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  • il y a 11 heures
Dans “20h30 le dimanche” sur France 2, David Hallyday se confie sur son parcours personnel et artistique après la disparition de son père, Johnny Hallyday. Une interview sincère où il évoque son deuil, sa musique et la manière dont il poursuit son chemin tout en préservant cet héritage familial.

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Musique
Transcription
00:00Musique
00:57Et c'est David Hallyday qui est notre invité ce soir.
00:59Bonsoir David, merci d'être avec nous ce soir.
01:02J'ai quelque chose à vous dire.
01:04Est devenu cette semaine album de platine.
01:06Ça vous touche particulièrement que cet album que vous qualifiez de viscéral,
01:10probablement le plus intime de votre carrière, touche aussi bien évidemment le public ?
01:14Tous les albums sont intimes parce que c'est toujours la réflexion de ce qu'on voit.
01:19On joue un peu le rôle d'observateur quand on fait de la musique,
01:23donc on raconte les histoires vraies, romancées parfois.
01:26Mais là c'est vrai que ça fait toujours plaisir.
01:28C'est clair que quand on passe beaucoup de temps sur un projet
01:31et que les gens peuvent se l'approprier et puis ressentir un petit peu les mêmes émotions,
01:37c'est sûr que ça fait super plaisir.
01:40On va essayer ce soir d'en savoir un peu plus sur vous.
01:43Que retrouve-t-on au sommaire de la fresque de 20h30 ?
01:46Une ville, Los Angeles, où vous vous installez dès l'âge de 11 ans.
01:49Vous dites qu'elle vous a construit.
01:50Une batterie, premier instrument de votre vie,
01:52qui symbolise, on le verra également, beaucoup de choses.
01:55Le sport, automobile, la compétition.
01:56Simon Pageneau, premier français depuis 1920,
01:59qui a remporté les 500 miles d'Indianapolis.
02:01On va peut-être le retrouver dans un instant dans la fresque.
02:03Laura Smith, votre soeur, ces derniers mois ont été bien évidemment très importants pour vous.
02:07Elle a réalisé votre clip.
02:08Et puis cette semaine, elle a été marquée par Elton John.
02:11On va en parler également dans 20h30.
02:14Il y a un paradoxe, on a l'impression, depuis toutes ces années, de vous connaître.
02:19Vous faites partie de notre histoire, de notre famille,
02:21et en même temps de ne pas vous connaître, vraiment.
02:23Est-ce que vous croyez que cette définition, elle est vraie ou pas ?
02:26Oui, même moi j'ai du mal à me connaître encore, donc je vous crois sur parole.
02:30Oui, mais bon, c'est un petit peu, voilà, on est un petit peu tributaire
02:35de ce que la presse raconte sur vous,
02:37et ce qu'ils ont envie de faire passer comme message sur vous.
02:40Alors, ce n'est pas toujours tout à fait exact,
02:43donc on subit un petit peu ce truc-là,
02:47mais c'est vrai que je ne suis pas quelqu'un,
02:49je suis quelqu'un qui m'exprime surtout dans la musique,
02:51et je me suis toujours construit autour de ça,
02:53donc c'est vrai que je ne suis pas un grand bavard, on va dire.
02:58Oui, ça me fait penser à quelqu'un d'autre, la pudeur et le grand bavard.
03:01On oublie d'ailleurs qu'on vous a presque imposé cette marque à l'idée, dès le départ.
03:07Au départ, vous appelez David Smet,
03:08et très vite, la presse dit « David Hallyday est né ».
03:11C'est sûr que, voilà, je suis venu au monde et on m'a déjà positionné,
03:16on m'avait déjà mis dans cette position-là,
03:18mais bon, en fait, le fait d'avoir, d'être parti aux États-Unis à l'âge de 5 ans,
03:23parce que ma mère a décidé que les années 70
03:26étaient des années beaucoup trop tumultueuses et compliquées.
03:30Elle a voulu vous mettre de côté.
03:31Voilà, donc elle a bien fait, parce que c'est vrai que j'ai eu une enfance
03:35autour de la musique, autour du sport et la compétition,
03:38et c'est vrai que ça m'a enlevé beaucoup de problèmes.
