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  • il y a 4 heures
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😹
Amusant
Transcription
00:00:08Musique
00:00:18Pour ceux qui ne sont jamais venus à un de mes spectacles,
00:00:21je fais globalement toujours la même chose.
00:00:24Je raconte ce qui s'est passé dans ma vie depuis le dernier
00:00:27et il m'est arrivé un truc extraordinaire.
00:00:30J'ai été invité à l'Elysée.
00:00:37Alors c'est la deuxième fois que je suis invité à l'Elysée.
00:00:40La première c'était sous François Hollande.
00:00:42Alors vous allez dire, pourquoi Éboué, le comique, est invité par Hollande ?
00:00:46C'était l'époque de la crise des subprimes et il voulait mon avis.
00:00:52Non, t'avais Raoul Castro, le président cubain de l'époque, qui était invité.
00:00:56Il se trouve que j'ai fait deux films à Cuba.
00:00:58Bon, j'ai pas été, j'avoue, ça aurait été le vrai Castro, le frère fidèle.
00:01:03Là, j'y allais.
00:01:03Là, t'as rendez-vous avec l'histoire.
00:01:05Hé, moi je vous le dis ce soir, ça reste entre nous.
00:01:08Indépendamment de toute considération idéologique,
00:01:11je croise Hitler dans la rue,
00:01:13il y a selfie.
00:01:16T'imagines le buzz sur les réseaux sociaux, hein ?
00:01:18Ah bah qui c'est qui est à Dubaï ?
00:01:19Hé, connache, je suis avec Adolf, il se passe un truc, tu vois.
00:01:23Et donc là, je suis invité par Emmanuel Macron.
00:01:26Je vais vous dire pourquoi après,
00:01:27mais il faut savoir qu'on a deux points communs avec le président Macron.
00:01:31On est tous les deux nés en 1977,
00:01:34et on a fréquenté le même établissement scolaire,
00:01:38la Providence à Amiens.
00:01:39Et là, les plus futés de la salle se disent,
00:01:41donc potentiellement, t'as été dans la même classe que Macron.
00:01:44Non, et non, puisqu'il avait un an d'avance,
00:01:47et j'avais un an de retard.
00:01:50Pour ça que t'en as un qui finit comique,
00:01:51et l'autre président.
00:01:53Et donc là, je suis invité parce que j'ai participé
00:01:55à la création d'un film que vous avez peut-être vu,
00:01:57c'est Tout Simplement Noir.
00:01:59Et il m'invite donc à parler, je déteste ce terme,
00:02:02diversité, et notamment du nom des rues.
00:02:04Il trouve qu'il y a trop de noms d'hommes blancs
00:02:07pour le nom des rues.
00:02:07Voilà, moi je te dis, le nom de ma ruche,
00:02:09je n'en ai strictement rien à foutre.
00:02:11Voilà, je peux habiter impasse Nordal-le-Landais.
00:02:18Je l'amiterai moins d'amis après 22 heures,
00:02:20mais ça me va, quoi.
00:02:23Et donc, évidemment, quand je dis à mes potes,
00:02:26je suis invité à l'Elysée,
00:02:27tout de suite, je deviens un peu le délégué de classe.
00:02:30Ils sont tous là,
00:02:31tu pourras parler de ma pension alimentaire ?
00:02:34Tu es là, ouais, je vais essayer.
00:02:36Et tu pourras parler,
00:02:37parce qu'il y a un arbre dans le jardin de mon voisin,
00:02:39ça branche, ça dépasse dans le mien.
00:02:41Je lui dis, ouais, je vais essayer.
00:02:42Et tu pourras parler de Adama Traoré ?
00:02:45Ouais, elle dépasse de combien,
00:02:46la branche dans ton jardin ?
00:02:50Et là, il me dit, ah, tu te dégonfles.
00:02:52Je lui dis, non, je n'ai pas peur.
00:02:53Il me dit, si, je lui dis, non,
00:02:54Macron, on a le même âge,
00:02:55on va être dans la même école,
00:02:56je n'ai pas peur.
00:02:57Il me dit, bah, vas-y, Black Lives Matter.
00:02:59Je lui dis, ouais, Black Lives Matter.
00:03:01Et il me chauffe toute la soirée en mode,
00:03:03Black Lives Matter.
00:03:04Moi, j'arrive le lendemain à l'Elysée,
00:03:07remontée à bloc,
00:03:07je suis là, Black Lives Matter.
00:03:08J'arrive devant le poste de flic devant,
00:03:10je suis là, Black Lives Matter !
00:03:12Enfin, j'y pense, finalement,
00:03:13je fais, bonsoir, messieurs.
00:03:15J'ai rendez-vous personnellement
00:03:17avec le président de la République.
00:03:18J'arrive, je traverse la grande cour de l'Elysée.
00:03:21Là, je commence à emmener un peu moins large,
00:03:22c'est impressionnant,
00:03:23c'est quand même là où Kadhafi a fait son camping.
00:03:27Il reste d'ailleurs son vieux barbecue
00:03:28dans un coin avec quelques merguez dessus,
00:03:31celle que Sarko lui a mise dans le cul après.
00:03:41J'arrive, je rentre dans le palais,
00:03:43là, impressionnant,
00:03:44tu sais, les dorures, les moulures.
00:03:45T'as un mec en costume qui t'accueille.
00:03:47Bonsoir, monsieur Éboué, votre manteau,
00:03:48vous voulez boire quelque chose ?
00:03:49Je suis là, Black Lives Matter.
00:03:50Un petit four ?
00:03:51Oui, je vais en prendre trois quand même.
00:03:53J'arrive dans la grande salle de réception de l'Elysée,
00:03:56Macron au milieu,
00:03:57on regarde le film tous ensemble,
00:03:59et là, vient des échanges avec tout le monde.
00:04:01Tous les acteurs de la diversité, mon cul, sont là, tu vois.
00:04:03Et là, il n'a pas le temps,
00:04:05il est président, t'as son intendant qui est là.
00:04:06Allez, faut y aller, monsieur Macron.
00:04:07Non, parce qu'aujourd'hui, c'est les nègres,
00:04:09demain, on a les bouignoux,
00:04:09là, là, là, là, là, là, là.
00:04:11Mercredi, c'est les pédés,
00:04:12allez, faut y aller, là, là, là, là, là, là.
00:04:14Et arrive le fameux échange du nom des rues
00:04:17et tous, ils font des propositions,
00:04:19ils sont là.
00:04:19Oui, oui, boulevard Aimé-Césaire, oui.
00:04:23Avenue Joséphine Baker, oui, monsieur Éboué.
00:04:26Euh, place, euh, Francky, Vincent.
00:04:33Là, tout le monde éclate de rire,
00:04:35Macron aussi.
00:04:36Pendant une heure et demie,
00:04:37je fais le bouffon du roi.
00:04:39L'imite, il était,
00:04:40ah, il est con, je l'aime bien,
00:04:42après, ils sont tous allés faire
00:04:45des selfies de Fayot avec lui.
00:04:47Moi, j'arrive un peu en terrain conquis,
00:04:48je fais, euh, bonsoir, Emmanuel.
00:04:50Où c'est qu'on était dans la même école ?
00:04:52À la Providence, à Amiens.
00:04:54Et là, il me dit, vous êtes qui ?
00:04:59Et c'est là que je comprends
00:05:01que, autant moi,
00:05:03quand je suis en spectacle
00:05:05ou en interview,
00:05:06je dis partout,
00:05:07vous savez que je suis dans la même école que Macron,
00:05:10autant lui,
00:05:14quand il est au téléphone avec Poutine,
00:05:16il dit, bah, au fait,
00:05:16c'est que je suis dans la même école avec Fab.
00:05:19Bon, après, j'ai un peu eu le droit
00:05:20d'errer dans les couarts l'Elysée,
00:05:22j'avais enchaîné le whisky,
00:05:23j'étais un peu bourré,
00:05:24j'ai essayé d'ouvrir toutes les portes,
00:05:25qu'il y a une fois dans ta vie,
00:05:26tu profites.
00:05:27À un moment, ils me disent,
00:05:27allez, faut y aller, M. Éboué.
00:05:29Je leur dis, je vais faire un petit pissou,
00:05:30j'ai un peu bu.
00:05:31Et là, c'est pas des blagues.
00:05:33Qui, je crois,
00:05:34ce qui sort des chiottes de l'Elysée,
00:05:35tu vois qui c'est,
00:05:36le porte-parole du gouvernement ?
00:05:39Gabriel Attal.
00:05:40Celui, il a une gueule,
00:05:41on a l'impression qu'il a 13 ans et demi.
00:05:43Chaque fois qu'il parle,
00:05:44t'as envie de dire,
00:05:44ta gueule,
00:05:45on parle entre adultes, là.
00:05:48Et là, je te jure,
00:05:49il est en train de sortir des chiottes
00:05:50avec sa gueule de 13 ans.
00:05:52Il devait être en train de se branler.
00:05:56Là, moi, je me mets à pisser,
00:05:58je reprends un peu de poil de la bête,
00:05:59je suis là,
00:06:00Black Lives Matter,
00:06:01Black Lives Matter.
00:06:03j'étais à deux doigts
00:06:04de marquer Brigitte Suss au 06 24.
00:06:21Mais tu vois,
00:06:23j'ai hésité à y aller à l'Elysée
00:06:24parce que je méfie
00:06:25de la récupération des politiques
00:06:27et un pote à moi m'a dit,
00:06:28vas-y, ça te fera toujours un sketch.
00:06:30Donc c'est pour vous ce soir,
00:06:31merci, voilà.
00:06:38Mais cela dit,
00:06:40moi, tout ce débat hypocrite
00:06:41sur la diversité,
00:06:42je n'en peux plus.
00:06:43Parce que, tu sais,
00:06:44il y a toujours les histoires
00:06:44de discrimination positive.
00:06:46Oui, plus de Noirs à la télé.
00:06:48T'as remarqué ?
00:06:49C'est jamais des vrais Noirs
00:06:50qui te mettent.
00:06:51Toujours des métisses.
00:06:52C'est pour le côté un peu typonche,
00:06:54zou, que ça passe mieux.
00:06:55Tu vois, il y a un côté plus festif.
00:06:57Et moi, ça me fait chier,
00:06:59ces métisses partout,
00:06:59parce que, à la base,
00:07:01quand je suis né dans les années 70,
00:07:03en tant que métisse,
00:07:04j'étais une denrée rare.
00:07:06Mon père, il va chercher ma mère
00:07:08en Normandie,
00:07:09dans le fin fond du pays d'Auge,
00:07:11pour vous dire,
00:07:11ma grand-mère maternelle,
00:07:13les seuls Noirs qu'elle avait vus
00:07:14dans sa vie,
00:07:15c'était ceux de 44,
00:07:16les Noirs américains
00:07:17qui débarquaient.
00:07:18Quand mon père,
00:07:19il débarque de Douala,
00:07:19je peux dire que, limite,
00:07:21elle regrette les Allemands.
00:07:23Ah ben, il faut comprendre,
00:07:24le pays d'Auge,
00:07:25les années 70,
00:07:26le seul métissage qu'il connaissait,
00:07:28c'est quand un âne montait une jument.
00:07:31Et je dis pas ça par rapport à mon père,
00:07:32même si...
00:07:36Et donc,
00:07:37cette mode du métisse,
00:07:39des beaux métisses partout,
00:07:41dans les pubs,
00:07:42les JT,
00:07:43des belles métisses,
00:07:44avec des beaux cheveux,
00:07:45j'ai l'impression qu'ils me narguent.
00:07:49Les gens se foutent même de ma gueule
00:07:51sur les réseaux sociaux,
00:07:52ils font des montages photos.
00:07:54Tu vois qui c'est,
00:07:55Marcelo, le footballeur ?
00:07:57Il joue à Madrid,
00:07:59beau gosse, métisse,
00:08:00avec des beaux cheveux.
00:08:01Ils mettent sa photo,
00:08:02ils mettent ma photo à côté,
00:08:04et entre les deux,
00:08:05ils mettent après prolongation.
00:08:15Et ils font pas avec le chanteur The Weeknd,
00:08:18tu vois qui c'est ?
00:08:18Canadien, chanteur, métisse, beau gosse,
00:08:21ils mettent sa photo,
00:08:22ils mettent ma photo à côté,
00:08:24ils mettent The Weeknd, lundi matin.
00:08:28Arrête d'applaudir, connard.
00:08:33Ah, cette mode du métisse,
00:08:35combien de potes blancs à moi me disent
00:08:37« Ah, j'adore les filles black,
00:08:39mais pas trop foncées quand même. »
00:08:41Non, plus clair.
00:08:42T'as l'impression qu'ils sont en train
00:08:43de choisir un canapé chez Queer Center.
00:08:46Ah bah, t'as vu la nouvelle femme
00:08:47de Vincent Cassel,
00:08:48tu l'as vue ou pas ?
00:08:49Tina, un mannequin,
00:08:51une métisse,
00:08:5230 ans d'écart,
00:08:53ils ont...
00:08:54Il paraît qu'ils allaient ensemble
00:08:56depuis des années en vacances
00:08:57au même endroit,
00:08:58ils la pistent depuis,
00:08:59tu sais, à la jumelle,
00:09:00il attend son heure, Vincent.
