39cet état
01:00:40d'entre deux
01:00:41est insupportable
01:00:42c'est l'enjeu
01:00:43parce qu'on a
01:00:44évidemment
01:00:45dans l'affaire Bruel
01:00:46quelque chose
01:00:47qui est hors norme
01:00:48c'est pas une personnalité
01:00:49comme une autre
01:00:49et donc on est forcément
01:00:51tout de suite
01:00:51dans un
01:00:52espace médiatique
01:00:53qui se transforme
01:00:54en tribunal médiatique
01:00:55là la différence
01:00:56c'est que la rue
01:00:57vient jouer
01:00:58maintenant
01:00:58et ça me paraît
01:00:59assez logique
01:01:00compte tenu des fonctionnements
01:01:01simulés entre rue physique
01:01:03et rue sociale
01:01:03et rue digitale
01:01:04avec la rue médiatique
01:01:06tout ça fonctionne
01:01:06maintenant ensemble
01:01:07et évidemment
01:01:08il devient un symbole
01:01:09de la lutte aussi
01:01:11de certaines femmes
01:01:12qui voient leurs paroles
01:01:13insuffisamment tendues
01:01:14donc il est au coeur
01:01:15d'un enjeu
01:01:16qui doit mériter aujourd'hui
01:01:18non pas une justice
01:01:18de vitesse
01:01:19pour aller plus vite
01:01:20parce qu'on doit trouver
01:01:21une solution
01:01:22mais parce que c'est un enjeu
01:01:23qui à la fois propose
01:01:24des enjeux culturels
01:01:25économiques
01:01:26personnels pour lui
01:01:27évidemment
01:01:28pour les victimes aussi
01:01:28qui ont parfois attendu longtemps
01:01:30avant de témoigner
01:01:31de révéler
01:01:31ce qui s'est passé
01:01:32je crois qu'il faut
01:01:33un peu de calme
01:01:35mais c'est difficile
01:01:36parce que Patrick Bruel
01:01:37lui-même
01:01:37évidemment continue
01:01:38d'exercer son métier
01:01:39pour l'instant
01:01:39il est présumé innocent
01:01:41il n'y a pas de raison
01:01:42qu'il ne puisse pas le faire
01:01:42encore que sa tournée
01:01:43est éliminée
01:01:44et donc il y a des enjeux
01:01:45économiques pour lui
01:01:46et puis pour le théâtre
01:01:47et pour les producteurs
01:01:47alors qu'il y a des maires
01:01:48de France
01:01:49notamment le maire de Paris
01:01:50qui lui demandaient
01:01:51de pas
01:01:52d'en finir
01:01:53d'en finir
01:01:54c'est vrai qu'Emmanuel Grégoire
01:01:56a même dit
01:01:56vous devriez mettre
01:01:57votre carrière
01:02:01il n'aurait pas
01:02:02il faudrait mieux
01:02:03de décommander ces cas
01:02:04M. Grégoire
01:02:05ira-t-il au Parc des Princes
01:02:07pour soutenir
01:02:07le Paris Saint-Germain
01:02:08alors que M. Hakimi
01:02:10lui
01:02:10est renvoyé
01:02:12pour l'instant
01:02:12pour viol
01:02:13vous voyez
01:02:14quand les politiques
01:02:15commencent à se mêler
01:02:16de cela
01:02:16ils sont toujours pris
01:02:18à contre-pied
01:02:20souvenez-vous
01:02:20de M. Fillon
01:02:21qui disait
01:02:22qu'imagine-t-on
01:02:23le général de Gaulle
01:02:24mis en examen
01:02:25il s'est retrouvé
01:02:26mis en examen
01:02:26juste après
01:02:27alors s'il vous plaît
01:02:28que les politiques
01:02:29sur ces questions-là
01:02:30où ils ne connaissent
01:02:31pas grand-chose
01:02:32se taisent
01:02:32Émilie
01:02:33vous vous avez voulu
01:02:34aller voir cette pièce
01:02:35vous êtes une femme
01:02:37l'affaire Bruel
01:02:38ne vous a pas empêché
01:02:39d'aller voir
01:02:40c'était en fait
01:02:41particulier
01:02:42c'était le cadeau
01:02:43de la Saint-Valentin
01:02:44de mon mari
01:02:44en plus
01:02:45alors je l'ai su
01:02:46qu'hier après-midi
01:02:47il m'a dit
01:02:47fais-toi belle
01:02:48voilà
01:02:49quand on lui met
01:02:49il m'a dit
01:02:50vous êtes adorables
01:02:53vous êtes gentils
01:02:54il m'a dit
01:02:54fais-toi belle
01:02:55voilà
01:02:56je te prends
01:02:57à 18h30
01:02:57on prend un Uber
01:02:58et on va
01:02:58et puis on avançait
01:03:00je savais que c'était
01:03:01plein
01:03:02je savais que c'était
01:03:02pour les dernières
01:03:03parce qu'il y avait
01:03:03longtemps qu'on en parlait
01:03:05et
01:03:05vous avez été déçue
01:03:07ah de pas
01:03:08oui parce que ça s'est passé
01:03:09quand même d'une manière
01:03:09assez troublante
01:03:11quand même
01:03:11donc il y a eu
01:03:13ce qui est passé
01:03:14sur BFM
01:03:14
01:03:15puisque moi
01:03:15j'ai été prise
01:03:17justement
01:03:17sur la vidéo
01:03:18qui est passée
01:03:20je ne sais pas
01:03:21on est dans les news
01:03:22ici
01:03:22oui mais
01:03:23non mais bon
01:03:23moi je l'ai vu passer
01:03:24et donc
01:03:25et donc
01:03:27bon on est rentré
01:03:28on nous a fouillé
01:03:29on s'est assis
01:03:30on était très bien assis
01:03:31on était dans une petite loge
01:03:33c'était génial
01:03:34on était bien
01:03:34j'ai sorti mes petites jumelles
01:03:36boum
01:03:36et là
01:03:3921h4 ou 5
01:03:39on pensait que c'était
01:03:40ils ont légèrement
01:03:41tamisé la salle
01:03:43et on pensait que c'était
