- il y a 2 jours
Séquence diffusée le 19 novembre 2023 dans l’émission 20h30 le dimanche sur France 2. David Hallyday évoque la sortie de son album Requiem pour un fou, un projet personnel marqué par l’héritage musical de son père, Johnny Hallyday. Il y partage son ressenti, ses intentions artistiques et le lien émotionnel fort qui traverse cet album.
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00:06Au sommaire ce soir, l'un des plus grands chefs de la planète en route vers les Oscars,
00:11le destin de Pierre Gagnère, le retour des comédies musicales à l'affiche avec un piano
00:16et le live de ce soir tiré de Starmania, mais aussi une rencontre entre deux familles,
00:20deux amis.
00:21Quelle est la passion commune qui réunit Paul Belmondo et David Hallyday ?
00:24Et tout commence ce soir par un titre qui résonne en exclusivité pour 20h30,
00:29c'est la reprise de Requiem pour un fou, une nouvelle version interprétée par vous, David Hallyday.
00:35Bonsoir, David.
00:37Merci d'être là.
00:39D'abord, c'est ce nouvel album et ce titre d'abord parce que celui-là, ce titre-là,
00:43Requiem pour un fou, c'est l'une de vos chansons préférées ?
00:45Oui, c'est une chanson qui est très forte et qui résonne à travers les murs depuis que je suis
00:50petit
00:51et donc ça m'a fait quelque chose de l'interpréter pour la première fois, et c'est sûr.
00:55Ce nouvel album, comment on peut le définir ? C'est la rencontre de votre travail avec
01:01votre père, le vôtre, le sien et puis celui en commun ?
01:04C'est l'histoire d'une vie, de ce qui nous unissait tous les deux, la musique, le travail
01:09qu'on a fait ensemble et puis tous les moments un petit peu qu'on a eu, qu'on a
01:13passé
01:13tous les deux dans le privé aussi, ça raconte un petit peu toute cette histoire.
01:17Autre annonce ce soir, un nouvel album et puis des concerts, il y aura une centaine de dates.
01:20Une centaine de dates, oui, à partir de novembre 2024.
01:22Et puis il y a ce livre, un livre, meilleur album, qui sort, c'est votre première biographie
01:28dans laquelle vous racontez des choses passionnantes.
01:31On va en parler dans un instant, mais dès la page 9, regardez, ce que nous voulons garder
01:35pour nous a été offert en place publique.
01:38Rien n'a résisté, rien n'est demeuré sacré.
01:43Qu'est-ce que vous voulez nous dire ? Qu'on vous a volé une partie de votre histoire, de
01:47votre vie ?
01:47Quand on est petit, en fait, on ne comprend pas tout. En fait, nos parents sont nos parents
01:53et c'est vrai que toute cette frénésie des années 70 aussi a fait qu'on se sent un petit
01:58peu éloigné,
01:59un petit peu comme si on volait un petit peu notre intimité avec nos parents.
02:03Et ça fait un peu bizarre quand on est un peu vert, on est jeune, on ne comprend pas un
02:08petit peu
02:08comment ça fonctionne. On se sent un petit peu dépossédé de cet amour, donc c'est assez spécial.
02:13David, on va parler de tout cela dans un instant, avec l'interview face à l'écran dans quelques minutes.
02:18Mais d'abord, l'acte 1 de ce soir, c'est avec l'interview de l'un des plus grands
02:20chefs de la planète.
02:21Une vie hors norme, un tourbillon après les étoiles.
02:24Pierre Gagnère se retrouve au cœur d'un film qui part aux Oscars.
02:28Et si on parlait de tout cela, avec lui. A tout de suite, David.
02:31Je relève le pari d'émerveiller le prince avec un poteau feu de ma composition, avec votre aide.
02:37C'est un peu risqué et audacieux.
02:43Je suis si heureuse et reconnaissante.
02:46Il faut de la culture, de la mémoire, pour que le goût se forme.
02:51Tu dois te souvenir de ce goût.
02:53Oui, monsieur.
02:54Une potage sauron, un de caille au coulis de la reine.
02:58Pourquoi vous n'avez jamais à taille avec nous ?
02:59Je converse déjà avec vous à travers ce que vous mangez.
03:01D'accord.
03:03La passion de Dodin Bouffant représentera la France aux Oscars avec Juliette Binoche,
03:08Benoît Magimel et un conseiller spécial sur ce film aux saveurs infinies, Pierre Gagnère.
03:12Bonsoir, Pierre.
03:13Merci d'être avec nous ce soir.
03:15La vie, elle est définitivement pleine de surprises pour vous.
03:17On peut le dire.
03:18Ah oui, cette histoire de pote au feu.
03:22L'histoire de pote au feu.
03:23Quand on me vient me voir il y a sept ans, conseillé par Patrick Rambourg,
03:28qui est un historien de gastronomie,
03:30il se trouvait qu'à ce moment-là, chaque hiver, on sert un pote au feu.
03:33Il me dit, voilà, je prépare un film, Dodin Bouffant.
03:37Puis je vois cet homme, fin, très déterminé, très vietnamien,
03:43parce que je connais bien le Vietnam, parce que j'ai un restaurant là-bas.
03:47Et je dis, tout de suite, Banco.
03:49Puis après, je dis, voilà.
03:51Puis ça a pris sept ans.
03:52Puis on était au pied du mur.
03:54Et il a fallu s'accueillir à cette montagne,
03:57parce que le temps du cinéma n'est pas le temps d'un service.
04:02Donc c'était une aventure extrêmement intéressante.
04:05Vous voilà en campagne, direction les Oscars.
04:07On espère que vous ferez la cuisine là-bas à Los Angeles dans quelques temps
04:09pour célébrer quelque chose.
04:11Ce film, il résume un peu ce que vous dites souvent.
04:14La cuisine, c'est de l'amour, de l'art et de la technique.
04:17C'est complètement ça.
04:19D'ailleurs, ce film, c'est une histoire d'amour entre,
04:22d'abord, ce couple, Yenke et Tran Nung, Yenke l'épouse.
04:27Et ce film lui est dédié.
04:29Les acteurs ont été extraordinaires.
04:32Ils sont rentrés dans le jeu.
04:35Ce film, moi, je ne connais pas bien ce monde,
04:37mais j'ai un fils qui est dans cet univers, il m'en parle.
04:40C'est un film familial.
04:41C'est un film où tout de suite, je crois que les gens ont senti
04:46qu'il se passait quelque chose qui n'était pas normal.
04:49Chaque scène, c'est chardin, quoi.
04:52C'est...
04:53Délicat, exigeant, d'une beauté incroyable.
04:55Vous dites que parfois, vous avez eu les larmes aux yeux.
04:58Ah ben, je l'ai eu lorsque j'ai vu le film,
05:00parce que c'est un cadeau qu'on nous a fait.
05:02Quand je dis nous, c'est ma petite famille professionnelle.
05:08On a mis nos 50 ans de travail, à la fois, bien sûr, très technique,
05:14mais l'amour est là.
05:16Et puis, la partie, bien sûr, créative.
05:21Voilà, et Eugénie est créative.
05:24C'est pas une cuisinière...
05:25Voilà, elle est créative, cette femme.
05:26Alors, on vous retrouve dans le film.
05:28Vous êtes un artiste, Pierre Gagnard, depuis toutes ces années.
05:31Combien de jours et de nuits vous avez passé dans votre cuisine,
05:34enfermé et seul ?
05:36Et puis, c'est pas fini.
05:37Et c'est pas fini.
05:38C'est pas fini.
05:39Vous parlez d'un tourbillon pendant des années,
05:41parce qu'on oublie cela.
05:42Il y a eu la pression, les malaises, les piqûres, les ruptures.
05:45C'est aussi ça, votre histoire.
05:46Par une forme aussi d'égoïsme dans la création ?
05:50Je pense que tous les artistes sont égoïstes.
05:52On a un projet, on a un truc qui est là,
05:56et c'est là qu'on est peut-être artistes.
05:57Et ça passe forcément par une forme de...
06:00Pas de narcissisme, mais on a une histoire à raconter,
06:04et quoi qu'il en soit, il faut que ça passe.
06:06Ça veut dire que le plaisir, il est arrivé tardivement ?
06:09Le plaisir, il est toujours fugace.
06:12C'est pas un état de laiteux dans lequel on est,
06:17de bonheur absolu, mais je pense que tous les gens
06:19qui sont dans un moule créatif,
06:23il y a une espèce d'angoisse.
06:24Moi, je dis souvent, je doute, mais la main ne tremble pas.
06:28Donc ça, tant que la main ne tremble pas, je continuerai.
06:32Elle est incroyable, votre histoire, depuis votre enfance.
06:34Ce costume de Cuisini, il a presque été imposé très tôt, très jeune,
06:37par une pression familiale.
06:39Et puis, il y a eu le choix de quitter la maison familiale
06:41pour aller à Saint-Etienne.
06:43Il y a eu ses étoiles, il y a eu cette faillite.
06:45Et puis, après, arrivé à Paris, vous êtes finalement un homme heureux
06:49depuis quand ?
06:57Je crois que j'ai rencontré une femme avec qui je m'entends bien,
07:00depuis 20 ans.
07:01L'amour est venu sauver cette thérapie, finalement,
07:03qui était la cuisine au fil des années.
07:04Oui, absolument, parce que la thérapie culinaire a été remplacée par,
07:09c'est vrai, l'amour d'une femme qui a compris comment je fonctionnais,
07:15qui se marre, parce qu'elle a eu une histoire personnelle très compliquée.
07:22Donc, elle prend, pas tout à la légère, mais elle met beaucoup de légèreté.
07:26Dans quelque chose qui était lourd et pesant.
07:28Alors que moi, je suis un besogneux, c'est besogneux, notre histoire.
07:33Tous les jours, c'est les petits verrous, un peu comme la Formule 1,
07:38c'est-à-dire qu'il faut toujours des petits réglages, des petits réglages,
07:41et ces réglages ne sont jamais terminés.
07:43Vous avez combien de restaurants maintenant dans le monde ?
07:45Une quinzaine.
07:46On arrive à suivre tout, comme ça, avec l'œil que vous avez,
07:49avec l'exigence que vous avez ?
07:50Oui, tout n'est pas du même niveau, mais dans tous les cas,
07:54tout ce que je fais est honorable.
07:56Alors, vous avez reçu des personnalités dans vos restaurants,
07:59peut-être Johnny ?
08:00Oui, je veux souvenir extraordinaire.
08:03Alors, en route vers les Oscars, vous l'êtes, la tête toujours dans les étoiles,
08:05mais vous restez avec nous, parce que je vous propose tout à l'heure
08:08une rencontre avec Paul Melmondo et David Hallyday,
08:10que je vais retrouver pour le Face à l'écran.
08:18David, on se retrouve, le principe, un écran, des images,
08:22et on va parler de ce livre, ce livre assez incroyable que vous sortez,
08:25qui est votre biographie.
08:28Pourquoi l'avoir finalement décidé maintenant, ce livre ?
08:32En fait, ce n'était pas une idée qui était propre au départ.
08:36J'ai un éditeur qui m'a appelé en me disant,
08:39tu sais, on a beaucoup parlé à ta place,
08:41et je pense que c'est le moment un petit peu que tu te racontes,
08:44un petit peu qu'il y a un côté un peu psychologique
08:48dans tout ce que j'ai vécu depuis mon enfance,
08:50qui peut-être susciterait de l'intérêt, peut-être.