00:09:06Grandis, grandis.
00:09:11Ouais, elle a retiré les flotteurs.
00:09:16Avec sa femme de l'époque,
00:09:17Monica Bellucci,
00:09:18qui devait passer derrière.
00:09:19« Bah, qu'est-ce que tu fais, Vincent ? »
00:09:20« Non, moi, je regarde les mouettes, là.
00:09:23Il y en a une qui t'a chier
00:09:25sur le pantalon. »
00:09:25« Ah, ah, ouais. »
00:09:30T'as compris ?
00:09:30Par rapport à...
00:09:39Alors, chez les femmes,
00:09:41c'est un peu différent.
00:09:42Les femmes, elles ne veulent pas
00:09:43être avec un métisse,
00:09:44elles veulent un bébé métisse.
00:09:46Et ça, ça vient d'un type de femme.
00:09:48J'en parlais dans mon précédent spectacle.
00:09:50Ce sont des femmes blanches
00:09:52qui ne sortent qu'avec des hommes noirs.
00:09:54Elles les enchaînent,
00:09:54j'appelle ça des négrophiles.
00:09:56Il y en a peut-être ce soir dans la salle.
00:09:58Ah, madame rigole.
00:09:59Ah, elle se cache.
00:10:01Carrément, elle était comme ça.
00:10:02Oh là, tu vois.
00:10:04Voilà, elle a éclat noir,
00:10:05mais c'est pas le premier, c'est ça.
00:10:06Donc, elle est négrophile, tu vois.
00:10:09Et sa récompense, à la fin,
00:10:11c'est le petit métisse.
00:10:12Voilà, je sais pas.
00:10:12Tu vois, après 2332 kilomètres de bites
00:10:16de Pointe-à-Pitre à Bamako,
00:10:18en passant par Douala,
00:10:20elle reçoit le métisse d'or.
00:10:29Et ça, ça vient d'une chose,
00:10:32et je préfère mettre en garde
00:10:33tous les parents blancs de la salle,
00:10:34ça vient du rap.
00:10:36Si votre adolescente écoute du rap,
00:10:38méfiez-vous.
00:10:39Même des morceaux très anodins.
00:10:41Ramenez la coupe à la...
00:10:42C'est pas une coupe
00:10:43qu'elle va te ramener à la maison.
00:10:45Le rap, ça commence dans les oreilles,
00:10:47ça file dans la chatte.
00:10:50À son époque,
00:10:51lui, Jean, les gens plus âgés,
00:10:52il écoutait du rock,
00:10:54il buvait les bières,
00:10:55il gerbait.
00:10:56Le rock, ça file dans les chiottes.
00:10:58Ça rime à tous les coups, tu vois.
00:11:00Le rap, ça file dans la chatte.
00:11:02Le rock, ça file dans les chiottes.
00:11:03Le zouk, ça rime pas,
00:11:05mais ça file dans la chatte aussi.
00:11:16Ah, cette mode du métis à la con,
00:11:18t'as déjà ton trophée, toi, ou pas ?
00:11:21Hein ?
00:11:24Non, c'est rien, moi, chérie,
00:11:25c'est de se dégoûter de couleurs,
00:11:26comme on dit, hein.
00:11:27Ma mère est passée par là, hein,
00:11:28tu sais, j'ai pas de...
00:11:30Je sais pas, tu sais, on sait pas, ouais.
00:11:32Mais cette mode...
00:11:33T'as vu que même Miss France,
00:11:34depuis quasiment dix ans,
00:11:36une année sur deux,
00:11:38c'est une métisse qui gagne.
00:11:39Jean, t'as remarqué ?
00:11:41Et on est d'accord, Jean,
00:11:42qu'à la base,
00:11:43les Miss sont pourtant censées représenter
00:11:46la beauté de leur région.
00:11:48Merci.
00:11:51Et on le dit avec Jean,
00:11:53et on en a rien à foutre de passer pour des fachos,
00:11:56hein,
00:11:56on est pour que maintenant,
00:11:57chaque Miss représente
00:11:59les spécificités culturelles
00:12:01de sa région.
00:12:06Je veux que...
00:12:07que Miss Nord-Pas-de-Calais
00:12:08arrive complètement bourrée sur scène,
00:12:11limite avec les veines du nez qui pètent.
00:12:14Je veux que Miss Paca
00:12:15soit bête à manger du foin,
00:12:17et je veux que Miss Normandie
00:12:19ait des loches énormes
00:12:20et fasse un fromage sur scène.
00:12:22Ça, ça m'intéresse.
00:12:32Et pareil pour Miss Monde, d'ailleurs.
00:12:34Je veux que Miss Amérique soit obèse,
00:12:36que Miss Chine ait un virus chelou,
00:12:38et que Miss Pakistan ait la gueule brûlée l'acide.
00:12:41Voilà !
00:12:42Arrête de faire...
00:12:45Et arrêtez de leur poser des questions.
00:12:47Pourquoi vous voulez être Miss France ?
00:12:48Parce que je suis pour la paix et contre la guerre.
00:12:51Ta gueule.
00:12:52Vous avez un passe-temps dans la vie ?
00:12:54J'aime lutter contre le cancer
00:12:55et le réchauffement climatique.
00:12:56Ta gueule.
00:12:58Les Miss, ce sont des jeunes femmes
00:12:59qui sont censées avoir 20 ans.
00:13:01Moi, je voterai pour celle qui dira
00:13:03j'aime me bourrer la gueule
00:13:04le vendredi soir avec des potes,
00:13:06et parfois j'en suce.
00:13:07Je vote.
00:13:11Parce que, faut le dire,
00:13:12maintenant, on regarde Miss France
00:13:13pour voir des culs.
00:13:15Et si on veut voir des femmes intelligentes,
00:13:17on regarde Question pour un champion.
00:13:20parce que le féminisme,
00:13:23oui, mais le féminisme
00:13:25exacerbé, débile et contre-productif,
00:13:27je n'en peux plus.
00:13:28Tu sais, les très hargneuses,
00:13:30limite avec des bretelles,
00:13:35leur objectif, c'est pas l'égalité des sexes,
00:13:37c'est de te couper les couilles
00:13:37et en faire un collier avec.
00:13:44Pourquoi on dit le pouvoir ?
00:13:47Pourquoi le pouvoir, c'est masculin ?
00:13:49Parce que ça appartient aux hommes, c'est ça ?
00:13:56Eh, un exemple de féminisme
00:14:10exacerbé, débile et contre-productif.
00:14:13Je suis en soirée cet été,
00:14:15je suis célibataire,
00:14:16je profite de la vie,
00:14:17je rencontre une jeune femme
00:14:18fort charmante,
00:14:19on rentre chez moi,
00:14:20il se passe ce qui se passe généralement
00:14:22entre deux adultes consentants,
00:14:23un manche passe la vitesse supérieure,
00:14:25je la retombe,
00:14:25je la mets à quatre pattes.
00:14:27Elle me dit, qu'est-ce que tu fais ?
00:14:29Je dis, je sais pas,
00:14:30je fais comme mon père m'a appris.
00:14:33Elle me dit, ah non,
00:14:342000 ans de domination masculine,
00:14:36je me mets plus à quatre pattes.
00:14:39Je lui dis, y a pas de soucis,
00:14:40un bon vieux missionnaire à l'agent,
00:14:44elle me dit, ah non,
00:14:45déjà on gagne moins que vous,
00:14:47je vais pas en plus me mettre
00:14:48en dessous de toi.
00:14:50Ah, je dis, vas-y,
00:14:51je me mets sur le dos,
00:14:51sur le lit,
00:14:52tu fais ce que tu veux.
00:14:53Elle dit, oui,
00:14:54puis après je fais tout le boulot,
00:14:55je repasse tes chemises,
00:14:57aaaaaah !
00:15:01Et le pire,
00:15:02c'est pas comme s'il n'y avait pas encore
00:15:03beaucoup de boulot à faire
00:15:04en matière de féminisme,
00:15:06il y a eu récemment
00:15:07les semaines des violences faites aux femmes,
00:15:09qui est une réalité, moi.
00:15:11Récemment, là,
00:15:11je suis en soirée avec un pote,
00:15:13on discute,
00:15:14il reste avec nous un jeune couple
00:15:15à trentaine,
00:15:16fort sympathique,
00:15:18et tout d'un coup,
00:15:19je sais pas ce qui se passe,
00:15:20le mec met une grosse mandale
00:15:22dans la gueule de sa meuf.
00:15:23Nous, on a le réflexe
00:15:25de n'importe quel homme
00:15:25digne de 2022,
00:15:27on prend nos téléphones,
00:15:28on commence à filmer.
00:15:29Récemment,
00:15:31et là, on est récompensé,
00:15:32puisque la meuf remet
00:15:34une grosse tarte
00:15:34dans la gueule de son mec.
00:15:36Il se fout dessus,
00:15:37il se griffe,
00:15:38il se morde,
00:15:38et à un moment,
00:15:39il se tombe dans les bras,
00:15:40il se roule une grosse galoche,
00:15:42et là,
00:15:43il nous explique que
00:15:44c'est leur façon à eux
00:15:45de faire monter
00:15:46la tension sexuelle,
00:15:47la tension animale.
00:15:48Parce que,
00:15:49quand on fait l'amour,
00:15:50on est tous des animaux.
00:15:51On a remarqué, par exemple,
00:15:52lors d'un premier rendez-vous
00:15:53au restaurant,
00:15:55lorsque la femme
00:15:55prend un steak
00:15:56très saignant,
00:15:58généralement,
00:15:58derrière,
00:15:58au lit,
00:15:59c'est très sauvage.
00:16:02Alors,
00:16:03j'ai remarqué,
00:16:03moi,
00:16:04en tout cas,
00:16:04voilà.
00:16:07Alors,
00:16:07on parle bien
00:16:08d'un couple consentant,
00:16:09Antoine,
00:16:09attention,
00:16:10hein.
00:16:11Te retrouves pas
00:16:11au tribunal pour viol,
00:16:13en train de dire au juge
00:16:14« Oui, mais cette salope
00:16:14avait pris un steak tartare. »
00:16:25Bien.
00:16:30Et comme ce thème du féminisme
00:16:32a l'air de passionner
00:16:34tout le monde ce soir,
00:16:36je ne sais pas si vous avez
00:16:37le choix, cela dit,
00:16:38mais mesdames,
00:16:40je vais vous poser
00:16:40deux questions.
00:16:41N'hésitez pas à participer,
00:16:43ça va nous permettre
00:16:44de progresser à nous,
00:16:45les hommes.
00:16:47Première question.
00:16:51Comment ça se fait,
00:16:52mesdames,
00:16:54qu'avec le nombre
00:16:55d'émissions
00:16:56qu'on a sur
00:16:57les tueurs en série,
00:16:58les faits divers,
00:17:00qu'on ait encore
00:17:02des femmes
00:17:03qui aillent courir
00:17:04en forêt
00:17:08le long d'un cours d'eau
00:17:10après 22 heures ?
00:17:12Moi,
00:17:13je suis l'homme
00:17:14le plus pacifique du monde.
00:17:15Je croise une femme
00:17:16qui va courir en forêt
00:17:17le long d'un cours d'eau
00:17:18après 22 heures,
00:17:19je la viole,
00:17:19je la tue.
00:17:21pas par méchanceté,
00:17:23par tradition.
00:17:25Et après,
00:17:26je fais comme tous
00:17:26ces salopards,
00:17:27je participe aux recherches.
00:17:34Alexia !
00:17:37Alexia !
00:17:38Salopards de Daval !
00:17:40Il a participé aux recherches.
00:17:42Qu'est-ce qu'il faisait
00:17:43pendant les recherches ?
00:17:44Ah,
00:17:44qui ont refroidi.
00:17:49Et vous avez vu
00:17:50ce qu'il a fait
00:17:51pendant toute l'affaire,
00:17:51Daval ?
00:17:52Il chialait.
00:17:53Il chialait.
00:17:55À tel point que
00:17:56même sa photo
00:17:57sur les chaînes d'info,
00:17:58c'était lui.
00:18:00Au début de l'affaire,
00:18:02il ment lamentablement
00:18:03à côté de ses beaux-parents.
00:18:06Il organise même
00:18:08une marche blanche
00:18:09pour sa femme.
00:18:09Il courait.
00:18:10Il chialait.
00:18:12Les journalistes
00:18:13l'attendent
00:18:14sur la ligne d'arrivée.
00:18:15Un petit mot, Jonathan ?
00:18:18Arrive le jour du procès.
00:18:19On se dit enfin,
00:18:20on va savoir,
00:18:21il va parler.
00:18:24Et la seule chose
00:18:25qui va réussir
00:18:26à sortir au juge,
00:18:29il n'arrive pas à aborder.
00:18:40On tue pas les gens.
00:18:41pour ça, Jonathan ?
00:18:43Parce que tu connais
00:18:44l'histoire,
00:18:45comment ça s'est passé.
00:18:46En fait,
00:18:46ils dînent chez les beaux-parents,
00:18:47les parents d'Alexia
00:18:48le soir du meurtre.
00:18:49Tout va bien.
00:18:50Ils rentrent chez eux
00:18:51et il faut savoir
00:18:52qu'Alexia,
00:18:52c'est une femme
00:18:53qui a la trentaine passée.
