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  • il y a 13 heures
La mère d'Elias, tué pour son portable en janvier 2025 à Paris, témoigne sur BFMTV. Elle réclame de pouvoir rencontrer les juges des enfants qui ont suivi le parcours judiciaire des assassins de son fils.

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Transcription
00:00Ce n'est pas une demande, en fait. C'est fini, les demandes.
00:03C'est fini. Notre enfant, il est mort, il a été assassiné par des prédateurs.
00:08Par des prédateurs qui étaient connus des juges des enfants.
00:13En fait, aujourd'hui, nous nous opposons à la décision de ces six hauts magistrats
00:18qui, finalement, nous méprisent.
00:22Donc, du mépris, naît la révolte.
00:25Donc, aujourd'hui, nous sommes une famille unie.
00:28Nous avançons avec force et honneur et nous allons exiger que cette rencontre ait lieu.
00:36Ce d'autant que sur les trois juges des enfants, que pour l'instant, je ne nomme pas.
00:42C'est-à-dire que nous continuons d'être respectueux.
00:47Nous ne nommons pas ces juges, nous ne jetons pas leurs noms en pâture.
00:53Il y a un élément très important, c'est que parmi ces trois juges des enfants,
00:57il y en a une qui a émis le souhait de nous rencontrer,
01:01qui a dit « mais moi, j'aimerais bien rencontrer la famille d'Elias,
01:04parce que je veux bien, déjà humainement, échanger. »
01:09Et cela lui a été refusé.
01:10C'est-à-dire que ces si hauts magistrats protègent leur corporation et se sont dit « oula, non, pas
01:19du tout, pas de dialogue, pas de rencontre. »
01:22Alors qu'en fait, ça serait si simple.
01:25Mais si cette rencontre n'a pas lieu, et si ce mur, en effet, continue à être,
01:30alors la justice ne fera jamais cette recherche, cette réflexion.
01:35Quand on regarde le dossier, on voit qu'ils ont été signalés pour un premier fait de vol et de
01:40port d'armes en 2021,
01:41puis déférés en 2023, puis le 22 septembre, alors qu'ils sont dans une mise à l'épreuve éducative.
01:47L'un des jeunes récidive, violence en réunion, coup de pied, coup de poing, une victime.
01:52Il est convoqué, mais quatre mois après, l'audience de culpabilité est renvoyée plus tard.
01:57L'un des juges est en arrêt maladie, donc on décale l'audience.
02:02Au total, il y a neuf mois qui s'écoule, bien loin du délai de trois mois maximum.
02:07Le 27 octobre 2024, avant même d'être jugé pour des violences,
02:11il y en a un autre qui est récidive, qui est revenu, qui a de mauvaises fréquentations.
02:16Si je peux me permettre, les deux autres, le 27 octobre, les deux autres,
02:21ceux qui vont être les meurtriers de mon enfant, les deux autres récidives ensemble,
02:27et la juge des enfants, le 30 octobre, lorsqu'elle les reçoit,
02:32elle dit, vous avez une interdiction de rentrer en contact.
02:39Je voudrais qu'on s'arrête un instant là-dessus, parce que cette interdiction de rentrer en contact,
02:44d'abord on voit bien qu'ils étaient en permanence ensemble,
02:47mais ça aurait pu être prévisible, parce que leurs adresses,
02:51c'est la même résidence.
02:52Vous vous êtes d'ailleurs vous-même rendue sur place.
02:54Vous avez été sur place, vous avez eu besoin de voir.
02:57Parce que ça me semblait tellement impensable que je suis allée dans cette résidence,
03:04ce d'autant qu'Elias est mort au pied de cette résidence,
03:07puisque le stade de foot, en fait c'est très simple,
03:11c'est des délinquants multirécidivistes.
03:15Je pense que finalement le terme de prédateur est assez juste,
03:19puisqu'en fait ils ont toujours le même mode opératoire.
03:22Ils sont deux, ils vont terroriser des mineurs,
03:26aux abords le plus souvent de ce stade.
03:29Donc ils descendent de chez eux, et hop, ils vont voler un téléphone,
03:32une doudoune, une trottinette.
03:34D'accord ?
03:35Donc j'ai eu besoin, finalement, en voyant le lieu où est décédé Elias,
03:41ce lieu où je me suis allongée, moi, à côté de lui,
03:44ce lieu où je reste finalement physiquement allongée depuis le 24 janvier,
03:50je me suis aperçue que leur résidence, elle était à côté,
03:53et qu'ils se voyaient chacun de leurs fenêtres.
03:57Donc il y a...
03:58Je n'ai pas envie d'être...
04:00Je n'ai pas envie d'avoir de haine ni d'animosité contre la justice,
04:04mais aujourd'hui, en ne nous répondant pas,
04:07en ne nous rencontrant pas,
04:09c'est la justice qui nous méprise.
04:12Et de ce mépris, je le rappelle,
04:16va naître notre révolte,
04:19voire notre vengeance.
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