00:00En 1991, 30 ans après, il fait une tournée triomphale. Il reste l'idole des jeunes. Bien sûr, Patrick Bruel
00:06a marqué cet été. Vous le retrouverez dans d'autres émissions. Mais Johnny, quand même, quel tempérament, quelle éloquence, quelle
00:15façon de se tenir sur scène.
00:17Quand je suis allé le voir à Fréjus, quand je l'ai vu monter sur scène, j'avais 15 ans.
00:22Je retrouvais les années 60. Il n'a pas changé. C'est un homme de spectacle. Je lui dis bravo.
00:28Merci aussi de nous avoir reçus.
00:30Nous y sommes allés avec les moyens du bord. Ce n'est pas un son de plateau. Vous allez voir.
00:34Mais je suis sûr que vous aurez plaisir à participer à l'ambiance que nous avons connue à Fréjus. C
00:39'est à toi, Johnny.
00:41Alors, ça fait 30 ans que tu chantes, Johnny. Ça fait 30 ans que tu es l'idole des Français
00:44de plusieurs générations. S'il fallait tirer la morale de ces 30 années de succès, et notamment de la tournée
00:50en 1991, tu dirais quoi ?
00:54Ce n'est pas facile à analyser comme ça dans les médias. C'est peut-être justement parce que ça
01:00fait 30 ans que je chante. Nous essayons toujours de donner un spectacle différent, nouveau.
01:08Je pense que j'aime mon métier. C'est une des raisons pour lesquelles je fais de la scène. Je
01:13pense que le public le sent. Je n'aime pas les spectacles médiocres.
01:18C'est vrai que je gagne beaucoup d'argent dans le sens où je suis très bien payé pour faire
01:21les spectacles que je fais. Mais j'en dépense énormément dans la production de mes spectacles.
01:25Et je crois que c'est important pour le public de voir sur scène quelqu'un qu'ils aiment bien
01:30avec une superproduction.
01:32Il me semblerait justement que tu ne sois heureux qu'en scène. Là, nous sommes à Fréjus. Tout le public
01:37t'attend. Il est presque 22 heures.
01:39Tout le public est déjà en délire. Et là, tu vas avoir un grand moment de bonheur.
01:42C'est vrai. Les deux heures ou les deux heures et demie que je passe sur scène, c'est toujours
01:46un moment d'extase. Un moment formidable.
01:50Pour plusieurs raisons. D'abord, parce que j'aime mon vrai métier, c'est la scène.
01:53Et puis parce qu'il y a un public extraordinaire et que ce qu'on donne au public, ils nous
01:58le rendent eux aussi par leur vibrato.
02:19Qui t'a marqué pour cet été de 1991 ? Quelle est la personnalité qui t'a marqué ?
02:30Sans hésiter, Florence Arthaud.
02:32Par l'exploit ?
02:33Par l'exploit qu'elle a fait. Je trouve que c'est formidable qu'une femme ait réussi à faire
02:37ce que beaucoup d'hommes ne sont pas arrivés à faire.
02:40Avec tout le travail que tu fais avec toute la tournée, comment tu as pu profiter de la maison de
02:44Saint-Tropez ? D'abord, pourquoi tu as choisi Saint-Tropez ?
02:46Parce que c'est un rêve de jeunesse que j'ai. La première fois que je suis venu à Saint
02:50-Tropez, c'était en 1961.
02:52C'était Sacha Distel qui m'avait amené la première fois.
02:55Et je suis tombé immédiatement amoureux de Saint-Tropez.
02:58Et puis mon rêve, ça a toujours été d'avoir une maison à Saint-Tropez.
03:01Et puis bon, les maisons à Saint-Tropez, ça coûte cher, je n'avais pas les moyens.
03:06Et je venais tellement à Saint-Tropez que même les tropéziens m'appelaient le tropéziens sans maison.
03:12Et puis un jour, je me suis jeté à l'eau et puis j'ai décidé de me construire une
03:16maison.
03:18Et c'est pour mes enfants, c'est pour moi, c'est pour l'avenir.
03:23Moi, je voudrais finir ma vie ici, la scène et la vie.
03:27C'est-à-dire que chaque fois que je ne me suis pas sur scène ou en tournée ou en
03:29studio de disque, je reviens à Saint-Tropez.
03:32Johnny et la moto, ça va être bien ensemble. On entend quelques Harley-Davidson.
03:35On en voit également une image en ce moment.
03:38Alors, à quoi remonte la chaîne, la première moto ?
03:41Ma première moto, c'était en 1962, à mes 18 ans.
03:49Et ma première moto, c'était une Harley.
03:51Alors là, Harley, ça représente quoi ?
03:53L'Harley, c'est une légende.
03:55L'Harley, c'est une légende.
03:57Ça remplace, si tu veux, pour moi, ça remplace les chevaux.
04:01Les cobayes à chevaux, aujourd'hui, ont des Harley.
04:06C'est-à-dire, c'est l'aventure, c'est les grands espaces.
04:08C'est la légende, c'est un peu la...
04:13Je ne dirais pas la fureur de vivre, mais c'est un peu la liberté.
04:18C'est le rêve aussi.
04:20En 1992, Denis, c'est une rumeur ou un projet vraiment bien établi ?
04:25Un spectacle sur une scène parisienne ?
04:27Oui, à Bercy, en septembre 1992.
04:31Et là, on travaille énormément sur ce spectacle pour produire totalement un nouveau show,
04:38un nouveau concert avec des tas d'effets spéciaux, des tas de choses.
04:41C'est beaucoup de boulot, mais c'est passionnant.
04:44En tout cas, j'ai une équipe avec moi d'en faire.
04:46On n'est pas encore là.
04:47Dans quelques secondes, Johnny, sur scène.
04:49Vous allez avoir des extraits de ce show, ici à Fréjus, ici à la Rue d'Estar, à vous, Paris.
05:24Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires