00:00Mon stylo court, il prend ses aises, l'important n'est plus de dire, mais de ne pas taire, tout
00:11à fait.
00:12Alors j'écris à côté, je contourne, je glisse entre les lignes, comme on évite une balle perdue.
00:22Ne rien dénoncer, disais-je, mensonge doux, mensonge utile.
00:30Le monde tonne, pas comme un dieu, un homme, un homme qui appuie, qui signe, qui décide, qui joue avec
00:42des vies.
00:43Comme avec des clubs bien alignés, sur un green trop parfait, mon bic gratte, lui ne vote pas, ne tranche
00:54pas, ne tue pas.
00:56Et moi, j'écris, rose, miel, douceur, comme on met des fleurs sur une plaie ouverte.
01:09Regardez-moi, hurle-t-il, je suis grand ? Oui.
01:14Mon stylo continue, indifférent ou lâche, je ne sais plus.
01:20Je peux écrire, je peux taire, je peux adoucir ce qui brûle.
01:26Alors, est-ce encore moi qui écris ?
01:32Ou déjà, quelqu'un qui arrange le monde pour pouvoir le supporter ?
01:40Merci.
01:40Merci.
01:41Merci.
01:43Merci.
01:43Merci.
01:43Merci.
01:43Merci.
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