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  • il y a 6 heures
Invité : Jean-Philippe MARQUES, président CBI

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Transcription
00:01La rubrique éco en partenariat avec la semaine. La rubrique éco avec la chambre de commerce et d'industrie de
00:09Moselle.
00:17Bonjour, aujourd'hui je vous emmène à Solgne dans une entreprise qui a grandi progressivement pour devenir un acteur reconnu
00:25dans la rénovation et la réhabilitation des bâtiments.
00:27CBI intervient auprès des particuliers, des collectivités et des entreprises. Pour en parler, je reçois son président Jean-Philippe Marquès.
00:35Bonjour.
00:36Bonjour.
00:36Soyez le bienvenu dans la rubrique éco. Alors CBI existe depuis une quinzaine d'années. Comment vous faites le résumé
00:42de ces 15 ans depuis que vous avez commencé à deux et depuis cette création ?
00:47Oui. C'est effectivement une aventure qu'on a commencé à deux, poussée par le désir de bien faire. On
00:54avait envie de réaliser des chantiers techniquement correctement.
01:02Et l'envie de proposer un bon conseil technique. Parce que c'est souvent ça qu'on se rendait compte,
01:07qu'il n'y avait pas toujours le bon conseil technique.
01:09Et on n'avait aucun plan pour démarrer d'un développement jusqu'à 30 personnes. On voulait voir d'abord
01:15si c'était viable.
01:16Et puis le travail a payé. On a trouvé que notre discours a eu... On a pu faire du recrutement
01:24qui a adhéré à notre discours, à notre vision.
01:27Et puis de fil en aiguille, avec les années qui passent, l'entreprise s'est développée.
01:32Alors au départ, c'était essentiellement orienté vers les particuliers. Et puis vous avez élargi votre spectre.
01:38Alors je parle uniquement de la couverture, puisqu'on parlera d'une autre activité ensuite. Et ensuite, vous êtes allé
01:42sur les collectivités et les entreprises.
01:44Oui. À deux, on a commencé à toquer aux portes chez les particuliers avec quelques flyers, quelques publicités.
01:51Et donc c'était le marché le plus accessible pour démarrer. Et puis évidemment, au bout de quelques années, avec
01:57de l'expérience et plus de matériel,
02:00on nous a sollicité pour des communes. Et c'est comme ça qu'on a commencé à travailler pour des
02:05collectivités et du professionnel.
02:07Aujourd'hui, on a inversé la proportion. C'est que le particulier, on le conserve. Et on a une équipe
02:13qui est dédiée pour ça.
02:14Mais elle représente plus que 20% de notre chiffre d'affaires.
02:17Il est question beaucoup dans le bâtiment d'enjeux énergétiques. Est-ce que ça vous touche dans les commandes des
02:22clients,
02:22que ce soit des particuliers, des professionnels, des collectivités ?
02:25Oui, énormément. Et depuis quasiment le début. Parce qu'aujourd'hui, la départition thermique sur un bâtiment se fait majoritairement
02:33par la toiture.
02:33C'est plus de 30%. Donc depuis le début qu'on a commencé, on a des sujets d'isolation liés
02:40à la toiture.
02:40Vous avez évoqué le savoir-faire de vos équipes. Pas de difficultés pour recruter alors qu'on entend une petite
02:48musique,
02:48que ce soit dans le bâtiment ou ailleurs, sur les difficultés que les chefs d'entreprise rencontrent pour trouver des
02:53talents ?
02:54Si, c'est devenu la principale difficulté depuis plusieurs années. Mais le meilleur recrutement qu'on arrive à faire, c
03:03'est de former nos apprentis.
03:05Donc on accueille tous les ans plusieurs apprentis, jusqu'à trois apprentis en même temps. Et on forme ces apprentis
03:13pour pouvoir ensuite les recruter.
03:15Vous avez beaucoup investi dans vos ateliers, dans votre matériel, dans votre parc de véhicules, mais aussi dans un bureau
03:21d'études intégré.
03:22C'était indispensable d'avoir cela en interne ?
03:25Oui, parce que quand on fait de la réhabilitation, ça exige beaucoup de réactivité. On découvre des poutres pourries, on
03:32découvre des mauvaises surprises,
03:34malgré un diagnostic poussé quand on vient faire des chiffrages. Et là, il faut savoir réagir vite. On ne peut
03:39pas laisser un toit ouvert.
03:40On ne peut pas laisser un mur qui est sur le point de s'effondrer ou qui a des problèmes
03:44de structure. Il faut savoir réagir vite.
