[#Exclusif] Michel Ongoundou Loundah, président de Réagir
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00:00Mesdames et messieurs, bonsoir. Interview exclusive reçoit ce soir le président de Réagir et ancien sénateur de la transition.
00:16Michel Ongundo Lunda, bonsoir président et merci d'avoir accepté notre invitation.
00:21Bonsoir et c'est moi qui vous remercie de me recevoir chez vous.
00:24Alors vous êtes là pour décrypter avec nous l'actualité du pays au plan diplomatique, politique, économique et social.
00:32Et si vous voulez bien, on va commencer par l'actualité diplomatique.
00:35Le chef de l'État a effectué une tournée africaine dense en retombée, si l'on en croit le langage
00:45du gouvernement.
00:47Alors déjà, êtes-vous fier un peu de ce retour du Gabon sur la scène internationale, président Lunda ?
00:52Bon, fierté, non. Que le Gabon reprenne sa place dans le concert des nations, c'est une bonne chose.
01:00Il n'y a aucune fierté à avoir. Le Gabon a été suspendu de certaines instances internationales au lendemain du
01:06coup d'État d'août 2023.
01:09Et progressivement, il a retrouvé sa place dans les instances internationales, ce qui est une bonne chose.
01:15Ça permet de faire entendre la voix de notre pays. Et puis surtout, et puis surtout pour nous les citoyens,
01:20de ne pas vivre en autarcie, sous cloche,
01:23sans avoir la possibilité d'être entendu et surtout au niveau de nos revendications et des préoccupations des Gabonais.
01:30C'est surtout ça la principale vertu de ce retour.
01:33Alors le palais des congrès nouvellement construit est aujourd'hui présenté comme l'incarnation de ce renouveau diplomatique qui remet
01:41le Gabon au devant de la scène.
01:42Déjà, est-ce que vous avez pris part à l'inauguration et est-ce que vous êtes fier de cet
01:47ouvrage ?
01:49Je n'ai pas été invité. Mais j'avoue que si je l'avais été, je n'y serais pas
01:53allé.
01:54Pourquoi, Président ?
01:55Non, tout simplement parce que l'inauguration d'un édifice aussi beau futile n'a pas besoin de tout le
02:03refus auquel on a assisté.
02:05Mais ceci étant, moi ce qui me préoccupe, parce que je suis un homme de gauche, je suis habité par
02:15la fièvre sociale.
02:16Ce qui m'importe, c'est le sort des Gabonais.
02:19On va en parler, mais toujours sur cet ouvrage-là, est-ce que lorsqu'on voit ce qui avait été
02:25fait de la cité de la démocratie,
02:26transformé en terrain de golf, les Gabonais considéraient à l'époque que c'était complètement déconnecté de leur réalité.
02:31Là aujourd'hui, qu'on mette là-bas, qu'on ramène un palais de congrès qui incarne aussi la diplomatie
02:40gabonaise.
02:40Je suis totalement d'accord avec vous.
02:42J'étais de ceux qui critiquaient le fait que pendant des années, les réunions, même les plus importantes,
02:49se tenaient sous des tentes comme si nous étions des Bédouins.
02:52Je n'ai rien contre les Bédouins.
02:53Mais ceci étant, moi je veux toujours aller au fond des choses.
03:00Je ne veux pas rester sur l'écume.
03:02Combien cela a coûté ? C'est quand même de l'argent public.
03:05Combien cela a coûté à l'État gabonais ?
03:07Combien d'entreprises gabonaises ont été intéressées ?
03:10Combien de travailleurs gabonais ont été employés ?
03:12Parce que c'est ça aussi l'intérêt.
03:16Maintenant que l'édifice soit beau, qu'ils reçoivent des réunions internationales,
03:20oui, on ne va pas trouver la mariée trop belle.
03:24Mais derrière ça, il faut qu'on sache combien ça nous a coûté.
03:26Je vous parle d'expérience parce que j'ai un certain âge et un certain vécu.
03:31On sait ce que nous a coûté la construction de cette fameuse cité de la démocratie.
03:36Sur le plan budgétaire, ça a été quelque chose de terrible.
03:41Donc, si c'est des œuvres juste pour le prestige et que derrière ça, le pays se retrouve exempt, je
03:48dis, je suis réservé.
03:50Et vous, vous avez le sentiment que ce sont des œuvres uniquement pour le prestige ?
03:54Un peu, mais moi, je reviens sur ce que ça a véritablement coûté à l'État.
03:59Pourquoi toute cette opacité ?
04:01On parle de chiffres allant de 400 à 700 milliards, je ne veux pas m'avancer.
04:07Non seulement c'est énorme, mais vous voyez le gap, on ne sait pas très bien ce que ça a
04:11coûté et comment cela a été financé.
04:14Alors, est-ce que vous soutenez la candidature du Gabon à l'organisation du premier chien sommet de l'Union
04:20africaine en janvier 2027 ?
04:23Ça a également fait partie de l'agenda du chef de l'État lors de son déplacement à sa tournée
04:27africaine.
04:27Qu'est-ce que ça apportera au Gabon ?
04:29En dehors du prestige, comme je le disais, qu'est-ce que ça apportera au Gabon ?
04:33Que le Gabon accueille un sommet de l'Union africaine ?
04:36On l'a déjà accueilli, qu'est-ce que ça apportera au Gabon en termes de valeur ajoutée ?
04:40Parce qu'il faut qu'on sorte un peu du spectacle, qu'on sorte un peu du bling-bling pour
04:45enfin travailler, regarder les fondamentaux de notre économie, regarder les fondamentaux de notre société.
