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Conférence de presse de l'AJP : M. Stéphane Peu, président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine, député de Seine-Saint-Denis

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00:24:55qui avait plutôt baissé, a tendance à remonter. Vous attribuez ça à la conjoncture économique, aux inquiétudes, notamment justement des
00:25:06entreprises.
00:25:08Ou est-ce que vous y voyez au bout du compte, après 10 ans, l'échec finalement de la stratégie
00:25:15du président de la République en matière d'emploi ?
00:25:18Moi, j'ai toujours pensé, contrairement à une musique, des arguments qui ont dominé les débats ces dernières années, j
00:25:28'ai toujours pensé que même sur le terrain de l'emploi,
00:25:32la politique de l'offre développée par Emmanuel Macron depuis 10 ans était un échec. D'abord parce qu'on
00:25:38a beaucoup trafiqué des chiffres, d'une part,
00:25:44en sortant toute une série de situations des comptes du chômage. Bon, ça, c'est un aspect, c'est pas
00:25:52l'essentiel, mais c'est quand même un aspect qui compte.
00:25:55Et puis surtout parce qu'on a essayé de développer massivement la précarisation, notamment à travers l'auto-entrepreneuriat,
00:26:04et que l'auto-entrepreneuriat, cette espèce de mirage individualiste, l'uberisation du travail et de l'économie montrée, mis
00:26:16en exergue, montrée en exemple.
00:26:18On se souvient tous de la campagne d'Emmanuel Macron en 2017. Il vaut mieux être chauffeur Uber que tenir
00:26:23les murs d'une cité,
00:26:24comme si l'alternative pour les jeunes de nos quartiers populaires ne pouvait être résumée à cela.
00:26:30Tout ça est un échec. Donc, en fait, la remontée du chômage dit à la fois quelque chose des difficultés
00:26:41économiques dans lesquelles notre pays est,
00:26:44dans certains secteurs de ce qu'on peut appeler une récession. Et d'autre part, peu à peu,
00:26:50la vérité de l'état de l'emploi dans notre pays. Enfin, tout ce qu'on a essayé de masquer
00:27:00par différents statuts tombe.
00:27:06Enfin, tombe, les masques tombent. Et donc, moi, je connais beaucoup de salariés et de jeunes ou de moins jeunes
00:27:14chez moi en Seine-Saint-Denis
00:27:15qui ont été sortis des comptes du chômage et qui y reviennent aujourd'hui parce que simplement la réalité, la
00:27:22réalité les rattrape.
00:27:24Mais en fait, ils ne sont jamais vraiment sortis d'une situation qui était une situation très, très éloignée de
00:27:31l'emploi avec des temps partiels,
00:27:34parfois sur des toutes petites, des toutes petites durées, des contrats d'intérim très aléatoires et parfois réduits à très
00:27:44peu d'heures,
00:27:44mais qui les faisaient sortir des comptes, des comptes du chômage. Voilà.
00:27:49Donc, on a beaucoup habillé les chiffres. On a beaucoup essayé de faire valoir une philosophie de l'emploi qui
00:27:55était quand même plutôt
00:27:56d'essayer de considérer qu'il fallait baisser le salariat dans notre pays pour essayer de développer l'auto-entrepreneuriat
00:28:02et que tout ça, ce modèle, disons-le, ultra libéral est en échec et que, en fait, la réalité se
00:28:12rappelle à nous.
00:28:13À propos de la situation économique, la situation au Moyen-Orient continue de peser sur le climat économique et sur
00:28:22le pouvoir d'achat.
00:28:24Cet après-midi, le ministre des Comptes publics, David Damiel, doit justement être auditionné par la Commission des finances
00:28:29sur ce qu'on appelle le projet de décret d'avance qui prévoit des annulations, des ouvertures de crédits,
00:28:35notamment pour financer la prime gros rouleur. Qu'est-ce que vous allez lui dire qu'il faut faire plus
00:28:42davantage pour les Français qui sont en difficulté
00:28:46ou est-ce que vous avez l'impression que, de toute façon, à ce stade, compte tenu de la stratégie
00:28:49du gouvernement de faire des aides ciblées
00:28:51pour soutenir l'activité économique, c'est un peu peine perdue de demander au gouvernement d'ouvrir davantage de crédits
00:29:00pour compenser la hausse du prix de l'essence ?
00:29:03On va lui dire deux choses. D'abord, il y a une règle quand on respecte le Parlement
00:29:12et que la situation, qu'on n'a pas voulu, mais qui s'impose à nous, nécessite de corriger le
00:29:21budget.
00:29:22La règle, c'est de faire une loi de finances rectificative.
00:29:26Ça, c'est la règle en démocratie. Et c'est la règle quand on veut respecter le Parlement.
00:29:32On met sur la table les contraintes non prévues ou non envisagées si on considère que le budget qui a
00:29:40été présenté au moment du vote
00:29:42est un budget sincère. Et à partir de là, on met différentes options. On fait débattre le Parlement à travers
00:29:49une loi de finances rectificative.
00:29:50Ça s'est fait dans le passé. Et ça, ce serait, disons, la vraie logique d'une démarche qui essaiera
00:29:59de retrouver,
00:30:00de trouver sinon un consensus, en tout cas une majorité autour de propositions.
00:30:06Bon, c'est pas le chemin qui est proposé. Donc là, on va avoir toute une série de décrets qui
00:30:10sont pris.
00:30:11Et par ailleurs, pour revenir sur le fond de votre question, nous, nous, ce n'est pas une surprise ici,
00:30:17mais nous sommes assez en désaccord assez complet avec les mesures qui sont prises.
00:30:28La première, c'est que nous pensons et nous continuons de penser, comme ça s'est fait dans un certain
00:30:33nombre d'autres pays,
00:30:34qu'il faut aller vers un blocage des prix, un double blocage, c'est-à-dire le blocage à la
00:30:40distribution,
00:30:40mais aussi le blocage à la production et notamment le blocage des prix du raffinage.
00:30:46Enfin, on ne peut pas dire qu'il y a des profiteurs de guerre, qu'il y a des profits
00:30:50complètement démesurés
00:30:52qui se font en ce moment sur le dos de la crise en Iran et dans le Golfe,
00:31:00de voir les consommateurs pris à la gorge et de ne pas considérer qu'on peut parler de tout,
00:31:06sauf des profits exorbitants qui sont pratiqués.
00:31:09Donc, un, le blocage des prix, ça marche, ça a déjà été fait.
00:31:14On l'a connu dans notre pays à une certaine époque.
00:31:16Donc, ça existe même sur quelques territoires de la nation.
00:31:20Je pense, par exemple, à la Réunion où le blocage des prix existe dans le cadre des politiques spécifiques
00:31:28auxquelles ont le droit certains territoires d'outre-mer.
00:31:32Donc, nous continuons de penser que le blocage, le double blocage des prix de l'énergie est une bonne solution.
00:31:40Et la deuxième, c'est une vieille demande que nous formulons.
00:31:43Il va y avoir une revalorisation du SMIC, mais qui est juste une revalorisation minimaliste,
00:31:48c'est-à-dire juste pour suivre l'inflation.
00:31:52Et donc, nous considérons que l'indexation des salaires, comme ça se pratique aussi dans d'autres pays,
00:31:59devrait être la règle pour que les salaires suivent l'inflation, quels que soient les salaires.
00:32:08J'ajoute quand même qu'en plus, bon, moi, je ne veux pas aller sur le terrain de l'insincérité
00:32:14du budget.
00:32:14Mais là, on va sur les deux éléments majeurs de la fabrication d'un budget qui sont la façon dont
00:32:22on envisage l'inflation
00:32:23pour l'année de mise en œuvre du budget et la façon dont on envisage la croissance.
00:32:29Sur ces deux facteurs, on est très en deçà, puisqu'on était sur une prévision d'inflation à 1,3.
00:32:37Aujourd'hui, elle est à 1,9.
00:32:38Mais on peut, malheureusement, si la situation en Iran et autour de la guerre en Iran se perpétue et dure
00:32:46un peu,
00:32:47on peut considérer qu'on va aller vers une inflation à plus de 2.
00:32:50Donc, on voit un écart presque du simple au double entre les prévisions du budget et la réalité de l
00:32:56'inflation.
00:32:56Et sur la croissance, là, on est peut-être à, en gros, aujourd'hui, si on en croit le gouverneur
00:33:04de la Banque de France,
00:33:06il donne une fourchette entre 0,3 et 0,5.
00:33:09Le budget, il a été construit sur une croissance à 0,9.
