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Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, était l'invité de BFMTV ce mardi 26 mai
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00:00Manuel Bompard qui nous rejoint sur ce plateau, député des Bouches-du-Rhône.
00:04On va parler des solutions des insoumis face à la crise des carburants dans quelques instants,
00:08mais aussi des candidats, de leurs propositions dans ce début de campagne.
00:13Bonsoir Manuel Bompard.
00:14Bonsoir.
00:14Un mot d'abord sur cette canicule, on en parlait il y a quelques minutes,
00:17sans précédent à ce moment de l'année en France.
00:21On va atteindre les 40 degrés dans les jours qui viennent.
00:23Est-ce qu'il faut s'habituer ou est-ce qu'il faut s'adapter, ou les deux ?
00:27Il faut s'adapter et il faut lutter contre le réchauffement climatique
00:32parce que l'augmentation de ces événements climatiques extrêmes
00:35est liée à l'augmentation de la température et donc au réchauffement climatique.
00:40Quelle est la mesure que vous prendriez tout de suite, qui n'a pas encore été prise ?
00:44Il y en a beaucoup, mais par exemple, il y a quelque chose de très simple
00:48et qui devrait normalement réunir tout le monde.
00:50C'est qu'aujourd'hui, on a un rythme de rénovation thermique des logements
00:54qui n'est pas du tout à la hauteur de la situation.
00:56On estime qu'il faudrait rénover autour de 600 000 logements par an.
00:59On rénove 100 000, 200 000 logements par an chaque année, depuis des années et des années.
01:04C'est une mesure à laquelle tout le monde aurait un intérêt.
01:07Mais ça coûte très cher.
01:08Oui, mais à un moment, il faut faire des priorités budgétaires.
01:11Vous réduisez les bouilloires thermiques, c'est-à-dire ces logements
01:14dans lesquels les gens vivent alors qu'ils sont mal isolés.
01:17Évidemment, ça a un intérêt climatique et écologique.
01:20Et ça a un intérêt économique, puisque c'est des entreprises,
01:22et le secteur du bâtiment que vous relancez, à qui vous donnez une activité
01:26pendant des années et des années.
01:27Donc la priorité des insoumis sur le climat, ce serait la rénovation thermique.
01:30Vous me demandez une mesure.
01:31S'il en fallait une.
01:32Je vous donne celle-là, mais il y a beaucoup d'autres choses à faire.
01:36Il faut évidemment avoir une politique de lutte contre le réchauffement climatique.
01:40Ça en fait partie.
01:41La transition énergétique est nécessaire, sortir des énergies carbonées.
01:44Et il faut une politique d'adaptation au changement climatique.
01:47Parce qu'on sait qu'une partie du réchauffement climatique,
01:49on ne pourra pas l'annuler aujourd'hui.
01:50C'est irréversible.
01:51Il faut lutter contre la dépendance au pétrole ?
01:54Évidemment.
01:54Il faut préparer la pré-pétrole.
01:56Est-ce que bloquer les prix des carburants, c'est lutter contre la dépendance ?
01:59Puisque je rappelle que c'est la mesure que vous prépénisez.
02:01Je comprends sincèrement votre question, mais vous devez distinguer...
02:04Il y a quelque chose d'un peu paradoxal.
02:05Non, je ne crois pas.
02:07Je crois qu'il faut que vous distinguiez dans les réponses politiques.
02:09Les réponses politiques, ils sont de l'ordre du court terme.
02:12C'est-à-dire des gens aujourd'hui qui n'ont pas d'alternative
02:14et qui sont obligés d'utiliser leur voiture qui fonctionne avec du carburant
02:18et donc issus du pétrole.
02:20Vous ne pouvez pas du jour au lendemain leur dire
02:22« Désolé, vos voitures, elles ne vont plus pouvoir rouler. »
02:24Et ensuite, avoir une politique à moyen et à long terme
02:26qui, effectivement, électrifie,
02:28qui sort de la dépendance aux énergies carbonées.
02:31Il faut faire les deux choses.
