Passer au playerPasser au contenu principal
[#Exclusif] Yannick Ebibie, Directeur général de la Sing

́
📲 066441717 📞 011775663

📬 contact@gabonmediatime.com

̂ :

🔗 https://lc.cx/9dgPhl

🇬🇦
⏱️̀ ’ ’.
̀ ̂ ́.

#GMT
#Gabon

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue sur Gabon Media Time dans votre émission interview exclusive, le rendez-vous des
00:08entretiens qui décryptent les grands enjeux d'actualité.
00:11Depuis la mi-février, le Gabon connaît une suspension partielle de plusieurs réseaux sociaux, Facebook, Instagram, TikTok ou encore YouTube.
00:21Une situation qui, au-delà de l'aspect social et politique, impacte profondément l'économie numérique nationale.
00:29Dans ce contexte, nous recevons aujourd'hui un acteur de l'écosystème numérique national, il s'agit de Yannick Ebibier,
00:39directeur général de la SING, société d'incubation numérique du Gabon,
00:44qui vient pour analyser avec nous un peu les enjeux économiques autour de cette suspension et l'impact sur les
00:52opérateurs du secteur.
01:03Bonsoir chers invités et merci d'avoir accepté notre invitation.
01:07C'est moi qui vous remercie de m'avoir invité.
01:09Alors, avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais un peu que vous me parliez un peu de
01:14votre structure LASING, c'est quoi LASING et qu'est-ce que vous faites au quotidien ?
01:19Alors, LASING, c'est la Société d'incubation numérique du Gabon.
01:22C'est une société de services en innovation qui a pour mission de soutenir la compétitivité des économies africaines grâce
01:32aux nouvelles technologies et à l'innovation.
01:35Ce que nous faisons au quotidien, c'est que nous allons baisser les baillards à l'entrée pour toutes les
01:40personnes qui veulent se lancer dans l'économie numérique.
01:44Entre 2009 et 2019, le Gabon a installé plus de 2000 km de fibre optique et s'est doté d
01:51'une infrastructure numérique de classe mondiale.
01:53Ce qui fait qu'aujourd'hui, nous sommes le pays le plus connecté d'Afrique centrale et de l'Ouest
01:57et l'un des pays les plus connectés du continent.
01:59Donc, l'idée, c'était de créer une société qui devait capitaliser sur cette infrastructure-là pour aider justement aux
02:05Gabonais de pouvoir vivre d'une économie numérique dynamique.
02:08Et nous, nous sommes partenaires avec l'État.
02:11Donc, nous accompagnons les administrations, mais aussi les entreprises du secteur privé et les bailleurs internationaux dans tous les projets
02:17liés à l'entreprenariat et au développement économique et notamment sur le secteur des technologies.
02:23Donc, voilà un peu, grosso modo, ce que nous faisons. Nous avons un incubateur qui est l'incubateur le plus
02:29structuré du pays et l'un des meilleurs sur le continent.
02:33Nous avons accompagné aujourd'hui plus de 300 projets de start-up, mobilisé plus de 550 millions de francs CFA
02:40directement financés des start-up.
02:43Aujourd'hui, on a fait émerger depuis 2019 des champions nationaux qui aujourd'hui créent des emplois, prennent des impôts
02:50et concourent à améliorer le quotidien des Gabonais.
02:52Et avec la volonté des nouvelles autorités de booster un peu le secteur du numérique, d'en faire un levier
02:59essentiel de la croissance nationale, comment percevez-vous votre activité ?
03:05Avec cette suspension. C'est vrai que cette suspension a été décidée par les plus d'autres autorités pour des
03:14raisons d'intérêt général important.
03:19Mais le côté négatif de cette suspension, c'est qu'elle nous a fait réaliser quelle est l'importance finalement
03:25du numérique dans notre économie.
03:29C'est vrai qu'aujourd'hui, le numérique représente 5%, 5 à 6% du PIB.
03:33Et dans tous les plans nationaux qui ont été édités ces 10 dernières années, on s'est fixé comme objectif
03:39de doubler la part du numérique dans la production de richesses nationales.
03:44Et cette suspension nous fait réaliser effectivement que lorsque l'infrastructure de base n'est pas disponible, lorsque l'Internet
03:51est réduit,
03:52eh bien ça se traduit par un impact économique négatif qu'on pourra expliquer en détail tout à l'heure.
03:59Oui, on en parlera, mais très rapidement, toujours sur cette dynamique de vouloir apporter un nouveau souffle à l'économie
04:07numérique du pays.
04:08Est-ce que vous, en tant que directeur général de la SIG, vous sentez cette dynamique-là au quotidien avec
04:16des personnes que vous accompagnez ?
04:17Oui, cette dynamique, on la sent au quotidien. Aujourd'hui, par exemple, dans près de 23 pharmacies situées dans 8
04:27villes du Gabon,
04:28il y a une solution qui s'appelle e-pharma. C'est les jeunes Gabonais qui se sont rendus compte
04:32que la plupart des pharmacies n'étaient pas digitalisées.
04:35Et donc parfois, il y a des situations où à l'intérieur du pays, lorsque quelqu'un avait besoin d
04:39'un médicament,
04:39il devait sortir de nuit, faire le tour de la ville pour savoir où se trouve le médicament qu'il
04:44cherche.