00:18:54L'horloge biologique
00:18:55commence à faire
00:18:56donc c'est des femmes
00:18:57qui peuvent être
00:18:58un peu pressantes,
00:18:59tu vois.
00:18:59D'ailleurs,
00:19:00si tu tombes sur ce genre
00:19:01de femme un jour,
00:19:01tu mets la capote,
00:19:02ceux qui ont moins de 20 ans.
00:19:03Sinon, 9 mois plus tard,
00:19:04t'es papa.
00:19:05Et parfois même,
00:19:06ça ne suffit pas.
00:19:07C'est pas j'ai fait
00:19:08mes affaires avec elle,
00:19:09je fais mon petit nœud,
00:19:10je mets ça dans la poubelle,
00:19:11je rentre chez moi.
00:19:12Dès que t'es parti,
00:19:13elle est capable
00:19:13d'aller fouiller le truc,
00:19:15elle se fait une PMA.
00:19:18C'est pareil,
00:19:19c'est pas j'ai terminé,
00:19:20je mets ça dans les chiottes,
00:19:20je tire la chasse d'eau,
00:19:21je rentre chez moi.
00:19:22Elle est capable
00:19:23de dresser son chat
00:19:24ou un furet.
00:19:27Non,
00:19:28le plus simple,
00:19:28c'est t'as fini,
00:19:29tu bois.
00:19:35ça va,
00:19:36on l'a tous fait une fois.
00:19:39Donc,
00:19:39ils dînent
00:19:40chez les beaux-parents,
00:19:42ils rentrent chez eux
00:19:42et là,
00:19:43Alexia est là
00:19:43« Baisse-moi ! »
00:19:48« Baisse-moi ! »
00:19:51« Baisse-moi ! »
00:19:52« J'arrive pas à aborder ! »
00:19:55« Baisse-moi ! »
00:19:58« Baisse-moi ! »
00:20:03« Baisse-moi ! »
00:20:07« Baisse-moi ! »
00:20:11Et là,
00:20:13il va faire
00:20:14le truc le plus ignoble
00:20:15de l'affaire,
00:20:16il prend le téléphone
00:20:17de sa femme,
00:20:18il trouve le numéro
00:20:19de ses beaux-parents
00:20:19et là,
00:20:20« Coucou tout le monde,
00:20:22on est bien rentrés
00:20:23hier soir
00:20:23et Jonathan
00:20:25a bandé très dur.
00:20:26Non,
00:20:26pas ça ! »
00:20:46Mais si on regarde bien,
00:20:49quelle est la seule chose
00:20:52qu'aurait pu plaider
00:20:54l'avocat de la défense
00:20:55en faveur de Daval ?
00:20:58Est-ce que vous vous souvenez
00:20:59de ce qu'ils ont mangé
00:21:01chez les beaux-parents
00:21:02le soir du meurtre ?
00:21:04Je l'ai entendu ?
00:21:07Une raclette !
00:21:14Et on baisse pas
00:21:16après une raclette !
00:21:25Et vous applaudissez
00:21:26parce qu'on le sait tous ici !
00:21:29Après une raclette,
00:21:30t'as le ventre gonflé,
00:21:31tu plus de la gueule,
00:21:32c'est game over !
00:21:33Tu baises après une soirée sushie,
00:21:35y a l'oméga 3,
00:21:36du gingembre,
00:21:36c'est fait pour ça !
00:21:37Personne ne baisse
00:21:38après une raclette !
00:21:40C'est pour ça
00:21:40qu'ils sont tous puceaux
00:21:41en Savoie !
00:21:54Deuxième question,
00:21:55et là je vais demander
00:21:56encore plus de participation,
00:21:57mesdames,
00:21:57parce que ça m'est arrivé
00:21:59personnellement,
00:21:59je vais essayer
00:22:00d'étayer mon argumentaire.
00:22:01On imagine par exemple,
00:22:03on a Antoine
00:22:03qui sort du spectacle
00:22:04tout à l'heure,
00:22:05il croise une jeune femme,
00:22:06madame,
00:22:06votre nom c'est ?
00:22:07Votre prénom ?
00:22:09Voilà,
00:22:09Marie,
00:22:10on va dire Marie,
00:22:10voilà,
00:22:10il croise Marie-Paul,
00:22:12pardon,
00:22:12excusez-moi,
00:22:12t'as m'agressé,
00:22:13voilà,
00:22:14alors il croise Marie-Paul,
00:22:15voilà,
00:22:15il se croise à la sortie,
00:22:16on imagine,
00:22:17parce que je sens
00:22:17que vous êtes assez précis
00:22:18sur les détails,
00:22:19mais...
00:22:21Vous êtes célibataire,
00:22:22c'est votre mari ?
00:22:23Voilà,
00:22:23bon je suis désolé,
00:22:24donc là elle est célibataire
00:22:25ce soir-là,
00:22:26elle croise Antoine
00:22:26qui est célibataire aussi,
00:22:28ça match bien entre les deux
00:22:29et très gentiment
00:22:30Antoine lui dit
00:22:31tiens allons boire
00:22:32un petit verre
00:22:32dans le bistrot à côté,
00:22:33ils boivent des coups,
00:22:35la magie opère
00:22:36comme rarement
00:22:37entre deux êtres humains
00:22:38et vers 2h du matin
00:22:39Antoine lui dit
00:22:40tiens !
00:22:43Si on allait boire
00:22:44un dernier verre
00:22:45dans ma chambre d'hôtel,
00:22:46on est bien d'accord
00:22:48mesdames,
00:22:49qu'il s'agit d'un code,
00:22:51j'ai pas dit un accord,
00:22:53qu'il s'agit d'un code tacite
00:22:55pour dire tiens !
00:22:58Si on allait baiser !
00:23:00On va pas dans la chambre d'hôtel
00:23:01à 2h du matin
00:23:02pour boire les mignonnettes
00:23:03dégueulasses du minibar
00:23:04à 30 euros !
00:23:06D'ailleurs,
00:23:07dès qu'Antoine revient
00:23:08à l'hôtel accompagné,
00:23:09le réceptionniste a compris,
00:23:10il y a un petit regard complice
00:23:11entre les deux,
00:23:12tu sais !
00:23:13Même la femme de chambre
00:23:14dans les couloirs,
00:23:15elle est comme ça !
00:23:19C'est tout juste
00:23:20t'as pas la porte
00:23:20de la chambre voisine
00:23:21qui s'ouvre
00:23:21avec des SK qui sort !
00:23:31Très bien,
00:23:32je joue la fin
00:23:33de mon dernier spectacle,
00:23:34je crois que c'était à Lyon,
00:23:35spectacle,
00:23:36je sors,
00:23:36je croise une spectatrice
00:23:37fort charmante,
00:23:38on commence à engager
00:23:39la discussion,
00:23:40je lui propose
00:23:40un petit verre
00:23:41dans un bistrot,
00:23:42j'aime bien son style,
00:23:43tu vois,
00:23:43elle est un peu dans la lune,
00:23:45je crois qu'elle est peintre
00:23:45dans la vie,
00:23:46elle est un peu philosophe,
00:23:47elle dit des grandes phrases,
00:23:48genre,
00:23:48vraiment les comiques
00:23:49à notre époque
00:23:50de déshumanisation,
00:23:51vous avez une vraie mission
00:23:52de rapprochement des peuples,
00:23:54déjà à l'époque,
00:23:55Karl Marx disait
00:23:56tiens !
00:24:02Si on allait boire
00:24:03un dernier verre
00:24:04dans ma chambre d'hôtel,
00:24:05on arrive,
00:24:06le réceptionniste,
00:24:07bonsoir monsieur,
00:24:09hop,
00:24:09la femme de chambre,
00:24:10hop,
00:24:11j'ouvre la porte,
00:24:12je mets la petite pancarte,
00:24:13on va baiser,
00:24:15je ferme,
00:24:16hop,
00:24:16non,
00:24:16pas de DSK,
00:24:17bon voilà,
00:24:17hop,
00:24:18non,
00:24:19pas de Nicolas Hulot,
00:24:19hop là là là,
00:24:20hop là là,
00:24:25je rentre dans la chambre,
00:24:26je commence à aller vers elle,
00:24:27elle me dit,
00:24:27attends,
00:24:28avant,
00:24:29ça te dit pas,
00:24:29on se commande
00:24:30un dernier verre de rosée,
00:24:31oui,
00:24:32y'a pas de soucis,
00:24:33j'appelle le réceptionniste,
00:24:34il me dit,
00:24:34alors ça y est,
00:24:35monsieur Éboué,
00:24:35je lui dis,
00:24:36vous êtes gentil,
00:24:38on voudrait juste
00:24:38une bouteille de rosée,
00:24:40elle me dit,
00:24:40je peux avoir un club sandwich aussi ?
00:24:42je dis,
00:24:42oui,
00:24:42y'a pas de soucis,
00:24:43poulet,
00:24:43saumon,
00:24:44elle me dit,
00:24:44non,
00:24:45végétarien,
00:24:45ah je dis,
00:24:46merde,
00:24:46ça va être une baisse d'herbivore,
00:24:49j'espère qu'elle est pas intolérante au lactose,
00:24:58l'autre y revient avec la bouteille,
00:25:00elle se boit son rosée fissa en deux verres,
00:25:03elle enchaîne avec ses clubs sandwichs,
00:25:05et là,
00:25:05elle commence à se rouler un gros joint,
00:25:07elle se met à la fenêtre,
00:25:08et elle s'ambiance avec du Bob Marley,
00:25:10et là,
00:25:11get up,
00:25:11stand up,
00:25:13moi dans ma tête,
00:25:14je me dis,
00:25:14si tu pouvais plutôt dire ça à ma bite,
00:25:18et tu connais les fumeurs de joint,
00:25:20passées une certaine heure,
00:25:21à un moment,
00:25:21elles commencent à bloquer sur le ciel,
00:25:23comme ça,
00:25:24et là,
00:25:34tu te rends compte Fabrice,
00:25:35que,
00:25:37à cette heure-ci,
00:25:40ah ouais,
00:25:41putain,
00:25:46tous les êtres humains,
00:25:47du même côté de la planète,
00:25:51ah ouais,
00:25:51putain,
00:25:53on voit tous exactement les mêmes étoiles qui scintillent,
00:25:58ah je dis,
00:25:59putain,
00:25:59je m'apprête à baiser Francis Cabrel,
00:26:03là,
00:26:04je commence à passer à la vitesse supérieure,
00:26:06je me rapproche,
00:26:07je commence à la coller,
00:26:08et là,
00:26:08elle me dit,
00:26:08non,
00:26:08mais qu'est-ce que tu fais ?
00:26:10je lui dis,
00:26:10bah je sais pas,
00:26:10je pensais que tu penses mal,
00:26:12et là,
00:26:12je vois à ses yeux que,
00:26:13non seulement elle est défoncée,
00:26:15mais elle fait un bad trip,
00:26:16c'est-à-dire,
00:26:16elle voit des trucs,
00:26:17il n'y a que elle qui les voit,
00:26:18c'est-à-dire que moi,
00:26:19je lui dis,
00:26:19calme-toi,
00:26:20elle,
00:26:20elle voit un koala sous craque,
00:26:22qui est là,
00:26:24je lui dis,
00:26:25écoute,
00:26:25je veux pas de soucis avec ce genre d'histoire,
00:26:27je vais marcher dans le hall,
00:26:28prends 10 minutes,
00:26:29tout va bien se passer,
00:26:30je descends,
00:26:31je fais les 100 pas dans le hall,
00:26:32là,
00:26:32il y a le réceptionniste qui me dit,
00:26:33alors,
00:26:34ça y est,
00:26:34monsieur Éboué,
00:26:35je lui dis,
00:26:35non,
00:26:35ça y est pas du tout,
00:26:36il me dit,
00:26:36il y a un souci,
00:26:37je lui dis,
00:26:37c'est juste qu'elle veut pas,
00:26:38il me dit,
00:26:39il faut respecter le consentement de chacun,
00:26:40ah,
00:26:41je lui dis,
00:26:41non,
00:26:41je respecte,
00:26:42il n'y a pas de soucis,
00:26:42c'est pas,
00:26:47ce que je comprends pas,
00:26:48c'est qu'on buvait un verre tranquillement,
00:26:50à un moment,
00:26:50je lui ai dit,
00:26:51tiens,
00:26:53il me dit,
00:26:53vous avez dit,
00:26:54tiens,
00:26:55ah,
00:26:55je lui dis,
00:26:55oui,
00:26:55j'ai dit,
00:26:56tiens,
00:26:57elle me dit,
00:26:57si vous avez dit,
00:26:57tiens,
00:26:58elle est obligée de le faire,
00:26:59ah,
00:26:59bah,
00:26:59je lui ai dit,
00:27:00merci,
00:27:00quand même,
00:27:09il me dit,
00:27:10il y a deux règles de base dans le monde de l'hôtellerie,
00:27:12c'est,
00:27:12tiens,
00:27:12et on n'a pas à remettre un plus quatre sur un plus quatre au uno,
00:27:15ah,
00:27:15bah,
00:27:15je lui dis,
00:27:15quand même,
00:27:17il me dit,
00:27:18retournez-y,
00:27:19je lui dis,
00:27:19oui,
00:27:19j'y retourne,
00:27:19il me dit,
00:27:20vous voulez que je vous accompagne,
00:27:21je lui dis,
00:27:21toi,
00:27:21t'es gentil,
00:27:21tu restes là,
00:27:23j'arrive dans la chambre,
00:27:25et là,
00:27:25non seulement,
00:27:25elle est défoncée,
00:27:26elle pionce sur le lit,
00:27:28mais en plus,
00:27:28elle est en position fétale,
00:27:30comme ça,
00:27:30et ça,
00:27:31toutes les femmes de la salle peuvent témoigner,
00:27:33on est d'accord,
00:27:33une femme en position fétale,
00:27:35ça veut dire,
00:27:35c'est mort,
00:27:36on est d'accord,
00:27:36mesdames,
00:27:37de toute façon,
00:27:38personne n'a envie de baiser un fœtus,
00:27:40à part un curé très très intégriste,
00:27:45remarque,
00:27:46c'est peut-être pour ça qu'ils sont contre l'avortement dans l'église,
00:27:50ils ont peur que des curés aillent faire les poubelles des hôpitaux,
00:27:55attendez au moins qu'on coupe le cordon,
00:27:57mon père,
00:27:59arrête de faire haut,
00:28:02parce que je vais te dire un truc,
00:28:04moi,
00:28:04j'ai écrit ce spectacle,
00:28:05je m'étais dit,
00:28:06je n'écris plus de blagues sur la pédophilie dans l'église,
00:28:09ça a été trop fait,
00:28:10sauf qu'au mois d'octobre dernier,
00:28:12tombent les chiffres officiels des actes pédophiles commis dans l'église depuis 1950,
00:28:18est-ce que vous avez le chiffre ?