00:33:12Donc, on est presque à plus de 50% d'un côté en termes d'inflation, à moins 50%
00:33:18en termes de croissance.
00:33:19Donc, forcément, on a besoin d'avoir un autre budget qui tient compte de cette réalité.
00:33:25Et ça, ça doit passer par un débat au Parlement et une loi de finances rectificative.
00:33:30Yannick ?
00:33:31Vos propositions en matière économique, on va vous entendre peut-être en politique internationale.
00:33:36À part sur l'écologie, qu'est-ce qui vous différencie de la France insoumise dans vos propositions ?
00:33:44Je ne veux pas parler de programme, mais dans vos propositions.
00:33:48Vous avez raison, pas grand-chose.
00:33:51D'abord, parce que...
00:33:52Bon, d'abord, on a été élu sur le même programme en 2024, sur le programme du nouveau Front populaire.
00:33:59Donc, ce n'est pas étonnant que l'on converge.
00:34:07La différence majeure, mais c'était valable en 2017, en 2022, en 2024, la différence majeure qu'il y avait
00:34:14entre nous, les communistes,
00:34:16et la France insoumise, sur les questions du programme, je ne parle pas des styles politiques, de la façon de
00:34:22faire de la politique, c'est autre chose.
00:34:23Mais sur les questions programmatiques, la différence majeure, elle était beaucoup sur les questions de l'énergie,
00:34:30sur notre conviction très forte qu'il faut développer la filière nucléaire en France pour avoir,
00:34:35dans le mix énergétique nucléaire, énergie renouvelable, avoir retrouvé une souveraineté nationale en matière d'énergie,
00:34:46tout ça doté par ailleurs d'un grand service public, etc.
00:34:49Donc, ça, c'est la différence majeure. Après, vous regardez depuis 1997, moi, c'est ce que j'arrête pas
00:34:55de dire par ailleurs.
00:34:5898% des votes depuis 2017 des députés communistes et des députés insoumis sont identiques.
00:35:06C'est un peu moins avec les écologistes et un petit peu moins avec les socialistes, mais pas beaucoup moins.
00:35:11Donc, c'est assez incompréhensible que quand on va sur les questions de fond, que sont le contenu des lois,
00:35:18le contenu des propositions,
00:35:20c'est-à-dire les éléments de programme, on y ait une telle convergence depuis 10 ans.
00:35:26C'est pas seulement depuis 6 mois. Depuis 10 ans, dans les votes à l'Assemblée nationale et dans la
00:35:32façon d'appréhender
00:35:34les politiques macronistes dans notre pays, qu'il y ait autant de convergence dans les votes à l'Assemblée nationale
00:35:40pour ensuite retrouver autant de divergences dans l'expression politique à l'approche des élections.
00:35:47Je crois que... J'ai dit que vous voulez relancer ?
00:35:51Philippe.
00:35:53J'entends ce que vous dites. On connaît aussi votre passé, vos prises de position.
00:35:57Est-ce que vous soutenez la candidature de M. Roussel à côté de celle de Mélenchon ?
00:36:04Il y a tant de convergence. Qui doit converger vers qui ?
00:36:08Là, vous allez droit au but, comme on dit à Marseille.
00:36:13Moi, je pense... J'étais lundi à l'ouverture du congrès de la CGT à Tours.
00:36:18J'ai bien écouté Sophie Binet. D'ailleurs, il y avait aussi Marie-Lise Léon, le patron de France Ouvrière.
00:36:25Enfin bon, il y avait... Les syndicats expriment à leur manière ce que je pense expriment très majoritairement
00:36:35ce qu'on peut appeler le peuple de gauche. C'est la volonté d'être unis parce que les gens
00:36:41de gauche dans son pays,
00:36:42dans notre pays, les militants sociaux, les militants syndicaux, tous ceux qui croient encore à la gauche dans ce pays,
00:36:49pensent que quand le Rassemblement national a quasiment la clé dans la serrure pour ouvrir la porte du pouvoir,
00:36:59on se divise pas, on se rassemble. Alors après, on peut prendre toutes les références historiques.
00:37:076 février 1934, la semaine d'après, le 12 février 1934, deux cortèges, un socialiste, un communiste,
00:37:14partant chacun d'un bout de Paris et sous la pression des manifestants contre les directions politiques,
00:37:21les cortèges fusionnent et donnent la naissance à ce qu'allait devenir deux ans après la victoire du Front populaire.
00:37:29Donc on peut prendre tous ces exemples historiques. En tout cas, quand il y a l'extrême droite aux portes
00:37:34du pouvoir en France,
00:37:35qui n'est jamais arrivé en France, contrairement à d'autres pays dans le monde et en Europe,
00:37:38qui n'est jamais arrivé dans l'histoire au pouvoir par les urnes. Quand elle a été au pouvoir en
00:37:43France,
00:37:44elle est arrivée dans les valises de l'armée allemande, mais jamais par les urnes. Il y a une immense
00:37:52inquiétude dans le pays.
00:37:53En face de cette inquiétude, pour l'instant, la gauche n'est pas à la hauteur.
00:38:00Vous ne signalez pas votre éventuelle différence avec le concept de Nouvelle France de LFI ? Vous la partagez ou
00:38:06est-ce qu'on les a mal compris ?
00:38:11Non, mais il y a quelque chose qui m'a toujours beaucoup intéressé, vu de la Seine-Saint-Denis, dans
00:38:23la dynamique propre à la France insoumise.
00:38:26C'est la capacité sur laquelle toutes les autres forces politiques de gauche ou de droite même avaient échoué jusqu
00:38:33'à présent.
00:38:34C'est de remobiliser les quartiers populaires et de les refaire voter. Et ce n'est pas rien.
00:38:40Parce que quand vous avez, pendant des décennies, autant de gens dans notre pays, parmi les plus pauvres, parmi les
00:38:50plus modestes,
00:38:51parmi ceux qui ont le plus intérêt à ce que la politique s'occupe d'eux, qui se sortent du
00:38:57jeu démocratique,
00:38:59et que surgit une parole politique qui réinstègre dans le jeu démocratique, je pense que c'est quelque chose de
00:39:09notable.
00:39:10Alors est-ce que la Nouvelle-France, moi je l'entends, la Nouvelle-France comme la France d'aujourd'hui,
00:39:17telle qu'elle est, diverse de par ses origines,
00:39:22et qui malheureusement jusqu'à présent a souvent été niée ?
00:39:26Et je vous parle d'un département où les enfants de l'immigration, qui ne sont pas la deuxième génération,
00:39:33qui sont souvent la troisième, la quatrième, voire la cinquième génération, étaient toujours, malgré tout, maintenus au banc des responsabilités.
00:39:42Et donc aujourd'hui, la Nouvelle-France, c'est d'avoir une France qui soit réunie, qui soit mise en
00:39:52cohérence,
00:39:53où chacun puisse, comme citoyen, avoir le droit de se présenter, d'exercer des responsabilités dans la vie politique,
00:40:04mais aussi dans le monde économique et dans le monde dans l'entreprise.
00:40:06Enfin, si je vous racontais mon quotidien de député de la Seine-Saint-Denis, où des jeunes qui sont en
00:40:12sixième, septième année de chimie à l'université,
00:40:15mais parce que c'est des enfants d'ouvriers issus de l'immigration, n'ont pas les réseaux, et en
00:40:21plus n'ont pas le bon patronyme,
00:40:23ni parfois la bonne adresse, qui n'arrivent pas à trouver des stages obligatoires de fin d'études qui durent
00:40:29six mois,
00:40:29en raison de cette absence de réseau, de ce patronyme et de cette adresse, je mets les trois pour pas...
00:40:36Et que mes permanences de députés sont remplies de cette situation-là, de jeunes qui...
00:40:42de ce qu'on appelle la méritocratie républicaine. On utilise un mot, on met pas de visage et on met
00:40:49pas de personne derrière.
00:40:50Quand ces gens-là, ils viennent et qu'ils sont pris, moi j'en ai un qui a été pris
00:40:54par Total sur la raffinerie de gonflerie de l'Orger,
00:40:56il y a trois ans, maintenant c'est le patron de la start-up de Total qui essaye de développer
00:41:01la filière de l'hydrogène.
00:41:02Mais ce jeune-là, il aurait pas eu le député pour aller écrire et essayer d'obtenir un stage.