04:44Aujourd'hui, avec ce type d'application, ça évite par exemple les pharmaciens qui sont au niveau de Libreville de
04:49se déplacer à l'intérieur du pays pour gérer les stocks,
04:52pour régler la gestion. Donc ça permet de faire beaucoup d'économies, mais surtout, ça permet aux usagers, lorsqu'ils
04:58ont besoin de savoir où se trouver le médicament,
05:00de gagner en temps et de gagner des vies. Donc ça, c'est un exemple concret comment dans la santé
05:03numérique, les startups changent notre vie.
05:07Et puis, il y a tout ce qui se passe autour de la transformation digitale de l'administration.
05:14Par exemple, aujourd'hui, les enfants, lorsqu'ils veulent avoir leurs résultats du bac, ils peuvent le regarder à travers
05:18une application.
05:19Lorsqu'ils veulent avoir leurs notes, ils peuvent le regarder à travers une application pour se divertir aujourd'hui.
05:26Par exemple, pour regarder une émission comme la vôtre, Gabon Mediatem a disrupté, changé la manière dont on fait du
05:32journalisme au Gabon,
05:33parce que grâce à la compréhension que vous avez eu du numérique, vous avez compris que c'est le moyen
05:37le plus efficace d'échanger.
05:39Donc c'est la preuve même qu'au Gabon, il y a une dynamique au sein des économies numériques
05:45et que désormais, les autorités doivent comprendre que les points de croissance supplémentaires dont on a besoin d'avoir
05:52ne vont pas se jouer seulement dans la transformation des matières premières,
05:56mais ça se joue également dans la transformation de comment est fait le business,
06:00donc la transformation numérique et donc la transformation de notre économie.
06:03Alors justement, parlons-en de l'impact de la suspension des réseaux sociaux sur cette économie numérique
06:09entrant en pleine mutation.
06:11Comment évaluez-vous l'impact immédiat sur les start-up et l'économie numérique en général ?
06:18Alors nous avons réalisé une enquête auprès de nos incubés
06:22et la majorité des start-up que nous accompagnons nous ont montré qu'aujourd'hui,
06:28les réseaux sociaux, c'est le moyen par lequel ils communiquent essentiellement.
06:31Ils n'ont pas de budget, il n'y a pas de budget alloué par l'État ou par d
06:37'autres bailleurs
06:38qui permettent à ces start-up-là de se faire connaître.
06:40Donc généralement, ils vont utiliser les réseaux sociaux comme canal primaire pour se faire connaître.
06:44Donc quand il y a une suspension, il y a un impact sur la visibilité de leurs produits,
06:48il y a une lenteur dans la réalisation de leurs activités parce qu'elles ne peuvent pas échanger.
06:52Par exemple, il faut savoir que certains développeurs, pour pouvoir échanger sur les produits,
06:58valider un produit, utiliser les réseaux sociaux pour le faire.
07:02Je pense à une start-up qui s'appelle Plum Cake qui, par exemple, fait des gâteaux pour les mariages,
07:07des activités. C'est sur les réseaux sociaux qu'elles utilisent pour pouvoir valider ses commandes,
07:12gérer ses commandes et faire des paiements.
07:14Donc l'impact est aujourd'hui réel auprès de ces start-up-là.
07:17Une estimation d'un outil qui s'appelle NeoBox montre que...
07:23Donc c'est une étude qui calcule l'impact d'une suspension.
07:25Alors que lorsqu'on prend des suspensions, par exemple, des réseaux sociaux en Afrique
07:30et quand on prend les pertes qui sont engendrées dans les différents types d'activités
07:36en fonction des secteurs, on en peut estimer aujourd'hui que c'est 27 milliards à peu près
07:42de France CFA qui ont été perdus.
07:45Alors 27 milliards de France CFA.
07:47Voilà, sur les 31 jours de suspension.
07:50Et là, qu'est-ce que ça représente pour une économie numérique dont vous le disiez tout à l'heure,
07:57que ça ne représente que 5% du PIB.
07:59Qu'est-ce que ça peut représenter à l'échelle d'une année en termes de pertes ?
08:03Alors c'est une perte importante parce que quand vous prenez 27 milliards d'estimation de pertes
08:10et vous prenez, par exemple, les sommes qui ont été engagées auprès, par exemple,
08:15de la Banque pour le commerce et l'entrepreneuriat pour soutenir l'entrepreneuriat,
08:17on voit qu'il y a une annulation.
08:19Donc il y a 25 milliards que le président a mis pour pouvoir soutenir l'entrepreneuriat.
08:22Mais d'un autre côté, 27 milliards, donc on voit un peu.
08:25Donc c'est tout un effort colossal qu'il a fait qui vient d'être annulé par ce type de
08:30suspension.
08:31Et donc ça pose la question de réellement comment faire pour encadrer justement les réseaux sociaux
08:36de telle manière que lorsqu'il y a des gens qui utilisent des réseaux sociaux à mauvais escient,
08:41qu'ils soient punis.
08:43Et comment faire que ceux qui l'utilisent à bon escient soient encouragés ?
08:47On va en parler.
08:47Donc vous citiez une étude.
08:50Et là, dans cette étude, quels sont les secteurs les plus touchés au sein du numérique ?
