- il y a 23 heures
Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, était l’invité du "8h30 franceinfo", samedi 30 mai 2026. Sécurité Ligue des champions, manifestation antiraciste, présidentielle... Il répondait aux questions d'Hadrien Bect et de Camille Vigogne Le Coat.
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00:08Bonjour Balibagayotko, bonjour, merci d'être avec nous ce matin sur France Info, on va évoquer avec vous les questions
00:14politiques,
00:14on va parler également de foot puisque ce soir c'est la finale de la Ligue des Champions,
00:19mais d'abord je voulais qu'on dise un mot du décès, on vient de l'apprendre, d'Edgar Morin,
00:25sociologue, philosophe également.
00:28Qu'avez-vous à dire ce matin sur Edgar Morin, comment réagissez-vous et qu'est-ce que vous retenez
00:32de lui ?
00:33D'abord une pensée profonde pour lui mais surtout pour l'ensemble des membres de sa famille et de ses
00:38proches.
00:39Un éminent intellectuel qui bien sûr a participé, a éveillé en fait les consciences.
00:45Il est vrai que dans une séquence de décès, il est important d'avoir une pensée bien sûr pour l
00:52'œuvre importante qu'il a pu apporter.
00:53Après, il est vrai qu'il a eu des positions un peu contrastées sur la question, ce qu'il appelait
01:01le conflit israélo-palestinien,
01:03qui est un génocide en réalité en cours, des positions qui sont discutables sur les relations géopolitiques.
01:11Et puis de manière importante, il fait partie de ces intellectuels qui ont aussi nourri au moins le débat,
01:18y compris politiques en France en particulier.
01:22Alors justement, Balibagayoko, il disait Edgar Morin que d'une certaine façon les idéologies
01:27niaient la complexité des hommes, des femmes en quelque part en les mettant dans une case.
01:34Est-ce que ça n'a pas une résonance quelque part avec la vie politique actuelle ?
01:41Il est vrai. Il est vrai que la notion des dominants et des dominés amène à avoir une réflexion qui
01:47est très auto-centrée,
01:49en fin de compte, sur une vision du monde et parfois de la société.
01:53Mais en même temps...
01:54C'est un mea culpa que vous faites ?
01:55Ce n'est pas un mea culpa, mais c'est dire que dans la manière dont j'ai lu, en
02:00fin de compte, un certain nombre de ses pensées,
02:03au moins particulièrement sur ce sujet, il y a aussi une complexité qui est liée à la question économique
02:08et que souvent, cette question économique, la conséquence de ses choix politiques,
02:13y compris en matière économique, ont des conséquences sur la vie des hommes et des femmes
02:16et ça, c'est parfois souvent nié dans sa manière de présenter les choses.
02:21Balibagayoko, on voulait aussi vous parler de foot ce matin avec cette finale ce soir entre le PSG et Arsenal.
02:28D'abord, une question de curiosité, vous allez regarder le match ?
02:30Oui, alors je vais regarder le match par à-coups, puisqu'il y a énormément d'événements sur la ville
02:37des Rois et Reines de France.
02:38Donc Saint-Denis-Pierre-Fitte-sur-Seine.
02:39Et donc, du coup, je serai à un moment donné sur le stade Auguste de Lône,
02:44où il y a une diffusion, une retransmission du match qui sera fait.
02:48Et puis après, il y a sur deux, trois quartiers de la ville, des retransmissions
02:51qui sont aujourd'hui aussi permis par des aspects associatifs de la ville de Saint-Denis.
02:55Cette finale ce soir, c'est aussi un casse-tête sécuritaire.
02:58C'est clair.
02:59Vous vouliez organiser une fan-zone, du coup, il n'en est plus question.
03:03C'est la préfecture qui vous a dit que ce n'était pas raisonnable ?
03:06La préfecture nous a alertés sur le fait qu'il y a beaucoup d'événements,
03:09puisqu'au même temps, il y a aussi la grande artiste, Aya Nakora,
03:14qui, bien sûr, est au Stade de France pendant trois jours,
03:17à qui, d'ailleurs, j'exprime toute ma solidarité par rapport au torrent de haine,
03:21dont elle a été victime.
