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  • il y a 8 heures
Intervenant dans l'émission 100% Frontières, l'enseignant Nicolas Glière a déclaré en avoir assez «d'entendre des excuses pour des gens qui sont des prédateurs». Le co-auteur du livre «Ecole, le crépuscule du savoir» a estimé que les émeutiers devaient payer pour les dégâts commis le week-end dernier.

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Transcription
00:00Il faut toucher absolument tout, quelqu'un qui casse doit payer.
00:03Je suis atterré, je l'avais déjà dit ici, je suis atterré que quelqu'un qui vole, casse, abîme, s
00:10'en sorte.
00:11Qu'en fait les honnêtes gens soient les seuls à payer, à raquer, à se faire avoir.
00:16Et comme vous le savez, je me revendique et je suis quelqu'un de gauche, d'une gauche républicaine,
00:22et j'estime que la sécurité est une valeur qui peut tout à fait être de gauche.
00:28Elle n'a pas à être marquée.
00:29Il vaut mieux être d'une gauche républicaine que d'une droite lâche.
00:32Je suis complètement d'accord.
00:33Parfaitement.
00:34Mais en gros, on a, je vous l'ai déjà dit aussi, la même chose à l'école.
00:38C'est-à-dire qu'on ne punit jamais, on ne sévit jamais, comme si c'était un gros mot.
00:42Moi je me rappelle de responsable de LFI aux élections présidentielles.
00:45J'avais été rencontré à différents partis, enfin, pour les programmes d'éducation,
00:49qui m'avaient dit que l'autorité c'était de l'autoritarisme.
00:52J'en peux plus de ce discours, je n'en peux plus d'entendre ça.
00:54Je n'en peux plus d'entendre des excuses pour des gens qui sont juste des prédateurs.
00:59La prédation n'est pas une valeur.
01:02Les gens qui attaquent, qui agressent, qui harcèlent ne sont pas des victimes.
01:07Ce sont des bourreaux, ce sont des salauds.
01:09Donc à partir de là, il faut gérer le problème.
01:12Il faut essayer de les aider, bien sûr, à retrouver, je ne sais pas, le droit chemin.
01:17Mais on n'a pas à pénaliser les autres.
01:19Et c'est la même chose dans une salle de classe, du professeur.
01:22Alors, un élève n'a pas à mettre le bazar et à déranger tout le monde, à nuire aux autres,
01:27sous prétexte d'un droit à l'éducation.
01:30Bon, mais souvent, on sortit ça.
01:31Hum, il a droit à l'éducation.
01:32Oui, mais enfin, il a mordu quelqu'un, il a crevé à l'œil d'un autre.
01:35Bon, il y a un moment où ce qui compte, c'est le collectif, c'est le groupe.
01:39Il y a un moment où il faut arrêter ce délire misérabiliste, comme vous le disiez tout à l'heure.
01:44Alors, arrêter de regarder toujours les causes sociales, essayer de réfléchir.
01:49Bien sûr qu'il faut réfléchir collectivement sur les causes d'une agressivité ou autre, mais ça n'excuse rien.
01:56J'en ai assez aussi d'entendre qu'on politise les jeunes qui ont cassé ce week-end, les jeunes
02:03qui ont commis les émeutes aussi, tout bêtement.
02:06Ils ne sont pas politiques.
02:08Il suffit de prendre le bus et le métro.
02:09Moi, je suis quelqu'un qui prend régulièrement le bus, le métro, mes pieds.
02:13J'entends les gens parler.
02:15Je vous assure qu'ils sont infligeants pour certains.
02:17Enfin, ce n'est pas du tout.
02:18Il n'y a aucune pensée politique.
02:19Il n'y a rien.
02:20Il y a un vide intersidéral.
02:22L'école n'a pas fait son boulot non plus, parce qu'on a vidé les programmes de leur substance.
02:27Vu qu'on ne les cadre pas, ils font n'importe quoi.
02:29Ils n'apprennent pas.
02:29Les parents ne les tiennent pas, ne les éduquent pas.
02:32À partir de là, il y a un vrai problème.
02:33Donc, oui, il faut faire payer ceux qui cassent, qu'ils soient pauvres, riches.
02:38Peu m'importe, pour le coup.
02:40On prend aux porte-monnaies.
02:41Ce n'est pas à nous tous ici, puis à la population française, d'aller réparer l'abribus pété,
02:46qui coûte très, très cher, en plus.
02:48J'en ai vu dans mon ancien quartier.
02:50Avant, j'étais dans le cinquième.
02:51Il y avait, sur Port-Royal, un abribus a été cassé à chaque manif qui passait.
02:56Bien sûr, mais c'est insupportable.
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