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  • il y a 19 heures
Dans une interview donnée au média en ligne Tout sur l’Algérie, l’ambassadeur de France en Algérie Stéphane Romatet a indiqué que la France souhaitait de nouveau délivrer 250.000 visas par an aux ressortissants algériens. Pour Mehdy Raïche, analyste politique, «l'Algérie sait qu'elle peut tout obtenir et la France le lui offre». 

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Transcription
00:00Et là, on va rentrer en période d'élection présidentielle.
00:03Et il y a forcément un énorme intérêt pour l'Algérie de faire en sorte de s'immiscer d'une
00:07manière ou d'une autre dans le cadre de cette élection.
00:09Et quand vous avez l'ambassadeur de France en Algérie, qui dit quelque part, on peut offrir 250 000 visas
00:16à des Algériens qui veulent venir en France,
00:18ça montre bien que l'Algérie arrive à avoir, quelque part, à obtenir quelque chose de la France.
00:26On part souvent du principe, et c'est vrai qu'on pourrait partir du principe que c'est la gauche,
00:30ou plutôt la gauche mélenchoniste,
00:31qui irait une partie de la population ou des descendants d'Algérie ou des franco-algériens qui pourraient voter en
00:35France dans le cadre de l'élection présidentielle, d'avoir un poids politique.
00:37Mais il y a la différence entre ce que peuvent penser les Algériens de France ou les personnes qui sont
00:41issues de l'immigration algérienne et ce que veut le pouvoir algérien.
00:44Et ce que veut le pouvoir algérien, c'est la stabilité de cette situation, donc la conflictualisation permanente.
00:48Et quand vous avez un gouvernement français qui, finalement, n'a pas fait grand-chose sur Bollem Sansal, ne fait
00:53pas grand-chose sur Christophe Glez,
00:54eh bien, ça ne sert à rien d'envenimer plus la situation. Vous savez que vous pouvez obtenir 250 000
00:59visas avec la situation actuelle.
01:01Vous n'avez pas le sentiment que la France capitule face à l'Algérie ?
01:04Oui, pour moi, c'est une forme de capitulation.
01:05C'est une forme de capitulation, on est d'accord sur le terme, ça...
01:07Oui, c'est une forme de capitulation. Le pouvoir algérien, il faut bien comprendre, il est très différent de sa
01:11population.
01:11Il fonctionne en termes de clans. Et ce qu'il comprend, c'est le rapport de force.
01:14Vous avez affaire à une junte militaire. Ce qu'ils comprennent, c'est les coûts.
01:17Si vous n'êtes pas ferme avec eux, ils vont obtenir tout le temps.
01:20Oui, mais vous avez vu, la méthode ferme, on n'en a pas voulu.
01:22Oui, mais on n'en veut pas. Mais c'est parce que, précisément, le pouvoir algérien sait qu'avec le
01:25gouvernement français actuel,
01:26ils n'ont pas besoin d'avoir de rapport de force.
01:28Quand ils le font, la France ne l'engage pas. Et en ne l'engageant pas, la France leur offre
01:32250 000 visas.
01:33Donc pourquoi l'Algérie changerait sa manière de faire ?
01:36Ils savent qu'ils peuvent obtenir tout ce qu'ils veulent et la France leur offre.
01:38Donc la situation, elle est pourrie. Au final, c'est Christophe Glez qui va payer les pots cassés.
01:43Alors que normalement, on devrait tout faire pour le ramener en France.
01:46Et on devrait avoir une méthode ferme avec l'Algérie.
01:48Aujourd'hui, on ne le fait pas. C'est une méthode de loi.
01:50Et on ne veut pas le faire. Et on ne veut pas le faire. Pourquoi ?
01:53Parce que c'est un risque d'ingénierie politique.
01:55Je pense qu'une grande partie des gouvernements aujourd'hui,
01:58ou des politiques à la tête de l'État, se disent,
02:00mais attention, il y a une grande partie de l'électorat français qui est soit d'origine algérienne,
02:04soit qui a une relation particulière avec ce pays.
02:07Ça peut être un risque communautaire dans une France qui est déjà très fracturée,
02:10on l'a vu sur les sujets de l'antisémitisme.
02:11Ne rajoutons pas de l'huile sur le feu.
02:13Alors non, désolé, la responsabilité politique, c'est d'être ferme avec l'Algérie.
02:16Si vous ne l'êtes pas, au final, vous obtenez ce type de situation.
02:18Sous-titrage Société Radio-Canada
02:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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