08:54Et puis, deuxièmement, je le fais aussi pour la famille,
08:56parce que je pense qu'un livre, c'est toujours quelque chose qui reste,
09:01et qu'on peut lire ou pas, mais qui est là.
09:03Et pour mes enfants, les futurs petits-enfants,
09:05c'est toujours bien de laisser des traces.
09:06En tout cas, on découvre un truc de dingue,
09:08c'est que vous avez eu clairement une vie,
09:10d'une intensité incroyable.
09:12Juste regarder d'abord ces images.
09:14Moi, j'ai choisi de commencer par ça.
09:15On va voir un Bob Dylan.
09:18Alors que vous n'êtes pas encore né,
09:19votre maman, elle est enceinte,
09:21elle vit avec Johnny dans un appartement,
09:22mais il y a un invité surprise, un pote de votre père.
09:25Il s'appelle Bob Dylan, c'est ça ?
09:26C'est ça, oui, oui.
09:28Il s'est installé là depuis six mois.
09:30Je ne sais pas six mois, mais pendant un petit moment, oui.
09:33C'était un petit peu la fête, c'était l'esprit de fête.
09:35Tout le monde, il n'y avait pas de clan à cette époque-là.
09:38Tous les musiciens se côtoyaient,
09:41puis venaient jouer chez les uns, chez les autres.
09:44Et c'était vraiment visiblement très sympathique.
09:46J'étais trop petit pour le vivre.
09:49Mais oui, il y avait beaucoup de monde à la maison.
09:51Ça a été un tourbillon, dès la naissance, 4 août 1966.
09:55La presse, les photographes étaient là, déjà.
10:00Comment vous l'avez perçu ?
10:01À quel âge vous vous rendez compte que finalement,
10:03mon papa et ma maman, c'est des stars, c'est des personnalités ?
10:06En fait, je pense qu'on réalise,
10:10quand on commence à avoir la faculté de réfléchir,
10:12mais au début, pour moi,
10:15je trouvais que ce qu'ils faisaient était tout à fait normal.
10:17Je pensais que même quand j'avais 4 ans, 5 ans,
10:19je pensais que tout le monde chantait.
10:20Tout le monde chantait.
10:21Et tout le monde avait des photographes qui ont suivi ses parents.
10:24Et donc, non, peut-être pas ça, mais ça, c'était après.
10:27Mais j'ai réalisé, quand j'avais 7 ans, 8 ans, par là,
10:32que ça se passait un truc de pas tout à fait normal.
10:36Regardez ces images.
10:37Autre image, elles datent de 1971.
10:40Elles sont filmées par un journaliste qui suit,
10:43un réalisateur qui suit vos parents.
10:45C'est aux Etats-Unis, François Rechenbach.
10:47Regardez, on est en 1971.
10:50Comment tu vas ?
10:53Oh, j'ai envie de te voir.
10:55Je vais rentrer bientôt.
10:57Qu'est-ce que tu fais ?
10:59Tu es gentil à l'école ?
11:01Oh, t'es mignon.
11:02Est-ce que Carlos t'a donné les cadeaux ?
11:04Il te plaît ?
11:05Et tu le fais marcher dans ton bain, le dinosaure, là ?
11:08Je te passe, papa.
11:14Vous les connaissiez, ces images ?
11:16Non, c'est la première fois que je les vois.
11:18Celle-là, je la connais.
11:18Mais le coup de fil, non.
11:21Il y a le mon chéri de votre maman
11:22et une autre attitude de votre père, déjà.
11:26C'est formidable de voir ça,
11:28parce qu'en fait, on voit que la vie se répète.
11:31Et je m'entends dire la même chose à mes enfants.
11:33Et c'est ça qui est magique, en fait.
11:34Ils étaient vraiment beaux, les deux, là.
11:37Clairement.
11:39Plutôt pas mal du tout.
11:41Chez votre père, vous avez toujours constaté
11:43deux personnalités,
11:44chez lui et en dehors de chez vous ?
11:47Oui, en fait, je me suis rendu compte
11:49qu'en fait, le show, c'est un show à l'américaine.
11:53Il était très imprégné par la musique américaine,
11:55comme tout le monde le sait, plus ou moins.
11:57Mais donc, il y avait Johnny Hallyday sur scène
12:01et le Jean-Philippe Smith,
12:02une fois que le show était fini.
12:05Il vous a fallu du temps pour le comprendre mieux ?
12:08Il vous a fallu du temps ?
12:09Ah oui, il m'a fallu beaucoup de temps.
12:10Oui, parce qu'en fait,
12:11pour bien comprendre quelqu'un,
12:12il faut le voir souvent.
12:13Or, la nature de ce métier
12:15fait qu'on n'est malheureusement pas souvent là.
12:18Donc, c'est difficile de composer.
12:20Et je l'ai vu avec ma carrière à moi,
12:21quand j'ai commencé à avoir mes enfants.
12:22Donc, c'est assez compliqué.
12:24Mais oui, je l'ai vite compris après.
12:28Votre premier choc artistique, regardez,
12:30c'est une batterie.
12:31Novembre 79, vous avez 13 ans
12:33et vous allez faire une surprise à votre père.
12:35Dans le livre, c'est assez clair.
12:36Page 72, vous nous dites
12:37« Je me souviendrai toujours du visage
12:39et le regard de mon père ce jour-là,
12:40car il vous découvre derrière lui. »
12:43Alors, on ne le voit pas sur cette image-là,
12:44mais je crois qu'il fait un petit signe
12:47genre « T'as intérêt à bien jouer. »
12:49« T'as intérêt à bien jouer. »
12:50Mais j'étais vraiment dans ma bulle.
12:52C'était une idée de mon oncle,
12:54le frère de ma maman,
12:56qui, c'était la dernière de sa tournée.
12:59Et à cette époque-là,
13:00tout le monde faisait des blagues
13:01lors des dernières.