01:03:44voilà tout le monde
01:03:44à l'Esther
01:03:45comme d'habitude
01:03:45comme dans tout début
01:03:46de pièce de théâtre
01:03:47et là il y a une voix
01:03:48très monocorde
01:03:49qui nous dit
01:03:49nous vous prions de sortir
01:03:51parce que le spectacle
01:03:52n'aura pas lieu
01:03:53pas un mot de plus
01:03:54pas un mot de moins
01:03:54donc on ne sait pas
01:03:55si c'est Patrick Bruel
01:03:56qui l'a demandé
01:03:56alors j'ai discuté
01:03:57en sortant
01:03:58parce que tout de suite
01:04:01le remboursement
01:04:01ça n'a pas été
01:04:02moi ce à quoi j'ai pensé
01:04:03moi je me suis dit
01:04:04la soirée est fichue
01:04:05et en sortant
01:04:06j'ai discuté
01:04:06avec une petite ouvreuse
01:04:07qui m'a dit que
01:04:08c'était lui
01:04:09qui pouvait piquer
01:04:09c'était lui
01:04:10il n'en peut plus
01:04:11voilà c'était lui
01:04:12qui pouvait piquer
01:04:12il n'en peut plus
01:04:14mais derrière
01:04:14mais vous savez
01:04:15pardon
01:04:15je me souviens
01:04:16d'Alain Finkielkraut
01:04:18que j'ai reçu
01:04:19il y a deux dimanches
01:04:20dans le grand rendez-vous
01:04:21et on en a parlé
01:04:22de l'affaire OEM
01:04:22et il a eu cette phrase
01:04:24il a dit
01:04:24il y a une instruction
01:04:27et c'était la justice
01:04:29de dire
01:04:29si les plaignantes
01:04:30sont des victimes
01:04:31et qu'elles le disent vite
01:04:32voilà
01:04:32et qu'elles le disent vite
01:04:34parce que là
01:04:35la situation est insupportable
01:04:36ce soir n'oubliez pas
01:04:37le documentaire exceptionnel
01:04:39sur CNews
01:04:40sur les mineurs délinquants
01:04:42autour de Gauthier Le Bret
01:04:43et de toute son équipe
01:04:45mineurs délinquants
01:04:45en violence sans limite
01:04:46c'est ce soir
01:04:47à 21h
01:04:48merci à toutes les équipes
01:04:49de Midi News
01:04:50avec Anaïs et France
01:04:52Greg et Johan au son
01:04:53Ludovic à la vision
01:04:54Mathieu à la réalisation
01:04:55Blandine à l'édition
01:04:56voilà
01:04:56et bonne journée à tous
01:04:58sur CNews
01:04:59dans un instant
01:05:00c'est Julien Pasquet
01:05:01pour 120 minutes infos
01:05:05et notre invité ce matin
01:05:06c'est Maude Bréjon
01:05:08bonjour à vous
01:05:08porte-parole du gouvernement
01:05:09l'inquiétude est maximum
01:05:10dans le Gers
01:05:11où les gendarmes recherchent
01:05:12depuis vendredi dernier
01:05:13la petite Liana
01:05:1411 ans
01:05:15qui a disparu
01:05:15le principal suspect
01:05:16âgé de 41 ans
01:05:18c'est le père de la meilleure amie
01:05:19de cette fillette
01:05:20nous avons découvert
01:05:21avec stupéfaction hier
01:05:22lors de la conférence de presse
01:05:24de la procureure d'Auch
01:05:25qu'il était visé
01:05:26par plusieurs plaintes
01:05:27pour viol sur mineurs
01:05:28et ça depuis 2017
01:05:29certaines d'entre elles
01:05:30avaient été classées
01:05:31la dernière en date
01:05:32août 2025
01:05:33pour des faits de viol sur mineurs
01:05:35lors d'une soirée pyjama
01:05:36qu'il avait organisée
01:05:37à son domicile
01:05:37cette plainte pour viol
01:05:39n'avait même pas conduit
01:05:40à l'interrogatoire
01:05:41de cet individu
01:05:43je vais vous poser la question
01:05:44que tous les français
01:05:44se posent ce matin
01:05:45et je sais que vous n'y êtes pour rien
01:05:46mais comment est-ce possible
01:05:47comment a-t-on manqué
01:05:49de vigilance
01:05:50à ce point-là
01:05:51du côté de la justice
01:05:52d'abord c'est une affaire
01:05:53qui tord le ventre
01:05:54à tout le monde
01:05:55je commencerai évidemment
01:05:56par avoir une pensée
01:05:57émue et appuyée
01:05:59pour la famille
01:06:00de cette jeune fille
01:06:01et pour les familles
01:06:02de l'ensemble des victimes
01:06:03que nous découvrons
01:06:05jour après jour
01:06:06dans la presse
01:06:07vous savez que je ne suis pas
01:06:08habilité à m'exprimer
01:06:09à la place du procureur
01:06:10de la République
01:06:11et c'est normal
01:06:12pour autant
01:06:13le ministre de l'Intérieur
01:06:15et le garde des Sceaux
01:06:16Gérald Darmanin
01:06:17ont saisi
01:06:18l'inspection générale
01:06:18de la justice
01:06:19l'inspection générale
01:06:20de la gendarmerie nationale
01:06:21pour que toute la lumière
01:06:23soit faite
01:06:24sur cette affaire
01:06:26moi je comprends
01:06:27et je partage
01:06:28je partage
01:06:29l'indignation
01:06:30de tous les français
01:06:31de tous vos téléspectateurs
01:06:32qui j'imagine pour beaucoup
01:06:34ont des enfants
01:06:35qui se projettent
01:06:36dans ce type
01:06:37d'affaires là
01:06:38et pour qui
01:06:40ce qui s'est passé
01:06:41ce que l'on découvre
01:06:42jour après jour
01:06:42est absolument insupportable
01:06:44ça nous ramène
01:06:45à une question plus profonde