03:43Au départ, vous rêviez de quoi ? D'être pilote de chasse ?
03:47Ah oui, quand j'étais…
03:48Oui, au début, je voulais faire policier en moto.
03:54Policier en moto américain, sur les grands boulevards de Los Angeles.
03:57Non, ça, c'était en France.
03:59Même en France.
04:00J'ai d'ailleurs une photo de moi avec…
04:02Voilà, heureusement, elle n'est pas sur ce plateau ce soir.
04:04Et puis après, pilote automobile, ça, c'est…
04:06Vous avez fait les 24 heures du Mans.
04:08Qu'est-ce que vous ressentez au volant d'une voiture comme ça ?
04:12En fait, j'ai toujours cherché des échappatoires comme ça.
04:17Je pense qu'on est tous…
04:19Voilà, je ne sais pas pourquoi.
04:20D'ailleurs, toujours aujourd'hui…
04:22La compétition aussi.
04:23La compétition aussi, la compétition, surtout dans n'importe quel sport.
04:26Je pense que c'est l'école de la vie.
04:28C'est une des écoles de la vie, en tout cas.
04:30Et moi, elle m'a appris énormément de choses.
04:33Déjà, la préparation, le fait de se préparer mentalement à quelque chose.
04:37Et d'ailleurs, je suis toujours aussi surpris
04:38qu'on voit peut-être plus ça dans les pays ando-saxons,
04:42mais on devrait préparer les artistes comme des sportifs de haut niveau.
04:47C'est ce que vous faites, vous, depuis des années.
04:49Cette idée de travail, de vous préparer.
04:51C'est très américain, ça ?
04:53Non, je ne pense pas.
04:54Je pense que c'est très européen aussi.
04:56Je pense qu'on a vachement évolué.
05:00On n'est plus comme dans les années 70, les années 80.
05:04Je veux dire, maintenant, tout le monde se prépare pour les gros événements.
05:07Ce n'est plus comme avant.
05:08Alors, il y a un Français qui, lui, s'est bien préparé.
05:10Il a fait, il a remporté, la semaine dernière, les 500 miles d'Indiapolis.
05:15C'est l'une des courses les plus mythiques aux États-Unis.
05:17Il a été reçu cette semaine par Donald Trump.
05:18Il voulait, allez, vous faire un petit coucou.
05:21Il connaît votre passion.
05:22Il aime la musique et il aime bien David Hallyday.
05:24Simon Pagenaud est dans 20h30.
05:26On l'écoute.
05:27Bonjour à tous.
05:28Bonjour Laurent.
05:28Bonjour David.
05:29C'est un plaisir d'être dans l'émission aujourd'hui.
05:32Bonjour à tous les téléspectateurs, évidemment, qui nous regardent.
05:35Je me présente.
05:36Je suis Simon Pagenaud et je viens de remporter la 103e édition des 500 miles d'Indianapolis.
05:42Un exploit qui n'était pas arrivé depuis 99 ans pour un Français.
05:46Donc, évidemment, j'ai une grande fierté.
05:48C'est des moments exceptionnels.
05:49Et David, on se connaît bien.
05:50On s'est vu sur les circuits en France.
05:53Comme je sais que tu aimes le sport automobile, je savais que ce serait une surprise pour toi de me
05:57retrouver sur le plateau.
05:58Écoute, j'espère que je te retrouve sur les circuits bientôt.
06:01Et Laurent, vous êtes le bienvenu également.
06:03À bientôt.
06:05Alors, moi, perso, pour les 500 miles d'Indianapolis, je pense que j'ai des gros doutes.
06:08En revanche, vous, c'est une course que vous rêveriez de faire ?
06:11Non, non.
06:12Aujourd'hui, non, non, non.
06:13Je tiens à rester en vie le plus longtemps possible.
06:15C'est une course de fou.
06:16Non, non, c'est une course de fou.
06:17Et puis, cette course-là, c'est une vraie course américaine.
06:19C'est une course de spécialiste.
06:21Et c'est vrai que c'est bravo à lui d'avoir gagné cette épreuve parce que ce n'est
06:28pas une mince affaire.