13:02Et donc, une des blagues,
13:03c'était de me faire jouer derrière lui.
13:05Et c'est vrai que ça m'est beaucoup surpris.
13:07Mais moi, ça a été un gros déclencheur pour moi.
13:09Il y a eu besoin de lui prouver des choses
13:11à votre père tout au long de cette vie ?
13:12Bien sûr.
13:13Je pense qu'on a toujours envie de prouver
13:14qu'on est bon, qu'on sait faire les choses.
13:17On recherche l'attention de ses parents,
13:18forcément, quand on est petit.
13:19Donc, moi, ça passait par la musique.
13:21Et c'est vraiment ce qui nous unifiait avant tout.
13:23C'est votre mère qui a été le socle
13:25de beaucoup de choses.
13:26Quand elle vous emmène
13:27et que vous vous retrouvez aux États-Unis,
13:30vous dites qu'elle a été
13:31une sorte de paratonnerre à beaucoup de choses.
13:33Oui.
13:34Je pense qu'elle y avait été
13:35pour différentes raisons,
13:36mais surtout pour me protéger,
13:38je pense, de cette vie
13:39qui n'était pas faite
13:41pour être vécue
13:43dans la tête d'un enfant, en fait.
13:45Donc, elle s'est dit…
13:46Elle adorait les États-Unis.
13:48Elle avait chanté là-bas aussi.
13:49Elle avait fait des concerts,
13:50des spectacles là-bas aussi.
13:52Donc, elle commençait à être connue là-bas aussi.
13:54Donc, c'était le bon moyen
13:56d'optimiser un petit peu tout ça,
13:59toute cette vie,
13:59et puis de me protéger en même temps
14:00de toute cette frénésie, on va dire.
14:02Vous dites que c'était une terre promise,
14:04finalement, Los Angeles et la Californie ?
14:06C'était une terre promise, oui,
14:08parce qu'il s'est passé…
14:09J'ai beaucoup de marqueurs aux États-Unis.
14:11J'ai commencé ma carrière là-bas.
14:13J'ai appris mon métier là-bas aussi.
14:16Donc, forcément,
14:17il y a des liens, des libides là-bas.
14:21Et non, c'était formidable.
14:23Les années 80,
14:24c'était de toute manière
14:25une période magique partout dans le monde.
14:28Mais là-bas, c'était assez spécial.
14:29À l'école, là-bas,
14:30vous êtes à l'école française
14:31et vous avez croisé une star de l'époque.
14:33Regardez, juste cette photo.
14:36Jodie Foster.
14:37Elle était à l'école avec vous ?
14:38Vous avez retrouvé cette photo.
14:39Je ne sais pas, on l'a retrouvé en tout cas.
14:41Oui, oui, oui.
14:43Ben oui, oui.
14:44Pas mal d'élèves sont passés
14:46par ce lycée français là-bas.
14:48Toute culture, toutes origines.
14:50Oui, c'était très sympa.
14:53À Los Angeles,
14:53vous avez découvert aussi un homme,
14:55votre beau-père,
14:57Tony Scotti.
14:58Vous dites que sans lui,
14:59vous n'auriez pas pu faire tout cela.
15:01Il vous a accompagné
15:03vers aussi une carrière artistique.
15:05Un grand producteur,
15:06il faut le rappeler.
15:07Oui, c'est un très, très bon producteur.
15:08Il a fait tellement de choses.
15:09Je ne sais pas par où commencer.
15:11Mais c'est vrai que moi,
15:11j'étais bien derrière ma batterie.
15:13Ça, c'était lors de répétitions
15:14dans les années 80.
15:15Je ne me souviens plus
15:15quelle année exactement.
15:17Mais moi, j'avais envie.
15:18Moi, je suis batteur d'origine.
15:20Et donc, j'étais bien derrière ma batterie.
15:22Lui, il m'a dit
15:22non, il faut que tu sois
15:24un frontman, un showman.
15:26C'est ton héritage artistique.
15:28Et moi, je n'avais...
15:28Ce n'était pas trop mon truc à l'époque.
15:30Et puis, petit à petit,
15:31je me suis développé
15:32un petit peu autour de lui.
15:33C'est lui qui m'a emmené là, en fait.
15:36Il vous a fallu du temps,
15:38de la patience, finalement,
15:39pour vous libérer
15:40de quelques poids de l'existence.
15:42Moi, je pense qu'en 99,
15:44quand vous sortez cet album,
15:46100%,
15:47c'est une forme de réconciliation
15:49avec beaucoup de choses.
15:50Ça a été un moment clé
15:52de votre histoire,
15:53de votre vie
15:54et avec votre papa aussi ?
15:55Oui, c'était fort
15:56parce que moi,
15:57j'habitais encore aux États-Unis.
15:58Et en fait, cette proposition,
16:00m'est parvenue
16:02un petit peu comme ça
16:03rapidement.
16:04Et ça m'a beaucoup surpris.
16:05Mais en même temps,
16:06j'avais un petit peu peur
16:07parce que j'avais perdu
16:09un peu le contact
16:09avec la musique française
16:10puisque j'y étais depuis longtemps.
16:12Bon, je n'étais pas sûr
16:13de pouvoir un petit peu
16:14l'honorer,
16:15de bien l'honorer.
16:17Et puis,
16:18j'ai pris mon courage à deux mains.
16:19Et puis, je me suis dit,
16:20voilà, ça va être formidable
16:20de bosser avec son père.
16:22Ça va être la première fois.
16:23Ça va être
16:23les premières expériences musicales
16:25vraiment tous les deux.
16:26C'est un travail constructif
16:27et créatif
16:28qu'il y a dans la musique.
16:29et on va le partager.
16:30Ça, c'était formidable.
16:31Dans ce livre,
16:32pas de grand déballage,
16:34pas de règlement de compte.