08:55J'imagine qu'il y a des sous-secteurs en quelque sorte.
08:58Alors, dans l'enquête que nous avons réalisée, vous avez des secteurs comme par exemple,
09:04je vous ai parlé de la santé numérique.
09:06Nous avons une start-up qui s'appelle Relief Service, qui est dans l'évacuation sanitaire par exemple.
09:12Donc pour pouvoir faire évacuer quelqu'un qui est à l'intérieur du pays pour revenir à Libreville,
09:17ou pour faire évacuer quelqu'un de Libreville pour aller à l'étranger,
09:19comprenez que les réseaux sociaux sont primordiales, n'est-ce pas ?
09:22Pour qu'on puisse échanger sur quel hôpital aller, sur quel médicament donner.
09:26Et lorsque les réseaux sociaux sont suspendus, c'est compliqué.
09:29– Alors là, vous prenez un exemple intéressant.
09:31Donc ce que vous dites, c'est qu'au-delà de l'aspect purement économique même,
09:36il y a aussi des vies des Gabonais qui sont en jeu.
09:39– Oui, qui peuvent être en danger.
09:40– Qui peuvent être en danger.
09:41– Exactement, voilà.
09:42– Et vous, ces structures qui innovent dans ces secteurs,
09:48qu'est-ce qu'elles nous disent au quotidien tout simplement ?
09:51– Alors ce qu'elles nous disent au quotidien, c'est que,
09:54d'abord ce sont des entrepreneurs,
09:56donc ils trouvent les moyens de pallier et de faire avec.
10:00Ils sont beaucoup plus résilients,
10:02mais ils veulent saisir cette occasion pour attirer l'attention des autorités
10:07sur le fait qu'il existe une véritable économie numérique à faire tourner.
10:12C'est-à-dire que les incubateurs comme les nôtres,
10:16si on ne travaille pas en étroite collaboration avec l'État
10:19pour pouvoir soutenir ces champions nationaux-là,
10:22ce qui va se passer, c'est quoi ?
10:23C'est que les gens vont se rabattre sur les mauvaises utilisations.
10:26C'est-à-dire que s'il y a des gens qui passent leur temps
10:27à suivre ce qui est dit sur le plan politique,
10:30c'est parce qu'il n'y a pas une offre de contenu
10:31suffisamment riche pour occuper les Gabonais.
10:34Donc c'est vers ça vraiment que les entrepreneurs sont.
10:38Ils disent, profitons de cette occasion
10:40pour que le président de la République, par exemple,
10:41vienne nous rendre visite.
10:43Oui, un peu.
10:43Et vous, au niveau de la SING,
10:45quel est le niveau d'impact de cette mesure, tout simplement ?
10:49Alors nous, le niveau d'impact, je vous ai parlé de 27 milliards
10:52lorsque vous prenez seulement l'aspect suspension.
10:56Mais on peut doubler ce chiffre si vous prenez aussi l'effet
10:59qui est lié aux perturbations liées à l'électricité.
11:02Par exemple, dans un incubateur comme les autres,
11:04quand vous avez 3 à 4 coupures d'électricité dans la journée,
11:10c'est quasiment près de 70 à 80 % de notre chiffre d'affaires
11:13qu'on est en train de perdre, n'est-ce pas ?
11:16Et à côté de ça, on est obligé d'investir dans des générateurs,
11:21des électricités, ce qui nous permet de gagner un peu en gain,
11:23mais il y a quand même un coût supplémentaire
11:25qui nous empêcherait, par exemple, d'employer des gens supplémentaires.
11:28Donc, on est dans un environnement des affaires qui devient complexe.
11:33Bon, nous, on essaye de tourner ça en positif
11:36parce que finalement, ça nous permet d'être agiles, n'est-ce pas ?
11:39Mais c'est dans toute crise, dans toute situation difficile,
11:43c'est le moment de se poser la réflexion
11:45de quelle stratégie il faut faire pour pouvoir développer notre technologie.
11:50Oui, on va en parler, mais avant, encore une question
11:54sur ce point des conséquences sur l'économie réelle.
12:00Est-ce qu'au regard des exemples que vous avez pris,
12:03on peut parler d'une sorte de dépendance structurelle des startups
12:09vis-à-vis simplement de ces réseaux sociaux
12:12qui les accompagnent au quotidien ?
12:14Oui, on peut parler de dépendance structurelle, mais elle est mondiale.
12:18Vous savez, les GAFA ont une prédominance mondiale
12:25qui fait qu'on est obligé d'utiliser ces services-là.
12:27Alors, quand je dis qu'on est obligé, il y a certains qui se demandent,
12:29par exemple, est-ce que ce ne serait pas l'occasion
12:31de créer un réseau social national propre à nous ?
12:35Pourquoi pas ?
12:35Mais sauf qu'en termes de modèle économique,
12:37un réseau social n'a d'intérêt que s'il y a des milliers,
12:40de millions d'utilisateurs et que, par exemple,
12:43on puisse faire de la publicité là-dessus.
12:45Donc, d'avoir un réseau rien que pour les Gaboniens,
12:47ce serait de nous enfermer par rapport à la mondialisation qui est là.
12:51Mais ça pose une vraie question.
12:53C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si on n'a pas d'électricité,
12:55est-ce qu'on peut avoir des data centers à nous ?
