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Un corbeau sur une barrière, un sentier à peine visible, des barbelés, un brouillard qui retire les contours du monde. Un texte poétique issu de l’univers Fuir le blanc, entre errance intérieure, doute et disparition progressive des repères.
Une marche vers l’inconnu où le paysage semble oublier sa couleur, jusqu’à ne plus reconnaître ses propres traces.
Écrire, c’est frapper contre l’invisible.
#Poésie #Brouillard # Introspection #LaCageInvisible #FuirLeBlanc #Littérature

🖋️ Un texte de Jean Genat — La Cage Invisible
Transcription
00:00Un corbeau sur une barrière, une journée d'hiver, le ciel disparu, l'herbe haute desséchée,
00:09le paysage semble avoir oublié sa couleur, le monde chuchote,
00:15le chemin à peine visible, mes pas me portent vers l'inconnu,
00:21un lourd fardeau sur les épaules, une armure pour affronter le froid,
00:26lèvres gercées, mains dans les poches, il est temps de se poser,
00:32l'avenir n'est fait que d'aujourd'hui, clôture au fil barbelé, me voilà obligé d'obliquer,
00:41trouver une issue, et si je passais outre, mes gratiniers, est-ce bien la peine ?
00:48L'adversité, toujours un combat, et s'il y avait un passage plus loin,
00:57longer me semble la meilleure solution, jusqu'où ?
01:01Au bout du sentier, ailleurs encore, le brouillard mâche le paysage lentement,
01:08il retire les contours, me fait accroire que là-bas tout est clair,
01:13le chemin dégagé, à chaque pas un pieu nouveau, agrémenté de ces foutus barbelés,
01:22il faut aller, ou chercher ses vérités, c'est créer son destin,
01:29ce brouillard épais m'empêche de voir, je ne distingue déjà plus mes propres traces.
01:37C'est parti, c'est parti.
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