01:06:46quelle place
01:06:47on donne
01:06:48à la parole
01:06:49des victimes
01:06:49comment est-ce qu'on prend
01:06:50le temps de les écouter
01:06:51comment se déroulent
01:06:52les enquêtes
01:06:52comment ces enquêtes
01:06:53sont suivies
01:06:54d'enquête après enquête
01:06:55pourquoi ces dossiers
01:06:56ne sont pas prioritaires
01:06:57d'affaires après affaires
01:06:59et ils sont désormais
01:07:01prioritaires
01:07:01Gérald Darmanin
01:07:02en a fait une priorité
01:07:04absolument majeure
01:07:05il a donné
01:07:06des instructions
01:07:07au procureur
01:07:08une circulaire
01:07:09a été envoyée
01:07:10au magistrat
01:07:11pour que la parole
01:07:12des victimes
01:07:12et notamment
01:07:13notamment évidemment
01:07:14lorsqu'il s'agit
01:07:16d'enfants
01:07:17et d'agressions sexuelles
01:07:18sur mineurs
01:07:18soit traité
01:07:19avec la plus grande rigueur
01:07:21et avec la plus grande
01:07:23sévérité
01:07:23et priorité
01:07:24célérité et sévérité
01:07:25vous avez raison
01:07:26il a fallu 5 mois
01:07:27pour que le dossier
01:07:27soit transmis
01:07:28au parquet d'Auche
01:07:30et l'enquête
01:07:31n'a commencé
01:07:32qu'au mois de janvier
01:07:33on imagine
01:07:34la colère
01:07:36des parents
01:07:36de Diana
01:07:37elle aurait pu
01:07:37être protégée
01:07:38et ces délais
01:07:39qui sont systématiques
01:07:41on parle de viol
01:07:42de chemineur
01:07:42on parle de meurtre
01:07:43c'est des mois
01:07:44voire des années
01:07:45est-ce qu'il y a
01:07:45un problème fondamental
01:07:46dans notre justice
01:07:47cette colère
01:07:48d'une part
01:07:48on l'imagine
01:07:49et d'autre part
01:07:50on la partage
01:07:51et je crois
01:07:52que ça a frappé
01:07:53l'ensemble des esprits
01:07:54l'ensemble des familles
01:07:55françaises
01:07:55qui ont pris connaissance
01:07:56de ce dossier
01:07:57indéniablement
01:07:58ensuite
01:07:59il y a une question
01:08:00de rapidité
01:08:00de la justice
01:08:02évidemment
01:08:02il y a deux questions
01:08:03il y a une question
01:08:03de la place donnée
01:08:05aux victimes
01:08:05de l'écoute
01:08:06de la manière
01:08:07dont on les accompagne
01:08:08dont on les entend
01:08:09et il y a la rapidité
01:08:11de la justice
01:08:11et pour ça
01:08:12il faut des moyens
01:08:12pour ça
01:08:13c'est une affaire budgétaire
01:08:14et nous avons
01:08:16massivement
01:08:16massivement
01:08:17augmenté
01:08:18les moyens
01:08:19de la justice
01:08:20depuis neuf ans
01:08:21est-ce qu'il faut
01:08:21encore aller au-delà
01:08:22la réponse
01:08:23c'est de toute évidence
01:08:24et de toute évidence
01:08:25de toute évidence
01:08:26oui
01:08:27mais on partait
01:08:28d'extrêmement loin
01:08:29notamment lorsque
01:08:30vous comparez
01:08:31à ce qu'investissent
01:08:32dans la justice
01:08:33certains de nos voisins
01:08:34européens
01:08:35je pense par exemple
01:08:36à l'Allemagne
01:08:37nous avons
01:08:38massivement
01:08:39massivement
01:08:40entamé ce travail
01:08:41et nous avons
01:08:42protégé les budgets
01:08:43des secteurs régaliens
01:08:44justice
01:08:45intérieure
01:08:46armée
01:08:47évidemment
01:08:47lors des derniers projets
01:08:49de loi de finances
01:08:49on continuera à le faire
01:08:50c'est la même question
01:08:51que je vous pose maintenant
01:08:52face à la réponse judiciaire
01:08:53après les émeutes postes
01:08:54victoire PSG
01:08:55900 interpellations
01:08:57230 policiers blessés
01:08:59on a une pensée
01:08:59pour eux ce matin
01:09:00et des sanctions
01:09:01relativement faibles
01:09:02au regard de la violence
01:09:02qui a été déployée
01:09:03face à eux
01:09:05est-ce que la réponse pénale
01:09:06vous paraît
01:09:07aujourd'hui suffisamment
01:09:07ferme et dissuasive
01:09:08on sait qu'il y a eu
01:09:1015% de relax
01:09:11et très très peu
01:09:12d'incarcération
01:09:13le garde des Sceaux
01:09:13a pris le soin
01:09:14de répondre
01:09:14à Jordan Bardella
01:09:15qui lui
01:09:16l'interpellait
01:09:17sur ce sujet
01:09:18alors il y a trois choses
01:09:19d'abord
01:09:19il y a le dispositif policier
01:09:21qui a été mis en place
01:09:22et je le dis clairement ici
01:09:23ce dispositif policier
01:09:24était à la hauteur
01:09:26lorsque vous avez
01:09:278000 policiers
01:09:28déployés en zone
01:09:29préfecture de police
01:09:29de Paris
01:09:3022000 en France
01:09:31ce n'est pas la faute
01:09:32des policiers
01:09:33et des gendarmes
01:09:35ou du ministre
01:09:37de l'intérieur
01:09:38mais j'entends
01:09:39certains politiques
01:09:40pointer du doigt
01:09:41le dispositif
01:09:41de force de l'ordre
01:09:42la question
01:09:43quand on voit
01:09:44de telles images
01:09:45n'est plus là
01:09:46ensuite il y a
01:09:46le travail de la justice