00:41:08Et bien aujourd'hui, c'est chauffeur Uber, parce que sa situation familiale et sociale et son patronyme lui bloquaient
00:41:16toutes les portes
00:41:17sans les réseaux familiaux, etc. Bon, et donc ça c'est une réalité. Si on voit pas que la France,
00:41:24elle est aussi une France discriminante
00:41:29et qui, à l'intérieur des partis politiques, comme à l'intérieur du monde économique, et donc on peut pas
00:41:35dire à des enfants issus de l'immigration
00:41:38que le seul choix c'est de devenir rappeur ou footballeur. Bon, et donc il y en a aussi qui,
00:41:44heureusement...
00:41:45Alors on prend quelques exemples qui arrivent malgré tout à remonter le courant défavorable de la société,
00:41:52mais la question de la Nouvelle-France, moi je l'entends comme ça, comme une perspective de concorde nationale
00:41:59autour de la reconnaissance de l'égalité en droit de tous les citoyens de ce pays.
00:42:07Juste... Pardon, j'aurais juste précisé que c'est vrai que vous avez tout à fait raison dans ce que
00:42:11vous décrivez.
00:42:12La difficulté... Il y a aussi une discrimination anti-jeune. La difficulté d'obtenir un stage en entreprise n'est
00:42:18pas que liée...
00:42:20Voilà, voilà, je pense que...
00:42:22Aussi... Oui, oui, non mais il y a les jeunes...
00:42:25Hier, le Premier ministre a mis en cause plus ou moins explicitement des personnalités des insoumis
00:42:32qui ont dit que les incidents étaient dus en priorité aux forces de l'ordre
00:42:41et même certains députés ont dit que les policiers avaient été plus durs avec les manifestants qu'avec les agriculteurs.
00:42:52Bon, est-ce que vous partagez ce point de vue que l'on appelle, que le Premier ministre rappelait, l
00:42:57'inversion des valeurs ?
00:42:59C'est-à-dire donner finalement un blanc-seing aux jeunes face aux forces de l'ordre ?
00:43:08Bon, je vois que la France insoumise est vraiment...
00:43:13Il y a une préoccupation...
00:43:18Moi, je...
00:43:20C'est une question compliquée parce que j'ai un principe...
00:43:24Avant d'être député, j'ai été élu local à Saint-Denis.
00:43:27J'ai beaucoup travaillé avec les forces de police.
00:43:28Je travaille beaucoup sur la relation police-population dans ce département
00:43:32avec des très bonnes relations avec les policiers.
00:43:36Je salue et j'ai beaucoup de respect pour leur métier.
00:43:41En même temps, je pense que dans une démocratie, c'est pas anormal d'interroger des doctrines policières,
00:43:48des doctrines de maintien de l'ordre.
00:43:51Moi, je fais partie de ceux qui pensent que la police de proximité,
00:43:55le retour à une police équilibrée entre une jambe préventive et une jambe répressive
00:43:59serait quelque chose qui serait de nature à réconcilier une partie de...
00:44:05Enfin, à réconcilier une police républicaine avec les missions qui sont les siennes.
00:44:10Enfin, bref, je vais pas me lancer dans ce débat-là qui me passionne,
00:44:14qui m'intéresse beaucoup.
00:44:17Moi, je n'aurai jamais de parole qui vise à exonérer ou à déresponsabiliser
00:44:23ou à blanchir la responsabilité des actes délinquants, quels qu'ils soient.
00:44:28Et c'était le cas, malheureusement, le soir à Paris.
00:44:31En même temps, je constate autre chose, et on a le droit de le dire,
00:44:36c'est que je ne comprends pas, pour avoir géré beaucoup d'événements,
00:44:39j'ai été élu dans la ville du Stade de France,
00:44:42donc des événements, on en a géré un paquet en lien avec la police.
00:44:48Par exemple, le refus des fanzones, c'est incompréhensible.
00:44:51Incompréhensible.
00:44:52Parce que pour avoir géré des fanzones à Saint-Denis ou à la Corneuve
00:44:58avec 15, 20 000 personnes où il n'y a jamais eu un pépin,
00:45:02jamais, jamais,
00:45:03je ne comprends pas pourquoi là, pour cette soirée,
00:45:07on a refusé toutes les fanzones,
00:45:09les préfets avaient ordre de refuser toutes les fanzones,
00:45:12donc tout le monde était agglutiné dans des télés sur des terrasses de café,
00:45:17et ensuite, tout le monde était lâché dans la nature,
00:45:20puisqu'il n'y avait aucun endroit où on peut...
00:45:22Ça se passe comment une fanzone ?
00:45:24Je suis désolé de revenir à des trucs aussi basiques que ça,
00:45:28mais quand on a un match à 18h, comme c'était le cas l'autre jour,
00:45:31vous mettez tout le monde devant un écran géant,
00:45:34il y a des food trucks, des trucs pour manger,
00:45:37et une fois que le match est terminé et que c'est la fête,
00:45:42vous avez un ou deux groupes de musique qui montent sur scène,
00:45:45et ça se poursuit avec un concert, etc.
00:45:47C'est ça une fanzone, vous organisez, vous animez la soirée,
00:45:53et je vous promets, vous pouvez remonter aussi loin dans l'histoire,
00:45:56y compris récemment, des fanzones à 20 ou 25 000 personnes à la Courneuve ou à Saint-Denis,
00:46:03jamais il n'y a eu un problème.
00:46:04Bon, et pourquoi de cette stratégie qui consiste à vouloir empêcher
00:46:08tous les grands rassemblements festifs autour de cet événement,
00:46:11dont on savait, quel que soit le résultat,
00:46:13que ça allait mobiliser beaucoup de monde ?
00:46:16Et là, il y a quelque chose que je ne comprends pas.
00:46:20Et donc, il y avait une directive donnée au préfet pour refuser cela,
00:46:25je ne comprends pas,
00:46:26et on a le droit d'interroger à postériori
00:46:29si c'était une bonne ou une mauvaise idée.
00:46:31Je pense que c'était une mauvaise idée.
00:46:32Anita ?
00:46:42Je viens de vous le dire, les fans d'autres,
00:46:44et par ailleurs, sur ce sujet, j'ai fait un rapport parlementaire
00:46:51avant les Jeux Olympiques,
00:46:52soit la préparation des Jeux Olympiques,
00:46:54et j'ai fait un rapport parlementaire après les Jeux Olympiques
00:46:56sur un seul volet,
00:46:57qui était le volet sécuritaire des Jeux Olympiques,
00:47:00parce qu'une des grandes réussites des Jeux Olympiques en France,
00:47:04ça a été la réussite sécuritaire.
00:47:06Il n'y a pas eu un problème,
00:47:07tout a été extrêmement bien organisé.
00:47:10Inspirons-nous de ce qui s'est fait pendant les Jeux Olympiques.
00:47:13J'ai 10 préconisations dans mon rapport
00:47:16sur ce qu'on doit retenir
00:47:18de l'organisation de la sécurité des JO.
00:47:20Je ne vais pas m'étendre ici,
00:47:21on n'a pas le temps,
00:47:22mais je vous renvoie à ce rapport parlementaire.
00:47:25Il y a moyen de faire des grands événements
00:47:27dans ce pays festif et populaire,
00:47:30sans qu'il y ait de problème.
00:47:31Et puis, ce qui n'enlève rien au fait
00:47:34qu'il y a un acte délictueux,
00:47:37il faut le sanctionner et réprimer.
00:47:39Je n'ai pas de problème avec ça.
00:47:41Anita.
00:47:42Vous êtes élu dans la ville du Stade de France.
00:47:46Le nouveau maire a voulu désarmer la police municipale.
00:47:50Il y a eu un certain nombre de démissions.
00:47:52Où est-ce qu'on en est actuellement ?
00:47:54D'abord, ce que vous dites est faux.
00:47:57Il n'a jamais dit qu'il voulait désarmer.
00:47:59Non, j'ai fait sa campagne.
00:48:02Ce qui a été rapporté, en tout cas.
00:48:03Oui, c'est autre chose.
00:48:04Mais il n'a jamais dit ça.
00:48:06Il n'a jamais dit qu'il voulait désarmer la police municipale.
00:48:10Il a même dit qu'il confirmait l'armement
00:48:12de la police municipale.
00:48:13Il confirme la vidéo sur 20.
00:48:15Il retire.
00:48:16Il propose que progressivement,
00:48:18il ne remplace pas dans l'armement
00:48:21de la police municipale,
00:48:22qui, je rappelle, sont dotés d'armes létales,
00:48:24de taser, des bombes lacrymo, bien sûr.
00:48:29Il n'y a qu'un outil qui ne remplacera pas.
00:48:31C'est une arme qui ne remplacera pas.