00:28:21330 000,
00:28:22vérifiez chez vous,
00:28:24330 000 actes pédophiles commis dans l'église depuis 1950,
00:28:29je vais vous dire une chose,
00:28:30moi,
00:28:31niveau catholique,
00:28:32j'ai tous mes diplômes,
00:28:33baptême,
00:28:34première communion,
00:28:35profession de foi,
00:28:37école catho privée,
00:28:38enfants de cœur,
00:28:39330 000,
00:28:40je me dis,
00:28:41je suis passé entre les gouttes,
00:28:45sans mauvais jeu de mots.
00:28:56Alors évidemment,
00:28:56330 000,
00:28:57ce n'est pas un seul prêtre,
00:28:58voilà,
00:28:59ce n'est pas,
00:29:00t'imagines la vie du mec,
00:29:01il n'était pas là,
00:29:07et ça me fait chier,
00:29:08parce que,
00:29:08alors,
00:29:09je ne suis plus catholique pratiquant,
00:29:10mais j'aime les fêtes religieuses en général,
00:29:13se retrouver en famille,
00:29:14c'est sympa,
00:29:14pour Noël par exemple,
00:29:16d'ailleurs,
00:29:17il y a le maire de je ne sais plus quelle commune,
00:29:19une fois de plus,
00:29:19qui a dit,
00:29:20oui,
00:29:20pas de sapin de Noël dans ma mairie,
00:29:22ça n'est pas laïque !
00:29:29Alors c'est ça ton combat ?
00:29:35Les conifères ?
00:29:41Et alors 330 000,
00:29:43mais tu as quand même un évêque français qui a osé dire,
00:29:45oui,
00:29:46mais le secret du confessionnal est au-dessus des lois de la République,
00:29:50parce que,
00:29:50qu'est-ce qui se passait ?
00:29:51Tu as un pauvre gamin qui était abusé par un curé,
00:29:53et, réflexe de croyant,
00:29:55il allait se confesser au collègue.
00:29:56Il était là,
00:29:58le père Martin a fait quelque chose de très mal.
00:30:03Oh !
00:30:05Mais qu'est-ce qu'il a fait, mon enfant ?
00:30:08Il m'a obligé à lui faire une fellation.
00:30:12Oh !
00:30:13Et tu peux me montrer comment ça s'est passé ?
00:30:18Mais 330 000,
00:30:19t'es bien obligé !
00:30:21Et l'autre, il te dit,
00:30:22oui, mais le secret du confessionnal est au-dessus.
00:30:25C'est-à-dire que maintenant,
00:30:25l'Église, c'est Cosa Nostra,
00:30:27c'est la loi de l'Omerta.
00:30:28Bientôt, t'auras une Église,
00:30:30le GIGN autour en formation,
00:30:32avec le négociateur qui sera là.
00:30:34Sortez, père Martin,
00:30:35vous êtes cerné !
00:30:36Jamais !
00:30:37Jamais, vous m'entendez ?
00:30:39Soyez raisonnable, père Martin !
00:30:41Si vous approchez,
00:30:42j'encule le gosse !
00:30:50Donc, elle est en position fétale.
00:31:03Et là, je lui dis,
00:31:04oh, oh, oh !
00:31:05Elle me dit, quoi, qu'est-ce qu'il y a ?
00:31:07Je lui dis, bah,
00:31:08c'est le réceptionniste qui l'a dit.
00:31:12Quand on dit,
00:31:12tiens,
00:31:13on est obligé de le faire.
00:31:15Elle me dit, ouais,
00:31:15je dis, ouais, c'est une règle de l'hôtellerie,
00:31:16c'est tiens, c'est comme ça, voilà.
00:31:18Elle dit, bah, si c'est une règle,
00:31:19on le fait.
00:31:20On commence à faire nos affaires,
00:31:21un manche passe à la vitesse supérieure,
00:31:23je la retourne,
00:31:23je la mets à quatre pattes.
00:31:25Elle me dit, ah non,
00:31:252000 ans de domination masculine,
00:31:39là, je la fouille,
00:31:41je prends son téléphone portable,
00:31:43je trouve le numéro de son père,
00:31:44je fais, coucou, papa,
00:31:45j'étais bien au spectacle de Kev Adams.
00:31:58C'est marrant, non ?
00:32:01T'es dur à faire marrer,
00:32:02tu vois, depuis tout à l'heure,
00:32:03je te regarde,
00:32:04ah non, elle est très concentrée,
00:32:05madame,
00:32:06mais t'es dur à faire rire,
00:32:07dis donc,
00:32:08t'es parisienne ?
00:32:10Non, t'es d'où ?
00:32:11Ah, la Picardie,
00:32:13oui, c'est pas très loin non plus,
00:32:14là, on a l'impression que tu me dis,
00:32:15ça va, ça se passe bien,
00:32:17oui, t'es la perdue un petit peu,
00:32:18non,
00:32:20là, ça rigole,
00:32:21tu vois,
00:32:21la dame des gros filles,
00:32:22elle rit, quoi,
00:32:22elle est là,
00:32:26alors oui,
00:32:26bon, le spectacle est plus dédié
00:32:27qu'à la Picardie,
00:32:28mais tu vois,
00:32:28ce que je veux dire,
00:32:29c'est,
00:32:30mais bon,
00:32:31voilà,
00:32:31pour en finir avec l'affaire Daval,
00:32:33il fait de la peine,
00:32:34le pauvre Daval,
00:32:35quand même,
00:32:35et évidemment,
00:32:36il n'y a pas le personnage,
00:32:37il a menti,
00:32:38il a truqué,
00:32:41il doit être sous les douches,
00:32:42en prison,
00:32:48on va s'en charger,
00:32:50Jonathan,
00:32:55alors,
00:32:56je sais,
00:32:56après le spectacle,
00:32:57il y a encore des gens sur les réseaux sociaux
00:32:59qui vont m'écrire,
00:32:59vous n'avez pas honte de plaisanter
00:33:01sur des affaires aussi sordides,
00:33:02bon,
00:33:03c'est mon fond de commerce,
00:33:04moi,
00:33:04qu'est-ce que tu fais ?
00:33:06Je paye des cadeaux de Noël
00:33:07à mon fils avec ça,
00:33:09je...
00:33:09Ah bah,
00:33:10l'affaire Jubilard,
00:33:11je lui paye un poney,
00:33:12hein.
00:33:16Mais tiens,
00:33:17les plus âgés de la salle,
00:33:19vous avez dû remarquer,
00:33:19Jean,
00:33:20par exemple,
00:33:20que les nouveaux assassins,
00:33:23les nouveaux faits divers,
00:33:25généralement,
00:33:25les tueurs,
00:33:26par rapport à ceux de votre génération,
00:33:28ils sont nuls.
00:33:29T'as remarqué ?
00:33:29Le travail est mal fait,
00:33:31quoi,
00:33:31ça cache mal les corps,
00:33:33ça met trois feuilles dessus,
00:33:35vous c'était fait avec amour à l'époque,
00:33:37tu te rappelles ?
00:33:38C'était un travail d'artisan.
00:33:39Michel Fourniret,
00:33:40c'est quand même la référence,
00:33:42t'as vu ?
00:33:42T'as vu la fin de l'enquête ?
00:33:44Des cadavres planqués partout
00:33:45à travers la France,
00:33:47c'était...
00:33:48Avec Michel,
00:33:49y'a pas d'histoire de
00:33:49tu refroidis
00:33:50si tu chauffes n'importe où
00:33:51sur le territoire.
00:33:54C'était même plus une enquête,
00:33:55à la fin,
00:33:56c'était une bataille navale,
00:33:57le truc qui était là...
00:33:58B, 26,
00:33:59A,
00:34:00toucher violet !
00:34:03Vous avez vu ?
00:34:04On a même découvert
00:34:05que la petite Estelle Mouzin,
00:34:07vous vous rappelez ?
00:34:07Qu'on a cherché pendant des années,
00:34:09la gamine,
00:34:10c'est Michel Fourniret
00:34:11qui l'a tuée.
00:34:12On l'a tellement cherché,
00:34:14vous vous rappelez,
00:34:14à une époque,
00:34:14ils avaient même mis son portrait
00:34:17sur les briques
00:34:17et les bouteilles de lait.
00:34:19C'est-à-dire,
00:34:19Fourniret,
00:34:20il l'avait tuée,
00:34:20et le matin,
00:34:21ça se trouve au petit-déj,
00:34:22il buvait son lait,
00:34:23il était là...
00:34:34T'imagines,
00:34:35tu tues le gamin
00:34:35des paquets Kinder ?
00:34:39Un Kinder,
00:34:40Michel ?
00:34:40Non,
00:34:41merci,
00:34:41non.
00:34:42Un petit écolier ?
00:34:43Ah oui,
00:34:43ah non,
00:34:44merci,
00:34:44non plus.
00:34:49Et alors,
00:34:50vous avez vu,
00:34:50il a eu un enfant
00:34:52avec sa femme,
00:34:53et complice d'ailleurs,
00:34:54Monique Olivier,
00:34:55le gamin fait le tour
00:34:56des plateaux télé,
00:34:57vous avez vu comment
00:34:58ils ont appelé leur gamin ?
00:35:00Célim.
00:35:02Célim Fourniret.
00:35:03Comme si les Maghrébins
00:35:05n'avaient pas suffisamment
00:35:05de soucis dans ce pays.
00:35:08A mon avis,
00:35:09Célim Fourniret,
00:35:11il est pour le CV anonyme.
00:35:25Et alors,
00:35:26toutes les belles choses
00:35:27ont une fin.
00:35:27Vous avez vu,
00:35:28de quoi est mort
00:35:29Michel Fourniret ?
00:35:31Alzheimer.
00:35:32C'est quand même fantastique
00:35:33quand t'as planqué
00:35:34des cadavres un peu partout
00:35:35de mourir d'Alzheimer.
00:35:37Si ça se trouve,
00:35:38Michel Fourniret,
00:35:39quelques semaines
00:35:40avant sa mort en cellule,
00:35:42il a regardé
00:35:42le fait entrer
00:35:43l'accusé Francis Holm.
00:35:44Il était là,
00:35:45mais quelle honte.
00:36:04Et c'est vrai
00:36:05qu'on parle de plus en plus
00:36:06de tous ces faits divers
00:36:07via les réseaux sociaux,
00:36:09mais les réseaux sociaux
00:36:10en sont parfois responsables.
00:36:11L'affaire Samuel Paty,
00:36:13qui moi,
00:36:14m'a particulièrement touché
00:36:15puisque ma mère
00:36:16était prof d'histoire
00:36:17en zone sensible
00:36:18dans les années 80-90,
00:36:19elle était à Montreuil exactement,
00:36:21pour vous dire,
00:36:22un jour,
00:36:23elle rentre de cours,
00:36:23elle me dit,
00:36:24tu te rends compte Fabrice,
00:36:25en cinquième,
00:36:26j'ai un élève
00:36:27qui vient en bus.
00:36:29Je lui dis,
00:36:29comme partout maman.
00:36:31Elle me dit,
00:36:31non mais lui,
00:36:32il le conduit.
00:36:35Donc déjà,
00:36:35à la base,
00:36:36c'était compliqué,
00:36:36mais là,
00:36:37avec les réseaux sociaux,
00:36:38qu'est-ce qui se passe
00:36:39avec l'affaire Paty ?
00:36:40Il donne son cours
00:36:41sur la laïcité,
00:36:42Charlie Hebdo,
00:36:42etc.
