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  • il y a 3 heures
Dans son édito du 30/05/2026, Quentin Gérard revient sur l'Union Européenne qui serait prête à interdire un parti patriote.

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Transcription
00:00Cette affaire mérite donc qu'on s'y arrête, parce que sous des dehors procéduriers, il se passe quelque chose
00:05de très concret.
00:06L'Union Européenne pourrait interdire un parti politique qui la dérange, le parti visé, vous le disiez, par l'autorité
00:12de surveillance et l'Europe des Nations Souveraines.
00:14Une alliance qui ressemble 27 députés, dont des membres de l'AFD allemand, d'Oussara Knafo, de reconquête.
00:20Ce n'est pas le groupe parlementaire qui est directement visé, mais le parti européen qui lui sert de structure
00:25politique et financière.
00:27Les conséquences pourraient être très lourdes. Si la procédure va jusqu'au bout, il pourrait perdre son statut officiel de
00:33parti européen et voir disparaître ses financements.
00:36En clair, Bruxelles pourrait priver cette famille politique de ses moyens d'organisation à l'échelle européenne, ce qui la
00:41supprimerait de facto.
00:43Et le motif avancé pose largement question. L'autorité dit avoir trouvé des éléments mettant en doute la conformité du
00:50parti avec les valeurs de l'Union Européenne.
00:52Une formule très large, très floue, qui ouvre potentiellement la porte à toutes les dérives et interprétations possibles.
00:58Et justement, très concrètement, qu'est-ce qu'on trouve dans cette lettre censée apporter les preuves de la non
01:03-conformité du parti aux valeurs européennes ?
01:05Anthony, des tweets, des captures d'écran, des publications sur les réseaux sociaux.
01:09Voilà ce que contient pour l'essentiel ce dossier fleuve de 300 pages censé justifier une interdiction politique.
01:15On y pointe notamment l'usage du mot « remigration » jugeait donc contraire aux valeurs européennes.
01:20Sauf que, dans le même temps, l'Union Européenne vient tout juste de voter la directive retour qui prévoit des
01:25hubs hors du territoire européen pour y renvoyer des migrants en situation irrégulière.
01:30C'est de la remigration organisée par Bruxelles elle-même.
01:33Alors l'Union Européenne appliquerait peut-être telle une politique contraire à ses propres valeurs.
01:37Si c'est le cas, on imagine que cette autorité de surveillance ouvrira une procédure contre l'institution dont elle
01:43dépend.
01:43Cacher cette remigration que l'on ne saurait voir.
01:46Oui, c'est un petit peu ça.
01:47On nous explique aussi que le mouvement bulgare Renaissance coopérait avec Russie Unie et le parti de Vladimir Poutine.
01:53On peut juger que cette proximité est dérangeante.
01:56Mais depuis quand une relation politique qu'on estime controversée justifie l'interdiction d'un parti ?
02:01Même logique pour certaines déclarations outrancières publiées sur les réseaux sociaux par des élus nationaux.
02:06Elles peuvent être choquantes, critiquables, parfois condamnables.
02:09Mais dans une démocratie, ce sont les tribunaux et surtout les électeurs qui tranchent.
02:13Pas une police européenne chargée de définir les opinions autorisées.
02:17Et l'autorité de régulation, elle s'appuie justement sur un débat lancé en Allemagne autour d'une possible interdiction
02:23de l'AFD.
02:24Tout à fait.
02:25C'est très révélateur parce que c'est une tendance lourde qui traverse toute l'Europe.
02:29En Allemagne, certains responsables politiques de premier plan veulent effectivement interdire l'AFD.
02:34Pourtant, parti d'opposition, premier parti d'opposition.
02:37Et ce rapport cite ce cas comme un exemple à suivre.
02:40On a aussi en Belgique le fameux cordon sanitaire qui vise depuis des années à exclure les formations nationalistes de
02:46toute vie médiatique et politique normale.
02:49Et en France, rappelons qu'Éric Dupond-Moretti avait lui-même déclaré vouloir interdire le rassemblement national.
02:54Le paradoxe est donc immense.
02:57Ce qui se réclame en permanence de la démocratie sont les premiers à vouloir supprimer les partis qui ne pensent
03:02pas comme eux.
03:02Faut-il rappeler qu'une démocratie ne consiste pas à autoriser uniquement les opinions compatibles avec l'idéologie de l
03:09'élite dominante.
03:10Sinon, par définition, ce n'est plus une démocratie.
03:12On peut être en désaccord avec l'AFD, Reconquête ou d'autres mouvements souverainistes.
03:16Mais dans un état de droit, on combat les idées par le débat, pas par l'interdiction administrative.
03:21Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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