06:28C'est très rare, effectivement.
06:31David, je me suis toujours demandé si vous aviez été, vous, attiré par la célébrité ou si finalement, elle s
06:35'était imposée un peu à vous.
06:37Alors, moi, je suis…
06:39Non, je pense que le fait d'être né, on va dire, compositeur, moi, je suis toujours considéré comme un
06:46artisan de la musique.
06:48Je fais ce que je chante, je la fabrique, je la joue.
06:53Et je pense qu'on est souvent seul.
06:55Et j'ai toujours aimé ce côté un petit peu solitaire quand on est seul dans son studio.
07:01Je n'aime pas trop le monde.
07:04Mais depuis que je suis petit, je pense que je suis né comme ça.
07:07La célébrité, c'est quelque chose qui peut être formidable comme très dangereux.
07:11Il faut s'en méfier.
07:12Je pense qu'il faut d'abord aimer ce qu'on fait.
07:15Il faut être passionné par quelque chose dans la vie.
07:17et tracer sa route, suivre sa route sans se soucier de ça.
07:21Je pense que…
07:22Votre père n'était pas non plus un grand bavard.
07:24Il était pudique.
07:25Il aimait parfois, effectivement…
07:27Saut dans le privé.
07:27Saut dans le privé.
07:29En tête à tête, il n'était plus bavard ?
07:30Oui, oui, oui.
07:31Parce qu'en face de vous, à ce moment-là, vous n'aviez peut-être pas Johnny Hallyday.
07:34Vous êtes peut-être plutôt Jean-Philippe Smet.
07:36Vous avez cette sensation qu'il y avait deux personnages ?
07:39Non, en fait.
07:40Non, non, non.
07:41Non, non, parce qu'il était naturellement, comme il était, très, très bien entouré.
07:51Et puis, autour de moi, en tête à tête, avec sa famille, il était, lui, quelqu'un de très simple,
07:57quelqu'un de bienveillant, quelqu'un d'aimant, qui s'intéressait toujours aux autres,
08:02et qui aidait beaucoup, il a beaucoup aidé ses proches.
08:07Quand vous étiez jeune, vous disiez, il y a un mélange de peur et d'admiration quand je le voyais
08:11sur scène.
08:12Ah, mais j'étais mort de trouille.
08:14J'étais mort de trouille parce que, voilà, j'ai raconté plein d'histoires là-dessus.
08:17Et oui, parce que je le voyais comme un héros, comme je pouvais voir Steve McQueen.
08:23Quand j'étais à l'âge de la raison, de réfléchir et de penser, il m'impressionnait.
08:30Parce que je savais que c'était une figure emblématique et donc, ça m'impressionnait.
08:34On va vous écouter, dans quelques instants, vos débuts de musiciens à Los Angeles.
08:39On va d'abord regarder, c'est l'Instant Archive, c'est un rendez-vous qu'on a souvent dans
08:42l'émission.
08:43C'est peut-être pour moi l'une des archives les plus intenses de votre père.
08:46On va la regarder ensemble et vous allez me dire ce que vous en pensez.
08:49Regardez, John Hallyday.
08:53Eh bien, voilà, d'abord, j'ai été à Blouss-Andre.
08:59Et puis, je me suis battu.
09:01J'ai appris à me défendre, plutôt, à la manière de la rue.
09:05J'ai failli aller à la maison d'endressement.
09:08Et puis, on m'a confié à une famille qui était chargée de faire attention à moi.
09:16Et puis, j'ai découvert le rock'n'roll, j'ai découvert Elvis Presley.
09:24Et si tu veux, la musique m'a sauvé.
09:27C'est-à-dire, la musique m'a aidé à devenir quelqu'un.
09:31Et je crois, personnellement, qu'on a tous quelque chose au fond de nous-mêmes.
09:34On a tous une passion.
09:36Et en y cherchant bien, même si on ne l'a pas encore découvert,
09:39on a tous quelque chose qu'on a envie de devenir.
09:43Moi, j'avais envie de devenir chanteur.
09:44Donc, je suis devenu chanteur.