00:48:34Au fur et à mesure qu'elles vont se périmer,
00:48:37c'est les LBD.
00:48:39Pour des raisons,
00:48:40je ne vais pas rentrer dans le détail,
00:48:43de cette arme particulière
00:48:45qui est dangereuse.
00:48:47Mais il n'a jamais dit, jamais,
00:48:51qu'il désarmerait la police municipale.
00:48:55Avec les policiers ou avec le maire ?
00:48:58Avec les deux, très bonnes.
00:49:01Très bonnes.
00:49:02On a été maire adjoint.
00:49:04J'ai été maire adjoint avec lui pendant 20 ans.
00:49:068 ans.
00:49:07Pas du tout.
00:49:08Hein ?
00:49:09Pardon.
00:49:10Je voulais vous questionner sur le budget 2027,
00:49:13vous entendre un petit peu là-dessus.
00:49:14Et le chemin semble particulièrement sinueux
00:49:16cette année pour le gouvernement.
00:49:18Comment vous percevez la chose ?
00:49:19Et double question,
00:49:20est-ce que vous partagez le constat
00:49:21qu'une loi spéciale serait dangereuse jusqu'à juillet ?
00:49:24Et est-ce que vous vous attendez peut-être cette année
00:49:26à voir arriver le scénario des ordonnances
00:49:27qui n'a jamais été appliqué
00:49:28et qui pourrait arriver cette année ?
00:49:34Le scénario...
00:49:35Moi, je ne sais pas.
00:49:36Ce que je souhaite,
00:49:37c'est qu'il fasse enfin un budget
00:49:45un budget social.
00:49:47C'est-à-dire un budget...
00:49:49Enfin, moi, vous savez,
00:49:50quand je vois...
00:49:51Enfin, je suis désolé,
00:49:52mais on arrive au terme des 10 ans
00:49:54de mandat d'Emmanuel Macron.
00:49:56J'entends Edouard Philippe et Gabriel Attal
00:49:58dire de leur côté
00:49:59qu'il faudrait remettre l'école
00:50:02au premier rang de nos priorités.
00:50:04On a un budget
00:50:06qui vient de supprimer 4 000 postes.
00:50:10Donc, vous interrogez n'importe quel député
00:50:12de droite comme de gauche.
00:50:13Vous allez lui demander
00:50:13ce que c'est que la situation
00:50:15de la rentrée scolaire
00:50:15dans sa circonscription.
00:50:17Et bon, donc, si vous voulez,
00:50:19est-ce que cette fois-ci,
00:50:20il va y avoir un budget
00:50:20qui va entendre
00:50:21que l'éducation nationale
00:50:24dans notre pays,
00:50:25la santé publique,
00:50:26l'hôpital public,
00:50:27que les grands services publics
00:50:28qui sont quand même
00:50:29les sous-bassements
00:50:31et les piliers
00:50:32de notre cohésion sociale
00:50:33doivent être respectés,
00:50:34qu'on doit avoir un budget
00:50:35qui soit orienté
00:50:36vers ce rééquilibrage
00:50:41et vers une meilleure répartition
00:50:44de l'impôt dans notre pays
00:50:45avec une contribution
00:50:48des plus riches
00:50:49et qu'on arrête
00:50:50de se transférer
00:50:51incessant depuis des années
00:50:55du travail vers le capital
00:50:56qui fait que cet équilibre
00:50:58qui avait été trouvé,
00:51:02en tout cas,
00:51:03dans la première moitié
00:51:03de la Vème République
00:51:07entre la rémunération
00:51:08du capital et du travail
00:51:09qui s'est totalement déséquilibrée
00:51:11depuis 20 ans.
00:51:12Eh bien,
00:51:13est-ce qu'on n'est pas en mesure
00:51:15d'essayer de retrouver
00:51:18cet équilibre ?
00:51:19On ne valorisera pas le travail.
00:51:21Vous savez,
00:51:22la Macronie,
00:51:22c'est aussi le doublement
00:51:24du smicard dans notre pays.
00:51:26C'est-à-dire qu'on a
00:51:28un salariat smicardisé.
00:51:30Alors,
00:51:30vous pouvez toujours parler
00:51:31de la valeur travail,
00:51:32mais la valeur travail,
00:51:33ce n'est pas éthéré.
00:51:34À un moment,
00:51:35le travail,
00:51:36on en reconnaît la valeur
00:51:38et on en reconnaît l'utilité
00:51:39aussi par la rémunération.
00:51:41Pas seulement,
00:51:41mais aussi par la rémunération.
00:51:43Voilà.
00:51:43Donc,
00:51:44soit c'est un budget
00:51:45qui se réoriente
00:51:47par rapport à ce qu'ont été
00:51:49les budgets
00:51:50sous Emmanuel Macron,
00:51:52soit ce n'est pas le cas
00:51:54et auquel cas nous y opposerons.
00:51:56Bon,
00:51:57je ne peux pas vous dire
00:51:58beaucoup plus.
00:51:58Et comme je n'ai pas
00:51:59beaucoup de doutes
00:52:00sur les intentions
00:52:01de Sébastien Lecornu,
00:52:02qui est quand même
00:52:02le dernier fondé de pouvoir
00:52:05d'Emmanuel Macron,
00:52:06il a quand même
00:52:07comme seule mission
00:52:08que de protéger
00:52:09le président de la République
00:52:10jusqu'au terme de son mandat.
00:52:12Eh bien,
00:52:12il va le protéger,
00:52:13je pense,
00:52:14en faisant un budget
00:52:15qui soit dans la continuité
00:52:17des précédents.
00:52:18Je pense qu'il n'y a pas
00:52:18beaucoup de surprises là-dessus.
00:52:20Donc,
00:52:20après,
00:52:20le chemin qu'ils choisiront
00:52:22pour le faire valoir
00:52:23ordonnance ou loi spéciale,
00:52:25je les laisse juger.
00:52:27Dans tous les cas,
00:52:29si le contenu du budget
00:52:31n'est pas changé
00:52:32par rapport
00:52:33à ce que je venais d'indiquer,
00:52:34il y aura opposition
00:52:36ou censure.
00:52:37De toute façon,
00:52:38est-ce que vous pensez sincèrement
00:52:39qu'à l'approche
00:52:39d'une présidentielle,
00:52:40un accord puisse être possible
00:52:41dans l'Assemblée
00:52:42telle qu'elle est composée
00:52:44actuellement ?
00:52:45Je ne pense pas,
00:52:46non,
00:52:46mais ils y ont cru
00:52:48l'an dernier.
00:52:49Ça a à moitié marché,
00:52:50d'ailleurs.
00:52:50On était plus loin
00:52:51de la présidentielle.
00:52:52Oui.
00:52:54Stéphanie
00:52:54et dans l'ordre,
00:52:55Yannick et Gilles.
00:52:57Oui.
00:52:58Pour revenir
00:52:59sur les affaires
00:53:00internes
00:53:01du PCF,
00:53:02il y a prochainement
00:53:03un congrès.
00:53:06Est-ce que
00:53:07il y aura
00:53:08d'autres candidats,
00:53:09selon vous,
00:53:10que Fabien Roussel ?
00:53:12Qui pourrait-il être ?
00:53:14Est-ce que vous pourriez
00:53:14vous-même être candidat ?
00:53:17Alors,
00:53:18d'abord,
00:53:19le congrès,
00:53:19il a lieu début juillet.
00:53:21Ce week-end,
00:53:22il y a un vote
00:53:23sur les textes.
00:53:23Il y a quatre textes.
00:53:25Le texte de la direction sortante,
00:53:28puis trois textes alternatifs,
00:53:30dont un
00:53:31dont je suis signataire
00:53:33avec plus d'un millier
00:53:36d'autres militants communistes,
00:53:39dont beaucoup de maires
00:53:42et d'élus,
00:53:42d'ailleurs,
00:53:43dont le nouveau maire
00:53:44de Nîmes,
00:53:44entre autres.
00:53:47Bon,
00:53:48voilà,
00:53:48donc,
00:53:49les militants communistes
00:53:51vont voter tout ce week-end.
00:53:52On aura un peu
00:53:53la répartition
00:53:56des équilibres,
00:53:57des rapports de force.
00:54:00Et à l'issue
00:54:01de ça,
00:54:03est-ce que
00:54:04Fabien Roussel
00:54:05sera conforté
00:54:06ou pas ?
00:54:06Je n'en sais rien.
00:54:08J'ai plutôt tendance
00:54:09à penser que oui.
00:54:11Et puis,
00:54:12ensuite,
00:54:13votre question,
00:54:13moi,
00:54:13je vais avoir
00:54:1764 ans.