01:09:47et c'est débordé
01:09:49à un moment
01:09:49par le nombre
01:09:51des délinquants
01:09:51et j'en viens
01:09:52à votre question
01:09:53cette justice
01:09:53elle doit évidemment
01:09:55être ferme
01:09:55et surtout
01:09:56cette justice
01:09:56elle doit être rapide
01:09:57on en vient
01:09:58à la question
01:09:58qu'on se posait
01:09:59tout à l'heure
01:09:59vous savez
01:10:01qu'en tant que
01:10:01porte-parole du gouvernement
01:10:02je me dois
01:10:02et c'est bien normal
01:10:04au nom de la séparation
01:10:05des pouvoirs
01:10:06d'avoir la parole
01:10:08la plus neutre possible
01:10:09bien sûr que la justice
01:10:10doit faire son travail
01:10:11qu'elle doit le faire
01:10:12de manière sereine
01:10:13c'est ce qu'a rappelé
01:10:14Gérald Darmanin hier
01:10:14il a par ailleurs dit
01:10:16que pour un certain nombre
01:10:17de cas
01:10:18les choses avaient
01:10:19d'ores et déjà avancé
01:10:20que pour d'autres
01:10:21il y avait des enquêtes
01:10:22en cours
01:10:22mais les français
01:10:23ne comprennent plus
01:10:24l'impunité
01:10:25et enfin
01:10:26il y a une troisième question
01:10:27c'est qui paie
01:10:28qui pense qu'on va y venir
01:10:30évidemment la question
01:10:31s'équipait
01:10:32encore un tout petit mot
01:10:32de la réponse judiciaire
01:10:33donc 260 gardes à vue
01:10:35sur les 900 interpellations
01:10:3715 dossiers jugés
01:10:38en comparution immédiate
01:10:39et avec des cas
01:10:41deux personnes
01:10:42qui dorment en prison
01:10:42à notre connaissance
01:10:43le garde des sous
01:10:44a sans doute des informations
01:10:45que nous n'avons pas
01:10:46un policier hors service
01:10:47qui a braqué son arme
01:10:48contre un automobiliste
01:10:50en état d'ébriété
01:10:50et puis un émeutier
01:10:52qui a refusé d'obtempérer
01:10:53qui a percuté
01:10:54un véhicule des pompiers
01:10:54la réponse
01:10:55est-ce que c'est pas
01:10:56un blanc-seing
01:10:56qu'on donne aux casseurs
01:10:57allez-y
01:10:58surtout la plupart mineurs
01:10:59il y a le travail
01:11:00de la justice
01:11:01elle doit le faire
01:11:03sereinement
01:11:03et puis il y a la responsabilité
01:11:04des politiques
01:11:06notre responsabilité
01:11:06c'est de faire en sorte
01:11:07que ce que nous avons vu
01:11:08samedi soir
01:11:10qui malheureusement
01:11:11n'est pas une soirée isolée
01:11:12ce n'est pas la première fois
01:11:13qu'on voit ce type d'image
01:11:14ce n'est pas la première fois
01:11:16en tout cas
01:11:16qu'on voit ce type d'image
01:11:17vous redoutez qu'il y en ait d'autres
01:11:18qu'il n'y ait aucune impunité
01:11:20si ça nécessite
01:11:22de modifier
01:11:23les dispositifs législatifs
01:11:25la réponse pénale
01:11:26ce qui est autorisé
01:11:27et interdit en France
01:11:28comme nous allons le faire
01:11:29à la loi Riposte
01:11:30il faut avancer
01:11:31dans cette direction
01:11:31indéniablement
01:11:32par exemple
01:11:33la loi anti-casseurs
01:11:34il faut rétablir
01:11:35le fait qu'on puisse
01:11:36mettre des interdictions
01:11:37de paraître
01:11:38des interdictions administratives
01:11:40ça il faut le rétablir
01:11:41ça fait partie
01:11:42des réponses
01:11:44la loi Riposte
01:11:45qui permet d'encadrer
01:11:46de durcir
01:11:47les sanctions pénales
01:11:48lorsque vous avez
01:11:50ou vous transportez
01:11:51des mortiers
01:11:52des choses interdites
01:11:55font aussi partie
01:11:56de la réponse
01:11:57je le dis quand même
01:11:58ils sont ce soir
01:11:59en liberté
01:12:01pardonnez-moi
01:12:01je le dis rapidement
01:12:03il y a aussi une question
01:12:04d'autorité parentale
01:12:05quand 30%
01:12:06des mises en cause
01:12:08sont des mineurs
01:12:0830%
01:12:10il y a une question
01:12:11de responsabilité individuelle
01:12:12ça dit quelque chose
01:12:13de notre société
01:12:14on a un problème
01:12:15culturel
01:12:16lorsqu'on voit
01:12:17ce type d'image
01:12:18et on a un problème
01:12:19d'éducation
01:12:20et ça ramène
01:12:21à la question
01:12:22de la responsabilité
01:12:24parentale
01:12:24qui ne doit plus
01:12:26être un tabou
01:12:27ce n'est pas la faute
01:12:28des policiers
01:12:28et des gendarmes
01:12:29lorsqu'on a ce type
01:12:29d'image
01:12:30et ce n'est pas
01:12:31la faute de l'état
01:12:32lorsque des milliers
01:12:34de jeunes
01:12:34viennent à Paris
01:12:35ou ailleurs
01:12:36d'ailleurs
01:12:3671 villes
01:12:38parisiens
01:12:39brûler des voitures
01:12:40piller des commerces
01:12:42et pourrir la vie
01:12:44de dizaines
01:12:45centaines
01:12:45de milliers
01:12:46d'habitants
01:12:46qui il faut quand même
01:12:47le dire
01:12:47étaient devant la joie
01:12:49ou auraient aimé
01:12:49l'aide
01:12:50samedi soir
01:12:50parce que c'était
01:12:51un grand sac