03:22Et donc, du coup, il y a beaucoup d'événements sur la ville.
03:24Et c'est la raison pour laquelle la préfecture a alerté sur la capacité
03:29des forces de l'ordre de pouvoir sécuriser l'ensemble.
03:31C'est la raison pour laquelle nous avons identifié un secteur
03:34qui est plutôt sur le stade Auguste de l'Aune,
03:36avec une jauge qui est plus soutenable,
03:38avec un dispositif, bien sûr, de sécurité renforcée.
03:40Et dans ces conditions, vous pouvez nous assurer
03:41qu'il n'y aura pas de débordement ce soir à Saint-Denis ?
03:45Tout est mis en œuvre pour qu'il n'y ait pas de débordement.
03:47On a l'habitude de ces grands événements,
03:49c'est-à-dire à la fois des acteurs associatifs
03:51à qui j'apporte, bien sûr, l'intégralité de mon soutien,
03:53puisqu'ils seront en nombre important.
03:55C'est aussi l'U personnel de la ville de Saint-Denis
03:57et Pierre-Fidt-sur-Seine qui seront mobilisés.
03:59Et bien sûr, c'est aussi une veille,
04:01particulièrement, de la police municipale chez nous
04:03qui est mobilisée, plus des dispositifs de sécurité
04:05liés avec des sociétés privées.
04:07On va parler de la police municipale, justement,
04:09mais avant, sur ces violences répétées
04:11après les grandes manifestations sportives,
04:13comment vous analysez ces montées récurrentes des violences ?
04:16Je rappelle que 127 personnes ont été arrêtées
04:18après la victoire en demi-finale.
04:20C'est clair que le sport, avant tout,
04:22est un moment de rencontre.
04:23Je suis moi-même issu du milieu sportif
04:25et ce que j'ai toujours appris dans le milieu sportif,
04:27c'est la question des valeurs.
04:28Grand passionné de basket, on rappelle.
04:29Grand passionné de basketball, mais du sport en général.
04:31Et donc, c'est vrai que je suis toujours attristé
04:34lorsque le sport rime avec violence.
04:36Et c'est la raison pour laquelle tout doit être mis en œuvre,
04:39bien sûr, par des dispositifs de sécurité,
04:41mais aussi par l'éveil des consciences.
04:44Il est vrai que dans ces phénomènes d'incivilité,
04:47ce qu'on peut appeler ça, c'est beaucoup des adultes.
04:48C'est un peu plus que de l'incivilité, pardonnez-moi.
04:50Il y a y compris des gens qui ont été...
04:52Il y a y compris des gens...
04:53L'année dernière, il y a eu deux morts.
04:54Oui, voilà.
04:55Mais ce que je veux dire, c'est que dans des situations comme ça,
04:58il faut bien sûr qu'il y ait une fermeté
04:59qui est distribuée d'ailleurs par les textes,
05:00mais qui doit être traduite en actes.
05:02Mais ça veut dire qu'il faut aussi impliquer les supporters.
05:04Mais vous n'avez pas d'explication à ça ?
05:06Non, je n'ai pas d'explication à ça,
05:07à part dire la bêtise humaine.
05:09Il est vrai qu'à partir du moment où on confond le milieu du sport
05:13et on en fait un terrain de violence,
05:16on n'a absolument rien à voir avec...
05:17Ne pas avoir d'explication,
05:19est-ce que c'est quand même pas difficile,
05:20en conséquence, d'y apporter une réponse ensuite ?
05:22Si, je pense que ne pas avoir d'explication,
05:24c'est aussi d'avoir cette forme de modestie aussi.
05:26Parce que je me méfie toujours des grandes explications
05:30qui accouchent en réalité de souris.
05:32Et donc la question est profondément claire.
05:35C'est-à-dire que nous savons que c'est une minorité de personnes
05:38en fait qui agit de la sorte.
05:39Souvent, ils sont d'ailleurs identifiés,
05:41la question de l'investigation.
05:43Et deux, ils doivent pouvoir être, y compris,
05:45traduits devant les tribunaux en amont de leurs actes.
05:48Alors concernant ce qui va se passer à Paris,
05:50certains parlent et même dénoncent un peu
05:53une ville qui ce soir sera verrouillée.
