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  • il y a 3 jours
Une forêt qui murmure encore.
Des arbres centenaires qui disparaissent.
Un monde de béton, sans ombre, sans refuge.
Texte extrait de l’univers de Fuir le blanc — une poésie fragmentaire entre malaise climatique, disparition du vivant et effacement du sensible.

Écriture : Jean Genat / La Cage Invisible.
#Forêt#TextePoétique#Nature#Béton#Écologie#PoésieFrançaise
Transcription
00:00L'esprit de la forêt me hante, les conifères, les châtaigniers, des arbrisseaux malingres, chétifs, agonisent, toquent à nos portes,
00:16quémandent un peu de considération, les fumées crachent une passion productiviste,
00:24laissé croître les pins sylvestres, maritimes, le regard narquois de la toute-puissance d'un marché boursier, pariant sur la
00:38faiblesse de la forêt, les arbres centenaires ne seront bientôt plus là pour nous raconter la bêtise des siècles passés,
00:51des navires, tout de bois vêtus, des conquêtes de terres lointaines.
00:59L'esprit de la forêt nous touche légèrement l'épaule, nous murmure à l'oreille, laisser vivre le chêne, le
01:12chêne vert et autres pubescents,
01:15Un enfant tousse, un vieillard trépasse, un peu d'asthme peut-être, les grands feuillus se balancent, sortent d'incantations
01:29du raisonnable,
01:30Nous sommes les puits à CO2, le charme déploie ce qu'il lui reste de bonté pour ce petit dôme
01:42venu se protéger d'une chaleur harassante.
01:47Le merisier ne veut pas disparaître, il crie grâce et nous invite à l'ordre durable, non, rien n'est
02:01immuable.
02:02Adieu la blancheur des cimes enneigées, les épicéas, les sapins, les hivers reposant à la froidure mordante.
02:16Bientôt ne restera que le gris, le béton n'a pas d'ombre.
02:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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