12:58Si on a les réseaux sociaux qui pouvaient être coupés,
13:01est-ce qu'on serait capable d'héberger des solutions étrangères
13:05sur notre territoire ?
13:07Est-ce que demain, Google, Facebook auraient envie d'ouvrir un bureau
13:11dans notre sous-région
13:12s'il y a le risque que les services se soient suspendus ?
13:17C'est des vraies réflexions.
13:19Parce que la suspension, ce n'est pas une fin en soi.
13:21La vraie question, c'est comment on arrive à protéger les intérêts du pays,
13:26à protéger les usagers,
13:27tout en permettant quand même au Gabon
13:30d'être un hub de références en termes d'économie numérique.
13:32Merci, monsieur le directeur général de la SING, Yannick Ebibier.
13:38Je l'ai dit, directeur général de la SING.
13:41On va marquer une courte pause et on revient juste après
13:43pour la suite de cette émission.
13:47À quelques minutes seulement de l'aéroport,
13:49tu tombes sur un petit bijou.
13:52Flanable.
13:54Ici, tout est pensé pour que ton arrivée soit un vrai moment d'exception.
13:57Pas juste un bonjour bien commun.
14:00Non, c'est une vraie expérience.
14:02Le confort, le style,
14:05tout ça dans une ambiance qui te fait te dire
14:07« Ok, là je suis bien ».
14:10Les chambres, ce n'est pas juste pour dormir.
14:12C'est pour te poser, souffler et profiter du calme.
14:16Et le restaurant ?
14:18Le genre d'endroit où tu manges bien.
14:20Tu te détends sans avoir besoin de bouger de l'hôtel.
14:23Juste le goût du confort tout simplement.
14:26Côté travail, ils ont tout prévu.
14:28Une salle de conférences hyper équipée
14:31où tu bosses dans le calme.
14:33Et franchement,
14:35je peux même vous dire que le boulot devient agréable.
14:37Et puis alors le soir,
14:40quand le soleil se couche,
14:42Flanabé s'illumine,
14:44ambiance chine,
14:45lumière douce,
14:46Flanabé,
14:47plus qu'un hôtel,
14:49une expérience avec.
14:51De retour sur ce plateau avec le directeur général de la SING,
14:55Yannick Ebibier,
14:56avec qui nous évoquons la question relative
15:00aux perturbations des réseaux sociaux
15:02et leur impact sur l'économie réelle
15:05et plus particulièrement sur l'économie numérique
15:09et leurs acteurs.
15:10Monsieur le directeur général,
15:12au regard de tout ce que vous avez énoncé
15:15comme difficulté des entreprises du numérique,
15:19est-ce que vous avez le sentiment,
15:21quelque part,
15:22que le gouvernement a sous-estimé
15:24l'impact économique ?
15:26Ou peut-être aussi essayer de revenir
15:30sur la perception du Gabonais lambda
15:33qui se dit
15:33l'économie numérique au Gabon,
15:35elle n'est que virtuelle ?
15:37Alors,
15:38je ne pourrais pas dire
15:39est-ce que le gouvernement a sous-estimé
15:40parce que vous savez,
15:41ils sont très bien informés.
15:42Le président est entouré d'experts.
15:45Donc,
15:45j'imagine bien qu'il a toutes les informations
15:48qui lui permettent de comprendre réellement l'impact.
15:50Mais c'est vrai que peut-être pour le grand public aujourd'hui,
15:53cette suspension-là permet de réaliser
15:55qu'il y a une véritable économie numérique qui existe.
15:58C'est-à-dire que c'est une économie aujourd'hui
16:00qui,
16:01par exemple,
16:01lors de l'entrée de tourner une émission,
16:02il y a du numérique qui est impliqué là-dedans.
16:04Aujourd'hui,
16:05nos mamans,
16:06lorsque vous allez au marché
16:06et que vous l'achetez,
16:07vous utilisez RTL Money,
16:10donc des transactions.
16:11Lorsque vous partez à l'hôpital,
16:12vous prenez des rendez-vous.
16:14Lorsque vous partez à l'école,
16:15vous utilisez encore Internet.
16:16Donc,
16:16l'économie numérique devient aujourd'hui essentielle.
16:20C'est-à-dire que le développement
16:21de l'économie gabonaise,
16:23je crois que récemment,
16:25on a annoncé les chiffres
16:27de 3,7% de croissance.
16:29En réalité,
16:31selon une analyse de la stratégie de la CEMAC,
16:34il faudrait entre 6 et 8% de croissance
16:37pour que l'on puisse réellement commencer
16:38à régler les problèmes structurels du Gabon.
16:40Donc,
16:40c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
16:41les 3,7%,
16:422,5%,
16:43c'est le taux de croissance
16:45que le Gabon fait de manière naturelle
16:46depuis maintenant 20 ans.
16:48Donc,
16:48c'est-à-dire qu'il y a quelque chose à réinventer.
16:50Et ce qui fait réinventer ici-là,
16:52c'est cette nouvelle économie-là.
16:53Donc,
16:54comment les gens arrivent à être beaucoup plus productifs,
16:56comment les gens arrivent à être beaucoup plus efficaces,
16:57comment on réduit les liens entre les personnes,
17:00comment on réduit les coûts.