05:56Est-ce que déjà c'est votre sentiment ?
05:58Et est-ce qu'il aurait été possible,
05:59à l'aune d'ailleurs de ce que vous venez de dire,
06:01de faire autrement ?
06:02Je pense qu'il y a un point d'équilibre à trouver.
06:05La nécessaire participation à un moment fort.
06:09Le besoin de créer des conditions
06:10pour que tous celles et ceux qui veulent y participer
06:12puissent y venir en sécurité.
06:14Et donc il faut qu'il y ait un point d'équilibre qui soit fait.
06:16Après, je peux comprendre que,
06:18compte tenu du passé,
06:20sur des championnats de cette nature-là,
06:22notamment des finales de cette nature,
06:24mais que les autorités publiques
06:26soient vraiment sur une logique
06:28d'accentuation, en fin de compte, des forces
06:31pour justement garantir le plus possible
06:34l'attitude, en fin de compte, des...
06:36Ils sont extrêmement prudents, en fait.
06:38Prudents, oui.
06:38Les discours, pardonnez-moi,
06:39qui sont quelquefois associés à la France insoubise
06:41sur les forces de l'ordre,
06:43sont quelquefois un tout petit peu plus,
06:46comment dire, un tout petit peu plus critiques
06:48des dispositifs policiers ?
06:50Vous avez affaire à la fois
06:51à un maire d'une ville importante,
06:53insoumis,
06:54mais quelqu'un qui vit aussi
06:56au regard des réalités concrètes.
06:57Et c'est le cas d'ailleurs
06:58de la majorité des insoumis.
07:00Il n'empêche que ce n'est pas parce qu'il y a
07:02cette approche un peu prudentielle,
07:03à la fois exigeante en matière de sécurité,
07:05mais aussi exigeante pour permettre
07:06à chacun de pouvoir participer,
07:08que nous ne serons pas en capacité
07:09de dénoncer s'il arrivait
07:13des pratiques qui sont indignes,
07:14en fin de compte,
07:15à la fonction de ces forces de l'ordre.
07:16Donc, c'est très clair.
07:17Vous avez mentionné le rôle important
07:19de la police municipale.
07:21Justement, votre police municipale,
07:22vous avez annoncé cette semaine
07:24qu'il y avait eu 20 départs
07:25après votre arrivée.
07:26Dans le Parisien,
07:27on lit que 56 agents
07:29auraient envoyé leurs lettres de mutation.
07:31Est-ce que vous confirmez ce chiffre ?
07:33Les 56 agents qui souhaitent
07:36quitter votre police municipale ?
07:37Sur 140, oui.
07:38Au moment où je parle,
07:40il est vrai qu'il y a eu une série de fake news,
07:42puisque un peine à avoir été élu...
07:43Justement, on est là pour rétablir les faits.
07:4420 départs, c'est le chiffre
07:45que vous avez annoncé.
07:46Et moi, je vous interroge
07:48sur les 56 demandes de mutation.
07:50Pour être beaucoup plus précis,
07:51j'ai indiqué plutôt une vingtaine de départs.
07:53La deuxième chose,
07:54c'est que les 56 ou cinquantaines de personnes
07:57qui seraient sur le départ,
07:59je n'en ai pas connaissance.
08:00C'est très clair.
08:01Et donc, j'ai eu l'occasion d'ailleurs
08:03de faire un point de précision
08:04dans le cadre du conseil municipal
08:06sur ce point particulier.
08:07Donc, c'est la vingtaine,
08:08en fin de compte, dont j'ai connaissance.
08:10Il y en aura d'autres ?
08:11Il est probable qu'il y en ait d'autres.
08:13Mais il y aura aussi d'autres arrivées.
08:14Est-ce que c'est un désaveu ?
08:15Dans les départs,
08:16vous perdez notamment le directeur
08:18de votre police municipale, son adjoint.
08:20Vous avez fait des déclarations
08:22et une inflexion de politique
08:24par rapport à cette police municipale,
08:25en demandant notamment
08:26à ce que les LBD restent dans les voitures.
08:31Est-ce que c'est un désaveu
08:32de votre police municipale ?
