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Moselle Info, le journal du mardi 02 juin 2026 - partie 2

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News
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00:00...
00:05Moiselle Info continue, bienvenue à tous ceux qui nous rejoignent.
00:08Place à l'actualité.
00:1012 ans après la mort de Corentin, 11 ans à la suite d'une opération de l'appendicite,
00:14la justice a condamné ce mardi 2 juin les deux chirurgiens jugés pour homicide involontaire.
00:19Le premier écope de 30 mois de prison avec sursis, 15 000 euros d'amende
00:23et d'une interdiction définitive d'exercer.
00:25Le second est condamné à 24 mois avec sursis,
00:288 000 euros d'amende et 5 ans d'interdiction d'exercer.
00:32Dans l'actualité également, l'horreur à Sargumine.
00:35Hier lundi, un homme s'est rendu de lui-même au commissariat
00:38en affirmant avoir tué sa campagne par étranglement.
00:41Sur place, les policiers ont retrouvé le corps de la victime.
00:44Le parquet de Sargumine a ouvert une enquête pour meurtre sur conjointe.
00:49A Aube, le groupe UM a inauguré cet après-midi une nouvelle centrale photovoltaïque.
00:53Avec ses 550 panneaux, elle produit depuis février l'équivalent
00:57de la consommation de 70 foyers.
00:59Un projet d'autoconsommation collective qui alimente habitants,
01:03collectivités et entreprises locales avec une énergie renouvelable
01:06produite sur le territoire.
01:1020 ans d'accompagnement, des centaines d'entreprises soutenues
01:14et des milliers d'emplois créés ou consolidés.
01:16Initiative MES s'est imposée comme un acteur majeur
01:19du développement économique local.
01:21Bonsoir, Roger Walter.
01:27Vous êtes le président du réseau Initiative MES.
01:30Vous fêtez ce soir en grande pompe le 20e anniversaire du réseau.
01:35Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru
01:37depuis la création de la structure il y a 20 ans ?
01:44Oui, Initiative MES, c'est un...
01:47Enfin, on peut-être précisait que...
01:52J'ai du retour, là.
01:53Oui, je vous en prie, allez-y.
01:58Oui, donc on fait partie d'un réseau national avec 220 plateformes.
02:01Nous, ici à MES, on a un terrain de jeu, effectivement,
02:07qui compte 5 comcoms, dont MES, et j'ai le plaisir
02:11d'en assurer la présidence depuis 9 années.
02:14On a financé ces 5 dernières années 500 entreprises,
02:18plutôt dans le domaine des commerces, des artisans,
02:23des bars, des restaurants, des boucheries, des coiffeurs.
02:26L'essentiel des commerces qui se sont installés
02:28au centre-ville de MES sont financés par nous.
02:31Le financement, c'est en fait un apport en fonds propres.
02:34C'est des créateurs qui ont souvent des idées,
02:36ils ont l'enthousiasme, ils ont le projet,
02:40ils manquent un peu de fonds,
02:41et les banquiers ont du mal à ouvrir les portes
02:43quand les fonds propres ne sont pas au rendez-vous.
02:46Donc le rôle d'Initiative, c'est d'apporter ces fonds propres
02:48pour effectivement permettre la création de leur entreprise.
02:51On est très, très fiers du succès qu'on a.
02:53On a financé 100 entreprises,
02:56enfin oui, comme dit, 500 entreprises sur 5 ans.
02:58C'est considérable.
03:01Initiative MES revendique près de 890 entreprises
03:04accompagnées sur 20 années.
03:07Vous aviez imaginé un tel impact au départ,
03:11même si vous avez repris par la suite la présidence ?
03:17Je n'ai sincèrement pas imaginé ça,
03:20parce qu'on est quand même dans un monde
03:22où la prise de risque pour le créateur est énorme.
03:26C'est un acte de courage considérable,
03:29et c'est surtout sanctionné de manière très, très pénible
03:33quand on l'échoue, quand on ne réussit pas.
03:38Heureusement, effectivement, l'esprit d'entreprise
03:40restait très actif en France.
03:422025 a été une année record
03:44de nombre de créations d'entreprises.