04:51Organiser un sommet de l'Union africaine, tout le monde sait ce que c'est, tout le monde sait ce
04:55que vaut l'Union africaine, qui est totalement discrédité, qui est déconnecté des peuples.
05:00Alors, organiser un sommet de l'Union africaine, je veux bien, mais pour quel résultat ? C'est quoi l
05:04'objectif ?
05:05C'est quoi l'objectif ?
05:08Alors, Président, parlons de relance économique, toujours en lien avec l'actualité diplomatique du chef de l'État.
05:15Il a effectué une forte activité diplomatique, je l'ai dit, africaine, avec des déplacements dans plusieurs capitaux.
05:21Mais parmi les plus importantes, nous avons eu l'étape du Kenya et du Rwanda, où le chef de l
05:26'État a pris part à des sommets économiques.
05:29Alors, le Président de la République, en quête d'investissement direct étranger, il est allé vendre la destination au Gabon.
05:36N'est-ce pas ce qui a manqué au Gabon depuis des décennies ?
05:41Vous savez, je ne veux pas jouer les cassandres, mais encore une fois, combien ça coûte un déplacement du chef
05:50de l'État gabonais à l'étranger ?
05:52Et qu'est-ce que ça nous rapporte ?
05:54J'ai déjà dénoncé ça l'année dernière, en disant, le Président Oligin Gabon est arrivé au pouvoir en août,
06:01fin août 2023.
06:04Combien de voyages a-t-il effectué ? Combien cela a-t-il coûté à l'État gabonais ? Et
06:08qu'est-ce que cela a rapporté à l'État ?
06:10Est-ce qu'on regarde les besoins en investissement au Gabon ? Cela ne vaut pas le coup ?
06:15Vous pensez qu'on a besoin de voyager ? Nous sommes dans un monde globalisé.
06:19Vous êtes dans votre bureau ici, vous allez sur Internet, vous avez toutes les informations et tous les contacts que
06:24vous souhaitez.
06:25Vous pensez qu'on a besoin de voyager, de dépenser des milliards de francs, parce qu'un voyage, c'est
06:29plusieurs milliards de francs au moins.
06:31Vous pensez qu'on a besoin de dépenser autant d'argent pour aller chercher des investisseurs ?
06:36Cela fait presque trois ans que l'actuel président est au pouvoir.
06:41Si vous comptez le nombre de voyages, on n'est pas loin de la centaine.
06:45Qu'est-ce que vous avez en retour ? Qu'est-ce qu'il y a comme retour ?
06:48Parce qu'on peut parler d'investissement. Quel est le retour sur investissement ?
06:52Nous avons des ordures qu'on n'arrive même pas à ramasser dans Libreville et dans nos principales villes.
06:56Les routes sont cassées.
06:58Moi qui suis tout le temps sur la route, je peux vous dire, rien que la route entre Libreville et
07:04Ntoum,
07:04l'unique route du pays, 20 kilomètres, vous mettez 40-50 minutes.
07:11Il faut parler des choses concrètes.
07:13Parce que si on reste dans l'abstrait, dans le bling-bling, les voyages, les investissements,
07:18on est dans les mots, on est dans la communication.
07:21Concrètement, qu'est-ce que ces voyages rapportent à l'État gabonais ?
07:24En disant, j'ai mis 10 000 francs pour aller au Kenya, ça a rapporté 30 000 francs à l
07:29'État gabonais en termes d'investissement.
07:31J'ai mis 50 000 francs pour aller en Ouganda, voir Yorou Moussouveni, ça a rapporté tant à l'État
07:36gabonais.
07:36C'est ça que nous voulons, c'est ça que moi je souhaite.
07:39Alors, vous parlez du concret, parlons-en.
07:42Est-ce que vous soutenez la stratégie du gouvernement, sa doctrine de souveraineté économique
07:48qui s'est traduite notamment par l'entrée au capital des entreprises,
07:52la transformation locale des matières premières, le soutien au pouvoir d'achat des ménages
07:57par la relocalisation des chaînes de production, notamment sur le plan alimentaire ?
08:04J'ai la faiblesse de croire que je ne comprends pas totalement ce qu'il y a là.
08:09Et surtout, vous parlez de stratégie, je ne sais pas où est la stratégie là-dedans.
08:13Je ne sais pas où est la stratégie là-dedans.
08:15Est-ce que le fait que le gouvernement dise qu'à partir de janvier 2027,
08:20on n'importera plus du poulet de chair, ce n'est pas du concret ?
08:24Qu'est-ce qu'il y a concret ? L'annonce ? Ce n'est qu'un effet d'annonce
08:27comme tant d'autres.
08:27On nous a annoncé l'arrêt des coupures de la SEG.
08:31Il n'y a jamais eu autant de coupures.
08:33On nous a annoncé l'arrêt de l'utilisation des sachets plastiques.
08:37Il y en a de plus en plus.
08:39On nous a annoncé tellement de choses.
08:41Est-ce que les annonces...
08:42Nous sommes dans un pays formidable
08:46où les dirigeants pensent qu'il suffit d'annoncer quelque chose pour que cela soit fait.
08:49Et puis, ils passent à autre chose.
08:51Vous me parlez de souveraineté économique.
08:53Parlons-en, justement.
08:55Il y a combien d'entreprises au Gabon qui sont dirigées et tenues par des Gabonais ?
09:00Connaissez-vous un seul industriel gabonais ?
09:02Je dis bien un seul, pas deux.
09:04Connaissez-vous un seul industriel gabonais ?
09:06Moi, je n'en connais pas.
09:08Je n'en connais pas.
09:10Donc, on parle de souveraineté économique.
09:12Et Boumaf a pris la place d'Olam.