08:34Non, ce n'est pas un désaveu.
08:35Je pense que c'est quasi la situation naturelle.
08:38Je rappelle que...
08:39Naturelle, ça n'arrive pas
08:41dans toutes les villes.
08:41Un départ de 20 agents qui partent,
08:43c'est beaucoup sur 140.
08:45Il faut le mettre dans un contexte
08:46qui était un contexte juste préélectoral.
08:48Je rappelle que la ville avait été perdue,
08:50d'ailleurs, par les communistes en 2020
08:52et que, dans la même séquence,
08:53il y a eu aussi des départs.
08:55Il y a eu des départs,
08:55y compris l'ancien directeur
08:58de la tranquillité publique.
08:58Donc, le fait qu'il y ait des départs,
09:00c'est quelque chose qui est aussi lié,
09:01y compris à des fonctionnaires
09:03qui regagnent leur attachement,
09:04puisqu'ils étaient détachés
09:05pour beaucoup d'entre eux.
09:07Mais ce n'est finalement pas le sujet,
09:08puisque ce qui va être intéressant,
09:10c'est est-ce que le territoire de Saint-Denis
09:12reste encore attractif ?
09:13Nous recevons aussi des CV.
09:14Nous aurons très prochainement
09:16l'occasion d'annoncer l'arrivée
09:17de cadres de la tranquillité publique.
09:20Vous allez tous les remplacer,
09:21ces policiers municipaux ?
09:22On sait que c'est un marché tendu,
09:23par ailleurs,
09:24le recrutement des policiers municipaux,
09:26c'est des embauches
09:26qui sont compliquées à faire.
09:28Est-ce que vous allez tous les remplacer ?
09:29C'est des embauches
09:30qui sont compliquées,
09:32nécessaires,
09:32mais nous allons y arriver.
09:34Et nous avons,
09:34de toute manière,
09:35acté le fait que nous n'allons pas
09:36baisser les effectifs
09:37de la police municipale,
09:38donc nous allons les maintenir.
09:39Donc, 140, 135 ?
09:41C'est 135, oui.
09:42C'est suffisant ?
09:42135,
09:43ce n'est pas une question
09:44que c'est suffisant.
09:44135 aujourd'hui,
09:45budgetés,
09:46c'est 135 policiers municipaux
09:48que nous allons recruter.
09:52Et l'accusation socialiste
09:54accuse,
09:55entre autres raisons,
09:56pas la seule,
09:56mais elle mentionne parmi les raisons,
09:58le manque, justement,
09:59de présence de cette police municipale
10:01dans ce quartier.
10:02Vous entendez les critiques ?
10:03Oui, c'est encore une fois
10:04une déformation,
10:08en fin de compte,
10:08intellectuelle sur le sujet.
10:09C'est-à-dire que la police municipale,
10:11sa vocation,
10:11ce n'est pas d'intervenir
10:12sur du business
10:13ou encore sur du narcotrafiquant.
10:15C'est la responsabilité
10:16de la police nationale.
10:18C'est là encore
10:18qu'il y a une confusion importante.
10:19Maintenant,
10:20il y a un événement
10:21qui est malheureusement dramatique,
10:23puisque deux enfants,
10:24puisque c'est deux jeunes,
10:25sont aujourd'hui grèvement blessés.
10:27Et qu'au moment même
10:29où c'est arrivé,
10:29j'étais sur le terrain.
10:30J'étais sur le terrain,
10:31y compris sans gilet pare-balles.
10:33Parce que ces enfants,
10:34c'est aussi les miens.
10:35Et donc,
10:35les familles que j'ai pu rencontrer
10:37sont bien sûr attristées
10:38de la situation,
10:39mais ont parfaitement compris
10:40que cette situation
10:41n'avait absolument rien à voir
10:43avec l'arrivée
10:44du nouveau maire de Saint-Denis
10:46et par ailleurs insoumis.
10:48Et donc,
10:48ils ont bien compris
10:49que le sujet était
10:49beaucoup plus compliqué.
10:50Et c'est la raison pour laquelle,
10:51dans des sujets importants comme ça,
10:52il faut être concentré
10:53sur la résolution de la problématique.
