00:00Et là, on va rentrer en période d'élection présidentielle.
00:03Et il y a forcément un énorme intérêt pour l'Algérie de faire en sorte de s'immiscer d'une
00:07manière ou d'une autre dans le cadre de cette élection.
00:09Et quand vous avez l'ambassadeur de France en Algérie, qui dit quelque part, on peut offrir 250 000 visas
00:16à des Algériens qui veulent venir en France,
00:18ça montre bien que l'Algérie arrive à avoir, quelque part, à obtenir quelque chose de la France.
00:26On part souvent du principe, et c'est vrai qu'on pourrait partir du principe que c'est la gauche,
00:30ou plutôt la gauche mélenchoniste,
00:31qui irait une partie de la population ou des descendants d'Algérie ou des franco-algériens qui pourraient voter en
00:35France dans le cadre de l'élection présidentielle, d'avoir un poids politique.
00:37Mais il y a la différence entre ce que peuvent penser les Algériens de France ou les personnes qui sont
00:41issues de l'immigration algérienne et ce que veut le pouvoir algérien.
00:44Et ce que veut le pouvoir algérien, c'est la stabilité de cette situation, donc la conflictualisation permanente.
00:48Et quand vous avez un gouvernement français qui, finalement, n'a pas fait grand-chose sur Bollem Sansal, ne fait
00:53pas grand-chose sur Christophe Glez,
00:54eh bien, ça ne sert à rien d'envenimer plus la situation. Vous savez que vous pouvez obtenir 250 000
00:59visas avec la situation actuelle.
01:01Vous n'avez pas le sentiment que la France capitule face à l'Algérie ?
01:04Oui, pour moi, c'est une forme de capitulation.
01:05C'est une forme de capitulation, on est d'accord sur le terme, ça...
01:07Oui, c'est une forme de capitulation. Le pouvoir algérien, il faut bien comprendre, il est très différent de sa
01:11population.
01:11Il fonctionne en termes de clans. Et ce qu'il comprend, c'est le rapport de force.
01:14Vous avez affaire à une junte militaire. Ce qu'ils comprennent, c'est les coûts.
01:17Si vous n'êtes pas ferme avec eux, ils vont obtenir tout le temps.
01:20Oui, mais vous avez vu, la méthode ferme, on n'en a pas voulu.
01:22Oui, mais on n'en veut pas. Mais c'est parce que, précisément, le pouvoir algérien sait qu'avec le
01:25gouvernement français actuel,
01:26ils n'ont pas besoin d'avoir de rapport de force.
01:28Quand ils le font, la France ne l'engage pas. Et en ne l'engageant pas, la France leur offre
01:32250 000 visas.
01:33Donc pourquoi l'Algérie changerait sa manière de faire ?
01:36Ils savent qu'ils peuvent obtenir tout ce qu'ils veulent et la France leur offre.
01:38Donc la situation, elle est pourrie. Au final, c'est Christophe Glez qui va payer les pots cassés.
01:43Alors que normalement, on devrait tout faire pour le ramener en France.
01:46Et on devrait avoir une méthode ferme avec l'Algérie.
01:48Aujourd'hui, on ne le fait pas. C'est une méthode de loi.
01:50Et on ne veut pas le faire. Et on ne veut pas le faire. Pourquoi ?
01:53Parce que c'est un risque d'ingénierie politique.
01:55Je pense qu'une grande partie des gouvernements aujourd'hui,
01:58ou des politiques à la tête de l'État, se disent,
02:00mais attention, il y a une grande partie de l'électorat français qui est soit d'origine algérienne,
02:04soit qui a une relation particulière avec ce pays.
02:07Ça peut être un risque communautaire dans une France qui est déjà très fracturée,
02:10on l'a vu sur les sujets de l'antisémitisme.
02:11Ne rajoutons pas de l'huile sur le feu.
02:13Alors non, désolé, la responsabilité politique, c'est d'être ferme avec l'Algérie.
02:16Si vous ne l'êtes pas, au final, vous obtenez ce type de situation.
02:18Sous-titrage Société Radio-Canada
02:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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