00:36:43Et là,
00:36:44t'as une élève
00:36:44qui d'ailleurs n'est même pas
00:36:45en cours ce jour-là,
00:36:46on va dire Nasserah,
00:36:47qui sur les réseaux
00:36:48le dit à Leïla,
00:36:49qui le dit à Kadera,
00:36:51qui le dit à Kader,
00:36:52qui le dit à Mohamed,
00:36:54qui le dit à Tchétchène,
00:36:55qui ne connaît pas
00:36:56les règles du téléphone arabe.
00:37:08Parce que si on regarde bien,
00:37:11c'est quoi,
00:37:12c'est quoi un réseau social ?
00:37:16Antoine ?
00:37:20Tiens,
00:37:21je vais te donner un tuyau,
00:37:22c'est quoi l'ancêtre
00:37:23du réseau social ?
00:37:24En sachant que
00:37:25un réseau social,
00:37:26c'est un endroit
00:37:27où on donne tous
00:37:28notre avis à tort
00:37:29et à travers
00:37:30sur tous les sujets.
00:37:31L'ancêtre du réseau social,
00:37:33c'est le ?
00:37:34Le bistrot,
00:37:35le bistrot,
00:37:36c'était un réseau social
00:37:38avec des couilles.
00:37:41Antoine,
00:37:41t'es un enculé
00:37:42de droite.
00:37:48Et il y avait un bistrot
00:37:49dans chaque village
00:37:50et dans chaque bistrot,
00:37:52il y avait ce qu'on appelait
00:37:53l'idiot du village.
00:37:55Dédé,
00:37:56c'était la mascotte,
00:37:57Dédé.
00:37:57On l'aimait bien.
00:37:58Il était un peu con,
00:38:00un peu débile,
00:38:00mais on l'aimait bien.
00:38:01Ça va, Dédé ?
00:38:02Eh, vous savez
00:38:04que la Terre,
00:38:04elle est plate ?
00:38:05Ah, il est con, Dédé.
00:38:06Allez,
00:38:07mais non,
00:38:07je vous jure,
00:38:08j'ai vu un reportage,
00:38:09il est con.
00:38:09Allez,
00:38:10reservez-lui à boire.
00:38:11On l'aimait bien,
00:38:13Dédé.
00:38:18Mais qu'est-ce qui s'est passé
00:38:19avec les réseaux sociaux ?
00:38:22Il s'est passé
00:38:25que Dédé
00:38:28est entré en contact
00:38:31avec l'autre Dédé
00:38:33avec l'autre Dédé
00:38:35de l'autre village.
00:38:38Et tout d'un coup,
00:38:40il lui dit
00:38:40« Ah !
00:38:42Toi aussi,
00:38:43t'avais remarqué
00:38:43que la Terre était plate.
00:38:45Et un jour,
00:38:46ils sont deux,
00:38:47puis dix,
00:38:48puis cent,
00:38:48puis mille,
00:38:48puis un million.
00:38:50Et un jour,
00:38:50c'est toi qui arrives au bistrot
00:38:51et qui dit
00:38:52« Et vous savez,
00:38:52comme la Terre est ronde,
00:38:54il est con,
00:38:55reservez-lui à boire.
00:38:57C'est ça,
00:38:58les réseaux sociaux,
00:38:59des bandes ADD ! »
00:39:09Daesh,
00:39:10c'est une bande ADD !
00:39:11Le harcèlement scolaire,
00:39:13un groupe de forts
00:39:14qui grossit
00:39:14contre un faible,
00:39:15ce sont des bandes ADD !
00:39:17Et le harcèlement,
00:39:18je peux vous en parler,
00:39:19j'en ai été victime,
00:39:20vous vous doutez bien,
00:39:21le seul petit élève de couleur
00:39:22dans des écoles privées,
00:39:24catholiques,
00:39:25toute la journée,
00:39:26j'en prenais plein la gueule,
00:39:27ils étaient là
00:39:27« Eh ben toi, Fabrice,
00:39:29t'as même pas été violé
00:39:30par le père Martin ! »
00:39:34Alors,
00:39:34comme tous les enfants,
00:39:36j'ai taquiné aussi,
00:39:37évidemment,
00:39:38et je vous l'ai dit
00:39:38en début de spectacle,
00:39:40j'ai été à ça
00:39:40d'être dans la même classe
00:39:41que Macron,
00:39:42et je sais qu'avec sa gueule,
00:39:45ah,
00:39:45je l'aurais harcelé.
00:39:46Ah,
00:39:47je...
00:39:48Eh,
00:39:49Emmanuel,
00:39:50le cours de reproduction,
00:39:51c'est en biologie,
00:39:52pas en français !
00:39:57Mais on est tous victimes
00:39:59de harcèlement
00:39:59à un moment ou à un autre,
00:40:00dans le travail,
00:40:01par exemple,
00:40:01moi le premier,
00:40:02tiens,
00:40:02j'ai sorti récemment
00:40:03un film qui s'appelle
00:40:05« Barbaque »,
00:40:06je ne sais pas s'il y en a
00:40:06qui l'ont vu dans la salle,
00:40:08merci beaucoup.
00:40:09Alors,
00:40:10pour ceux qui n'ont pas vu,
00:40:12c'est un film
00:40:12« Je tue et je mange des véganes ».
00:40:18Le nombre de menaces de mort
00:40:19que j'ai reçues
00:40:20sur les réseaux sociaux,
00:40:22bon,
00:40:23après,
00:40:23c'est des véganes,
00:40:26Autant j'avais fait
00:40:27un film coexisté
00:40:28sur la religion,
00:40:29j'ai eu deux,
00:40:30trois menaces de barbu,
00:40:31je tremblais un peu,
00:40:32autant là,
00:40:35des mecs qui chialent
00:40:36quand un poulet
00:40:37s'écorche le genou,
00:40:38bon.
00:40:41Je te jure,
00:40:42j'ai fait une avant-première
00:40:43dans le sud de la France,
00:40:45t'en as trois,
00:40:45quatre,
00:40:45ils m'attendaient
00:40:46à la sortie
00:40:46avec des navets.
00:40:49Je les ai dispersés
00:40:50avec une poignée de lardons.
00:41:02Mais évidemment
00:41:03qu'à l'école,
00:41:04il faut protéger
00:41:04les plus faibles,
00:41:05les plus fragiles,
00:41:06mais je crois aussi
00:41:07que les petites moqueries
00:41:08de l'enfance,
00:41:09c'est aussi ça
00:41:10qui nous épaissit,
00:41:11qui fait de nous
00:41:11des hommes,
00:41:12des femmes,
00:41:13comme on dit,
00:41:14ce qui ne nous tue pas.
00:41:16Moi, je suis persuadé
00:41:17que le petit Grégory
00:41:18se serait un peu plus débattu,
00:41:20il serait champion
00:41:21de natation aujourd'hui.
00:41:23Mais c'est parce que
00:41:24on surprotège
00:41:26les nouvelles générations.
00:41:27Regarde la petite jeune,
00:41:28elle est toute mignonne,
00:41:29elle a dû être choyée
00:41:30par son papa,
00:41:31couvée,
00:41:32on a dû lui apprendre
00:41:32à faire du vélo
00:41:33avec un casque,
00:41:35des petites genouillères.
00:41:36Tu crois que Jean,
00:41:36il avait un casque,
00:41:37lui ?
00:41:38Il n'y avait même
00:41:39pas de vélo
00:41:40à l'époque de Jean.
00:41:42Son père,
00:41:42il l'a mis dans une brouette
00:41:43sur une pente,
00:41:44il a dit,
00:41:44allez, vas-y !
00:41:46Moi, je m'en rappelle,
00:41:47mon père,
00:41:48il m'a mis sur un vélo
00:41:49trop grand,
00:41:49à moitié rouillé.
00:41:50Il m'a dit,
00:41:51allez, pédale !
00:41:52Je m'éclatais la gueule
00:41:53comme une merde,
00:41:54recommence !
00:41:54Il avait enlevé la selle
00:41:56pour que je reste debout
00:41:56et t'es là !
00:41:58Allez, pédale !
00:41:59Ah !
00:41:59Pédale !
00:42:00Ah !
00:42:01On aurait dit
00:42:01une agression homophobe.
00:42:03Pédale !
00:42:04Il avait pris une branche
00:42:05dans le bois de Vincennes,
00:42:06il était là.
00:42:07Avance !
00:42:08Sale nègre !
00:42:09Avance !
00:42:12Tu les vois
00:42:13qui apprennent
00:42:14à faire du vélo
00:42:14aujourd'hui,
00:42:15les jeunes
00:42:15au centre de Paris,
00:42:16on leur met
00:42:17un petit casque,
00:42:18des coudières,
00:42:19des genouillères.
00:42:20Limite,
00:42:21les parents les entourent
00:42:22avec du papier bu, là.
00:42:24Ils ont des vélos
00:42:25avec douze petites roues
00:42:26avec le père
00:42:27qui est derrière.
00:42:28Allez,
00:42:29doucement,
00:42:30Balthazar !
00:42:33Parce qu'ils ont tous
00:42:34des prénoms
00:42:35à la con,
00:42:36maintenant !
00:42:38Mon fils,
00:42:39il a sept ans,
00:42:40ses meilleurs potes
00:42:41c'est Hippolyte,
00:42:42Gauvin,
00:42:42Hector.
00:42:43Ils sont CP,
00:42:45ils ont des prénoms
00:42:45de monuments morts
00:42:46de 14-18.
00:42:55C'est pas des blagues.
00:42:57Dans sa classe,
00:42:58mon fils,
00:42:58il a un camarade
00:42:59qui s'appelle Ours-Henri.
00:43:03J'habite dans le 10e arrondissement,
00:43:06Ours-Henri !
00:43:08Chez les Indiens d'Amérique,
00:43:10tu comprends,
00:43:10il y avait des ours
00:43:11dans la prairie,
00:43:12alors t'appelais ton gamin
00:43:13Ours assoiffé,
00:43:14mais dans le 10e,
00:43:16Ours-Henri !
00:43:17On les surprotège sur tout.
00:43:20J'ai acheté des cadeaux
00:43:21à mon fils pour Noël
00:43:22sur tous les jouets.
00:43:23Attention à ne pas avaler les piles.
00:43:27C'est vrai que nous,
00:43:28à l'époque,
00:43:28on se gavait.
00:43:31Moi,
00:43:32mes préférés,
00:43:32c'est les petites rondes
00:43:33à l'apéro en cacahuète.
00:43:37Tout,
00:43:37tous les cartes
00:43:38des restaurants,
00:43:39attention,
00:43:40ce plat contient du gluten,
00:43:42attention,
00:43:42ce plat contient de l'arachide.
00:43:44Nous,
00:43:44à l'époque,
00:43:45on gonflait en terrasse.
00:43:50Maintenant,
00:43:50partout,
00:43:51des avertissements,
00:43:52l'alcool,
00:43:53le tabac.
00:43:54Nous,
00:43:54à l'époque,
00:43:55c'était un cancer surprise.
00:43:58T'as vu les paquets de tabac,
00:44:00maintenant,
00:44:00les images dessus,
00:44:01là ?
00:44:01C'est même pas dissuasif,
00:44:02c'est rigolo.
00:44:03Moi,
00:44:03j'ai monté un album panini,
00:44:05on se les échange
00:44:05avec les potes.
00:44:08Alors,
00:44:08je t'échange
00:44:09les dents pourries
00:44:11contre l'homme amputé,
00:44:12ouais,
00:44:13dans la famille sous oxygène,
00:44:15je veux la mer.
00:44:16Alors moi,
00:44:17je recherche,
00:44:18si vous l'avez,
00:44:19le doigt de pied
00:44:19tout noir,
00:44:20tout pourri,
00:44:20là.
00:44:21Oh,
00:44:21il est génial,
00:44:22il est pas dissuasif,
00:44:23il est rigolo,
00:44:24tu vas voir.
00:44:24Ou alors,
00:44:24mettez-le directement
00:44:25dans le paquet.
00:44:30C'est pareil,
00:44:32la trachéotomie,
00:44:33celui qui a le trou
00:44:33dans la gorge,
00:44:34mettez-le directement
00:44:35à la caisse du tabac.
00:44:39Je vais vous prendre
00:44:40deux paquets
00:44:41de Malboro rouge.
00:44:43Ça fera 20 euros.
00:44:55Je vais prendre
00:44:56le light,
00:44:56alors,
00:44:56light,
00:44:57voilà.
00:44:59Le tabac
00:45:00en impuissant,
00:45:01mettez-le directement
00:45:02à la caisse.
00:45:11sur les paquets
00:45:12de raclette,
00:45:13mettez un couple
00:45:14en levrette
00:45:14barré.
00:45:27C'est drôle,
00:45:28ça,
00:45:28merde,
00:45:29putain.
00:45:31Mais qu'est-ce
00:45:31qui se passe
00:45:32en Picardie,
00:45:32en ce moment ?
00:45:33C'est amusant,
00:45:34merde,
00:45:35non,
00:45:35les gens ont ri,
00:45:36là,
00:45:36non ?
00:45:37Moi,
00:45:37je comprends pas.
00:45:37Moi,
00:45:38réglez vos affaires de couple,
00:45:38parce que ça te mine,
00:45:39apparemment.