02:32Ce qui est quand même assez surprenant,
02:34c'est que vous avez un gouvernement qui attend
02:36qu'on soit dans une crise terrible
02:37d'augmentation des prix du carburant
02:39pour commencer à se poser la question de l'électrification.
02:41Il fallait peut-être y penser avant, précisément,
02:43quand on va se retrouver dans cette situation.
02:44Sur votre mesure, sur le blocage des carburants,
02:46Manuel Bompard, le gouvernement,
02:47et pas que lui, d'ailleurs, certains économistes aussi,
02:49vous disent que le blocage des prix, c'est la pénurie.
02:52Donc, on aura des prix bloqués moins chers,
02:54mais il n'y aura plus de carburant à la pompe.
02:56Qu'est-ce que vous répondez là-dessus ?
02:57Que le blocage des prix, ça existe dans les départements
02:59et territoires d'Outre-mer aujourd'hui.
03:01On a un blocage des prix et un blocage des marges.
03:04Mais ce n'est pas un blocage des prix en Outre-mer.
03:06Il y a un plafonnement des prix
03:08qui est revu tous les mois par le préfet.
03:12J'ai regardé les chiffres avant de vous recevoir
03:13parce que c'est vrai que depuis des semaines,
03:14vous citez notamment le cas de la Réunion,
03:17de la Guadeloupe et de la Martinique.
03:19Tous les mois, le préfet là-bas rehausse.
03:21Vous savez ce qui s'est passé en Guadeloupe
03:23et en Martinique le mois dernier,
03:2431 centimes de plus pour le gazole
03:26et 17 centimes pour le super.
03:27Là où je vous donne le point,
03:29là où c'est vrai,
03:30c'est qu'il reste moins cher qu'en métropole.
03:31Mais ça augmente quand même
03:33et ça augmente le mois d'après.
03:34Je vous remercie d'avoir fait ce travail
03:35parce qu'aucun de vos collègues
03:37quasiment l'avait fait pour l'instant.
03:37C'est à force de vous entendre dire ça.
03:39Je vous remercie de l'avoir fait.
03:40Mais ce n'est pas un blocage.
03:41Attendez, si, si, c'est un blocage des prix.
03:42C'est juste que le blocage des prix,
03:44c'est fixer un prix
03:45et cette fixation du prix,
03:47elle a lieu chaque mois dans une réunion.
03:49Donc ça augmente avec un mois de retard
03:50et ça baisse avec un mois de retard.
03:51Vous avez raison.
03:53Il y a des mesures de contrôle des prix
03:55et des mesures d'encadrement des marges.
03:57Ce qu'il faut dire,
03:57c'est que les prix sont aujourd'hui plus bas
03:59que ce qu'ils sont aujourd'hui dans l'Hexagone
04:01et que la hausse,
04:02elle a mis beaucoup plus de temps.
04:04Un mois.
04:04Elle a mis un mois à se répercuter.
04:06Mais un mois, ce n'est pas négligeable.
04:07Mais ce sera peut-être la même chose à la baisse.
04:09Donc au final,
04:09dans la poche des automobilistes
04:11de La Réunion ou de Guadeloupe...
04:12Je pense qu'aujourd'hui,
04:13les automobilistes de La Réunion ou de Guadeloupe,
04:15ils sont contents de voir
04:16que les prix du carburant sont plus faibles
04:18que ce qu'ils sont aujourd'hui dans l'Hexagone.
04:19Ensuite, est-ce que cette mesure-là,
04:21elle est parfaitement appliquée ?
04:23Est-ce qu'on ne peut pas faire mieux ?
04:24Je pense qu'on peut faire bien mieux.
04:25C'est-à-dire que même ces mesures de contrôle
04:27et de fixation du prix,
04:29elles pourraient permettre
04:29de s'en prendre davantage aux marges.
04:31Parce que pourquoi on veut fixer le prix ?
04:33C'est parce qu'aujourd'hui,
04:34il faut que tout le monde qui nous écoute le comprenne.
04:36Ça ne coûte pas plus cher de produire
04:37un litre de carburant aujourd'hui
04:39qu'avant le déclenchement de la guerre.
04:40Ça ne coûte pas plus cher, vous êtes d'accord ?