10:55Vous venez de dire,
10:56j'étais sur le terrain
10:56sans gilet pare-balles.
10:57Il vous arrive d'aller sur le terrain
10:58avec un gilet pare-balles ?
11:00Non, sans gilet pare-balles,
11:01c'était de faire un clin d'œil,
11:01notamment à l'ancien maire.
11:02Mathieu Anotin,
11:03parce qu'il était allé faire
11:06une patrouille avec la police,
11:07je crois.
11:08Oui,
11:08j'étais avec la police municipale
11:10et nationale.
11:11Et donc,
11:12le rôle de la police municipale,
11:13malgré tout,
11:13ne peut pas être aussi,
11:15par sa présence,
11:16de dissuader.
11:17Vous dites,
11:18ils n'interviennent pas,
11:18c'est certain,
11:19mais ils ne peuvent pas être dissuasifs.
11:20Mais la police municipale de Saint-Denis,
11:23vous savez,
11:23à combien de mètres
11:24elle est par rapport
11:25au quartier Garoël-Péry ?
11:28Elle n'est à peu près
11:29même pas à 800 mètres.
11:30Donc,
11:30ils sont quotidiennement,
11:32quotidiennement sur ce secteur.
11:33Et la police nationale
11:34est un peu plus loin,
11:36un peu moins d'un kilomètre.
11:38Donc,
11:38en réalité,
11:38ce quartier,
11:39si on prend uniquement
11:40par le positionnement
11:41de la police municipale
11:42et de la police nationale,
11:43c'est le quartier
11:43qui est en réalité
11:44le mieux cadré du secteur.
11:45Est-ce que ça a empêché,
11:46malheureusement ?
11:47Non.
11:48Donc,
11:48ça veut dire que la solution
11:49elle doit être ailleurs.
11:50Baliba Gayoko,
11:51vous restez avec nous.
11:51On va se retrouver
11:52juste après l'info.
11:53En une minute,
11:54il est 9h moins le quart
11:55et voici Mathilde Romagnon.
11:57La fin de la vague de chaleur
11:58s'amorce.
11:59Il n'y a plus que 4 départements
12:01en vigilance orange canicule.
12:03Aujourd'hui,
12:03Paris est sa petite couronne
12:05où on attend encore
12:06des maximales
12:06entre 30 et 34 degrés.
12:08Mais des orages
12:09arrivent en fin de journée
12:10et feront redescendre
12:11les températures.
12:13La famille d'Edgar Morin
12:14annonce ce matin
12:15la mort du sociologue
12:16et philosophe.
12:17Il avait 104 ans.
12:18Dans un communiqué,
12:19sa veuve salue
12:20l'un des derniers
12:20grands résistants,
12:21humanistes,
12:22penseurs
12:22et écrivains infatigables.
12:25Patrick Bruel
12:25annule ses concerts
12:27jusqu'en septembre
12:28et se retire
12:28de la prochaine tournée
12:29des enfoirés.
12:30Le chanteur de 67 ans
12:31est visé
12:32par des accusations
12:33de viol
12:33et d'agression sexuelle.
12:35Au moins,
12:358 plaintes
12:36ont été déposées
12:36contre lui.
12:37Le PSG
12:38espère remporter ce soir
12:39son deuxième titre
12:40de champion d'Europe
12:41de football.
12:42Les Parisiens
12:42affrontent Arsenal
12:43à 18h
12:44pour la finale
12:45de la Ligue des champions
12:46à Budapest,
12:46en Hongrie.
12:47En France,
12:48un important dispositif
12:49de sécurité
12:49déployé.
12:5022 000 policiers
12:51et gendarmes mobilisés,
12:52dont 8 000
12:53rien qu'à Paris.
13:04Et nous sommes toujours
13:05avec Bali Bagayoko,
13:06le maire LFI
13:07de Saint-Denis.
13:07On va vous parler
13:08de Jean-Luc Mélenchon,
13:09de sa candidature
13:09à l'élection présidentielle.
13:11Mais avant,
13:11on voulait vous dire
13:12un mot
13:12de la nouvelle
13:14manifestation antiracisme
13:14que vous organisez.