00:45:41je comprends pas.
00:45:41C'est marrant,
00:45:42ça.
00:45:42Quelle ville en Picardie ?
00:45:45Péronne.
00:45:46Quoi ?
00:45:48Péronne ?
00:45:48Ah,
00:45:48t'es sur Péronne,
00:45:49ouais,
00:45:49d'accord.
00:45:51Non,
00:45:51j'aime bien,
00:45:51c'est une ville très chouette,
00:45:52voilà,
00:45:52j'aime bien.
00:45:53T'es vers où ?
00:45:53Plutôt vers la mairie ?
00:45:54T'es plutôt...
00:45:58Ah,
00:45:58le village à côté ?
00:45:59Bah,
00:45:59dis le nom du village.
00:46:01Am.
00:46:01Ah,
00:46:01bah voilà,
00:46:02bah dis-le.
00:46:03T'es vers où ?
00:46:04Vers la mairie ?
00:46:11Et c'est amusant,
00:46:13parce que je vous parle
00:46:14de tous ces avertissements
00:46:15qu'on voit partout,
00:46:16on protège,
00:46:17on surprotège nos enfants,
00:46:18alors que c'est des gens
00:46:20et les plus âgés de cette salle,
00:46:21vous l'avez traversé,
00:46:22ce monde,
00:46:23vous êtes là,
00:46:24en pleine forme,
00:46:25ça fait plaisir,
00:46:25et ce qui est marrant,
00:46:26c'est qu'on n'avertit pas
00:46:27sur les nouveaux dangers,
00:46:29ceux avec lesquels
00:46:30les plus jeunes ont grandi,
00:46:31le numérique,
00:46:32les portables,
00:46:33tous ceux qui ont des enfants,
00:46:34on a tous des toxicos
00:46:36à la maison.
00:46:37Moi,
00:46:37mon gamin,
00:46:37il a 7 ans,
00:46:38il est comme ça
00:46:39toute la journée.
00:46:40Euh,
00:46:41papa,
00:46:42je peux prendre ton téléphone ?
00:46:44Je lui dis,
00:46:45pourquoi faire ?
00:46:45Non,
00:46:46c'est comme ça,
00:46:46c'est euh,
00:46:47c'est euh,
00:46:49c'est euh,
00:46:49tu veux jouer encore ?
00:46:50Non,
00:46:51c'est euh,
00:46:52c'est euh,
00:46:52pour voir la météo ?
00:46:54Je lui dis,
00:46:54bah ouvre les rideaux.
00:46:55Ah ouais,
00:46:55c'est euh,
00:46:58putain,
00:46:58mais tu me le donnes,
00:46:59fils de pute !
00:47:02Et plus t'avances
00:47:03dans les âges,
00:47:03plus c'est catastrophique,
00:47:04moi,
00:47:05j'ai un pote à moi,
00:47:05son fils,
00:47:06il a 12 ans,
00:47:06alors,
00:47:07lui,
00:47:07il était persuadé
00:47:07que son gamin
00:47:08était un génie,
00:47:09parce que toute la journée,
00:47:10il lit du Hugo,
00:47:11du Châteaubriand,
00:47:12et en fait,
00:47:13il s'est aperçu
00:47:13que le gamin
00:47:15planquait son téléphone
00:47:15dans les bouquins.
00:47:17Et moi,
00:47:18je m'en doutais
00:47:18parce que le gamin
00:47:19est complètement con.
00:47:23Et alors,
00:47:24le plus dramatique,
00:47:25et il y a certainement
00:47:26des parents
00:47:27qui vivent ce calvaire
00:47:28dans la salle,
00:47:29ce sont les adolescents,
00:47:30eux.
00:47:31Moi,
00:47:32j'ai un pote à moi,
00:47:32sa fille a 16 ans,
00:47:33il est désespéré.
00:47:35Il me dit,
00:47:36regarde les photos
00:47:37de pute
00:47:37qu'a fait sur Insta.
00:47:47Oh la salope,
00:47:48là,
00:47:48pardon,
00:47:48alors,
00:47:51et on a tous
00:47:52essayé des techniques,
00:47:53on dit aux enfants,
00:47:54alors,
00:47:54c'est qu'une heure par jour,
00:47:55alors,
00:47:56quand tu rentres à la maison,
00:47:57tu le déposes dans l'entrée,
00:47:58il faut qu'il soit bien visible.
00:47:59rien ne marche.
00:48:00La seule chose qui marche,
00:48:02et je le sais
00:48:03parce que c'est mon frère
00:48:03qui vit aux Antilles,
00:48:05à la Réunion,
00:48:05pardon,
00:48:06qui est un peu hippie
00:48:07et qui fait cette technique,
00:48:08c'est la technique du zéro écran.
00:48:10Et mon frère,
00:48:11avec ses gosses,
00:48:12c'est un Daesh du zéro écran.
00:48:13C'est-à-dire,
00:48:14on était à la plage cet été en famille,
00:48:16sa gamine lui dit,
00:48:17papa,
00:48:17je peux mettre de la crème solaire ?
00:48:18Pas d'écran,
00:48:19pas d'écran !
00:48:22Eh ben,
00:48:23je vais vous dire un truc,
00:48:24ces gamins,
00:48:25ils sont incroyables.
00:48:26Tu vas chez eux à la Réunion,
00:48:27ils jouent avec rien,
00:48:29tu leur files un rat crevé,
00:48:32ça fait trois semaines,
00:48:33ils sont là,
00:48:34ils sont beaux,
00:48:35ils sont libres.
00:48:36Je les ai emmenés aux galeries Lafayette
00:48:38pour les fêtes,
00:48:38je leur dis,
00:48:39prenez ce que vous voulez,
00:48:40ils me disent,
00:48:40non, ben,
00:48:41on ne veut rien,
00:48:41tonton.
00:48:42La honte,
00:48:43avec mon fils derrière,
00:48:44comme ça.
00:48:49Et on se moque des plus jeunes,
00:48:51mais on n'est pas mieux,
00:48:52nous, les adultes.
00:48:53Et tout s'est accéléré
00:48:54avec le Covid,
00:48:55le télétravail,
00:48:56le numérique nous gagne,
00:48:58on passe nos journées entières
00:48:59devant les écrans,
00:49:00on se lève,
00:49:01on se brosse même plus les dents,
00:49:03rien,
00:49:03on pue,
00:49:04on se met devant l'écran,
00:49:05comme ça,
00:49:06on tapote,
00:49:07on bouffe son croissant,
00:49:08on met des miettes dessus,
00:49:09c'est dégueulasse,
00:49:11de la graisse,
00:49:12dès que ta femme part bosser,
00:49:13tu te branles un petit coup,
00:49:15t'en remets,
00:49:16c'est un boudibou le gars,
00:49:18dégueulasse,
00:49:18t'es là,
00:49:19comme ça,
00:49:20tu continues,
00:49:21hop,
00:49:22et rentre du boulot,
00:49:23et qu'est-ce qu'on fait,
00:49:23chérie,
00:49:24on va faire des courses,
00:49:25oh non,
00:49:25on délivre où tu bouffes tes sushis,
00:49:28ça dégouline,
00:49:29il ressort,
00:49:30tu te rebranles un petit coup,
00:49:31machin,
00:49:32t'es là,
00:49:33voilà,
00:49:33comme ça,
00:49:34à la fin,
00:49:35qu'est-ce qu'on fait,
00:49:35on va au théâtre,
00:49:36oh non,
00:49:36on est en Netflix,
00:49:37ou en Prime Vidéo,
00:49:38et hop,
00:49:39et tu rebouffes un coup,
00:49:41et tu te branles une dernière fois,
00:49:43et tu pu,
00:49:44et voilà ce que c'est que la société
00:49:47des jeunes d'aujourd'hui,
00:49:48une société de branleurs
00:49:50qui pu.
00:50:01Et non seulement,
00:50:03ils nous imposent,
00:50:03on n'a pas le choix,
00:50:04cette culture du numérique,
00:50:06mais encore en plus,
00:50:07ils essayent de détruire
00:50:08tout ce que les plus anciens ont appris,
00:50:10la cancel culture,
00:50:11Agatha Christie,
00:50:13les diptinets,
00:50:13quand vous êtes au courant,
00:50:14ils ont dit,
00:50:14il faut changer de titre,
00:50:15maintenant ça s'appelle,
00:50:17« ils étaient dix ».
00:50:19Moi j'apprends ça,
00:50:20le lendemain,
00:50:21je vais chez mon libraire,
00:50:22je dis « bonjour,
00:50:22je voudrais « ils étaient dix ». »
00:50:24Il me dit « bah avec vous,
00:50:24ça fait onze ».
00:50:30Les féministes ont dit
00:50:31« oui, dans Blanche-Neige,
00:50:33à la fin elle dort,
00:50:34le prince charmant l'embrasse
00:50:35alors qu'elle n'est pas consentante,
00:50:37c'est un viol ».
00:50:41Ou alors il aurait fallu
00:50:42que le prince charmant arrive
00:50:43et il dise « tiens ».
00:50:48Dumbo l'éléphant volant.
00:50:49Ils veulent faire interdire Dumbo
00:50:50parce qu'ils disent
00:50:51« à un moment,
00:50:52il y a trois corbeaux noirs
00:50:53qui chantent le blues
00:50:54sur une branche,
00:50:55c'est une représentation raciste
00:50:56des noirs américains de l'époque ».
00:50:58C'est vrai.
00:50:59Mais moi j'ai vu Dumbo,
00:51:00je crois que j'étais au CP
00:51:02avec que des petits élèves blancs
00:51:04dans la classe,
00:51:05j'étais le seul élève de couleur,
00:51:06personne à la fin du dessin animé
00:51:08et vu me voir en me disant
00:51:08« Oh, le corbeau, le corbeau ! »
00:51:12Alors que le petit Benoît
00:51:14qui avait les oreilles décollées,
00:51:20qu'est-ce qu'il a pris dans la gueule ?
00:51:23On était au troisième étage,
00:51:25on était là « saute Benoît, saute ! »
00:51:29Ils veulent faire interdire Peter Pan.
00:51:31Ils disent dans Peter Pan
00:51:32« à un moment,
00:51:33tu as des Amérindiens,
00:51:34c'est une représentation raciste
00:51:35des Amérindiens ».
00:51:36C'est vrai.
00:51:37Mais moi, c'est pas ça
00:51:38qui me choque dans Peter Pan.
00:51:39Ce qui me choque,
00:51:40c'est qu'on est un type en collant
00:51:42avec son meilleur pote
00:51:43déguisé en fée
00:51:45qui aille réveiller les enfants
00:51:46tard la nuit dans leur chambre.
00:51:48« Allez, les enfants,
00:51:49on y va ! »
00:51:50« Mais on va où ? »
00:51:51« On va au pays imaginaire ! »
00:51:53« Ah bon ? »
00:51:54« Mais c'est encore loin,
00:51:55le pays imaginaire ! »
00:51:56« Reprends du poppers ! »
00:52:00« Même la Gay Pride ! »
00:52:03« Notre bonne vieille Gay Pride ! »
00:52:04« Tu t'en rappelles,
00:52:05Jean, celle où t'emmenaient tes enfants ? »
00:52:08« Celle où t'emmenaient tes parents ? »
00:52:09« La Gay Pride qu'on connaissait,
00:52:11qui était claire,
00:52:12c'était la fête des hommes,
00:52:13qui aime les hommes,
00:52:15pour les hommes,
00:52:16des chars,
00:52:16avec des hommes nus,
00:52:18on savait où on mettait les pieds. »
00:52:20« Moi, mon plus beau souvenir de Gay Pride,
00:52:22un jour je croise
00:52:23un couple de deux gros monsieur,
00:52:25très gros monsieur,
00:52:26très poilus,
00:52:27chez les gays,
00:52:27ils appellent ça les beers,
00:52:29les ours,
00:52:29voilà, on s'éclate chez les gays,
00:52:30c'est comme ça.
00:52:31Et j'ai appris,
00:52:32il y a le pendant inverse,
00:52:33les très minces,
00:52:35épilés des pieds à la tête,
00:52:36et ils appellent ça les dolphins,
00:52:38les dauphins,
00:52:39on s'éclate chez les gays,
00:52:40c'est comme ça.
00:52:41Alors je ne sais pas
00:52:42si les deux peuvent se reproduire
00:52:43entre eux ou pas,
00:52:44voilà, je...
00:52:46Rrrr, rrrr,
00:52:49Je ne fais pas très bien le dauphin,
00:52:54voilà, je...
00:52:57Et donc je crois
00:52:59ce couple de très gros monsieur,
00:53:01très poilus,
00:53:02avec tous les deux
00:53:03le même t-shirt,
00:53:05avec marqué dessus,
00:53:08et écoutez bien
00:53:09le rayon de soleil.
00:53:14On est gros,
00:53:16on est pédés,
00:53:18on est des gros pédés.
00:53:31Le message était clair !
00:53:34Et c'est ça que j'ai toujours aimé
00:53:36avec les gays,
00:53:37on ne tourne pas autour du pot !
00:53:39Chez les gays, c'est
00:53:41tiens, tu l'as déjà dans le cul !
00:53:45Et maintenant,
00:53:46c'est devenu quoi ?