16:35Clairement,
16:36on a vu apparaître
16:37un voyeurisme.
16:38Voilà ce que vous dites,
16:38que je n'oublierai pas,
16:39que je ne pardonnerai pas,
16:40mais ne jamais crier
16:41avec les loups,
16:42toujours,
16:43sans soustraire.
16:45C'est un peu la leçon
16:46de ce livre aussi ?
16:47Vous ne vouliez pas
16:48régler des comptes ?
16:49Non, vous savez,
16:49je pense qu'il faut,
16:50dans la vie,
16:50il faut avancer.
16:51Et puis, vous savez,
16:52des choses arrivent
16:53à tout le monde.
16:55et puis, il y a une question
16:56de pudeur aussi.
16:57Je ne vais pas faire passer
16:58au-dessus des mots
17:01et des problèmes familiaux
17:04des gens.
17:04En général,
17:05je n'ai pas envie
17:05de passer au-dessus
17:06parce que tout le monde
17:07subit des choses,
17:08subissons tous des choses.
17:09Voilà,
17:10il faut aller de l'avant
17:11et ce n'est pas la manière
17:12dont moi,
17:12j'ai été éduqué
17:14par ma maman,
17:15ma famille.
17:17Chez nous,
17:18on avance
17:18et on regarde droit
17:20et puis,
17:21on est tous créatifs
17:22dans notre famille.
17:23Donc, on se repose
17:24un petit peu là-dessus
17:25et on regarde de l'avant
17:27et ça demeure
17:28dans le passé,
17:28tout ça.
17:28Vous étiez au courant
17:29du dernier titre
17:30de Johnny qui sortait ?
17:31Non,
17:32j'étais...
17:33Pas au courant ?
17:33Non,
17:33je n'étais pas au courant,
17:34non.
17:35Mais c'est bien,
17:35il faut sortir des choses.
17:37Vous en réjouissez ?
17:38Oui, je pense que
17:39de manière à la carrière artistique,
17:41d'après vous ?
17:41Je ne sais pas.
17:42Il faut demander aux intéressés.
17:44Ce n'est pas moi
17:45qui ai des sorties,
17:45celui-là.
17:46Mais non,
17:47mais c'est bien de perpétuer.
17:48Il a une carrière
17:49tellement incroyable.
17:50Je pense que c'est bien
17:51de sortir des choses
17:52et puis,
17:53moi, je dis une chose,
17:54c'est tant que ça fait plaisir
17:55à ses fans,
17:56aux gens qui l'ont suivi
17:57depuis le début,
17:57moi, je trouve ça super.
17:59On va retrouver un grand chef
18:00à la table
18:01mais on va également
18:01retrouver un de vos amis.
18:02Vous avez en commun
18:03une passion.
18:04Oui.
18:05Une passion de dingue.
18:06Un bruit déjà,
18:07un bruit de moteur,
18:08un bruit de Formule 1,
18:11Tonsena.
18:11Allez, venez,
18:12on va les rejoindre.
18:12Pierre Gagnère
18:13et Paul Belmondo
18:14qui nous rejoint maintenant
18:15sur le plateau.
18:17Bonsoir, Paul.
18:17Merci d'être avec nous.
18:19On est très heureux
18:20de vous avoir.
18:21On se réjouit de vous avoir.
18:22Pierre,
18:23je vous présente
18:24deux copains.
18:25David Hallyday,
18:26Paul Belmondo.
18:27Paul Belmondo,
18:28il est époux de Louana,
18:29cuisinière italienne,
18:30ambassadrice de la cuisine italienne
18:32et d'un fils
18:34qui est chef également,
18:35Alessandro.
18:35Je vous pose la question.
18:37Pour vous,
18:37la cuisine,
18:38la meilleure des cuisines,
18:39elle est italienne.
18:39Je veux savoir
18:40si vous allez rentrer
18:41chez vous,
18:41vous allez française.
18:43La meilleure cuisine,
18:44c'est la bonne cuisine.
18:46C'est la cuisine de maman.
18:47C'est une bonne réponse.
18:48C'est une bonne réponse,
18:49moi, je crois.
18:50On va parler cuisine
18:51peut-être entre spécialistes
18:52mais Paul,
18:52merci d'être avec nous.
18:53Vous êtes assez rare
18:54sur les plateaux de télévision,
18:55en tout cas,
18:55pour parler un peu de vous
18:56et pas pour parler seulement voiture.
18:58Acteur au théâtre en 2024
19:00avec Papaz,
19:00on suivra ça.
19:02Consultant sport
19:02et ancien pilote.
19:03Toujours pilote ?
19:04Non, non, c'est fini.
19:05Pour m'amuser comme ça,
19:06je ne suis pas comme David.
19:07Non, non, c'est fini.
19:08Lui, il continue.
19:11Vous connaissez tous les deux.
19:13Ça fait, je ne sais pas,
19:14tu as une idée, ça fait longtemps ?
19:16Depuis qu'on est tout petit,
19:17on va dire.
19:17En fait, c'était un très bon
19:19pote de mon père,
19:20en fait, pendant longtemps.
19:22Donc, on se voyait souvent
19:22quand il venait.
19:23Et puis ensuite,
19:24on s'est un petit peu plus
19:26vus, côtoyés.
19:27À travers la voiture aussi ?
19:29Oui.
19:29Oui, en fait,
19:30on s'est connus.
19:30Je me souviens de David
19:32quand il a commencé,
19:32quand il a débuté en course.
19:35Voilà, donc,
19:36à l'est vu,
19:37je me dis,
19:37c'est courageux de venir,
19:39surtout qu'il ne s'est pas
19:40simplifié la vie, en fait.
19:41Ce qu'il a attaqué
19:42direct quasiment.
19:42Ça a l'air d'être une tendance
19:43chez moi, t'as remarqué.
19:44Oui, j'ai remarqué, oui.