09:45Et c'est ce qui m'a fait aujourd'hui, disons, prendre le bon chemin.
09:50Et si tu réfléchis bien au fond de toi-même,
09:53je suis sûr que tu trouveras ta voie.
09:55C'est important.
09:57Il faut être fier de soi dans la vie.
09:59Elle est forte.
10:00Oui, mais c'est vrai.
10:02C'est si important de trouver une passion,
10:05d'être emmené par quelque chose, un rêve.
10:09On oublie souvent de rêver.
10:12Et ça, c'est dommage.
10:13Et c'est la musique, vous aussi, qui vous a...
10:15Moi, c'est la musique qui m'a trouvé.
10:16Je n'ai pas été la chercher.
10:17Elle m'a trouvé très jeune.
10:20Et c'était pour moi une façon de communiquer,
10:23de balancer un peu mes sentiments comme ça.
10:27Au lieu de parler, je trouvais que c'était vachement pratique, en fait.
10:30Je trouvais que c'était plutôt bien.
10:32On est tout seul.
10:32On est dans une bulle de sécurité,
10:34un petit peu où rien ne peut nous arriver.
10:37Et personne ne peut nous dire ce qu'il faut faire ou juger, d'ailleurs.
10:42Parce que c'est un métier de jugement.
10:43Donc là, on ne craint rien.
10:45On est safe.
10:46À Los Angeles, vous dites que cette ville vous a construit.
10:49Vous partez avec votre maman qui vous a beaucoup entouré,
10:52en tout cas à vos débuts.
10:54Vous découvrez la musique.
10:55Au départ, quoi ?
10:56La batterie, ça reste vraiment le premier instrument.
10:59Ce vers quoi vous allez ?
11:01Alors d'abord, c'est ma famille qui m'a construit.
11:03Ce n'est pas la ville.
11:03Toute la galaxie autour de vous qui était d'artistes, d'ailleurs.
11:07Vos grands-parents, l'entourage, trompettiste du côté de votre maman également.
11:11C'est incroyable.
11:12Oui, mon oncle, le frère de ma mère, qui est un trompettiste de jazz formidable.
11:16On voit cette galaxie.
11:17Très talentueux.
11:18Effectivement.
11:20Et donc, c'est vrai que depuis des générations, du côté de ma mère et de mon père,
11:25on est des générations d'artistes, soit des peintres, sculpteurs, mon grand...
11:31Enfin, on ne va pas faire toute l'histoire, mais c'est vrai qu'il doit y avoir une génétique
11:35quelque part qui se transmet.
11:36Je le vois avec mes enfants.
11:38Votre première scène, c'est au whisky à gogo ?
11:40Oui.
11:41À Los Angeles ?
11:42Oui, à Los Angeles.
11:43Vous avez quel âge ?
11:43Avec mon groupe.
11:44J'ai, je vais avoir 16 ans, 16 ans, 16-17 ans, oui.
11:49On a le droit de jouer à 16-17 ans ?
11:51Ah oui, oui.
11:52On a le droit de tout.
11:53On a le droit de tout à Los Angeles à l'époque.
11:55Votre premier tube va rester pendant des semaines, en tête, enfin en tout cas, dans le classement
12:00des disques américains.
12:02C'était quoi ? C'était...
12:04En fait, j'avais fait un film, j'avais tourné un film en tant qu'acteur, et donc
12:08il y avait, j'avais fait deux ou trois chansons du film.
12:13Et à mon plus grand étonnement, donc un de ses titres est rentré dans les charts
12:19là-bas, et donc ça a un petit peu débuté ma carrière, on va dire, si on peut appeler
12:24ça pro, on va dire, voilà, où je me suis dit, ah ben tiens, c'est cool, je vais pouvoir
12:29continuer à faire ça pendant un petit moment.
12:31Voilà, c'était ça, oui.
12:33J'ai l'impression que c'est une affiche qui date des années 70, quoi.
12:35Ah non, elle est plus récente quand même, elle est plus récente.
12:37Los Angeles, c'est là où vous formez, vous faites votre première scène.
12:40Et puis, c'est aussi depuis là-bas que vous allez faire cet album, 100%.