04:42Si aujourd'hui, les prix sont plus importants...
04:43Ça dépend si on le produit
04:44ou si on l'achète sur les marchés.
04:45Non, mais à la production...
04:46Sur les marchés, ils coûtent plus cher.
04:47À la production, ça ne coûte pas plus cher.
04:49Il n'y a pas eu quelque chose qui fait que c'est...
04:51Bon, pourquoi ?
04:51Parce qu'il y a des mécanismes de spéculation au milieu.
04:54Bon, donc la question d'une mesure de contrôle des prix,
04:56c'est face à des mécanismes spéculatifs,
04:58arrêtez cette situation
04:59dans laquelle vous avez
05:00l'immense majorité des Français
05:01qui tirent la longue,
05:02qui se serrent la ceinture,
05:09chaque jour, en France,
05:11les pétroliers,
05:1212 millions d'euros de super profit,
05:14chaque jour.
05:15Pendant que de l'autre côté,
05:16vous avez des gens
05:17qui ne vont plus se déplacer,
05:19qui ont des difficultés pour aller travailler.
05:21Bon, cette situation, elle est inacceptable.
05:22Donc la seule mesure pour répondre à ça,
05:24c'est le blocage des prix.
05:25Et c'est la seule mesure
05:26qui coûte 0 euro à l'État.
05:27Ça coûte 0 euro à l'État,
05:28ça met à contribution
05:29les marges des profiteurs de crise.
05:31Manuel Bompard, l'immigration,
05:33est-ce qu'il faut un moratoire de 3 ans
05:35sur l'immigration légale en France
05:36comme le propose Gérald Darmanin ?
05:37D'abord, je vais vous faire remarquer
05:39que M. Darmanin lui-même
05:40a reculé sur sa propre proposition.
05:42C'est-à-dire que dimanche dernier,
05:43il nous disait qu'il faut qu'il y ait un moratoire,
05:45c'est-à-dire tous les gens
05:46qui avaient entendu cette proposition,
05:47plus aucune immigration en France,
05:49et je l'ai écouté,
05:49je l'ai entendu ce matin à la radio,
05:52dire non, non, mais le moratoire,
05:53c'est pas vraiment pour qu'il n'y ait plus...
05:54C'est sur le regroupement familial
05:56pour les familles de ceux
05:57qui sont venus travailler en France.
05:59C'était déjà dans l'interview dimanche dernier,
06:01mais c'est vrai qu'il a écrit dimanche.
06:03C'est pas un moratoire.
06:04Un moratoire, ça revient à dire, on arrête.
06:09On fait de la communication
06:09et qu'ensuite, la mesure qu'il propose
06:11ne correspond évidemment pas à un moratoire,
06:13et bienheureusement,
06:13parce qu'un moratoire, c'est absolument impossible.
06:15Quant à la proposition qui consiste
06:17à demander à des gens
06:18qui viennent légalement sur le territoire français
06:20avec un titre de séjour au titre du travail,
06:24c'est-à-dire des gens qui travaillent
06:25en situation régulière,
06:27de leur dire, c'est sympa,
06:28vous venez travailler et occuper des emplois
06:30qui sont essentiels en situation régulière,
06:31mais vous n'allez pas pouvoir avoir vos enfants
06:33ou votre famille,
06:35et prétendre que cette mesure-là,
06:37elle va faciliter l'intégration
06:38des personnes qui sont immigrées
06:40et qui travaillent en France,
06:41c'est absolument absurde.
06:42Mais vous voyez ce que dit...
06:43Je suis absolument en désaccord avec cette mesure.
06:45Je la trouve absolument inhumaine
06:46et absolument contre-productive.
06:48Demander à des gens de venir travailler
06:50en situation régulière en France,
06:52je ne sais pas,
06:52peut-être que les gens qui nous écoutent,
06:53je sais qu'il est de bon ton aujourd'hui,
06:55je ne parle pas de vous,
06:56de cracher sur les immigrés à longueur d'antenne,
06:58mais peut-être que quelqu'un s'imagine
07:00une minute qu'il peut aller travailler
07:01dans un autre pays
07:02et qu'il n'a pas le droit de faire venir
07:03sa famille et ses enfants.