17:01Et ce qui est intéressant avec l'économie numérique,
17:03c'est la manière la plus efficace
17:05pour le Gabon aujourd'hui
17:05de s'intégrer dans les échanges mondiaux.
17:07Donc,
17:08vraiment,
17:09c'est une crise
17:10qui nous...
17:11En tout cas,
17:11cette suspension
17:13est vraiment le moyen,
17:14peut-être,
17:15pour les anciennes générations
17:17de réaliser
17:18qu'il y a quelque chose
17:19qui se passe
17:19au niveau de l'économie mondiale
17:20et que le Gabon
17:21ne doit pas être en retard
17:22dans cette transition.
17:25Alors,
17:25au-delà de l'impact économique,
17:27quelles sont également
17:28les difficultés,
17:29peut-être,
17:30opérationnelles
17:30que vous rencontrez
17:31au quotidien,
17:32là aussi ?
17:33Alors,
17:34les difficultés opérationnels,
17:36c'est comme je vous l'ai dit,
17:36c'est que pendant longtemps,
17:37on a toujours pensé
17:38que les champions nationaux
17:41des économies numériques,
17:42on a l'impression
17:42que ce sont des jeunes,
17:43des enfants,
17:44ah,
17:44ils sont en train
17:44de faire des gadgets,
17:45etc.
17:46Mais,
17:46quand vous prenez,
17:47par exemple,
17:47des champions
17:48comme Amazon
17:49ou Facebook,
17:50quand ils ont démarré
17:50il y a 15 ou 20 ans,
17:52OK ?
17:53Vous imaginez
17:53si à ce moment-là,
17:54les autorités américaines
17:55étaient parties
17:56dans le bureau
17:56de Jeff Bezos
17:58et de dire,
17:58vous n'êtes pas assez structuré,
18:00vous n'êtes pas assez
18:01de comptable,
18:02comment ça se fait
18:03que vous ne payez pas
18:04des impôts
18:04et donc,
18:05qu'on ne vous aide pas,
18:05ils ne s'en sorteraient pas,
18:07OK ?
18:07Aujourd'hui,
18:08tous ces leaders américains,
18:10que ce soit
18:10dans l'intelligence artificielle,
18:12que ce soit
18:12dans l'Internet 2.0,
18:14ils le sont devenus comme ça
18:15grâce au soutien
18:16de leurs autorités.
18:18Donc,
18:18aujourd'hui,
18:18l'essentiel de l'économie
18:20numérique au Gabon
18:21se fait encore
18:21grâce à des structures
18:22comme nous,
18:22sous fonds propres,
18:23ce qui est complètement
18:24inacceptable.
18:25Il faudrait plutôt
18:26qu'il y ait une collaboration
18:27entre l'État
18:28qui crée des programmes
18:30en nous disant,
18:31écoutez,
18:31le chef de l'État
18:32a mis en place
18:33sept piliers,
18:34dans ces piliers
18:35il y a l'entrepreneuriat,
18:36il y a l'agriculture
18:36et l'énergie,
18:37comment l'économie numérique,
18:39comment les nouvelles technologies
18:40peuvent booster
18:41ces secteurs-là
18:42et quels sont les champions
18:43qui s'intéressent
18:44à ces sujets-là
18:44sur lesquels
18:45on va les faire travailler.
18:47Alors,
18:48est-ce que vous avez
18:48connaissance
18:49des structures
18:51qui ont tout simplement
18:52fermé
18:53au cours
18:54de ce mois
18:56de suspension ?
18:57Alors,
18:57pour fermer au bout d'un mois
18:58ce serait quand même
18:59assez difficile
18:59parce que ce qui est intéressant
19:00avec les entreprises
19:02de numérique
19:03c'est qu'elles sont agiles.
19:04Vous voyez un peu ?
19:05On aurait été dans
19:06une économie réelle,
19:08je peux vous dire
19:09qu'il y aurait déjà
19:11plein d'entreprises
19:11qui auraient fermé
19:12mais l'intérêt
19:13de l'économie numérique
19:14et c'est ça toute la force,
19:15c'est quand une entreprise
19:16est digitalisée,
19:18vous voyez un peu,
19:18c'est que vous coupez
19:19les suspensions ici-là,
19:20ils vont prendre les VPN,
19:21ils vont se connecter
19:22à d'autres serveurs,
19:23ils vont agir
19:23et ils vont continuer
19:24à fonctionner.
19:24Pourquoi ?
19:25Parce qu'il y a une certaine agilité
19:26dans ces entreprises-là.
19:28Et ça doit donner une leçon
19:30parce que pour nous aujourd'hui,
19:32qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
19:34Quand il y a une guerre
19:35qui est en train de se passer
19:35là entre les Etats-Unis
19:37et l'Iran,
19:40lorsque le pétrole
19:41va devenir plus cher,
19:43ça peut être intéressant
19:44pour nous,
19:45mais ça veut dire peut-être
19:46que les produits
19:47que l'on importe
19:47vont devenir beaucoup plus chers
19:49et comment on fait
19:49pour adapter
19:50les modèles économiques
19:51des entreprises
19:51qui sont dans l'économie
19:53traditionnelle,
19:53ça va être compliqué.