19:45En fait, il a attaqué quasiment
19:46directement par la Formule 3
19:48et face à des garçons
19:49qui font ça depuis toujours
19:51et qui ont des ambitions
19:52vraiment de devenir champions.
19:54Et je dis, bon,
19:55tu t'appelles David Hallyday,
19:56tu viens en F3,
19:57tu vas prendre des coups
19:58et le résultat,
20:00voilà.
20:00Et vous avez pris des coups,
20:01effectivement.
20:01Oui, mais bon,
20:02ça fait partie du truc.
20:02la F1, vous, la F3
20:04et puis Le Mans,
20:05le 24 Heures du Mans.
20:06Combien de 24 Heures du Mans ?
20:08Huit fois, je crois.
20:08Huit fois, vous ?
20:10Dix.
20:11Dix, meilleure place ?
20:16Cinquième, je crois.
20:16Cinquième ou sixième.
20:17Moi, j'ai fait troisième
20:18en LMP2,
20:19donc j'ai eu la chance
20:20d'aller sur le podium au moment.
20:22Une question pour vous deux.
20:23Mais lui, il va encore le faire,
20:24donc il a encore la chance
20:25pour le faire.
20:25Non, non, ça va.
20:26D'autres choses à faire.
20:27Une question pour vous deux
20:29que tout le monde se pose
20:30quand on est fan de Formule 1.
20:31Vous êtes plutôt Prost
20:32ou plutôt Sénat ?
20:33Quand on voit ces images
20:34qui vont, je crois,
20:35défiler un peu partout
20:36autour de nous ?
20:37J'ai eu la chance
20:38de courir en même temps
20:39que Sénat.
20:40Deux mois, je le vois.
20:41Bien sûr.
20:42Oui, deux mois.
20:44Mais je suis ami
20:45avec Alain Prost.
20:46J'aime les deux.
20:47Bon, je connais plus Alain,
20:48donc je connais plus l'homme.
20:51Deux génies, en tout cas.
20:51Voilà.
20:52Mais Sénat était quelqu'un
20:53d'exceptionnel.
20:54Les deux,
20:54c'est deux grands champions.
20:55En fait, ce qui est incroyable,
20:57c'est que ces deux pilotes
20:57ont couru l'un contre l'autre
20:59pendant des années.
21:00Et voilà, ça a été un duel.
21:01On a eu la chance
21:02de vivre ça.
21:03Quel rapport vous avez
21:04à la vitesse ?
21:05Est-ce que conduire
21:06le sport automobile,
21:07avant tout,
21:07c'est déjà avoir
21:08cette sensation de vitesse,
21:09David ?
21:10Pour moi, c'est un sport
21:11de précision, en fait,
21:12et d'adaptation
21:13parce que la voiture,
21:14elle change.
21:15Au fur et à mesure
21:15qu'on fait des tours,
21:17les pneus se dégradent.
21:17Donc, il y a toutes
21:19ces stratégies aussi
21:20derrière la vitesse.
21:21Pour moi, c'est un accessoire
21:22qui n'est pas vraiment
21:24de grande importance, en fait.
21:25Paul ?
21:26Il y a une adrénaline
21:27particulière, quand même.
21:28Bien sûr, il y a l'adrénaline,
21:29il y a la compétition,
21:31l'envie de gagner,
21:31l'envie de se confronter
21:33aux autres,
21:34de gagner des courses,
21:35la vitesse, bien sûr,
21:36importante, le réglage,
21:37d'aller au-delà
21:39de ce qu'on peut faire.
21:40Il y a plein de choses
21:41dans la course.
21:42Qui vous a transmis
21:42cette passion ?
21:43Parce que je viens de voir
21:43une image derrière vous
21:44et on voit votre père.
21:47Il vous a emmené
21:48sur les Grands Prix,
21:48à Monaco,
21:49on le voyait,
21:50effectivement,
21:50en marche des Grands Prix
21:51à l'époque,
21:51dans les années 70 aussi.
21:53Je pense que c'est
21:54un mélange de tout ça.
21:55En fait, mon père m'a élevé
21:56très jeune
21:56dans un esprit compétitif
21:58parce qu'on faisait
21:59compétition de foot,
21:59tennis, de billes,
22:01tout était compétition.
22:02Donc déjà,
22:03j'ai eu cette culture-là.
22:04Après, il m'a emmené
22:05très jeune sur un Grands Prix,
22:06j'avais 10 ans
22:07et c'est vrai que
22:07quand j'ai vu ça,
22:08je me suis dit
22:09c'est ce que je veux faire
22:10et j'ai eu la chance
22:11d'aller à plusieurs Grands Prix
22:12de Monaco.
22:12Une époque où on pouvait
22:13marcher le long des rails
22:14comme ça,
22:15c'était fantastique.
22:16Ça résume pas mal de choses
22:17ça, effectivement.
22:17Et je pense que tout ça
22:19a créé cette passion chez moi
22:21et c'est vrai que petit,
22:22je me suis dit
22:22comme certains disent
22:23je veux devenir chef,
22:24je veux devenir pompier,
22:25je veux devenir chanteur.
22:26Moi, je me suis dit
22:27je veux devenir pilote de Formule 1
22:28au Grand Prix de Monaco
22:29et j'ai eu la chance
22:30en 1994 de le faire.
22:31David, vous ?
22:32Johnny, il aimait bien la vitesse.
22:34Oui, il aimait bien la vitesse.
22:35Il avait fait quelques épreuves
22:37au Montécart,
22:37il a eu une épreuve au Montécart.
22:39Il en pensait quoi
22:39de vous au volant ?
22:41À un moment donné,
22:43il disait
22:44je pense que tu devrais arrêter.
22:47C'est pas très prudent tout ça.