00:53:47C'est devenu le
00:53:47L-G-B-T-Q-A-I-PLUS !
00:53:52Parce que si tu as un truc
00:53:54à proposer,
00:53:54ça les intéresse !
00:53:56Oui,
00:53:57H,
00:53:58oui,
00:53:58je baisse des handicapés,
00:53:59eh ben roulez jeunesse !
00:54:02Et maintenant,
00:54:03ça s'appelle comment ?
00:54:04Ça s'appelle
00:54:05la marge des fiertés.
00:54:07Je les ai croisés
00:54:07au printemps dernier,
00:54:08tu ne comprends plus rien.
00:54:10Ils ont tous une pancarte différente.
00:54:12Il y en avait un avec une pancarte
00:54:13« fier d'être asexué ».
00:54:15Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre
00:54:17si tu baisses pas alors ?
00:54:19Il y en avait un autre
00:54:20avec une pancarte
00:54:21« fier d'être gay et musulman ».
00:54:27Ouais,
00:54:28mais je ne suis pas sûr
00:54:28que les musulmans
00:54:29soient très fiers de toi,
00:54:30hein.
00:54:32Il y a quand même
00:54:32des pays musulmans
00:54:33où on met encore
00:54:33les gays en prison.
00:54:35Ce qui est complètement con d'ailleurs.
00:54:36Si tu ne veux pas
00:54:37que des hommes s'enculent,
00:54:38tu ne les mets pas à 12
00:54:38dans 4 mètres carrés.
00:54:52Et évidemment,
00:54:52toute cette histoire
00:54:53de LGBTQAI+,
00:54:56c'est toute la culture
00:54:57du YEL.
00:54:58Vous en avez certainement
00:54:59entendu parler.
00:55:00Moi, j'ai un pote à moi
00:55:01qui est là-dedans.
00:55:02Tu ne peux même plus
00:55:03converser avec lui.
00:55:04C'est-à-dire que tu lui dis
00:55:04« Au fait, il va bien, ton pote ? »
00:55:06« Non, Fabrice.
00:55:07Le choix n'a pas été fait.
00:55:09Il n'y a pas de « il ».
00:55:13« Elle va bien, ton pote ? »
00:55:14« Non, Fabrice.
00:55:15Il n'y a pas de « il ».
00:55:15Il n'y a pas de « elle ».
00:55:18« Bon, ben, t'as des news
00:55:18de l'eau de travlots ? »
00:55:21« Mais tu veux dire quoi, moi ? »
00:55:22« Moi, j'ai un pote à moi,
00:55:23il est proviseur en lycée.
00:55:25Il me dit
00:55:25« Fabrice, depuis 5 ans,
00:55:26chaque rentrée des classes,
00:55:27c'est une déferlante.
00:55:29C'est-à-dire que tu as plein d'élèves,
00:55:29ils viennent pour changer
00:55:30leur prénom
00:55:31sur la liste d'appel.
00:55:32Non, non, moi,
00:55:32monsieur le proviseur,
00:55:33cette année, voilà,
00:55:34c'est plus Nicolas,
00:55:34c'est Sophie.
00:55:35Voilà, je suis en transformation.
00:55:37Voilà.
00:55:38Alors, non, moi, le proviseur,
00:55:39non, c'est plus Stéphanie,
00:55:40c'est Kader.
00:55:41Voilà, je suis en transfo-conversion.
00:55:42Voilà.
00:55:43Non, plus Fabrice,
00:55:45Pikachu, évolution.
00:55:55Et on atteint
00:55:58le pompon
00:56:02du pompon
00:56:05avec une vidéo
00:56:06qui circule
00:56:07sur la plateforme
00:56:08Brut.
00:56:10Vous vérifierez
00:56:11chez vous
00:56:12en rentrant ce soir.
00:56:13Jean,
00:56:14je t'enverrai un lien.
00:56:19Je vais prendre
00:56:20tout mon temps
00:56:21pour expliquer,
00:56:22mon Jean.
00:56:23Si tu te sens
00:56:23un moment largué,
00:56:24tu me dis
00:56:25« Je reprends à zéro
00:56:26juste pour toi. »
00:56:35Je prends vraiment
00:56:36tout mon temps
00:56:36en mangeant.
00:56:50C'est un homme
00:56:54qui est devenu
00:56:55une femme
00:56:57qui s'est mis
00:56:58avec une femme
00:57:01qui est devenue
00:57:02un homme.
00:57:06On ne sait pas
00:57:06pourquoi ils ne se sont
00:57:07pas mis ensemble
00:57:07depuis le début,
00:57:09mais...
00:57:23L'homme
00:57:24qui est devenu
00:57:25une femme
00:57:27a fait congeler
00:57:28ses spermatozoïdes
00:57:31pour féconder
00:57:33la femme
00:57:35qui est devenue
00:57:36un homme
00:57:39qui a conservé
00:57:41son utérus.
00:57:44Et nous avons donc
00:57:48en 2022
00:57:51sur le territoire
00:57:52français
00:57:54un homme
00:57:57en sein.
00:57:59En sein !
00:58:03Je vais vous dire
00:58:04une chose.
00:58:09Moi,
00:58:10quand ils ont proposé
00:58:11le mariage
00:58:12pour les couples
00:58:12homosexuels,
00:58:13j'ai dit
00:58:13« Si les gens
00:58:15sont plus heureux
00:58:15comme ça,
00:58:18roulez jeunesse. »
00:58:21Quand ils ont proposé
00:58:23l'adoption
00:58:23par les couples
00:58:24homosexuels,
00:58:25j'ai dit
00:58:25« Si les enfants
00:58:26sont heureux
00:58:27et épanouis,
00:58:30roulez jeunesse. »
00:58:33Les ours,
00:58:35les dauphins,
00:58:42« Maintenant,
00:58:46si demain
00:58:48je suis assis
00:58:50aux heures de pointe
00:58:52dans le métro
00:58:55et qu'un homme
00:58:58en sein
00:59:03vient me demander
00:59:05de lui céder
00:59:06ma place,
00:59:11je lui dirai
00:59:12« Non, monsieur. »
00:59:15Et il me dira
00:59:15« Mais je suis enceint. »
00:59:18Et je lui dirai
00:59:19« Oui,
00:59:19mais je suis une vieille dame. »
00:59:34Et il me dira
00:59:35« Mais est-ce que
00:59:36votre petit-fils
00:59:37à côté
00:59:37ne peut pas
00:59:37me céder
00:59:38sa place ? »
00:59:39Je lui dirai
00:59:40« C'est mon mari. »
00:59:44On est en train
00:59:45de péter un câble
00:59:46sur cette planète.
00:59:48Il y a des hommes
00:59:49qui veulent être enceints.
00:59:50Il y a des femmes
00:59:51aux Etats-Unis,
00:59:52elles veulent des enfants
00:59:52mais elles n'ont pas
00:59:53le temps d'être enceintes.
00:59:54Alors,
00:59:55elles louent
00:59:55des utérus
00:59:56de Mexicaine.
00:59:57Puis un jour,
00:59:57ce sera trop cher.
00:59:58Alors,
00:59:58on prendra des utérus
00:59:59d'Africaine,
01:00:00évidemment.
01:00:01Puis un jour,
01:00:01ce sera trop cher.
01:00:02Alors,
01:00:02on prendra des vaches.
01:00:03des vaches hublots.
01:00:05Comme ça,
01:00:06tu pourras voir
01:00:06le développement
01:00:07du fœtus.
01:00:08Et pour les curés,
01:00:09ça fera des quartiers rouges.
01:00:15Et ce qui est hallucinant,
01:00:17c'est que ça y est,
01:00:17en France,
01:00:18on peut commencer
01:00:19sa transition hormonale,
01:00:20son changement de sexe,
01:00:21quoi,
01:00:22dès l'âge de 6 ans.
01:00:24C'est un âge,
01:00:25t'as pas de discernement,
01:00:27t'as pas de réflexion
01:00:27sur le long terme.
01:00:28Je le sais parce que
01:00:29quand je mange
01:00:30des haricots verts
01:00:31avec mon fils,
01:00:33pour me faire croire
01:00:34qu'il a fini son assiette,
01:00:36il les jette sous la table.
01:00:39Je lui dis,
01:00:40Naël,
01:00:41je sais très bien
01:00:42que c'est toi
01:00:43qui jettes tes haricots verts,
01:00:44puisqu'on n'est que deux.
01:00:49Et que moi,
01:00:49je jette que mes carottes.
01:00:56Et ce qui est hallucinant,
01:00:57c'est qu'en Suède,
01:00:58où ils font
01:00:58ces transitions précoces
01:01:00dès l'enfance,
01:01:00depuis des années,
01:01:01ils font marche arrière
01:01:02parce qu'ils sont
01:01:03et qu'ils se sont aperçus
01:01:04que des gamins
01:01:04arrivés à l'âge adulte,
01:01:06il y en a qui regrettent.
01:01:07Ils vont chez le médecin,
01:01:08bonjour docteur,
01:01:10voilà,
01:01:10je viens vous voir
01:01:11parce que
01:01:12je me suis trompé.
01:01:17C'est-à-dire ?
01:01:19Ben voilà,
01:01:21je ne veux plus être Brigitte,
01:01:22je veux redevenir Nicolas.
01:01:27Mais ce n'est pas possible,
01:01:29enfin Nicolas,
01:01:30ce n'est pas possible.
01:01:31je ne sais pas.
01:01:32Mais pourquoi ?
01:01:33Ben,
01:01:35parce qu'on vous a coupé
01:01:35la bite.
01:01:42Mais elle est où,
01:01:43ma bite ?
01:01:48On l'a jetée.
01:01:52mais où ?
01:01:54Ben,
01:01:55poubelle jaune,
01:01:55je crois,
01:01:56je ne sais pas.
01:02:06Et alors,
01:02:06je précise à tous les plus jeunes
01:02:08de la salle,
01:02:08je ne juge pas,
01:02:10je dis juste que
01:02:10je suis un homme fatigué.
01:02:13je ne comprends plus
01:02:14cette société
01:02:15où la moindre différence
01:02:17devient une revendication.
01:02:19Tu as vu que maintenant,
01:02:20j'ai vu aux Etats-Unis,
01:02:21ils font la fat pride.
01:02:23C'est-à-dire,
01:02:23c'est la même chose
01:02:24que la gay pride,
01:02:25mais avec des gros.
01:02:27Ils défilent pareil.
01:02:28Bon,
01:02:28évidemment,
01:02:29ça dure un peu plus longtemps.
01:02:32Et ils ont des pancartes,
01:02:34les mêmes,
01:02:35grossophobie égale racisme.
01:02:37Mais ce n'est pas pareil.
01:02:38Je veux dire,
01:02:39ce n'est pas pareil
01:02:39d'être gros
01:02:40et d'être noir.
01:02:41Moi,
01:02:42je peux courir
01:02:42toute la journée,
01:02:43je ne deviendrai jamais blanc.
01:02:49Je suis fatigué,
01:02:50je ne comprends plus.
01:02:52Et je ne juge pas,
01:02:54je suis juste fatigué
01:02:55parce que
01:02:56je me sens largué.
01:02:57Je me sens plus proche
01:03:00d'un homme
01:03:02de 90 ans
01:03:04en Ehpad
01:03:06mort depuis deux ans
01:03:10que de toi.
01:03:11Voilà,
01:03:12je...
01:03:14J'ai fêté
01:03:15les 7 ans
01:03:16de mon fils
01:03:17il y a quelques semaines.
01:03:18Alors,
01:03:18on m'avait dit,
01:03:19surtout,
01:03:20la règle,
01:03:20c'est que tu invites
01:03:21le nombre d'enfants
01:03:22qui correspond
01:03:23à l'âge de ton gamin.
01:03:24Pour toi,
01:03:25Jean,
01:03:25ça ne marche plus.
01:03:26Voilà,
01:03:27vous n'êtes plus assez.
01:03:28Et alors,
01:03:29donc,
01:03:29je...
01:03:32J'ai voulu faire mon malin,
01:03:33j'en ai invité 10.
01:03:35Oh,
01:03:35l'épuisement,
01:03:36la vieillesse.
01:03:37courir après des gamins
01:03:38de 7 ans
01:03:39tout l'après...
01:03:39Ours Henry !
01:03:41Ours Henry !
01:03:42Eh ben,
01:03:43tu laisses du miel
01:03:44aux autres !
01:03:47J'avais dit aux parents
01:03:48vous venez les chercher
01:03:49à 17h.
01:03:50Je te jure,
01:03:50à 16h30,
01:03:51je l'ai mis sur le palier
01:03:51et je dis,
01:03:51vous attendez là.
01:03:53Ah,
01:03:53j'allais en buter.
01:03:55J'ai été à deux doigts
01:03:56de signer la pétition
01:03:57de libération
01:03:57du père Martin.
01:04:03Je ne peux plus.
01:04:04Je suis fatigué,
01:04:06moi,
01:04:06de tout ça.
01:04:10J'ai été,
01:04:12il y a trois semaines
01:04:12de ça,
01:04:14au parc Astérix
01:04:15avec mon fils.
01:04:17Au parc Astérix,
01:04:20ils ne te servent
01:04:21que des burgers
01:04:22et du coca.
01:04:25Au parc Astérix !