12:45Alors, j'ai commencé, oui, la composition de cet album à Los Angeles, et ensuite à
12:52Paris.
12:53C'est là où les choses vont se lier encore plus avec votre père, c'était le moment,
12:56un moment privilégié, ce rapport de ce...
12:59Ben oui, c'était formidable, parce qu'on habitait vraiment loin l'un de l'autre,
13:02et c'est vrai qu'on se parlait au téléphone, c'est vrai que ça ne remplace pas,
13:05la conversation téléphonique ne remplace pas la présence.
13:08Et donc, voilà, c'était quelque chose de...
13:11Voilà, c'est formidable quand on peut bosser avec sa famille, quel que soit le corps de
13:15métier qu'on fait.
13:17Ça peut être terrible, comme ça peut être formidable.
13:19Et là, c'était vraiment génial.
13:20Ils devaient s'appeler comment cet album ?
13:22Tel père, tel fils, c'est vrai ou pas ?
13:23Ils allaient suggérer ça, je dis non, alors si vous l'appelez comme ça, je ne le fais pas.
13:26Non, ça, ce n'est pas faisable.
13:27Ça ne va pas être possible, non.
13:28Tout à l'heure, vous nous parliez de vos enfants, quand on regarde votre page Instagram,
13:33ce n'est pas rentrée dans la vie privée, elle est là, elle apparaît sur cette page,
13:36on retrouve effectivement de la musique, on retrouve le sport automobile, le sport Los Angeles,
13:39et puis on voit vos enfants, vos filles par exemple, vous les protégez de quelque chose,
13:46des excès, de ce que pourrait être la notoriété ?
13:50On a beaucoup parlé...
13:53L'une d'elles était à la une de Cosmopolita, il y a quelques jours en France.
13:57Oui, oui, et puis Emma travaille sur une série maintenant aussi, donc je suis très fier.
14:02Non, mais elles ont...
14:03Quand on est dans une famille, quel que soit le métier encore une fois,
14:06on prend des habitudes, on observe, on regarde, on juge,
14:10et puis elles ont fait leur propre jugement.
14:13Et puis comme elles sont, on va dire, très pudiques aussi,
14:17je pense qu'elles ont naturellement...
14:18Je n'ai pas eu besoin de leur dire quoi que ce soit,
14:21elles sont naturellement comme elles sont, elles sont formidables.
14:23Sur votre page Instagram, il y a une photo qui est l'une des dernières, si ce n'est la
14:26dernière.
14:27On vous voit, regardez, de dos, avec Laura.
14:30Ça date d'il y a une semaine, tout justement, lors de son mariage.
14:35C'était une évidence qu'elle réalise ce clip, ma dernière lettre ?
14:38C'était une évidence pour moi, parce que quand deux personnes ont subi les mêmes...
14:45Quand deux personnes ont la même tristesse,
14:47forcément je ne voyais pas qui d'autre pouvait faire ce clip,
14:49parce qu'il fallait garder l'émotion qu'il y avait dans la chanson, dans les paroles aussi.
14:55Garder cette émotion à l'image, c'est très compliqué.
14:58Il ne faut pas en faire trop, jusqu'où est-ce qu'on va ?
15:00Donc voilà, moi, Laura avait déjà fait un clip d'un groupe qui s'appelait des Havners,
15:05qui était vraiment très réussi.
15:07Enfin, j'ai pensé à Laura, naturellement.
15:09Ce loup aux yeux bleus qui apparaît dans le clip,
15:13qui se cache derrière ce loup ?
15:15C'est un clip truché de symboliques.
15:20On y retrouve votre père aussi, bien sûr.
15:22Elle a caché pas mal de choses dedans aussi.
15:24On a fait un petit test avec les internautes et tout.
15:27Pour retrouver effectivement quels étaient les...
15:29Tout le monde n'a pas tout trouvé, alors c'est rigolo.
15:33Vous disiez à la sortie de l'album qu'il y avait certaines chansons que vous auriez du mal à
15:37chanter sur scène.
15:38Celle-là, c'est parfois compliqué.