19:54Donc c'est pour cela
19:55vraiment que la réflexion
19:56sur l'économie numérique
19:58doit être transversale.
19:59Récemment,
20:00on a vu par exemple
20:00des enseignants
20:01qui se sont mis en grève.
20:03Quand vous regardez au fond,
20:04c'est quoi c'est un problème
20:05d'économie numérique ?
20:06Comment ça se fait
20:06que ces enseignants-là
20:07n'aient pas une application
20:09sur laquelle
20:09ils peuvent regarder
20:10leurs résultats ?
20:12Est-ce que vous êtes sûr
20:13que si vous réunissez
20:14cinq ou six start-up gabonaises,
20:16vous les amenez
20:16au ministère du Travail
20:18et vous leur dire
20:18voici la chaîne de papier,
20:19essayez de développer quelque chose,
20:20est-ce que vous êtes sûr
20:21qu'ils ne seront pas capables
20:22de proposer une solution ?
20:24On voit un peu.
20:25Quand vous prenez
20:27les questions
20:30d'énergie,
20:31par exemple,
20:32comment ça se fait
20:33aujourd'hui
20:34qu'il y a encore
20:35des personnes
20:36pour charger
20:37leur compteur,
20:37ils sont obligés
20:38de sortir de la maison
20:39et même les solutions
20:40qu'on a à proposer,
20:41la pile 7
20:42tombe en panne,
20:43vous ne pouvez plus
20:45recharger,
20:45alors qu'aujourd'hui,
20:46il y a des gabonais
20:47qui sont capables
20:47de faire des compteurs
20:49intelligents
20:49complètement autonomes
20:50qui fait que depuis New York,
20:52vous pouvez recharger
20:53votre compteur
20:55à Macongonio,
20:56par exemple.
20:56Vous voyez pas ce que je veux dire ?
20:57Donc, vraiment,
20:58il faut juste faire confiance
20:59à ces jeunes-là.
21:01C'est vrai qu'ils sont
21:01un peu différents
21:02parce qu'on est habitué
21:02aux entrepreneurs,
21:03vous savez,
21:04qui roulent en Prado
21:05parce qu'ils ont un contrat
21:06de 2-3 milliards
21:07subventionné souvent par l'État
21:09et ils deviennent
21:09des milliardaires comme ça.
21:10Mais on n'est pas habitué
21:11à voir ceux-là
21:12qui construisent leur entreprise
21:13année après année,
21:15après 10 ans,
21:15après 20 ans
21:16et qui, un jour,
21:17dans 15 ou 20 ans,
21:18deviendront aussi
21:18peut-être des milliardaires.
21:20Alors,
21:21monsieur le directeur général,
21:22vous avez cité
21:23un certain nombre
21:24de secteurs,
21:26notamment l'économie,
21:29la santé numérique,
21:30mais il y a également
21:31l'e-commerce peut-être.
21:33Est-ce que vous avez
21:33une idée
21:34des secteurs
21:35les plus impactés ?
21:36Ah ben oui.
21:37Alors,
21:37au niveau du Gabon,
21:38on fait plus
21:39ce qu'on appelle
21:40du social commerce.
21:41C'est-à-dire
21:42que c'est de l'e-commerce
21:42qui s'appuie
21:43sur les réseaux sociaux.
21:46Si vous avez des femmes
21:47dans votre bureau,
21:48je suis sûr que vous
21:49souvent vous êtes là
21:50où quelqu'un vient livrer
21:51une paire de chaussures,
21:51vient livrer un vêtement.
21:53J'avais fait une estimation
21:54où,
21:55sur les ventes en ligne,
21:56on pouvait avoir
21:57facilement
21:58jusqu'à
22:003 à 5 milliards
22:01de transactions
22:03mensuelles
22:03ou mensuelles
22:04sur ces réseaux-là.
22:06Pourquoi ?
22:06Parce qu'aujourd'hui,
22:07tout se passe
22:08par Facebook,
22:09par WhatsApp.
22:10OK ?
22:11Lorsqu'une suspension
22:12est arrivée,
22:14c'est difficile
22:15pour ces personnes.
22:16Parfois,
22:16ils sont obligés
22:17de prendre des VPN
22:18et ça pose des questions
22:19de sécurité
22:20et puis ça pose des questions
22:22de coûts supplémentaires
22:22pour ceux qui décident
22:23d'aller sur les VPNP.
22:24Alors,
22:24monsieur le directeur général,
22:25parlons de solutions.
22:26Vous avez dit
22:27en première partie
22:29d'émission,
22:30vous avez évoqué
22:30le fait que cette situation
22:32devrait aussi appeler
22:33à des réflexions
22:34sur comment régir
22:37déjà ce secteur
22:38du numérique,
22:40le pacifier
22:41un temps soit peu,
22:42mais également
22:42protéger
22:43les start-up
22:45qui vivent
22:45de l'économie numérique.
22:47Vous,
22:47à votre niveau,
22:48au regard de cette situation,
22:50de cette expérience
22:50que vous vivez,
22:52quelles peuvent être
22:53les solutions
22:54pour dissocier
22:56les personnes
22:57qui se comportent,
22:58disons-le,
22:58mal
22:59et des Gabonais honnêtes
23:01qui ne veulent que gagner
23:02leur vie
23:02par le moyen
23:03des réseaux sociaux ?