07:05C'est des êtres humains, en fait,
07:06qui ont des relations familiales,
07:07qui ont des enfants, etc.
07:08Peut-être qu'on peut le prendre en compte
07:10un peu dans nos propositions.
07:11Il n'est pas le seul, aujourd'hui,
07:12Gérald Darmanin, à dire
07:13qu'il faut réguler, diminuer l'immigration.
07:16Gabriel Attal veut des quotas.
07:18Raphaël Glucksmann dit
07:19qu'il y aura une convention citoyenne
07:21sur l'immigration.
07:21Et François Ruffin,
07:22qui est de votre camp,
07:25peut-être même de votre famille politique,
07:26dit
07:27je ne veux plus d'immigration de travail.
07:29Je ne veux plus d'immigration de travail
07:30parce que, quand on fait venir
07:32un médecin à l'hôpital,
07:33on pille son pays d'origine
07:35et, en plus, on fait baisser les salaires.
07:37Est-ce que vous êtes d'accord
07:38avec lui, là-dessus ?
07:39Non, mais François Ruffin
07:39ne dit pas que ça.
07:41Et ce qui a déclenché la polémique,
07:42c'est ce qu'il a dit
07:43autour de cette proposition.
07:44François Ruffin a dit, en gros,
07:46on ne va pas faire comme les services,
07:47je cite sa citation,
07:48la même chose que ce qu'on a fait
07:50pour l'industrie,
07:51qui revenait, en quelque sorte,
07:52à expliquer que toutes les personnes
07:53qui vivent en France, aujourd'hui,
07:55ou qui ont eu des enfants
07:56qui sont français
07:56et qui sont issus d'une histoire
07:58de l'immigration liée notamment
08:00à l'industrie,
08:01de tous ces gens qui sont venus
08:01pour travailler dans les mines,
08:03dans les usines,
08:03de la sidérurgie, etc.
08:05En gros, c'était un problème
08:05de les avoir sur le territoire français.
08:07C'est ça qui était inacceptable
08:08dans les propos de François Ruffin
08:09et qui a produit, je crois,
08:11une polémique.
08:12Sur le fond,
08:12sur l'immigration de travail.
08:14Mais moi, pour le reste,
08:15sur le fond, je vais vous dire,
08:15notre position, elle est très claire.
08:17Il y a des gens qui partent
08:18et qui partent
08:19parce qu'ils sont conduits
08:20à partir de leur pays d'origine.
08:22Et la première chose
08:23qu'on pourrait se poser
08:23comme question,
08:24c'est de savoir comment
08:24on fait en sorte
08:25qu'ils n'aient pas besoin
08:26de partir.
08:27Parce qu'en fait,
08:27ce n'est jamais un bonheur
08:28de partir de son pays.
08:29Vous n'alignerez jamais
08:30les salaires dans un pays d'origine
08:32avec ceux en France,
08:32par exemple, pour un poste à l'hôpital.
08:34Mais je vous dis que
08:35s'il y a des gens qui partent
08:36aujourd'hui,
08:37c'est parce que, par exemple,
08:37il y a des accords commerciaux
08:38qui sont passés entre la France
08:39et un certain nombre de pays
08:40qui sont très inégaux
08:41pour ces pays,
08:42parce qu'il y a des situations
08:43de guerre,
08:44parce qu'il y a des situations
08:45de conflits,
08:45il y a des gens qui fuient
08:46la misère,
08:46qui fuient la situation économique,
08:47qui fuient la guerre.
08:48Vous dites quoi ?
08:49On ne peut pas dire ça
08:49et être de gauche.
08:50On ne peut pas être
08:51contre l'immigration de travail
08:52et être de gauche.
08:53Non, mais j'essaye de voir
08:55jusqu'où pour vous
08:57ça discrédite François Ruffin.
08:58Mais c'est les électrices
09:00et les électeurs
09:00qui le décideront.
09:01Moi, ma position,
09:02c'est d'essayer de faire en sorte
09:03que les gens,
09:04quand ils le peuvent,
09:04n'aient pas besoin de partir
09:05parce que ce n'est jamais
09:06un bonheur, l'exil.