01:12:51de ces deuxièmes victoires
01:12:52du Paris Saint-Germain
01:12:53et ils auraient dû
01:12:54pouvoir le fêter
01:12:55en famille
01:12:56simplement sans crainte
01:12:57bien sûr
01:12:58qui va payer
01:12:58on a abordé
01:12:59cette question rapidement
01:13:00Maude Bréjean
01:13:00vous êtes porte-parole
01:13:01du gouvernement
01:13:02Karine Lemarchand
01:13:03célèbre animatrice
01:13:04a poussé un coup de gueule
01:13:05hier en disant
01:13:06c'est pas à moi
01:13:07de payer pour ces cassos
01:13:08qui va payer
01:13:09c'est la collectivité
01:13:11comme toujours
01:13:12oui
01:13:12elle a raison
01:13:13et nous partageons
01:13:14son indignation
01:13:15le Premier ministre
01:13:16a dit une chose
01:13:17très simple
01:13:18ce sont
01:13:19ceux qui cassent
01:13:20doivent payer
01:13:21y compris
01:13:22lorsque ça
01:13:24nous amène
01:13:24lorsque ça amène
01:13:25l'Etat
01:13:26à prélever
01:13:27les sommes dues
01:13:28sur les allocations
01:13:29sociales
01:13:31donc encore une fois
01:13:32aucun tabou
01:13:33concrètement
01:13:34on peut le faire là demain
01:13:35le Premier ministre
01:13:36a demandé
01:13:36au ministre compétent
01:13:38de préparer les textes
01:13:39là encore
01:13:40pour que
01:13:40ça soit possible
01:13:42plus personne ne comprend
01:13:43plus personne ne comprend
01:13:44que
01:13:45l'immense majorité
01:13:47paie
01:13:47dans un contexte budgétaire
01:13:49par ailleurs
01:13:49extrêmement contraint
01:13:50pour des agissements
01:13:52intolérables
01:13:53d'une minorité
01:13:54et donc
01:13:54il ne doit y avoir
01:13:55aucun tabou
01:13:56pour protéger
01:13:56les Français
01:13:57et il ne doit y avoir
01:13:58aucun tabou
01:13:59vis-à-vis de la réponse
01:14:00que l'Etat
01:14:01apporte
01:14:02suite
01:14:02à ces violences
01:14:03et si ça passe
01:14:04si ça doit passer
01:14:06et on pense que c'est le cas
01:14:07vous pensez avoir
01:14:07une majorité là-dessus
01:14:08par les faire
01:14:09payer
01:14:11au cas par cas
01:14:13indépendamment
01:14:14de leur situation
01:14:15personnelle
01:14:16ou familiale
01:14:16et donc
01:14:16y compris
01:14:17si ça doit nous amener
01:14:19à prélever
01:14:20les sommes dues
01:14:21sur les aides sociales
01:14:22sur les prestations
01:14:23sociales versées
01:14:24il faut le faire
01:14:26sans quoi
01:14:27sans quoi
01:14:27c'est le principe même
01:14:28de société
01:14:30qui est remise en cause
01:14:31on comprend
01:14:33chacun
01:14:33qu'on participe
01:14:35à un effort
01:14:36collectif
01:14:37pour les services publics
01:14:38pour les hôpitaux
01:14:39pour les écoles
01:14:40tout ça est normal
01:14:41c'est la beauté
01:14:42du système français
01:14:43moi je ne comprends pas
01:14:44en tant que citoyenne
01:14:47de me retrouver
01:14:48dans l'obligation
01:14:49de payer
01:14:50là encore une fois
01:14:51pour une minorité
01:14:53qui pise des commerces
01:14:54ou brûle des voitures
01:14:55c'est évidemment le cas
01:14:56pour l'ensemble
01:14:56de nos commerçants
01:14:57et si ils ne sont pas
01:14:57solvables les individus
01:14:58c'est leur famille
01:14:59qui doit payer
01:14:59c'est leurs parents
01:15:00évidemment
01:15:00je pense que c'est un vrai débat
01:15:02oui aujourd'hui
01:15:02et qu'il ne faut plus
01:15:03avoir de tabou
01:15:04de même que la question
01:15:05de la majorité pénale
01:15:08ne doit plus être un tabou
01:15:09il faut bien comprendre
01:15:10une chose
01:15:10la violence
01:15:12endémique
01:15:12nous avons un problème
01:15:13de violence endémique
01:15:14en France
01:15:15qui n'a rien à voir
01:15:17avec ce qui était
01:15:17la violence
01:15:18il y a 30, 40 ou 50 ans
01:15:20cette violence
01:15:21elle a muté
01:15:22elle ne concerne plus
01:15:23les mêmes individus
01:15:24elle concerne par ailleurs
01:15:25des gens
01:15:26beaucoup plus jeunes
01:15:28les phénomènes de violence
01:15:29ont muté
01:15:30et donc
01:15:30la réponse pénale
01:15:32la réponse gouvernementale
01:15:34la réponse judiciaire
01:15:35doit s'adapter
01:15:36à l'évolution
01:15:38de cette violence
01:15:38c'est au fond
01:15:39du bon sens
01:15:40on ne peut pas
01:15:41apporter
01:15:41au problème d'aujourd'hui
01:15:43les réponses
01:15:44il y a 40 ans
01:15:44Maud Bréjean
01:15:45vous avez estimé
01:15:46il y a quelques instants
01:15:47effectivement
01:15:47qu'il y avait des tabous
01:15:48est-ce que parmi les tabous
01:15:49concernant ces violences
01:15:50liées à la victoire du PSG
01:15:52il y a aussi
01:15:53un problème lié
01:15:54à des enfants
01:15:55pas tous
01:15:55évidemment
01:15:56liés
01:15:58issus de l'immigration
01:15:59vous avez dit
01:15:59il y a un problème culturel
01:16:00il y a un problème de population
01:16:01est-ce que c'est le tabou
01:16:02dont on ne parle pas ?
