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  • il y a 14 heures
Valentin Vacherot a franchi ce mardi à Roland-Garros, sur le court 14, un premier tour piégeux contre le Français Thomas Faurel, s’imposant 6-3, 6-4, 3-6, 7-6(6) dans une ambiance largement favorable à son adversaire. Le Monégasque, tête de série n°16 et 19e mondial, a reconnu en conférence de presse que son pied n’était “pas parfait” et que les conditions très chaudes rendaient le jeu particulièrement rapide, mais il a surtout insisté sur sa capacité à rester concentré malgré la poussée du public pour Faurel.

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Sport
Transcription
00:03Bonjour Valentin, on sait qu'avec la chaleur, la balle a tendance à aller plus vite.
00:07Est-ce que ça te demande beaucoup d'efforts supplémentaires pour t'adapter à ces conditions ?
00:12Et globalement, est-ce que tu penses que la chaleur pourrait créer des surprises dans le tableau ?
00:18Créer des surprises, c'est possible, mais je pense plus par rapport à l'effet de la chaleur en elle
00:23-même,
00:23pas par rapport à ce que la chaleur fait aux conditions de jeu, plus par rapport au côté physique.
00:34Certains ne sont pas habitués à qu'il fasse aussi chaud aussi tôt dans la saison en mai.
00:39Je pense qu'il n'y a jamais fait aussi chaud à Roland.
00:41Mais c'est vrai que les conditions sur le 14, je trouve que ça gicle énormément, ça a pas mal
00:47aidé mon service.
00:49Et dans le jeu, c'est vrai que ça va assez vite sur les angles, ça rebondit beaucoup.
00:56Les balles sont dures, donc ça fait des conditions quand même assez rapides.
01:01C'est sûr qu'il y en a, ça va plus plaire à certains que d'autres.
01:05Valentin, tu as eu une progression extraordinaire.
01:07Est-ce que c'est péjoratif si je te dis que tu es un champion normal ?
01:11On a toujours l'impression que tu es proche de ta famille, tu es proche des fans et tu n
01:17'as pas perdu la tête depuis que tu as vécu des moments assez extraordinaires.
01:22Non, après ça, c'est plus aux autres de le dire que de dire moi-même.
01:26Maintenant, j'essaie de rester moi-même.
01:30C'est ce qui a marché pour, on va dire, passer cet énorme cap que j'ai passé.
01:39Et aussi, voilà, il s'est passé quelque chose d'incroyable à Shanghai l'année dernière.
01:43Et je repense beaucoup de la manière dont je pensais là-bas et dont j'étais là-bas pour essayer
01:49de reproduire ça surtout dans la tête sur la plupart de mes matchs cette année.
01:55Et pour le moment, ça se passe plutôt pas mal.
01:59C'est assez régulier, donc on va essayer de continuer.
02:03Valentin, tu as retrouvé le cours 14 deux ans après tes qualifs folles.
02:08C'était tes trois matchs et deux qui étaient particulièrement tendus, notamment le premier contre Debrue.
02:13Ça fait quoi de le retrouver ce cours ?
02:15Tu termines un peu dans cet état-là et est-ce que c'était différent d'il y a deux
02:21ans ?
02:21Oui, je pense qu'il s'est passé beaucoup de choses depuis, même si face à Gabriel, c'était mon
02:28premier match de ma carrière en grand chelem, en qualif.
02:32Et on va dire que j'ai toute la tension, tout le stress et rester sur ce match.
02:40Et on va dire que ça peut ne pas aussi mal se passer intérieurement dans moi-même que face à
02:49ce match.
02:49J'ai tout laissé sur ce match et même après, c'était face à Enzo Kwako, le deuxième tour, ça
02:53a été une grosse bataille parce qu'on avait joué un très très beau match de tennis.
02:59Et non, c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est vrai qu'il s'est passé tellement de choses en
03:04deux ans, un statut complètement différent, tableau final, beaucoup moins de stress ou de tension et plus l'envie de
03:12bien jouer.
03:14Bonjour, bravo. Juste une question. Netflix va mettre en ligne en fin de semaine un doc sur Rafael Nadal où
03:19en fait, il dit qu'il a eu mal tous les jours de sa carrière.
03:21Est-ce que ça fait ça aussi partie du quotidien d'un joueur de tennis d'avoir mal un peu
03:25tout le temps, plus ou moins sérieusement ? Est-ce que ça arrive de dire je ne suis pas en
03:29état, mais j'y vais quand même, je vais jouer quand même ?
03:33Je ne suis pas dans la peau de tous les joueurs. Je sais que moi, c'est plus... Moi, c
03:39'est quand même rare que j'ai quelque chose. Le problème, c'est que souvent, quand j'ai quelque chose,
03:44c'est un peu important.
03:46C'est rare que j'ai une petite douleur qui passe juste en une semaine. C'est ça qu'il
03:54faut que je fasse, moi, très attention. C'est vrai que j'ai toujours beaucoup travaillé, tout ça.
04:00Ça m'aide énormément à avoir peu de blessures. Je fais attention vraiment à tout ce qui est alimentation, nutrition,
04:07tous les à-côtés.
04:08Je pense que ça m'aide énormément à avoir peu de douleur. Maintenant, c'est pour ça que je sais
04:13que quand il y a de la douleur, quand il y a de la douleur, il faut que je fasse
04:17vraiment attention.
04:20Tu étais assez ému à la fin. Qu'est-ce qu'il y avait dans ces larmes ? Est-ce
04:23que tu penses que tu seras en état de jouer pour ton deuxième tour ?
04:27Je n'étais pas ému. Ce n'était pas des émotions de stress qui redescend ou quoi.
04:34Non, en plus, j'étais ému avec moi-même de gagner un match. Je peux être très fier de gagner
04:44ce match pour des raisons que mon équipe le sait.
04:48Merci.
04:49Merci.
04:49Merci.
04:49Merci.
04:50Merci.
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