Passer au playerPasser au contenu principal
Un texte poétique dérangeant sur le pouvoir, la guerre et notre manière de regarder le monde sans vraiment le voir. Entre douceur apparente et violence sous-jacente, ce texte interroge notre place face au chaos, notre tendance à adoucir l’insupportable, et le rôle de l’écriture dans un monde où tout continue malgré tout.
#poesiederangeante #poesiesombre #texteengage #poesieguerre #critiquedupouvoir #lacageinvisible
Transcription
00:00Mon stylo court, il prend ses aises, l'important n'est plus de dire, mais de ne pas taire, tout
00:11à fait.
00:12Alors j'écris à côté, je contourne, je glisse entre les lignes, comme on évite une balle perdue.
00:22Ne rien dénoncer, disais-je, mensonge doux, mensonge utile.
00:30Le monde tonne, pas comme un dieu, un homme, un homme qui appuie, qui signe, qui décide, qui joue avec
00:42des vies.
00:43Comme avec des clubs bien alignés, sur un green trop parfait, mon bic gratte, lui ne vote pas, ne tranche
00:54pas, ne tue pas.
00:56Et moi, j'écris, rose, miel, douceur, comme on met des fleurs sur une plaie ouverte.
01:09Regardez-moi, hurle-t-il, je suis grand ? Oui.
01:14Mon stylo continue, indifférent ou lâche, je ne sais plus.
01:20Je peux écrire, je peux taire, je peux adoucir ce qui brûle.
01:26Alors, est-ce encore moi qui écris ?
01:32Ou déjà, quelqu'un qui arrange le monde pour pouvoir le supporter ?
01:40Merci.
01:40Merci.
01:41Merci.
01:43Merci.
01:43Merci.
01:43Merci.
01:43Merci.
01:43Merci.
Commentaires

Recommandations