23:04Il faut renforcer
23:06le cadre réglementaire
23:08et législatif
23:09actuel,
23:09même si aujourd'hui
23:10le Gabon
23:11est l'un des pays
23:11qui,
23:12en termes
23:12d'économie numérique,
23:13a le corpus
23:14réglementaire
23:14l'un des plus aboutis
23:17en Afrique
23:17et même dans le monde.
23:19On a un texte
23:19qui encadre
23:20des transactions électroniques,
23:21on a un texte
23:21qui encadre
23:22la cybercriminalité,
23:24on a un texte
23:25sur la protection
23:26des données
23:26à caractère personnel
23:28et tout récemment,
23:29le ministre
23:30est en train
23:30de travailler
23:30sur une loi
23:31sur le code numérique,
23:32il est en train
23:32de travailler
23:33sur une loi
23:33sur les start-up.
23:36Mais tout ce qui ne marche pas.
23:37voilà.
23:37Donc l'idée,
23:38c'est qu'il faut arriver
23:40à mettre en place
23:41des mécanismes
23:41qui permettent
23:42de cibler directement
23:43ceux qui agissent mal
23:46sur le net.
23:46On a les moyens
23:47de le faire ?
23:48On a le moyen
23:48de le faire
23:49puisque aujourd'hui,
23:50quand vous êtes
23:51sur le net,
23:54on est capable
23:54d'attraper des escrocs,
23:56on est capable
23:56d'identifier
23:57quel ordinateur
23:58fait quoi.
23:59Il faudrait juste
24:00qu'on se spécialise
24:01beaucoup plus
24:02spécifiquement là-dessus
24:02et j'ajouterais
24:04qu'il faut regarder
24:07tous ces sujets-là
24:08de manière froide,
24:10un peu secteur par secteur.
24:12En France,
24:12par exemple,
24:12ils ont mis une loi
24:13qui interdit
24:13l'usage des réseaux sociaux
24:14pour les moins de 15 ans
24:15parce qu'ils estiment
24:16qu'ils ne sont pas
24:17assez matures
24:17pour pouvoir faire
24:19la différence
24:19entre ce qui est bien
24:21et ce qui n'est pas bien
24:22sur les réseaux.
24:23Ils ont cadré,
24:24par exemple,
24:24l'activité d'influenceurs
24:25pour que vous n'y arriverez pas là
24:27et que vous commencez
24:28à faire de la publicité
24:29sur des produits négatifs
24:32ou à faire la promotion
24:34de choses immoraux,
24:35etc.
24:36Donc, là aussi,
24:37il faut regarder
24:37ce qu'il y a à faire.
24:39Ils ont fait,
24:40il y a aussi également
24:41toute une régulation
24:45sur le e-commerce en ligne,
24:47sur qu'est-ce qui peut être fait,
24:48si on se fait croquer,
24:50comment ça se passe,
24:51etc.
24:51Donc, à mon avis,
24:53il faudrait aller vers
24:54la mise en place
24:55d'un Conseil national
24:56de l'économie numérique.
24:57Le Conseil national
24:58de l'économie numérique
24:59doit pouvoir avoir
25:00des réflexions prospectives
25:02sur qu'est-ce qu'il faut faire
25:03pour accompagner
25:05et encadrer
25:05notre économie numérique,
25:07comment chaque secteur stratégique
25:10va être transformé
25:11par cette économie-là,
25:12qu'est-ce que ça va entraîner
25:13comme perte d'emploi
25:14et comment protéger les gens,
25:15qu'est-ce que ça va mener
25:16comme formation,
25:17développement de compétences
25:18dont on a besoin de faire
25:19et quelles sont les infrastructures
25:21qu'il faut développer maintenant
25:22pour avoir un avantage compétitif
25:24dans 3 ou 4 ou 5 ans.
25:25Donc tout ça,
25:25ça doit être réfléchi
25:26de manière transversale.
25:27L'économie numérique
25:28ne doit plus tout simplement
25:29être vue comme un secteur
25:31à part pour les jeunes,
25:33mais doit être vue
25:33comme un moyen
25:34par lequel toute l'économie gabonaise
25:37va devenir compétitive
25:38dans les 5 prochaines années.
25:39Alors là, vous avez évoqué
25:40un aspect important,
25:42c'est l'aspect judiciaire,
25:47pardon,
25:49mais à côté,
25:51comment travailler également
25:52sur la résilience
25:53de ces start-up ?
25:55Parce que là encore,
25:56on est dans un cas
25:57où c'est l'État lui-même
25:58qui déclenche le mécanisme,
26:01qui sanctionne pour régir,
26:03pour réglementer, etc.
26:04Mais dans un cas
26:06où la sanction
26:08ne vient pas de l'État,
26:09mais d'un fait indépendant,
26:12comment susciter la résilience ?
26:14Vous avez tout dit.
26:15Là, par exemple,
26:15on a un grand projet
26:16qui s'appelle
26:16le Gabon Digital,
26:1844 milliards
26:19pour la transformation
26:20de l'administration.
26:22Donc il y a un projet
26:23sur les paiements digitaux,
26:24il y a un projet
26:25sur l'identité digitale,
26:27il y a un projet
26:28sur les questions
26:29de cybersécurité,
26:30mais il n'y a rien
26:32pour l'instant
26:34pour les start-up.