09:15On reproduit le schéma du système d'Ali Bongo.
09:18Avant, c'était la pieuvre Olam.
09:21Maintenant, c'est la pieuvre et Boumaf.
09:22À qui on donne...
09:23On vend quasiment les bijoux de famille.
09:26À qui on donne des licences de pêche.
09:28On donne la société, la compagnie nationale de navigation intérieure
09:31qu'après, Boumaf finit par laisser tomber.
09:35C'est tout.
09:36Où est la souveraineté économique ?
09:38Est-ce que le fait que le Gabon décide de renégocier, par exemple,
09:41l'accord de pêche avec l'Union européenne
09:43n'est pas un acte de souveraineté ?
09:46Vous savez, la souveraineté, ça devient un mot qu'on galvaude,
09:49qu'on utilise à toutes les sauces, un peu comme le patriotisme.
09:52C'est du patriotisme de pacotille, excusez-moi.
09:56Nous, on veut des actes.
09:58Les Gabonais veulent des actes.
09:59Les Gabonais veulent voir leur quotidien changer.
10:01Parce que passer le temps à aligner les mots les uns après les autres
10:04et passer à autre chose,
10:06je dis que ce n'est pas ça qui fera avancer les choses
10:09et qui va améliorer le quotidien des Gabonais.
10:11Je suis désolé.
10:12Alors, le président Lunda, pour investir dans le pays,
10:16les entreprises étrangères ont besoin de stabilité et de prévisibilité.
10:22Récemment...
10:22Et surtout de sécurité juridique.
10:25Effectivement.
10:26Et surtout de sécurité juridique.
10:28Nous sommes en plein d'entretences au sujet.
10:30Récemment, le vice-président du gouvernement a réuni les ministres concernés
10:33pour évoquer la problématique des taxes perçues comme illégales
10:37qui sont prélevées aux entreprises.
10:40Est-ce que là, c'est une bonne chose que le gouvernement prenne enfin la mesure ?
10:45Et c'est d'ailleurs une demande récurrente de la Fédération des entreprises du Gabon.
10:49Vous savez, ce gouvernement-là a tellement de bonnes idées
10:53qu'on se demande pourquoi on n'est pas au paradis au Gabon.
10:56Les annonces, les constats et tout ce qu'ils font,
11:00on a l'impression que c'est nous qui ne réalisons pas que nous vivons dans un paradis.
11:05Non.
11:06La base d'abord, c'est de sécurité.
11:08La base pour un homme d'affaires, c'est la sécurité juridique.
11:12Quand il arrive dans un pays, c'est de s'assurer.
11:15Il y a, c'est vrai, la fiscalité, la parafiscalité
11:17qui étrangle les entreprises au Gabon.
11:20Sans parler de...
11:21Je vais utiliser un gros mot.
11:22Sans parler de raquettes.
11:24Mais à la base, il y a d'abord la sécurité juridique.
11:27L'entreprise qui s'installe doit s'assurer
11:29qu'elle va avoir un retour sur investissement,
11:32que le contexte juridique est favorable,
11:38que les règles de l'OADA, par exemple,
11:40sont appliquées de manière stricte,
11:42ce qui, à mon sens, ne semble pas être le cas.
11:45Mais est-ce que le fait que le gouvernement actuel
11:48prenne la mesure du problème en s'attaquant justement à ce problème,
11:51permettez-moi la répétition,
11:53n'est-ce pas déjà un début ?
11:54Il y a quelque chose de concret là aussi, président Lina ?
11:56Alléluia ! Il découvre que l'eau chaude brûle.
12:00Qui est nouveau dans cette affaire ?
12:02Personne n'est nouveau.
12:03Il découvre quoi ?
12:05C'est connu.
12:06Depuis des années.
12:08Il ne suffit pas de venir à la télé dire.
12:09On a découvert qu'il y a le raquette.
12:12Il ne suffit pas de venir à la télé dire
12:13qu'on a vu que des gens en gilet fluo
12:15passent régulièrement dans les boutiques
12:17à raqueter les entreprises.
12:20Il faut prendre des mesures
12:21et on n'a pas besoin de parler pour cela.
12:23Mais j'ai l'impression que c'est un gouvernement
12:25qui parle plus qu'il n'agit.
12:29Merci président Michel Ongundou,
12:31l'UNDA pour ces éclairages.
12:33On va marquer une courte pause.
12:34On revient juste après pour la seconde partie.
12:39A quelques minutes seulement de l'aéroport,
12:42tu tombes sur un petit bijou.
12:45Flanable.
12:46Ici, tout est pensé pour que ton arrivée
12:48soit un vrai moment d'expression.
12:50Pas juste un bonjour bien pour nous.
12:52Non, c'est une vraie expérience.
12:55Le confort, le style,
12:57tout ça dans une ambiance
12:58qui te fait te dire
13:00« Ok, là je suis bien ».
13:02Les chambres, ce n'est pas juste pour dormir.
13:04C'est pour te poser, souffler
13:06et profiter du calme.
13:08Et le restaurant ?
13:10Le genre d'endroit où tu manges bien.
13:13Tu te détends sans avoir besoin
13:14de bouger de l'hôtel.
13:16Juste le goût du confort, tout simplement.
13:18Côté travail, ils ont tout prévu.
13:21Une salle de conférence hyper équipée
13:23où tu bosses dans le calme
13:25et franchement,
13:27je peux même vous dire
13:28que le boulot devient agréable.
13:30Et puis alors le soir,
13:32quand le soleil se couche,
13:34Flanabé s'illumine,
13:36ambiance chine,
13:38lumière douce,
13:39Flanabé,
13:40plus qu'un hôtel,
13:41une expérience avec.