13:17Ce sera le 21 juin
13:18prochain à Paris.
13:19La première a eu lieu
13:20à Saint-Denis,
13:21chez vous.
13:22Cette fois,
13:22ce sera Boulevard Barbès.
13:23Vous voulez en faire
13:24un rendez-vous national.
13:25Pourquoi ?
13:26Oui, parce que
13:28comme vous avez pu
13:28le constater,
13:30la grande artiste
13:31Ayana Mkoura
13:32qui est au Stade de France
13:34a eu un symbole important
13:35puisqu'elle a été amenée
13:36à mettre le feu
13:38en fin de compte
13:38à une banderole
13:39qui relayait
13:40des propos racistes
13:41dont elle a été victime depuis.
13:42Et ensuite,
13:43dans le même séquence,
13:44vous avez vu que
13:45Alexandre Apalte
13:46qui est
13:47de la grande
13:48association internationale
13:50WWF
13:51a été amenée
13:51à démissionner
13:52parce qu'elle était présente
13:54lors du rassemblement
13:55du 4 avril.
13:56Je leur apporte bien sûr
13:57l'intégrité de vous.
13:58Je vous explique
13:58pour les auditeurs
13:59qui n'ont pas suivi.
13:59C'est la présidente
14:01de l'association Apolitik
14:02qui a été accusée
14:03par une partie
14:04de ses membres
14:05d'avoir participé
14:06à votre rassemblement
14:08qui était
14:09un rassemblement antiraciste
14:10mais également organisé
14:11par des insoumis.
14:12Et on lui a reproché
14:13d'avoir manqué
14:14de son devoir
14:14de neutralité.
14:16Entre autres,
14:16par des insoumis
14:16mais pas que
14:17puisque les 15 000 personnes
14:18qui étaient présentes
14:19bien sûr n'étaient pas
14:19toutes insoumises
14:20mais étaient toutes
14:22des militantes et militantes
14:24engagées contre le racisme.
14:26Et donc,
14:26c'est la raison pour laquelle
14:27après,
14:27elle aura rapporté
14:28tout mon soutien,
14:29c'est de considérer
14:30que cette bataille
14:31elle doit se continuer.
14:32C'est la raison pour laquelle
14:33j'en appelle
14:34à une grande marche
14:34à nouveau
14:35le 21 juin prochain
14:37où c'est pas uniquement
14:38Bali Bagako
14:39qui appelle
14:39puisque vous verrez
14:40qu'il y a beaucoup
14:41beaucoup d'acteurs
14:42des milieux syndicaux
14:43à la fois bien sûr
14:44des acteurs
14:45et des collectifs
14:46de quartiers populaires,
14:47des intellectuels
14:48mais aussi des politiques.
14:50Et c'est l'ensemble
14:50en fin de compte
14:51de ces personnes
14:51qui vont appeler
14:52à cette grande marche
14:52parce que c'est nécessaire,
14:54parce que la lutte
14:54antifasciste,
14:55la lutte antiraciste
14:56est un élément essentiel
14:58aujourd'hui
14:58qu'il nous faut mettre
14:59à l'agenda politique.
15:00Alors ce sera sans doute
15:01aussi un des sujets
15:02de la campagne présidentielle
15:03qui est bien lancée
15:04du côté de la France insoumise
15:06avec Jean-Luc Mélenchon
15:07qui fera son premier meeting
15:09de campagne
15:10chez vous d'ailleurs
15:11à Saint-Denis.
15:11Ce sera le 7 juin.
15:13C'est un message
15:15puisque vous êtes
15:16dans une ville
15:17que vous avez reprise
15:18aux socialistes.
15:19C'est un message
15:20que vous envoyez
15:21au reste de la gauche ?
15:22C'est un message
15:22que l'on envoie
15:24au reste de la gauche.
15:25C'est un message
15:26d'unité.
15:27C'est un message
15:27de rassemblement.
15:28C'est un message
15:28qui vient des quartiers populaires.
15:29C'est un message
15:31qui...
15:32Unité, rassemblement
15:32face à une ville
15:33que vous avez reprise
15:34aux socialistes.
15:35Après une campagne
15:36très difficile
15:36et très violente.