00:54:21J'aspire...
00:54:22Enfin,
00:54:22je n'ai aucune ambition
00:54:24de ce point de vue-là.
00:54:26Après,
00:54:26le vrai sujet,
00:54:27ça va être celui
00:54:27de la présidentielle.
00:54:29Puisque,
00:54:30ensuite,
00:54:32si le Congrès
00:54:34relégitime
00:54:35Fabien Roussel
00:54:36et son orientation,
00:54:38eh bien,
00:54:39ensuite,
00:54:39il y aura un débat
00:54:40et un vote
00:54:41de premier week-end
00:54:42de septembre
00:54:43pour désigner
00:54:44un candidat communiste
00:54:45à la présidentielle.
00:54:46Et donc,
00:54:46c'est autour
00:54:47de cette question-là
00:54:47que va se nouer
00:54:48sans doute
00:54:50l'essentiel des débats.
00:54:56Chez nous,
00:54:56ça ne se passe pas
00:54:57trop comme ça,
00:54:57quoi.
00:54:58Mais,
00:55:01mais,
00:55:02pourquoi pas,
00:55:03oui,
00:55:03il est,
00:55:04il a l'âge
00:55:05pour l'être.
00:55:08pour rester sur la présidentielle.
00:55:10Est-ce que vous pensez,
00:55:12comme Jean-Luc Mélenchon
00:55:13l'a pensé
00:55:14et l'a dit
00:55:14en 2022,
00:55:16qu'une candidature
00:55:17de Fabien Roussel
00:55:18pourrait contribuer
00:55:19à le faire perdre,
00:55:20lui,
00:55:20Jean-Luc Mélenchon,
00:55:22et donc peut-être
00:55:23la gauche,
00:55:23je ne sais pas,
00:55:24mais en tout cas,
00:55:24lui,
00:55:25Jean-Luc Mélenchon.
00:55:29Je reviens
00:55:29à ce que je disais
00:55:30un peu tout à l'heure.
00:55:31moi,
00:55:31je pense que
00:55:35j'entends
00:55:37les uns
00:55:38et les autres
00:55:39et Fabien Roussel,
00:55:40entre autres,
00:55:40dire
00:55:41je ne crois pas
00:55:42aux gauches irréconciliables.
00:55:43Donc,
00:55:44on dit ça,
00:55:45lui,
00:55:46il dit ça,
00:55:46mais d'autres
00:55:47le disent également.
00:55:48Et puis,
00:55:48après,
00:55:48tout le comportement
00:55:49vise à faire
00:55:50la démonstration inverse.
00:55:51C'est-à-dire
00:55:52qu'on n'est pas
00:55:54conciliable.
00:55:55Moi,
00:55:55je crois
00:55:57qu'il faut
00:55:58à tout prix
00:55:58trouver
00:55:59les chemins
00:56:01de la plus grande
00:56:02unité à gauche
00:56:03à l'élection présidentielle
00:56:05parce qu'il y a
00:56:06le risque
00:56:07du Rassemblement
00:56:07national
00:56:08qui,
00:56:08à mon avis,
00:56:09doit dominer
00:56:10toutes les autres
00:56:11préoccupations.
00:56:13Et ensuite,
00:56:15quand on s'oppose
00:56:16au Rassemblement
00:56:16national,
00:56:17on doit aussi
00:56:19analyser
00:56:19les différentes
00:56:21causes
00:56:22de sa montée
00:56:23inexorable,
00:56:24notamment depuis
00:56:252017,
00:56:26alors que la promesse
00:56:27d'Emmanuel Macron
00:56:27était,
00:56:28en étant élu,
00:56:29de les reléguer,
00:56:30ça a été absolument
00:56:31à l'inverse,
00:56:31ce qui n'est pas étonnant
00:56:32parce que le Rassemblement
00:56:33national,
00:56:34il vient
00:56:34et le repli
00:56:37nationaliste
00:56:38ou le repli
00:56:38sur l'extrême droite,
00:56:41il vient aussi
00:56:43d'une impasse,
00:56:45à la fois
00:56:45une situation sociale
00:56:46qui se dégrade
00:56:47et d'une impasse
00:56:50sur les alternatives
00:56:50politiques.
00:56:51Donc,
00:56:51tous ceux
00:56:52qui,
00:56:52à gauche,
00:56:53ces 20 dernières
00:56:54années,
00:56:56ont choisi
00:56:58la gauche
00:56:59de l'accompagnement,
00:57:01la gauche
00:57:02du renoncement,
00:57:03la gauche
00:57:04des promesses
00:57:05desquelles on se détourne
00:57:06une fois élu,
00:57:09etc.,
00:57:09porte une responsabilité,
00:57:11peut-être inférieure
00:57:12à celle
00:57:13d'Emmanuel Macron,
00:57:14mais porte une responsabilité
00:57:15dans la montée
00:57:16du Rassemblement national.
00:57:17Donc,
00:57:17face à cela,
00:57:18la gauche,
00:57:19dans un moment,
00:57:20elle doit se rassembler,
00:57:21mais elle doit se rassembler
00:57:22en étant
00:57:23et en montrant
00:57:24absolument,
00:57:25clairement,
00:57:26sa volonté
00:57:27d'être une gauche
00:57:28de rupture
00:57:30et non pas
00:57:31une gauche
00:57:32d'accompagnement
00:57:33et de renoncement.
00:57:37Ça fait 47 ans
00:57:40que j'y suis
00:57:43et je m'en porte très bien.
00:57:45Et puis,
00:57:48comment ça,
00:57:49pas le PCJ ?
00:57:51J'ai gagné,
00:57:53j'ai regagné
00:57:54un siège
00:57:54qui avait été perdu
00:57:55en 2012,
00:57:56je l'ai regagné
00:57:57en 2017.
00:57:59Bon,
00:58:00je pense
00:58:00avoir beaucoup servi
00:58:03le Parti communiste
00:58:04depuis j'y suis.
00:58:06Je pense que
00:58:06ce n'était pas
00:58:07par rapport à vous,
00:58:07mais sur le Parti communiste
00:58:09en général.
00:58:11Gilles ?
00:58:11Juste pour poursuivre,
00:58:13pour qu'on comprenne bien,
00:58:15vous prenez d'abord
00:58:16l'unité,
00:58:17le rassemblement
00:58:17face au risque
00:58:19du RN,
00:58:20pour reprendre
00:58:21vos propos.
00:58:22Ça veut dire
00:58:23que donc ça,
00:58:24ça veut dire
00:58:24peut-être l'absence
00:58:25d'un candidat communiste.
00:58:27Ça veut dire
00:58:27que pour vous,
00:58:28la logique,
00:58:29il n'y aurait
00:58:29qu'un candidat communiste
00:58:31si cette unité
00:58:32ne se fait pas.
00:58:33J'ai bien compris ou pas ?
00:58:34Oui,
00:58:35sachant que par ailleurs,
00:58:38maintenant,
00:58:39on est dans une situation
00:58:40où de toute façon,
00:58:41deux élections
00:58:42s'entremêlent,
00:58:43c'est la présidentielle
00:58:44et la législative.
00:58:45Et donc,
00:58:46pour une force politique,
00:58:50son existence,
00:58:51parce que je comprends
00:58:52la préoccupation
00:58:54exprimée parfois
00:58:55de dire
00:58:55oui,
00:58:55mais si on n'est pas
00:58:56candidat à la présidentielle,
00:58:58sous la Ve République,
00:58:59telle qu'elle est faite,
00:59:00on s'efface,
00:59:01on disparaît du paysage.
00:59:03Moi,
00:59:03je ne crois pas ça.
00:59:04Je crois que
00:59:05l'élection majeure
00:59:06du non-effacement
00:59:07d'une force politique,
00:59:08c'est l'élection législative,
00:59:10parce que c'est
00:59:11l'existence
00:59:12d'un groupe
00:59:13à l'Assemblée
00:59:13et au Sénat
00:59:14qui vous permet
00:59:16d'être une force
00:59:18politique nationale
00:59:20plus que votre score
00:59:21à l'élection présidentielle.
00:59:22Je le pense
00:59:24et on peut remonter
00:59:27depuis le début
00:59:27de la Ve République,
00:59:28la gauche,
00:59:29et c'est présenté
00:59:29sous différentes formules,
00:59:33unies,
00:59:33pas unies,
00:59:34enfin bon,
00:59:34bref.