13:43De retour sur ce plateau
13:45avec Michel Ongondouf-Lunda,
13:48ancien sénateur de la transition
13:49et président du parti politique
13:52Réagir,
13:53avec qui nous décryptons
13:54l'actualité du pays.
13:56Avant de parler de politique,
13:58président,
13:58j'aimerais avoir votre réaction
14:01sur cette question cruciale.
14:03le Gabon a sollicité un programme
14:05avec le Fonds monétaire international.
14:06Le chef de l'État a affirmé
14:08récemment dans les colonnes
14:09du quotidien de l'Union
14:10que dans le cadre
14:11des négociations en cours,
14:13les acquis sociaux des Gabonais
14:15ne seront pas sacrifiés.
14:16Est-ce qu'il faut le croire ?
14:20Vous connaissez un seul pays
14:21qui a passé un accord
14:23avec le FMI
14:24où il n'y a pas eu
14:26de casse sociale.
14:27Le Gabon sera certainement
14:29une singularité.
14:30On attend de voir.
14:32Mais je reste sceptique.
14:34Et c'est même un euphémisme.
14:36Je reste sceptique.
14:38Mais pourquoi il ne faudrait pas croire
14:40le chef de l'État
14:41sur cette question ?
14:43Parce que la réalité économique,
14:44ce n'est pas du tout
14:46les discours politiques.
14:47Quand le FMI vient dans un pays,
14:49c'est que vous avez besoin du FMI.
14:50C'est qu'il y a des dysfonctionnements
14:52que le FMI doit corriger.
14:53Et pour corriger ces dysfonctionnements,
14:55il faut forcément faire des sacrifices.
14:57Il y a des efforts à faire.
14:59Quand je vois le train de vie de l'État,
15:01quand je vois
15:03ces comportements dispendieux,
15:05je dis,
15:06avec le FMI,
15:07ça va être très, très compliqué.
15:08Mais alors,
15:09lorsque le chef de l'État
15:10dit qu'il ne sacrifiera pas
15:11l'eau sociale,
15:13peut-être qu'il envisage
15:15de faire des gros efforts
15:18d'économie
15:19dans ce travail de l'État.
15:21On ne demande qu'à voir.
15:23Alors, parlons de politique.
15:25Michel Ongondolunda,
15:26l'ancien Premier ministre,
15:28Alain Clobili-Bidier,
15:29est toujours détenu
15:30à la présidence centrale de Libreville.
15:31La Chambre d'accusation
15:32de la Cour d'appel
15:33a récemment confirmé
15:34son métier en détention.
15:36Son parti continue de parler
15:37d'une justice
15:38sous influence politique.
15:39Partagez-vous cet avis ?
15:41Totalement.
15:42J'ai même signé des tribunes
15:43dans les médias
15:44pour dénoncer
15:45d'abord les conditions
15:46d'interpellation
15:48de M. Alain Clobili-Bidier
15:50et ensuite
15:51son placement
15:52sous mandat de dépôt.
15:54C'est un comble.
15:56Pour l'image de notre pays,
15:57c'est un comble.
15:58Je finis même par croire
15:59que les gens
16:00qui l'ont incarcéré
16:01sont les prisonniers
16:02plutôt d'Alain Clobili-Bidier
16:03sur le plan moral.
16:05J'ai même comparé ça
16:06avec la situation
16:06du régime d'Apartheid
16:07à l'époque
16:08avec Nelson Mandela.
16:09N'est-ce pas un peu trop fort ?
16:11Non, ce n'est pas trop fort.
16:12Ce n'est pas trop fort.
16:13Il s'agit de quoi ?
16:15Il s'agit d'un ancien
16:16Premier ministre
16:17qui est arrivé
16:19deuxième
16:20à la dernière élection
16:21présidentielle,
16:22qui est président
16:23d'un parti politique
16:24de premier plan,
16:26qui présente
16:27donc des garanties
16:28de représentation
16:29évidentes et claires.
16:31à côté de ça,
16:33vous avez
16:33une plainte
16:35sur une affaire
16:36qui remonte
16:37à 18 ans.
16:39Je ne suis pas
16:40un juriste,
16:41mais
16:43quand j'entends
16:43parler des juristes,
16:44ils disent
16:45qu'il devrait
16:46normalement y avoir
16:47prescription.
16:48Mais
16:50ceci étant...
16:51Pardon, Président,
16:52on entend assez
16:53cet argumentaire
16:54qui consiste à parler
16:55des garanties
16:56de représentation,
16:57du fait qu'Alain-Claude
16:58Bilibizé
16:58est un ancien
16:59Premier ministre,
17:00mais est-ce que là aussi
17:01ce n'est pas injusticiable
17:03comme tous les autres ?
17:03Est-ce que c'est un discours
17:05ou un gabonais là-bas ?
17:06Non, absolument.
17:07Absolument.
17:08Alain-Claude Bilibizé
17:09est un gabonais
17:10comme tous les autres,
17:11c'est injusticiable
17:12et on devrait le traiter
17:14comme tel.
17:15Comme tel.
17:16Si vous avez suivi
17:17la déclaration du procureur,
17:18la seule que le procureur
17:19a faite,
17:19à un moment,
17:21il parle
17:21des enquêtes
17:24qui se poursuivent,
17:25les enquêtes
17:26se poursuivent
17:26pour établir
17:28la matérialité
17:29des faits,
17:30ce qui veut dire,
17:31dans ma compréhension,
17:33que la matérialité
17:34des faits
17:35n'est pas encore
17:36totalement établie.
17:38Mais malgré
17:39ces enquêtes
17:40qui se poursuivent,
17:41on prend
17:42un ancien
17:43Premier ministre,
17:43on le place
17:44sous mandat de dépôt.