09:07Et par contre,
09:07les gens qui sont
09:08sur le territoire national,
09:10il faut leur donner
09:11des papiers.
09:12Parce que,
09:12que tout le monde comprenne,
09:13il y a des gens aujourd'hui
09:14qui arrivent ici
09:15et qui se retrouvent
09:16confrontés à des difficultés
09:17administratives
09:18qui en vérité posent des problèmes.
09:19Les gens sont obligés
09:20pour travailler,
09:21ils sont obligés
09:21de contourner,
09:22alors qu'on leur donne
09:24un titre de séjour
09:25qu'on les régularise.
09:27Et en plus,
09:27vous le savez,
09:27y compris d'un point de vue économique,
09:29ça va aider nos caisses,
09:30nos comptes sociaux
09:31à être à l'équilibre.
09:31Ça rapporte de l'argent
09:32les personnes qui travaillent
09:33aujourd'hui
09:33et qui sont des immigrés.
09:35Donc, il faut arrêter
09:36de les pointer du doigt.
09:37Il faut peut-être commencer
09:37par les remercier.
09:38Bien souvent,
09:38ils occupent des emplois
09:39qui sont essentiels
09:40à la vie de la nation.
09:41Manuel Bompard,
09:42est-ce qu'il faut vous appeler
09:43M. le Premier ministre ?
09:45Non, je suis député,
09:46M. le ministre,
09:47coordinateur de la France Insoumise
09:49et je suis en campagne présidentielle
09:52avec Jean-Luc Mélenchon.
09:53J'en suis très heureux.
09:54Vous avez sans doute
09:54eu les papiers partout
09:55dans la presse
09:56ces derniers jours,
09:56ces dernières semaines
09:57qui disent
09:57Jean-Luc Mélenchon
09:58est tellement sûr de lui
10:00cette fois-ci
10:00que chez les Insoumis,
10:02on commence même
10:02à essayer de voir
10:03qui sera à Matignon,
10:04qui sera ministre.
10:05C'est le cas ou pas ?
10:05Non, mais on n'est pas sûrs de nous.
10:08On prépare
10:08une campagne présidentielle
10:10et peut-être contrairement
10:11à d'autres,
10:11on la prépare sérieusement.
10:13Et quand on prépare...
10:13Jean-Luc Mélenchon
10:14à la liste déjà aujourd'hui ?
10:16Non.
10:16Vous l'avez-vous ?
10:17Non, personne n'a de liste.
10:18Il n'y a pas de liste composée.
10:20Il y a une réflexion.
10:21Ce ne serait pas honteux.
10:22Marine Le Pen a dit
10:23si j'arrive à l'Élysée,
10:24Jordan Bardella est à Matignon.
10:25Il n'y aurait rien de honteux,
10:26M. Fauvel,
10:27mais ça ne correspond pas
10:27à la réalité.
10:28Par contre,
10:28ce qui est certain,
10:29c'est que Jean-Luc Mélenchon,
10:30dans cette campagne
10:31de l'élection présidentielle,
10:32est entouré d'une équipe
10:34unie,
10:35soudée,
10:36avec des personnes
10:37de grande qualité,
10:38de grands talents
10:39et qu'on a parmi
10:40les militantes
10:41et les militants,
10:42les élus de la France Insoumise
10:43et celles et ceux
10:43qui voudront nous rejoindre,
10:44de quoi composer
10:45plusieurs gouvernements
10:46de grande qualité.
10:47Ça, c'est certain.
10:48Maintenant,
10:48la composition du gouvernement,
10:50c'est après la victoire
10:50aux élections présidentielles.
10:52D'accord ?
10:52Théodora...
10:53Donc, on reprend les choses
10:53étape par étape.
10:54Théodora, la chanteuse,
10:56Léna Situation,
10:57l'influenceuse,
10:58Squeezie, le youtuber
10:59et Yannick Noir,
11:00l'ancien vainqueur
11:01de Roland-Garros.
11:01J'ai juste ces noms-là.
