00:00On a vu encore récemment les députés, par exemple, augmenter l'amende forfaitaire délectuelle.
00:04Ça n'a pas directement de rapport avec la soirée, mais l'amende forfaitaire délectuelle, c'est pour les consommateurs
00:10de drogue.
00:10Or, le narcotrafic est la priorité des priorités de la politique pénale.
00:15Les députés, ils votent l'augmentation de cette amende.
00:17Ce que personne ne dit, c'est que l'amende, qui était moins élevée donc, préalablement, n'était déjà pas
00:24recouvrée.
00:25Donc, on prend des moyens que l'on n'a pas.
00:27On a une amende, elle n'est pas recouvrée, mais on l'augmente.
00:30Pour dire aux Français, vous voyez, on est dur, on est dur.
00:33Mais elle sera recouvrée à quel niveau, comment, qui prend les moyens de la recouvrer, on ne sait toujours pas.
00:37C'est vrai de l'augmentation des peines de prison aussi.
00:40On augmente dans le code pénal.
00:42On a un code pénal déjà répressif, on augmente encore les peines à destination des Français en disant, vous voyez,
00:47on réagit.
00:48Mais dans le même temps, il y a trois jours, trois jours, Gérald Darmanin, garde des Sceaux, envoie une circulaire
00:54au procureur en France
00:55demandant la mise en place d'une régulation carcérale, c'est-à-dire un examen des situations des détenus,
01:01notamment sur les matelas au sol, un examen souple de leur situation, un examen souple de leur réinsertion dans la
01:09société.
01:09Pourquoi ? Parce que la suroccupation est telle qu'on demande de libérer les gens qui sont déjà en prison.
01:15Or, les trois priorités de la politique pénale, c'est le narcotrafic, la protection de l'enfance et les atteintes
01:20à la sûreté de l'État.
01:21Pas les émeutes.
01:23Donc le magistrat qui déjà...
01:24Surtout que vous, vous parlez d'émeutes, les autorités parlent de débordements.
01:27De débordements.
01:28Oui, mais tout fait sens.
01:30Vous voyez ce que je veux dire.
01:31Si vous me parlez ce soir de débordements, effectivement, ça n'a aucun intérêt d'ailleurs de traiter ce qu
01:38'on est en train de faire.
01:39Le magistrat, il a en face de lui un cas particulier, il ne traite pas des débordements ou des émeutes.
01:44Il traite un cas particulier qu'il a en face de lui.
01:46Est-ce qu'il y a implication ? Est-ce qu'il y a des éléments matériels ? Et qu
01:48'est-ce que ça mérite comme peine ?
01:49Le magistrat, déjà toute l'année, il a la liste des places de prison disponibles.
01:53Et donc, il fait en fonction de la gravité parce qu'il a également 700 dossiers sur son bureau.
01:56Et par ailleurs, qui a demandé au magistrat, qui a donné la possibilité au magistrat, voire a exigé d'eux,
02:02qu'ils aménagent la peine à bénitio, dans le tribunal ?
02:06Donc, on ne peut pas, les jours où ça ne va pas, expliquer que les magistrats sont tout le problème.
02:11Le problème, il est éminemment plus vaste que les magistrats qui ont des injonctions contradictoires permanentes,
02:17notamment sur le terrain de la fermeté.
02:19Donc, en effet, il y a des moyens que l'on ne prend pas et il y en a d
02:21'autres que l'on n'a pas encore.
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