22:50Mais bon, c'est vrai que
22:52moi j'ai toujours été
22:52pris de compétition aussi
22:54et puis je pense que
22:56comme disait Paul,
22:57quand on est compétitif
22:58dès le départ,
22:59on a envie de se mesurer
22:59contre les autres,
23:01de voir ce qu'on vaut
23:02et c'est ça qui est sympa.
23:04Pierre Gagnère,
23:05est-ce qu'on se mesure
23:05par rapport aux autres
23:06quand on fait de la cuisine
23:07à un certain niveau
23:08comme vous
23:09quand il y a cette quête
23:10de l'excellence ?
23:11On regarde les autres,
23:11on les observe ?
23:12Non, non.
23:13Non, c'est un combat
23:14avec soi-même.
23:16C'est une exigence personnelle.
23:18Bien sûr,
23:19on est forcément
23:20on sent des choses,
23:22il y a ce qu'on appelle
23:22la radio casserole.
23:23Oui, c'est ça.
23:25Mais non,
23:26c'est soit et soit.
23:30Il ne faut pas perdre
23:32qu'un centimètre
23:33et puis essayer
23:35d'en gagner deux.
23:36Et c'est aussi précis
23:37que la Formule 1,
23:37vous le disiez tout à l'heure.
23:38C'est le détail.
23:40C'est le détail
23:41qui fait la différence.
23:44Moi, je me suis aperçu,
23:46c'est un jour,
23:46j'étais dans un restaurant
23:48qui était un très bon restaurant,
23:51ça y est,
23:52il y a longtemps,
23:5345 ans,
23:54et je mange,
23:55j'ai dit,
23:55c'est très bon.
23:56Je pense qu'on peut faire mieux.
23:59Et faire mieux,
24:01c'était juste
24:03reconstruire
24:05ce que j'avais vu.
24:06Il y a eu d'autres marqueurs
24:08qui m'ont...
24:09C'est dans tous les arts
24:10un peu la même chose
24:11parce que dans la musique,
24:12c'est pareil,
24:12quand on est gamin,
24:13on écoute,
24:14quand on est musicien,
24:15on essaie de rejouer
24:15les choses qu'on a aimées
24:17et on se construit
24:17petit à petit comme ça.
24:19C'est fascinant,
24:20c'est un art la cuisine pour moi.
24:21D'ailleurs,
24:21je me demande
24:22comment vous faites
24:23en cuisine,
24:23quand vous servez,
24:24je ne sais pas combien de tables,
24:25comment ça se passe,
24:26c'est incroyable,
24:27je n'arrive pas à comprendre.
24:27C'est du mécanique,
24:28c'est comme un chou.
24:30Moi, c'est un truc de fou.
24:32Non, mais c'est pareil,
24:34on est dedans,
24:35il faut être concentré,
24:36il faut être...
24:39Moi, quand je cuisine,
24:40je pense comme vous
24:41quand vous êtes sur scène
24:42ou dans une bagnole,
24:44un peu en lévitation.
24:47Paul, on répète,
24:48lui, il passait des nuits
24:48dans sa cuisine.
24:50On répète la nuit
24:51avant une course,
24:52les courbes,
24:53les trajectoires.
24:54Bien sûr,
24:55on se mémorise tout,
24:56on essaye de tout prévoir,
24:57le départ,
24:58d'anticiper au maximum
24:59ce qu'on va faire,
25:00de répéter ces choses.
25:01C'est très minutieux,
25:01un départ,
25:02on le voit à chaque fois,
25:03c'est quelques secondes
25:04où beaucoup de choses se jouent.
25:06Alors, bien sûr,
25:06vous n'allez pas gagner la course,
25:07mais vous pouvez la perdre
25:08sur le départ.
25:09Cela vous parle
25:09de ce que David évoque
25:10dans ce livre,
25:11ce chemin finalement dans la vie,
25:12entre l'ombre et la lumière.
25:14Vous avez connu ça aussi,
25:15un père extrêmement connu.
25:17La quête de trouver sa place,
25:18c'est une question
25:19que vous vous êtes posée,
25:20j'imagine quand même.
25:21Je n'ai jamais vraiment
25:22cherché à trouver ma place.
25:24mais c'est vrai
25:25que c'est difficile
25:26quand on a des pères
25:28comme on a,
25:28qui prennent beaucoup de place
25:30justement.
25:31Ce n'est pas facile,
25:32mais je pense
25:34par l'éducation que j'ai eue,
25:35la chance que j'ai eue
25:36avec mon père,
25:37avec mon grand-père aussi,
25:39où il n'y a jamais eu
25:39cette pression du nom
25:41de faire les choses.
25:42Quand je repense aujourd'hui,
25:43je me rends compte
25:44que mon père est venu
25:45plein de fois sur des courses,
25:46il n'y a jamais eu de pression,
25:47il n'y a jamais eu
25:47de choses comme ça.
25:48Pourtant, je savais
25:49qu'il avait envie
25:49que je fasse autre chose
25:50dans ma vie.
25:52Donc, il m'a laissé ma place
25:53justement.
25:54Donc, je n'ai pas senti.
25:55Mais c'est vrai
25:56qu'extérieurement,
25:57c'est plus compliqué.
25:59David, avec une forme
26:00de responsabilité aujourd'hui
26:01dans la transmission
26:02aussi pour vos enfants ?
26:03Oui, j'ai été éduqué
26:04comme ça.
26:06On a tous été éduqués
26:07en quoi la transmission
26:08c'était quelque chose
26:09de capital.
26:10C'est vous les anciens
26:11maintenant,
26:11les patrons de famille,
26:13enfin les patrons,
26:14les copatrons,
26:14que les choses soient claires.
26:17C'est comme ça,
26:17c'est la vie.
26:18Non, l'ouanal m'en vaudra
26:19beaucoup, je pense,
26:19si je me permets de dire.
26:21Oui, on sait
26:22qui dirige la maison.