17:45Et cela en violation
17:47des dispositions
17:48de l'article 16
17:49de notre Constitution.
17:51Le placement
17:52sous mandat de dépôt,
17:53c'est l'exception,
17:55le principe,
17:56c'est la liberté.
17:58Alors,
17:58pour des faits
17:59qui ne sont pas
17:59encore établis,
18:00d'après M. le procureur,
18:02on prend un ancien
18:02Premier ministre,
18:03on le place
18:04sous mandat de dépôt
18:04pour une créance
18:07supposée
18:07de 5 millions de francs.
18:08même si M. Bilebizé
18:10devait fuir,
18:12on va dire ça,
18:135 millions de francs,
18:14c'est quasiment
18:15le prix
18:15d'un vieil avion
18:17en classe à faire.
18:19Il aurait plutôt
18:20gagné
18:20à rembourser
18:21cette créance
18:21plutôt que
18:22de tenter
18:23de fuir.
18:24Donc,
18:24moi,
18:24je dis,
18:25c'est une affaire
18:26qui n'honore pas
18:26notre justice,
18:27qui n'honore pas
18:28nos autorités
18:28et qui jette
18:30un sérieux discrédité
18:31sur le fonctionnement
18:32de nos institutions.
18:34Vous parliez
18:35d'une tribune
18:36que vous avez signée
18:37récemment
18:37et dans ces tribunes,
18:38vous sembliez dire
18:39en gros que le régime
18:40s'en prend à l'ancien
18:41Premier ministre
18:41parce qu'il en sait trop.
18:43N'est-ce pas un peu
18:44complotiste,
18:45M. le Président ?
18:45Non,
18:46on ne tombe pas
18:46dans le complotisme,
18:47ce sont des faits.
18:48Ce sont des faits.
18:49M. Bilebizé
18:50était Premier ministre
18:51quand les autorités
18:52actuelles étaient
18:53dans l'armée
18:53et donc il était
18:54leur chef.
18:55M. Bilebizé
18:56a occupé au moins
18:576 ou 7 postes
18:58ministériels.
18:59Donc,
19:00il connaît
19:01l'administration
19:03sur le bout des doigts
19:04et il connaît
19:05ce pays
19:06dans ce qu'il a
19:06de bon
19:07et de moins glorieux.
19:09Donc,
19:09M. Bilebizé
19:10en sait peut-être
19:11beaucoup trop
19:11et on essaie
19:12peut-être de faire taire
19:13quelqu'un qui en sait trop.
19:14C'est tout.
19:15Alors,
19:15parlons de la crise
19:16au sein de Réagir.
19:18Où en êtes-vous
19:19avec la procédure
19:20au plan judiciaire ?
19:21Vous savez,
19:22c'est une procédure
19:23à deux niveaux.
19:25Il y a une procédure pénale
19:26pour des violences
19:27de voies de fait.
19:28Certains proches
19:30de François-Dorobian
19:31avaient même été inculpés.
19:33Je ne veux pas revenir dessus.
19:35Et il y a
19:37un aspect
19:38plutôt politique.
19:41Bon,
19:41sur le plan politique,
19:44l'affaire s'est réglée
19:45d'elle-même
19:45ou devrait s'être
19:47réglée d'elle-même
19:48puisque la branche
19:49dissidente a filé...
19:50que ce soit votre branche
19:52ou la branche
19:52du président
19:53d'Angobian,
19:54aucune n'est allée
19:55aux élections
19:56sous la bannière
19:57de réagir ?
19:57Non,
19:58on parle du factuel.
20:00Oui.
20:00D'Angobian n'est plus
20:01le président de rien du tout
20:02puisqu'il a fusionné
20:04avec l'UDB.
20:05Donc,
20:06le problème est réglé.
20:07Il a fusionné
20:08avec l'UDB,
20:09donc le problème est réglé.
20:11Justement,
20:12parlons de cette fusion.
20:14est-ce que vous,
20:16qui vous présentez
20:17comme étant le président
20:18de réagir...
20:19Je suis le président
20:20de réagir.
20:20...être président
20:20d'une coquille vide
20:21puisque le président
20:22d'Angobian
20:23a fusionné
20:24de partir...
20:25Ah non,
20:25mais il a fusionné
20:26sa branche.
20:26Mais ça,
20:27c'était connu.
20:28Moi,
20:28ce que j'ai regretté,
20:29ce que j'ai déploré,
20:30c'est qu'il a eu besoin
20:31de faire tout ça
20:32pour finalement
20:32se retrouver dans l'UDB.
20:34Pardon,
20:34président,
20:35on ne parle pas
20:36de deux formations politiques,
20:37on parle d'une
20:38formation politique...
20:39Donc,
20:39je suis le président.
20:40Donc,
20:42François d'Angobian
20:43a décidé
20:43d'une fusion-absorption
20:45avec la formation politique
20:46du président
20:47de la République.
20:48Oui,
20:49c'est son droit
20:49le plus strict
20:50et le plus absolu,
20:51il fait ce qu'il veut.
20:52On trouve juste dommage
20:53qu'il ait dû
20:55se livrer
20:56à ce qu'il a fait
20:58pour finalement
20:58aboutir
20:59à cette absorption
21:01ou fusion,
21:02je ne sais même pas
21:02comment on appelle ça.
21:03Vous savez,
21:03le lexique politique
21:04gabonais est très très riche.
21:06Alors,
21:07vous le savez mieux que moi,
21:08les dispositions
21:08de ton histoire
21:09et finale
21:10de la loi
21:10sur les partis politiques
21:11sont les formations politiques
21:13de se conformer
21:17aux nouvelles règles
21:18qui ont été établies.