01:04:29Des burgers
01:04:30et du coca.
01:04:33Au parc Astérix !
01:04:36Non mais tu te marres,
01:04:37Antoine,
01:04:37mais s'il y a bien
01:04:38un endroit
01:04:38où tu dois faire preuve
01:04:40d'irréductibilité,
01:04:41où tu dois résister
01:04:42encore et toujours
01:04:42à l'envahisseur,
01:04:43c'est le parc Astérix.
01:04:45C'est ton moment,
01:04:47c'est ton endroit à toi.
01:04:48Je ne peux pas le faire
01:04:48à ta place,
01:04:49je suis déjà dilué,
01:04:50moi.
01:04:50C'est terminé.
01:04:52Toi,
01:04:52tu ricanes
01:04:53dans le fond,
01:04:54mais bats-toi
01:04:54pour ton parc Astérix.
01:04:56sinon il y a un truc
01:04:57qui te guette,
01:04:58c'est le grand remplacement,
01:04:59mon pote.
01:05:01Regarde le noir,
01:05:01il est déjà au balcon.
01:05:05Il y en a au premier rang,
01:05:06il y a un chinois juste là.
01:05:08Ça avance,
01:05:08mon pote.
01:05:10Et je te le dis,
01:05:11si demain,
01:05:12devant ton parc Astérix,
01:05:14tu mets une pancarte
01:05:15interdit aux noirs,
01:05:16on comprendra.
01:05:19Et nous,
01:05:20avec mon pote,
01:05:21on fera le parc Kirikou,
01:05:23interdit aux blancs
01:05:24et aux gens habillés.
01:05:25Voilà !
01:05:28Est-ce que tu sais,
01:05:29par exemple,
01:05:30qui est-ce qui fait Obélix
01:05:31dans le prochain Astérix ?
01:05:33C'est Teddy Riner,
01:05:34mon pote.
01:05:38Et c'est qui est-ce
01:05:39qui fait Falbala ?
01:05:40C'est moi !
01:05:44Toi,
01:05:44t'étais là
01:05:44à la dernière coupe du monde.
01:05:46Ramenez la coupe
01:05:47à la maison.
01:05:48Il n'y a que des noirs
01:05:49dans ton équipe.
01:05:51Et bientôt,
01:05:52ce sera le tour de France.
01:05:53Ton tour de France,
01:05:55c'est un noir
01:05:55qui va gagner.
01:05:57À ton avis,
01:05:58pourquoi tous les livreurs
01:05:59délivreux,
01:06:00c'est les Africains ?
01:06:03Ils s'entraînent,
01:06:04mon pote !
01:06:05Applaudissements
01:06:08Ils s'entraînent
01:06:10sur des vélos électriques
01:06:11sans batterie !
01:06:13La roue crevée,
01:06:14le pneu voilé,
01:06:15l'antivoy dedans !
01:06:17Dix fois la butte
01:06:18Montmartre par jour !
01:06:20Sous craque !
01:06:39Voilà !
01:06:45Qu'est-ce que tu veux que je te dise,
01:06:46mon genre ?
01:06:49T'as eu deux ans
01:06:50pour partir
01:06:51avec le Covid ?
01:06:57T'as voulu rester ?
01:07:04Tu vas pouvoir rentrer
01:07:05chez toi ce soir,
01:07:08repenser au spectacle,
01:07:12et te dire
01:07:14adieu hier !
01:07:20Applaudissements
01:07:29Merci.
01:07:30Alors, merci à Antoine pour genre,
01:07:32merci du bruit pour la Picardie,
01:07:33du bruit pour...
01:07:33Du bruit, du bruit, du bruit, du bruit, du bruit !
01:07:35Applaudissements
01:07:40Et surtout, un grand merci encore une fois à vous d'être là ce soir.
01:07:44Je parlais des problèmes du théâtre en ce moment.
01:07:46Et c'est vrai qu'on a maintenant la crise en Ukraine.
01:07:49Moi, c'est vrai que j'avais essayé d'alerter depuis un moment.
01:07:54Quand j'étais à l'Elysée, j'ai essayé de prévenir Macron.
01:07:57« Eh, t'es con, ça n'est pas passé. »
01:07:59Et c'est vrai que moi, Poutine, ça fait un moment que j'ai des doutes.
01:08:03Un mec qui fait du cheval.
01:08:06Torse nu en Sibérie.
01:08:10Bon, Macron, lui, au mieux, il fait du poney en doudou Nadeauville.
01:08:14Avec Brigitte qui le tient comme ça.
01:08:18Et Gabriel Attal qui l'a « Mais moi, je voulais le poney blanc ! »
01:08:25Et c'est vrai qu'on redécouvre avec cette guerre en Ukraine que finalement, via Poutine, c'est toujours l
01:08:29'homme de Cro-Magnon.
01:08:30C'est la loi du plus fort.
01:08:32Vous avez vu, au début du conflit, je crois que c'est Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie,
01:08:36qui a mis sur Twitter « Nous allons tuer la Russie économiquement ! »
01:08:39L'autre, il a juste répondu « Ben non, on va vous tuer tout court ! »
01:08:43L'autre, il a fait « Ah non, je me suis trompé, alors je... »
01:08:47Et c'est ça.
01:08:48Et le pauvre président ukrainien, vous avez vu, qu'est-ce qu'il voulait qu'il fasse ?
01:08:50Il est comique à la base, le mec, donc...
01:08:54KGB et Cour-Florence, pas la même formation, le mec...
01:08:56C'est comme si demain, la France est envahie par la Russie.
01:09:00« Qu'est-ce qu'on fait, Fabrice ? »
01:09:09Mais voilà, voilà, voilà, en tout cas, merci mille fois pour ce spectacle « Adieu hier »,
01:09:13qu'on n'a pas joué dans ce théâtre par hasard.
01:09:15Vous avez vu les plafonds qui sont magnifiques, vous avez vu les entrées.
01:09:19C'est le plus vieux théâtre de Paris, voilà, c'est pour ça qu'on a joué ici.
01:09:22Imaginez à votre place, ici, ça a été à la place de ta place.
01:09:25Ça a peut-être été Marie-Antoinette qui a été là.
01:09:28Là, tu souris, là, t'es contente, là.
01:09:30Ça y est, elle est à Versailles, tout d'un coup, elle est là, tu vas aller là.
01:09:32Mais qu'est-ce qu'il fait, ce nègue en bas ?
01:09:34Elle est radieuse, ça y est, voilà, c'est Marie-Antoinette.
01:09:38Elle va voir, elle est là, on te souhaite le même futur.
01:09:42Et alors...
01:09:46Et donc, je vous dis, le plus vieux théâtre de Paris...
01:09:48Et c'est vrai qu'ici, vous vous rendez compte, on jouait des Mozart, des Offenbach, des Regiani,
01:09:53voilà, et maintenant, Fabrice Ebué, voilà.
01:09:56Le grand emplacement est vraiment en marche.
01:10:00Et on a pris surtout ce théâtre pour une raison qui m'est chère, c'est la proximité.
01:10:05Vous voyez comment on peut tous converser simplement.
01:10:07Et je dis toujours, le plus important chez un comique, c'est conserver la proximité avec son public.
01:10:14Parce qu'évidemment, vous aimez des chanteurs, des acteurs, mais c'est différent, il y a toujours plus de distance.
01:10:20Je ne sais pas si vous croisez, par exemple, Dujardin dans la rue, il y a le côté...
01:10:24Ah, bonsoir, monsieur Dujardin, j'adore vos films.
01:10:26Voilà, je ne vous dérange pas plus que ça.
01:10:28Bonne soirée, monsieur Dujardin.
01:10:29Alors que moi, les gens, quand ils me croisent, c'est plutôt...
01:10:31Ah, il est con, lui !
01:10:34Le curé, qu'encule le fœtus !
01:10:44Et c'est important de conserver cette proximité pour avoir toujours des petites anecdotes de tous les jours à vous
01:10:50raconter.
01:10:51Tiens, l'autre jour, par exemple, je rends une voiture de location à Gare du Nord.
01:10:55Vous voyez la Gare du Nord, globalement, à Paris, c'est la gare la plus pourrie.
01:10:58Il suffit de voir les destinations, t'as compris, de toute façon.
01:11:03Et je rends la voiture au parking de location, je me gare, je vais pour prendre l'ascenseur.
01:11:15Contractuellement, à Gare du Nord, il est en panne.
01:11:16Donc, je prends les escaliers de service, et là, je tombe sur deux jeunes femmes.
01:11:22Une, affalée sur la rampe comme ça, l'autre, assise dans les escaliers, le froc baissé, une seringue dans la
01:11:29cuisse.
01:11:30Oh là, je dis, putain, elle est vachement efficace, cette campagne de vaccination.
01:11:39Et là, t'as pas l'autre qui dit, oh, Pascal et Boué, je vous adore.
01:11:44Et elle commence à descendre pour un câlin.
01:11:47Moi, je suis là, j'ai le mur qui est derrière, j'ose pas prendre les escaliers.
01:11:50T'as l'autre qui est là avec sa seringue, j'ai pas envie de jouer à Chacida.
01:11:53Chac, t'as le sida.
01:12:02Mais vous voyez, conserver cette proximité pour pouvoir encore vous raconter des petites histoires,
01:12:08parce qu'il y a un truc qui nous guette et qui est le pire ennemi dans notre métier, c
01:12:12'est l'embourgeoisement.
01:12:12Et évidemment, c'est super, par exemple, quand tu prends l'avion, on te prend de la classe à faire,
01:12:17il y a de la place, il y a un mannequin à côté, mais il se passe rien.
01:12:22Alors que quand t'es assis derrière,
01:12:27entre un obèse et un enfant autiste,
01:12:32là, tu crées, là, t'es inspiré.
01:12:36Et évidemment, parfois, je m'inspire d'anecdotes sordides, mais j'y peux rien, ça me vient tout seul.
01:12:42Je vais vous dire un truc, vous allez dire que je suis un ignoble personnage, mais je l'ai pensé,
01:12:46je vous le dis.
01:12:47J'étais cet été à la plage en famille,
01:12:49et deux, trois mètres à côté de moi,
01:12:51je vois un pauvre monsieur, vous savez,
01:12:53à la place de ses intestins, ils lui ont mis une poche,
01:12:55je crois que ça s'appelle une stomie en médecine,
01:12:57il a sa poche, il a sa grosse poche,
01:12:58et je le regardais.
01:13:02Je me disais, s'il m'arrivait la même chose,
01:13:05le spectacle incroyable
01:13:07que j'écrirais,
01:13:09j'irais tous les jours
01:13:10dans le métro pour être victime
01:13:12d'un pickpocket.
01:13:16Et je dirais, alors, l'argent n'a pas d'odeur ?
01:13:29Mais je vous dis, se battre pour conserver le réel,
01:13:32parce que, et évidemment qu'on a des privilèges dans ce métier,
01:13:35combien de fois j'ai pris l'avion à l'étranger sur Air France,
01:13:38et au décollage, on vient me voir,
01:13:40« Monsieur Eboué, vous voulez assister au décollage
01:13:42avec le pilote dans le cockpit ? »
01:13:44Ils sont complètement inconscients, ce genre-là,
01:13:45où je suis un vrai gamin, je suis là comme ça,
01:13:48tu sais, le commandant Oussama Ben Laden
01:13:50vous souhaite un bon vol sur le...
01:13:57Et c'est vrai que moi, sur ma dernière tournée,
01:13:59qui a duré presque trois ans,
01:14:00j'avais commencé à m'embourgeoiser,
01:14:02je voyageais même plus avec mes techniciens,
01:14:04j'avais pris un chauffeur avec berline,
01:14:06un chauffeur blanc pour ma revanche sur l'histoire,
01:14:08je suis derrière, comme ça,
01:14:10avance !
01:14:14Et c'est pour ça, pour revenir à la base,
01:14:17pour revenir à la proximité,
01:14:18toute la tournée de rodage de ce spectacle,
01:14:20je l'ai faite seule, en auto-stop,
01:14:23vous m'avez peut-être aperçue sur le bord de la 86,
01:14:26la 6, la 13, la 4, sous la pluie,
01:14:29comme ça, en mode routard du crime,
01:14:32personne ne me prenait,
01:14:34à part les vieux routiers aguerris qui étaient là,
01:14:35allez, monte !
01:14:36Monte !
01:14:36Ha ha ha !
01:14:37Allez !
01:14:38Ha ha ha !
01:14:39Ha ha ha !
01:14:42Ha ha ha !
01:14:44Ha ha ha !
01:14:46Ha ha ha !
01:14:46Ah bah, putain !
01:14:47Ha ha ha !
01:14:48Ha !
01:14:49Je croyais que c'était un migrant qui faisait le tapin,
01:14:51mais...
01:14:51Ha ha ha !
01:14:53T'es l'autre, là, le comique, là,
01:14:54Patrice, c'est-vous-y, là ?
01:14:56Ha ha !
01:14:56Ha ha !
01:14:58Le fœtus qu'encule le curé !
01:15:00Ha ha !
01:15:02Ha !
01:15:03Ha !
01:15:04Ha !
01:15:06Ha !
01:15:06Ha !
01:15:06Ha !
01:15:06Ha !
01:15:07Ha !
01:15:32Ha !
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