03:46Il faut s'en féliciter.
03:47Il faut surtout espérer que ça dure.
03:49En tout cas, pour ces gens qui, effectivement,
03:51rêvent de créer leur boîte,
03:53la meilleure porte qu'ils puissent franchir à MES,
03:54c'est certainement celle d'Initiative MES,
03:56parce que non seulement on apporte le financement,
03:58mais on apporte aussi tout le conseil préalable
04:00pour les sensibiliser à tout ce qui est important,
04:02l'étude de marché, la démarche commerciale,
04:05l'analyse de la concurrence, etc.
04:08Au fil des années, avez-vous vu évoluer
04:11le profil des créateurs d'entreprises ?
04:18Oui, ça, c'est une bonne question.
04:19On a, effectivement, aujourd'hui, des gens qui sont...
04:22Alors, le monde des artisans était traditionnellement
04:24un monde, effectivement, où on n'avait pas
04:26des gros diplômés.
04:28On partait, on se lançait avec un CAP ou un BEP.
04:31Aujourd'hui, c'est vrai qu'on voit
04:32des gens, des candidats beaucoup plus diplômés
04:34qui sont ingénieurs et qui se lancent dans la création.
04:36Donc ça, c'est intéressant.
04:38On a de plus en plus de femmes.
04:39La proportion des femmes chez nous, c'est 38%
04:41sur le nombre de créateurs.
04:43Voilà, donc c'est énorme.
04:45Et on a donc les créateurs
04:47qui créent en partant d'une page blanche.
04:50On a aussi beaucoup de repreneurs.
04:51Et ça, c'est un aspect très important
04:53parce que la reprise d'entreprises,
04:55ça concerne des milliers d'entreprises,
04:57notamment chez nous à Lorraine.
04:59et nombre de dirigeants
05:01qui ont consacré toute leur énergie
05:02pour développer leur entreprise
05:03ne trouvent pas de repreneurs.
05:05Donc il faut arrêter ce drame.
05:07Et il faut qu'effectivement,
05:09au sein de l'initiative,
05:09on puisse faciliter la reprise des entreprises.
05:13Et c'est vraiment, pour nous,
05:15un sujet de grande, grande, grande satisfaction.
05:17L'initiative Metz s'appuie sur plusieurs dizaines
05:20de bénévoles issus du monde économique.
05:23Sans eux, le modèle serait-il viable aujourd'hui ?
05:30On s'appuie sur 70 bénévoles.
05:32C'est un modèle tout à fait original
05:34et totalement considérable.
05:36Enfin, c'est considérable.
05:3770 bénévoles qui donnent leur temps
05:39et on a deux salariés
05:42et on crée 100 entreprises par an
05:45et on instruit 150 dossiers.
05:48Non, c'est sans initiative.
05:50Alors, du coup, ça donne à l'initiative
05:52un coût de fonctionnement extrêmement faible.
05:54On est à 200 000 euros
05:56pour financer 100 entreprises.
05:58Donc c'est considérable.
06:00Ce qui nous donne aussi des arguments
06:01pour voir les collectivités
06:03parce que c'est de l'argent public
06:04avec lequel, effectivement, on travaille.
06:06mais c'est de l'argent vertueux.
06:09Aujourd'hui, si l'agglomération,
06:12la comcom de Metz Métropole
06:14nous donne 100 000 euros,
06:16dans 10 ans, j'ai encore les 100 000 euros.
06:18Sauf qu'ils sont partis en prêt
06:21à des créateurs
06:23qui remboursent à taux zéro
06:24pendant trois ans, voire plus.
06:26On peut faire aussi des décalages de paiement.
06:29Voilà.
06:29Donc cet argent reste vertueux.
06:32C'est ce qu'on appelle le fonds de dotation
06:35qui est de l'ordre de 2 millions d'euros chez nous.
06:38Et c'est ça qui nous permet, effectivement,
06:40de financer les fonds propres.
06:41Et ensuite, on a le budget de fonctionnement.
06:43Ça, c'est nos deux salariés.
06:44Et c'est un coût relativement réduit.
06:46On a un budget annuel
06:48qui est à faire dire à 200 000 euros.