15:37Après une campagne très...
15:37Oui, mais là on est
15:38dans la séquence présidentielle.
15:41On est dans la séquence présidentielle.
15:44On reprend cette ville
15:45dans les mains
15:45du parti socialiste
15:46mais parce que
15:47le parti socialiste
15:47a failli.
15:48Et donc là maintenant
15:49derrière,
15:49il nous faut être en capacité
15:50de pouvoir construire
15:51une démarche militaire.
15:52Et quand je dis
15:52démarche militaire,
15:53ce n'est pas forcément
15:53d'ailleurs exclusivement
15:54avec les formations politiques.
15:56Et donc c'est avant tout
15:57celles et ceux
15:57qui sont dans les formations politiques,
15:59qui sont des militants
16:00aussi des citoyens de gauche
16:02par ailleurs.
16:02Et vous avez envie
16:03de faire campagne
16:03avec les socialistes,
16:04vous qui les avez affrontés
16:05durement.
16:06Jean-Luc Mélenchon
16:06a appelé toute la gauche
16:07à se rassembler
16:09en tout cas en leur disant
16:11ne commettez pas
16:12un suicide anti-LFI,
16:14il faut qu'on soit unis.
16:15Est-ce que vous,
16:15vous avez envie
16:16de faire campagne
16:16avec les socialistes ?
16:17Et moi j'ai...
16:18Dans l'appel de Jean-Luc Mélenchon
16:19je me retrouve parfaitement.
16:21Maintenant c'est au sein
16:22du parti communiste français
16:23et du parti socialiste
16:24en particulier
16:24que la clarification
16:25doit se faire.
16:27Celles et ceux
16:28qui considèrent
16:29qu'ils se reconnaissent
16:31propurent,
16:31on les verra en fin de compte
16:32dans le cadre
16:33de ce rassemblement
16:34et dans le cadre
16:34de la campagne présidentielle.
16:35Mais celles et ceux
16:36qui considèrent que
16:37la dynamique
16:38qui est aujourd'hui incontestable,
16:39celle de Jean-Luc Mélenchon
16:40et celle de l'alliance
16:42du populaire,
16:43elle aura, entre guillemets,
16:44à l'assumer.
16:45Donc moi je trouve
16:45que dans la séquence
16:46particulière dans laquelle
16:47nous sommes,
16:47oui,
16:48plus tôt nous sommes rassemblés
16:50et plus tôt nous sommes
16:51en capacité
16:51de pouvoir confirmer
16:52notre victoire en 2027.
16:53Vous allez jouer quel rôle vous
16:54aux côtés de Jean-Luc Mélenchon
16:55pendant la campagne ?
16:56On a vu que dans ces rassemblements,
16:58beaucoup disaient
16:59nous on aurait finalement
17:00préféré Bally Bagayoko
17:01candidat,
17:02Jean-Luc Mélenchon
17:02c'est pas l'homme de demain,
17:04c'est sa quatrième candidature
17:06à la présidentielle.
17:08Alors je dis à toutes ces personnes
17:09que ces encouragements
17:12en fait ne touchent pas mon égo
17:14et que devant la réalité
17:15concrète de la situation,
17:17je préfère à la fois
17:19la constance
17:19de l'engagement politique
17:20d'un homme qui n'a jamais failli
17:22et de manière concrète,
17:24celui qui,
17:24trois présentations
17:25aux élections présidentielles
17:26successives
17:26a marqué une progression
17:27et qui va confirmer cela en 2027.
17:29Vous allez jouer quel rôle
17:30à ces groupes ?
17:30Et le rôle que moi je jouerais
17:31c'est le rôle à la fois
17:32d'un maire président
17:33d'un établissement
17:33plus territorial,
17:34des quartiers populaires,
17:35bien sûr à l'échelle
17:36de la Seine-Saint-Denis,
17:37en particulier sur les thématiques
17:38qui me sont chères,
17:38c'est la question bien sûr
17:40de la dignité des gens,
17:41c'est-à-dire la question du logement,
17:42la question,
17:43je l'ai évoqué,
17:44de la lutte anti-raciste
17:45et puis tout simplement
17:47la question aussi de la jeunesse.