11:02Le Parisien nous dit ce matin
11:03que vous cherchez
11:04à les recruter
11:07dans une sorte de comité
11:08de soutien people.
11:08C'est le cas ?
11:09Non.
11:09Je suis obligé de vous dire
11:10que je ne sais pas
11:11d'où sortent ces informations.
11:11Vous les connaissez ?
11:12Les personnalités
11:13dont vous avez cité le nom,
11:15oui.
11:15Vous aimeriez le soutien
11:16de Théodora,
11:17Yannick Noir ?
11:17Je suis obligé de vous dire
11:22de prise de contact
11:23de notre part
11:23auprès de ces personnalités
11:24ce sont absolument fausses.
11:25Donc j'en suis désolé pour eux.
11:28Si on les appelle,
11:29si demain certains
11:30j'aurai ces appels,
11:30ils confirmeront
11:31qu'il n'y a pas eu
11:31de contact avec les insoumis ?
11:32Je ne veux pas les mettre
11:33en difficulté
11:34mais j'imagine
11:34qu'ils le confirmeront
11:35puisqu'en l'occurrence
11:36il n'y a pas eu de contact
11:36avec eux maintenant
11:37que les choses soient claires
11:38et ça concerne
11:39ces personnalités
11:40comme d'autres.
11:41Moi je considère
11:41que la campagne présidentielle
11:42qui vient va sans doute
11:43être une des plus importantes
11:44depuis plusieurs décennies
11:46et je trouve ça très bien
11:47si des personnalités engagées,
11:49des artistes,
11:51des personnes du monde
11:52de la culture,
11:53du monde des arts,
11:54du sport,
11:55des intellectuels
11:56décident de s'engager
11:56dans l'élection présidentielle
11:57et si certains veulent
11:59participer de la dynamique
12:00de notre campagne présidentielle
12:01ils sont évidemment
12:02les bienvenus.
12:03Moi je crois que cette campagne
12:03elle a bien démarré
12:04pour la France insoumise
12:06et pour Jean-Luc Mélenchon.
12:08Vous le savez
12:09on a déclenché,
12:10lancé notre candidature
12:11il y a un mois.
12:12On a déjà près de 300 000 soutiens
12:13sur le site
12:14Mélenchon2027.fr
12:15d'ailleurs j'invite les gens
12:16qui nous écoutent
12:16et qui veulent nous appuyer
12:17à aller soutenir
12:18et puis on a un grand rendez-vous
12:19à venir le 7 juin prochain
12:21un meeting qui aura lieu
12:22à Saint-Denis
12:22et là aussi j'invite
12:23les gens qui nous écoutent
12:23à venir y participer.
12:25Trois minutes
12:25et deux dossiers judiciaires.
12:27D'abord l'affaire
12:27des assistants parlementaires
12:28de la France insoumise
12:29c'est celle qui a valu
12:30des ennuis judiciaires
12:31également au Modem
12:32ces dernières années
12:33et au Rassemblement national.
12:34On apprend aujourd'hui
12:35que les juges ont clôturé
12:36l'instruction
12:37sans mise en examen
12:38c'est ce qu'on apprend
12:40de la France insoumise.
12:41Le communiqué
12:42date d'il y a trois quarts d'heure
12:43il y en a peut-être eu
12:44un plus récent
12:45ça veut dire que vous vous attendez
12:46dans cette affaire
12:47qui a fait trembler
12:48d'autres partis politiques
12:49à un non-lieu maintenant ?