03:46Donc la réactivité est vraiment un atout dans notre métier.
03:50Alors on évoque la couverture, c'est le premier métier. Mais le deuxième cap, c'est la structure.
03:56Donc vous vous lancez dans ce domaine en 2019. Pour quelles raisons ?
04:02C'est très lié parce qu'on fait essentiellement de la réhabilitation.
04:06Et très souvent, on me demandait plus de travaux qui concernaient des renforcements de plancher, création de trémis,
04:12transformer un bâtiment, installer une cage d'ascenseur dans un bâtiment.
04:14Et là, on touche la structure. Il faut réparer de la structure.
04:17Et on ne trouve pas d'entreprises spécialisées qui exercent dans ce métier.
04:23Donc on a décidé de le faire parce que ça demande de la connaissance technique et ça demande aussi aux
04:31équipes de la polyvalence.
04:32Donc on va toucher du bois, du béton, de l'acier.
04:35Mais on se positionne comme réparateur de structure pour transformer ou consolider des bâtiments.
04:41Tout à l'heure, vous nous parliez de la répartition du chiffre d'affaires entre les particuliers et le reste
04:45du monde, j'allais dire.
04:46Entre la couverture et la structure, quelle est cette répartition ?
04:49Deux tiers, un tiers.
04:51Deux tiers pour qui ?
04:51Deux tiers pour la couverture avec laquelle on a commencé et un tiers pour la structure qui a démarré après.
04:56Donc ça progresse.
04:57Vous êtes une entreprise implantée à Sogne, en Moselle, mais aussi un peu en Lorraine.
05:02Vous accordez une importance particulière à cet ancrage territorial ?
05:06Oui. Le fait qu'on se soit spécialisé en réhabilitation de bâtiments, ça demande une vraie connaissance du terroir, comment
05:15on a construit.
05:16Et il suffit d'aller à Strasbourg pour se rendre compte qu'on n'a pas construit de la même
05:19manière, ni à Reims.
05:21Et donc d'avoir une très bonne connaissance du terroir est vraiment un plus pour nos clients de savoir comment
05:26on a construit le siècle précédent.
05:30Avant de parler de vos projets ou de ce que vous avez mis en place récemment, j'aimerais qu'on
05:34parle justement de cette attache un peu plus qu'à la Moselle,
05:38puisque vous êtes sociétaire d'une coopérative, c'est important, qui s'appelle Scap Vosges, qui est spécialiste dans les
05:44métiers du bois.
05:44Qu'est-ce qu'elle vous apporte, cette coopérative ?
05:47Oui, c'est une coopérative que j'ai adhérée il y a 14 ans.
05:51Et aujourd'hui, on a complètement externalisé notre pôle achat des matériaux au sein de cette coopérative.
05:57La coopérative, c'est un chiffre d'affaires supérieur à 25 millions d'euros et plus de 50 salariés qui
06:04sont au service de notre entreprise comme 220 autres.
06:07Qu'est-ce que ça vous apporte ?
06:09Ça m'apporte du stock. Je n'ai aucun problème de stock.
06:14Ça m'apporte de la qualité de matériaux, ça m'apporte de la terrification et ça m'apporte plein de
06:19services que la plupart des négoces ne peuvent pas nous offrir.
06:22Quelques instants encore sur la dernière question. Vous avez ouvert, lancé un atelier de pliage en début d'année. Alors
06:29qu'est-ce que vous pliez et dans quel but ?
06:32Donc, c'est beaucoup lié à la couverture. On a des besoins de pliage en zinc, en tôle, tôle acier,
06:43tôle aluminium pour la couverture.
06:45Et on avait un atelier en propre. On a investi dans des machines numériques il y a déjà deux ans
06:53maintenant.
06:54Et on a pu tout installer dans un nouveau bâtiment. Et on propose maintenant ce service de pliage à tous
06:59les artisans qui ont besoin de pliage,
07:03particulièrement orientés sur le zinc, mais on peut faire aussi de l'acier.
07:06Et on propose à déjà un nombre de partenaires nos services de pliage.
07:13Merci à un atelier qui a nécessité un investissement de 900 000 euros et qui est opérationnel depuis janvier.
07:19Merci Jean-Philippe Marques, président de CBI. L'information continue sur Moselle TV.
07:31La rubrique éco avec la Chambre de commerce et d'industrie de Moselle.
07:36La rubrique éco en partenariat avec la semaine.
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