21:19Certains partis politiques
21:20l'ont déjà fait.
21:21Est-ce qu'il faut
21:21le réagir ?
21:22Non,
21:22nous ne l'avons pas encore fait.
21:23Nous n'avons pas encore
21:24réussi
21:25à réunir
21:28tous les éléments
21:29qui permettent
21:30d'entrer
21:32dans les nouvelles dispositions
21:34sur les partis politiques.
21:36Les 10 000 fiches d'adhésion,
21:38vous en êtes à combien ?
21:40Président.
21:40Bon,
21:42je ne vais pas vous avancer
21:44un chiffre
21:44pour ne pas raconter
21:45n'importe quoi,
21:45mais toujours est-il
21:46que nous n'avons pas encore
21:47les 10 000 fiches d'adhésion.
21:49Alors,
21:50parlons des libertés publiques
21:51encore.
21:52Ces derniers temps,
21:52des voix se lèvent
21:53au sein de l'opinion publique
21:55pour dénoncer
21:56un tournant autoritaire
21:57dans le pays.
21:59partagez-vous cet avis ?
22:01Il ne faut pas vivre au Gabon.
22:03Même les gens
22:04qui ne vivent pas au Gabon,
22:05moi j'ai lu
22:06dans la presse
22:07The Guardian,
22:09le célèbre journal anglais
22:10qui s'inquiète
22:13des libertés publiques
22:14au Gabon.
22:15Donc,
22:16même si on ne vit pas au Gabon,
22:17ça se voit,
22:18ça se sent
22:19et c'est dommage
22:21parce qu'on nous avait
22:21tellement promis
22:22la liberté,
22:23on nous avait tellement promis
22:24des choses
22:26qu'aujourd'hui,
22:27c'est plutôt le contraire.
22:28Et votre média,
22:29que j'étais à saluer d'ailleurs,
22:31fait de temps en temps
22:31des reportages,
22:32donne la parole aux Gabonais
22:33qui s'expriment.
22:35De là est sortie même
22:36une phrase qui est restée célèbre,
22:38ce pays est bizarre.
22:40Mais vous,
22:40en tant que président,
22:41en tant que chef
22:43d'un parti politique,
22:45donc acteur politique
22:45de premier plan dans le pays,
22:47est-ce que vous vous sentez
22:48personnellement menacé
22:49dans votre liberté de temps ?
22:53Vous savez,
22:54ma petite personne
22:55n'importe peu.
22:55Avant d'être président
22:56du parti politique,
22:57je suis avant tout
22:57un citoyen gabonais.
22:59Et comme je vous le disais,
23:01mon grand âge
23:02me permet de comparer.
23:04Ce que nous vivons aujourd'hui,
23:05nous ne l'avons jamais vécu,
23:06même sous le parti unique.
23:08Ce n'est pas une accusation
23:10comme ça gratuite,
23:11je ne force pas le trait,
23:12mais même sous le parti unique,
23:13on n'a jamais vécu
23:14une telle chape de plomb.
23:16La preuve,
23:17c'est que quand vous
23:17vous donnez l'occasion
23:19aux gabonais
23:20de s'exprimer,
23:21ils ne veulent pas parler.
23:22Et ceux qui parlent
23:23disent qu'ils se mettent
23:24en danger.
23:25Mais en ce qui me concerne
23:25personnellement,
23:26pour l'instant,
23:27je peux encore me déplacer
23:28à l'intérieur
23:29comme à l'extérieur du pays.
23:31Je ne suis pas menacé,
23:32mais vous savez,
23:33la menace,
23:33elle est parfois diffuse.
23:35Parfois,
23:35c'est dans les mises en garde
23:36que les amis et les parents
23:37vous font.
23:38Parfois,
23:38c'est dans les coups de fil
23:40que vous recevez
23:41ou les attitudes
23:42autour de vous.
23:43mais vous savez,
23:45j'ai pour habitude
23:46de rappeler un proverbe
23:47bien de chez moi
23:48qui dit que l'animal
23:50qui a déjà avalé
23:50un porc épique
23:51ne craint plus
23:52aucun autre gibier.
23:53Je suis dans ce cas.
23:54Je suis passé
23:55par plusieurs étapes douloureuses.
23:57Donc,
23:58j'ai envie de dire
23:58que je suis vacciné.
23:59Mais je m'inquiète
24:00surtout pour vous,
24:00les jeunes.
24:01Il y a un mois et demi,
24:02le ministre de la Communication
24:03et des Médias
24:04annonçait l'imminence
24:05d'un retour progressif
24:07des réseaux sociaux.
24:09C'était le 1er avril,
24:11je crois,
24:12et ce n'est toujours pas le cas.
24:14C'était peut-être
24:14un poisson d'avril.
24:15Comprenez-vous justement
24:16le maintien de ces blocages
24:18alors même que...
24:19Mais je ne comprends même pas
24:21pourquoi ils ont coupé
24:21les réseaux sociaux.
24:22Ils ne nous ont même pas
24:23dit pourquoi.
24:24Donc,
24:24je ne peux pas comprendre
24:25le maintien
24:25si je n'ai même pas compris
24:26la raison.
24:27N'y avait-il pas
24:28une nécessité là aussi
24:30de ramener un peu
24:31de l'ordre
24:32dans cet espace
24:33qui était devenu
24:35un espace de non-droit
24:36où on pouvait
24:37diffamer tout le monde ?
24:39On attend
24:40quand ils vont
24:41se décider
24:42à remettre
24:43des réseaux sociaux
24:43et ils feront le bilan
24:44la situation avant
24:45et la situation après
24:47la coupure.