12:50Alors monsieur Fauvel
12:51pour préciser les choses
12:52pardonnez-moi
12:53on nous a informé
12:54qu'il y avait une publication
12:55d'un article dans le canard enchaîné
12:56de demain
12:56qui faisait cette annonce
12:58et donc on nous a demandé
12:59notre réaction
12:59et on a confirmé
13:00cette information
13:01et effectivement
13:02il y a une clôture
13:02de l'instruction
13:03sans aucune mise en examen
13:05aucune mise en examen
13:06alors qu'il y a eu
13:06plusieurs juges d'instruction
13:07c'est une affaire
13:08qui a duré pendant 8 ans
13:09qui avait valu à Jean-Luc Mélenchon
13:10d'être entendu
13:11bien sali
13:13que la probité de Jean-Luc Mélenchon
13:14a été mise en cause
13:15dans cette affaire
13:16et aujourd'hui
13:17les juges d'instruction
13:18qui se sont succédés
13:19par cette clôture d'instruction
13:20confirment
13:21qu'en gros
13:22on avait raison
13:23de dire qu'il n'y avait
13:24en aucun cas
13:25des éléments permettant
13:26de nous attaquer
13:27sur cette affaire
13:27Autre affaire
13:29le parquet de Paris
13:30ouvre une enquête
13:31aujourd'hui
13:31sur une éventuelle ingérence étrangère
13:33visant des candidats
13:35de la France Insoumise
13:36aux municipales
13:36pour être très clair
13:38qu'est-ce que c'est
13:39que cette ingérence
13:39qui a peut-être eu lieu
13:41pendant la campagne
13:41de quoi on parle ?
13:42Il y a eu un rapport
13:43qui a été publié
13:44d'ailleurs
13:45enfin pas encore publié
13:46mais qui est en cours
13:47par les instances de l'État
13:48qui surveillent
13:50ce qu'on appelle
13:50les ingérences étrangères
13:51c'est-à-dire des acteurs
13:54étrangers
13:54qui ne sont pas français
13:55qui interviennent
13:56dans le processus électoral
13:57par exemple
13:57pour vous donner un exemple
13:58c'est mon collègue Sébastien Delogu
13:59qui était tête de liste
14:00aux élections municipales
14:01à Marseille
14:02et on a vu fleurir
14:03dans la ville
14:03des affiches
14:04d'une personne
14:04qui n'existe pas
14:05qui l'accusait
14:06de violences sexuelles
14:07et de viol
14:07c'était une personne
14:08qui n'existait pas
14:09sur un site
14:10qui n'existait pas
14:11avec des informations
14:12qui étaient absolument inexactes
14:13et certains de vos collègues journalistes
14:15ont réussi à remonter
14:16le fait qu'il y avait
14:16une officine
14:17qui était derrière
14:18cette opération
14:18qui s'appelle
14:19le Black Corps
14:20qui est proche
14:21des services israéliens
14:22et à qui ils ont imputé
14:25l'initiative
14:26de cette ingérence étrangère
14:27des services proches
14:29c'est important
14:30parce que Jean-Luc Mélenchon
14:31il y a quelques jours
14:31a dit
14:32les ingérences étrangères
14:33d'Israël
14:34contre les insoumis
14:35d'Israël
14:36à l'initiative d'officines
14:38qui sont installées
14:38et qui sont de nationalité israélienne
14:40mais ce n'est pas la même chose
14:41si une entreprise française
14:43est accusée d'eux
14:44vous ne pourrez pas dire
14:44que c'est la France
14:45elles viennent d'Israël
14:46aujourd'hui
14:46pour vous c'est une ingérence
14:48d'Israël
14:49en tout cas
14:50elles proviennent
14:51d'entreprises
14:51qui sont installées
14:52en Israël
14:53donc vous pouvez l'appeler
14:53comme vous voulez
14:54maintenant si la question
14:55que vous me posez
14:55c'est est-ce que le commanditaire
14:57identifié
14:57est le gouvernement israélien
14:59personnellement
15:00je n'en sais rien
15:00et j'imagine
15:02donc on ne peut pas dire
15:02pardon
15:03mais les mots sont abondants
15:05les ingérences étrangères
15:06d'Israël
15:07si demain
15:08une entreprise française
15:09fait une ingérence
15:10vous direz
15:10je ne confonds pas
15:12l'entreprise et l'Etat
15:12je dirais qu'elles viennent de France