00:59:35Donc,
00:59:37moi,
00:59:38je pense
00:59:38que le sujet majeur
00:59:40pour une force
00:59:42comme le Parti communiste,
00:59:43avec la perte d'influence
00:59:44qui a été la sienne
00:59:46et la situation
00:59:47dans laquelle cette force est,
00:59:48je pense qu'elle devrait
00:59:49se consacrer prioritairement
00:59:52pour se prémunir
00:59:53de son effacement possible
00:59:56de la vie politique
00:59:56prioritairement
00:59:58sur la question législative
00:59:59et être
01:00:01en harmonie
01:00:02avec les aspirations
01:00:03de son électorat
01:00:06et des électeurs de gauche,
01:00:08être un agent unificateur
01:00:11pour la présidentielle
01:00:12et jouer la législative.
01:00:14Jacques,
01:00:15et puis Sébastien.
01:00:15Pour conclure
01:00:16ce qu'ont dit
01:00:17mes deux confrères,
01:00:18vous vous rappelez
01:00:20qu'en 2002,
01:00:22vous vous rappelez
01:00:23que Lionel Jospin
01:00:24qui était à un point
01:00:26d'être allé au second tour
01:00:27n'a pas pu y aller
01:00:29parce que Kristen Taubira,
01:00:30par exemple,
01:00:31a fait 2,3%.
01:00:32C'est le score, d'ailleurs,
01:00:34que vous avez fait
01:00:34aux dernières élections présidentielles.
01:00:36Il y a un sondage
01:00:37qui vient de sortir
01:00:38qui met la France insoumise
01:00:39à un point de...
01:00:42Alors, est-ce que...
01:00:44Ma question est la suivante.
01:00:45Est-ce que, pour éviter
01:00:46que se reproduise
01:00:47ce qui s'est produit en 2002,
01:00:49Jean-Luc Mélenchon,
01:00:50vous avez fait un appel du pied
01:00:51en disant
01:00:52écoutez, soutenez-nous
01:00:53au premier tour,
01:00:54ça résoudra tous les problèmes.
01:00:57Il l'a fait,
01:00:58un petit peu.
01:00:59Il a dit
01:01:01qu'il proposait
01:01:03notamment aux écologistes
01:01:05et aux communistes
01:01:07une...
01:01:07Je ne sais plus la formule,
01:01:08une alliance...
01:01:10Une alliance...
01:01:11Une alliance...
01:01:12Il y a un mot derrière,
01:01:14mais je ne me souviens plus
01:01:14lequel,
01:01:14alliance populaire,
01:01:15enfin bon,
01:01:16peu importe.
01:01:20Bien sûr, oui,
01:01:21enfin...
01:01:23J'ai aussi à l'esprit
01:01:24le fait que la gauche,
01:01:25en ce moment,
01:01:26toute famille politique
01:01:27de gauche confondue,
01:01:29réunit un étiage
01:01:31qui est très bas
01:01:33dans son histoire.
01:01:34On est à 30...
01:01:35Un tiers, à peu près,
01:01:37de l'électorat.
01:01:39Après, on sait aussi
01:01:40que les présidentielles
01:01:40et la politique
01:01:41et les élections
01:01:42de manière générale,
01:01:43c'est aussi des questions
01:01:43de dynamique.
01:01:44Et donc, moi, je pense
01:01:45que plus l'unité
01:01:49sera capable de se réaliser,
01:01:51plus la dynamique
01:01:52sera grande.
01:01:54Et donc, oui,
01:01:56je me souviens très bien
01:01:57de 2002.
01:01:58Il y avait Taubira,
01:01:59il n'y a pas que Taubira,
01:01:59il y avait aussi Robert H.
01:02:02Il y avait aussi Chevènement.
01:02:04Enfin bon, bref,
01:02:05il y avait...
01:02:07Voilà.
01:02:07Et je me souviens aussi
01:02:08que Lionel Jospin,
01:02:10ça a été d'ailleurs
01:02:11bien retracé
01:02:12dans un film récemment,
01:02:13un documentaire télévisé.
01:02:15Je me souviens aussi
01:02:16que Lionel Jospin,
01:02:17avant le premier tour,
01:02:18considérait que cette...
01:02:19c'est que cette diversité
01:02:21était une force
01:02:22pour le deuxième tour
01:02:23parce que personne
01:02:25n'imaginait
01:02:26qu'il puisse
01:02:27ne pas être au deuxième tour.
01:02:29Vous voyez,
01:02:29tout ça doit nous servir
01:02:30de leçon.
01:02:31Je suis bien d'accord avec vous.
01:02:32Sébastien.
01:02:33Sébastien Chabas,
01:02:34journaliste pour Le Point,
01:02:35indépendant.
01:02:36Est-ce que vous pensez
01:02:37que le sujet du logement
01:02:40sera l'un des sujets
01:02:41prioritaires de la présidentielle ?
01:02:43Est-ce que vous êtes prêt
01:02:44à donner des conseils
01:02:46au sein du Parti communiste
01:02:47et piloter ce sujet ?
01:02:49Et est-ce que vous en savez plus
01:02:51du projet loi relance logement
01:02:55en ce moment au Conseil d'État
01:02:57où ça, visiblement,
01:02:59ça traîne un peu ?
01:03:01Alors, ça fait beaucoup de questions,
01:03:02mais bon, moi,
01:03:03ce qui me surprend,
01:03:06c'est que si je devais faire
01:03:09la hiérarchie de tous
01:03:11des grands échecs de Macron,
01:03:14du président de la République,
01:03:16de la politique d'Emmanuel Macron,
01:03:21je mettrais l'école et le logement.
01:03:24Et bizarrement,
01:03:25je vois l'école et le logement
01:03:27revenir dans les discours
01:03:29des uns et des autres
01:03:30en faisant abstraction
01:03:31de tous les mauvais choix
01:03:33qui ont été faits
01:03:34depuis 10 ans dans ce domaine.
01:03:36Moi, je note
01:03:38que nous sommes le pays
01:03:39de l'Union européenne
01:03:40où la part du logement
01:03:41dans le budget des ménages
01:03:42est le plus élevé.
01:03:43Il est de 19%
01:03:45dans la moyenne
01:03:46de l'Union européenne,
01:03:47toutes catégories confondues,
01:03:50locataires, propriétaires,
01:03:51etc.
01:03:52On est à 28% en France
01:03:54et on est dans des proportions
01:03:57beaucoup plus élevées
01:03:57pour les familles populaires.
01:03:59C'est le principal facteur
01:04:01de dégradation du pouvoir d'achat
01:04:03en plus de la stagnation
01:04:05des salaires.
01:04:06Donc, bien évidemment,
01:04:09c'est un immense sujet.
01:04:11J'ajoute que le niveau
01:04:13de production de logement
01:04:14dans notre pays
01:04:15a atteint le niveau
01:04:18qui n'a jamais été aussi bas
01:04:20depuis 1991.
01:04:211991, c'était la guerre du Golfe
01:04:23avec une grande crise financière
01:04:26et immobilière
01:04:27qui s'en était suivie.
01:04:30Et alors qu'on n'a pas,
01:04:32sur la question du logement en France,
01:04:34de crise exogène
01:04:35comme on l'avait en 1991,
01:04:38on retrouve le plus bas niveau
01:04:40de production de logement
01:04:41dans notre pays.
01:04:42Et donc, tous les éléments
01:04:45et tous les choix politiques
01:04:47depuis 10 ans
01:04:48sont des choix qui ont aggravé
01:04:50la crise du logement.
01:04:51et on sait que le logement,
01:04:53il faut 3-4 ans
01:04:55pour en construire un
01:04:56entre les permis
01:04:58et la réalisation
01:04:59et que donc,
01:05:00toute réorientation
01:05:02d'une politique
01:05:02met pas mal de temps
01:05:04à avoir des résultats.
01:05:06Et comme on est aujourd'hui
01:05:07avec des politiques,
01:05:09surtout parmi ceux
01:05:11qui nous gouvernent,
01:05:12qui sont
01:05:16court-termistes
01:05:17par idéologie,
01:05:19le logement
01:05:21n'est pas dans leur scope.
01:05:24Je le disais
01:05:25en début de rencontre,
01:05:26les textes
01:05:26de votre journée
01:05:27d'initiative parlementaire
01:05:28sont examinés
01:05:29en commission
01:05:30hier et aujourd'hui,
01:05:32avant l'hémicycle
01:05:32de la semaine prochaine.
01:05:34Il y en a deux
01:05:34qui ont été adoptés
01:05:35en commission hier
01:05:36sur la réforme des bourses
01:05:37et sur l'utilisation
01:05:39des contenus culturels
01:05:40par les fournisseurs
01:05:42d'accès à une intelligence
01:05:43artificielle,
01:05:44ce qui fait beaucoup
01:05:44beaucoup de débats.
01:05:46Il y a d'autres textes
01:05:48sur la solidarité
01:05:50envers les retraités pauvres
01:05:53qui risquent de faire
01:05:54débat à gauche
01:05:54le suivant
01:05:55sur la recherche
01:05:57d'hydrocarbures
01:05:59dans les territoires
01:06:00d'outre-mer.
01:06:01On a beaucoup parlé aussi
01:06:02des relations
01:06:03entre la France insoumise
01:06:05et le reste de la gauche
01:06:06et vous en particulier.
01:06:08Vous reprenez,
01:06:08ce qui n'est pas si fréquent,
01:06:09une proposition de loi
01:06:11qui avait été adoptée
01:06:12en première lecture
01:06:13dans le cadre
01:06:13d'une niche parlementaire
01:06:15LFI
01:06:15sur la nationalisation
01:06:16d'ArcelorMittal.
01:06:17On voit bien les intentions.
01:06:18Il y a dix textes au total.
01:06:19On voit bien
01:06:20quelles sont vos intentions.
01:06:21Est-ce que vous espérez
01:06:23que certains,
01:06:24peut-être les premiers,
01:06:25puissent être adoptés
01:06:26la semaine prochaine
01:06:27dans l'hémission ?
01:06:27Qu'est-ce que vous attendez
01:06:29de votre niche
01:06:29créée du débat
01:06:30comme c'est le cas
01:06:31de certains groupes
01:06:32pour véritablement
01:06:33faire adopter
01:06:33un certain nombre
01:06:34de ces textes ?
01:06:35Les deux.
01:06:37C'est-à-dire
01:06:38les journées parlementaires,
01:06:40ça permet
01:06:40d'identifier,
01:06:42de nous identifier
01:06:43politiquement
01:06:43dans le débat public
01:06:45et puis aussi
01:06:45de faire avancer
01:06:46des textes.
01:06:47Même si quand on les fait
01:06:48avancer et voter,
01:06:49des fois,
01:06:49ça n'a pas de résultat.
01:06:50Parce que j'ajoute
01:06:51qu'il y a deux ans,
01:06:52on a fait voter un texte,
01:06:53je le rappelle quand même,
01:06:54pour le remboursement
01:06:57des frais
01:06:58des femmes victimes
01:07:00du cancer du sein
01:07:00et que les décrets
01:07:02d'application
01:07:03ne sont toujours pas pris.
01:07:04Ce qui est un vrai scandale.
01:07:05deux ans après,
01:07:07alors que ça ne coûte
01:07:08pas très cher
01:07:09et qu'il y a beaucoup
01:07:09de femmes
01:07:10en attente
01:07:10de ce remboursement
01:07:12à 100%
01:07:13des frais inhérents
01:07:14au cancer du sein.
01:07:17Donc, du coup,
01:07:18nous,
01:07:19nous pensons
01:07:21faire voter
01:07:22le texte
01:07:23sur la nationalisation
01:07:24d'Arcelor.
01:07:25D'abord,
01:07:25parce qu'il a été voté
01:07:26en première lecture
01:07:26à l'Assemblée nationale.
01:07:28C'était la niche
01:07:29de la France insouffise.
01:07:29Mais notre groupe
01:07:30communiste au Sénat
01:07:31l'a repris au Sénat.
01:07:33Donc, il vient en deuxi...
01:07:34Il a été rejeté,
01:07:35mais du coup,
01:07:36il revient en deuxième lecture
01:07:38à l'Assemblée nationale.
01:07:39Et j'ajoute
01:07:41qu'on peut toujours
01:07:43ergoter
01:07:44sur la réindustrialisation
01:07:45du pays.
01:07:46La matière première
01:07:47de l'industrie
01:07:48dans un pays,
01:07:49quel qu'il soit,
01:07:49c'est l'acier.
01:07:50Mais ça restera
01:07:52encore longtemps
01:07:53l'acier.
01:07:54Donc, si vous n'avez pas...
01:07:55Si vous n'avez plus d'acier
01:07:56ou si vous n'avez plus
01:07:57de maîtrise,
01:07:58si vous n'avez plus
01:07:58de souveraineté
01:07:59sur la production
01:08:00de l'acier
01:08:00dans votre pays,
01:08:01vous n'avez plus
01:08:03la matière première
01:08:04de la réindustrialisation
01:08:06de notre pays.
01:08:06Donc, on reste
01:08:07sur un discours,
01:08:08là encore,
01:08:09totalement intérêt.
01:08:10Parce que j'ai regardé
01:08:12la réunion lundi
01:08:13à Versailles
01:08:14de Chouze-France,
01:08:15mais enfin,
01:08:15ce n'est pas avec
01:08:16des data centers,
01:08:17pour en avoir beaucoup
01:08:20en Seine-Saint-Denis,
01:08:21ce n'est pas avec
01:08:21des data centers
01:08:22qu'on va réindustrialiser
01:08:24le pays.
01:08:24C'est utile,
01:08:25c'est nécessaire.
01:08:26Moi, j'ai contribué
01:08:27à en réaliser
01:08:28un certain nombre
01:08:28dans mon territoire,
01:08:30mais enfin,
01:08:31on est loin
01:08:33de l'importance
01:08:34pour la réindustrialisation
01:08:36que peut avoir
01:08:37notamment la production
01:08:38de l'acier.
01:08:39Je rappelle
01:08:39qu'ArcelorMittal
01:08:40continue
01:08:41et vient de décider
01:08:42de délocaliser
01:08:45des fonctions de support
01:08:46qui sont à Dunkerque
01:08:47et à Fosses-sur-Mer,
01:08:49en Inde,
01:08:51principalement.
01:08:52Et donc,
01:08:55nous espérons
01:08:56avoir le même vote
01:08:57en deuxième lecture
01:08:58qu'il y a eu
01:08:58en première lecture,
01:08:59c'est de faire voter
01:09:01ce texte
01:09:02sur la nationalisation.
01:09:03Il n'aura pas fini
01:09:04avec son parcours,
01:09:04mais enfin,
01:09:05il aura marqué
01:09:07une étape.
01:09:08Je pense,
01:09:09pareil,
01:09:09sur les bourses étudiantes
01:09:10et leur indexation
01:09:12sur l'inflation.
01:09:13Je pense qu'on a
01:09:14un certain nombre
01:09:15de textes
01:09:15très concrets
01:09:16qui peuvent aboutir.
01:09:19Et je ne désespère pas
01:09:20que la résolution
01:09:21de soutien
01:09:23au peuple cubain
01:09:24qu'on a pris soin
01:09:26de rédiger
01:09:27de telle manière
01:09:27à ce qu'il soit
01:09:29en conformité
01:09:30avec les positions
01:09:31historiques
01:09:31de la France
01:09:32aux Nations Unies
01:09:33qui,
01:09:33depuis 1992,
01:09:34votent toujours
01:09:37contre l'embargo
01:09:38américain
01:09:39vis-à-vis de Cuba
01:09:40et qui se double,
01:09:43au-delà
01:09:43de cette position historique,
01:09:45sur le nécessaire
01:09:45soutien humanitaire
01:09:47vis-à-vis d'un peuple
01:09:48qui n'a plus que
01:09:493 ou 4 heures
01:09:50d'électricité par jour
01:09:51avec toutes les catastrophes
01:09:53humanitaires en chaîne
01:09:54que ça entraîne
01:09:55pour un peuple
01:09:56qui, je le rappelle,
01:09:57pendant le Covid,
01:09:59nous a envoyé
01:09:59ses médecins
01:10:03aux Antilles,
01:10:04mais aussi
01:10:04dans un certain nombre
01:10:05de départements
01:10:06de la métropole.
01:10:08Dernière question
01:10:09de François.
01:10:10Attends, attends,
01:10:11attends, le micro.
01:10:11Attends, attends,
01:10:13le micro arrive.
01:10:14On termine la...
01:10:15Mais est-ce que Cuba
01:10:16reste un modèle
01:10:17du communisme,
01:10:18comme le disait
01:10:19Georges Marchais
01:10:19à l'époque,
01:10:20ou est-ce qu'il va
01:10:21disparaître
01:10:21et c'est peut-être
01:10:25pas à cause
01:10:26des aides
01:10:26que vous allez demander
01:10:27que le régime
01:10:29va s'effondrer
01:10:29lui-même ?
01:10:30Est-ce que
01:10:31c'est pas un modèle
01:10:32communiste
01:10:32qui s'effondre ?