24:47Non,
24:48il y avait moyen
24:48de faire autrement.
24:49Il y avait moyen
24:50de faire autrement.
24:51Le Gabonet n'est pas
24:53plus indiscipliné
24:54ou plus...
24:56Je ne sais pas
24:57l'expression
24:57déluré qu'un autre.
24:58Le Gabonet vit
24:59dans un monde
25:00globalisé,
25:01dans un environnement
25:03globalisé,
25:04il se comporte
25:05comme tout le monde.
25:05Donc,
25:06je ne comprends pas.
25:07Non,
25:08il y a autre chose
25:09derrière
25:09qu'ils n'ont pas
25:10voulu dire,
25:10c'est tout.
25:12Vous avez peut-être
25:12une idée,
25:13président ?
25:13Aucune,
25:14aucune.
25:14Parce qu'avec ce régime,
25:15il faut toujours
25:15s'attendre au pire.
25:16Mais aucune.
25:17Ils n'ont aucune idée.
25:19Alors,
25:19président Gounodou,
25:20l'opposition
25:21aujourd'hui
25:22a du mal
25:23à exister
25:25politiquement,
25:26y compris
25:26sur les grands
25:27sujets sociétaux
25:29tels que le pouvoir
25:30d'achat,
25:30le logement,
25:31l'emploi.
25:32Récemment,
25:32nous avons reçu
25:33ici à Gabon Media Time
25:34le docteur
25:36Stéphane Germain-Iloco
25:37qui disait
25:38qu'il ne peut pas
25:40s'aligner
25:41derrière
25:41le leadership
25:43d'Alain-Claude
25:43Billy-Bindier.
25:44Est-ce que vous,
25:46en tant que responsable
25:47politique,
25:48membre de l'opposition,
25:49vous avez récemment,
25:51vous êtes récemment
25:52apparu aux côtés
25:53d'Alain-Claude Billy-Bindier
25:54et d'autres acteurs
25:54de l'opposition
25:55pour essayer
25:55de vous mettre d'accord.
25:56Est-ce que vous estimez
25:57que Stéphane Germain-Iloco
25:59comme elle a une faute politique ?
26:03Le docteur Iloco
26:04c'est un petit frère.
26:05Alain-Claude Billy-Bindier
26:06c'est un petit frère.
26:08Iloco
26:08et Billy-Bindier
26:09ont cheminé ensemble
26:10ce qu'ils ont eu
26:11comme divergence
26:12je ne sais pas
26:13et je ne tiens pas
26:13à le savoir.
26:14Et je ne suis pas
26:15là à commenter
26:16ce que les autres
26:17acteurs politiques
26:18disent ou font.
26:19Moi ce qui m'importe
26:20c'est ce qu'on fait
26:21de ce pays.
26:22C'est ce que les dirigeants
26:23font de ce pays.
26:24Maintenant vous me dites
26:26qu'on s'aligne
26:26derrière X ou Y.
26:28Non.
26:29On travaille
26:30avec des compatriotes
26:31sur des sujets précis.
26:34Parfois dans le cadre
26:35d'une coalition,
26:36parfois dans le cadre
26:37de regroupement ponctuel.
26:38Mais j'observe
26:40pour le déplorer
26:41que les gens
26:42font une fixation
26:43sur Alain-Claude Billy-Bindier.
26:45Même ceux qui hier...
26:46Deuxième arrivée
26:47à l'élection présidentielle
26:48ça ne lui donne pas
26:50une sorte de leadership
26:52naturel au sein de l'opposition.
26:53Mais ça c'est aux Gabonais
26:54de décider
26:54ou aux Gabonais de voir.
26:56Mais les Gabonais
26:56l'ont décidé
26:57à l'occasion
26:57des élections présidentielles.
26:59Dans ce cas
26:59il n'y a plus de débat.
27:00Mais vous
27:01quel est votre point de vue ?
27:02Est-ce que vous estimez
27:03qu'Alain-Claude Billy-Bindier
27:04devrait prendre
27:05le leadership
27:07dans l'opposition ?
27:08Le leadership
27:08ne se prend pas.
27:10Le leadership
27:12se constate
27:13sur le terrain.
27:14Est-ce qu'il incarne
27:15aujourd'hui
27:16l'opposition gabonaise ?
27:17Est-ce que vous
27:18président Luna
27:19vous serez prêt
27:19à vous aligner
27:20derrière lui ?
27:20Je ne m'alignore
27:21derrière personne.
27:22Ni derrière
27:22Alain-Claude Billy-Bindier
27:23ni derrière
27:23mon grand frère
27:25Benoît Moutin-Zamba
27:26ni derrière
27:26le professeur
27:27Moulengui Moukousso.
27:28Je travaille
27:28avec des compatriotes.
27:30De la même manière
27:31que j'ai travaillé
27:32avec le président
27:32de la même manière
27:34que j'ai travaillé
27:35avec Jean-Pin.
27:36Je travaille
27:37avec Francis Obam,
27:40Alain-Claude Billy-Bindier,
27:41Benoît Moutin-Zamba
27:42comme je l'ai dit,
27:43Moulengui Moukousso.
27:44Nous travaillons ensemble,
27:45nous avançons ensemble.
27:46C'est quoi cet esprit
27:47de meute
27:47où il faut toujours
27:48qu'il y ait quelqu'un
27:48devant et les autres
27:49les suivent ?
27:50Non.
27:51Non.
27:52Est-ce que vous comprenez
27:53que dans ce contexte
27:54les Gabonais
27:54aient du mal
27:55à faire confiance
27:57à l'opposition ?
