00:00Un corbeau sur une barrière, une journée d'hiver, le ciel disparu, l'herbe haute desséchée,
00:09le paysage semble avoir oublié sa couleur, le monde chuchote,
00:15le chemin à peine visible, mes pas me portent vers l'inconnu,
00:21un lourd fardeau sur les épaules, une armure pour affronter le froid,
00:26lèvres gercées, mains dans les poches, il est temps de se poser,
00:32l'avenir n'est fait que d'aujourd'hui, clôture au fil barbelé, me voilà obligé d'obliquer,
00:41trouver une issue, et si je passais outre, mes gratiniers, est-ce bien la peine ?
00:48L'adversité, toujours un combat, et s'il y avait un passage plus loin,
00:57longer me semble la meilleure solution, jusqu'où ?
01:01Au bout du sentier, ailleurs encore, le brouillard mâche le paysage lentement,
01:08il retire les contours, me fait accroire que là-bas tout est clair,
01:13le chemin dégagé, à chaque pas un pieu nouveau, agrémenté de ces foutus barbelés,
01:22il faut aller, ou chercher ses vérités, c'est créer son destin,
01:29ce brouillard épais m'empêche de voir, je ne distingue déjà plus mes propres traces.
01:37C'est parti, c'est parti.
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