15:13maintenant monsieur
15:15on joue un peu sur les mots
15:15là c'est vous qui jouez
15:16avec les mots
15:16si je peux me permettre
15:17pour essayer de construire
15:18une polémique
15:18et à mon avis
15:19il n'y en a absolument aucune
15:20donc vous n'avez pas idée
15:21du commanditaire
15:21par définition
15:22personne ne peut le savoir
15:23et j'imagine
15:24qu'y compris si
15:25le gouvernement israélien
15:26lui-même était à l'initiative
15:28de cette opération
15:28ils auraient pris
15:32donc voilà
15:33ce que j'observe
15:34c'est qu'il y a une officine
15:35que les personnes
15:35qui sont à la tête
15:36de cette officine
15:37sont des proches
15:38de monsieur Netanyahou
15:39et des services secrets israéliens
15:41ça c'est documenté
15:41par certains de vos collègues
15:42et ça me suffit
15:44si vous voulez
15:44pour imputer la responsabilité
15:46à des proches
15:48du gouvernement
15:48de monsieur Netanyahou
15:49et je pense que tout le monde
15:50comprendra
15:51que ce n'est pas déconnecté
15:52des prises de position
15:53qu'on a pu avoir
15:54depuis maintenant
15:55plusieurs mois
15:56pour dénoncer
15:57le génocide
15:57en courant à Gaza
15:58et il y a une enquête
15:59et c'est une bonne chose
16:00qu'il y ait une enquête
16:00qui soit ouverte
16:01et j'espère qu'au-delà
16:02de cette enquête
16:03il y aura aussi des mesures
16:03qui seront prises par le pouvoir
16:04pour protéger
16:05l'élection présidentielle à venir
16:06de ces ingérences étrangères
16:08parce qu'elles sont
16:08extrêmement problématiques
16:09vous avez raison
16:09un mot
16:10parce qu'à chaque fois
16:10qu'on vous pose une question
16:11sur un plateau
16:12c'est mon cas depuis des mois
16:13sur un sondage
16:14pas forcément favorable
16:15à Jean-Luc Mélenchon
16:16vous dites que les sondages
16:17n'ont aucun sens
16:17on ne les regarde pas
16:19arrêtés
16:19etc
16:19aujourd'hui il se trouve
16:20qu'il y a un sondage
16:21au doxa
16:21qui est plutôt favorable
16:22à Jean-Luc Mélenchon
16:22qu'il donne au coude à coude
16:23avec Edouard Philippe
16:25en troisième place
16:26de l'élection présidentielle
16:28et là
16:28Clémence Guettet
16:29votre collègue
16:30dit ça y est
16:31il se passe quelque chose
16:32l'horoscope sondagé
16:33du jour est sorti
16:34un espoir se lève
16:35nous ne sommes plus
16:36condamnés à subir
16:37ou à regarder faire
16:39finalement les sondages
16:40il y a les bons
16:41et les mauvais
16:41ça dépend des jours
16:42vous savez quoi
16:43je m'attendais absolument
16:45à votre question
16:45à monsieur Fauvel
16:46mais je vais vous dire quelque chose
16:47moi j'ai toujours dit
16:48la même chose
16:48c'est que les sondeurs
16:49avaient l'habitude
16:50en élection présidentielle
16:51de nous sous-estimer
16:52et d'ailleurs
16:53le sondage Odoxa
16:54puisqu'on parle de cette boîte
16:55Odoxa
16:57en 2022
16:58Odoxa
16:58la dernière fois qu'Odoxa
16:59a sondé Jean-Luc Mélenchon
17:00à 16%
17:01vous savez quand c'était ?
17:016 jours avant le premier tour
17:023 jours avant le premier tour
17:03de l'élection présidentielle
17:04de 2022
17:05et Jean-Luc Mélenchon
17:05avait fait 22%
17:07donc il était annoncé à 16%
17:08il avait fait à 22%
17:09donc là il nous annonce à 16%
17:11je ne vous dis pas
17:12que c'est le bon chiffre
17:12vous allez faire 30%
17:13j'espère qu'on fera plus
17:14et en tout cas
17:15merci
17:15j'ai la même méfiance
17:16sur les sondages
17:17et ce n'est pas sur la base
17:18des sondages
17:19que je vois la dynamique
17:20de la belle campagne
17:21qui a engagé
17:21je donne rendez-vous à tout le monde
17:22le 7 jour
17:23vous l'avez déjà dit
17:23et je les invite à signer
17:25sur Mélenchon 2027
17:26pour nous aider
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