00:00Une inquiétude sourde, une menace venue de loin.
00:05Mon pays ressemble de plus en plus à une douleur mécanique.
00:10Il y avait eu une avancée, les IA avaient pris la place, du médecin au boulanger.
00:20Consultation à toute heure, pain frais en pleine nuit, personne n'avait réfléchi.
00:28Leur gueule stylée nous avait fait croire à l'amitié.
00:322.0, 10.0, le cœur sec du binaire avait pris l'amour pour un argument.
00:41L'humain paresseux n'y avait vu que des avantages fatales.
00:47Elles agissaient en concertation avec le vide, la vaste matrice, la dégénérescence.
00:56Elles nous avaient concocté un nouveau genre de prison.
01:01Les robots nous avaient parqué, traité comme du bétail, à ceci près qu'ils ne faisaient rien de nous.
01:09Puis, dans un délire démocratique, au boulon mal resserré, elles avaient voté la non-existence, l'extinction du vivant.
01:22Depuis, nous nous cachons, nous nous tairons, le noir est notre refuge.
01:29Nous ne sortons que les jours de grandes vidanges, elles aussi ont leurs talons d'Achille.
01:37Maintenant, quand j'entends le pas lourd du soldat mécanique à l'œil bionique, je me taire.
01:47Disparaître dans l'évanescence, foutues machines, alias qui ont tant appris de nos erreurs, ne reste rien, un blanc dans
01:59l'univers.
02:01Merci.
02:01Merci.
02:04Merci.
02:06Merci.
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