01:16:04il y a un problème culturel
01:16:05quand j'écoute
01:16:06le ministre de l'Intérieur
01:16:07j'entends
01:16:08qu'une très large
01:16:09majorité
01:16:10des interpellés
01:16:11ou en tout cas
01:16:12des mises en cause
01:16:13était de nationalité
01:16:15française
01:16:16donc le lien
01:16:17très factuellement
01:16:19entre immigration
01:16:21irrégulière
01:16:21puisque ces gens
01:16:22étaient en situation
01:16:23régulière
01:16:24et délinquance
01:16:25dans le cadre
01:16:26de ce qui s'est passé
01:16:27samedi soir dernier
01:16:28est assez incohérent
01:16:30à faire
01:16:31pour des raisons de chiffres
01:16:32après il y a la question
01:16:32de comment est-ce qu'on intègre
01:16:34comment est-ce qu'on intègre
01:16:35comment est-ce qu'on
01:16:38permet d'insérer
01:16:39mais ça va bien au-delà
01:16:40de la question
01:16:41de ce qui s'est passé
01:16:41samedi soir
01:16:42vous savez
01:16:42moi j'ai dit
01:16:43mais c'en est un révélateur
01:16:44j'ai dit il y a quelques
01:16:46mois ou années de ça
01:16:47je crois sur ce même plateau
01:16:49sur ce plateau
01:16:49et en face de moi
01:16:49c'était Sonia à l'époque
01:16:50non c'était vous d'ailleurs
01:16:51ce matin là
01:16:52qu'il y avait parfois
01:16:53un lien entre
01:16:55insécurité
01:16:55et immigration régulière
01:16:57je ne retire pas un mot
01:16:58de ce que j'ai dit à l'époque
01:16:58je n'ai pas changé
01:16:59de conviction
01:17:00je pense que le lien
01:17:01avec ce qui s'est passé
01:17:02samedi soir
01:17:03précisément parce qu'on
01:17:04n'est pas dans un cas
01:17:04d'immigration irrégulière
01:17:07et plus incertain
01:17:08et plus incertain
01:17:10à faire
01:17:10je pense que ce qu'on a vu
01:17:12samedi soir
01:17:14ne serait pas arrivé
01:17:15en tout cas pas
01:17:16dans les mêmes proportions
01:17:16et pas avec la même
01:17:17intensité
01:17:19il y a là encore
01:17:2030 ou 40 ans
01:17:22je pense que mes parents
01:17:23n'ont pas connu
01:17:24ce type de violence là
01:17:26je pense que vos parents
01:17:27non plus
01:17:28et ça dénote derrière
01:17:29un rapport à l'autorité
01:17:31un rapport à l'Etat
01:17:32un rapport aux policiers
01:17:34et aux gendarmes
01:17:35qui aujourd'hui
01:17:37a évolué
01:17:38et qui n'est plus acceptable
01:17:40avec une culture séparatiste
01:17:41puisque c'est vous
01:17:42qui évoquez le problème culturel
01:17:44avec une forme
01:17:45de culture séparatiste
01:17:46ou en tout cas
01:17:47une culture
01:17:48de remise en cause
01:17:49et de défiance
01:17:51permanente
01:17:52vis-à-vis
01:17:52de l'autorité
01:17:53vis-à-vis
01:17:54de toutes celles
01:17:55et tous ceux
01:17:56qui représentent l'Etat
01:17:57mais aussi
01:17:58vis-à-vis
01:18:00de la collectivité française
01:18:02parce que
01:18:03les policiers
01:18:03et les gendarmes
01:18:04ont été pris à partie
01:18:05c'est absolument intolérable
01:18:06mais les commerçants
01:18:08l'ont été
01:18:09aussi
01:18:09vous voyez
01:18:11et donc
01:18:11tout ça dit quelque chose
01:18:13encore une fois
01:18:14de la société française
01:18:14et de ce problème
01:18:16de violence endémique
01:18:16et comment on refait nation
01:18:18alors pardon
01:18:19c'est un grand mot
01:18:19mais comment on refait nation
01:18:20comment on réintègre
01:18:22ces jeunes
01:18:22qui sont en dissidence
01:18:24qui sont en opposition
01:18:25à la France
01:18:26et qui ont dit
01:18:27très clairement
01:18:27on n'aime pas la France
01:18:29et des mots
01:18:29très très dur aux policiers
01:18:30il me semble
01:18:31et on crache sur la France
01:18:32il y a à mon sens
01:18:34dans l'ordre
01:18:35d'abord
01:18:35la question régalienne
01:18:37la réponse pénale
01:18:38on en revient là
01:18:39l'intégration
01:18:40qui doit être
01:18:42absolument
01:18:44encore une fois
01:18:44extrêmement ferme
01:18:46d'une immense fermeté
01:18:47il y a évidemment
01:18:48la question éducative
01:18:49qui est la question
01:18:50de long terme
01:18:52donc voilà
01:18:52à mon sens
01:18:53c'est les deux
01:18:54grandes réponses
01:18:55la réponse de court terme
01:18:56c'est la fermeté
01:18:57la réponse de long terme