26:36Donc lorsque vous faites
26:37un marché
26:38des 44 milliards,
26:39vous allez faire seulement
26:40des appels d'offres.
26:41Pour la plupart,
26:41ça va être
26:42des entreprises internationales
26:43qui seront capables
26:44de répondre à ça.
26:45Mais qu'il n'y a rien
26:46pour renforcer
26:47le tissu
26:48des petits témoins
26:49des entreprises
26:50dans le cadre
26:51du numérique
26:52après que le président
26:53ait décidé
26:54que certains marchés
26:56de certaines tailles
26:56soient confiés
26:57au niveau des PME.
26:58Donc il y a un problème
26:59là.
27:00Donc pour renforcer
27:01la résilience
27:02de ces start-up-là,
27:03il faut une vraie stratégie
27:05nationale
27:05de l'économie numérique.
27:07Cette stratégie nationale
27:08de l'économie numérique
27:09doit pouvoir permettre
27:11d'une part
27:11de maintenir
27:13les infrastructures
27:13qu'on a
27:14parce qu'on est
27:14des infrastructures
27:14de classe mondiale,
27:15mais ces infrastructures,
27:17si elles ne sont pas maintenues,
27:18si elles ne sont pas étendues,
27:20il y aura un problème.
27:21Il faudrait également
27:22travailler sur la gouvernance
27:23de cette économie numérique.
27:25Est-ce qu'aujourd'hui,
27:26on a l'ensemble
27:27des structures
27:28qui existent aujourd'hui,
27:29l'ANEF,
27:30l'ASPIN,
27:32le nouveau ministère
27:33de l'économie numérique
27:34dans sa nouvelle configuration,
27:36est-ce que toutes
27:37ces institutions-là
27:38sont suffisamment
27:39cohérentes
27:40pour faire en sorte
27:40que le gamme
27:41soit un champion,
27:42une nation championne
27:44dans les cinq prochaines années ?
27:45Il faut regarder
27:45les établissements scolaires,
27:48l'école polytechnique
27:49de Masuku,
27:50dans quel état
27:50il est aujourd'hui ?
27:51Est-ce qu'il forme
27:51les ingénieurs
27:52dont on a besoin
27:52pour pouvoir soutenir
27:53cette économie-là ?
27:54L'IEMPETIC,
27:55est-ce que les enseignants
27:56sont payés à temps ?
27:57Est-ce qu'ils reçoivent
27:57leurs subventions ?
27:59L'IAI,
27:59l'Institut africain
28:00d'informatique,
28:02dont il faut revoir
28:03le modèle économique,
28:05le modèle d'organisation ?
28:07Et puis enfin,
28:08au niveau de la culture,
28:10comment aujourd'hui
28:10aider nos artistes
28:11à digitaliser
28:12leurs activités
28:13pour que justement
28:15cette culture-là
28:16puisse se ressentir
28:17en fait dans nos activités ?
28:19Et je terminerai
28:20sur ce qu'on appelle
28:21les technologies émergentes,
28:24l'intelligence artificielle.
28:25On ne va pas attendre
28:27que les autres prennent
28:27de l'avance
28:28pour nous lancer
28:29dans l'intelligence artificielle.
28:30Au contraire,
28:31il faut ce qu'on appelle
28:31le saut de grenouille,
28:33le leapfrogging.
28:34C'est-à-dire que comme nous,
28:35là, on est passé
28:37les Africains
28:37et les Gabonais
28:38n'ont pas attendu
28:39chacun d'avoir un téléphone
28:40chez lui
28:40pour passer au téléphone portable,
28:41n'est-ce pas ?
28:42C'est de la même manière
28:42que sur les questions d'IA,
28:44il faudrait encourager
28:45l'usage
28:45de l'intelligence artificielle,
28:47encadrer ces usages-là
28:48pour que demain,
28:49des ingénieurs réfléchissent
28:50à comment créer
28:51des IA souverains
28:52qui sont propres à nous
28:53et qui reflètent
28:55nos réalités
28:56parce qu'on aura trouvé
28:57le moyen de stocker ça
28:58de manière plus intelligente,
28:59qu'on aura trouvé
29:00le moyen de sécuriser ça
29:01de manière plus intelligente.
29:02Merci, merci encore,
29:04Yannick et Bibier.
29:05Vous êtes directeur général
29:06de la Société
29:07d'incubation numérique
29:09du Gabon.
29:10Nous avons échangé
29:11autour de la suspension
29:12des réseaux sociaux
29:14et de leur impact
29:14sur l'économie numérique nationale.
29:17Merci, merci
29:18à M. le directeur général
29:19de la SING,
29:20Société
29:21d'incubation numérique
29:22du Gabon,
29:24Yannick et Bibier,
29:25pour vos éclairages
29:26sur la question
29:27de l'impact économique
29:29lié à la suspension
29:30des réseaux sociaux.
29:31et chers internautes,
29:33je vous remercie également
29:34pour votre fidélité
29:35et je vous donne rendez-vous
29:36la prochaine fois
29:37pour un autre numéro
29:38d'interview exclusive.
29:47Sous-titrage Société Radio-Canada
29:50Sous-titrage Société Radio-Canada
29:51Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations