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Venez vers l’humanité, internat, mon amour https://www.amazon.fr/dp/B0H37HN649/ref=sr_1_1?crid=2WTY3XH5OHPZ7&dib=eyJ2IjoiMSJ9.zLQ1Rcv82uUhB3sk8GzAOimeWVzHaux6omSsZN78j2A.acJ_ycnj2SNNPAMuqO2aymiiUBnl3q2kWkT3VdvqyHk&dib_tag=se&keywords=internat%2Cmon+amour&qid=1780041846&sprefix=%2Caps%2C122&sr=8-1
Découvrez « Le Vent me juge », un nouveau texte du projet Fuir le blanc, où la mer, le ciel et les oiseaux semblent réclamer des comptes à une humanité qui laisse trop souvent sa trace derrière elle.
Bonne écoute.
Le vent se lève, la mer gronde et la nature semble demander des comptes. Dans ce texte du projet Fuir le blanc, la culpabilité écologique, la fragilité humaine et le rapport au monde se mêlent dans une fable poétique où les éléments deviennent juges de nos excès.

#FuirLeBlanc #Poésie #Nature #Écologie #TextePoétique #lacageinvisible
Écrire, c’est frapper contre l’invisible.

🖋️ Un texte de Jean Genat — La Cage Invisible
Transcription
00:00Le vent n'a rien demandé, il m'a bousculé sur la jetée.
00:04Pressé sans doute, la mer démontée, nature en colère, pourquoi pas ?
00:11Les éléments ont leur humeur, le ciel gris se mêle à la dispute.
00:17L'humain et ses turpitudes, les oiseaux volent sur le dos.
00:23J'aurais envie de les interpeller, ce qui nous environne se ligue contre nous.
00:30Paranoïa de l'instant, une cigarette oubliée, vogue sur l'écume.
00:36Le paysage un peu moins sauvage, trace de notre passage.
00:41Est-ce pour cela que le vent m'a malmené ?
00:45Nous aurions déçu un dieu, une déesse.
00:49A chaque pas, quelque chose de notre surconsommation nous suit.
00:54Un papier, une frite abandonnée.
00:57Ma conscience me travaille, pénitent dans l'âme.
01:02Ce n'est pas de ma faute !
01:04Un cri lancé par un être fragile sur la jetée, l'humanité incarnée.
01:11J'ai fait un geste et ramasse ici et là une ancienne carte postale, un sac en plastique.
01:18Le vent a cessé, la mer redevient d'huile.
01:24Les oiseaux reviennent frôler mes pas.
01:26Ai-je rêvé ?
01:28Un cauchemar éveillé ?
01:30Demain, promis, je ne laisserai rien sur cette plage sauvage.
01:35Peut-être alors, le vent me pardonnera.
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