17:48Je reviens sur la question
17:49de la candidature
17:50de Jean-Luc Mélenchon
17:52Balibagayoko
17:52parce que certains
17:53dans votre camp disent aussi,
17:55y compris des élus d'ailleurs,
17:56il serait temps
17:57d'avoir aussi quelqu'un
17:58qui incarne davantage
17:59la nouvelle France
18:00que l'on représente,
18:01quelqu'un qui soit
18:01pourquoi pas issu
18:02de l'immigration,
18:03quelqu'un qui soit
18:03pourquoi pas issu
18:04des quartiers,
18:06ce que n'est pas
18:07Jean-Luc Mélenchon.
18:08Est-ce que vous entendez ça
18:09ou vous dites
18:10ah non tout ça,
18:10ça ne touche pas
18:11non plus mon égo ?
18:12Si, j'entends tout ça.
18:14Mais je dis que
18:15l'heure n'est plus
18:16en fin de compte
18:17à avoir des débats
18:18philosophiques,
18:19politiques de fond
18:20sur la question
18:21de quelle candidature
18:21serait la plus pertinente.
18:23C'est trop tard, voilà.
18:24Voilà, je vous dis clairement
18:25que ce débat-là
18:26il est derrière nous.
18:27S'il y avait
18:27une candidature
18:28de consensus
18:29qui existait...
18:30Ce débat, il viendra après peut-être ?
18:31Il viendra après la victoire.
18:33Il viendra après la victoire
18:34parce qu'une fois
18:34qu'on aura gagné
18:35il faudra bien sûr continuer.
18:36Ou après, il pourra peut-être
18:37venir après la défaite
18:38potentiellement aussi.
18:38Nous, nous sommes essentiellement
18:40sur le fait
18:40qu'il viendra après la victoire
18:41parce que nous ne sommes pas
18:42des défaitistes.
18:43Nous sommes des gens
18:44qui ont l'intime conviction
18:45qu'en 2027
18:46Jean-Luc Mélenchon
18:47et l'alliance qui l'entoure
18:48avec bien sûr
18:49l'ensemble des forces politiques
18:51de gauche et écologistes
18:52y compris des collectifs citoyens
18:53sont en capacité
18:54de gagner en 2027.
18:55C'est une réalité concrète.
18:56Aujourd'hui,
18:57vous avez des sondages
18:58un an avant
18:59qui l'oppositionnent
19:00quasiment à 16%.
19:01Ces sondages vous donnent
19:02tous grand perdant
19:03face à Jordan Bardella
19:04justement en train d'arriver
19:05le second temps.
19:05Oui, mais c'est les mêmes
19:06qui avaient indiqué en 2024
19:07que Jordan Bardella gagnerait.
19:10Donc il a perdu.
19:10Un tout dernier mot
19:11Balibagayoko.
19:12Si Jean-Luc Mélenchon
19:13vu que vous espérez la victoire
19:15si Jean-Luc Mélenchon
19:15est élu
19:16et que son portrait
19:17est décroché
19:18par certains maires
19:19comme vous l'avez fait
19:19avec Emmanuel Macron
19:20vous leur direz
19:21c'est normal
19:21vous avez le droit après tout.
19:22Je dirais que c'est leur choix
19:23et après ils l'auront à l'expliquer
19:25mais bon j'en ferai pas
19:26tout un pataquès
19:27parce que j'ai envie de dire
19:28que au-delà
19:30de la question normale
19:31en tout cas c'est un choix
19:32qu'ils auront à faire
19:32mais je dirais qu'au-delà
19:34de la question
19:34en compte de fond qui est posée
19:35c'est la question
19:36de l'offre politique.
19:37Chacun aura à accompagner
19:38le décrochage d'ailleurs
19:40de ce portrait
19:40si c'était le cas
19:42avec le message
19:43qu'il veut faire passer.
19:44Moi j'ai pas de sujet avec ça.
19:45Merci Bali Bagayoko
19:47maire LFI de Saint-Denis
19:49d'avoir été avec nous ce matin
19:50sur France Info.
19:51Merci Camille Vigon-Lecouat
19:52restez avec nous.
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