15:40Au début, j'ai eu beaucoup de mal parce que ma dernière lettre, en fait, je l'ai jouée en
15:43acoustique
15:45quand je fais des dates depuis deux ans maintenant.
15:46Et c'est vrai qu'en mars, il y a un an et demi, quand j'ai recommencé, on va
15:52dire, à attaquer la tournée,
15:56c'est vrai que je l'ai jouée, je ne savais pas où j'allais avec cette chanson, d'un
15:59point de vue émotionnel.
16:00C'est vrai qu'elle était très compliquée.
16:02J'avais toujours un petit peu le nœud dans la gorge qui était...
16:05Parce qu'elle finalement, elle poursuit le dialogue inachevé avec votre père.
16:09Il y a cette symbolique de la lettre que vous n'avez pas pu remettre à votre père.
16:13Bien sûr, non, mais c'est au-delà de ça.
16:15C'est un petit peu quand je pense à mes enfants aussi parce que c'est un message sur la
16:18transmission,
16:18sur ce qu'on laisse aux gens qu'on aime ou même ce qu'on aurait envie de leur dire.
16:24Et c'est vrai que c'est quelque chose qui me remue énormément.
16:28Et j'ai mis pas mal de temps à pouvoir la chanter, on va dire, du début jusqu'à la
16:31fin,
16:33d'une façon, on va dire, naturelle.
16:36Mais c'est vrai que j'ai eu du mal avec celle-là.
16:37Et on la retrouvera sur scène en tournée à Paris, ça le plaît elle, le 4 octobre.
16:42Le conflit, la procédure qu'il y a autour de l'héritage de votre père est toujours en cours.
16:47Juste une question, vous avez, vous, une idée de comment tout cela va finir ?
16:53Écoutez, non, mais je ne désire pas trop en parler parce que,
16:55vous savez, quand on est dans des choses, déjà dans la reconstruction,
17:00je veux dire, on parle du cœur, on parle de l'amour,
17:03de parler de choses qui, autres que ça, c'est très compliqué.
17:07Donc je préfère, et j'ai un vrai détachement par rapport à ça, vraiment.
17:11Et je préfère rester dans les énergies, on va dire, positives et bienveillantes
17:18et continuer à aller voir de public, c'est ça qui me rend plus fort.
17:23On va vous retrouver dans un instant, on fait un petit stop par une star de la pop
17:26qui a entamé une tournée d'adieu en France et un peu partout dans le monde cette semaine.
17:31Il était à Paris, Elton John, il a reçu la Légion d'honneur des mains du Président de la République,
17:36la saga du Sir Elton John, c'est le choix de 20h30 ce soir avec Stéphane Dépinois.
17:40Et on retrouve dans un instant David Hallyday.
17:44David, qu'est-ce qu'il représente pour vous ?
17:46Beaucoup de choses, parce qu'en fait, Benny and the Jets, une des chansons d'Elton,
17:50c'est la première chanson que j'ai voulu déchiffrer quand je savais un petit peu pianoter.
17:56Donc, il est immense personnage.
18:00Vous l'avez vu souvent au concert ?
18:01Pas souvent, mais je l'ai vu deux fois, oui.
18:04Mais formidable.
18:05Les coups de cœur de 20h30, un livre, Gérard Roury, par sa fille, Daniel Thompson,
18:09une belle histoire de famille et de cinéma aux éditions de La Martinière.
18:12Isabelle Huppert au Théâtre de la Ville, performance de la comédienne en Marie Stuart
18:16et en Reine des Coches jusqu'au 6 juillet.
18:19Et le dernier texte de Sylvain Tesson aux Équateurs, consacré à Notre-Dame de Paris, Reine de Douleur.
18:23J'ai quelque chose à vous dire, est devenu album de platine.
18:26Merci David Hallyday d'être venu nous voir.
18:28Merci à vous.
18:28On va vous retrouver en tournée et puis à Paris, à la rentrée, salle Playel.
18:33C'est ça.
18:34C'est ce que vous aimez avant tout, la scène.
18:36Oui, c'est un petit peu la suite du studio en fait.
18:39Merci d'être venu nous voir en visite.
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