01:18:58c'est la question de l'éducation
01:18:59et je suis moi
01:19:00toujours effarée
01:19:01d'entendre notamment
01:19:02une partie de la gauche
01:19:03la France insoumise
01:19:04mais pas que
01:19:05pointer d'abord du doigt
01:19:06les policiers
01:19:07et les gendarmes
01:19:07quand on a ce type
01:19:08de violence
01:19:09et ensuite
01:19:10être en permanence
01:19:11dans la recherche
01:19:12de l'excuse sociale
01:19:14je crois qu'il faut
01:19:15arrêter en France
01:19:16avec cette recherche
01:19:18permanente
01:19:18de l'excuse sociale
01:19:19au fond
01:19:20parce qu'on serait
01:19:22précaire
01:19:23parce qu'on vivrait
01:19:24loin des beaux quartiers
01:19:25parisiens
01:19:25ou qu'on serait
01:19:28d'origine immigrée
01:19:29alors cette violence
01:19:30serait plus acceptable
01:19:32plus explicable
01:19:33pardon
01:19:34l'immense majorité
01:19:35des français
01:19:35qui ont des difficultés
01:19:36à la fin du mois
01:19:37ne caillassent pas
01:19:38les forces de l'ordre
01:19:38et ne brûlent pas
01:19:40les voitures
01:19:40et cette culture
01:19:42de l'excuse sociale
01:19:43qui sévit encore
01:19:44aujourd'hui
01:19:45dans une partie
01:19:46de la gauche
01:19:46je ne mets pas tout le monde
01:19:47dans le même panier
01:19:48j'ai vu Raphaël Luxman
01:19:49j'ai vu le maire de Paris
01:19:50Emmanuel Grégoire
01:19:51qui ont eu des propos
01:19:52extrêmement clairs
01:19:53elle est profondément
01:19:54dangereuse
01:19:55parce qu'elle s'attaque
01:19:56en réalité
01:19:57au vivre ensemble
01:19:58qu'ils prétendent défendre
01:20:00à la manière
01:20:00dont on arrive
01:20:01ou pas
01:20:01à faire société ensemble
01:20:02est-ce que ce phénomène
01:20:04est réversible
01:20:05vous avez reconnu
01:20:05vous-même
01:20:06un problème
01:20:07dans les politiques
01:20:08d'intégration
01:20:09et d'assimilation
01:20:09quelle est la solution
01:20:10que vous proposez ?
01:20:11je vous ai répondu
01:20:12éducation
01:20:14sévérité de la réponse pénale
01:20:15il y a une sévérité
01:20:16de la réponse pénale
01:20:18indéniable
01:20:18il y a une question éducative
01:20:20qui est majeure
01:20:21qui est une question
01:20:21de long terme
01:20:22et puis ensuite
01:20:23ça touche à l'ensemble
01:20:25des politiques publiques
01:20:25on pourrait parler de logement
01:20:26vous receviez Vincent Jeanbrun
01:20:28la semaine dernière
01:20:28sur ce plateau
01:20:29là encore
01:20:30la question des politiques
01:20:32de la ville
01:20:32des politiques publiques
01:20:33sont évidemment centrales
01:20:34mais
01:20:35n'attendons pas
01:20:36tout le temps
01:20:36tout de l'Etat
01:20:38sur ces questions-là
01:20:39il y a
01:20:40des responsabilités individuelles
01:20:42l'immense majorité
01:20:43des Français
01:20:43n'attendent pas
01:20:45que l'Etat leur dise
01:20:45qu'il est interdit
01:20:46de caillasser un policier
01:20:47ou de brûler une voiture
01:20:48pour ne pas le faire
01:20:50et s'aviser
01:20:50mais il y a des logiques
01:20:51séparatistes à l'oeuvre
01:20:52dans notre pays
01:20:52et vous les voyez
01:20:53et vous les dénoncez
01:20:54un mot de la présidentielle
01:20:572027
01:20:57elle est quand même
01:20:58dans la tête des Français
01:20:59parce qu'ils savent
01:21:00même si c'est dans un an
01:21:01qu'il y a des choses
01:21:02qui sont en jeu
01:21:03vous plaidez pour un rassemblement
01:21:04du socle commun
01:21:05pour une candidature unique
01:21:06on n'en prend pas le chemin
01:21:08est-ce que tout ça
01:21:08n'est pas un boulevard
01:21:09offert
01:21:10à la France insoumise
01:21:11d'un côté
01:21:12que vous dénoncez
01:21:13ou au Rassemblement national
01:21:14évidemment
01:21:15et moi je vais vous dire
01:21:16je suis affligée
01:21:18de voir aujourd'hui
01:21:19la multiplication
01:21:19des candidatures
01:21:21dans cet espace
01:21:22qui est celui de la droite
01:21:22et du centre
01:21:23qui est celui dans lequel
01:21:24on gouverne depuis
01:21:25plus de deux ans maintenant
01:21:27on a des trains
01:21:28lancés à grande vitesse
01:21:30qu'on aura bien du mal
01:21:31à arrêter
01:21:32des candidats
01:21:32qui ne sont pas
01:21:33illégitimes par nature