27:59Pour ceux qui font
28:01confiance au régime actuel
28:02grand bien leur face,
28:04le 12 c'est le 12.
28:07Président,
28:08avant de nous séparer,
28:10qu'est-ce qu'ils trouvent
28:11grâce à vos yeux
28:12aujourd'hui ?
28:13Est-ce qu'il y a
28:14des actions
28:14que le gouvernement
28:16mène
28:17qui trouvent
28:18grâce à vos yeux ?
28:20Il faut que je réfléchisse.
28:22Il faut que je réfléchisse.
28:23Mais à chaud comme ça,
28:24je ne vois pas.
28:25Et je suis sincère.
28:26Et j'ai envie de dire
28:29que cela n'a rien à voir
28:31avec la dénonciation
28:33ou la critique systématique.
28:35Moi, je suis dans mon rôle
28:36d'acteur politique
28:37et je voudrais justement
28:40pour que les choses
28:40soient claires,
28:42citer un écrivain malien,
28:44Massa Cancan,
28:45Massa Diabaté Cancan,
28:46qui disait
28:47quand ton ami
28:48ne te dit plus la vérité,
28:51paye même au plus fort
28:52ton pire ennemi
28:53pour qu'il te le dise.
28:54Donc, je suis dans ce rôle.
28:56Il faut que les gens
28:57du pouvoir
28:58comprennent
29:00que diriger un pays,
29:01on ne le fait pas
29:02qu'avec les gens
29:02qu'on aime
29:03ou qu'avec les gens
29:03qui nous aiment
29:04ou qu'avec les gens
29:05qui nous applaudissent.
29:06On dirige un pays
29:07avec des gens
29:08qui peuvent être utiles.
29:09On dirige un pays
29:10en faisant des sacrifices.
29:12Or, j'ai l'impression
29:13qu'ils ont oublié
29:14l'aspect servitude
29:17pour se focaliser
29:18sur l'aspect autorité,
29:20sur l'aspect,
29:21et j'ai envie de dire
29:23bling bling,
29:24passez-moi l'expression
29:25ça va tuer.
29:28Non, c'est une servitude.
29:30C'est une servitude.
29:32Vous savez, dans mon village,
29:33on dit
29:33en Komohira,
29:35c'est-à-dire
29:36le chef est un esclave.
29:39Président Gondolonda,
29:40soyons dans du concret.
29:42Vous avez parlé du social
29:44qui est l'une de vos aspirations
29:49les plus profondes
29:50pour les Gabonais.
29:51Oui.
29:51Et c'est en milieu d'ailleurs.
29:53Est-ce que le fait
29:54que le gouvernement
29:55ait mis en place
29:56la centrale d'achat
29:57est une bonne chose ?
30:00Elle est aujourd'hui effective ?
30:02On nous ramène
30:03dans des vieilles techniques
30:06collectivistes
30:07des années 40
30:10en URSS et tout ça.
30:12Mais non.
30:12Mais non.
30:13Mais non.
30:13Attendez.
30:14Aujourd'hui,
30:14les grands groupes
30:15tels que Carrefour...
30:17Carrefour est une entreprise
30:18privée.
30:19Ce n'est pas un état.
30:22L'État sait sur quel levier
30:23jouer.
30:24On parlait tout à l'heure
30:25de la fiscalité.
30:26On parlait de la parafiscalité.
30:28Le problème,
30:28c'est que dans ce pays,
30:29quand on prend une mesure,
30:31après,
30:31on ne fait pas le bilan.
30:32Il y a quelques mois,
30:33on nous a parlé
30:37de dispense de taxes
30:40sur un certain nombre
30:41de produits
30:41de première nécessité.
30:43On en a fait le bilan.
30:45Quelles sont les taxes
30:45qui ont été retirées ?
30:49Sur quels stocks ?
30:50Les stocks
30:50que les commerçants
30:51avaient déjà
30:52ou sur les stocks
30:53de marchandises
30:55qu'ils allaient importer ?
30:56Qui allait faire le contrôle ?
30:58Quel impact cela a-t-il eu ?
31:01Parce que c'est bien
31:02d'annoncer des mesures,
31:03la centrale d'achat.
31:05D'accord.
31:05Mais est-ce que c'est le rôle
31:06de l'État
31:06de vendre des boîtes de conserve
31:08ou de vendre du papier toilette ?
31:12Alors, l'État ne croit pas.
31:13L'État négocie
31:14pour le compte des...
31:15Mais la centrale,
31:16déjà,
31:16l'État a des actions dedans.
31:17En tout cas,
31:18moi, je n'y crois pas.
31:19L'État a d'autres leviers
31:20sur lesquels il peut jouer
31:23pour faire baisser les prix.
31:25Mais c'est un processus long
31:26parce que nous sommes
31:27dans une économie de marché.
31:28C'est un processus long
31:30qui mérite une stratégie,
31:32une réflexion,
31:33pas des effets d'annonce
31:34à la volée.
31:34Je suis désolé.
31:37Michel Ongundolonda,
31:38président de Réagir
31:39et ancien sénateur
31:42de la transition,
31:43était notre invité
31:44dans l'interview exclusive.
31:46Merci, président,
31:46d'être passé chez nous.
31:47Je vous remercie
31:48de m'avoir donné l'occasion
31:49de m'exprimer
31:50et puis surtout,
31:51je vous encourage
31:51à continuer
31:52parce que votre média
31:54fait un travail intéressant
31:57pour donner la parole
31:58aux Gabonais.
31:59Encore merci.
32:00Merci également
32:00à vous, chers internautes,
32:01pour votre fidélité
32:02à un prochain numéro
32:03d'interview exclusive.
32:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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