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Une poussière d’étoiles.
Un vertige.
Un instant où le haut devient le bas.
Dans ce texte poétique, le regard bascule :
le ciel se transforme, les lucioles deviennent constellations,
et l’homme, un instant, se prend pour Dieu — avant de retomber.
Une exploration de la perception, de l’émerveillement,
et de notre place minuscule dans l’immensité.

🖋️ Un texte de Jean Genat — La Cage Invisible

✦ Extrait de l’univers La Cage Invisible
✦ Écriture courte, sensorielle, à la frontière du réel

#cieletoile
#lucioles
#vertige
#emerveillement
#perception
#infini
Transcription
00:00De la poussière d'étoiles jetée en l'air, un espoir accroché, mon regard s'y perd.
00:09Un demi-dieu les a lancés, des ordres magnifiques.
00:14Mon émerveillement grandit, une envie, saisir un morceau de ces luminions,
00:21ou main tendue, au désespoir de celui qui ne peut atteindre un bout d'humanité,
00:30déposé par un géant aux mains immenses.
00:35Le tournis me prend, la terre et le ciel se confondent, il n'y a plus ni bas ni haut.
00:42Où suis-je ? Dans un entre-deux.
00:45Ou regardez maintenant que le haut est en bas et le bas en haut.
00:52Suis-je face à un ciel étoilé, ou à de modestes lucioles, accrochées à l'herbe jaunie ?
01:01Était-ce là tout mon ciel ?
01:04Pour ces jolies dames aux beaux atours, me voilà leur dieu, maître d'un firmament fragile.
01:12Je souris.
01:13Puis, soudain, le vertige cède, tout reprend sa place,
01:20le haut redevient haut, le bas collé à mes semelles.
01:26Mon visage livide contemple une dernière fois
01:31la magie d'un ciel étoilé, rien n'a changé.
01:36Je suis-je veux.
01:36Il y a deux.
01:38Il y a des génuli.
01:40Il y a des génuli, rien n'a changé.
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