06:50Merci beaucoup, Roger Walter,
06:51d'avoir été notre invité.
06:54Et très bon anniversaire à Initiative Metz
06:56qui célèbre aujourd'hui 20 années d'engagement
06:58au service de l'entrepreneuriat
07:00et du développement économique de notre territoire.
07:02Merci encore, Roger Walter.
07:04Après l'entrepreneuriat,
07:06place à la politique locale à Beach.
07:08Les finances de la ville inquiètent.
07:09On en parle dans notre chronique du jour.
07:16Bonsoir, Marie.
07:17Bonsoir.
07:17À Beach, le choc est brutal.
07:19On peut le dire comme ça.
07:20Quelques semaines seulement après son arrivée,
07:22la nouvelle équipe municipale affirme
07:24découvrir une situation financière
07:26qu'elle juge alarmante, voire critique.
07:28Qu'en est-il concrètement ?
07:29Oui, Jean, comme vous l'avez dit,
07:30dans la commune de Beach,
07:31la nouvelle équipe municipale fait effectivement
07:33face à une situation budgétaire
07:36particulièrement dégradée au point
07:37d'avoir dû déposer fin avril
07:39un budget primitif déjà en déséquilibre.
07:42Concrètement, ça signifie que les dépenses
07:44prévues par la commune sont supérieures
07:45à ces recettes.
07:46Si vous avez bien suivi la chronique
07:48de la semaine dernière,
07:49vous comprendrez un peu mieux
07:49ce que je vais vous expliquer juste après.
07:51Dans une commune,
07:52les recettes proviennent principalement
07:53des impôts locaux,
07:54des dotations de l'État
07:55et de certaines activités ou services,
07:58les dépenses, elles, couvrent
07:59les salaires des agents municipaux,
08:02le fonctionnement des services publics,
08:03l'entretien des bâtiments,
08:04mais aussi les investissements.
08:06Or, selon la municipalité de Beach,
08:08les recettes ne suffisent plus
08:09à couvrir l'ensemble des charges.
08:11Donc, c'est une grande inquiétude
08:12pour la commune qui s'était préparé
08:13un budget en tension,
08:15mais pas à ce point.
08:16Effectivement, selon la commune,
08:18à son arrivée,
08:18la situation était déjà critique.
08:20Ils en avaient d'ailleurs parlé
08:21lors des campagnes municipales
08:23d'il y a quelques semaines
08:24pour prévenir les citoyens
08:25que ça n'allait pas être facile.
08:27Plus de 1,2 million d'euros
08:30de factures en attente de paiement
08:31des comptes vides
08:32et une dette globale évaluée
08:34à environ 7,2 millions d'euros.
08:37On s'y attendait.
08:38On avait travaillé les finances
08:40pendant la campagne.
08:41Effectivement, on avait promis
08:43de ne rien promettre
08:44parce que justement,
08:45on savait que les finances
08:46étaient vraiment très compliquées.
08:48Mais on ne pensait pas
08:48à ce point-là.
08:49C'est vrai qu'on ne s'était pas projeté
08:51sur la situation initiale
08:52de notre mandat
08:52parce que c'était encore pire
08:54que ce qu'on s'imaginait.
08:56La municipalité parle
08:57d'un déséquilibre
08:58entre d'un côté les ressources
09:00et de l'autre les dettes.
09:01En bref, la ville aurait aujourd'hui
09:03davantage d'engagement financier
09:05des dettes, des factures à payer,
09:06des remboursements d'emprunts
09:08que de capacités de financement.
09:09Et concernant les habitants de Beach,
09:11à quel point la situation financière
09:13se répercute sur leur vie quotidienne ?
09:15Face à cette situation,
09:16la municipalité reconnaît
09:18devoir prendre des décisions difficiles
09:19parce qu'avec des ressources insuffisantes,
09:21on doit réduire nos dépenses,
09:23augmenter les recettes
09:24ou combiner les deux.
09:25La ville a commencé à stopper
09:27ou reporter plusieurs investissements.
09:29Ça va concerner par exemple
09:30des travaux d'aménagement,
09:31du fleurissement urbain
09:32ou encore certaines manifestations culturelles
09:35comme celles qui sont programmées
09:36pour la période estivale.
09:38Il va falloir réfléchir déjà
09:39si elles sont pérennes,
09:41si on va avoir la possibilité de les faire
09:44ou alors peut-être,
09:46en tout cas c'est ce vers quoi
09:47on est en temps actuellement,
09:48c'est imaginer une version
09:50la plus sobre possible,
09:51en tout cas dégager de l'accompagnement
09:54à nos associations,
09:55à nos commerçants, etc.
09:57Être aidant,
09:57être soutenant au niveau de la commune
09:59mais au niveau financier
10:01on ne sera pas en possibilité
10:02de leur offrir des spectacles
10:04ou du feu d'artifice
10:06ou des fêtes
10:08comme on a pu avoir l'habitude
10:09de faire sur Beach.
10:12La maire de Beach, Sophie Pastor, précise
10:14qu'elle ne souhaite pas
10:15que tout ceci entraîne
10:16une augmentation de la taxe locale,
10:17des impôts locaux.
10:18La municipalité souhaite tout faire
10:20pour ne pas en arriver là.
10:21Et toutes ces difficultés financières,
10:23Marie, ont entraîné le 20 mai dernier.
10:25C'est pour ça aussi qu'on en parle
10:26aujourd'hui la saisine
10:27de la Chambre régionale des Comptes.
10:28Effectivement, le 20 mai dernier,
10:29la commune a été placée
10:31sous la surveillance
10:32de la Chambre régionale des Comptes,
10:34une institution qui va contrôler
10:36les finances des collectivités locales
10:38et qui peut intervenir
10:39lorsqu'une situation budgétaire
10:40devient trop fragile.
10:42Et dans le cas de la commune de Beach,
10:43la Chambre régionale des Comptes
10:45n'a pas pour mission
10:46de payer les dettes
10:47mais elle va analyser les comptes
10:49et elle va proposer des solutions
10:50pour rétablir un équilibre financier.
10:52Ça peut passer par des recommandations
10:54sur les dépenses, les recettes,
10:55la fiscalité
10:56ou encore la gestion
10:58des services publics.
10:59C'est sûr que c'est un accompagnement
11:00que l'État propose.
11:02Il ne faut pas le prendre.
11:03En tout cas, on ne le prend pas
11:04à la négative.
11:04C'est vrai que nous,
11:05on voulait faire un audit financier
11:07pendant la campagne.
11:08On en parlait.
11:09Là, si on peut garder
11:11quelque chose de positif,
11:12c'est qu'elle va nous faire
11:13notre audit financier
11:14en quelque sorte
11:14puisqu'elle va venir pointer
11:15les nœuds
11:16là où ça ne va pas,
11:17là où on dépense trop,
11:18là où il faut faire des efforts.
11:19Et donc, c'est vraiment,
11:20effectivement,
11:20il faut le prendre en fait
11:21comme un accompagnement.
11:22En tout cas, on le prend
11:23comme un accompagnement.
11:25Elle nous permet de nous dire
11:26où est-ce qu'on est,
11:27où est-ce qu'on peut aller
11:28et comment s'y prendre quand même.
11:30Et du coup,
11:31voilà, il faut le prendre
11:32comme ça en tout cas.
11:33Donc, en pratique,
11:34une fois que la Chambre régionale
11:35des comptes,
11:36elle aura réalisé
11:37cet audit financier,
11:38la commune,
11:38elle devra ensuite suivre
11:39les recommandations
11:40de la Chambre régionale des comptes
11:41pour revenir à une situation
11:43financière viable
11:44et à un équilibre financier.
11:46Donc, fin juin,
11:46avant l'été,
11:47la municipalité espère
11:49pouvoir apporter
11:49des éléments de réponse
11:50aux commerçants,
11:51aux habitants,
11:52aux entreprises
11:52sur le territoire
11:53pour qu'ils puissent
11:54se projeter pour la suite.
11:56Merci beaucoup Marie
11:56de nous avoir expliqué
11:57la situation financière
11:59de Beach aujourd'hui.
12:00Merci.
12:01Allez, ne bougez pas,
12:02Moselle Info reprend dans un instant.
12:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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