01:10:36Moi, j'ai pas de modèle
01:10:37d'une part,
01:10:38mais je note
01:10:40que quand vous êtes
01:10:41un petit pays
01:10:42de 10 millions d'habitants
01:10:43et que vous avez
01:10:44un embargo
01:10:46de votre principal voisin
01:10:48qui, par ailleurs,
01:10:49est la première puissance
01:10:50du monde,
01:10:51vous avez pas
01:10:52les conditions
01:10:53pour vous développer.
01:10:54Donc ce serait quand même
01:10:54assez injuste
01:10:56de juger
01:10:56de la réussite
01:10:57de la politique
01:10:59économique de Cuba
01:11:01seulement à l'aune
01:11:03des choix
01:11:04fait par ses dirigeants
01:11:05quand il y a
01:11:06une telle contrainte
01:11:07extérieure
01:11:07qui pèse sur elle.
01:11:10Après, je note
01:11:10que c'est le taux
01:11:14d'alphabétisation
01:11:15le plus élevé
01:11:15de tous les pays
01:11:16d'Amérique latine
01:11:18et qu'ils fournissent
01:11:20des médecins
01:11:21partout dans le monde,
01:11:21y compris en France,
01:11:22pour nous aider
01:11:23quand on a une pénurie
01:11:24de médecins.
01:11:24Donc, bon...
01:11:28Philippe,
01:11:29votre axe
01:11:30au municipal
01:11:31avec LSI
01:11:33en Seine-Saint-Denis
01:11:34s'est fait,
01:11:34il me semble,
01:11:35un peu sur le dos
01:11:35des socialistes
01:11:37dont vous parlez pas beaucoup.
01:11:38Je crois qu'il y a un autre,
01:11:39Stéphane,
01:11:39le président du département
01:11:41Troussel,
01:11:41qui s'en inquiète.
01:11:43Je me demandais
01:11:43quel était votre prochain objectif,
01:11:45peut-être la reprise
01:11:46du département
01:11:48en 2028
01:11:48et pour qui,
01:11:49entre vous deux,
01:11:50pour le coup,
01:11:51LFI
01:11:51ou le PCF ?
01:11:56Franchement,
01:11:57c'est un peu tôt
01:11:57pour vous dire.
01:12:00Moi, je pense que...
01:12:05En fait,
01:12:06l'alliance
01:12:06avec la France insoumée,
01:12:08ça s'est pas fait
01:12:09sur le dos
01:12:10des socialistes,
01:12:11comme vous dites.
01:12:12Et c'est fait...
01:12:14Ça a permis
01:12:15de reconduire
01:12:16des municipalités
01:12:17d'union
01:12:18où il y avait
01:12:19des socialistes
01:12:20à Noisy-le-Seq,
01:12:21à Sevran,
01:12:22à Bobigny.
01:12:23On a reconduit
01:12:24l'union
01:12:27également
01:12:27à Montreuil.
01:12:29Bon.
01:12:29Après,
01:12:30il y a un certain nombre
01:12:31d'autres partis
01:12:31du département
01:12:32où le combat
01:12:35entre communistes
01:12:36et socialistes
01:12:37était plus rude
01:12:37et où...
01:12:38Bon, voilà.
01:12:39Moi, je note,
01:12:40j'ai toujours été étonné.
01:12:41Je m'en étais ouvert
01:12:42à Claude Bartholone
01:12:44à une époque.
01:12:45J'ai toujours été étonné
01:12:45qu'une ville
01:12:47imperdable
01:12:48par le Parti socialiste
01:12:49qui était
01:12:50Épinay-sur-Seine,
01:12:52qui était la ville
01:12:53du Congrès d'Épinay,
01:12:54qui était la ville
01:12:55de Bonne-Maison,
01:12:56qui a été perdue
01:12:57par Bruno Leroux
01:12:59dès son premier mandat
01:13:01en 2001,
01:13:02dans une ville
01:13:03qui vote à 60%
01:13:04à gauche,
01:13:05voire plus
01:13:06aux élections nationales,
01:13:08n'a jamais été
01:13:10au rang des priorités
01:13:12par le Parti socialiste
01:13:13de reconquête.
01:13:14Par contre,
01:13:15ils se sont attaqués
01:13:17avec beaucoup de vigueur
01:13:18à Saint-Denis,
01:13:19à Saint-Ouen
01:13:19ou à Aubervilliers
01:13:21dans des guerres fratricides
01:13:22entre socialistes
01:13:24et communistes.
01:13:25Donc,
01:13:25si vous voulez,
01:13:26je ne vais pas faire
01:13:28ce qui a commencé,
01:13:30mais enfin,
01:13:30bon,
01:13:31voilà,
01:13:32de la même manière,
01:13:34j'ai pris Épinay,
01:13:35je pourrais vous prendre
01:13:36Drancy,
01:13:37vous avez Jean-Christophe Lagarde
01:13:39qui redevient maire
01:13:40après avoir mis sa femme
01:13:44au poste de maire
01:13:45le temps qu'il était inéligible.
01:13:47Enfin bon,
01:13:47on est dans des histoires
01:13:50de baronies
01:13:51qui ne sont plus de ce siècle,
01:13:52me semble-t-il,
01:13:54et pourtant,
01:13:55tout le monde
01:13:56les laisse tranquilles.
01:13:57C'est quand même curieux.
01:13:58Une toute dernière question
01:13:59de Yannick.
01:14:00Oui,
01:14:00une dernière,
01:14:00vous constatez avec raison,
01:14:02je pense,
01:14:03un racisme au quotidien
01:14:04vis-à-vis des gens
01:14:05des banlieues
01:14:06pour parler clair
01:14:07des arabes
01:14:07ou des musulmans.
01:14:08Je pense que,
01:14:09est-ce que vous constatez également,
01:14:11notamment dans le 93
01:14:11ou dans les 95,
01:14:13par exemple,
01:14:14à Sarcelles,
01:14:14une poussée
01:14:15d'antisémitisme ?
01:14:17Je constate partout
01:14:18en France
01:14:20une poussée
01:14:20d'antisémitisme.
01:14:22Parce que moi,
01:14:22je suis de la Seine-Saint-Denis,
01:14:24non seulement j'y habite,
01:14:25j'y ai élevé mes enfants,
01:14:26mais je suis aussi breton,
01:14:27donc je vais,
01:14:28et j'ai aussi une partie
01:14:29de ma famille en Bretagne,
01:14:31la montée du racisme
01:14:32et dans les racismes,
01:14:34la montée de l'antisémitisme
01:14:35est une réalité
01:14:37que nous constatons
01:14:38partout sur le territoire,
01:14:40y compris en Seine-Saint-Denis.
01:14:42Ce que je note,
01:14:43c'est que quand il y a eu
01:14:44les attaques
01:14:45contre Bali Bagayoko
01:14:46après son élection
01:14:47comme maire
01:14:48et qu'il y a eu
01:14:49la manifestation du 4 avril
01:14:51devant la mairie de Saint-Denis,
01:14:52on a eu un magnifique appel
01:14:54du rabbin de Saint-Denis
01:14:56à manifester.
01:14:58et que l'antisémitisme
01:15:03doit être combattu
01:15:04et que franchement,
01:15:06dans la réalité quotidienne
01:15:08d'une ville comme Saint-Denis,
01:15:10qui a deux synagogues,
01:15:13trois mosquées,
01:15:14un temple protestant,
01:15:17une église orthodoxe,
01:15:19bien évidemment la basilique
01:15:20et de nombreuses églises,
01:15:22en fait,
01:15:23il y a une histoire
01:15:25de cohabitation
01:15:27des religieux
01:15:28et des croyants
01:15:29qui n'est pas si mauvaise
01:15:31que ça
01:15:31dès lors
01:15:32qu'on est intransigeant
01:15:34sur la question
01:15:35de l'antisémitisme
01:15:36et du racisme.
01:15:37Et je constate
01:15:38ça a monté,
01:15:40mais partout en France.
01:15:42partout.
01:15:44Et que,
01:15:45et que il y a,
01:15:47pour le coup,
01:15:48je ne pense pas
01:15:48que l'antisémitisme
01:15:49soit résiduel.
01:15:52Merci Stéphane Peux
01:15:53pour cette heure passée
01:15:54en auto-compagnie.
01:15:54Vous voyez,
01:15:54finalement,
01:15:55ça passe vite,
01:15:56une heure trop vite.
01:15:57Merci à tous,
01:15:58bon après-midi.
01:15:58Merci.
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