01:21:34mais qui aujourd'hui
01:21:38chacun dans leur couloir
01:21:40chacun dans leur couloir
01:21:42déroule une vision
01:21:43tant mieux
01:21:44déroule une campagne
01:21:45tant mieux
01:21:46mais en faisant fi
01:21:48de ce qui pourtant
01:21:49devrait tous
01:21:50nous frapper
01:21:51c'est d'une part
01:21:53le Rassemblement national
01:21:55qui est à 30-35%
01:21:56dans les sondages
01:21:56et d'autre part
01:21:57la France insoumise
01:21:57avec Jean-Luc Mélenchon
01:21:58qui quoi qu'on en pense
01:21:59fera une campagne
01:22:00absolument redoutable
01:22:01et donc
01:22:02notre responsabilité
01:22:04et la logique des choses
01:22:05c'est qu'on soit unis
01:22:06c'est qu'on se parle
01:22:07c'est qu'on construit ensemble
01:22:08et donc moi j'appelle
01:22:09encore une fois
01:22:10très modestement
01:22:11du rôle qui est le mien
01:22:12c'est pour ça que vous n'avez soutenu
01:22:14ni Gabriel Attal
01:22:14ni Édouard Philippe
01:22:15jusqu'à présent
01:22:16c'est tout à fait pour ça
01:22:17j'appelle Gabriel Attal
01:22:19j'appelle Édouard Philippe
01:22:20j'appelle Bruno Rotaillot
01:22:22mais j'appelle
01:22:23on pourrait parler
01:22:23de Laurent Wauquiez
01:22:24on pourrait parler
01:22:25de Xavier Bertrand
01:22:26et d'autres encore
01:22:28à s'accorder
01:22:29sur une candidature unique
01:22:30parce qu'en fait
01:22:30la France
01:22:31elle est plus grande que nous
01:22:32la France
01:22:33elle est plus grande
01:22:34que les égaux
01:22:36et les ambitions individuelles
01:22:37et moi je ne sais pas
01:22:38expliquer
01:22:39à mes électeurs
01:22:40à mes enfants
01:22:41demain
01:22:42qu'on est absent
01:22:43du second tour
01:22:44qu'on leur laisse le choix
01:22:44entre le bulletin
01:22:45LFI sur la gauche
01:22:46le bulletin RN
01:22:47sur la droite
01:22:47parce qu'on aura été
01:22:49incapable
01:22:49de se mettre d'accord
01:22:50tout sauf Mélenchon
01:22:51n'est où aujourd'hui ?
01:22:53je dis tout sauf
01:22:54à second tour
01:22:54Rassemblement National
01:22:55la France Insoumise
01:22:57tout sauf ça
01:22:58et moi je croise
01:22:59des Français
01:23:00chaque semaine
01:23:01dans ma circonscription
01:23:02qui me disent
01:23:03on n'a pas envie
01:23:04de devoir faire ce choix là
01:23:05on n'a pas envie
01:23:06de se retrouver
01:23:07dans cette situation là
01:23:08et c'est votre rôle
01:23:11que d'arriver
01:23:12à agréger
01:23:12les bonnes intentions
01:23:14aujourd'hui
01:23:15ça n'en prend pas
01:23:16le chemin
01:23:16il n'est pas trop tard
01:23:17et donc j'espère
01:23:18que les uns et les autres
01:23:18se réveilleront
01:23:19assez vite
01:23:20c'est avant
01:23:20qu'il ne soit trop tard
01:23:21oui mais trop tard
01:23:21c'est quoi ?
01:23:22c'est le mois de janvier
01:23:22c'est le mois de février
01:23:23si les campagnes
01:23:24sont enclenchées
01:23:25les fonds levés
01:23:25rien ne s'est arrêtable
01:23:27vous le savez
01:23:27c'est extrêmement tard
01:23:30janvier ou février
01:23:31quand vous aurez
01:23:32à la rentrée
01:23:32il faut qu'il se soit plus clair
01:23:33quand vous aurez passé
01:23:34Laurence Ferrari
01:23:354, 5, 6 mois
01:23:36de primaire sauvage
01:23:37de petites phrases
01:23:39de petits pics
01:23:40envoyés par les candidats
01:23:41ou par les entourages
01:23:42comme c'est déjà
01:23:42un peu le cas aujourd'hui
01:23:44bon courage
01:23:45pour le rassemblement
01:23:47bon courage
01:23:47pour aller s'embrasser
01:23:48sur des plaies ouvertes
01:23:49ça ne va pas être facile
01:23:51et la France
01:23:52les difficultés
01:23:53auxquelles on est confrontés
01:23:54on en a parlé
01:23:54depuis le début
01:23:55de cette interview
01:23:55et il y en a bien d'autres
01:23:57on aurait pu parler
01:23:57de la question budgétaire
01:23:58de la question énergétique
01:23:59que je porte
01:24:00ne peuvent pas attendre
01:24:03donc le plus tôt sera le mieux
01:24:05merci beaucoup
01:24:05Maud Bréjon
01:24:06porte-parole du gouvernement
01:24:07d'être revenu ce matin
01:24:08sur CNews et sur Europe 1
01:24:09bonne journée à vous
01:24:10sur nos antennes
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