26:23Ah oui, oui.
26:23Il suffit de regarder
26:24la page Instagram
26:25de Louana Belmondo,
26:26on comprend très vite
26:27qui passe à table
26:28à quelle heure
26:28et comment, quand.
26:29Voilà, c'est vrai.
26:31Et vos enfants, eux,
26:33cette idée que votre fils,
26:35l'un de vos fils,
26:35par exemple,
26:36fait de la cuisine
26:37et puis l'autre
26:38est devenu comédien,
26:39Victor,
26:39on l'a reçu sur ce plateau.
26:41J'imagine que ça,
26:42quelque part,
26:43ça résonne quand même en vous,
26:44l'idée de se dire
26:44qu'il y a quand même
26:45aussi ça qui se poursuit.
26:46Bien sûr, je suis très heureux
26:48de les voir s'épanouir
26:50dans deux métiers
26:51qui sont des métiers
26:52familiaux
26:53et de pouvoir continuer
26:54et transmettre ça.
26:56Je suis très heureux,
26:57je veux dire que ça,
26:57c'est vrai que de voir Victor
26:58et de me dire,
26:59voilà, ce nom artistique
27:00qui remonte pas seulement
27:01à mon père,
27:02à mon grand-père,
27:03à mon arrière-grand-père,
27:05mon arrière-grand-mère aussi
27:06qui était danseuse.
27:07Donc, tout ça fait que,
27:08voilà, ça continue,
27:09ça va perdurer.
27:10Et voilà,
27:11qu'il soit heureux
27:12dans ça aussi.
27:13Voilà,
27:14et Giacomo
27:14qui fait de la musique,
27:15donc lui aussi.
27:16Vous iraillez le voir
27:16en concert, David ?
27:17Parce que ça va tourner
27:18en 2024.
27:19Oui, oui, je l'ai vu.
27:19Bien sûr, je irai le voir.
27:20J'ai acheté sa chanson
27:21ce matin sur une plateforme
27:23et elle est fantastique.
27:24Elle est incroyable.
27:25Cette version-là
27:26qu'il a faite,
27:27voilà, c'est sa version
27:28et c'est super.
27:29Je peux te dire une chose ?
27:30Bien sûr.
27:31Bon, une de mes chansons
27:31préférées,
27:33c'est le chanteur abandonné.
27:36J'adore cette chanson.
27:37C'est Johnny.
27:38Il en a un paquet comme ça.
27:40Ah mais c'est mal.
27:41Il avait un bon coup
27:42de fourchette, Johnny ?
27:43Ah, il adorait manger.
27:44Il adorait manger.
27:45Je crois que les gens
27:46veulent aussi.
27:46Mais qui n'aime pas manger ?
27:48On est tous d'accord pour ça.
27:51Merci d'être passé nous voir.
27:52On va passer au live
27:54de ce soir.
27:55D'abord,
27:55juste un petit clin d'œil
27:57sur les coups de cœur
27:58d'aujourd'hui.
27:59Les coups de cœur
27:59de 20h31,
28:00un livre bouleversant
28:00Rien n'issue
28:01de Sabine Garry
28:02écrit après la disparition
28:03de sa fille au Bataclan
28:04aux éditions de La Tripode.
28:06La Cuisine avec d'Olive,
28:08Louana Bollemondeau
28:09et bien sûr Pierre Gagnère.
28:10Mais aussi un roman
28:11sur la cuisine italienne
28:12justement sauvage.
28:13Le portrait d'une femme
28:14libre signée Julia Carvinon.
28:16Et puis,
28:17les mémoires
28:17d'une autre icône,
28:18Jacques Dutronc,
28:18et moi, et moi, et moi.
28:20Place maintenant
28:20au retour du live
28:21dans 20h30.
28:23Sur ce plateau,
28:23c'est le retour
28:24des comédies musicales
28:25à Paris.
28:26Vous le savez,
28:26Notre-Dame de Paris,
28:27West Side Story,
28:28Molière, Mamma Mia
28:29et bien sûr Starmania.
28:30Une mise en scène
28:30signée de Thomas Joly
28:31qui prépare également
28:32la cérémonie
28:33des JO de Paris
28:34jusqu'au 28 janvier.
28:36Trois heures de show
28:37exceptionnel.
28:38Un chanteur québécois,
28:39David Latulippe,
28:40qui s'installe
28:40pour sa première télé
28:42en France
28:42qui nous interprète
28:43ce soir un titre magique,
28:44le blues du businessman.
28:46Et ce soir,
28:47ne manquez pas
28:47sur France 2,
28:48un film,
28:49Boîte Noire
28:49avec Pierre Ninet,
28:50film exceptionnel.
28:52Merci messieurs
28:52d'être venus nous rendre visite.
28:53Et c'est tout de suite,
28:54c'est le live.
28:55Et c'est à vous,
28:56Starmania.
28:56Sous-titrage Société Radio-Canada
29:26Je passe la moitié
29:34de ma vie en l'air
29:36Entre New York et Singapour
29:38Je voyage toujours
29:40en première
29:45J'ai ma résidence secondaire
29:48Dans tous les îles de la terre
29:51Je ne peux pas supporter
30:04J'aurais voulu être un artiste
30:13Pour pouvoir faire mon numéro
30:20Quand l'avion se pose sur la piste
30:31J'aurais voulu être un artiste
30:38J'aurais voulu être un chanteur
30:52Pour pouvoir inventer ma vie
30:56Pour pouvoir inventer ma vie
31:05J'aurais voulu être un artiste
31:14Pourquoi j'existe ?
31:17J'aurais voulu être un artiste
31:27Pour pouvoir inventer ma vie
31:30J'aurais voulu être un artiste
31:38Pour pouvoir dire
31:40For pouvoir veiller
31:48J'aurais voulu être un artiste
31:50J'aurais voulu être un artiste
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